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Ornalla

Le document explore la notion de génocide, définie par Raphaël Lemkin, et examine des exemples historiques marquants tels que le génocide arménien, la Shoah et le génocide des Tutsis au Rwanda. Il souligne que ces atrocités sont souvent précédées de discours de haine et de discrimination, et que la communauté internationale a souvent échoué à réagir efficacement. La mémoire et la reconnaissance des génocides sont essentielles pour éviter leur répétition et construire un avenir pacifique.

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Introduction

« Un génocide ne commence pas avec des armes, il commence avec des


mots. » Cette phrase de Raphaël Lemkin, l'inventeur du terme « génocide »,
résume l'horreur que nous allions explorer aujourd’hui. Depuis le début du XXe
siècle, l’humanité a été témoin de violences inouïes, où des peuples entiers ont
été dévastés par la volonté d’un groupe de les effacer. Les génocides ne sont pas
seulement des chapitres sombres de l’Histoire, ce sont des cicatrices ouvertes
dans les mémoires des peuples. » Derrière ces tragédies se trouvent des millions
de vies brisées, des familles détruites, et des sociétés marquées à jamais.

Ainsi derrière chaque génocide, il y a des millions de vies brisées et une histoire
d’injustice qui refuse de disparaître.

Malgré la promesse du "plus jamais ça" après la Seconde Guerre mondiale, ces
actes barbares ont continué à se produire dans différentes régions du monde.

À travers cet exposé, nous allons chercher à comprendre ce qu'est un génocide,


analyser quelques exemples marquants dans l'histoire, puis voir comment la
communauté internationale y répond.

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I. Qu’est-ce qu’un génocide ?

Le terme génocide a été inventé en 1944 par le juriste Raphaël Lemkin. Il est
officiellement défini en 1948 par la Convention pour la prévention et la
répression du crime de génocide des Nations unies. Il désigne "l’intention de
détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux".
Ce qui distingue le génocide des autres crimes, c’est son caractère systématique
et son but : l’extermination.

Les génocides ne naissent pas du jour au lendemain. Ils sont souvent précédés de
discours de haine, de discriminations, de propagande, et parfois même de lois
excluant certaines populations. Ce sont donc des crimes planifiés, souvent avec
la complicité ou l’inaction des autorités.

II. Des exemples tragiques à travers le monde

1▪ Le génocide arménien (1915)

En 1915, l’Empire ottoman est engagé dans


la Première Guerre mondiale aux côtés de
l’Allemagne. Les dirigeants ottomans,
appelés les Jeunes-Turcs, craignent une
révolte des Arméniens et les accusent de
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collaborer avec la Russie, l’ennemi de l’Empire. Cela va servir de prétexte pour
lancer un plan de destruction.

🔹 Les faits

Le 24 avril 1915, des centaines d’intellectuels arméniens sont arrêtés à


Constantinople (aujourd’hui Istanbul). C’est le début d’un massacre de grande
ampleur. Des centaines de milliers d’hommes sont exécutés, tandis que les
femmes, les enfants et les personnes âgées sont déportés dans le désert syrien,
où beaucoup meurent de faim, de soif ou sont tués en route.

On estime qu’environ 1,2 à 1,5 million d’Arméniens ont été tués entre 1915 et
1917.

🔹 Reconnaissance et mémoire

Ce génocide a longtemps été nié par la Turquie, qui parle plutôt de « guerre
civile » ou de « déplacements de population ». Pourtant, de nombreux pays, dont
la France, ont officiellement reconnu le génocide arménien.

Aujourd’hui, le 24 avril est une journée de commémoration pour rendre


hommage aux victimes. La mémoire de ce génocide est encore très importante
dans la diaspora arménienne, notamment en France, aux États-Unis et au Liban.

2▪ La Shoah (1941-1945)

La Shoah, aussi appelée l’Holocauste, est le génocide des Juifs d’Europe


organisé par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été
mise en place par Adolf Hitler et son régime, qui accusaient les Juifs d’être
responsables des malheurs de l’Allemagne, notamment de sa défaite en 1918 et
de la crise économique.

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Les nazis développent une idéologie raciste et antisémite, dans laquelle les Juifs
sont présentés comme une menace à éliminer. Cette haine est progressivement
transformée en politique d’exclusion, puis de destruction.

🔹 Mise en œuvre du génocide

Dès 1933, les Juifs sont exclus de la société allemande par des lois
discriminatoires. Mais c’est à partir de 1941 que commence l’extermination
systématique.

Deux étapes principales :

1. Fusillades de masse à l’Est

Après l’invasion de l’Union soviétique en 1941, des unités spéciales appelées


Einsatzgruppen exécutent des centaines de milliers de Juifs, notamment en
Ukraine et en Pologne. Les victimes sont souvent tuées dans des fosses
communes.

2. La “Solution finale”

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En 1942, lors de la conférence de Wannsee, les nazis décident d’organiser une
extermination industrielle des Juifs. Des camps d’extermination sont construits,
comme Auschwitz-Birkenau, Treblinka ou Sobibor. Les victimes y sont
déportées en train, puis tuées dans des chambres à gaz.

🔹 Le bilan humain

Environ six millions de Juifs ont été assassinés entre 1941 et 1945. Ce génocide
a touché tous les pays occupés par l’Allemagne, notamment la Pologne, la
Hongrie, la France, les Pays-Bas et la Grèce. C’est plus des deux tiers des Juifs
d’Europe qui ont été exterminés.

Des milliers de Roms, de malades mentaux, de personnes homosexuelles et


d’opposants politiques ont également été tués, mais la Shoah vise
spécifiquement les Juifs en tant que peuple à éradiquer.

🔹 Mémoire et justice

Après la guerre, les principaux responsables nazis sont jugés lors des procès de
Nuremberg. Le mot génocide est alors utilisé pour qualifier ces crimes.

La Shoah est aujourd’hui largement étudiée et commémorée, notamment dans


les écoles, les musées et lors de la Journée internationale du souvenir de la
Shoah le 27 janvier (date de la libération du camp d’Auschwitz en 1945).

3▪ Le génocide des Tutsis au Rwanda (1994)

Le Rwanda est un petit pays d’Afrique


centrale. Sa population est composée de
deux grands groupes : les Hutus
(majoritaires) et les Tutsis (minorité). Ces
groupes partageaient la même langue, la

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même religion et la même culture, mais des différences sociales et politiques ont
été accentuées pendant la colonisation belge.

Après l’indépendance du Rwanda en 1962, les Hutus prennent le pouvoir.


Pendant des décennies, les Tutsis sont discriminés, exclus du pouvoir, et parfois
massacrés.

Dans les années 1990, une guerre éclate entre le gouvernement hutu et un
groupe rebelle tutsi : le Front patriotique rwandais (FPR).

🔹 Le déclenchement du génocide

Le 6 avril 1994, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana est abattu. Cet
événement est utilisé comme prétexte pour lancer une campagne
d’extermination.

Le génocide commence immédiatement. En à peine 100 jours, près de 800 000 à


1 million de Tutsis sont tués à travers tout le pays. Des Hutus modérés, opposés
au régime, sont aussi assassinés.

Les massacres sont organisés par le gouvernement, les médias, et les milices
Interahamwe, qui tuent avec des machettes, des gourdins ou par le feu. Des
voisins tuent leurs propres voisins, sous la pression ou par haine.

🔹 L’inaction de la communauté internationale

Pendant ce génocide, l’ONU reste passive. Une force de maintien de la paix, la


MINUAR, est sur place, mais elle n’a pas l’autorisation d’intervenir. Les
grandes puissances hésitent à parler de « génocide » pour ne pas être obligées
d’agir.

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Le génocide prend fin en juillet 1994, quand le FPR, dirigé par Paul Kagame,
prend le pouvoir à Kigali, la capitale.

🔹 Justice et mémoire

Après le génocide, plusieurs tribunaux ont été mis en place :

 Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha


(Tanzanie), a jugé les principaux responsables.
 Des tribunaux traditionnels appelés "gacaca" ont été créés au Rwanda
pour juger les crimes à l’échelle locale.

Aujourd’hui, le Rwanda commémore chaque année le génocide, notamment le 7


avril, jour de son déclenchement. La mémoire est essentielle pour reconstruire la
société et éviter de nouveaux conflits.

4▪ Cas plus récents

Aujourd’hui encore, certains parlent de génocide culturel ou de crimes contre


l’humanité en Chine contre les Ouïghours, ou contre les Rohingyas en Birmanie.
Ces situations sont débattues, mais elles montrent que les logiques de haine
perdurent.

III. Que fait la communauté internationale ?

Depuis 1945, des tribunaux internationaux comme le Tribunal pénal


international pour le Rwanda ou celui pour l’ex-Yougoslavie ont été créés pour
juger les responsables de génocides. La Cour pénale internationale (CPI) a aussi
pour mission de poursuivre les crimes contre l’humanité.

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Malgré cela, la réponse internationale est souvent trop lente, comme on l’a vu au
Rwanda ou en ex-Yougoslavie. Les enjeux géopolitiques et les intérêts
économiques freinent souvent les réactions rapides. De plus, certaines grandes
puissances refusent de reconnaître certains génocides pour des raisons
politiques.

Enfin, le devoir de mémoire est essentiel. Il permet de reconnaître les


souffrances des victimes, d’enseigner l’histoire pour éviter que cela ne se
reproduise, et de lutter contre le négationnisme.

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Conclusion

Les génocides sont parmi les crimes les plus graves que l’humanité puisse
commettre. Ils détruisent des vies, des cultures, et laissent des cicatrices
profondes dans l’histoire. Malgré les promesses du passé, ces crimes continuent
d’exister aujourd’hui. Il est donc essentiel d’en parler, de les reconnaître, et
surtout d’agir, individuellement et collectivement, pour que de tels drames ne se
reproduisent plus. Rappeler l’histoire, c’est aussi construire la paix de demain.

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