Rapport Beni
Rapport Beni
THEME
ETUDE COMPARATIVE DES
PERFORMANCES DE CROISSANCE CHEZ
LES LAPINS SELON LE SEXE :
CAS DE LA FERME MAOK
AVANT –PROPOS
L’Institut National de Formation Professionnelle Agricole (INFPA) a été créé par décret N° 97-
27 du 27 Septembre 1997. Il forme au Brevet de Technicien (BT) et de Technicien Supérieur
(BTS) dans le domaine de l’Agriculture, l’Elevage, la Pêche et l’Aquaculture ainsi que la
Foresterie. C’est un Etablissement Public National (EPN) à caractère administratif. Il assure la
formation de ses étudiants qu’il recrute par voie de concours sur une période de deux ans. Une
première année ou tronc commun et la deuxième année ou année de spécialisation, est clôturée
par un stage de fin de formation, soutenu devant un jury. Ce stage pratique se déroule, soit dans
une structure étatique, soit dans une structure privée sur une période de trois mois. Ce stage
permet aux étudiants admissibles d’appréhender les réalités du terrain et de la vie dans les
entreprises. C’est dans ce but que nous avons été reçus à la ferme Marie Ange Ottémé Kouamé
(MAOK) de Bingerville en vue de l’obtention du Diplôme de Brevet de Technicien Agricole
(BTA), option élevage. Ce stage est réalisé sous la conduite de Madame KOUAME,
Cunicultrice. Il a pour thème : ETUDE COMPARATIVE DES PERFORMANCES DE
CROISSANCE (POIDS MOYEN, INDICE CONSOMMATION ET GAIN MOYEN
QUOTIDIEN) CHEZ LES LAPINS SELON LE SEXE DANS UN ELEVAGE INTENSIF
EN COTE D’IVOIRE « CAS DE LA FERME M.A.O.K DE BINGERVILLE ».
Malgré les difficultés rencontrées, nous avons pu mener à bien nos travaux et vous présentons
ici les résultats de notre étude.
RESUME
L'étude comparative de la croissance des lapins en fonction du sexe a été menée du 30 septembre
au 30 décembre 2024 au clapier de la ferme Marie Ange Ottémé Kouamé ( M.A.O.K)
Six lapereaux, issus d'une même portée, ont été répartis en deux groupes de trois individus : un
groupe témoin avec un poids initial moyen de 750 grammes et un groupe expérimental avec un
poids initial moyen de 730 grammes. Les deux groupes ont reçu le même aliment granulé
industriel Ivograin. Les animaux ont été pesés chaque semaine pendant trois mois.
Résultats préliminaires :
• Mâles : Les mâles ont atteint un poids moyen de 750 grammes à la fin de l'expérience.
• Femelles : Les femelles ont atteint un poids moyen de 730 grammes à la fin de
l'expérience.
Ces résultats suggèrent que, dans les conditions de cette étude, les lapins mâles ont une
croissance plus rapide que les femelles. Cependant, il est important de noter que cette étude a été
réalisée sur un échantillon limité et que d'autres facteurs, tels que la génétique individuelle,
pourraient influencer les résultats.
REMERCIEMENTS
Le souffle de vie, la santé, la capacité de pouvoir fournir l’effort au travail, c’est toi qui me les
donné, merci mon Dieu d’être présent à chaque étape de ma vie. J’ai foi en ce que ta miséricorde
m’aidera à avoir la force et la volonté d’avoir un cursus scolaire excellent afin de glorifier ton
nom.
A mes parents :
Mes très chers parents pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur soutien, leurs prières et
bénédictions qui m’ont été d’un grand secours pour mener à bien mes études jusqu’à présent.
Que le tout puissant vous bénisse abondamment et vous accorde toujours la santé et une longue
vie pour que vous puissiez voir votre fille vous rendre fière.
Pour cette noble tâche qu'ils ont bien voulu assumer et les efforts incessants fournis afin de faire
reculer les barrières de notre ignorance intellectuelle
Pour leurs conseils, leur accueil chaleureux, et la sympathie qu’ils nous ont accordées durant
cette période de stage. Ainsi acceptez ici toute notre gratitude pour votre disponibilité à notre
endroit.
Enfin nos sincères remerciement, vont à l’endroit de toutes les personnes qui ont contribué de
près ou de loin à la rédaction de ce rapport. Que Dieu le tout puissant vous récompense.
DEDICACE
A Ma Famille
SIGLES ET ABREVIATIONS
INTRODUCTION
Notre étude, menée au cours d'un stage à la ferme Marie Ange Ottémé Kouamé (M.A.O.K) de
Bingerville, s'est penchée spécifiquement sur le facteur variable du sexe sur la croissance des
lapins. En effet, bien que souvent négligé dans les pratiques d'élevage, le sexe est un facteur
susceptible d'influencer significativement les performances productives.
• Identifier les éventuelles différences de croissance entre les lapins mâles et femelles.
Une première partie consacrée à un état des lieux des connaissances actuelles sur la croissance
des lapins et l'influence du sexe sur ce paramètre.
Une seconde partie détaillée de notre protocole expérimental, incluant la description des
animaux, les conditions d'élevage et les mesures effectuées.
Une troisième partie dédiée à l'analyse des résultats, à leur interprétation et à la formulation de
propositions concrètes pour améliorer la productivité des élevages.
1. SITUATION GEOGRAPHIQUE
Notre étude s'est déroulée à Bingerville, une ville située en bordure de la lagune Ébrié et elle
appartient au district autonome d’Abidjan. Ancienne capitale de la Côte d'Ivoire de 1900 à 1934,
Bingerville a été érigée en commune de plein exercice par la loi n°85-1085du 17 octobre 1985
portant création de quatre-vingt-dix-huit (98) villages. Elle s'étend sur une superficie de 10 200
km² et compte 204 656 habitants selon le recensement général de la population et de l'habitat de
2021. Cette commune présente une densité de population de 5,85 habitants par kilomètre carré.
2. Aspect physique
2.1 Relief
À Bingerville, le relief est varié. On y trouve de nombreux plateaux, mais également des zones
marécageuses caractérisées par des basses-côtes. Ce relief accidenté contribue à la diversité des
paysages de la région.
2.2 Sol
Les sols de Bingerville appartiennent à la famille des ferralitique, des sols fortement altérés par
les conditions climatiques tropicales. Ces sols sont caractérisés par une faible teneur en matière
organique et une texture souvent sablo-argileuse. Leur profil est marqué par une cuirasse
ferrugineuse en profondeur, témoignant d'une intense activité pédogénétique. Cette nature des
sols a des implications importantes pour l'agriculture et l'aménagement du territoire, nécessitant
des pratiques adaptées pour préserver leur fertilité et limiter leur dégradation.
Source : Rapport de fin de stage de Kouadio A.M.2013
2.3 Climat
Bingerville bénéficie d'un climat attiéen bimodal, avec des périodes de précipitations importantes
au cours de l'année : une grande saison de pluie d’avril à juillet ; une petite saison sèche d’août
à septembre ; une petite saison de pluie de septembre à octobre ; une grande saison sèche de
novembre à mars. La température annuelle moyenne à Bingerville varie entre 25°C et 32°C la
moyenne annuelle de la pluviométrie s’établit entre 1388mm et 1532mm (Selon les données de
la CNRA 2024)
2.4 Hydrographie
La partie sud de Bingerville est baignée par les eaux de la lagune Ébrié. Ce plan d'eau saumâtre,
qui sert de frontière naturelle avec Grand-Bassam, joue un rôle essentiel dans l'écosystème local
et influence le climat de la région
2.5 Végétation
La végétation de Bingerville est marquée par la présence d'étuviers, notamment le long des
berges de la lagune Ébrié et dans les zones marécageuses.
3. ASPECT HUMAIN
3.2 Religions
Bingerville, à l'image de la Côte d'Ivoire, est marquée par une grande diversité religieuse. Le
christianisme (catholique et protestant), l'islam et les religions traditionnelles africaines
coexistent pacifiquement au sein de la commune. Cette pluralité religieuse témoigne de la
tolérance et de l'ouverture culturelle qui caractérisent la société ivoirienne. La coexistence de ces
différentes confessions contribue à enrichir le tissu social de Bingerville et à renforcer le
sentiment d'appartenance à une communauté plurielle.
3.3 démographie
Bingerville, avec ses 204 656 habitants, connaît une croissance démographique dynamique.
Cette croissance s'explique par plusieurs facteurs : son attractivité résidentielle, sa proximité avec
Abidjan, la capitale économique, et la présence d'infrastructures éducatives et administratives de
qualité. La population de Bingerville, comme dans beaucoup de villes africaines, est marquée
par une forte proportion de jeunes actifs, ce qui confère à la ville un dynamisme particulier.
4. ASPECT SOCIO-ECONOMIQUE
4.1 Elevage
La commune de Bingerville connait une activité économique à dominance agropastorale,
parallèlement aux autres grandes villes de l’intérieur de la cote d’ivoire.
Au plan de la production végétale, Bingerville connait un essor prodigieux. On observe deux
grands types de production agricole :
• L’agriculture industrielle avec les cultures de rentes telles que l’hévéa et le palmier à
huile avec l’implantation de la structure industrielle PALM AFRIQUE ;
• Les productions vivrières (manioc, riz, patate) et maraichère (gombo, piment, choux,
aubergine).
Dans le domaine de l’élevage, aviculture, est le secteur le plus important et prolifique. Son essor
est appuyé par une des filiales de SIPRA (Ivoire Poussin) qui intervient dans la production des
poussins d’un jour. Aussi la porciculture fait une grande percée depuis bientôt dix (10) ans.
A ces deux spéculations émergentes, il faudra ajouter la pratique nouvelle de l’oviculture et de
la boviculture a faible échelle malgré la présence de la nouvelle NORMANDIA qui est une
structure spécialisée dans la production et la transformation du lait. Tous ces élevages pratiqués
sont aussi bien de type moderne que traditionnel dans le domaine de la pêche, Bingerville est
entouré au ¾ par la lagune Ebrié. De ce fait, c’est une ville de pêche. Ainsi, de nombreux villages
situés en bordure d’eau vivent essentiellement de cette activité halieutique. Cette pêche est
pratiquée à priori par les allogènes (GBOZO) et Ghanéen(FANTI) mais aussi par les autochtones
Ebrié. Cette production piscicole supporte bien les besoins des populations.
Au plan des institutions bancaires : A Bingerville les banques comme SGBC, BACI, BIAO-
CI sont implantées. A celles-ci il faut ajouter les structures de microfinances telles Western
Union, Money Gram, COOPEC, CECP, MTN money, Orange Money…
4.2 Le commerce
En ce qui concerne le commerce il connait un véritable essor du fait de la diversification des
activités. Nous pouvons citer entre autres :
• Les magasins de vente d’aliment bétail ;
• Les moulins pour la fabrication d’aliment ;
• La chambre froide permettant la conservation des poissons
• Les grandes surfaces : Cash Ivoire, le nouveau super marché
4.3 transport
Bien que le transport à Bingerville soit principalement informel, il joue un rôle essentiel dans
l'économie locale. Son développement dépend d'investissements en infrastructures et de la
formalisation des activités. La commune de Bingerville offre différents modes de transport,
notamment les taxis collectifs (woro-woro), les mini-bus (gbaka) et les moto-taxis, qui sont les
plus utilisés pour les déplacements.
5. INFRASTRUCTURES SOCIO-ECONOMIQUES
Bingerville regorge plusieurs structures d’encadrement d’appui et de recherche à savoir :
1. HISTORIQUE DE LA CREATION
La ferme Marie-Ange Ottémé Kouamé (MAOK) est une unité pastorale de production mixte
(lapins, ovins et volaille) créée en 2016. Elle est située à Bingerville entre le quartier Agriculture
et le village AKOUAI-SANTAI. C’est une entreprise individuelle bâtie sur un terrain d’une
superficie de trois cent soixante mètres carrés (360 m²).
La ferme est née de l’initiative personnelle et de la volonté de l’exploitant. A ce titre, elle dispose
des pleins pouvoirs et peut prendre toutes les décisions sans formalisme particulier. Depuis sa
création jusqu’à ce jour, elle a connu d’énormes difficultés après quelques années de
fonctionnement entre autre les nombreux cas de vol enregistré et situation de la pandémie du
coronavirus qui l’a mis à genou. Ces situations inconfortables l’ont contraint à suspendre
momentanément les activités. Depuis juin 2024, un nouveau départ a vu le jour avec l’élevage
de lapins et de poulets hybrides de chair.
2. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Le personnel de l’exploitation est reparti dans quatre groupes d’activités disposés comme suit :
Grâce à ces adaptations morphologiques et sensorielles, le lapin est un animal bien équipé pour
survivre dans son environnement et échapper aux dangers potentiels.
2. TAXONOMIE
Le lapin (Oryctolagus cuniculus) a été classé par Linné en 1758. Sa position systématique est la
suivante :
• Règne : Animal
• Embranchement : Chordés
• Sous-embranchement : Vertébrés
• Classe : Mammifères
• Sous-classe : Thériens
• Infra-classe : Euthériens
• Ordre : Lagomorphes
• Famille : Léporidés
• Genre : Oryctolagus
• Le reste de la journée, des crottes dures et rondes, très fibreuses, sont évacuées dans la
litière.
Les caecotrophes, riches en acides aminés et en vitamines, retournent dans l'estomac et sont
traitées comme le reste des aliments. Ainsi, une particule peu digestible peut effectuer plusieurs
fois le trajet "bouche-anus". Ce comportement physiologique, conduisant à la production des
deux types de crottes et à l'ingestion des caecotrophes, est appelé caecotrophie.
4. Manipulation du lapin
La manipulation, même maladroite, est traumatisante pour le lapin. Il est donc nécessaire de le
manipuler avec précaution. Si elle est bien faite, le lapin s'y habitue très vite et cela évitera à
l'éleveur de se faire griffer.
4.1 Le sexage
Pour distinguer un lapereau mâle d'une lapereau femelle, l'évagination est la méthode la plus
fiable. Cette technique consiste à examiner les organes génitaux externes. Chez le mâle, le pénis
apparaît comme un petit cylindre arrondi, tandis que chez la femelle, la vulve se présente sous la
forme d'une fente. Chez les lapereaux plus âgés (un mois et plus), une légère pression sur la zone
génitale facilite l'identification du sexe : le pénis ressort facilement chez le mâle, et la fente
vulvaire de la femelle devient plus visible
4.2 Reproduction
Chaleur et ovulation
Les lapines, mammifères à ovulation provoquée, peuvent être accouplées à tout moment, mais
certaines périodes, caractérisées par la tuméfaction et la rougeur de la vulve, sont plus propices
à la reproduction.
Accouplement
La technique d'accouplement adoptée au clapier est une méthode de reproduction planifiée qui
permet d'optimiser la production de lapereaux. Elle repose sur l'organisation des accouplements
par tranches, en tenant compte du rythme de reproduction des lapines et de la récupération des
mâles.
Palpation
La palpation, effectuée 14 jours après l'accouplement, est essentielle pour diagnostiquer la
gestation chez les lapines. Les femelles dont la palpation s'avère négative sont immédiatement
raccouplées.
La mise-bas
La gestation chez la lapine dure en moyenne de 30 à 32 jours, soit environ un mois et deux jours.
À la ferme les portées varient généralement entre 6 et 12 lapereaux, avec une moyenne de 8 par
nichée.
Adoption
Le système de production en bande pratiqué facilite les adoptions en cas de nécessité (mortalité
des mères, portée déséquilibrée).
Le sevrage
Les lapereaux sont sevrés à l'âge de 30 jours après la mise-bas. Après le sexage, les mâles sont
séparés des femelles.
Suivi sanitaire
Les principales maladies rencontrées dans les clapiers sont les parasitoses, qu'elles soient
externes ou internes. Le programme de prophylaxie appliqué est le suivant :
• Lapereaux : Une semaine après le sevrage, ils reçoivent un anticoccidien, suivi d'un
rappel deux semaines après le premier traitement.
• Autres lapins : Les traitements les plus courants sont les anti-diarrhéiques, les
anticoccidiens, et surtout des apports de vitamines, particulièrement chez les mères et les
lapereaux nouvellement sevrés.
5 MALADIES
Au niveau du clapier, les maladies les plus fréquemment rencontrées sont de deux types
principaux : bactériennes et parasitaires.
4.1.Maladies bactériennes :
• Pasteurellose : Cette infection bactérienne est causée par la bactérie Pasteurella
multocida. Elle peut se manifester sous différentes formes, notamment respiratoire (coryza),
cutanée (abcès) ou génitale. Les symptômes varient selon la forme de la maladie, mais peuvent
inclure éternuements, écoulement nasal, difficultés respiratoires, perte d'appétit, fièvre et
gonflement des yeux.
Le traitement des infections bactériennes chez les lapins repose généralement sur l'administration
d'antibiotiques, tels que la biocycline. Cependant, il est crucial de consulter un vétérinaire pour
obtenir un diagnostic précis et un traitement approprié. L'automédication peut être dangereuse et
entraîner une résistance aux antibiotiques.
4.2.Maladies parasitaires :
Coccidiose hépatique et intestinale : La coccidiose est une infection parasitaire causée par des
protozoaires du genre Eimeria. Elle peut affecter le foie (coccidiose hépatique) ou l'intestin
(coccidiose intestinale). Les symptômes de la coccidiose intestinale incluent diarrhée, perte
d'appétit, léthargie et parfois présence de sang dans les selles. La coccidiose hépatique peut
provoquer une perte de poids, une jaunisse et un gonflement du foie.
Le traitement de la coccidiose repose sur l'administration d'anticoccidiens, des médicaments qui
tuent les parasites. Comme pour les antibiotiques, il est essentiel de consulter un vétérinaire pour
obtenir un diagnostic précis et un traitement adapté.
1. MATERIEL
Le matériel utilisé dans cette étude comprend le matériel biologie, le matériel technique et le
matériel divers.
L’étude à portée sur un effectif de 6 lapereaux de race PAPILLON, de même âge, de même mère
et de sexe différents. Les lapereaux avaient tous sensiblement le même poids (700g) et ont été
choisis de façon aléatoire.
1.2.1 Clapier
Le clapier comprend le local qui abrite les animaux (bâtiment d'élevage), et les cages.
➢ Bâtiment d'élevage : il mesure dix (10) mètres de long et cinq (05) mètres de large, soit
une superficie totale de 50 mètres carrés. Ce local pourrait contenir jusqu’à 200 lapins
➢ Cages : il y en a de deux sortes. On note des cages simples très large avec un seul niveau
où se trouble la descendance et des cages superposés de deux niveaux ou sont logés les
reproducteurs (mâles et femelles). Le plancher de ces cages est logé à une hauteur de 50
centimètres au-dessus du sol. Celui empêche les animaux d’être en contact direct avec leur selle.
1.3 Alimentation
Le type d'aliment utilisé est l’aliment industriel sous forme granulés en provenance de Ivograin
(SIPRA). C’est un aliment complet pour les lapins en période de croissance.
Ces granulés industriels sont un aliment spécialement conçu pour répondre aux besoins
nutritionnels des jeunes lapins. Ils sont fabriqués à partir de matières premières soigneusement
sélectionnées, telles que le maïs, et contiennent des éléments nutritifs essentiels pour la
croissance et le développement des lapins :
• Protéines brutes : Elles sont indispensables à la construction et au maintien des tissus
musculaires.
• Matières grasses : Elles fournissent de l'énergie et contribuent à la formation des
membranes cellulaires.
• Cellulose : Elle favorise la digestion et le transit intestinal.
• Minéraux (calcium, phosphore) : Ils sont essentiels à la formation des os et des dents.
Avantages des granulés industriels Ivograin :
• Aliment complet : Ils couvrent tous les besoins nutritionnels des lapins, ce qui simplifie
l'alimentation et réduit le risque de carences.
• Facilité d'utilisation : Les granulés sont faciles à distribuer et à stocker.
Qualité constante : La composition des granulés est contrôlée, ce qui garantit un apport
nutritionnel stable
1.4 L’eau
L'approvisionnement en eau est un aspect crucial de l'élevage cunicole. Dans un ferme, l'accès à
une source d'eau potable est un atout majeur pour la santé et le bien-être des lapins.
L'eau est un élément essentiel à la vie. Elle représente environ 70% du poids corporel du lapin
et joue de nombreux rôles vitaux :
2. MÉTHODES
Les méthodes utilisées dans cette étude ont consisté dans un premier temps à la mise en place du
dispositif expérimentale, ensuite à la collècte des données et enfin à l’analyse et interprétation
de ces données.
La mise en place des lapereaux s’est faite dans un bâtiment dont il convient de donner les
dimensions. En effet le bâtiment qui a servi d’abri aux lapins et de protection contre les
prédateurs à une dimension de 50m² dont 10m de long et 5m de largeur.
➢ Duré de l’expérience
L’expérience a durée trois (03) mois et a concerné un effectif de six (06) lapereaux sélectionnés
sur une portée de sept (07) nés d’une mère d’excellente qualité qui était à sa deuxième mise-bas.
L’expérience s’est effectuée en deux étapes que sont : la période de l’allaitement et celle du
démarrage au cours de laquelle des valeurs ont été mesurées.
➢ Variables à mesurer
Il s’agissait de déterminer le poids vif moyen à des intervalles réguliers pendant la durée du
démarrage, d’apprécier l’indice de consommation et le gain moyen quotidien sans omettre le
taux de mortalité.
➢ Animaux et répartition
Les animaux mis à l’étude étaient au nombre de six (06). Ils ont été répartis en deux (02) groupes
en fonction du sexe. Chaque groupe comportait trois sujets de même sexe. Ils sont logés sur des
cages de type flat-Deck sous la même température, ventilation et aération tout en subissant le
même traitement.
Pour mener à bien cette expérience, il a été mis en place des fiches de suivi pour l’enregistrement
des données (évènements, et faits marquants pendant la production). Il s’agit de la fiche lapine
qui comporte toutes les données liées à la reproduction. On note également la fiche de suivi des
lapereaux où sont mentionnée toutes les opérations réalisées au cours de leur évolution : entre
autres la quantité d’aliment consommée, les mortalités, l’effectif résiduel et les soins apportés
(voir annexe…)
La première étape a été consacrée au suivi de la lapine en période d’allaitement. La saillie a été
réalisée le 09 Septembre 2024 conduisant à une gestation qui a débouché sur une mise-bas de 07
sept lapereaux le 06 Octobre 2024 (soit 30 jours). Après la mise-bas, les lapereaux ont été allaités
pendant 48 jours (du 06 Octobre au 23 novembre 2024) avant d’être mis en essai pour une durée
de vingt-huit (28) jours (du 23 Novembre au 21 Décembre 2024).
Nous rappelons que les lapereaux sélectionnés sont issus d’une lapine qui était à sa deuxième
saillie et dont les mise-bas se déroulaient dans les meilleures conditions sans mort-né ni mort
sous mère, Ce qui fait d’elle une très bonne génitrice. En effet Un lot de six (6) lapereaux de
même mère, même âge et de sexe différent, a été sélectionné et reparti en deux lots dont trois (3)
lapereaux males et trois lapereaux femelles. Ces lapereaux âgés d’un mois ont été sevrés
ensemble avec des poids moyens sensiblement égaux. Les poids enregistrés pour les sujets
sélectionnés ont varié entre 730 à 750g.
Les lapereaux étaient nourris avec l’aliment démarrage IVOGRAIN sous forme granulé. Le
service à lieu deux fois par jour. Il se faisait manuellement. Le reste d’aliment non consommé
était retiré avant le nouveau service. Le service de l’eau d’abreuvement se faisait de façon
automatique.
Avant le début de l’expérience la santé des jeunes animaux avait vermifugé avec du PIPER
DEWORMER WSP (pipérazine), et ont reçu un apport de vitamines avec du VITAFLASH
AMINO WSP.
Les pesées étaient réalisées une fois par semaine à partir de la pesée initiale afin de réduire les
marges d’écart et limiter les risques de manipulation fréquentes. Après chaque pesée, les poids
sont inscrits sur la fiche élaborée à cet effet et les autres performances sont calculées et
renseignées.
Le servi d’aliment se faisait deux fois par jour (matin et l’après-midi) de façon régulière à
volonté. Les quantités distribuées sont correctement enregistrées sur la fiche d’élevage (voir
tableau n°1 ci-après).
Ages
Dates Poids moyen (g) Ration (g/j/sujet)
Semaine Jours
00 45 23/11/2024 736,66 60
01 52 30/11/2024 888,33 71,43
02 59 07/12/2024 1051,66 77,14
03 66 14/12/2024 1285 82,86
04 73 21/12/2024 1426,66 80
Tous les sept (07) jours, une pesée était réalisée à l’aide d’un peson électronique à heure fixe et
le poids moyen trouvé était soigneusement inscrit sur la fiche de pesée (voir tableau n°2
suivant).
1. RÉSULTATS ET ANALYSE
A la fin de notre expérience, nous avons évalué quelques performances dont les résultats se
présentent comme suit :
Le tableau présente l'évolution de la croissance de lapereaux mâles et femelles sur une période
de quatre semaines (un mois).
• Semaine 0 : Équilibre initial entre les sexes (valeurs similaires).
• Semaines 1 et 2 : Croissance plus rapide des femelles, soit une différence de 30,33 pour
la première semaine et 43,44 pour la deuxième semaine
• Semaine 3 : Croissance substantielle des deux sexes, atteignant à peu près des niveaux
similaires (1289,99 pour les femelles et 1285 pour les mâles.
• Semaine 4 : Accélération de la croissance des mâles, ralentissement de celle des femelles,
soit une différence de 31,83
Les lapereaux femelles connaissent une croissance initiale plus rapide, tandis que les mâles
rattrapent et dépassent les femelles en fin de période.
Comme on le constate :
• Semaine 1 : Les valeurs pour les deux sexes sont relativement proches (21,66 pour les
mâles et 23,14 pour les femelles)
• Semaine 2 : Les valeurs augmentent légèrement pour les deux sexes, mais l'augmentation
est plus importante chez les femelles (25,19) que chez les mâles (23,32).
• Semaine 3 : Les valeurs augmentent considérablement pour les deux sexes, avec une
augmentation plus marquée chez les mâles (33,33) que chez les femelles (27,85).
• Semaine 4 : Les valeurs diminuent pour les deux sexes, mais la diminution est plus
importante chez les femelles (14,97) que chez les mâles (24,52).
600
400
200
0
Semaine 0 Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4
MALES FEMELLES
Interprétation du graphique
Les résultats observés avec les différents poids moyens appellent à quelques commentaires. Il
ressort à travers les indicateurs de croissance du poids moyen qu’au fil des semaines il y a eu
une croissance progressive pour les deux sexes sur quatre semaines. Initialement similaires, les
poids des femelles augmentent plus rapidement que ceux des mâles durant les deux premières
semaines, ce qui suggère une maturation initiale plus précoce. Cette croissance plus rapide chez
les femelles pourrait être liée à leur alimentation, car elles consommaient plus rapidement la
nourriture qui leur était servie par rapport au mâles. Cependant, les mâles connaissent une
croissance substantielle à la troisième semaine, rattrapant leur retard et atteignant des poids
similaires aux femelles. Finalement, à la quatrième semaine, les mâles dépassent les femelles en
terme de gain de poids. En résumé, les femelles ont une croissance initiale plus rapide,
probablement due à leur alimentation, mais les mâles les rattrapent et les dépassent en fin de
période.
MALES - FEMELLES -
Interprétation du graphique
L'analyse de l'évolution du poids moyen quotidien des lapereaux révèle une croissance
progressive pour les deux sexes sur une période de quatre semaines. Bien que les poids soient
initialement similaires, les femelles connaissent une croissance plus rapide que les mâles durant
les deux premières semaines, ce qui suggère une maturation initiale plus précoce. Cette
croissance plus rapide chez les femelles pourrait être liée à leur consommation alimentaire, car
elles semblent consommer et finir leur ration plus rapidement que les mâles. Cependant, les
mâles connaissent une croissance substantielle à la troisième semaine, rattrapant leur retard et
atteignant des poids similaires aux femelles. Finalement, à la quatrième semaine, les mâles
dépassent les femelles en termes de gain de poids. En résumé, les femelles ont une croissance
initiale plus rapide, probablement due à leur consommation alimentaire, mais les mâles les
rattrapent et les dépassent en fin de période.
0
Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4
MALES - FEMELLES -
Interprétation du graphique
Ce graphique à barres groupées illustre l'évolution d'e l’indice de consommation au cours de
quatre semaines, pour des sujets mâles et femelles. Dès la semaine 1, les valeurs sont
relativement similaires pour les deux sexes, avec une légère prédominance pour les mâles. La
semaine 2 confirme cette tendance, les mâles affichant une valeur supérieure. Cependant, la
semaine 3 marque un changement notable, les femelles connaissent une augmentation
significative, dépassant les valeurs mâles. Enfin, la semaine 4 est caractérisée par une
augmentation signifiante des valeurs pour les deux sexes, particulièrement marquée chez les
femelles.
Titre du graphique
100 91,43
90 82,86 80 80
77,14 74,28
80 71,43 74,29
70 60 60
60
50
40
30
20
10
0
Semaine 0 Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 Semaine 4
MALES FEMELLES
Interprétation du graphique
Ce tableau présente l'évolution de la ration alimentaire pour des lapereaux mâles et femelles sur
une période de quatre semaines. Les deux sexes débutent avec la même ration de 60 grammes en
semaine 0 c’est à dire dès leur arrivée. Pour les mâles, la ration augmente progressivement,
passant à 71,43 grammes en semaine 1, puis à 77,14 grammes en semaine 2, et enfin à 82,86
grammes en semaine 3. La semaine 4 marque une légère diminution, avec une ration de 80
grammes. Chez les femelles, l'évolution est légèrement différente : la ration passe à 74,29
grammes en semaine 1, se stabilise autour de 74,28 grammes en semaine 2, puis connaît une
forte augmentation en semaine 3 avec 91,43 grammes, et se termine également à 80 unités en
semaine 4. En conclusion, les mâles connaissent une augmentation progressive de leur ration
alimentaire jusqu'à la semaine 3, tandis que les femelles ont une consommation plus fluctuante,
avec un pic en semaine 3. Les deux groupes reçoivent finalement la même ration en semaine 4.
1. CRITIQUES
Deux points critiques majeurs ont été identifiés lors de ce stage et nécessitent une attention
particulière pour améliorer la gestion de la ferme :
➢ Gestion des stocks d'aliments : L'absence de stock d'aliments constitue un problème
majeur. Lors du stage, nous avons constaté que la ferme ne disposait pas de réserves, ce
qui entraînait des difficultés d'approvisionnement en cas de rupture. Cette situation est
d'autant plus préoccupante que les points de vente locaux ne sont pas toujours en mesure
de fournir les quantités nécessaires.
➢ Gestion des déchets : L'absence d'un dépotoir approprié pour les déchets des lapins est
un autre problème à souligner. Les déchets sont actuellement laissés à proximité des
bâtiments, ce qui pourrait favoriser la propagation de maladies et nuire à la santé des
animaux.
2. SUGGESTION
À la lumière de ces observations, nous faisons les suggestions suivantes pour améliorer le
fonctionnement de la ferme MAOK
➢ Pour remédier à l'inexistence de stock d'aliments, il est crucial de mettre en place un
système de gestion rigoureux. Cela implique de définir un espace de stockage dédié,
propre et sec, où les aliments seront entreposés à l'abri de l'humidité et des nuisibles. Un
registre précis des entrées et sorties d'aliments devra être tenu, incluant la date, la quantité
et le type d'aliment. Il est essentiel d'établir une quantité minimale de stock pour chaque
type d'aliment, servant de seuil d'alerte pour éviter les ruptures. Des commandes
régulières auprès de fournisseurs fiables devront être effectuées, en tenant compte des
besoins des animaux et des délais de livraison. Pour ne pas dépendre d'un seul fournisseur
et éviter les problèmes d'approvisionnement en cas de rupture de stock ou de difficultés
logistiques, il est important de diversifier les sources d'approvisionnement. Cela implique
de prospecter d'autres points de vente dans les environs, voire d'envisager des
collaborations avec des producteurs locaux. Cette diversification permettra de sécuriser
l'approvisionnement en aliments et de bénéficier de prix plus compétitifs.
➢ L'absence d'un dépotoir approprié pour les déchets des lapins est un problème majeur qui
nécessite une solution rapide et efficace. Nous recommandons de construire un dépotoir
dédié, éloigné des bâtiments d'élevage et des zones de passage, afin de minimiser les
risques de contamination et de propagation de maladies. Cet espace devra être délimité
et aménagé de manière appropriée, en utilisant des matériaux durables et faciles à
nettoyer, tels que les poubelles en plastiques. Un système de tri des déchets (par exemple,
séparer les déchets organiques des autres types de déchets) pourrait être mis en place pour
faciliter leur traitement et leur élimination. Pour garantir l'hygiène et la sécurité de la
ferme, il est essentiel d'assurer un entretien régulier du dépotoir et de mettre en place des
pratiques d'hygiène rigoureuses. Le dépotoir devra être nettoyé et désinfecté
régulièrement pour éviter la prolifération de bactéries et d'odeurs.
CONCLUSION
Au terme de notre étude, ce rapport met en lumière l'importance cruciale de l'alimentation et des
facteurs liés au sexe dans la croissance des lapins. Les résultats obtenus démontrent que le poids
moyen, l'indice de consommation, la ration alimentaire et le gain moyen quotidien sont des
indicateurs clés de la performance de croissance. Les différences observées entre les sexes,
notamment une croissance initiale plus rapide chez les femelles, soulignent de la nécessité
d'adapter l'alimentation en fonction des besoins spécifiques de chaque sexe. En optimisant ces
paramètres, il est possible d'améliorer significativement la productivité et la rentabilité de
l'élevage cunicole.
Le temps qui nous est imparti s’est avéré si court qu’il nous a été impossible de cerner tous les
contours de l’épineux problème de la performance des lapins.
C’est pourquoi nous nous accordons à reconnaitre les limites de cette étude qui se voudrait juste
une modeste contribution à la recherche de la performance des lapins.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES