Complément Du Cours
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Produits et facteurs polluants : tout produit solide, liquide ou gazeux, bruit, radiations,
chaleur ou vibrations sonores résultant des activités humaines et susceptibles, directement
ou indirectement, de polluer l'environnement ou de favoriser sa dégradation.
Développement Durable :
De nombreuses définitions existent. Celle admise aujourd’hui par tous, comme fondement du
concept, est celle définie dans le rapport Brundtland (1987)1 :
« […] Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept
de « besoin », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient
1
Le Rapport Brundtland est le nom communément donné à une publication, officiellement intitulée Notre avenir
à tous, rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l'Organisation
des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la
Terre de 1992.
d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre
organisation sociale imposent sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels
et à venir. »
En effet, le développement économique ne peut plus se concevoir sans prendre en compte les
aspects sociaux, la lutte contre les inégalités et le respect de l’environnement. L’idée est que le
développement ne peut être durable que si cette durabilité est à la fois économique, sociale et
environnementale.
L'impact de la pollution sur l'environnement marin
Une marée noire est un déversement brutal et localisé de pétrole dépassant ce que le milieu marin
est capable d'assimiler naturellement sans dommage.
Une marée noire, expression inventée à l'occasion du naufrage du Torrey Canyon par un journaliste
du télégramme de Brest,
Le Torrey Canyon est un pétrolier dont le naufrage est survenu le 18 mars 1967
Il est possible de distinguer trois phases dans l’évolution d’un tel phénomène :
• d’abord il y a une phase de propagation des hydrocarbures en mer,
• ensuite on observe une phase de fixation des hydrocarbures sur les côtes,
• enfin la phase d’élimination et de dissipation de la pollution.
• Une marée noire est un déversement brutal et localisé de pétrole dépassant ce que le milieu
marin est capable d'assimiler naturellement sans dommage.
• C’est une catastrophe industrielle et écologique se traduisant par l'écoulement en zone
côtière d'une nappe d'hydrocarbures.
• Cette nappe résulte du déversement volontaire ou accidentel d'une importante quantité de
pétrole brut ou de produits pétroliers lourds à la mer et est ramenée vers la côte par l'effet
des marées, des vents ou de courants.
Impact écologique
A l'échelle d'un site : Sensibilité du littoral très différente en fonction de sa nature :
• Côtes rocheuses: Pas de maintien des HC
• Plages de sable fin: HC restent en surface
• Plages de galets, graviers et sable grossier: contamination en profondeur
• Vasières et marais: très vulnérables
A l'échelle de la population : les Nappes d'hydrocarbures affectent :
• mammifères
• oiseaux
• poissons
• crustacés
• microorganismes
• algues
• végétaux
• sols
La Convention sur la prévention de la pollution des mers Londres, 1972 1977 La convention de Londres a comme objectif de faire en sorte que toutes les Parties contractantes La convention de Londres ne couvre ni les émissions à
résultant de l'immersion de déchets chercheront à promouvoir individuellement et collectivement le contrôle effectif de toutes les partir de sources côtières, comme les égouts, ni les
= La Convention de Londres (LC72) sources de pollution du milieu marin et s’engagent à prendre toutes les mesures possibles pour déchets provenant de l'exploration et de l'exploitation
Convention on the Prevention of Marine Pollution by prévenir la pollution des mers par l’immersion de déchets et d’autres matières susceptibles de des ressources minérales maritimes, et ne s'applique
mettre en danger la santé humaine, de nuire aux ressources biologiques, à la faune et à la flore pas en cas de force majeure lorsqu'il s'agit de
Dumping of Wastes and Other Matter
marines, de porter atteinte aux agréments ou de gêner toute autre utilisation légitime de la mer. sauvegarder des vies humaines ou de sécurité des
Elle porte sur l'élimination des déchets et autres matériaux en mer, depuis les navires, aéronefs navires.
et plates-formes. Elle ne couvre pas non plus le stockage de matière dans
------------------------------------------- ------------------------------------------------------- un but autre que l'élimination.
Le Protocole de Londres sur la prévention de la pollution Londres, 1996 Le Protocole de Londres vise à lutter contre la pollution marine en interdisant l’immersion de L'annexe I liste les déchets dont l'immersion est
marine (Protocole à la Convention sur la prévention de la déchets en mer. Aux termes du Protocole, seuls les déchets d’une liste restreinte peuvent être interdite (bien que pour certains de ces matériaux,
pollution des mers résultant de l’immersion de déchets éliminés, et ce, uniquement après évaluation et délivrance de permis. l'immersion soit autorisée à l'état de traces ou sous une
et autres matières) Il vise à protéger le milieu marin de toutes les sources de pollution marine et à prendre des forme devenant rapidement inoffensive). (Les
mesures efficaces, selon les capacités scientifiques, techniques et économiques, pour prévenir, composés organohalogénés, le mercure et ses
London Protocol 1996
réduire et, lorsque cela est possible, éliminer la pollution causée par l’immersion. composés, le pétrole brut et ses déchets, les Déchets
Les matières autorisées sont les suivantes : radioactifs…)
1. déblais de dragage; L'annexe II détaille les déchets pour lesquels un permis
2. boues d'épuration; spécifique d'immersion est requis. (Les déchets
3. déchets de poisson ou matières résultant d'opérations de traitement industriel du poisson; contenant des quantités notables de: arsenic, plomb,
4. navires et plates-formes ou autres ouvrages artificiels en mer; cuivre, zinc, chrome…)
5. matières géologiques inertes, inorganiques; L'annexe III précise les critères régissant la délivrance
6. matières organiques d'origine naturelle; d'un permis général d'immersion pour tous les autres
7. objets volumineux constitués principalement de fer, d'acier, de béton et de matériaux déchets, et traite de la nature des déchets autorisés,
également non nuisibles dont l'impact physique suscite des préoccupations, et seulement dans des caractéristiques du lieu d'immersion et de la
les cas où ces déchets sont produits en des lieux tels que des petites îles dont les communautés méthode d'évacuation.
sont isolées et qui n'ont pas d'accès pratique à d'autres options d'élimination que l'immersion;
et
8. flux de CO2 provenant des processus de captage du CO2.
La Convention internationale pour la prévention de la Londres, 1973 1995 Elle est la principale convention internationale traitant de la prévention de la pollution du milieu Article 2 Définitions
pollution par les navires marin, que les causes soient liées à l'exploitation ou à des accidents. 2. " Substance nuisible " désigne toute substance
International Convention for the Prevention of Pollution La Convention MARPOL comprend des règles visant à prévenir et à réduire au minimum la dont l'introduction dans la mer est susceptible de
from Ships (MARPOL) pollution due aux navires – tant accidentelle que découlant d'opérations de routine – et mettre en danger la santé de l'homme, de nuire
comporte actuellement six Annexes techniques.
aux ressources biologiques, à la faune et à la flore
Elle fixe dans ses annexes les normes de rejets admissibles et demande aux parties
contractantes de prendre des mesures pour sanctionner leur non-respect.
marines, de porter atteinte à l'agrément des sites
Annexe I : Règles relatives à la prévention de la pollution par les hydrocarbures ou de gêner toute autre utilisation légitime de la
• Traite de la prévention de la pollution par les hydrocarbures (accidentelle et liée à mer, et notamment toute substance soumise à un
l'exploitation des navires). contrôle en vertu de la présente Convention.
• Les amendements de 1992 à l'Annexe I ont rendu les doubles coques obligatoires pour tous 3. a) " Rejet ", lorsqu'il se rapporte aux substances
les pétroliers neufs. nuisibles ou aux effluents contenant de telles
Annexe II : Règles relatives à la prévention de la pollution par les substances liquides nocives substances, désigne tout déversement provenant
transportées en vrac d'un navire, quelle qu'en soit la cause, et
• Énonce les critères de rejet et les mesures relatives à la prévention de la pollution par les comprend tout écoulement, évacuation,
substances liquides nocives transportées en vrac (env. 250 substances).
épanchement, fuite, déchargement par pompage,
• Le rejet des résidus n'est autorisé que dans les installations de réception.
Annexe III: Règles relatives à la prévention de la pollution par les substances nuisibles
émanation ou vidange.
transportées par mer en colis b) " Rejet" ne couvre pas :
Contient des prescriptions générales concernant l'élaboration de normes détaillées relatives à i) l'immersion au sens de la Convention sur la
l'emballage, au marquage, à l'étiquetage, à la documentation, à l'arrimage, aux limitations de prévention de la pollution marine causée par
quantité, aux exceptions et aux notifications. l'immersion de déchets et autres matières faite
Annexe IV: Prévention de la pollution par les eaux usées des navires à Londres le 13 novembre 1972 ; ni
Le rejet des eaux usées en mer est interdit (sauf avec une installation de traitement des eaux ii) les déversements de substances nuisibles qui
usées ou lorsque le navire rejette des eaux usées après broyage et désinfection). résultent directement de l'exploration, de
Annexe V: Prévention de la pollution par les ordures des navires l'exploitation et du traitement connexe au large
• Couvre différents types d'ordures et indique à quelles distances de la côte et de quelle manière
des côtes des ressources minérales du fond des
elles peuvent être éliminées. L'aspect le plus important de cette Annexe est l'interdiction
complète de rejeter en mer du plastique sous quelque forme que ce soit.
mers et des océans ; ni
Annexe VI: Prévention de la pollution de l'atmosphère par les navires iii) les déversements de substances nuisibles
• Pollution atmosphérique locale (SOX, particules, NOX) effectués aux fins de recherches scientifiques
• Substances qui appauvrissent la couche d'ozone légitimes visant à réduire ou à combattre la
• Composés organiques volatiles pollution.
• Incinérateurs
• Rendement énergétique des navires
Les Parties à la Convention s'engagent à donner effet aux dispositions de la présente
Convention, ainsi qu'aux dispositions de celles des Annexes par lesquelles elles sont liées, afin
de prévenir la pollution du milieu marin par le rejet de substances nuisibles ou d'effluents
contenant de telles substances en infraction aux dispositions de la Convention."
Les Parties doivent mettre en œuvre un ensemble de mécanismes de surveillance, de contrôle
de la conformité et d'exécution afin de donner plein et entier effet à la Convention.
Le respect des dispositions de la Convention devrait porter avant tout sur la prévention de la
pollution et non sur le fait de simplement appréhender et sanctionner les contrevenants.
La convention sur le contrôle des systèmes antisalissures Londres, 2001 2010 La Convention interdit les organostanniques nuisibles dans les peintures antisalissures utilisées Les méfaits de la salissure marine
nuisibles sur les navires- Convention AFS sur les navires et établit un mécanisme visant à prévenir l'utilisation éventuelle de systèmes Le « fouling » des surfaces immergées se traduit par le
International Convention on the Control of Harmful Anti- antisalissure contenant d'autres substances nocives. dépôt de crustacés (balanes, anatifes), de bryozoaires,
fouling Systems on Ships (AFS) de mollusques (moules), la présence d’algues … On a
La Convention vise à garantir que les peintures et les systèmes antisalissures utilisés pour dénombré plus de 4 000 espèces responsables des
prévenir le bio-encrassement sur les coques des navires ne sont pas toxiques pour salissures de carènes. Cela entraîne un accroissement
l’environnement marin. de charge pour le navire et une entrave à son
La Convention exige que les navires aient à bord un certificat et un journal de bord pour déplacement.
démontrer que leur système antisalissure ne contient pas de substances interdites. Pour maintenir sa vitesse, la consommation de
carburant doit être plus importante. Le « fouling » est
Les composés organostanniques ou organoétains sont des substances chimiques toxiques aussi un facteur important de corrosion du revêtement
principalement utilisées dans les peintures antisalissures appliquées sur les coques des bateaux. des coques de navires. Le nettoyage des carènes et la
Ces peintures de revêtement visent à empêcher le développement des algues, des mollusques remise en état ont également des répercussions
et d'autres organismes qui freinent l'avance rapide des navires. Les organoétains sont économiques importantes.
également utilisés dans l’industrie du plastique et du PVC (polyvinyl chloride= polychlorure
de vinyle : une matière plastique particulière).
Ces composés ne sont considérés comme des polluants du milieu marin que depuis le début des
années 1980. En effet, de graves problèmes ont été mis en évidence, notamment sur le
développement des huîtres dans la Baie d'Arcachon. Les peintures sont donc interdites par tous
les états membres de la Convention AFS.
La convention pour le contrôle et la gestion des eaux de Londres, 2004 2013 La Convention vise à prévenir, réduire au minimum et, en dernier ressort, éliminer les risques Pourquoi l’eau de ballast constitue-t-elle un enjeu?
ballast et sédiments des navires - Convention BWM pour l'environnement, la santé humaine, les biens et les ressources dus au transfert Le chargement et le déchargement d’eaux de ballast
International Convention for the Control and d'organismes aquatiques nuisibles et d'agents pathogènes, grâce au contrôle et à la gestion des non traitées peuvent constituer une menace
Management of Ships' Ballast Water and eaux de ballast et sédiments des navires, tout en évitant les effets secondaires indésirables importante pour l’environnement, la santé publique et
qu'un tel contrôle pourrait avoir, et à encourager l'évolution des connaissances et technologies l’économie, car les navires deviennent un vecteur de
Sediments (Ballast Water Management Convention
connexes. transfert et de propagation d’espèces aquatiques
or BWM Convention) or BWM Convention) La Convention oblige tous les navires à mettre en œuvre un plan de gestion des eaux de ballast. envahissantes menaçantes d’une partie du monde à
Tous les navires devront obtenir un certificat de gestion des eaux de ballast, tenir un registre une autre.
des eaux de ballast et appliquer des procédures de gestion des eaux de ballast en fonction de Lorsque l’eau de ballast est pompée dans un navire, des
certaines normes. sédiments et des organismes microscopiques sont
Les Parties à la Convention ont l’option de prendre des mesures supplémentaires qui sont également transférés dans les réservoirs de ballast. Ces
assujetties aux critères établis dans la Convention et dans les lignes directrices de l’OMI. organismes comprennent des bactéries, des microbes,
de petits invertébrés, des œufs, des kystes et des larves
de diverses espèces. Nombre de ces organismes sont
capables de survivre pendant de longues périodes dans
des environnements inhospitaliers, notamment dans
les réservoirs de ballast d’un navire. Lorsque l’eau de
ballast est déchargée, les organismes sont libérés dans
l’environnement marin local. En l’absence de leurs
prédateurs naturels et si les conditions sont favorables,
non seulement ces espèces étrangères survivent mais
elles peuvent aussi proliférer, devenant envahissantes
et menaçant, voire éliminant, les populations
résidentes.
La convention de Bâle sur le contrôle des mouvements Bâle, 1989 1995 La Convention vise surtout à : Les déchets provenant de l'exploitation normale d'un
transfrontières de déchets dangereux et leur élimination • réduire le plus possible la production de déchets dangereux; navire et dont le rejet fait l'objet d'un autre instrument
Basel Convention on the Control of Transboundary Move • faire en sorte qu’ils soient éliminés de façon écologiquement rationnelle, le plus près possible international sont exclus du champ d'application de la
ments of Hazardous Wastes and their Disposal de l’endroit où ils sont produits; présente Convention.
• limiter au minimum les mouvements internationaux de déchets dangereux.
Les Parties ne peuvent pas effectuer ou autoriser des mouvements transfrontières (importation, Le Département de l’Environnement a été désigné pour
exportation ou transit) de déchets ou de matières recyclables dangereuses : être l’autorité compétente et le point focal de la
• vers des États qui ne sont pas Parties à la Convention, sauf s'il existe un accord bilatéral; convention de Bâle
• vers l'Antarctique;
• si l'État de destination visé a interdit des importations de ce genre;
• s'il existe, dans le pays d'origine, de bonnes installations d'élimination ou de recyclage,
à moins que les déchets ne soient utilisés comme matières premières par des
entreprises de recyclage ou de récupération;
• s'il y a lieu de croire que l'État de destination ne dispose pas d'options de gestion et
d'élimination écologiques des déchets dangereux.
2 - Le dispositif curatif en matière de pollution marine
La Convention internationale sur l’intervention en haute Bruxelles, 1974 Avec son protocole de 1973 sur l'intervention en haute mer en cas de pollution par des Accident de mer" s'entend d'un abordage,
mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner 1969 substances autres que les hydrocarbures, cette convention a pour objectif, en cas d'accident, de échouement ou autre incident de navigation ou autre
une pollution par les hydrocarbures permettre à un état côtier d'intervenir contre une pollution ou une menace de pollution, y événement survenu à bord ou à l'extérieur du navire
International convention relating to intervention on the compris en haute mer. qui aurait pour conséquence soit des dommages
Elle demande aux états de prendre en haute mer les mesures nécessaires pour prévenir, matériels, soit une menace immédiate de dommages
high seas in cases of oil pollution casualties
atténuer ou éliminer : matériels, dont pourrait être victime un navire ou sa
------------------------------------- cargaison.
Le protocole de 1973 (à Londres) sur l'intervention en Londres, 1973 « Les parties à la présente convention peuvent prendre en haute mer les mesures nécessaires Haute mer : On désigne par eaux internationales ou par
haute mer en cas de pollution par des substances autres pour prévenir, atténuer ou éliminer les dangers graves et imminents que présentent pour leurs haute mer, ce dernier terme étant le seul employé en
que les hydrocarbures côtés ou intérêts, connexes une pollution ou une menace de pollution des eaux de la mer par droit de la mer, les zones maritimes qui ne sont sous
les hydrocarbures à la suite d'un accident de mer ou des actions afférentes à un tel accident, l'autorité d'aucun État (par opposition aux « eaux sous
susceptibles selon toute vraisemblance d'avoir des conséquences dommageables très juridiction d'un État côtier »). Plus précisément il s'agit
importantes. de toutes les parties de la mer qui sont « ni dans les
Toutefois, aucune mesure ne sera prise en vertu de la présente convention à l'encontre des eaux sous juridiction d’un État (ZEE, ZPE, ZPP...), ni au
bâtiments de guerre ou d'autres navires appartenant à un Etat ou exploités par lui et affectés sein de la mer territoriale d'un État ou bien dans les
exclusivement, à l'époque considérée, à un service gouvernemental non commercial. » eaux archipélagiques d'un État archipel », selon l’article
86 de la convention des Nations unies sur le droit de la
mer (CNUDM).
La haute mer est généralement considérée comme un
« bien public mondial » couvrant un peu plus de la
moitié de la surface planétaire et 64 % des océans. Elle
est ouverte à tous les États, qu'ils soient côtiers ou sans
façade littorale (article 87 CNUDM) .
La Convention internationale sur la préparation, la lutte Londres, 1990 2003 Les Parties à la Convention OPRC sont tenues de prendre des mesures pour lutter contre les Les principaux objectifs de la Convention OPRC sont de
et la coopération en matière de pollution par les événements de pollution, soit à l'échelle nationale, soit en coopération avec d'autres pays. faciliter la coopération internationale et l'assistance
hydrocarbures Les Parties doivent mettre en place un système national leur permettant de réagir rapidement mutuelle dans la préparation et la réponse à un incident
Convention OPRC : International Convention on Oil et efficacement aux incidents de pollution par les hydrocarbures. Cela comprend, au minimum, de pollution marine et d'encourager les États à
la création d’un plan national d’intervention d’urgence. développer et à maintenir une capacité adéquate pour
Pollution Preparedness, Response and Co-operation
La Convention impose aux navires de conserver en permanence un plan d'urgence de bord faire face de manière crédible aux urgences de
contre la pollution par les hydrocarbures. pollution marine.
En outre, les ports maritimes et les installations de manutention d'hydrocarbures doivent Les parties à la Convention sont tenues de porter
maintenir des plans d'urgence en cas de pollution par les hydrocarbures (PPEP) s'il existe des assistance aux autres en cas d'urgence et prévoient le
risques de pollution par les hydrocarbures. remboursement de toute assistance ainsi fournie.
Les capitaines de navire doivent signaler tout événement observé impliquant un déversement La Convention réserve à l'OMI un rôle de coordination
d'hydrocarbures en mer ou la présence d'hydrocarbures en mer. important.
3 - Le dispositif indemnitaire en matière de pollution marine
Le régime international d’indemnisation actuel repose sur deux conventions: la Convention internationale de 1992 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1992 sur la responsabilité civile) et la
Convention internationale de 1992 portant création d’un Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1992 portant création du Fonds), ainsi que sur le Protocole de 2003 à la Convention
de 1992 portant création du Fonds (Protocole portant création du Fonds complémentaire).
La Convention de 1992 sur la responsabilité civile, la Convention de 1992 portant création du Fonds et le Protocole portant création du Fonds complémentaire s’appliquent tous à des déversements d’hydrocarbures persistants transportés à bord de navires-
citernes, qui provoquent des dommages par pollution sur le territoire (y compris la mer territoriale) ou la zone économique exclusive (ZEE) ou zone équivalente d’un État partie à l’instrument conventionnel concerné.
La Convention sur la responsabilité civile pour les Londres, 1992 2000 Cette Convention a été adoptée par l’OMI afin de rendre les propriétaires de navires
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures strictement responsables des dommages dus à la pollution causée par les hydrocarbures
International Convention on Civil Liability for Oil transportés par leurs navires, assurant ainsi l’obtention d’une indemnisation.
Pollution Damage La Convention CLC de 1992 couvre les navires transportant des cargaisons d’hydrocarbures
persistants (c.-à-d. des pétroliers).
Elle prévoit également une assurance responsabilité obligatoire pour les propriétaires de
navires.
La Convention internationale de 1992 portant création Londres, 1992 2000 La Convention sur le Fonds de 1992 a été adoptée par l’OMI afin d’établir un fonds international
d'un Fonds international d'indemnisation pour les d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution causée par les navires transportant des
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures cargaisons d’hydrocarbures persistants.
(FIPOL de 1992) Ce fonds est constitué au moyen de contributions versées par les réceptionnaires
d’hydrocarbures par navire dans les États parties. (Ces contributions sont calculées en fonction
International Convention on the Establishment of
de la quantité d’hydrocarbures reçue au cours de l’année civile concernée et couvrent les
an International Fund for Compensation for Oil Pollution demandes attendues, ainsi que les frais afférents à l’administration des Fonds.)
Damage
Le Fonds de 1992 prévoit une indemnisation lorsque :
a) le dommage résulte d’un acte de guerre ou d’une catastrophe naturelle grave ;
b) le dommage résulte en totalité d’un acte de sabotage commis par un tiers ;
c) le dommage résulte en totalité de la négligence des autorités publiques chargées de
l’entretien des feux ou autres aides à la navigation.
La Convention internationale de 2001 sur la Londres, 2001 2010 Cette Convention a été adoptée par l’OMI afin de rendre les propriétaires de navires «Hydrocarbures de soute» signifie tous les
responsabilité civile pour les dommages dus à la strictement responsables des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures transportés hydrocarbures minéraux, y compris l’huile de graissage,
pollution par les hydrocarbures de soute par leurs navires, assurant ainsi qu’une indemnisation serait possible. utilisés ou destinés à être utilisés pour l’exploitation ou
International Convention on Civil Liability for Bunker Oil Elle couvre tous les navires et la pollution causée par les hydrocarbures de soute utilisés dans la propulsion du navire, et les résidus de tels
leur propulsion et leur fonctionnement. Elle prévoit également une assurance responsabilité hydrocarbures.
Pollution Damage
obligatoire pour les propriétaires de navires.
La convention Hydrocarbures de soute comble une
lacune dans la réglementation internationale en
matière de responsabilité liée à la pollution marine. Elle
permet d’améliorer la protection des victimes dans le
cadre de la convention de Montego Bay de 1982 sur le
droit de la mer. La convention Bunker établit que le
propriétaire du navire, sauf exception, est responsable
de tout dommage par pollution causé par des
hydrocarbures de soute.
Article 10
Une partie ayant besoin d'assistance pour faire face à une pollution ou à
une menace de pollution de la mer ou de ses côtes peut demander le
concours des autres parties. La partie qui demande l'assistance précise,
en recourant le cas échéant à l'avis d'autres parties, le type d'assistance
dont elle a besoin.
Les parties dont le concours est demandé en vertu du présent article font
tous les efforts possibles pour apporter ce concours dans la mesure de
leurs moyens, en tenant compte, en particulier dans le cas d'une
pollution par des substances nocives autres que les hydrocarbures, des
moyens techniques à leur disposition.
Exemple d’« Analyse de la législation relative dragage /clapage »
Au niveau national
Commentaire et analyse :
La loi sur les carrières n’est pas applicable :
- Aux travaux de dragage d’entretiens.
- Aux travaux de dragage entrant dans le cadre de mouvements de terre résultant des
opérations de travaux de déblaiement ou de remblaiement, à condition de ne pas
commercialiser les matériaux issus de cette opération.
Cependant, et même si la loi fait nettement la différence entre carrière d’exploitation et les
deux types de travaux précités, il semble, et d’après notre réunion avec la DPDPM, que les
membres de la commission sur les carrières considèrent qu’en cas de commercialisation du
sable provenant desdits travaux, la loi sur les carrières s’applique.