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Complément Du Cours

Le document présente des définitions clés liées à la protection de l'environnement marin, notamment la pollution marine et son impact sur les écosystèmes. Il aborde également le développement durable, les conséquences des marées noires, et les cadres juridiques internationaux pour la protection des milieux marins. Enfin, il souligne l'importance de la coopération internationale pour la gestion et la préservation des ressources maritimes.

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Le document présente des définitions clés liées à la protection de l'environnement marin, notamment la pollution marine et son impact sur les écosystèmes. Il aborde également le développement durable, les conséquences des marées noires, et les cadres juridiques internationaux pour la protection des milieux marins. Enfin, il souligne l'importance de la coopération internationale pour la gestion et la préservation des ressources maritimes.

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Cours « Droit de l’environnement marin »

Définitions (extraites de l’Article 3 de la Loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise


en valeur de l’environnement)

 Environnement : l'ensemble des éléments naturels et des établissements humains ainsi


que les facteurs économiques, sociaux et culturels favorisant l'existence et le développement
des organismes vivants et des activités humaines.

 Protection de l'environnement : la préservation et l'amélioration des constituants de


l’environnement, la prévention de leur dégradation, de leur pollution ou la réduction de cette
pollution.

 Pollution de l'environnement : tout impact ou modification direct ou indirect de


l'environnement provoqué par un acte ou une activité humaine ou par un facteur naturel
susceptible de porter atteinte à la santé, à la salubrité publique, à la sécurité ou au bien-être
des personnes ou de constituer un danger pour le milieu naturel, les biens, les valeurs et les
usages licites de l'environnement.

 Pollution marine : tout déversement ou introduction en mer, directement ou


indirectement, d'un produit susceptible d'endommager les êtres vivants et les végétaux
marins, de constituer un danger pour la santé humaine, d'entraver les activités marines
comme la pêche et les autres usages licites de la mer ou de porter atteinte à la nature et à la
qualité de l'eau de mer.

 Produits et facteurs polluants : tout produit solide, liquide ou gazeux, bruit, radiations,
chaleur ou vibrations sonores résultant des activités humaines et susceptibles, directement
ou indirectement, de polluer l'environnement ou de favoriser sa dégradation.

 Pollueur : toute personne physique ou morale causant ou participant à un état de pollution.

Développement Durable :
De nombreuses définitions existent. Celle admise aujourd’hui par tous, comme fondement du
concept, est celle définie dans le rapport Brundtland (1987)1 :

« […] Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept
de « besoin », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient

1
Le Rapport Brundtland est le nom communément donné à une publication, officiellement intitulée Notre avenir
à tous, rédigée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l'Organisation
des Nations unies, présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Utilisé comme base au Sommet de la
Terre de 1992.
d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre
organisation sociale imposent sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels
et à venir. »

En effet, le développement économique ne peut plus se concevoir sans prendre en compte les
aspects sociaux, la lutte contre les inégalités et le respect de l’environnement. L’idée est que le
développement ne peut être durable que si cette durabilité est à la fois économique, sociale et
environnementale.
L'impact de la pollution sur l'environnement marin

Une marée noire est un déversement brutal et localisé de pétrole dépassant ce que le milieu marin
est capable d'assimiler naturellement sans dommage.
Une marée noire, expression inventée à l'occasion du naufrage du Torrey Canyon par un journaliste
du télégramme de Brest,
Le Torrey Canyon est un pétrolier dont le naufrage est survenu le 18 mars 1967
Il est possible de distinguer trois phases dans l’évolution d’un tel phénomène :
• d’abord il y a une phase de propagation des hydrocarbures en mer,
• ensuite on observe une phase de fixation des hydrocarbures sur les côtes,
• enfin la phase d’élimination et de dissipation de la pollution.

• Une marée noire est un déversement brutal et localisé de pétrole dépassant ce que le milieu
marin est capable d'assimiler naturellement sans dommage.
• C’est une catastrophe industrielle et écologique se traduisant par l'écoulement en zone
côtière d'une nappe d'hydrocarbures.
• Cette nappe résulte du déversement volontaire ou accidentel d'une importante quantité de
pétrole brut ou de produits pétroliers lourds à la mer et est ramenée vers la côte par l'effet
des marées, des vents ou de courants.

La marée noire provient de :


L’origine de la marée noire
• Pollution par les navires en transportant les hydrocarbures.
• Pollution tellurique (industrielle et domestique).
• Pollution des activités d’extraction du pétrole.
• Pollution naturelle (fissures dans les fonds marins = sources sous-marines d’HC).
Les Causes de la marée noire
80% des accidents de pétroliers entrainant des déversements d’hydrocarbures en mer résultent
d’erreurs humaines:
• Manœuvre mal conduite.
• Entretien négligé.
• Contrôle défectueux.
• Incompréhension entre membres de l’équipage, fatigue, réponse inadéquate à un incident mineur
dégénérant en accident.
Devenir des déversements d’hydrocarbures en mer
 Déversement
 Etalement en surface et formation d'un film huileux
 Séparation en nappes en surface ou de gouttelettes
 Evaporation
 Emulsification
 Dissolution
 Oxydation
 Sédimentation (produits lourds)
 Biodégradation

Un hydrocarbure commence à s’étaler à la surface de la mer dès qu’il est déversé.


Les hydrocarbures peuvent réagir avec l’oxygène, entraînant ainsi la formation soit de produits
solubles, soit de goudrons persistants. L’oxydation est favorisée par la lumière solaire ;
Les gouttelettes d’hydrocarbure dispersé peuvent entrer en interaction avec les particules
sédimentaires et la matière organique en suspension dans la colonne d’eau, devenant ainsi
suffisamment denses pour couler lentement vers le fond marin.

Impact écologique
A l'échelle d'un site : Sensibilité du littoral très différente en fonction de sa nature :
• Côtes rocheuses: Pas de maintien des HC
• Plages de sable fin: HC restent en surface
• Plages de galets, graviers et sable grossier: contamination en profondeur
• Vasières et marais: très vulnérables
A l'échelle de la population : les Nappes d'hydrocarbures affectent :
• mammifères
• oiseaux
• poissons
• crustacés
• microorganismes
• algues
• végétaux
• sols

Impact variable en fonction de :


Au moment du déversement :
• quantité, et type d'hydrocarbures
• durée et lieu de déversement
Pendant la dispersion des hydrocarbures :
• conditions météorologiques : vent, houle, marée, courant, T°
• influencent viscosité, vitesse d'étalement, dispersion, destination
Sur le littoral :
• morphologie du littoral
• période de l'année (période de reproduction, nidification, migration, début de pousse...)
• épaisseur des dépôts
• degré de contamination du substrat
• évolution chimique des hydrocarbures
• présence d'autres polluants ou exposition antérieure
• Augmente la sensibilité du milieu
• favorise les populations résistantes
Recolonisation naturelle :
• Apparition d'espèces colonisatrices puis d'espèces comparables à celles du milieu
environnant
Retour à l'état de référence :
• 2 à 6 ans pour les zones faiblement sensibles (pointes rocheuses, ...)
• 5 à 15 ans pour les zones moyennement sensibles (plages, ...)
• 10 à 25 ans pour les zones fortement sensibles (marais littoraux, ...)
=> effet temporaire mais le retour à la normale peut prendre des années
Impacts économiques et sociaux
• Frais de lutte et de nettoyage (moyens humains, matériel spécialisé, ...)
• Impact sur les activités industrielles qui impliquent un pompage d'eau de mer
• Impact sur la pêche, l'aquaculture (Contamination des produits de la pêche qui deviennent
impropres à la consommation, souillures des installations et matériels, arrêt des activités...)
• Impact sur le tourisme…
1- Cadre juridique et institutionnel international

Structure internationale Missions Complément


L’Organisation Maritime Internationale (OMI) : Entre autres :
Convention portant création de l’OMI (Organisation Maritime - d’instituer un système de collaboration entre les gouvernements dans le
Internationale) domaine de la réglementation et des usages gouvernementaux ayant trait
Date et lieu d’adoption : 6 mars 1948 ; Genève aux questions techniques de toutes sortes qui intéressent la navigation
Date d’entrée en vigueur : 17 mars 1958 commerciale internationale, d’encourager et de faciliter l’adoption
Date de ratification par le Maroc : 30-7-1962 générale de normes aussi élevées que possible en ce qui concerne la
sécurité maritime, l’efficacité de la navigation, la prévention de la pollution
des mers par les navires et la lutte contre cette pollution et de traiter des
questions administratives et juridiques liées aux objectifs énoncés dans le
présent article;
Les organes de l’OMI:
L’Organisation comprend une Assemblée, un Conseil, un Comité de la
sécurité maritime, un Comité juridique, un Comité de la protection du
milieu marin, un Comité de la coopération technique et tels organes
subsidiaires que l’Organisation estimerait à tout moment nécessaire de
créer, ainsi qu’un Secrétariat.
L’Assemblée:
Les fonctions de l’Assemblée sont les suivantes, entre autres:
Recommander aux Membres l’adoption de règles et de directives relatives à
la sécurité maritime, à la prévention de la pollution des mers par les
navires, à la lutte contre cette pollution et à d’autres questions concernant
les effets.
Le comité de la protection du milieu marin (MEPC : The Marine
Environment Protection Committee)
Le MEPC, qui se compose de tous les États Membres, est chargé d'examiner
toutes les questions qui relèvent de la compétence de l'Organisation dans le
domaine de la prévention de la pollution des mers par les navires et de la
lutte contre cette pollution, notamment en ce qui concerne l'adoption et la
modification de conventions ou de règles, et d'adopter les mesures propres
à faciliter leur mise en œuvre.
La Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de Pleinement consacrée à la mer et aux océans, la Commission
l’UNESCO Océanographique Intergouvernementale a été créée au sein de l’UNESCO.
Créée en 1960. Elle travaille pour favoriser
Siège : Paris, France  La coopération internationale et la coordination de programmes
dans les domaines de la recherche et l’observation marine,
 La conservation et la protection des environnements marins,
 L’atténuation des risques,
 et le développement des capacités, afin de comprendre et d’assurer
une gestion efficace des ressources des océans et des zones côtières.
En appliquant ces connaissances, la Commission vise à améliorer la
gouvernance, la gestion, les capacités institutionnelles et les processus de
prise de décision de ses états membres en ce qui concerne les ressources
marines et la variabilité climatique.
Elle vise également à promouvoir le développement durable de
l’environnement marin, en portant une attention particulière aux pays en
développement.
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) En tant qu'agence principale des Nations Unies pour le développement, le
PNUD est bien placé pour contribuer à la réalisation des objectifs du
Crée en 1965,
Siège : New York. développement durable dans le cadre de ses activités dans quelque 170 pays
et territoires.
Il se consacre au développement via cinq axes :
 La gouvernance démocratique,
 La réduction de la pauvreté,
 La prévention des crises et le relèvement,
 L’environnement et l’énergie,
 Et la lutte contre le sida.
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) C’est la plus haute autorité des Nations Unies en matière d’environnement. Crée en 1972 à Stockholm, à l’issue de la Conférence des Nations Unies sur
Il a pour objectif d’animer l’action en faveur de la protection de l’environnement humain, la première conférence mondiale qui fait de
Crée en 1972 à Stockholm,
l’environnement et d’encourager la collaboration dans ce domaine, de façon l’environnement une question majeure.
siège à Nairobi (Kenya)
à permettre aux divers pays d’améliorer leur qualité de vie, sans
Le PNUE dispose de six bureaux régionaux, de sept bureaux de liaison et de
compromettre l’avenir des générations futures. C’est un outil de promotion
six divisions pour assurer son efficacité sur l’ensemble du globe.
du développement durable à l’échelle mondiale.
Il a pour missions de : Il est dirigé par un Conseil d’administration, qui se réunit tous les ans
 Surveiller l’état de l’environnement et donner rapidement l’alerte en Forum ministériel mondial sur l’environnement afin de définir quels sont
en cas de problème ; les grands axes de la politique environnementale internationale.
 Évaluer les tendances environnementales à toutes les échelles ;
 Encourager les activités de protection de l’environnement des
Nations Unies ;
 Sensibiliser le public aux problèmes environnementaux ;
 Aider les institutions à optimiser leur gestion de l’environnement ;
 Développer des outils environnementaux ;
 Faciliter l’échange d’informations sur les technologies écologiques ;
 Donner des avis techniques, juridiques et institutionnels aux
gouvernements ;
 Encourager des partenariats entre la société civile et le secteur privé

Texte législatif Adoption Ratification Objectif principal / Résumé Complément


1 - Le dispositif préventif en matière de pollution marine
La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer Montego Bay, 2007 La Convention de Montego Bay définit les espaces maritimes, les droits et les devoirs des Etats Le Tribunal international de la mer (TIDM)
(CMB ou CNUDM) 1982 dans ces espaces, en particulier ceux de la navigation et de l’exploitation des ressources. Le texte La Convention a prévu la création du Tribunal
détermine aussi les obligations en matière de protection du milieu marin. international de la mer (TIDM) dont le siège est à
Plusieurs de ses articles traitent de la protection du milieu marin. Par exemple : Hambourg. Ce tribunal n’est toutefois devenu
Partie XII : Protection et préservation du milieu marin opérationnel qu’en 1996.
Section 1 : Dispositions générales Aux termes de l’article 21 des statuts de ce tribunal : «
Article 192 : Obligation d'ordre général : Les Etats ont l'obligation de protéger et de préserver Le Tribunal est compétent pour tous les différends et
le milieu marin. toutes les demandes qui lui sont soumis
Article 193 : Droit souverain des Etats d'exploiter leurs ressources naturelles: « les Etats ont le conformément à la Convention et toutes les fois que
droit souverain d’exploiter leurs ressources naturelles selon leur politique en matière cela est expressément prévu dans tout autre accord
d’environnement et conformément à leur obligation de protéger le milieu marin ». conférant compétence au Tribunal. »
Article 194 : Mesures visant à prévenir, réduire et maîtriser la pollution du milieu marin
2. Les Etats prennent toutes les mesures nécessaires pour que les activités relevant de leur
juridiction ou de leur contrôle le soient de manière à ne pas causer de préjudice par pollution à
d'autres Etats et à leur environnement et pour que la pollution résultant d'incidents ou
d'activités relevant de leur juridiction ou de leur contrôle ne s'étende pas au-delà des zones où
ils exercent des droits souverains conformément à la Convention.
Traité interdisant les essais d’armes nucléaires dans Moscou, 1963 1966 Le traité d'interdiction partielle des essais nucléaires oblige les États membres à ne pas réaliser Le traité d'interdiction complète des essais nucléaires
l’atmosphère, dans l’espace cosmique et sous l’eau d'explosion nucléaire dans l'atmosphère, dans l'espace extra-atmosphérique et sous l’eau. ou TICEN ou encore TICE est un traité international par
Treaty banning nuclear weapon tests in the atmosphere, Les explosions souterraines ne sont pas interdites, à condition qu’elles ne provoquent pas de lequel chaque État partie s’engage à ne pas effectuer
in outer space and under water déchets radioactifs en dehors des limites territoriales de l'État qui a effectué l'explosion. d’explosion expérimentale d’arme nucléaire ou d'autre
explosion nucléaire dans quelque environnement que
ce soit.
Ce traité a été ouvert à la signature le 24 septembre
1996 à New York, aux États-Unis. Il n'est toujours pas
entré en vigueur.
Traité interdisant de placer des armes nucléaires et 1971 1971 Selon les dispositions de ce traité, les États parties « s'engagent à n'installer ou placer sur le fond C’est le traité de désarmement sur le fond des
autres armes de destruction massive sur le fond des mers signé à des mers et des océans ou dans leur sous-sol, [...], aucune arme nucléaire ou autre type d'arme mers et des océans vise à créer une zone exempte
et des océans ainsi que dans leur sous-sol Londres, de destruction massive, non plus qu'aucune construction, installation de lancement ou autre d'armes nucléaires dans les fonds marins.
Treaty on the prohibition of the emplacement of nuclear Moscou et installation expressément conçue pour le stockage, les essais ou l'utilisation de telles armes.
weapons and other weapons of mass destruction on the Washington
sea-bed and the ocean floor and in the subsoil thereof
La convention relative aux zones humides d’importance RAMSAR, 1980 Les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles
internationale particulièrement comme habitats de 1971 ou artificielles, permanentes ou temporaires, ou l’eau est stagnante ou courante, douce,
sauvagine saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse
Convention on Wetlands of International Importance n'excède pas 6 m.
Le choix des zones humides à inscrire sur la liste devrait être fondé sur leur importance
Especially as Waterfowl Habitat
internationale au point de vue écologique, botanique, zoologique, limnologique ou
hydrologique
Devraient être inscrites, en premier lieu, les zones humides ayant une importance internationale
pour les oiseaux en quelque saison que ce soit.
« Chaque Partie contractante prend les dispositions nécessaires pour être informée dès que
possible des modifications des caractéristiques écologiques des zones humides situées sur son
territoire et inscrites sur la Liste, qui se sont produites, ou sont en train ou susceptibles de se
produire, par suite d'évolutions technologiques, de pollution ou d'une autre intervention
humaine.»
La Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques Adoptée par 1978 - Chaque Etat partie à la présente Convention s’engage à ne pas utiliser à des fins militaires ou
de modification de l’environnement à des fins militaires l'assemblée toutes autres fins hostiles des techniques de modification de l’environnement ayant des effets
et à toutes autres fins hostiles générale de étendus, durables ou graves, en tant que moyens de causer des destructions, des dommages ou
Convention on the Prohibition of Military or Any Other l’ONU, 1976 des préjudices à tout autre Etat partie.
- Chaque Etat partie à la présente Convention s’engage à n’aider, encourager ou inciter aucun
Hostile Use of Environmental Modification Techniques
Etat, groupe d’Etats ou organisation internationale à mener des activités contraires aux
(ENMOD) dispositions du par. 1 du présent article.
- L’expression « techniques de modification de l’environnement » désigne toute technique
ayant pour objet de modifier – grâce à une manipulation délibérée de processus naturels – la
dynamique, la composition ou la structure de la Terre, y compris ses biotes, sa lithosphère, son
hydrosphère et son atmosphère, ou l’espace extra-atmosphérique.
La convention sur la diversité biologique Rio de Janeiro, 1995 Objectifs :
Convention on Biological Diversity 1992  La conservation de la diversité biologique;
 L’utilisation durable des éléments de la diversité biologique;
 Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources
génétiques.
Diversité biologique : Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre
autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes
écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces
ainsi que celle des écosystèmes.
Ecosystème : le complexe dynamique formé de communautés de plantes, d'animaux et de
micro-organismes et de leur environnement non vivant qui, par leur interaction, forment une
unité fonctionnelle.

La Convention sur la prévention de la pollution des mers Londres, 1972 1977 La convention de Londres a comme objectif de faire en sorte que toutes les Parties contractantes La convention de Londres ne couvre ni les émissions à
résultant de l'immersion de déchets chercheront à promouvoir individuellement et collectivement le contrôle effectif de toutes les partir de sources côtières, comme les égouts, ni les
= La Convention de Londres (LC72) sources de pollution du milieu marin et s’engagent à prendre toutes les mesures possibles pour déchets provenant de l'exploration et de l'exploitation
Convention on the Prevention of Marine Pollution by prévenir la pollution des mers par l’immersion de déchets et d’autres matières susceptibles de des ressources minérales maritimes, et ne s'applique
mettre en danger la santé humaine, de nuire aux ressources biologiques, à la faune et à la flore pas en cas de force majeure lorsqu'il s'agit de
Dumping of Wastes and Other Matter
marines, de porter atteinte aux agréments ou de gêner toute autre utilisation légitime de la mer. sauvegarder des vies humaines ou de sécurité des
Elle porte sur l'élimination des déchets et autres matériaux en mer, depuis les navires, aéronefs navires.
et plates-formes. Elle ne couvre pas non plus le stockage de matière dans
------------------------------------------- ------------------------------------------------------- un but autre que l'élimination.
Le Protocole de Londres sur la prévention de la pollution Londres, 1996 Le Protocole de Londres vise à lutter contre la pollution marine en interdisant l’immersion de L'annexe I liste les déchets dont l'immersion est
marine (Protocole à la Convention sur la prévention de la déchets en mer. Aux termes du Protocole, seuls les déchets d’une liste restreinte peuvent être interdite (bien que pour certains de ces matériaux,
pollution des mers résultant de l’immersion de déchets éliminés, et ce, uniquement après évaluation et délivrance de permis. l'immersion soit autorisée à l'état de traces ou sous une
et autres matières) Il vise à protéger le milieu marin de toutes les sources de pollution marine et à prendre des forme devenant rapidement inoffensive). (Les
mesures efficaces, selon les capacités scientifiques, techniques et économiques, pour prévenir, composés organohalogénés, le mercure et ses
London Protocol 1996
réduire et, lorsque cela est possible, éliminer la pollution causée par l’immersion. composés, le pétrole brut et ses déchets, les Déchets
Les matières autorisées sont les suivantes : radioactifs…)
1. déblais de dragage; L'annexe II détaille les déchets pour lesquels un permis
2. boues d'épuration; spécifique d'immersion est requis. (Les déchets
3. déchets de poisson ou matières résultant d'opérations de traitement industriel du poisson; contenant des quantités notables de: arsenic, plomb,
4. navires et plates-formes ou autres ouvrages artificiels en mer; cuivre, zinc, chrome…)
5. matières géologiques inertes, inorganiques; L'annexe III précise les critères régissant la délivrance
6. matières organiques d'origine naturelle; d'un permis général d'immersion pour tous les autres
7. objets volumineux constitués principalement de fer, d'acier, de béton et de matériaux déchets, et traite de la nature des déchets autorisés,
également non nuisibles dont l'impact physique suscite des préoccupations, et seulement dans des caractéristiques du lieu d'immersion et de la
les cas où ces déchets sont produits en des lieux tels que des petites îles dont les communautés méthode d'évacuation.
sont isolées et qui n'ont pas d'accès pratique à d'autres options d'élimination que l'immersion;
et
8. flux de CO2 provenant des processus de captage du CO2.
La Convention internationale pour la prévention de la Londres, 1973 1995 Elle est la principale convention internationale traitant de la prévention de la pollution du milieu Article 2 Définitions
pollution par les navires marin, que les causes soient liées à l'exploitation ou à des accidents. 2. " Substance nuisible " désigne toute substance
International Convention for the Prevention of Pollution La Convention MARPOL comprend des règles visant à prévenir et à réduire au minimum la dont l'introduction dans la mer est susceptible de
from Ships (MARPOL) pollution due aux navires – tant accidentelle que découlant d'opérations de routine – et mettre en danger la santé de l'homme, de nuire
comporte actuellement six Annexes techniques.
aux ressources biologiques, à la faune et à la flore
Elle fixe dans ses annexes les normes de rejets admissibles et demande aux parties
contractantes de prendre des mesures pour sanctionner leur non-respect.
marines, de porter atteinte à l'agrément des sites
Annexe I : Règles relatives à la prévention de la pollution par les hydrocarbures ou de gêner toute autre utilisation légitime de la
• Traite de la prévention de la pollution par les hydrocarbures (accidentelle et liée à mer, et notamment toute substance soumise à un
l'exploitation des navires). contrôle en vertu de la présente Convention.
• Les amendements de 1992 à l'Annexe I ont rendu les doubles coques obligatoires pour tous 3. a) " Rejet ", lorsqu'il se rapporte aux substances
les pétroliers neufs. nuisibles ou aux effluents contenant de telles
Annexe II : Règles relatives à la prévention de la pollution par les substances liquides nocives substances, désigne tout déversement provenant
transportées en vrac d'un navire, quelle qu'en soit la cause, et
• Énonce les critères de rejet et les mesures relatives à la prévention de la pollution par les comprend tout écoulement, évacuation,
substances liquides nocives transportées en vrac (env. 250 substances).
épanchement, fuite, déchargement par pompage,
• Le rejet des résidus n'est autorisé que dans les installations de réception.
Annexe III: Règles relatives à la prévention de la pollution par les substances nuisibles
émanation ou vidange.
transportées par mer en colis b) " Rejet" ne couvre pas :
Contient des prescriptions générales concernant l'élaboration de normes détaillées relatives à i) l'immersion au sens de la Convention sur la
l'emballage, au marquage, à l'étiquetage, à la documentation, à l'arrimage, aux limitations de prévention de la pollution marine causée par
quantité, aux exceptions et aux notifications. l'immersion de déchets et autres matières faite
Annexe IV: Prévention de la pollution par les eaux usées des navires à Londres le 13 novembre 1972 ; ni
Le rejet des eaux usées en mer est interdit (sauf avec une installation de traitement des eaux ii) les déversements de substances nuisibles qui
usées ou lorsque le navire rejette des eaux usées après broyage et désinfection). résultent directement de l'exploration, de
Annexe V: Prévention de la pollution par les ordures des navires l'exploitation et du traitement connexe au large
• Couvre différents types d'ordures et indique à quelles distances de la côte et de quelle manière
des côtes des ressources minérales du fond des
elles peuvent être éliminées. L'aspect le plus important de cette Annexe est l'interdiction
complète de rejeter en mer du plastique sous quelque forme que ce soit.
mers et des océans ; ni
Annexe VI: Prévention de la pollution de l'atmosphère par les navires iii) les déversements de substances nuisibles
• Pollution atmosphérique locale (SOX, particules, NOX) effectués aux fins de recherches scientifiques
• Substances qui appauvrissent la couche d'ozone légitimes visant à réduire ou à combattre la
• Composés organiques volatiles pollution.
• Incinérateurs
• Rendement énergétique des navires
Les Parties à la Convention s'engagent à donner effet aux dispositions de la présente
Convention, ainsi qu'aux dispositions de celles des Annexes par lesquelles elles sont liées, afin
de prévenir la pollution du milieu marin par le rejet de substances nuisibles ou d'effluents
contenant de telles substances en infraction aux dispositions de la Convention."
Les Parties doivent mettre en œuvre un ensemble de mécanismes de surveillance, de contrôle
de la conformité et d'exécution afin de donner plein et entier effet à la Convention.
Le respect des dispositions de la Convention devrait porter avant tout sur la prévention de la
pollution et non sur le fait de simplement appréhender et sanctionner les contrevenants.
La convention sur le contrôle des systèmes antisalissures Londres, 2001 2010 La Convention interdit les organostanniques nuisibles dans les peintures antisalissures utilisées Les méfaits de la salissure marine
nuisibles sur les navires- Convention AFS sur les navires et établit un mécanisme visant à prévenir l'utilisation éventuelle de systèmes Le « fouling » des surfaces immergées se traduit par le
International Convention on the Control of Harmful Anti- antisalissure contenant d'autres substances nocives. dépôt de crustacés (balanes, anatifes), de bryozoaires,
fouling Systems on Ships (AFS) de mollusques (moules), la présence d’algues … On a
La Convention vise à garantir que les peintures et les systèmes antisalissures utilisés pour dénombré plus de 4 000 espèces responsables des
prévenir le bio-encrassement sur les coques des navires ne sont pas toxiques pour salissures de carènes. Cela entraîne un accroissement
l’environnement marin. de charge pour le navire et une entrave à son
La Convention exige que les navires aient à bord un certificat et un journal de bord pour déplacement.
démontrer que leur système antisalissure ne contient pas de substances interdites. Pour maintenir sa vitesse, la consommation de
carburant doit être plus importante. Le « fouling » est
Les composés organostanniques ou organoétains sont des substances chimiques toxiques aussi un facteur important de corrosion du revêtement
principalement utilisées dans les peintures antisalissures appliquées sur les coques des bateaux. des coques de navires. Le nettoyage des carènes et la
Ces peintures de revêtement visent à empêcher le développement des algues, des mollusques remise en état ont également des répercussions
et d'autres organismes qui freinent l'avance rapide des navires. Les organoétains sont économiques importantes.
également utilisés dans l’industrie du plastique et du PVC (polyvinyl chloride= polychlorure
de vinyle : une matière plastique particulière).
Ces composés ne sont considérés comme des polluants du milieu marin que depuis le début des
années 1980. En effet, de graves problèmes ont été mis en évidence, notamment sur le
développement des huîtres dans la Baie d'Arcachon. Les peintures sont donc interdites par tous
les états membres de la Convention AFS.
La convention pour le contrôle et la gestion des eaux de Londres, 2004 2013 La Convention vise à prévenir, réduire au minimum et, en dernier ressort, éliminer les risques Pourquoi l’eau de ballast constitue-t-elle un enjeu?
ballast et sédiments des navires - Convention BWM pour l'environnement, la santé humaine, les biens et les ressources dus au transfert Le chargement et le déchargement d’eaux de ballast
International Convention for the Control and d'organismes aquatiques nuisibles et d'agents pathogènes, grâce au contrôle et à la gestion des non traitées peuvent constituer une menace
Management of Ships' Ballast Water and eaux de ballast et sédiments des navires, tout en évitant les effets secondaires indésirables importante pour l’environnement, la santé publique et
qu'un tel contrôle pourrait avoir, et à encourager l'évolution des connaissances et technologies l’économie, car les navires deviennent un vecteur de
Sediments (Ballast Water Management Convention
connexes. transfert et de propagation d’espèces aquatiques
or BWM Convention) or BWM Convention) La Convention oblige tous les navires à mettre en œuvre un plan de gestion des eaux de ballast. envahissantes menaçantes d’une partie du monde à
Tous les navires devront obtenir un certificat de gestion des eaux de ballast, tenir un registre une autre.
des eaux de ballast et appliquer des procédures de gestion des eaux de ballast en fonction de Lorsque l’eau de ballast est pompée dans un navire, des
certaines normes. sédiments et des organismes microscopiques sont
Les Parties à la Convention ont l’option de prendre des mesures supplémentaires qui sont également transférés dans les réservoirs de ballast. Ces
assujetties aux critères établis dans la Convention et dans les lignes directrices de l’OMI. organismes comprennent des bactéries, des microbes,
de petits invertébrés, des œufs, des kystes et des larves
de diverses espèces. Nombre de ces organismes sont
capables de survivre pendant de longues périodes dans
des environnements inhospitaliers, notamment dans
les réservoirs de ballast d’un navire. Lorsque l’eau de
ballast est déchargée, les organismes sont libérés dans
l’environnement marin local. En l’absence de leurs
prédateurs naturels et si les conditions sont favorables,
non seulement ces espèces étrangères survivent mais
elles peuvent aussi proliférer, devenant envahissantes
et menaçant, voire éliminant, les populations
résidentes.
La convention de Bâle sur le contrôle des mouvements Bâle, 1989 1995 La Convention vise surtout à : Les déchets provenant de l'exploitation normale d'un
transfrontières de déchets dangereux et leur élimination • réduire le plus possible la production de déchets dangereux; navire et dont le rejet fait l'objet d'un autre instrument
Basel Convention on the Control of Transboundary Move • faire en sorte qu’ils soient éliminés de façon écologiquement rationnelle, le plus près possible international sont exclus du champ d'application de la
ments of Hazardous Wastes and their Disposal de l’endroit où ils sont produits; présente Convention.
• limiter au minimum les mouvements internationaux de déchets dangereux.
Les Parties ne peuvent pas effectuer ou autoriser des mouvements transfrontières (importation, Le Département de l’Environnement a été désigné pour
exportation ou transit) de déchets ou de matières recyclables dangereuses : être l’autorité compétente et le point focal de la
• vers des États qui ne sont pas Parties à la Convention, sauf s'il existe un accord bilatéral; convention de Bâle
• vers l'Antarctique;
• si l'État de destination visé a interdit des importations de ce genre;
• s'il existe, dans le pays d'origine, de bonnes installations d'élimination ou de recyclage,
à moins que les déchets ne soient utilisés comme matières premières par des
entreprises de recyclage ou de récupération;
• s'il y a lieu de croire que l'État de destination ne dispose pas d'options de gestion et
d'élimination écologiques des déchets dangereux.
2 - Le dispositif curatif en matière de pollution marine
La Convention internationale sur l’intervention en haute Bruxelles, 1974 Avec son protocole de 1973 sur l'intervention en haute mer en cas de pollution par des Accident de mer" s'entend d'un abordage,
mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner 1969 substances autres que les hydrocarbures, cette convention a pour objectif, en cas d'accident, de échouement ou autre incident de navigation ou autre
une pollution par les hydrocarbures permettre à un état côtier d'intervenir contre une pollution ou une menace de pollution, y événement survenu à bord ou à l'extérieur du navire
International convention relating to intervention on the compris en haute mer. qui aurait pour conséquence soit des dommages
Elle demande aux états de prendre en haute mer les mesures nécessaires pour prévenir, matériels, soit une menace immédiate de dommages
high seas in cases of oil pollution casualties
atténuer ou éliminer : matériels, dont pourrait être victime un navire ou sa
------------------------------------- cargaison.
Le protocole de 1973 (à Londres) sur l'intervention en Londres, 1973 « Les parties à la présente convention peuvent prendre en haute mer les mesures nécessaires Haute mer : On désigne par eaux internationales ou par
haute mer en cas de pollution par des substances autres pour prévenir, atténuer ou éliminer les dangers graves et imminents que présentent pour leurs haute mer, ce dernier terme étant le seul employé en
que les hydrocarbures côtés ou intérêts, connexes une pollution ou une menace de pollution des eaux de la mer par droit de la mer, les zones maritimes qui ne sont sous
les hydrocarbures à la suite d'un accident de mer ou des actions afférentes à un tel accident, l'autorité d'aucun État (par opposition aux « eaux sous
susceptibles selon toute vraisemblance d'avoir des conséquences dommageables très juridiction d'un État côtier »). Plus précisément il s'agit
importantes. de toutes les parties de la mer qui sont « ni dans les
Toutefois, aucune mesure ne sera prise en vertu de la présente convention à l'encontre des eaux sous juridiction d’un État (ZEE, ZPE, ZPP...), ni au
bâtiments de guerre ou d'autres navires appartenant à un Etat ou exploités par lui et affectés sein de la mer territoriale d'un État ou bien dans les
exclusivement, à l'époque considérée, à un service gouvernemental non commercial. » eaux archipélagiques d'un État archipel », selon l’article
86 de la convention des Nations unies sur le droit de la
mer (CNUDM).
La haute mer est généralement considérée comme un
« bien public mondial » couvrant un peu plus de la
moitié de la surface planétaire et 64 % des océans. Elle
est ouverte à tous les États, qu'ils soient côtiers ou sans
façade littorale (article 87 CNUDM) .
La Convention internationale sur la préparation, la lutte Londres, 1990 2003 Les Parties à la Convention OPRC sont tenues de prendre des mesures pour lutter contre les Les principaux objectifs de la Convention OPRC sont de
et la coopération en matière de pollution par les événements de pollution, soit à l'échelle nationale, soit en coopération avec d'autres pays. faciliter la coopération internationale et l'assistance
hydrocarbures Les Parties doivent mettre en place un système national leur permettant de réagir rapidement mutuelle dans la préparation et la réponse à un incident
Convention OPRC : International Convention on Oil et efficacement aux incidents de pollution par les hydrocarbures. Cela comprend, au minimum, de pollution marine et d'encourager les États à
la création d’un plan national d’intervention d’urgence. développer et à maintenir une capacité adéquate pour
Pollution Preparedness, Response and Co-operation
La Convention impose aux navires de conserver en permanence un plan d'urgence de bord faire face de manière crédible aux urgences de
contre la pollution par les hydrocarbures. pollution marine.
En outre, les ports maritimes et les installations de manutention d'hydrocarbures doivent Les parties à la Convention sont tenues de porter
maintenir des plans d'urgence en cas de pollution par les hydrocarbures (PPEP) s'il existe des assistance aux autres en cas d'urgence et prévoient le
risques de pollution par les hydrocarbures. remboursement de toute assistance ainsi fournie.
Les capitaines de navire doivent signaler tout événement observé impliquant un déversement La Convention réserve à l'OMI un rôle de coordination
d'hydrocarbures en mer ou la présence d'hydrocarbures en mer. important.
3 - Le dispositif indemnitaire en matière de pollution marine
Le régime international d’indemnisation actuel repose sur deux conventions: la Convention internationale de 1992 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1992 sur la responsabilité civile) et la
Convention internationale de 1992 portant création d’un Fonds international d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (Convention de 1992 portant création du Fonds), ainsi que sur le Protocole de 2003 à la Convention
de 1992 portant création du Fonds (Protocole portant création du Fonds complémentaire).
La Convention de 1992 sur la responsabilité civile, la Convention de 1992 portant création du Fonds et le Protocole portant création du Fonds complémentaire s’appliquent tous à des déversements d’hydrocarbures persistants transportés à bord de navires-
citernes, qui provoquent des dommages par pollution sur le territoire (y compris la mer territoriale) ou la zone économique exclusive (ZEE) ou zone équivalente d’un État partie à l’instrument conventionnel concerné.
La Convention sur la responsabilité civile pour les Londres, 1992 2000 Cette Convention a été adoptée par l’OMI afin de rendre les propriétaires de navires
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures strictement responsables des dommages dus à la pollution causée par les hydrocarbures
International Convention on Civil Liability for Oil transportés par leurs navires, assurant ainsi l’obtention d’une indemnisation.
Pollution Damage La Convention CLC de 1992 couvre les navires transportant des cargaisons d’hydrocarbures
persistants (c.-à-d. des pétroliers).
Elle prévoit également une assurance responsabilité obligatoire pour les propriétaires de
navires.
La Convention internationale de 1992 portant création Londres, 1992 2000 La Convention sur le Fonds de 1992 a été adoptée par l’OMI afin d’établir un fonds international
d'un Fonds international d'indemnisation pour les d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution causée par les navires transportant des
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures cargaisons d’hydrocarbures persistants.
(FIPOL de 1992) Ce fonds est constitué au moyen de contributions versées par les réceptionnaires
d’hydrocarbures par navire dans les États parties. (Ces contributions sont calculées en fonction
International Convention on the Establishment of
de la quantité d’hydrocarbures reçue au cours de l’année civile concernée et couvrent les
an International Fund for Compensation for Oil Pollution demandes attendues, ainsi que les frais afférents à l’administration des Fonds.)
Damage
Le Fonds de 1992 prévoit une indemnisation lorsque :
a) le dommage résulte d’un acte de guerre ou d’une catastrophe naturelle grave ;
b) le dommage résulte en totalité d’un acte de sabotage commis par un tiers ;
c) le dommage résulte en totalité de la négligence des autorités publiques chargées de
l’entretien des feux ou autres aides à la navigation.
La Convention internationale de 2001 sur la Londres, 2001 2010 Cette Convention a été adoptée par l’OMI afin de rendre les propriétaires de navires «Hydrocarbures de soute» signifie tous les
responsabilité civile pour les dommages dus à la strictement responsables des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures transportés hydrocarbures minéraux, y compris l’huile de graissage,
pollution par les hydrocarbures de soute par leurs navires, assurant ainsi qu’une indemnisation serait possible. utilisés ou destinés à être utilisés pour l’exploitation ou
International Convention on Civil Liability for Bunker Oil Elle couvre tous les navires et la pollution causée par les hydrocarbures de soute utilisés dans la propulsion du navire, et les résidus de tels
leur propulsion et leur fonctionnement. Elle prévoit également une assurance responsabilité hydrocarbures.
Pollution Damage
obligatoire pour les propriétaires de navires.
La convention Hydrocarbures de soute comble une
lacune dans la réglementation internationale en
matière de responsabilité liée à la pollution marine. Elle
permet d’améliorer la protection des victimes dans le
cadre de la convention de Montego Bay de 1982 sur le
droit de la mer. La convention Bunker établit que le
propriétaire du navire, sauf exception, est responsable
de tout dommage par pollution causé par des
hydrocarbures de soute.

Parmi les dispositions, figure l’obligation pour le


propriétaire d’un navire d’une jauge brute supérieure à
1.000 tonneaux immatriculé dans un État signataire de
souscrire une assurance ou autre garantie financière
pour couvrir sa responsabilité pour dommages par
pollution. Le Conseil de l’UE a autorisé les États
membres à ratifier cette convention en 2002.

2- Cadre juridique et institutionnel régional

Texte législatif Adoption Ratification Objectif principal / Résumé Complément


La Méditerranée
Le programme pour les mers régionales : 1979 : Le Fonds d’affectation spéciale pour la protection de la mer Méditerranée
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) s'est particulièrement attaché aux problèmes de l'environnement marin en contre la pollution est créé.
1996 : La Commission méditerranéenne du développement durable (CMDD) est
adoptant une démarche globale (indépendante des catégories juridiques du milieu marin) et régionale (appliquée à chaque mer constituant créée (par la Convention de Barcelone) en tant qu’organe consultatif des Parties
une entité géographique). C'est ainsi que s'est développé, à partir de 1974, un programme pour les mers régionales avec comme objectif, de contractantes afin de les aider à intégrer les questions environnementales dans leurs
coordonner les activités destinées à la protection de l'environnement marin grâce à une approche régionale. programmes socioéconomiques et à promouvoir des politiques de développement
durable dans la région et les pays méditerranéens.
Le Plan d’action pour la Méditerranée (PAM) du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE/PAM) est une plateforme de La CMDD coordonne notamment l’élaboration de la Stratégie méditerranéenne de
coopération régionale créée en 1975, qui constitue le premier plan d’action régional mis en place dans le cadre du Programme pour les mers développement durable (SMDD), qui est un document-cadre stratégique devant
régionales du PNUE (1974). donner à tous les acteurs et partenaires les moyens de réaliser le Programme 2030
Le PNUE/PAM a joué un rôle important dans la négociation et l’adoption de la Convention pour la protection du milieu marin et du littoral de et ses objectifs de développement durable aux niveaux régional, sous-régional,
national et local.
la Méditerranée (Convention de Barcelone, 1976) et de ses Protocoles.
Le “Centre régional de lutte contre la pollution par les hydrocarbures ” (ROCC - 1976)
Le système du PNUE/PAM-Convention de Barcelone est le cadre institutionnel, juridique et de mise en œuvre complet que les Parties Le Centre régional Méditerranéen pour l’intervention d'urgence contre la pollution
contractantes ont adopté pour une action concertée afin de réaliser la vision d’une mer et d’un littoral méditerranéens sains, qui sous-tend marine accidentelle (REMPEC – 1989)
le développement durable dans la région. Ce Centre soutient les États de la Méditerranée à la ratification, la transposition, la
mise en œuvre et l'application des conventions maritimes internationales relatives à
la prévention, la préparation et la lutte contre les pollutions par les navires.
Convention sur la protection du milieu marin et du Barcelone, 2004 Les Parties contractantes peuvent conclure des accords bilatéraux ou
littoral de la Méditerranée 1976 multilatéraux, y compris des accords régionaux ou sous-régionaux pour
Convention for the Protection of the Marine Environ la promotion du développement durable, la protection de
ment and the Coastal Region of the Mediterranean l’environnement, la conservation et la sauvegarde des ressources
naturelles dans la zone de la mer Méditerranée, sous réserve que de tels
accords soient compatibles avec la présente Convention et les Protocoles
et conformes au droit international…

Aux fins de protéger l’environnement et de contribuer au


La Convention originelle : Convention pour la développement durable de la zone de la mer Méditerranée, les Parties
protection de la mer Méditerranée contre la pollution contractantes:
(“Convention de Barcelone”) a été adoptée le 16 - appliquent le principe pollueur-payeur en vertu duquel les coûts des
février 1976 à Barcelone et est entrée en vigueur le 12 mesures visant à prévenir, combattre et réduire la pollution doivent être
février 1978. supportés par le pollueur, en tenant dûment compte de l’intérêt général;
La Convention modifiée, par des amendements - entreprennent des études d’impact sur l’environnement concernant
les projets d’activités susceptibles d’avoir des conséquences
adoptés le 10 juin 1995: “Convention pour la
défavorables graves sur le milieu marin et qui sont soumises à
protection du milieu marin et du littoral de la autorisation des autorités nationales compétentes;
Méditerranée” est entrée en vigueur le 9 juillet 2004. (d) encouragent la coopération entre les États en matière de procédure
d’études d’impact sur l’environnement concernant les activités relevant
de leur juridiction ou soumises à leur contrôle qui sont susceptibles de
porter gravement préjudice au milieu marin d’autres États ou zones au-
delà des limites de la juridiction nationale, par le biais de notifications,
d’échanges d’informations et de consultations;
(e) s’engagent à promouvoir la gestion intégrée du littoral en tenant
compte de la protection des zones d’intérêt écologique et paysager et de
l’utilisation rationnelle des ressources naturelles.
L'Atlantique du Nord Est
Accord de coopération pour la protection des côtes Lisbonne, 2008 LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME D'ESPAGNE,
et des eaux de l'Atlantique du Nord Est contre la 1990 LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE,
pollution LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU MAROC,
LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE PORTUGAISE
ET LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE (est une
Cooperation Agreement for the Protection of the co
ancienne organisation supranationale créée en 1957 pour mener une
asts and waters of the North intégration économique (dont le marché commun) entre l'Allemagne de
East Atlantic against Pollution l'Ouest, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas)
Les parties contractantes au présent accord s'engagent, individuellement
ou conjointement le cas échéant, à prendre toutes les mesures voulues
en vertu du présent accord afin de se préparer à faire face à un incident
de pollution en mer tel que dû à des hydrocarbures ou à d'autres
substances nocives.
Article 4 :
1. Chacun des États parties au présent accord met en place sur son
territoire, si nécessaire en collaboration avec les industries concernées,
y inclus les transports maritimes, ainsi que d'autres entités, et
maintient en état de marche un volume minimal de matériel en des
points prédéterminés de manière à pouvoir faire face à des
déversements d'hydrocarbures ou d'autres substances nocives.
2. Chacune des parties met en place un système national de prévention
et de lutte contre les incidents de pollution en mer. Ce système
englobe:
a) la description de l'organisation administrative et de la
responsabilité de chacun de ses éléments pour la préparation et
la mise en œuvre des mesures de prévention et de lutte, et
notamment de l'autorité nationale chargée de traiter des
questions d'assistance mutuelle avec les autres parties;
b) la désignation d'un point de contact opérationnel national qui
sera chargé de la réception et de l'émission des rapports relatifs
aux incidents de pollution en mer,
c) un plan national d'intervention visant à éviter ou à faire face à
de tels incidents de pollution. Ledit plan d'intervention englobe,
entre autres: i) la définition des sources probables de
déversement d'hydrocarbures ou d'autres substances nocives;
ii) la définition des zones sensibles et des ressources vulnérables
en danger ainsi que les priorités dans leur protection; iii) une
liste du matériel et des ressources humaines disponibles; iv) la
définition des moyens de stockage et d'élimination des
hydrocarbures ou des autres substances nocives qui auront été
récupérés.
3. De plus, chacune des parties met en place, individuellement ou dans
le cadre d'une coopération bilatérale ou multilatérale, des programmes
de formation des personnels visant à améliorer l'état d'alerte des
organismes chargés de réagir contre les pollutions.

Article 10
Une partie ayant besoin d'assistance pour faire face à une pollution ou à
une menace de pollution de la mer ou de ses côtes peut demander le
concours des autres parties. La partie qui demande l'assistance précise,
en recourant le cas échéant à l'avis d'autres parties, le type d'assistance
dont elle a besoin.
Les parties dont le concours est demandé en vertu du présent article font
tous les efforts possibles pour apporter ce concours dans la mesure de
leurs moyens, en tenant compte, en particulier dans le cas d'une
pollution par des substances nocives autres que les hydrocarbures, des
moyens techniques à leur disposition.
Exemple d’« Analyse de la législation relative dragage /clapage »
Au niveau national

La loi n° 27-13 relative aux carrières : (2015)


Chapitre premier : dispositions générales
Article premier : Définitions
« Carrières en milieu aquatique » : les carrières situées au fond de la mer, dans les rivières,
les embouchures des fleuves et des lacs, les retenues de barrages ou dans les zones de
delta ;
- « Dragage » : toute opération ayant pour but l’extraction de sédiment dans le lit des cours
d’eau et leurs embouchures, les retenues de barrage, les bassins des ports et leurs voies
d’accès, les lacs et le fond de la mer, dans un but d’entretien et /ou d’exploitation.
- « Dragage d’entretien» : toute opération de dragage ayant pour but de faciliter la
navigation en mer et dans les fleuves et à leurs abords, l’enlèvement des sédiments, la
réalisation de travaux de construction, de pavage, de remblaiement ou de restauration de
sites naturels ou d’ouvrages publics ou de leur élargissement, ou des cours d’eau et des
lacs, leur protection, ou l’aménagement de manière générale ;
- « Dragage d’exploitation» : toute opération de dragage en vue de l’exploitation
commerciale des matériaux extraits ;
- « L’immersion » : toute opération permettant de se débarrasser des déchets et des
ordures du milieu aquatique dans un but d’entretien.
Article 2 : Ne sont pas soumis aux dispositions de la présente loi :
– les mouvements de terre résultant des opérations de travaux de déblaiement ou de
remblaiement, à condition de ne pas les commercialiser ;
– les travaux de reconnaissance géologique et géotechnique, les sondages de
reconnaissance et les carottages, le décapage, les puits, les tranchées et le lançage ;
– le dragage d’entretien ;
– les opérations de dragage réalisées en vue de la mise en place d’ouvrages de protection
contre les inondations et le flot ;
– les travaux de désensablement et de dégagement des autres sédiments qui entravent
l’exploitation normale de toutes infrastructures de base ;

Commentaire et analyse :
La loi sur les carrières n’est pas applicable :
- Aux travaux de dragage d’entretiens.
- Aux travaux de dragage entrant dans le cadre de mouvements de terre résultant des
opérations de travaux de déblaiement ou de remblaiement, à condition de ne pas
commercialiser les matériaux issus de cette opération.
Cependant, et même si la loi fait nettement la différence entre carrière d’exploitation et les
deux types de travaux précités, il semble, et d’après notre réunion avec la DPDPM, que les
membres de la commission sur les carrières considèrent qu’en cas de commercialisation du
sable provenant desdits travaux, la loi sur les carrières s’applique.

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