Chapitre 4 : La police administratif
Police administratif : activité de service publique destiné au maintien de l’ordre public.
Il y a lien entre police administratif et le service public. C’est un service public particulier car
généralement on considère que les activités de services publics et de police administratif sont
2 faces distincts et caractéristiques de l’activité de l’administration.
Section 1 : La notion de police administratif
Police au sens organique et police au sens matérielle.
Police administratif et police judiciaire.
§°1 : Police au sens organique et police au sens matérielle
A/ Police au sens organique
La notion de police renvoi au sens commun à un ensemble de force en tenu en mode
commissariat de police, etc…
Selon le sens organique renvoi à un ensemble d’institutions et aussi à un personnel, voir à un
corps spécifique du personnel que sont les policiers.
B/ Police au sens matériel
Ensemble d’activité uni par un but qui est le maintien de l’ordre public, soit la prévention des
troubles au maintien de l’ordre public.
Cette activité de police va se traduire par différent type d’acte :
o Les actes juridiques (arrêtés de police)
o Les actes matériels (activité sur le terrain)
§°2 : Police administratif et police judiciaire
Le critère de distinction tient à la nature de l’opération. Est-ce que l’opération matérielle est
une opération de prévention ou de répression ?
Si c’est une opération de prévention c’est une opération de police administratif.
Si c’est une opération de répression est une opération de police judiciaire.
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Présente un intérêt sur quel régime de la responsabilité et quel juge compétent de la
responsabilité.
Le juge compétent en matière de police judiciaire c’est le juge judiciaire.
Et le juge compétent en police administratif est le juge administratif.
Le code de procédure pénal définit ainsi la police judiciaire : « elle est chargé de constater les
infractions à la loi pénales, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs ».
Cette définition permet de dégager un critère qui était systématisé par la jurisprudence, à
travers un certain nombre d’arrêt de principe.
Comme l’Arrêt du Tribunal des Conflits du 7 juin 1951, Arrêt Dame Noualek. Selon cette
jurisprudence il y a police judiciaire lorsque l’opération consiste dans la recherche ou
l’arrestation des auteurs d’une infraction déterminé. Et il y a police administrative lorsque
l’opération consiste en une mission de contrôle et de surveillance générale.
C’est lorsque ce n’est pas une opération judiciaire alors c’est une opération administrative. La
distinction en pratique va se ramener a essayé de savoir qu’est-ce que c’est une infraction
déterminée.
Quand il y a infraction déterminée on a police judiciaire.
De manière certaine on va dire qu’il y a infraction déterminée lorsque l’infraction a déjà été
commise.
Il y a infraction déterminée, lorsque infraction pas encore consommé mais et seulement sur le
point d’être commise. Arrêt du Tribunal des Conflits du 27 juin 1955, Arrêt Dame Barbier.
Il y a infraction déterminée, même lorsqu’il n’y a pas infraction réelle et n’existe qu’en dans
l’esprit de l’agent. Arrêt du Tribunal des Conflits, du 15 juillet 1968, Tayeb. Sur la base de la
conviction qu’il y avait la possibilité d’une infraction. Dans une situation de police judiciaire.
Dans la pratique, souvent il arrive que la police administratif et police judiciaire se
chevauchent (#gay). Donc une opération change de nature en cours de route. C’est le cas de
l’hypothèse de la jurisprudence du 5 décembre 1977, Arrêt du tribunal des Conflits, Motsch.
Si refus d’obtempérer après contrôle par keuf (contrôle administratif), c’est un délit et dans la
tête de l’agent si on ne s’arrête pas c’est qu’on a un truc à cacher donc possible infraction, et
devient donc une opération de police judiciaire.
Arrêt du 12 juin 1978, du Tribunal des Conflits, Arrêt Le profil. Affaire où la police avait
passé un contrat avec une société, un contrat dans l’objet était la protection des transports de
fonds. Un agent déposé une valise de thunes à la banque donc protection par les keufs. Au
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final ça, c’est passé et on a essayé de voler le sac. L’intérêt de l’affaire est que dans le
cheminement de l’opération on a une première phase qu’est l’escorte et une 3ème phase de
course poursuite pour arrêter les voleurs. Et la seconde phase qu’est le vol, c’est à ce moment
que la police administrative change en police judiciaire.
Considérer que lorsque se pose la question du régime applicable et du juge compétent, il faut
regarder la globalité de l’opération et la qualification de l’opération principale.
Arrêt du Conseil d’Etat du 11 mai 2021, Arrêt ministre de l’Intérieur, où l’enlèvement de
notre véhicule est une opération de police judiciaire. Ensuite on va déposer le véhicule en
fourrière et il se peut qu’il y ait dégradation du véhicule là-bas. Phase où il s’agit d’une
surveillance donc police administrative durant le temps de surveillance du véhicule en
fourrière. On ne récupère pas notre véhicule donc classement en épave (représente une
infraction) qui conduit à la destruction du véhicule est une opération de police judiciaire.
-28/03-
Cette activité de prévention est dirigée vers la prévention des troubles à l’ordre public.
§°3 : Critère du but poursuivi – la protection de l’ordre public
Ce thème d’ordre public recouvre un contenu classique, dont a jurisprudence s’est attaché à
élargir ce contenu de l’ordre public.
A/ Le contenu traditionnel de l’ordre public
I. La trilogie : sureté, sécurité et salubrité
Le contenu classique a été définit par la loi à partir des communes et donc de la police du
maire, c’est en effet une loi communale de 1884 qui va poser cette définition qu’on retrouve
aussi aujourd’hui dans le Code des généraux des collectivités territoriales en vigueur
aujourd’hui a L’Art. L.2212-2.
Cet article prévoit que la police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sureté, la
sécurité et la salubrité publique.
3 de ces notions ont un sens très précis :
- Sureté : garantir la sureté c’est limité ou prévenir des risques de désordre en tout
genre, que ces désordres résultent de tapages nocturnes par exemple, ou autre atteinte
à la tranquillité publique, ou qu’il résulte de manifestation.
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- Sécurité : garantir la sécurité c’est limiter les risques d’accidents et les risques
d’atteinte aux personnes et aux biens. C’est la raison pour laquelle la police de la
sécurité est principalement la police routière qui va se traduire par le code de la route.
- Salubrité : garantir la salubrité c’est limiter ou prévenir les risques de maladie.
On parle de ces 3 notions comme une trilogie qui définit l’ordre public.
Le bon ordre, cette notion est indéterminée est imprécise qui ne va pas servir en tant que tel
dans la jurisprudence notamment, mais qui va servir comme fenêtre pour le juge pour élargir
le contenu de l’ordre.
II. L’expansion du contenue de l’ordre public
Au fil du temps sont venu s’ajouter à la trilogie d’autre composantes. D’autre but de l’ordre
public.
1. La première expansion : L’esthétique
Est-ce qu’un maire peut prendre des mesures publiques de police pour des motifs
d’esthétique ?
En principe non car pas prévu dans la loi. Mais dans certains arrêts, le Conseil d’Etat est venu
ranger l’esthétique parmi les buts de police administratifs.
Arrêt du 2 août 1924, Arrêt Leroux, un maire prend un arrêté qui impose une obligation de
délavage des arbres qui bordent la voie publique. Sauf une exception, que le maire peut
donner des dérogations et elle sera donné que si les arbres concernés contribuent à
l’embellissement de la ville. Est-ce que les questions d’embellissements font partie des motifs
pour lesquelles le juge peut prendre des mesures ?
L’esthétique devient donc avec cet affaire un élément de l’ordre public. Ça sera confirmé plus
tard par un Arrêt du 3 juin 1938, Société des usines Renault, qui était en cause ici une
réglementation municipale sur les enseignes publicitaires de la commune au nom de l’intérêt
de l’esthétique.
L’esthétique fait bien parti des éléments du but de la police administratif.
Cette jurisprudence va persister jusqu’en 1979, et depuis cette date, l’esthétique n’est plus un
but de police administratif général donc n’est plus un élément de l’ordre public et ça pour une
raison car il y a 2 branches de la police administratif. Notion de trouble à l’ordre public est a
rattaché à la police administrative général, donc les arrêts font que l’esthétique est un élément
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de l’ordre publique donc de la police administrative général. Le législateur a décidé de faire
de la police, une police spéciale de l’esthétique en 1979 et donc l’esthétique n’est plus un
élément de l’ordre public.
2. La deuxième expansion : la moralité
Question qui met mal à l’aise, est-ce que le maire peut réglementer l’activité de ses
concitoyens au nom de la morale, donc au nom d’une moralité publique ?
La moralité publique est définie comme « le minimum d’idée moral naturellement adamisent
à une époque donnée par la moyenne des individus ».
La moralité publique est le but de plusieurs police spécialisé qui ont pour but de la protéger.
Comme les œuvres destinés à la jeunesse qui à sa propre police. La police des œuvres
pornographiques dont le but est de protéger la moralité.
Est-ce que la moralité peut être considéré comme une composante de l’ordre public ?
En principe non car l’article ne le prévoit pas, mais la jurisprudence vient consacrer la
moralité publique comme un élément de l’ordre public.
Par un arrêt important qui est l’Arrêt du 18 décembre 1959, Arrêt Société des films Lutétia,
une société a reçu le visa de projection mais le maire de Nice va interdire al projection sur le
territoire de sa commune, car il y a des risques sérieux de troubles si la projection devait avoir
lieux, et surtout parce que le maire de Nice considère que ce film est immoral.
Le Conseil d’Etat estime que le maire n’a pas outrepassé ses pouvoir en prenant un arrêté
dans l’intérêt de la moralité publique. « Un maire responsable du maintient de l’ordre dans sa
commune peut interdire sur le territoire de celle-ci la représentation d’un film auquel le visa
ministériel d’exploitation a été accordé, mais dont la projection est susceptible d’entrainer
des troubles sérieux ou d’être à raison du caractère immoral du film préjudiciable à l’ordre
public ».
La moralité depuis cet arrêt est une composante de l’ordre public.
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3. Troisième extension : La dignité humaine
Un grand arrêt du 27 octobre 1995, c’est Commun de Morsang-Sur-Orge et ville d’Aix-En-
Provence, l’affaire du lancés de nain. Une société qui a signé des contrats avec des nains pour
des spectacles de lancés de nains. Le Conseil d’État dit que l’interdiction n’a pas été faite au
nom de la moral publique mais au nom de la digité humaine. Il va valider les arrêtés
d’interdiction du maire avec un considérant : « le respect de la dignité de la personne
humaine, est une des composantes de l’ordre public. L’autorité investit du pouvoir de police
municipal peut même en l’absence de circonstance local, interdire une attraction qui porte
atteinte au respect de cette dignité. »
C’est une ligne jurisprudentielle qui est une composante de l’ordre public.
4. Quatrième extension : La DDHC et la tradition républicaine
Est apparu avec l’Affaire Dieudonné, une ordonnance rendu par le Conseil d’Etat c’est celle
du 9 janvier 2014, ministre de l’Intérieur contre société de production de la plume et Mr.
Dieudonné et Mme. Mbala-Mbala. Dans cette affaire le Conseil d’Etat va confirmer les
arrêtés d’interdiction du spectacle de Dieudonné, et les décisions des juridictions
administratifs qui ont tranché dans la légalité de ces mesures-là.
« Au nom du risque sérieux que soient de nouveaux portés de graves atteintes au respect des
valeurs et principes, notamment de la dignité de la personne humaine consacré par la
déclaration des droits de l’homme et du citoyen et par la tradition républicaine ».
On retrouve ici, la dignité humaine à nouveau qui est confirmé comme élément de l’ordre
public, mais cette fois-ci la dignité humaine n’est pas seule, car est mentionné comme un
élément des valeurs et principes qui peuvent justifier une intervention de l’autorité de police
administrative. Ces valeurs et principes on les retrouve dans la déclaration de 1789, et dans la
tradition républicaine.
Ainsi est-ce que tous les éléments qu’on dégage de la tradition républicaine et de la
déclaration ont directement des éléments de l’ordre public ?
Par cette ordonnance normalement oui.
Cette manière de faire ose un problème dans el droit public français. Dans le droit français il y
a une maxime « la liberté est le principe, les restrictions de police sont l’exception ». Ce
principe repose sur une idée de droit qui est : la question de la police administrative s’entend
d’un rapport conflictuel entre l’ordre et les libertés. Les libertés font partis des motifs de la
police administrative, donc les libertés font partie de l’ordre public.
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§°4 : La différenciation de la police administrative – distinction police générale et police
spéciale
La police administrative générale est celle définit par l’Art.2212-2, la police administrative est
une police de prévention aux troubles à l’ordre public entendu dans tous ces éléments (trilogie
+ extensions).
La police générale est une.
Plusieurs polices spéciales différente comme celle de l’eau de la protection de
l’environnement, des spectacles des étrangers…
Il y a une multitude de police spécial. Comment distinguer les polices spéciales de la police
générale ?
La police générale est une police universelle dans le sens que c’est une police qui poursuit
tous les buts/valeurs qui composent l’ordre public. Alors que la police spéciale, peut-être pour
différents motifs ou par différents éléments.
Une police peut être spécial par le but qu’elle poursuit. Et ici ce but va se différencier de
l’ordre public, mais il y a 2 manières d’être différents :
- Soit c’est une police qui poursuit un but qui est une composante de la police générale.
Donc elle poursuit un des buts ou plusieurs buts.
Police général est réglementé d’agir dans l’intérêt de tous les buts de la sureté,
sécurité, salubrité, dignité humaine et la moralité (soit l’ordre public). La police
spéciale c’est une police générale amputée.
- Il y aura aussi police spéciale quand le but est totalement étranger à l’ordre public.
C’est le cas de la police de la chasse, un de leur but poursuivie est la conservation de
la faune qui est étranger à l’ordre public. Comme la police des œuvres
cinématographiques, qui poursuis un but de l’ordre public qu’est la moralité mais aussi
des buts économiques du cinéma.
Il peut y avoir police spéciale à raison des autorités compétentes. La police sera alors dite
spéciale lorsque les pouvoirs de police sont confiés à une autorité autre que les autorités de
police générales. Si le législateur décide de confier des pouvoirs en vue de protéger l’ordre
public mais de le confier à quelqu’un autre que la police générale, alors la police sera dite
spéciale. Comme les polices en matière d’environnement qui sont confiés aux directeurs des
parcs nationaux.
La police est spéciale d’un point de vue matériel, donc sur quel but la police poursuit. Et dans
le fait que l’autorité de police compétente n’est pas une autorité de police générale.
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C’est le cas des ministres, car seul le premier ministre qui est l’autorité compétente générale.
Toutes les polices ministérielles sont des polices spéciales.
Cette distinction est importante pour plusieurs raisons dont la principale raison tient aux
conditions d’exercice des pouvoirs de police. La différence tient au fait du régime de chacune
des polices. La raison pour laquelle le législateur va préférer une police spéciale à la police
générale sera souvent parce que le législateur estime ou cherche à confier des pouvoirs plus
importants à l’autorité de police, et notamment les pouvoirs que dispose les polices spéciales
sont aussi un pouvoir de sanctions, donc c’est une police plus musclée et sévère que la police
générale.
Possibilité de sanction plus sévère par les tribunaux.
Identification de ce qu’est la police générale. Police administrative est une activité de
prévention plutôt que de prévention et prévenir des troubles à l’ordre public.
Il faut distinguer la police générale et la police spéciale.
Section 2 : L’exercice des pouvoirs de police
§°1 : Les autorités compétentes en matière de police
A/ Les autorités de police générale
Ces autorités existent à compétence nationale.
I. Dans le cadre national
Le premier ministre est la principale autorité de police générale, mais il y a aussi le président
de la République.
La police administrative a d’abord été définit comme une police municipale.
En vertu de quoi ces autorités peuvent être des autorités de police générales ?
Arrêt du 8 août 1919, Arrêt Labonne, à propos du président de la République. Affaire de
permis de conduire, automobiliste à qui on retire son permis de conduire pour infraction du
code de la route, mais il conteste la décision de retrait, et le retrait étant opéré en vertu d’un
décret du Président de la République portant sur le code de la route. Donc l’intéressé attaque
aussi el décret en faisant valoir que le décret est illégal car c’est incompétemment que le
président de la République s’est abrogé des pouvoirs de police pour faire ce décret. Le
Conseil d‘Etat va dire que le Président de la république est bien compétent, « il appartient au
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chef de l’Etat en dehors de toute délégation législative, et en vertu de ses pouvoirs propres de
déterminer les mesures de police applicable à l’ensemble du territoire. »
Le fondement de ce pouvoir de police là n’est pas la loi mais des pouvoirs propres du
Président de la République.
Cet arrêt est le fondement actuel des pouvoirs de police général du premier ministre, expliqué
par les changements de régimes. La jurisprudence va suivre le cheminement des différents
régimes constitutionnelle, on passe à un régime parlementaire. La formule de l’Arrêt Labonne
va se transformer « en il appartient au chef du gouvernement », qu’on retrouve dans l’Arrêt
restaurant Nicholas, du 13 mai 1960. Le pouvoir de police général c’est à partir du chef de
gouvernement puis à la Vème république c’est le premier ministre qui exerce le pouvoir de
police général sur les bases de l’Arrêt Labonne, et est soutenu par l’Art.21 de la Constitution
qui prévoit que le « premier ministre assure l’exécution des lois et exerce le pouvoir
réglementaire ».
Le président de la République exerce un pouvoir de police générale de manière résiduelle.
C’est une autorité e police dont le pouvoir est limité par les dispositions constitutionnelles à 3
cadres. Art.19 de la Constitution qui prévoit les pouvoirs propres du Président. En vertu de
l’Art.16 de la Constitution, les pouvoirs exceptionnelles face à des situations exceptionnelles.
An vertu de l’Art.13 du la Constitution. La principale autorité de police générale est el
premier ministre.
II. Sur le plan local
L’institution est le préfet dans les cas des départements. C’est lui qui est chargé des pouvoirs
de police pour tout le département, en vue de prévenir les troubles à l’ordre public.
Dans le cas du département, c’est le préfet, puis le président du conseil départemental dispose
de quelque pouvoir en matière de police générale, principalement concerne la circulation
routière.
Dans le cadre de la commune, l’autorité de la police générale c’est le maire. Le conseil
municipal est radicalement incompétent.
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B/ Les autorité de la police spéciale
I. Plan national
Il y a d’abord les ministres. Chaque ministre est investi de pouvoir de police spécial
correspondant au département qu’il gère.
Le ministre de l’Intérieur dispose de pouvoir de police à l’égard de certaines activités
particulières, comme publication étrangère. Mais aussi des pouvoirs de police à l’égard de
catégorie de personne dont la principale catégorie sont les étrangers.
Même le ministre des Finances, avant avait le pouvoir de la police des prix dans le cadre d’un
contrôle des prix qui était assuré par l’Etat. Mais ce pouvoir a disparu mais le ministre continu
à exercer certains pouvoirs dans les mesures correspondant à l’économie.
II. Plan local
La principale autorité de police spécial et le préfet. Comme la police de débit de boisson, les
pouvoirs dans la matière sont détenus par le préfet. Autorité de police dans différente police
environnementale.
25 police spéciale en matière environnementale qui ont pour autorité le préfet.
Le préfet qui a le pouvoir spécial en matière de chasse, de pêche, de carrière…
Il n’y a pas d’autorité de police spécial au niveau de la commune, le maire n’est pas autorité
de police spéciale juste de police générale.
§°2 : La mise en œuvre des pouvoirs de police
A/ L’articulation des pouvoirs de police : les concours de police
Le concours de police représente le croisement de plusieurs pouvoir de police.
I. Le concours de police spécial
Hypothèse dans laquelle plusieurs autorités de police spéciale peuvent prendre des mesures
sur un même objet sur un même territoire.
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Le concours de police spécial n’est pas possible, donc les polices spéciales ne peuvent pas se
rencontrer ni même se substituer à l’autre, et il n’y a pas de combinaison possible entre les
polices spéciales.
Le concours d’une police spécial dans un autre domaine est illégal.
II. Concours de police générale
Plusieurs polices générales vont intervenir sur un même territoire.
Question concerne la légalité de l’intervention secondaire. Comme des maires qui mettent des
mesures plus strictes en plus des dispositions prit par le Premier ministre.
Est-ce que l’intervention du maire est conforme à la légalité ?
Est-ce que l’intervention du Premier ministre exclu les interventions du préfet et du maire ?
Est-ce que l’intervention du préfet et du maire sont possibles après une mesure de police du
premier ministre et à quelles conditions ?
La règle est donnée par un arrêt du Conseil d’Etat, du 18 avril 1902, Arrêt Commune de
Néris-Les-Bains. Le préfet d’un département va prendre un arrêté de police s’agissant des
jeux d’argent dans les lieux publics, cet arrêté interdit les jeux d’argent en public mais prévoit
une possibilité de dérogation en précisant que cette dernière ne peut être accordé par le
ministre de l’Intérieur et réservé seulement aux stations thermales.
Or le maire d’une station thermale, va prendre un arrêté interdisant tous jeux d’argent.
Est-ce que le maire peut le faire dès lors qu’une autorité de police générale était déjà
intervenue ?
Le Conseil d’Etat va consacrer la possibilité d’une intervention du maire, donc de concours de
le police administratif générale. Mais l’intervention du maire, donc l’intervention seconde, la
légalité de cette intervention est soumise à 2 conditions :
è L’intervention secondaire de l’autorité de police générale en l’espèce du maire, doit
être justifié par des circonstances local particulier.
è Les mesures qui sont prises au titre de l’intervention secondaire, ne doivent pas être
plus libérale, donc elle doit être plus strict. « Il n’y a pas de contradiction dans la loi
de la sévérité, il n’y aurait contradiction que dans la loi de l’indulgence ».
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III. Concours entre police générale et police spéciale
Un problème qui va s’opposer souvent lorsqu’on se trouve dans une de ces situations :
o La police spéciale est une police spéciale dans l’un des éléments de l’ordre public.
Alors intervention de la police générale peut rencontrer l’intervention d’une police
spéciale dans l’élément en question.
o La situation où il y a chevauchement territoriale, donc combinaison des mesures,
quand lorsque les 2 sortes de règles doivent s’appliquer simultanément sur une portion
de territoire déterminé.
Le principe est que l’intervention d’une police spéciale au plan national ou
départemental, ne fait pas obstacle à l’intervention ultérieur d’une autorité de police
générale au plan local.
Arrêt des Sociétés des films Lutétia. Moralité publique mais aussi importante car pose les
conditions de la légalité de l’intervention secondaire de la police générale. Le film a été
considéré comme immoral par le maire de Nice. Le ministre de la Culture a donné le visa
d’exploitation du film, et le film est diffusé partout mais le maire de Nice interdit la
projection de ce film.
La réponse/solution que le maire responsable du maintien de l’ordre dans sa commune
peut interdire dans le territoire de celle-ci la projection d’un film dont el visa
d’exploitation a été accordé. Le Conseil d’Etat soumet la légalité de cette 2ème intervention
pour ces conditions : « la projection de ce film doit représenter un danger à la
provocation de trouble sérieux, à cet égard il faut que cette intervention soit motivée par
des circonstances locales troubles sérieux à l’ordre public ».
Ordonnance du 8 juin 2005, commune de Houilles. Il y a une police spéciale au plan
national, il y a même une loi, Loi du 30 juillet 1987, pas le droit de l’établissement des
sexshops à moins de 100 mètres des écoles. Le maire a interdit tout simplement
l’installation d’un sexshop alors qu’il respecté la loi. Menaces qui apporté sur la sureté
était représenté par une pétition pour annuler le sexshop, ne suffit pas mais représente un
mécontentement qui peut représenter un possible trouble.
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B/ La question de la légalité
On parle que de pouvoir de police. La notion de pouvoir représente aussi les obligations
de police.
Les autorités de police sont tenues de prendre les mesures qui sont nécessaires au maintien
de l’ordre public. Il existe bel et bien une obligation de prendre des mesures de police. Ce
qui veut dire que toute abstention des autorités de police sont illégales. Donc tous
préjudices qui vont naitre d’une carence de l’autorité de police lorsque l’abstention de
l’autorité de police est à la source d’un préjudice, entraine la responsabilité de la
collectivité compétente/en question. Et si responsabilité il y a donc obligation de réparer.
Jusqu’en 1976, cette obligation n’existait et était limité qu’en cas de péril grave, donc
danger le plus grave pour que le manquement puisse engager la responsabilité.
Jurisprudences doublées.
Depuis l’arrêt Latti 23 juin 1976, la condition de péril grave est tombée, donc tous
manquements à l’origine d’un préjudice engage la responsabilité de la collectivité.
-04/04-
Le contrôle repose sur le juge qui est garant des libertés publiques et des droits
fondamentaux.
A travers la jurisprudence on va étudier els conditions qui sont imposé à l’autorité
administrative dans l’exercice des pouvoirs de police. Limite concrète de ce pouvoir.
II. La mesure de police
Doit répondre aux conditions générales de la légalité administrative.
Les moyens de la légalité interne (formel) et els conditions de la légalité externe (matériel).
1/ Les conditions de la légalité interne
L’autorité administrative en prenant une mesure de police doit respecter toutes les exigences
de la légalité interne.
Respect des procédures et de la forme.
La légalité interne impose que la mesure de police doit adopter par une autorité compétente
selon les procédures en vigueur et en respectant les proé cédures en vigueur et en respectant
els exigences de forme.
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Les exigences de forme c’est à l’égard des pouvoirs de police que le législateur s’est montré
le plus exigeant, la loi du 11 juillet 1979, Loi relative à la motivation des actes administratifs,
impose expressément que les mesures de police soient motivées.
2/ La légalité externe
La légalité matérielle est un point important, l’exigence impose que toute mesure de police
soit prise exclusivement dans le but assigné à la police administrative.
Dans un contexte de police générale, al mesure de police ne peut poursuivre que la prévention
des troubles à l’ordre public.
Le contrôle du but de police est un élément essentiel du contrôle administratif. Le moyen pour
faire contrôle le but, c’est le moyen du détournement de pouvoir. Le fait est que le contentieux
du détournement de pouvoir se concentre essentiellement, outre le droit de la fonction public,
sur la mesure de police.
Dans la mesure d’une police spéciale il faut vérifier le but spécial.
Dans la jurisprudence, la mesure de police ne peut pas être prit dans un but primat, ou même
la mesure de police qui est prise dans un but de ménager les finances de la commune donc
c’est un détournement de pouvoir. Pas de prévention à l’ordre des troubles publics ici.
Arrêt du Conseil d’Etat, du 12 novembre 1927.
Détournement de pouvoir lorsque la mesure est prise dans un but d’intérêt général autre que le
but qui est assigné au pouvoir en question.
Constitue un détournement de pouvoir de poursuivre un intérêt privé.
Arrêt 20 octobre 1971, Arrêt Estaynou, dans une commune de France le Conseil d’Etat juge
une mesure de police prise par un maire à raison d’un détournement de pouvoir dont se maire
avait privilégiait un intérêt privé.
Ne peut avoir pour but la protection de l’ordre public et pas d’un intérêt privé, et pas d’un
autre intérêt public.
Si mesure de police vise un intérêt du règlement de litige ou financier, la mesure sera jugé
illégale.
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III. La mesure de police doit être absolument nécessaire
C’est dans cette condition de nécessité que va s’exprimer l’essence du contrôle des pouvoirs
de police, et cette essence est de réaliser une balance entre les nécessités de l’ordre d’une part
et d’autre part la liberté. Assurer équilibre entre ordre et liberté.
Ne doit pas porter atteinte aux libertés au-delà de ce qui est nécessaire pour garantir l’ordre
public.
Affaire Baldy, Arrêt du 10 août 1917, conclusion du commissaire de l’époque : « La liberté
est la règle et la restriction de police l’exception ».
La nécessité est contrôlée systématiquement et strictement par le juge quand il est saisi. Le
contrôle qui est opéré par le juge présente 3 caractères :
- Contrôle concret qui est fait à partir des éléments de l’espèce, des conditions de
circonstance de l’affaire. Contrôle des circonstances de temps et de lieux, donc sur des
circonstances de l’affaire elle-même.
- Il s’agit pour le juge d’apprécier la réalité des menaces, revient à l’administration de
prouver que la menace était réelle et pas de manière abstraite.
- Contrôle de proportionnalité par rapport à la menace : Le juge va contrôler l’intensité
de la mesure de police. Le juge va contrôler l’étendu des restrictions qui sont
apportées, et il va mettre en balance les restrictions d’un côté et la menace de l’autre,
et va apprécier si ces restrictions étaient absolument nécessaires ou sont de nature à
répondre au risque sur l’ordre public.
Le contrôle des motifs de police à les méthodes de contrôle ont été incliné dans le temps par
le juge administratif à parti d’un certain nombre d’arrêt.
Arrêt du 19 février 1909, Arrêt Abbé Olivier, qui est la maison mère du contrôle de nécessité.
Le maire de la commune a décidé de faire un arrêté d’interdiction « toute manifestation
religieuse, notamment celle qui ont lieu sur la voir public à l’occasion des enterrements ».
Absence de nécessité de la mesure qui a été prise. L’occasion pour le Conseil d’Etat de poser
les exigences pour ce contrôle.
1ère exigence, le maire dans l’exercice des pouvoirs de police dans le maintient de l’ordre
public « le maire doit concilier l’accomplissement de sa mission avec le respect des libertés ».
Le Conseil d’Etat ajoute, « il appartient au Conseil d’Etat (juge administratif en général),
non seulement de rechercher si l’arrêté en question porte sur un objet comprit dans les
attributions de l’autorité municipale, mais encore d’apprécier selon les circonstances de la
cause si le maire n’a pas dans l’espèce fait de ses pouvoirs un usage non autorisé par la
loi ».
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Ce contrôle va s’affiner avec l’arrêt Benjamin, du 19 mai 1933, syndicat d’initiative qui
organise notamment des conférences littéraires et invite un mec Benjamin. Mr. Benjamin
avait des opinions sur les questions de laïcité. Il y avait eu dans la commune des personnes
des défenseur de l’école public qui avaient prévu de manifester lorsque Benjamin sera là à
l’occasion de sa présence. Donc menace de manifestation. Le maire réagit en prenant 2
arrêtés, 1er arrêté - interdiction de la conférence de Benjamin, 2ème arrêté - interdiction de
séjour de Benjamin dans la commune.
Arrêt important dans le contrôle des pouvoirs, le Conseil d’Etat va opérer un contrôle concret
qui va se traduire aussi par le pouvoir du juge à chercher les éléments, donc va statuer sur la
base de l’instruction qui a été entreprise. Le Conseil d’Etat va conclure que « l’éventualité des
troubles évoqué par le maire ne présentait pas un degré de gravité tel qu’il n’est pu, sans
interdire la conférence, maintenir l’ordre public ». Le Conseil d’Etat admet qu’il y avait des
menaces, mes ces dernières sont jugées être limités donc as grave. Mais les mesures qui sont
prises dépasse de loin ce qui est nécessaire pour répondre à ces menaces. La mesure qui
dépasse de loin ce qui est nécessaire sont les 2 interdictions. Trouble sont une menace de
manifestation.
La 2ème interdiction n’a rien à voir avec la menace de manifestation. Il faut donc adapter la
mesure strictement à la menace.
Arrêt du Conseil d’Etat, du 26 décembre 2011, Association pour la promotion de l’image. Ce
situ dans la lignée de l’arrêt Benjamin et qui présente les différentes étapes du contrôle qui
constitue autant d’exigence pour l’autorité de police. A la suite de cet arrêt on parle de triple
teste de proportionnalité.
Premièrement, le juge va apprécier si les mesures prisent sont adaptés à la menace.
Deuxièmement, si ces mesures sont nécessaires.
Troisièmement, si ces mesures sont proportionnées.
Affaire dire des arrêtés anti-burkini, Arrêt ligue des droits de l’Homme et autre, arrêté prise
par un maire des Alpes maritime, qui interdit l’accès à la plage de personne qui porte un
burkini. « Interdiction d’accès à la plage aux personnes ne disposant pas d’une tenue
correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, adapté au domaine
maritime ». Le Conseil d’Etat va juger que les mesures de police du maire, doivent être
« adapté, nécessaire et proportionné, au regarde des seuls nécessités de l’ordre public ». Le
Conseil d’Etat va ajouter « il n’appartient pas au maire de se fonder sur d’autre
considération ».
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