KHE7229
KHE7229
N° d'ordre : 05/DOC/2018
Série : 01/ECOV/2018
Thèse
Présentée en Vue de l’Obtention du Diplôme de Doctorat 3ème cycle
Filière : Biotechnologie, Biologie et environnement
Option : Biologie et Génomique Végétales
Thème
Diversité phénotypique et moléculaire du blé dur cultivé
en Algérie : identification et caractérisation des accessions
Présentée par Mme. Amina KHENNAOUI
Soutenu le : 05/03/2018
Devant le jury
Président : Pr. Abdelhamid DJEKOUN. Université des Frères Mentouri Constantine
Encadreur: Pr. Nadia YKHLEF. Université des Frères Mentouri Constantine
Examinateurs :
MCA. Ratiba BOUSBA. Université des frères Mentouri Constantine
Pr. Miloud HAFSI. Université Ferhat Abbas Sétif
Dr. Abdelkader BENBELKACEM. Directeur de recherche INRA Constantine
À MA CHERE MERE.
Aucun hommage ne saurait transmettre à sa juste valeur ; l’amour, le dévouement et
le respect que je porte pour toi. Je te dédie à mon tour cette thèse qui concrétise ton
rêve le plus cher et qui n’est que le fruit de tes encouragements. Tu n’as pas cessé de
me soutenir et de m’encourager, ta générosité exemplaire et ta présence constante ont
fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Tes prières ont été pour moi un grand soutien
tout au long de mes études. J’espère que tu trouveras dans ce modeste travail un
témoignage de ma gratitude, ma profonde affection et mon profond respect.
A MON ÉPOUX,
Les mots me manquent pour remercier, à sa juste valeur, mon époux, pour son soutien
moral et psychologique indispensables pour maintenir ce travail. C’est lui qui a subi
ma thèse de l’intérieur, les moments de doute et de difficultés et j’en passe…
A MA BELLE FAMILLE, et à tous ceux qui me sens chers et que j’ai omis de citer.
Résumé
L'amélioration génétique des traits agronomiques liés à la performance et à
l'adaptation aux environnements est conditionnée par la présence d'une variabilité génétique et
phénotypique des caractères ciblés dans le matériel végétal soumis à la sélection. Dans ce
travail trois essais ont été réalisés sur une collection de 26 variétés de blé dur (Triticum durum
Desf.) de diverses origines. Le premier essai a été réalisé durant la campagne 2011/2012 sur
le site de la station ITGC el Khroub représentant les hautes plaines orientales algérienne, en
condition pluviales. Pour évaluer l'ampleur de la variabilité phénotypique en vue d’une future
utilisation. Divers paramètres phénologiques et physiologiques (précocité à l’épiaison et
date de maturité, température du couvert végétal, teneur relative en eau), agronomiques
(NTE ; NTH ; NTE/NTH), ainsi des caractères morphologiques quantitatifs (hauteur de la
plante, la surface foliaire, longueur de barbes, longueur de l’épi) et qualitatifs (couleur de
l’épi et barbes et pilosité des glumes) ont été étudiés chez les variétés de blé dur. Les
résultats obtenus révèlent des différences variétales hautement significatives pour l’ensemble
des paramètres mesurés.
Le deuxième essai a été conduit durant la campagne 2012/2013 sur le même site
d’expérimentation précédente ; afin de comparer la production et la performance de variétés
étudiées dans des conditions climatiques différentes. Un effet significatif années et variétés a
été révélé pour l’ensemble de paramètres, nos résultats montrent que le stresse thermique de
fin de cycle induit une diminution du PMG. Le manque d'eau provoque une diminution du
nombre d’épi par m², et le nombre de grains par épi de toutes les variétés. Les variétés
Hoggar et Tassili présentent de bonne capacité de production durant les deux essais comparés
aux autres variétés. Des liaisons positives très hautement significatives sont notées entre le
rendement en grains et le nombre de grains produit par unité de surface, et le nombre de
grain par épi. L’analyse en composante principale, décrivant 77.36% de variation totale, ainsi
qu'une classification hiérarchique présentant la répartition des génotypes selon leurs variations
phénotypiques ont montré l’existence de trois groupes distincts. Le premier constitué de
variétés anciennes renfermant des capacités d’adaptation aux conditions climatiques de la
région d’étude, tardifs et de grande taille. En opposition avec les deux groupes formés par des
variétés du (CIMMYT et ICARDA, Italie), caractérisées par une taille réduite, une précocité à
l’épiaison, et dotés de valeurs plus élevées de l’ensemble des composantes du rendement.
Le troisième essai a été mené dans cette étude afin d’évaluer la diversité génétique des
variétés blé dur en utilisant deux types de marqueurs moléculaires (SSR et RAPD). Au total,
44 et 30 allèles ont été générés par 10 amorces SSR et 05 amorces RAPD respectivement. Les
résultats obtenus par l’utilisation des microsatellites, met en évidence une variabilité au sein
des 26 variétés. Révèlent une diversité allélique importante se caractérisant par des valeurs du
contenu informatif du polymorphisme (PIC) assez élevées, les plus hautes sont obtenues par
les amorces WMC 307 et BARC 142 avec (0.85 et 0.73) respectivement, et en accord avec le
nombre important d’allèles polymorphes détectés chez les variétés avec une moyenne de 11.8
allèles, ceci consolide et justifie le choix d’utiliser ces amorces pour analyser nos variétés de
blé dur. La classification des variétés selon la méthode UPGMA (Unweighted Pair Group
Method with Arithmetic averaging) a montré une large diversité génétique, peuvent être
utilisées dans le choix de parents dans le programme d’amélioration. Les variétés de blé
modernes ont divergé du blé dur algérien et italien en deux principaux clusters distincts. Les
résultats estimés par les marqueurs RAPD révèlent également un polymorphisme génétique
exprimé par un PIC (0.31) et index de diversité de Shannon (0.410). De plus l'AMOVA
(Analyse de la variance moléculaire) a montré que la variation génétique au sein des groupes
représente 97% (ΦPT = 0,173 p <0,05).
Mots clés : traits agro- morphologiques, Triticum durum, rendement, diversité génétique, SSR, RAPD.
Phenotypic and molecular diversity of durum wheat grown in Algeria: identification
and characterization of accessions
Abstract
The genetic improvement of the agronomic traits related to the performance and
adaptation to the environments is conditioned by the presence of a genetic and phenotypic
variability of the targeted traits in the plant material subjected to the selection. In this work,
three trials were conducted on the collection of 26 durum wheat (Triticum durum Desf.)
from various origins. The first trial was realized during the campaign of 2011/2012 on the
ITGC site of el khroub station in rainy conditions. This site represents the highest Algerian
eastern plains. To assess the extent of phenotypic variability for future use. Various
phenological and physiological parameters (The heading stage and maturity date, the
temperature of crop canopy, relative water content), agronomics (The number of fertile
tillers (NTF), the number of grass tillers (NTG), and (NTF/NTG). And quantitative
morphological characteristics (plant height, flag leaf area, the length of beards, the spike
length) and qualitative characteristics (spike and beards color and pubescence of glumes)
were studied in the genotypes of durum wheat. The results obtained reveal highly
significant varietal differences for all measured parameters.
The second trial was conducted during the 2012/2013 campaign on the same site of
previous experiments; in order to compare the production and performance of varieties
studied under different climatic conditions. A significant effect years and varieties were
revealed for the set of parameters, our results show that the end-of-cycle thermal stress
induces a decrease of thousand kernel weight. Lack of water causes a decrease in the
number of heads per m² and the number of grains per ear of all varieties. The Hoggar and
Tassili varieties have good production capacity during the two trials compared to the other
varieties. Highly positive significant links have been found between grain yield and the
number of grains produced per unit area, and the number of grain per spike. The principal
component analysis, described a total variation of 77.36 %, and the hierarchical
classification has divided the genotypes according to their phenotypic variation into three
distinct groups. The first one includes old varieties showing adaptability to climatic
conditions to the studied area. They are late and large. In opposition to the two groups
formed by varieties from (CIMMYT, ICARDA, and Italy) . They are characterized by a
small, early maturity at heading, and show higher values for all performance components.
The third trial was conducted in this study to evaluate the genetic diversity of
durum wheat varieties using two types of molecular markers (SSR and RAPD). In total, 44
and 30 alleles were generated by 10 SSR primers and 05 RAPD primers respectively. The
results obtained by the use of microsatellites, highlights variability within the 26 varieties.
Reveal significant allelic diversity characterized by high polymorphic information content
(PIC) values, highest are obtained by primers WMC 307 and BARC 142 with (0.85 and
0.73) respectively. And in agreement with the large number of polymorphic alleles
detected in varieties with an average of 11.8 [Link] results reinforces and justify the
choice to use these primers association analysis in our durum wheat varieties. The
classification of varieties according to UPGMA (Unweighted Pair Group Method with
Arithmetic averaging) showed a wide genetic diversity, can be used in the choice of
parents in the breeding program. Modern wheat varieties have diverged from Algerian and
Italian durum wheat into two main distinct clusters. The results estimated by the RAPD
markers also reveal a genetic polymorphism expressed by a PIC (0.31) and Shannon
diversity index (0.410). AMOVA (Analysis of Molecular Variance) showed that genetic
variation within groups represented 97% (ΦPT = 0.173 p <0.05).
Key words: agro-morphological traits, Triticum durum, yield, genetic diversity, SSR, RAPD.
اﻟﻤﻮﺿﻮع :اﻟﺘﻨﻮع اﻟﻤﻈﮭﺮي واﻟﺠﺰﯾﺌﻲ ﻟﻠﻘﻤﺢ اﻟﺼﻠﺐ اﻟﻤﺰروع ﻓﻲ اﻟﺠﺰاﺋﺮ :ﺗﺤﺪﯾﺪ وﺗﻮﺻﯿﻒ اﻷﺻﻨﺎف
ﻣﻠﺨﺺ
إن اﻟﺘﺤﺴﯿﻦ اﻟﺠﯿﻨﻲ ﻟﻠﺼﻔﺎت اﻟﺰراﻋﯿﺔ اﻟﻤﺘﻌﻠﻘﺔ ﺑﺎﻹﻧﺘﺎﺟﯿﺔ واﻟﺘﻜﯿﻒ ﻣﻊ اﻟﺒﯿﺌﺎت ﻣﻘﯿﺪ ﺑﻮﺟﻮد اﻟﺘﻨﻮع اﻟﻤﻈﮭﺮي واﻟﺠﺰﯾﺌﻲ
ﻟﻠﺼﻔﺎت اﻟﻤﺴﺘﮭﺪﻓﺔ ﻓﻲ اﻟﻌﯿﻨﺔ اﻟﻨﺒﺎﺗﯿﺔ اﻟﻤﺨﺘﺒﺮة .ﻓﻲ ھﺬا اﻟﻌﻤﻞ ﺗﻢ ﺗﻨﻔﯿﺬ ﺛﻼث ﺗﺠﺎرب ﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ ﻣﺘﻜﻮﻧﺔ ﻣﻦ 26ﺻﻨﻒ ﻣﻦ
اﻟﻘﻤﺢ اﻟﺼﻠﺐ ﻣﻦ أﺻﻮل ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ.
ﺗﻤﺖ اﻟﺘﺠﺮﺑﺔ اﻷوﻟﻰ ﺧﻼل اﻟﻤﻮﺳﻢ اﻟﺰراﻋﻲ 2012/2011ﺗﺤﺖ اﻟﻈﺮوف اﻟﻄﺒﯿﻌﯿﺔ اﻟﺤﻘﻠﯿﺔ ﻓﻲ ﻣﺤﻄﺔ )(ITGC
اﻟﺨﺮوب اﻟﺘﻲ ﺗﻤﺜﻞ اﻟﺴﮭﻮل اﻟﺸﺮﻗﯿﺔ اﻟﻌﺎﻟﯿﺔ ،ﻟﺘﻘﯿﯿﻢ ﻣﺪى اﻟﺘﻨﻮع اﻟﻤﻈﮭﺮي ﻷﺟﻞ اﺳﺘﺨﺪاﻣﮭﺎ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼ .ﻓﻲ ھﺬا اﻟﺴﯿﺎق ﺗﻤﺖ
دراﺳﺔ ﻣﺨﺘﻠﻒ اﻟﺨﻮاص اﻟﻔﯿﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺔ و اﻟﻔﺴﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺔ )اﻟﺘﺴﻨﺒﻞ اﻟﻤﺒﻜﺮ ،ﻣﻮﻋﺪ اﻟﻨﻀﺞ ،درﺟﺔ ﺣﺮارة اﻟﻐﻄﺎء
اﻟﻨﺒﺎﺗﻲ،ﻣﺤﺘﻮى اﻟﻤﺎء اﻟﻨﺴﺒﻲ( ﻛﺬﻟﻚ اﻟﺰراﻋﯿﺔ ) ﻋﺪد اﻻﺷﻄﺎء اﻟﻌﺸﺒﯿﺔ،ﻋﺪد اﻻﺷﻄﺎء اﻟﻤﺜﻤﺮة ،ﻧﺴﺒﺔ اﻻﺷﻄﺎء اﻟﻤﻨﺘﺠﺔ( .
ﻛﺬﻟﻚ اﻟﺨﻮاص اﻟﻤﻮرﻓﻮﻟﻮﺟﯿﺔ اﻟﻜﻤﯿﺔ )طﻮل اﻟﻨﺒﺘﺔ ،اﻟﻤﺴﺎﺣﺔ اﻟﻮرﻗﯿﺔ ،طﻮل اﻟﺴﻨﺒﻠﺔ ،طﻮل اﻟﺴﻔﺎة( .واﻟﻨﻮﻋﯿﺔ ) ﻟﻮن اﻟﺴﻨﺒﻠﺔ
،واﻟﺴﻔﺎة ،وﺟﻮد اﻟﺰﻏﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻌﺼﻔﺔ( .اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﻤﺘﺤﺼﻞ ﻋﻠﯿﮭﺎ ﺗﺒﯿﻦ ﺗﻨﻮﻋﺎ ﻣﻠﺤﻮظﺎ ﻟﺪى أﻏﻠﺐ اﻟﻌﻮاﻣﻞ اﻟﻤﺪروﺳﺔ.
أﺟﺮﯾﺖ اﻟﺘﺠﺮﺑﺔ اﻟﺜﺎﻧﯿﺔ ﺧﻼل اﻟﻤﻮﺳﻢ اﻟﺰراﻋﻲ 2013/2012ﻓﻲ ﻧﻔﺲ ﻣﻮﻗﻊ اﻟﺘﺠﺮﺑﺔ اﻻوﻟﻲ .ﻣﻦ أﺟﻞ ﻣﻘﺎرﻧﺔ إﻧﺘﺎج وأداء
اﻷﺻﻨﺎف اﻟﻤﺪروﺳﺔ ﻓﻲ ظﻞ ظﺮوف ﻣﻨﺎﺧﯿﺔ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ .أظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﺄﺛﯿﺮ اﻟﻜﺒﯿﺮ ﻟﻠﺴﻨﺔ واﻟﺼﻨﻒ ﻟﺪي أﻏﻠﺐ اﻟﻌﻮاﻣﻞ
اﻟﻤﺪروﺳﺔ .زﯾﺎدة أن اﻹﺟﮭﺎد اﻟﺤﺮاري ﻓﻲ ﻧﮭﺎﯾﺔ اﻟﺪورة ﯾﺆدي اﻟﻲ اﻧﺨﻔﺎض ﻓﻲ وزن اﻷﻟﻒ ﺣﺒﺔ ،أﻣﺎ اﻹﺟﮭﺎد اﻟﻤﺎﺋﻲ
ﯾﺴﺒﺐ اﻧﺨﻔﺎض ﻓﻲ ﻋﺪد اﻟﺴﻨﺎﺑﻞ ﻓﻲ اﻟﻤﺘﺮ اﻟﻤﺮﺑﻊ ،وﻋﺪد اﻟﺤﺒﻮب ﻓﻲ اﻟﺴﻨﺒﻠﺔ ﻟﺠﻤﯿﻊ اﻷﺻﻨﺎف .اﻟﺼﻨﻔﯿﻦ ھﭭﺎر وطﺎﺳﯿﻠﻲ
أظﮭﺮﺗﺎ ﻗﺪرة إﻧﺘﺎﺟﯿﺔ ﺟﯿﺪة ﺧﻼل اﻟﺘﺠﺮﺑﺘﯿﻦ ﻣﻘﺎرﻧﺔ ﺑﺎﻷﺻﻨﺎف اﻷﺧﺮى .ﻻﺣﻈﻨﺎ وﺟﻮد ارﺗﺒﺎطﺎت إﯾﺠﺎﺑﯿﺔ ﻛﺒﯿﺮة ﺟﺪا ﺑﯿﻦ
اﻟﻤﺮدود وﻋﺪد اﻟﺴﻨﺎﺑﻞ ﻓﻲ اﻟﻤﺘﺮ اﻟﻤﺮﺑﻊ وﻋﺪد اﻟﺤﺒﻮب ﻓﻲ اﻟﺴﻨﺒﻠﺔ.
وأظﮭﺮ ﺗﺤﻠﯿﻞ اﻟﻤﻜﻮن اﻟﺮﺋﯿﺴﻲ )% 75 (ACPﻣﻦ اﻻﺧﺘﻼف اﻟﻜﻠﻲ زﯾﺎدة ﻋﻦ أن اﻟﺘﺼﻨﯿﻒ اﻟﮭﺮﻣﻲ اﻟﺘﺼﺎﻋﺪي )(CAH
اﻟﺬي ﯾﻮﺿﺢ ﺗﻮزﯾﻊ اﻷﻧﻤﺎط اﻟﺠﯿﻨﯿﺔ وﻓﻘﺎ ﻟﺘﻐﯿﺮاﺗﮭﺎ اﻟﻈﺎھﺮﯾﺔ .وﺟﻮد ﺛﻼث ﻣﺠﻤﻮﻋﺎت :اﻷوﻟﻲ ﺗﺘﻜﻮن ﻣﻦ اﻷﺻﻨﺎف
اﻟﻘﺪﯾﻤﺔ اﻟﻤﺤﻠﯿﺔ اﻟﺘﻲ ﺗﺘﻤﯿﺰ ﺑﺎﻟﻘﺪرة ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻜﯿﻒ ﻣﻊ اﻟﻈﺮوف اﻟﻤﻨﺎﺧﯿﺔ ﻟﻤﻨﻄﻘﺔ اﻟﺪراﺳﺔ ،ﻣﺘﺄﺧﺮة اﻟﻨﻀﺞ ،طﻮﯾﻠﺔ .ﻋﻠﻰ
ﻧﻘﯿﺾ اﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺘﯿﻦ اﻟﺘﻲ ﺗﺸﻜﻠﺘﺎ ﻣﻦ ﺧﻼل اﻟﺘﺤﺴﯿﻦ وإدﺧﺎل اﻟﺘﺮاﻛﯿﺐ اﻟﻮراﺛﯿﺔ )اﻷﺻﻨﺎف اﻹﯾﻄﺎﻟﯿﺔ ،إﯾﻜﺎردا ،ﺳﯿﻤﯿﺖ (
ﺗﺘﻤﯿﺰ ﺑﺘﺴﻨﺒﻞ ﺳﺮﯾﻊ ،ﻗﺼﯿﺮة اﻟﻄﻮل ،ﻣﺮدود أﻋﻠﻲ.
أﺟﺮﯾﺖ اﻟﺘﺠﺮﺑﺔ اﻟﺜﺎﻟﺜﺔ ﻓﻲ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ﻟﺘﻘﯿﯿﻢ اﻟﺘﻨﻮع اﻟﺠﯿﻨﻲ ﻟﻤﺨﺘﻠﻒ اﻷﺻﻨﺎف ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام ﺗﻘﻨﯿﺔ SSRو .RAPD
ﻓﻲ اﻟﻤﺠﻤﻮع ،ﺗﻢ ﺗﻮﻟﯿﺪ 44و 30أﻟﯿﻼت ﺑﻮاﺳﻄﺔ 10ﻣﺆﺷﺮات SSRو RAPD 5ﻋﻠﻰ اﻟﺘﻮاﻟﻲ .ﺗﻜﺸﻒ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ
اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ ﻋﻦ طﺮﯾﻖ اﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﺆﺷﺮات SSRﻋﻦ وﺟﻮد ﺗﻨﻮع ﻣﮭﻢ ﻣﺒﯿﻦ ﺑﺎﻟﻤﺤﺘﻮي أﻟﻤﻌﻠﻮﻣﺎﺗﻲ اﻟﻮراﺛﻲ )(PIC
ﺳﺠﻠﺖ أﻋﻠﻰ ﻗﯿﻤﺔ ﻋﻨﺪ اﻟﻤﺆﺷﺮ اﻟﺠﺰﯾﺌﻲ) BARC 142 (0.73و. (0.85) WMC 307زﯾﺎدة ﻋﻠﻰ ﻋﺪد ﻛﺒﯿﺮ ﻣﻦ
اﻷﻟﯿﻼت ﻣﺘﻌﺪدة اﻷﺷﻜﺎل اﻟﻤﻜﺘﺸﻔﺔ ﺑﻤﺘﻮﺳﻂ 11.8أﻟﯿﻞ ،ﻣﻤﺎ ﯾﺒﺮر اﺧﺘﯿﺎر و اﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﺆﺷﺮات اﻟﺠﺰﯾﺌﯿﺔ ﻟﺘﺤﻠﯿﻞ
أﺻﻨﺎف اﻟﻘﻤﺢ اﻟﺼﻠﺐ.
وﯾﺒﯿﻦ اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﻌﻨﻘﻮدي اﻟﻘﺎﺋﻢ ﻋﻠﻰ ﻗﯿﻢ اﻟﺘﺸﺎﺑﮫ اﻟﺠﯿﻨﻲ ﻟﻸﻟﯿﻼت SSRﺗﻨﻮع ﺟﯿﻨﻲ واﺳﻊ ،ﯾﻤﻜﻦ اﺳﺘﺨﺪاﻣﮫ ﻓﻲ اﺧﺘﯿﺎر
اﻟﻮاﻟﺪﯾﻦ ﻓﻲ ﺑﺮاﻣﺞ اﻟﺘﺤﺴﯿﻦ .ﺣﯿﺚ ﺗﺒﺎﻋﺪت أﻧﻮاع اﻟﻘﻤﺢ اﻟﺤﺪﯾﺜﺔ ﻋﻦ اﻟﻘﻤﺢ اﻟﺠﺰاﺋﺮي واﻹﯾﻄﺎﻟﻲ إﻟﻰ ﻣﺠﻤﻮﻋﺘﯿﻦ رﺋﯿﺴﯿﺘﯿﻦ
ﻣﺘﻤﯿﺰﺗﯿﻦ .اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﺗﻘﺪﯾﺮھﺎ ﺑﻮاﺳﻄﺔ اﻟﻤﺆﺷﺮات RAPDﺗﻜﺸﻒ أﯾﻀً ﺎ ﻋﻦ ﺗﻨﻮع ﺟﯿﻨﻲ ﺗﻢ اﻟﺘﻌﺒﯿﺮ ﻋﻨﮫ ﺑﻮاﺳﻄﺔ
ﻗﯿﻤﺔ (0.31) PICوﻣﺆﺷﺮ ﺷﺎﻧﻮن ﻟﻠﺘﻨﻮع ) .(0.410وأظﮭﺮ ﺗﺤﻠﯿﻞ اﻟﺠﺰﯾﺌﻲ AMOVAأن اﻟﺘﺒﺎﯾﻦ اﻟﺠﺰﯾﺌﻲ داﺧﻞ
اﻷﺻﻨﺎف ﯾﻤﺜﻞ . (ΦPT = 0,173 p <0,05) %97
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ :اﻟﺼﻔﺎت اﻟﻤﻮرﻓﻮﻟﻮﺟﯿﺔ اﻟﺰراﻋﯿﺔ ،اﻟﻘﻤﺢ اﻟﺼﻠﺐ ،اﻟﻤﺮدود ،اﻟﺘﻨﻮع اﻟﺠﯿﻨﻲ ،اﻟﻤﺆﺷﺮات
اﻟﺠﺰﯾﺌﯿﺔ ).(SSR, RAPD
Liste des abréviations et des acronymes
ACP : Analyse en Composantes Principales.
AFLP: Amplified Fragment Lenght Polymorphisme
AMOVA : Analyse de la variance moléculaire.
ANOVA : Analyse de la variance.
CAH : Classification Ascendante Hiérarchique.
CIC : Conseil Internationale des Céréales
CTAB: Cetyl trimethylammonium
CYMMYT : International Maize and Wheat Improvement Center
dNTP : Désoxyribo-nucléotide triphosphate.
EDTA: Ethylène Diamine Tétra-Acétate.
He : hétérozygotie attendue
Ho : hétérozygotie observée.
HP : hauteur de la plante
I : index de diversité de Shannon
ICARDA : Centre Internationale de la Recherche Agronomique pour les zones Arides
INRAA : Institut national de recherche agronomique d'Algérie
ITDAS : Institut Technique de Développement de l’Agronomie Saharienne
ITGC : Institut Technique des Grandes Cultures.
LB : longueur de la barbe
LEP: longueur de l’épi
MADRP : Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche
MM : marqueurs moléculaire
Na : le nombre d’allèles détectés.
NEP/m² : Nombre d’épi par mètre
NG/E : Nombre de grains par épi
NTE : nombre de talles épis
NTH : nombre de talles herbacées
OAIC : Office Algérien Interprofessionnel des Céréales
Pb : paire de base.
PCR : Polymerase Chain Reaction
PF : poids frais.
PIC : Contenu Informatif du Polymorphisme
PM : poids moléculaire.
PMG : Poids de mille grains
PS : poids sec.
PT : poids de turgescence.
qsp : quantité suffisante pour.
QTL : Quantitative Trait Loci( locus à effets quantitatifs)
RAPD : Random Amplified Polymorphic DNA
Rdt : Rendement en grains
Rpm : rotation par minute.
SF : surface foliaire
SSRs : Simple Sequence Repeat.
Taq : Thermus aquaticus polymérase
TC : température de couvert végétal
TRE: teneur relative en eau
UPGMA: Unweighted Pair Group Method with Arithmetic averaging.
USDA: United States Department of Agriculture
WMC: wheat microsatellite consortium
Liste de tableaux
1
Introduction générale
intérêts des agriculteurs permettra de faire face aux stress biotiques et abiotiques. Du point de
vue scientifique, ces données constituent pour les sélectionneurs une source de gènes pour la
création de nouvelles variétés plus performantes (Amallah ; 2017).
En l’absence d’une collection du blé dur convenablement caractérisée, il est
difficilement concevable de développer un programme de sélection variétale qui puisse
répondre aux besoins d’un pays soumis à des conditions climatiques aussi diverses. C’est dans
ce cadre et dans la perspective de contribuer à l’amélioration et à la gestion de cette ressource
génétique importante que notre étude est menée. Les principaux objectifs du présent travail
sont:
Evaluation de Vingt Six variétés de blé dur cultivées en Algérie, sur la base des caractères
agro- morphologiques et physiologiques. D’analyser et de comparer les rendements en grain
ainsi que leurs composantes dans le but d’améliorer nos connaissances afin d’identifier les
cultivars les plus intéressants et les plus prometteurs. Ce type d’études de diversité génétique
permet aussi d’évaluer la variabilité existante entre les variétés et d’extraire les caractères les
plus discriminants et les plus importants qui peuvent être utiles pour la classification et la
caractérisation des variétés du blé dur.
Caractérisation moléculaire par l’utilisation de deux type de marqueurs moléculaires, RAPD
et SSR dans le but d’identification des variations ou des similitudes génétiques ainsi les liens
qui existent entre les vingt six variétés. Cette information peut s'avérer très utile pour la
gestion des ressources génétiques et leur utilisation raisonnée dans les programmes de
sélection. Ainsi la structure de la diversité génétique au sein de deux groupes de variétés
anciennes algériennes et les variétés modernes (CIMMYT et ICARDA et italiennes).
Le chapitre I est une revue de la littérature sur le blé dur, sa répartition géographique, son
importance, une présentation des ressources génétique de blé dur ainsi les différents types de
marqueurs utilisés pour l’analyse de la variabilité génétique, à savoir : phénotypiques,
protéiques et moléculaires.
Le deuxième chapitre détaille les principales méthodologies utilisées en passant par la
description du matériel végétal, le dispositif expérimental ainsi que les techniques utilisées
pour l’analyse de la diversité phénotypique et moléculaire.
Dans le troisième, et le quatrième chapitre présentent les résultats obtenus et leurs
discutions.
3
Chapitre I / Revue bibliographique
Revue Bibliographique
I-1-Le blé
I-1-1-Origine et histoire
A l’échelle mondiale
Depuis longtemps, les céréales, notamment le blé est devenu un produit de première
nécessité à l’échelle mondiale. Son importance dépasse le rôle traditionnel considéré
comme aliment, il a aujourd’hui, un rôle social, économique et politique dans la plupart
des pays dans le monde.
La production mondiale de blé (blé tendre et blé dur) s’inscrit sur une pente
croissante au cours de la dernière décennie et progresse de 14 %. Qui plus est, les trois
dernières années ont enregistre trois records de production consécutifs (Figure.02).
Expliqué par les efforts déployés en matière de techniques culturales et de sélection
génétique, ce qui conduit à une amélioration significative des rendements (CIC ; 2016).
5
Revue Bibliographique
Les deux pays les plus peuplés du monde, à savoir la Chine et l’Inde, sont ceux,
après l’Union Européenne, dont les productions augmentent le plus en valeur absolue (en
valeur relative, les gains de production sont de 24 % pour la Chine et de 14 % pour l’Inde).
Celles-ci ont progressé de manière constante au cours des dix dernières années
(Tableau.01). L’autosuffisance alimentaire a longtemps été un objectif pour les autorités
chinoises, tandis que les autorités indiennes visent à éradiquer la pauvreté. Ainsi, la surface
dédiée au blé en Inde a fortement progressé. Pour la Chine, on constate une hausse des
surfaces et une amélioration concomitante des rendements.
A l’échelle de nationale
6
Revue Bibliographique
Les superficies emblavées et récoltées en blé dur ont connu une augmentation de
2,4% et 10,05% respectivement en 2014/2015 comparativement à la campagne 2013/2014
(Figure.03).
Les rendements en blé dur ont diminué de 1,2% en 2014/2015 (soit 15,4 q/ha) par
rapport à la campagne précédente (soit 15,6q/ha). Depuis la production record qui a été
enregistrée lors de la campagne 2008-2009 où il a été moissonné 61,2 millions de q. Cette
dernière a chuté à 36 millions de q en 2015 (Figure.04). Les céréales restent en grande
partie tributaire des conditions climatiques qui n’ont pas été très favorables notamment en
période critique qui s’étale entre le mois d’Avril et le mois de Mai.
Par ailleurs, devant cette tendance à la baisse de la production céréalière et
l'impératif de réduire les volumes d'importations, notamment du blé dur et tendre, les
pouvoirs publics ambitionnent d'augmenter progressivement la production céréalière pour
la porter à 70 millions de quintaux en 2019. Cette progression devrait se réaliser à travers,
notamment, l'extension des surfaces irriguées, l'intégration de la fertilisation, des semences
certifiées et du renforcement de la mécanisation.
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Revue Bibliographique
L’Algérie est l’un des plus importants pays importateur de céréales avec une
moyenne d’importation qui atteint 10 millions de tonnes, et le blé représente la moitié des
importations.
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Revue Bibliographique
Dans les filières stratégiques telles que les céréales, l’augmentation de la production
et des rendements est une priorité pour les pouvoirs publics afin de répondre à la demande
croissante. Dans cette optique le défi pour la production algérienne de céréales est de hisser
le rendement à l’hectare à au moins 30 quintaux/ha durant les cinq prochaines années
contre 18 qx/ha en moyenne actuellement et 6 qx/ha en 1962 (Ammar ; 2014).
Figure 05: évolution des importations algériennes de blé (tendre et dur) Source :
élaboration propre à partir de données collectées à l’OAIC (Ammar ; 2014).
9
Revue Bibliographique
10
Revue Bibliographique
source de diversité génétique et, partant, met en péril la sécurité alimentaire à l’échelle
locale et mondiale.
Il y a un deuxième paradoxe : ces petits agriculteurs traditionnels pourraient bien
détenir la clé de la croissance de la diversité biologique et culturelle. Car en luttant pour
subsister sur ces sols pauvres et avec des ressources limitées, ces cultivateurs permettent
aux variétés végétales d’évoluer. Ils sélectionnent des types de plantes (plutôt que des
variétés) en se fondant sur leurs propres observations et selon leurs besoins particuliers.
Ainsi, les conditions locales peuvent être favorables à des plantes basses mais robustes,
savoureuses, voire une couleur particulière, de la plante à maturité.
Grâce à leurs compétences en phytogénétique fondées sur leur expérience et leur
observation plutôt que sur des connaissances scientifiques ils préservent la variation
génétique essentielle à l’évolution et à l’adaptation continue des génotypes végétaux. Ils
donnent aussi accès à une vaste diversité culturelle qui s’exprime par le savoir local, la
langue, les façons d’agir, diverses formes d’association tout aussi importante pour la
conservation de la biodiversité (Bellatreche et Gaouar ; 2016). Plus globalement, cette
variabilité fournit une sorte d’assurance contre les conditions adverses futures et représente une
réserve de ressources potentiellement intéressantes pour l’avenir (FAO ; 1997). Le maintien
d’un haut niveau de diversité génétique est donc crucial pour garantir la sécurité alimentaire.
La caractérisation physiologique, l'analyse génétique des caractères et la recherche de
marqueurs moléculaires pour ces caractères s'avèrent d'une utilité incontournable. La
physiologie examine les effets du stress au niveau de la cellule ou de l'organe. La génétique
se préoccupe de la variabilité et de la transmission des caractères de tolérance. La biologie
moléculaire essaie d'identifier les gènes impliqués dans la tolérance à la sécheresse (El
Jaafari et al ; 2001).
I-3-1-Ressources phytogénétiques du blé dur
L’espèce Triticum durum s’est répartie dans trois centres secondaires différents qui
sont le bassin occidental de la Méditerranée, le sud de la Russie et le Proche Orient.
Chaque centre secondaire donna naissance à des groupes de variétés botaniques aux
caractéristiques phénologiques, morphologiques et physiologiques particulières
(Monneveux ; 1991).
Il existe aujourd’hui une grande diversité des blés cultivés à travers le monde,
puisque l’on peut dénombrer plus de 30 000 variétés différentes. Si les programmes
d’amélioration génétique du maïs, ou encore du riz, font maintenant presque tous appel à la
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Revue Bibliographique
sélection assistée par marqueurs et/ ou à la transgénèse, ceux concernant le blé s’appuient
pour l’instant presque uniquement sur la variabilité génétique des populations locales et
des espèces apparentées. Ainsi, le Cimmyt dispose d’un germoplasme important pour le
blé qu’il exploite intensivement pour créer, par simples croisements entre blés cultivés et
sauvages, des génotypes de blé dits synthétiques, c’est-à-dire n’existant pas dans la nature,
permettant de valoriser le réservoir de diversité des blés sauvages, notamment pour des
caractères de tolérance à des stress biotiques ou abiotiques. À l’heure actuelle, environ
15 % des croisements réalisés dans les programmes du Cimmyt font intervenir des blés
synthétiques (Gaufichon et al ; 2010).
Cette diversification morphologique a été mise à profit en sélection, notamment
dans la recherche de gènes intéressants tels ceux qui contrôlent la résistance aux basses
températures, plus présents chez les prôles Européens, ceux qui contrôlent la durée du
cycle (précocité aux stades épiaison et maturité), chez les prôles Syriens et Jordaniens et
ceux contrôlant la grosseur et la vitrosité du grain, chez les prôles Méditerranéens
(Monneveux, 1991). Les blés cultivés en Algérie appartiennent pour la presque totalité aux
espèces T. aestivum L. (blé tendre) et T. durum Desf. (Blé dur) .A l’intérieur de chaque
espèce on trouve de nombreuses variétés botaniques. En effet, la diversité des blés
Algériens a été à l’origine, étudiée a partir des caractères morphologiques. D’autres
paramètres tels que la taille, la forme de l’épi, la position des barbes ont été pris en
considération afin de distinguer ainsi un grand nombre de populations (Erroux ; 1949).
Ducellier en (1930), a décrit l’ensemble des espèces de blé cultivées en Algérie: les
blés durs (avec et sans barbes). Avant l’indépendance, il en comptait vingt-neuf variétés
d’origine arabes (Hedba, Mohamed ben Bachir, Bidi). Plus de 30 années après les travaux
de Ducellier (1930); Laumont et Erroux (1961) ont mentionné les mêmes variétés cultivées
de blé dur à une ou deux exceptions (Abdelguerfi et Laouar ; 2000).
I-3-1-1-Efforts de préservation des ressources génétiques des céréales en Algérie
- Rapatriement de 44 variétés algériennes de blé dur issues de sélection obtenues lors
de la période coloniale et conservées dans le centre des ressources phytogénétiques
de Beltsville au Maryland(USA) grâce à un programme tripartite (ITGC-Ministère
de l’enseignement supérieur et ICARDA).
- Caractérisation des écotypes de blé dur par l’ITGC. en collaboration avec
l’université de Constantine.
13
Revue Bibliographique
I-4-1-1-Marqueurs phénotypiques
Les caractéristiques phénotypiques constituent un outil incontournable dans la
classification et la taxonomie des micros et macro organismes et continue, à nos jours,
d’être utilisée (Stuessy ; 1990). Elles servent entre autre à repérer d’éventuelle
contamination ou encore d’étiquetage ultérieur (konat ; 2007). Plusieurs missions de
collecte ont été menées pour caractériser la diversité et la structure génétique des
populations locales de blé dur dans les pays du pourtour méditerranéen et en Afrique du
Nord et ce depuis 1925 (Vavilov ; 1992). Pour la caractérisation de ces populations, les
paramètres agro-morphologiques ont été utilisés (Sahri et al ; 2014, Belhadj et al ; 2015,
Zarkti et al ; 2012).
De nombreuses études abordent la diversité sur le plan morphologique : cette étude
est la plus spontanée et la plus facilement mise en œuvre a priori. Citons par exemple les
travaux de Koebner et Donini (2000), qui évaluent la diversité morphologique et
moléculaire d’accessions anglaises d’orge, et de blé entre 1925 et 1995. Les caractères
phénotypiques mesurés ou observés sont par exemple la forme des feuilles, le nombre de
grains portés par un épi et sa densité, la longueur du premier segment de rachis, la forme
des grains, la saison à laquelle la variété vient à maturité (Magali ; 2005)
14
Revue Bibliographique
Dans le même contexte, des travaux (Blum ; 1985, Febrero et al ; 1990) ont
également permis de mettre en évidence le rôle considérable joué par l’épi (glumes et
barbes) dans la photosynthèse, et donc dans la production d’assimilats concourant au
remplissage du grain (Dib et al ; 1992).
La précocité à l’épiaison et celle à maturité sont souvent utilisées comme critère de
sélection et citées comme mécanismes importants dans l’esquive ou l’échappement des
contraintes climatiques. Monneveux (1997) indique que la précocité chez les céréales à
paille cultivées en zones méditerranéennes est un mécanisme d’esquive ou d’échappement,
qui a d’ailleurs été largement exploité par les agriculteurs et les sélectionneurs ; mais
l’augmentation de la précocité n’est toutefois pas sans inconvénients : de nombreux
travaux ont montré l ’existence d’une relation positive entre longueur du cycle et
rendement potentiel et en cas de gels tardifs, les génotypes tardifs ont une plus grande
probabilité d ’éviter cet accident (Barket ;2005).
Selon Dib et al. (1992), la sélection de génotypes précoces permet d'éviter la
coïncidence des stades critiques de développement (floraison - maturation) et les stades
d'occurrences maximale de certains accidents climatiques (gel, température).
La surface foliaire est un paramètre de sélection est d'une importance majeure dans
la sélection des variétés tolérantes et pourrait être considéré plus fiable que la hauteur de la
végétation (Ben Naceur et al ; 2001). La réduction de la surface foliaire, la glaucescence, la
pubescence, l’épaisseur et l’enroulement des feuilles sont des caractères propres à la feuille
qui jouent aussi un rôle dans l’adaptation de la plante vis-à-vis de la sécheresse.
Un programme de sélection, mené en Australie, a permis la sélection, grâce à
l’utilisation de la discrimination isotopique du processus photosynthétique comme critère
phénotypique, de blés présentant à la fois une conductance stomatique et une efficience de
l’eau élevées (Rebetzke et al., 2002) conférant des gains de rendements appréciables en
conditions particulièrement sèches.
La caractérisation du statut hydrique d’une plante pourrait passer par la seule
évaluation de la teneur relative en eau. La TRE figure parmi les différents critères
d’évaluation de la tolérance à la sécheresse proposés par Clarcke et MC Caig (1982).
Plusieurs auteurs cités par Bousba. (2012) suggèrent que les génotypes qui arrivent à
maintenir une TRE élevée malgré le stress sont des génotypes tolérants.
Divers mécanismes physiologiques sont utilisés par la céréale pour s’adapter à son
environnement. Le stockage des substrats carbonés dans le col de l’épi et leur transfert
16
Revue Bibliographique
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Revue Bibliographique
18
Revue Bibliographique
21
Revue Bibliographique
Tableau 02 : Tableau récapitulatif des marqueurs moléculaires les plus utilisés pour
l’étude de la diversité (Lamara ,2010)
génotypes varient selon plusieurs facteurs. Thuillet et al. (2004) ont montré en testant 99
marqueurs SSR sur 7 lignées de blé tendre que le taux de polymorphisme est lié à la
longueur des allèles, la nature des motifs (CA versus CT), la structure des locus (parfait ou
imparfait) et la position sur le chromosome.
Les microsatellites chez le blé hexaploïde sont plus variables quand les allèles
ségrégeant sont parfaits et composés d’un grand nombre de répétitions. Les locus localisés
dans les régions distales des chromosomes, qui présentent des niveaux de recombinaison
élevés, ont une taille d’allèle plus longue et sont plus polymorphes que ceux des régions
proximales. Désormais, il existe plus de 300 marqueurs microsatellites déposés dans «
GenBank » dont plus d’une centaine a été publiée. Ils ont été largement utilisés pour des
études de parenté (Taris ;2005) ou de construction de cartographies génétiques car leur
atout majeur est le nombre moyen élevé d’allèles à un locus (>30), leur simplicité
d'utilisation, leur fort taux de polymorphisme et leur capacité d'analyse à moyen débit ont
permis aux microsatellites (SSRs) de remplacer progressivement les marqueurs RFLP en
génétique du blé.
Par ailleurs, plusieurs travaux sur la diversité génétique de blé dur ont été publiés
utilisant ces marqueurs dont (Zhang et al ;2002 , Naghavi et al ;2004 , Maccaferri et
al ;2003 , Yildirim et al ;2011 , Drikvand et al ; 2013 , Kuleung et al ; 2006 , Islam et
al ;2012)
Lorsqu'un polymorphisme est observé, on ne peut donc pas savoir quelle est son
origine sans expériences complémentaires. Sur le plan génétique, cette ambiguïté n'a
aucune importance, l'essentiel étant d'avoir accès à des locus polymorphes, quelle que soit
l'origine de ce polymorphisme (Devienne ; 1998).
23
Revue Bibliographique
24
Revue Bibliographique
bande RAPD particulière. Cela signifie que les RAPD sont des marqueurs dominants
(Senthil Kumar et al ; 2011).
La RAPD a été largement utilisé car il ne nécessite aucune sonde d'ADN et
aucune information de séquence pour la conception d'amorces spécifiques. Elle permet
également des approches rapides et efficaces pour détecter le polymorphisme au niveau de
l’ADN, l'évaluation de la diversité génétique et la parenté dans les accessions, les cultivars
et les espèces, et l'étude des relations phylogénétiques.
Les marqueurs RAPD ont été utilisés chez plusieurs espèces pour l'analyse de la
diversité génétique, la caractérisation de ressources génétiques, l'identification de cultivars
et la cartographie des génomes. Chez les céréales, ces marqueurs ont été utilisés pour
déterminer la diversité génétique (Shende et Walunj ; 2013, Mahdjoub et al ; 2012,
Aydogan et al ; 2012), en cartographie génétique (Dâvila et al; 1999) et pour
l'identification de cultivars (Tinker et al ; 1993).
25
Revue Bibliographique
Développée par Vos et al ; (1995), cette technique utilise à la fois les enzymes de
restriction et l'amplification PCR. Après la digestion de l'ADN génomique par deux
enzymes de restriction, des adaptateurs de séquence connue et spécifiques des deux sites de
restriction sont ajoutés aux extrémités des fragments de restriction. Une fois que les
fragments de restriction sont ainsi bordés de séquences connues, il devient possible de les
amplifier par PCR. Grâce à l'emploi d'amorces sélectives qui ne peuvent amplifier qu'une
petite portion des milliers de fragments de restriction obtenus, seule une centaine de
fragments sont amplifiés. Ces fragments sont séparés par électrophorèse sur gel de
polyacrylamide dénaturant. Le polymorphisme révélé (de type présence ou absence de
bandes) est provoqué par des changements dans les sites de restriction ou les régions
bordantes. Plusieurs techniques de génotypage dérivent de la technique AFLP. Deux
d'entre elles, l'ADNc-AFLP et la SSAP («Sequence-Specific Amplification
Polymorphism») détectent le polymorphisme présent au niveau des gènes.
Les marqueurs AFLP sont des marqueurs bialléliques dominants (Vos et al ; 1995),
et génèrent un grand nombre de bandes polymorphes. Ils sont aussi extrêmement
reproductibles et aucune information préalable de séquence ou génération de sonde ne sont
nécessaires ce qui les rend très utiles pour créer rapidement des cartes génétiques.
Toutefois, la dominance et les difficultés techniques liées au marquage par AFLP limitent
son utilisation à grande échelle pour des applications comme la sélection assistée par
marqueurs.
La technique AFLP est largement utilisée dans le domaine végétal en tant que
technique d'empreintes génétiques hautement informatives et permet de comparer des
génotypes génétiquement très proches. Elle connaît aussi une large application dans
l'identification des cultivars et la détermination de leurs relations phylogénétiques, la
cartographie des génomes et la saturation d'une région du génome au voisinage d'un gène
en vue de son clonage (Zhu et al ; 1998).
Les marqueurs AFLP ont été utilisés chez le blé dur canadien pour l’étude de la
diversité de (Soleimani et al ; 2002). D’autres travaux ont été réalisés sur un germoplasme
de blé dur cultivé dans le bassin méditerranéen afin d’étudier les relations phylogénétiques
entre les cultivars. Les résultats indiquent que la variabilité génétique du blé dur italien et
espagnol semble avoir été maintenue tout au long du processus de reproduction au cours du
siècle dernier (Martosa et al ; 2005).
26
Revue Bibliographique
Cette technique a été utilisée chez le blé (Triticum, Aegilops) par Gill et al, (1992),
chez le blé dur par (Autrique et al ; 1996. Altıntas et al ; 2008) .Cette méthodologie,
malgré le progrès présenté dans l’identification et amélioration des variétés, semble devoir
être remplacée dans certain nombre de cas par les méthodes d’amplification d’ADN (PCR)
et leur adaptation à l’amélioration des plantes plus rapides plus enzyme Taq polymérase.
(konat ; 2007).
27
Revue Bibliographique
relativement faible de marqueurs SNP sont maintenant disponibles dans le blé en raison de
la complexité du génome (Xin et al ; 2015).
I - 5-Mesures de la diversité
28
Revue Bibliographique
données binaires et la plupart varient de 0 à 1. Parmi les plus utilisés, nous mentionnerons
les coefficients (Jaccard, Dice et simple matching) (Kosman et Léonard ; 2005).
29
Chapitre II / matériel et méthodes
Matériel et méthodes
II-1-Matériel végétal
Le matériel végétal étudié est composé de 26 variétés de blé dur (Triticum durum Desf.) de diverses origines (Tableau 03).
Tableau. 03 ; Nom et pedigree des génotypes utilisés dans l’étude
31
Matériel et méthodes
5 Répétitions
1m
20 cm
29-03-2012
Le premier essai a été mis en place entre le 28/11/2011 et le 22/12/2011 sur une
parcelle dénommée « Saad Belkheir» à texture argilo limoneuse et ayant comme précédent
cultural une jachère travaillée. Le labour est réalisé à l’aide de la charrue à soc au mois de
Février est repris au cover crop en Mars et en Mai [Link] reprise des labours a eu lieu en
32
Matériel et méthodes
Septembre 2011 à l’aide d’un covercrop après épandage d’un engrais de fond, le super
phosphate à 46 à raison de 100kg/ha. Le désherbage chimique est réalisé dés le stade plein
tallage (06/02/2012) par un herbicide combinant un anti dicotylédones et un anti graminée
(Topik + Zoom) à raison de 0.9l/ha +120 gr/ha. Une semaine après, un engraissement
d’entretien a été réalisé par 120kg/ha d’Urée à 46%.La récolte a été réalisée manuellement
du 15 au 21 Juin 2012.
II-2-3-Paramètres et mesures
II-2-3-1-Suivi et notations
La caractérisation des variétés a été basée sur un ensemble de paramètres liés à la
phénologie, la morphologie et la physiologique de la plante ainsi le rendement et ses
composantes.
II-2-3-1-1- Paramètres phénologiques
La phénologie étant l’étude de l’influence des climats sur les phénomènes
périodiques de végétation. Tous les stades de développement phénologiques ont été
déterminés selon l’échelle de (Zadocks et al ; 1974).On a compté la durée en jours de
différentes phases du cycle de développement de la plante pour les 26 variétés de blé dur
étudiées : -Semis- Tallage, -Semis- Epiaison, -Semis- Maturité, quand 50 % des plantes par
parcelle avaient atteint le stade donné.
II-2-3-1-2-Paramètres physiologiques
33
Matériel et méthodes
Température de couvert
La température de surface du couvert végétal est une caractéristique physique de la
plante influencée par la contrainte hydrique. Cette mesure à l’échelle de la culture
représente la résultante du bilan d’énergie donc l’état de l’offre réelle de la plante vis-à-vis
de la demande climatique. Cette température combinée avec la valeur minimale
(température d’une culture dont les surfaces sont saturées) et la valeur maximale
(température d’une surface sèche) est un indice souvent utilisé pour déterminer le moment
des irrigations (Jackson et al ; 1988). Grâce à la technique de la thermométrie infrarouge
on a pu mesurer aisément et rapidement la température du couvert végétal de différentes
variétés (Figure .10). La succion de la plante varie en cours de journée ; elle est maximale
en plein midi solaire et diminue au cours de la nuit pour être minimale à l’aube. Pour cette
raison les mesures ont été réalisées au cours du stade épiaison de beau temps (8h du
matin) aux environs du midi solaire, et à la fin de la journée (vers 17h). Les mesures sont
effectuées sur la feuille étendard de la plante (Aidaoui et Hartani ; 1994).
34
Matériel et méthodes
35
Matériel et méthodes
Le nombre de grains épi (NGE) est obtenu par comptage direct d’un échantillon
de 10 épis par variété.
Le poids de milles graines (PMG) est obtenu par pesée directe sur balance de
précision, de 1000 grains / variété. Il est exprimé en gramme.
Estimation du rendement grain : elle est obtenue par calcul en fonction des
composantes du rendement par la formule suivante :
Rendement grain = Nombre d’épis/ m2 X Nombre de grains / épi X PMG ÷1000
36
Matériel et méthodes
37
Matériel et méthodes
38
Matériel et méthodes
39
Matériel et méthodes
II-4-3-2-Mélange réactionnelles
La réaction d’amplification a été réalisée dans un volume de 25 μl contenant 10-50
ng d’ADN génomique, 0.2 mM dNTPs, 0.25 μM d’amorces et 1 unité de Taq polymerase
(GoTaq, Promega) et son tampon concentré une fois, contenant 1,5 mM MgCl2 (Tableau
05).
Tableau 05 : Mélange réactionnel (Mix)
40
Matériel et méthodes
température
Amorce Séquence d’hybridation Chromosomes
(Ta)
BARC119 (F) 5'-CACCCGATGATGAAAAT-3' 55°C 1A/1B
BARC119 (R) 5'- GATGGCACAAGAAATGAT -3
GWM 368 (F) 5'ATGGAGATATTTGGCCTACAAC3' 60°C 4B
GWM 368 (R) 5' CTTGACTTCAAGGCGTGACA 3
WMC 44 (F) 5'-GGTCTTCTGGGCTTTGATCCTG-3'
61°C 1B
WMC 44 (R) 5'-TGTTGCTAGGGACCCGTAGTGG-3'
WMC 09 (F) 5’-AACTAGTCAAATAGTCGTGTCCG-3’
61°C 7A
WMC 09 (R) 5’-GTCAAGTCATCTGACTTAACCCG-3’
WMC 50 (F) 5’-CTGCCGTCAGGCCAGGCTCACA-3’
58°C 3A
WMC 50 (R) 5’-CAACCAGCTA GCTGCCGCCGAA-3’
WMC 177 (F) 5'-AGGGCTCTCTTTAATTCTTGCT-3'
51°C 2A
WMC 177 (R) 5'-GGTCTATCGTAATCCACCTGTA-3'
WMC 105 (F) 5'-TATATTAAAGGTTAGAGGTAGTCAG-3'
61°C 6B
WMC 105 (R) 5'-TATATTAAAGGTTAGAGGTAGTCAG-3'
WMC 307 (F) 5'-GTTTGAAGACCAAGCTCCTCCT-3'
61°C 3B
WMC 307 (R) 5'-ACCATAACCTCTCAAGAACCCA-3'
BARC 100 (F) 5'-CCGTTAAGCCGCCTACCACAGAGTTGC-3'
52°C 2-5A
BARC 100 (R) 5'- GGCTTAAAACGGATCCTCCAGGTCAT -3'
BARC 142 (F) 5-'CCGGTGAGAGGACTAAAA-3'
52°C 5B/5A/6B
BARC 142 (R) 5'- GGCCTGTCAATTATGAGC- 3'
WMC603 (F) 5’-ACAAACGGTGACAATGCAAGGA-3’
61°C 7A
WMC 603 (R) 5’-CGCCTCTCTCGTAAGCCTCAAC-3’
WMS30 (F) 5'-ATCTTAGCATAGAAGGGAGTGGG-3'
60°C 3A
WMS 30 (R) 5'-TTCTGCACCCTGGGTGATTGC-3'
WMC596 (F) 5’-TCAGCAACAAACATGCTCGG-3’
61°C 7A
WMC 596 (R) 5’- CCCGTGTAGGCGGTAGCTCTT-3’
WMC24 (F) 5'-GTGAGCAATTTTGATTATACTG-3'
51°C 2A
WMC 24 (R) 5'-TACCCTGATGCTGTAATATGTG-3'
WMC47 (F) 5'-GAAACAGGGTTAACCATGCCAA-3'
61°C 7A
WMC 47 (R) 5'-ATGGTGCTGCCAACAACATACA-3'
WMC 48 (F) 5'-GAGGGTTCTGAAATGTTTTGCC-3'
58 °C 4B
WMC 48(R) 5'-ACGTGCTAGGGAGGTATCTTGC-3'
WMS 493 (F) 5' TTCCCATAACTAAAACCGCG 3'
60 °C 3B
WMS 493 (R) 5' GGAACATCATTTCTGGACTTTG 3'
BARC 72(F) 5' CGTCCTCCCCCTCTCAATCTACTCTC 3'
60 °C 7B
BARC 72 (R) 5' CGTCCCTCCATCGTCTCATCA 3'
WMC 500 5'-ATAGCATGTTGGAACAGAGCAC-3'
61 °C 3B
WMC 500 3'-CTTAGATGCAACTCTATGCGGT-5'
41
Matériel et méthodes
OPA-17 5-GACCGCTTGT-3
OPC-05 5-GATGACCGCC-3
OPG-09 5-CTGACGTCAC-3
OPF-20 5-GGTCTAGAGG-3
OPE-13 5-CCCGATTCGG-3
42
Matériel et méthodes
43
Matériel et méthodes
44
Matériel et méthodes
45
Chapitre III / Etude de la diversité
phénotypique d’une collection de
blé dur cultivée en Algérie
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Introduction
46
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Au vue de la première lecture des chiffres absolus des données climatiques, on peut
faire d’abord une comparaison de la pluviométrie globale cumulée lors des deux
campagnes par rapport à la moyenne normale des services ONM établie sur 25 ans, et à
celles des deux dernières campagnes 2009/2010 et 2010/2011 (Figure .14).
250
200
150 2011/2012
2009/2010
2010/2011
100
MOY25ans
50
0
SEPT OCT NOV DEC JAN FEV MARS AVRIL MAI JUIN
47
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Hormis le mois de Février 2012 où un grand écart positif a été signalé (+159,2
mm), seul les mois d’Octobre et d’Avril 2012 ont dépassé la moyenne Normal ONM
(+48,4 mm et + 9 mm) ; l’écart a été négatif pour tous les autres mois de la campagne
allant de -4,2 mm à -27,8 mm (Tableau.08).
48
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Températures Sept Oct Nov Dec Jan Fév Mar Avr Mai Jun
Moyennes (°C)
2012 5,9 7,01 7,4 7,8 6,2 3,7 10,1 12,7 17,8 25,6
Maxi absolues
(°C) 2012 8,5 9,2 8,9 9,1 16,4 15,3 24 32 34,2 41,1
Min absolues
(°C) 2012 2,9 4,07 5,1 5,7 -3,9 -6 -0,4 -0,3 6 11
Nbre Jours de
Gelée 2012 0 0 0 9 18 17 8 1 0 0
III-1-2-Paramètres phénologiques
Selon plusieurs auteurs, la précocité d'une variété est déterminée à partir de la durée
de cycle de développement allant du semi à l'épiaison. Selon les phases du cycle
biologique des variétés étudiées et à la lumière des résultats obtenus (Tableau.10), nous
pouvons classer les variétés en 3 groupes principaux :
La variété Mexicali présente une période d’épiaison de 135,66 jours, cette variété
très précoce a été prise comme exemple pour comparer la durée du stade épiaison des
différentes variétés étudiées.
Les variétés du deuxième groupe considérées comme précoces (Capeiti 8, Waha,
Chen "S", Hoggar, Tell76, Tassili, Righa, Yavaros-79, Achouri, Sigus, Simeto, Ofonto) par
rapport à la variété Mexicali présentent un léger retard dans la réalisation des étapes du
cycle végétatif, avec une période d’épiaison varie de 139 jusqu’ à 142,66 jours.
49
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
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Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
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Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
III-1-3-Paramètres physiologiques
III-1-3-1-La teneur relative en eau
La TRE la plus élevée dans l’essai est observée chez [Link] 368 (95%), Capeiti
8 (94%), Mohamed Ben Bachir (93%), Djennah Khetifa (93%), alors que Mexicali possède
une TRE la plus faible 67 %. La moyenne enregistrée est 82,4% (Tableau .11) .L’analyse
de la variance (annexe .01) révèle que les variétés étudiées présentent une différence
hautement significative (p< 0,005).
En effet, les espèces végétales qui maintiennent des teneurs foliaires relatives en
eau élevées sont considérées comme étant des espèces résistantes à la sécheresse et/ou à la
salinité (Berka et Aïd; 2009). Cette résistance est expliquée par Keyvan ; (2010) par la
capacité d'une plus grande absorption de l'eau du sol ou la capacité des stomates à réduire
la perte d’eau.
La comparaison des moyennes par le test de New man et Keuls montre que les
variétés algériennes se distinguent par une moyenne élevée (88%), formant le groupe le
plus performant car ces dernières présentent des valeurs restent compatibles avec un statut
de plantes non stressées. Les valeurs obtenues par les variétés ICARDA (77%)
s’expliquent par l’effet des températures élevées durant la période épiaison et l’anthèse
avec des moyennes maximales absolues de 32°C en Avril, 34,2°C en Mai (Tableau.09).
Les températures élevées ont une incidence sur la fermeture des stomates, réduisant ainsi
l’entrée du CO2 dans les feuilles et donc l’activité photosynthétique. (Slafer et Andrade ;
(1990) et Gate ; (2008)). Larbi et Mekliche ; (2004), et Allahverdiyev ; (2015) suggèrent
que le maintien de la turgescence est souvent considéré comme un bon indicateur de l’état
hydrique de la plante et peut être le résultat d’une accommodation transitoire par une
fermeture partielle des stomates.
Sans irrigation de complément, le choix de cultivars avec les trais de la tolérance
intrinsèque à la sécheresse est la seul alternative actuellement (Bouthiba et Debaeke ;
2009). Ait Kaki ; (1993) cité par Hazmoun ; (2000) dans ses travaux de recherche, sur
l’étude des mécanismes morpho physiologiques et biochimiques de tolérance au stress
hydrique sur cinq génotypes de blé dur a confirmé que les génotypes locaux, notamment le
génotype Hedba 3, s’identifient par des adaptations morpho physiologiques et
agronomiques à la sécheresse, et se maintiennent à un niveau appréciable malgré leurs
tardiveté.
52
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
53
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Tableau 11 : Moyennes teneur relative en eau (TRE) et température du couvert (TC) des
variétés
variétés TRE TC
2 67% ± 0,05 26,87 ± 0,14
8 94% ± 0,03 26,13 ± 0,97
9 89% ± 0,03 26,44 ± 1,55
23 80% ± 0,09 29,46 ± 0,84
33 74% ± 0,06 26,78 ± 0,60
38 86% ± 0,07 28,66 ± 0,19
39 76% ± 0,10 28,48 ± 0,14
54 81% ± 0,06 28,18 ± 0,33
79 86% ± 0,05 29,15 ± 0,19
82 93% ± 0,04 30,92 ± 0,80
83 87% ± 0,11 29,74 ± 0,14
84 84% ± 0,09 30,94 ± 2,00
85 92% ± 0,03 29,53 ± 0,94
86 95% ± 0,02 28,18 ± 1,64
88 93% ± 0,03 29,08 ± 1,40
89 88% ± 0,06 30,80 ± 0,08
90 65% ± 0,33 30,65 ± 0,45
91 74% ± 0,05 33,02 ± 0,47
92 76% ± 0,14 34,00 ± 0,31
93 80% ± 0,04 32,53 ± 0,77
99 80% ± 0,07 32,70 ± 0,89
107 89% ± 0,03 34,75 ± 0,78
115 81% ± 0,02 32,97 ± 0,84
123 74% ± 0,04 34,37 ± 0,35
129 82% ± 0,03 32,40 ± 0,47
139 75% ± 0,15 32,73 ± 0,49
Moyenne 82,4% ± 0,08 30,36 ± 2,55
54
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
III-1-4-Paramètres morphologiques
55
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
et originaires du CIMMYT et d ’ICARDA se caractérisent par une taille réduite avec des
moyennes de l’ordre de 78,1 cm et de 76,9 cm et 76,1 cm respectivement.
L’analyse de la variance a révélé une différence très hautement significative entre
les variétés (annexe .01), a montré aussi une distinction claire entre les variétés introduites
et les variétés locales. Cette situation est largement documentée, et est dû au fait que les
génotypes améliorés contiennent des gènes de nanisme (Deghaïs et al ; 2007). Des
résultats similaires ont été obtenus par (Ayed et al ; 2016, Balfourier ; 2014).
Plusieurs auteurs cité par Allam et al ; (2015) indiquent que les variétés de
céréales les plus tolérantes à la sécheresse sont des variétés à paille hautes. Selon le même
auteur, cette tolérance est induite par un développement racinaire important en profondeur
permettant l'extraction de l'eau des horizons profonds.
Zapata et al ; (2004) ont comparé des lignées de blé tendre isogénique qui
portaient les gènes nains Rht1 et / ou Rht2 avec une ligne parentale qui ne portait pas ces
gènes (ligne haute). Les isolignes semi-nains (60 à 100 cm) avaient 21% de plus rendement
que de grandes plantes dans tous les environnements.
III-1-4-3-Longueur de barbes
56
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
al ; (2002) une longueur élevée de l’épi est un paramètre prédicateur d’un indice de récolte
et d’un potentiel de rendement élevé. De même plusieurs auteurs montrent le rôle
important d’un épi long dans la photosynthèse et la transpiration ainsi à la contribution à la
production des assimilât pour le remplissage de grains (Blum ; 1985, .Monneveux et This ;
1997, Febrero et al ; 1990).
Tableau. 12 : Moyennes de la longueur de l’épi (LEP) et des barbes (LB), surface foliaire
(SF) et hauteur de la plante (HP) des variétés
Variétés LEP LB SF HP
57
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
58
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
59
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
puissance de tallage est pour certains auteurs l’origine d’une consommation d’eau non
traduite par une production conséquente en épis et en grains, ce qui diminue alors
l’efficience d’utilisation de l’eau par la plante quand elle est confrontée à une contrainte
hydrique. Un bon tallage herbacé combiné avec une grande surface foliaire n’est pas
désirable sous de telles conditions. En revanche, un tallage herbacé élevé couplé à une
surface foliaire réduite pourrait mieux convenir (Melki et Dahmane ; 2008).
III-1-5-2-Nombre de talles épis (NTE)
Pour ce paramètre les valeurs s’étalent entre 0.6 pour Simeto et Sigus, Hedba-03 et
3.0 talles épis présentée par la variété Capeiti 8 (Tableau.14). L’arrêt de tallage ainsi la
production de nombre de talles fertiles est conditionnée par de nombreux facteurs
génétiques, physiologiques et environnementaux. Un gène d'inhibition du timon (Tin1), a
été cartographié sur le chromosome 1AS, qui est responsable de tallage précoce induit un
arrêt de croissance des bourgeons axillaires (Xie et al ; 2016).
A la lumière des résultats obtenus nous remarquons que les variétés présentant des
valeurs faibles de talles herbacées produisent aussi moins de talles épis et vis versa.
Benbelkacem et al. (1984) ont constaté qu’une augmentation importante du nombre de
talles herbacées engendre une augmentation du nombre de talles épis, mais aussi une
mortalité élevée. Selon Kirby (2002) cité par Moaedy et al, (2009) signalent que
l’obtention de nombre 1.5 de talles fertiles est normale en conditions environnementales
souhaitables.
Des résultats obtenus par Elhani et al ; (2007) révèlent que les génotypes à haute
teneur en tallage ont montré des rendements similaires à ceux des génotypes avec un
tallage restreint, assurant un rendement minimum dans des conditions de stress hydrique. Il
n'y avait aucune preuve d'un effet positif ou négatif du nombre maximum de talles sur le
rendement en grains dans les conditions pluviales.
En revanche, Nazeri ; (2005) dans l’étude de génotype triticale et ghodsi ; (2004)
dans l’étude des cultivars de blé tendre ont montré qu'il n'y avait pas de différence
significative dans le taux de survie total et fertile sous condition de déficit hydrique.
III-1-5-3- La capacité de transformation de talles herbacées en talles épis
La variété Mexicali qui a présenté la moyenne la plus élevée en talles herbacées a
montré contrairement une faible capacité de transformation en talles épis, or que les
meilleurs taux ont été enregistrés chez les variétés Boussellem et Capeiti 8 (Tableau.14).
Loss and Siddique ; (1994) ont constaté que de nombreuses variétés de blé
méditerranéennes plus anciennes produisent un grand nombre de talles incapables de
60
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
produire des épis, tandis que les variétés plus récentes produisent moins de talles totales,
mais plus de talles fertiles.
L’analyse de la variance, représentée dans l’annexe.01, nous révèle des différences
très hautement significatives pour ce paramètre. L'effet de variation des génotypes sur le
tallage a déjà été signalé par plusieurs auteurs (Slafer et Araus ; (2007), Acedevo et al ;
(2002) et Ghodsi et al ; (2004) et Moaedy et al ; (2009)).
Selon El hani et al ; (2007). Les génotypes avec une bonne capacité de tallage
devraient être utilisés à faible densité végétale, et à l'inverse les génotypes à faible capacité
de tallage devraient être complétés par une forte densité végétale pour produire un nombre
optimal de plantes compétitives.
Tableau .14 : Nombre moyen de talles herbacées (NTH) et nombre de talles épis (NTE),
ratio NTE/NTH de 26 variétés.
variétés NTH NTE NTH/NTE Ecartype
2 5,33 2,66 0,5 0,1
8 5,33 3,00 0,56 0,05
9 4,33 2,00 0,47 0,06
23 5,33 2,66 0,51 0,09
33 4,00 2,00 0,48 0,14
38 4,33 1,66 0,36 0,13
39 4,00 2,33 0,61 0,1
54 3,00 1,33 0,44 0,2
79 3,33 1,66 0,5 0,17
82 4,00 1,66 0,41 0,09
83 3,66 1,33 0,36 0,13
84 2,33 0,66 0,19 0,17
85 4,33 1,00 0,23 0,03
86 2,66 1,00 0,25 0,25
88 3,00 1,33 0,44 0,1
89 3,00 1,00 0,36 0,13
90 3,66 1,00 0,22 0,2
91 5,00 200 0,39 0,35
92 3,00 1,33 0,47 0,06
93 1,66 0,66 0,28 0,25
99 2,33 1,33 0,37 0,32
107 3,33 1,33 0,46 0,24
115 3,66 2,00 0,56 0,1
123 4,00 1,33 0,31 0,3
129 1,66 0,66 0,28 0,25
139 3,00 1,00 0,36 0,13
Moyenne 3,59 1,54 0,40 0,16
61
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
III-2-1-2-Température
Pour la deuxième campagne ; le thermomètre est beaucoup plus monté en
Septembre et Octobre par rapport à la moyenne normale saisonnière indiquant qu’il a fait
plus chaud en ce début de cycle, mais le temps c’est rafraîchi à partir de Décembre où
durant la dernière décade. La température moyenne minimale n’a pas dépassé les 2.5°c.
62
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
35,0
30,0
25,0
20,0
Moy Mensuel
15,0
°C mini
10,0 °C MAXI
5,0
0,0
63
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Pendant la première campagne, les valeurs du PMG présentées par les variétés
étudiées varient entre une valeur maximale de 56,00 ± 0,60 g présentée par la variété
Guemgoum Rkhem, et 54± 1,65 g par Ofanto, puis une valeur minimale de 30,70 ±3,04 g
observée chez Waha, avec une moyenne de 40,55g (Tableau.16).
Au cours de la deuxième campagne, On a noté un PMG élevé chez Guemgoum
Rkhem (66,13 ±0,70), Mexicali (62,96±1,91), [Link] (62,70± 1,99), par
contre Waha (49,30 g ±1,41) et Yavaros-79 (49,56±1,02) présentent un faible PMG
(Tableau.16). Pour cette campagne on a enregistré une moyenne de 55,82 g (Tableau.26),
avec un gain de 15,27g par rapport à la première campagne.
Les moyennes les plus élevées sont notées chez les variétés italiennes 53,47 g et
Algériennes 49,76g. La plus basse moyenne est enregistrée chez les variétés du CIMMYT
45,08g (Tableau.26). Pour ce paramètre l’analyse de la variance indique un effet très
hautement significatif pour les variétés, l’année et pour l’interaction variétés x années
(Tableau.17). L’analyse de la variance, représentée dans le tableau 18, nous révèle des
différences très hautement significatives pour ce paramètre. Ceci suggère que des
différences substantielles existent dans les réponses des génotypes évalués ; expliquée par
l’effet des températures élevées enregistrées durant la première campagne à partir de la
période d’épiaison, ensuite à la floraison allant jusqu’ à le mois de Juin (période de
remplissage de grain ou les températures ont atteint les 41 ˚C) provoquent une diminution
de poids de milles grains. Les besoins thermiques par stade végétatif sont variables et
évoluent selon un tracé en courbe (courbe de minimum) passant par les valeurs optimales
suivantes : 8-10 °C (stade développement), 22-24 °C (stade épiaison-floraison) et 22-24 °C
(stade maturation) (Zouaoui et Bensaid ; 2007).
Selon Gate ; (2008), le poids des grains, qui sont principalement composés
d’amidon nouvellement formé après floraison dépend donc en premier lieu de la
photosynthèse des 2 dernières feuilles. L’optimum thermique de ce processus, pour le blé,
se situe pour le remplissage des grains entre 14°C et 17°C.
En effet, lorsque les températures sont plus élevées, une plus grande fraction du
CO2 atmosphérique qui pénètre dans les feuilles n’est pas intégrée dans la matière
organique car il y a en ce cas, concurrence avec le phénomène de photo respiration. Quand
la température est élevée sur plusieurs jours successifs, la température de la nuit finit
également par augmenter. C’est alors la respiration nocturne qui est stimulée ; La plante est
64
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
alors contrainte d’utiliser une plus grande part de son énergie produite pour maintenir la
viabilité de ses différents tissus.
A la lumière des résultats obtenus, on a constaté qu’il existe des niveaux de
tolérance au cours de remplissage des grains pour les variétés italiennes et algériennes,
présentant les moyennes les plus élevées, malgré leurs périodes de maturité relativement
tardive. Tandis que les variétés du CIMMYT et ICARDA présentent une certaine
sensibilité pendant cette dernière période. Pour un environnement variable, le génotype
idéal est celui qui évite le stress hydrique grâce à la modulation de son cycle de
développement. Il doit être capable de maintenir l’activité photosynthétique sous stress
hydrique le plus longtemps possible, être apte à augmenter son taux de remplissage dans le
cas où la durée de remplissage est fortement réduite et être en mesure d’utiliser les
assimilats stockés si son potentiel de poids du grain est affecté (Bahlouli et al; 2007 ).
Tableau.16 : Moyennes poids de milles grains de 26 variétés durant les deux campagnes
agricoles
Variétés PMG 1ère campagne (g) ET PMG 2ème campagne (g) ET
2 40,03 0,67 53,20 7,11
8 41,93 1,60 62,97 1,91
9 30,70 3,04 49,30 1,42
23 38,00 1,67 55,27 4,03
33 34,03 0,32 55,57 1,04
38 36,07 0,90 51,13 1,32
39 39,03 1,29 52,07 0,80
54 32,67 1,74 50,97 0,95
79 42,00 3,40 62,70 1,99
82 38,97 1,25 53,23 0,74
83 40,00 1,00 59,17 0,35
84 40,00 4,71 54,30 1,57
85 44,00 0,87 57,53 0,15
86 47,33 4,84 52,57 0,61
88 37,00 0,78 53,93 1,88
89 56,00 0,61 66,13 0,71
90 40,00 1,21 51,10 0,35
91 43,67 2,46 55,57 0,61
92 37,03 0,25 56,67 2,20
93 39,90 2,26 60,97 1,33
99 38,07 1,45 49,57 1,03
107 40,00 0,46 62,23 2,27
115 54,00 1,65 61,10 1,51
123 42,00 1,00 52,13 0,74
129 41,90 0,62 55,73 1,05
139 40,03 0,47 56,30 1,61
Moyenne 40,55 1,56 55,82 1,51
65
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Tableau. 18: Résultats de l’ANOVA de la comparaison entre les variétés étudiées pour le
poids de milles grains des deux campagnes agricoles
Paramètres
Somme des F de
Variables DDL carrés Carré moyen Fisher Pr > F
2284,574 91,383 23,390 < 0,0001***
PMG 1ère campagne 25
PMG 2ème 1568,692 62,748 15,083 < 0,000***
campagne 25
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif p<0,01,
*** : effet très hautement significatif p<0,001.
66
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
al ; (2016) dans l’étude de la diversité génétique de 294 accessions de blé dur composée
de populations locales méditerranéennes, de lignées internationales du CIMMYT et de
l’ICARDA, et de variétés modernes marocaines.
Miralles et al ; (2002), expliquent le nombre élevé de grains chez les variétés
modernes par un nombre plus élevé de fleurons fertiles par épillet dans les variétés par
rapport aux anciennes, en raison d'un partage plus élevé des assimilas de l'épi pendant la
période critique avant la floraison.
L’analyse de variance, représentée dans le tableau 21, nous révèle des différences
très hautement significatives et hautement significatives entre les variétés durant le 1er et le
2ème essai respectivement. Des différences très hautement significatives apparaissent
également concernant l’interaction (variétés× année) (Tableau.20). Ce qui implique que les
variétés étudiées répondent différemment au stress hydrique pour ce paramètre. Plusieurs
auteurs (Larbi et al ; 2004. Ben Abdallah et Ben Salem ; 1993) expliquent la variation du
nombre de grains par épis par le déficit hydrique du printemps. Selon Gate ;(2008), la
mise en place du nombre de grains/m2 est moins affectée par les fortes températures que le
remplissage des grains.
67
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Tableau .19 : Moyennes nombre de grains par épi chez l’ensemble des variétés durant les
deux campagnes agricoles.
Tableau. 20 : Carrés moyens de l’analyse de variance du nombre de grains par épi des
variétés de blé dur testées
68
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Paramètres
Somme des
Variables DDL carrés Carré moyen F de Fisher Pr > F
NGE 1ère 4603,487 184,139 9,016 < 0,0001***
campagne 25
NGE 2ème 2893,551 115,742 2,879 0,001**
campagne 25
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif
p<0,01, *** : effet très hautement significatif p<0,001
Durant la première campagne, le nombre d’épi est très variable ; la valeur maximale
est de 203,33 ±16,85 épis /m² observée chez la variété Cocorit C71, par contre la valeur
basse est enregistrée chez Bidi17, Guemgoum Rkhem, Hedba3, Djennah Khetifa avec des
moyennes de (74,67 ±13,18) ; (88,67 ±14,19) ; (91,33 ±14,11) ; (92,00 ±14,18)
respectivement (Tableau.22).
Durant la deuxième campagne, c’est la variété Hoggar qui a présenté le nombre
d’épi par m² le plus élevé (112,66± 29,10) ; ainsi la variété Tassili (105,33 ±34,50). Les
valeurs minimales sont enregistrées chez Ofonto (55,67 ±8,18), Bidi17 (56,67 ±10,21)
(Tableau.22).
Dans notre étude, le nombre d'épi par mètre carré semble être affecté par le déficit
hydrique. Dans le deuxième essai, l’ensemble des variétés testées présentent des valeurs
basses par rapport au premier essai avec des moyennes de l’ordre de 125,56 et 82,47
respectivement (Tableau.22), et une de diminution de 41,09 épis par m².
Les variétés du CIMMYT, et d’ICARDA se caractérisent par le nombre d’épi par
m² le plus élevé au cours de deux campagnes avec les moyennes (135,40 et 88,73 épis par
m²) et (129,56 et 88,33 épis par m²). Tandis que la moyenne la plus faible est enregistrée
chez le groupe de variétés algériennes (108,87 et 78,43 épis par m²) (Tableau.26).
69
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Tableau.22 : Moyennes nombre d’épi par m² chez l’ensemble des variétés durant les deux
compagnes agricoles.
Variétés NE/m² 1ère campagne ET NE/m² 2ème campagne ET
2 140,00 14,28 87,33 21,64
8 168,67 13,01 73,33 15,37
9 95,33 14,05 99,00 13,37
23 96,00 15,10 85,67 8,26
33 182,00 15,62 112,67 29,10
38 121,33 20,21 64,00 12,68
39 161,33 18,26 105,33 34,50
54 203,33 16,85 88,00 18,40
79 140,00 16,22 63,00 6,48
82 116,67 23,49 81,00 21,92
83 109,33 17,74 91,33 11,44
84 91,33 14,11 59,67 11,90
85 74,67 13,18 56,67 10,21
86 100,00 16,00 79,67 9,74
88 92,00 14,18 95,67 10,21
89 88,67 14,19 75,67 9,74
90 138,67 16,37 85,67 20,24
91 137,33 17,72 96,00 21,42
92 122,00 23,46 81,67 16,50
93 168,67 13,01 78,67 6,13
99 110,00 16,72 93,33 13,47
107 122,67 19,41 70,33 20,53
115 96,00 21,18 55,67 8,18
123 113,33 9,87 87,33 11,09
129 152,00 22,48 94,00 18,71
139 123,33 21,59 83,67 21,70
Moyenne 125,564 16,28 82,47 15.50
70
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Tableau .23 : Carrés moyens de l’analyse de variance du nombre d’épi par m² des variétés
de blé dur testées
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif p<0,01, *** :
effet très hautement significatif p<0,00
71
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
72
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
Une étude établie par Merabet et Boutiba ; (2005) montre que les variétés
introduites présentent, pour tous les traitements et pour toutes les campagnes, une nette
supériorité par rapport aux variétés locales. Les résultats obtenus par Bensalem et al ;
(2001) montrent que sur le plan variétal les variétés dites à hauts rendements en grains
peuvent s'avérer aussi stables que les variétés dites « anciennes ».
Le deuxième groupe est constitué de variétés obtenues à partir d’ICARDA,
considérées comme moyennement productives présentent des rendements de (229,23 et
189,77 g/m²) durant la 1 ère et la deuxième campagne respectivement et une moyenne de
209,50 g/m².
Le troisième groupe est composé de variétés de provenance italiennes ; (Simeto,
Ofonto et Capeiti8), présentent un rendement en grain de l’ordre de 225,17g/m² durant la
1ère campagne et 164,23 g/m² au cours de la 2ème campagne, ce groupe ne semble vouloir
exprimer son potentiel productif que sous des conditions climatiques favorables. Car on a
enregistré pour ce groupe une diminution du rendement assez importante par rapport aux
autres groupes de variétés étudiées de l’ordre de 60 ,93 g/m².
Le dernier groupe est formé de variétés algériennes affichent des rendements
compris entre 184,09 et 180,36 g/m² durant les deux campagnes respectivement.
Produisant la moyenne la plus faible 182,23 g/m² et une perte de 3,724 g/m² par rapport à
la première campagne. Selon Hazmoune ; (2002), les génotypes locaux Bidi 17, Hedba 3,
[Link] 368, sont maintenus en culture beaucoup plus pour leur paille haute que pour leur
production en grain. Leur stabilité dans le rendement en année de sécheresse les rend
désirés.
III-2-2-6-1- Effet variétés et l’interaction variétés x années
Les résultats de l’analyse de la variance des deux essais, montrent un effet variété
très hautement significatif (Tableau.25). Ceci suggère la présence de la variabilité
génétique utilisable en sélection. Cette variation assez large du rendement en grain est
suggestive de celle des conditions climatiques qui induisent des réponses très variés des
différents génotypes évalués.
On a enregistré un effet non significatif entre les deux années et les variétés. Il est à
noter que les interactions variétés x années entrainent très souvent des modifications
importantes du comportement variétal qui dans le contexte assez limité de 2 campagnes
agricoles, et d’un seul site ne nous permet pas de les déterminer et les caractériser avec une
bonne approximation. D’où la nécessité de conduire des essais de comportement multi
sites et multi années pour identifier les génotypes performants pour le milieu ciblé.
73
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur cultivée en Algérie
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif p<0,01, *** :
effet très hautement significatif p<0,001
74
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
Tableau .26 : Résultats des tests de l’analyse de la variance (ANOVA) de rendement et ses composantes selon le type des génotypes.
RDT 1ère campagne 184,092 a 231,597a 229,238a 225,170a 27,788 8 1511 ?409
RDT 2ème campagne 180,368 a 220,795a 189,771a 164,239a 30,167 8 1698.948
Moyenne RDT 182,230 226,196 209,504 194,704
PMG 1ère campagne 42,897b 36,563c 41,311b 45,278a 3,435 8 40 ,628***
PMG 2ème campagne 56,623 b 53,597 c 54,722 bc 61,678 a 3,354 8 34,902***
Moyenne PMG 49,760 45,080 48,017 53,478
NEP/m² 1ère campagne 108,867 b 135,400 a 129,556 a 144,444 a 16,281 8 683,866**
NEP/m² 2 éme campagne 78,433a 88,733a 88,333a 69,222a 11,606 8 258,756
Moyenne NEP/m² 93,650 112,067 108,944 106,833
NG/E 1ère campagne 39,267 b 47,333 a 43,000 ab 39,444b 4,249 8 43,174*
NG/E 2ème campagne 40,967 b 45,867 a 39,333b 39,333 b 3,066 8 28,619**
Moyenne NG/E 40,117 46,600 41,167 39,389
MC : moyenne des carrés. *P < 0,05, ** P < 0,01 et ***P < 0,001
75
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
76
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
La date de maturité est significativement corrélée avec le PMG, cette liaison est
expliquée par une accumulation plus importante de réserves ; en conséquent les grains sont
bien remplis (Sayar et al ; 2007). Ceci rejoint les résultats que nous avons obtenus sur les
génotypes algériens dans le deuxième essai. Des résultats similaires ont été obtenus par
Megherbi-Benali et al ; (2014).
Le rendement grain présente une corrélation très hautement significative avec les
variables suivantes : le nombre d’épis par m² (r= 0.721), le nombre de grains par épis
(r=0.597). Les variétés Tassili et Hoggar produisent un nombre de grains par épi le plus
élevé d’environ 180 épis /m², aussi un nombre de grains par épis supérieur à 45 grains, se
caractérisent par un rendement grain à l’entour de 30q/h. Ces résultats sont en accord avec
plusieurs recherches qui montrent que le rendement est constitué de différentes
composantes qui se mettent en place successivement ou simultanément au cours du
développement de la culture (Masse ; 1981). L’amélioration du rendement passe
nécessairement par le raisonnement du nombre de grains par épi qui explique 75 % des
variations du rendement (Barkat ; 2005). Ces résultats corroborent aussi ceux de Blum et
Pnuel ;(1990) et Erchidi et al ; (2000) qui mentionnent que le rendement en grain du blé
est plus lié à la fertilité de l’épi qu’au poids moyen du grain (Belkharchouche et al ; 2009).
De même Sayar et al ; (2007) suggèrent que le nombre des grains par épi contribue
considérablement au rendement en grains, surtout sous le régime pluvial.
Au Canada, Mc Caig et Depauw; (1995) ont signalé des améliorations du
rendement dans le blé dur d’environ 0,81% y-1, principalement en fonction de
l’augmentation du nombre de grains par épi. Au CIMMYT, Waddington et al ; (1987) et
Pfeiffer et al ; (2000) ont rapporté des augmentations de rendement de grain en fonction
d’une augmentation linéaire du nombre de grains par m2 (Melki et Dahmane ; 2008).
D’ après Benbelkacem et Kellou ; (2000), le PMG est généralement peu
maîtrisable, car il est fortement lié aux effets de l’environnement au moment de la
formation et du remplissage du grain. Un manque d’eau après floraison combiné aux
températures élevées entraîne une diminution du PMG par altération de la vitesse et/ou de
la durée de remplissage ce qui se traduit par l’échaudage des grains. Sinha et al ; (2006)
ont signalé une corrélation non significative entre le poids de 1000 grains et le rendement
par plante en conditions irrigués. Le rendement est corrélé positivement avec le rapport
NTE/NTH (r=0.459).Les résultats de cette étude indiquent que la capacité à maintenir des
talles fertile en vie a contribué à la productivité des plantes, confirmant son rôle en tant que
facteur déterminant du rendement. Izanlo et al ; (2008) notent que la principale
77
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
78
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
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Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
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Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
Tableau. 28: Projection des différents traits étudiés sur les plans des cinq axes d’ACP
Caractères F1 F2 F3 F4 F5
épiaison 0,813 -0,113 0,330 0,080 -0,155
maturité 0,883 -0,235 0,084 -0,155 0,138
NTE/NTH -0,633 0,011 0,076 -0,092 0,462
TRE 0,344 0,674 0,083 0,005 0,125
LEP -0,331 -0,240 -0,032 0,807 0,244
LB 0,511 -0,337 0,399 0,060 -0,196
HP 0,621 0,061 0,689 0,219 0,133
SF 0,497 -0,442 -0,324 0,081 0,094
TC 0,403 -0,603 -0,400 -0,319 -0,152
NEP/m² -0,668 -0,113 0,477 -0,417 -0,051
PMG 0,550 -0,132 -0,127 -0,164 0,740
NGE -0,413 -0,606 0,060 0,328 -0,125
RDT -0,589 -0,507 0,392 -0,251 0,215
Waha Bidi17
Montpellier
Chen "S" Djennah Khetifa
1
Cocorit C 71 [Link] 368
Guemgoum Rkhem
Hoggar Tell 76 Yavaros 79
F2 (15,28 %)
SigusSimeto
0
[Link]
Mexicali eille
Achouri
-1 Hedba3
Tassili Ofonto
Beni Mestina
Beliouni
-2 Boussellem Gloire de Mont
Golfier
Gta/Dur69…
-3
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Figure 16 : Projection des 26 variétés de blé dur, sur les plans des axes 1-2 de l’ACP sur la
base des traits agro morpho- physiologiques
81
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
[Link]
uteille
2
Djennah Khetifa
Capeiti 8
[Link] 368
F3 (10,99 %)
Sigus
0
Boussellem Guemgoum
Bidi17
Mexicali Tell Rkhem
Waha
Gta/Dur69… Montpellier
-1
Achouri
Beni Mestina
Simeto Ofonto
Chen "S"
-2
Yavaros 79
-3
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Figure 17 : Projection des 26 variétés de blé dur, sur les plans des axes 1-3 de l’ACP sur la
base des traits agro morpho- physiologiques
82
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
3
Observations (axes F1 and F5 : 41,70 %)
Guemgoum
Rkhem
Ofonto
Capeiti 8
Mexicali
1
[Link]
Tassili
uteille
[Link] 368
F5 (7,93 %)
Chen "S"
0 BeliouniDjennah Khetifa
Beni Mestina
Hoggar Gta/Dur69…
Sigus Boussellem
Montpellier
Bidi17
Simeto Hedba3
Tell Yavaros 79 Mohamed Ben
Bachir
Achouri Gloir de
-1 Cocorit C 71
MontGolfier
Waha
-2
-3
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Figure 18: Projection des 26 variétés de blé dur, sur les plans des axes 1-5 de l’ACP sur la
base des traits agro morpho- physiologiques
83
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
84
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
d’amélioration génétique peut être considérée comme une approche efficace (Kara et
Bellkhiri ; 2011).
De plus, les analyses de la classification hiérarchique corroborent et complétant les
conclusions relatives à l’ACP. A partir des résultats obtenus, on n’a conclu que la
classification hiérarchique permet d’identifier les variétés, en fonction de leurs traits
phénotypiques et classe les variétés en trois groupes principaux d’où la majorité des
génotypes regroupés ensemble présentent des parents en commun, ou bien ils ont la même
région d’origine.
Le premier constituant les anciennes variétés d’Algérie les plus tardives,
présentant de faibles rendements en grains, les races locales sont relativement les plus
hautes du chaume. Se caractérisant par une TRE, SF, les plus élevées et une TC végétale
moins élevée, ces génotypes possédant des propriétés de tolérance au stress abiotiques. Ces
résultats rejoignent ceux rapportés par Fellah et al ; (2002) qui montrent que les génotypes
tolérants aux stress abiotiques sont moins productifs. Ils sont plus hauts de taille, plus
tardifs au stade épiaison et perdent moins d’eau foliaire par unité de temps. Et par
Reynolds et al ; (1994) qui suggèrent que la température du couvert végétale peut être un
excellent outil de sélection pour la résistance et à l’adaptation au stresse thermique
(Benmahamed ; 2005). Ces génotypes méritent d’être mieux étudiés sous l’aspect
physiologique et utilisé comme géniteurs dans les programmes de croisement. Hazmoune ;
(2000) suggère que malgré l’introduction de nouvelles variétés de blé dur à haut
rendement, les génotypes locaux (Hedba 3, Bidi 17, [Link] 368, MBB) qui sont peu
productifs, restent les mieux adaptés aux conditions de déficit hydrique que subissent nos
régions car en année difficile les variétés d’introduction sont très instables. Par conséquent,
les variétés modernes sont plus génétiquement homogènes et plus exposées aux agents
pathogènes et aux conditions environnementales défavorables (Asins et Carbonell ; 1989).
Cela a favorisé la recherche de nouvelles sources de variation qui pourraient être
d'utilisation dans les programmes d'amélioration des plantes.
Le deuxième groupe composé de 07 variétés du CIMMYT, et une variété italienne
Capeiti 8 se distinguent par un bon rendement en grain, une précocité à l’épiaison et à la
maturité, d’un nombre d’épi par m² et d’un rapport NTE/NTH importants. Les génotypes
de ce groupe pourraient être de bons parents pour être utilisés dans des programmes
d'amélioration de la productivité de blé dur.
85
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
86
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
87
Étude de la diversité phénotypique d’une collection de blé dur Algérien
Conclusion
88
Chapitre IV / Etude de polymorphisme
moléculaire des variétés de blé dur par
l’utilisation des SSR et les RAPD
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
Introduction
Le premier arrangement d’une collection donnée par le biais des marqueurs
phénotypiques est indispensable, cependant les études morphologiques seules ne
fournissent pas d’informations suffisantes pour comprendre la diversité génétique des
espèces ni leur parenté avec d'autres. D’autant plus que les caractères phénotypiques sont
souvent masqués par les facteurs environnementaux (Konat ; 2007). La manipulation
génétique est la meilleure façon de stimuler la production de blé. Par conséquent, il est
nécessaire d'estimer et d'étudier la variation génétique et le mode d'héritage dans différents
paramètres de la plante pour lancer des programmes productifs de reproduction du blé
(Islam et al ; 2012).
En conséquence, l’emploi de nouvelles approches d’ordre moléculaire, s’est avéré
obligatoire pour identifier des organismes, étudier leur diversité et établir leurs relations
phylogénétiques.
Les marqueurs RAPD (Randomly Amplified Polymorphic DNA) et les
microsatellites sont maintenant largement utilisés pour identifier, maintenir, caractériser et
évaluer les ressources génétiques avec plusieurs espèces de plantes. Les SSR ont une
reproductibilité élevée, sont multi alléliques, spécifiques au chromosome, co-dominants et
relativement abondants (Roder ; 1998). Ils ont été utilisés pour des études de diversité
génétique et la localisation de gènes chez le blé (Röder et al ; 2004), et la détermination de
loci de caractères quantitatifs (Ganal et al ; 2007). Les microsatellites sont l'un des types
de marqueurs moléculaires les plus prometteurs qui sont capables d'identifier les génotypes
au sein d'une espèce (Fahima et al ; 2002, Singh et al ; 2010). Ces propriétés rendent les
SSR populaires pour les études de la diversité génétique (Yildirim et al ; 2011).
Les RAPD sont un autre groupe de marqueurs moléculaires simples, moins chers
et plus efficaces sur le temps (Kafeel ; 2014, Cui Hou et al ; 2005).
Comme ces marqueurs diffèrent dans leurs propriétés, ils peuvent entraîner des
estimations différentes de la diversité génétique. La comparaison des résultats des
différentes méthodes d'estimation de la diversité génétique moléculaire sera utile pour
identifier leur utilité comme outils de sélection parentale pour les sélectionneurs. Les
analyses de la dissimilitude génétique et l'estimation des relations génétique entre les
parents sont utiles pour choisir les parents dans les programmes d'hybridation du blé
(Islam ; 2004).
89
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
Figure 20: Test de qualité de l’ADN de 26 variétés étudiés sur gel d’agarose 0.8%
90
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
91
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
Tableau. 29: Taille des allèles observés (Pb) de 10 primers microsatellites chez 26
variétés de blé dur
Locus 1 2 3 4 5 6 7 8 9
taille
des Allèles
Barc 100 254 219 146 160 142 132 128 108 82
Barc 142 319 305 291 284 280 274 263 252 229
Wmc 50 312 289 252 204 196 181 173 117 99
Wmc 177 215 208 77 68
Barc 119 121 116 97
Wmc 44 72 61 55
Wmc 105 67 56
Wmc 09 83
Gwm 386 75 60 55
Wmc 307 50
Totale 44 allèles
allèles
92
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
93
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
de mutations accumulées au cours du temps qui ont évolué avec la sélection naturelle au fil
des générations, et qui se sont adaptées aux différents environnements pour leur
développement (Amallah et al ; 2016). Pour cette raison les variétés anciennes sont très
importantes entant que germoplasme pour les sélectionneurs. En réalité, ce résultat est une
situation attendue et souhaitable et des résultats similaires ont été déterminés à partir de
différents matériels végétales par de nombreux scientifiques (Sterlchenko et al ; 2004,
Dreisigacker et al ; 2005 cité par Yildirim et al ; 2011).
Ont a noté aussi un nombre élevé d’allèles présent chez les variétés CIMMYT
comparativement au nombre d’allèles enregistré chez le groupe de variétés ICARDA. Le
programme d’amélioration du CIMMYT existe depuis plus de 50 ans. Il a eu la capacité de
livrer des cultivars supérieurs dans le monde en développement et sert encore aujourd'hui
de source d'allèles utiles. Cependant le groupe de variétés ICARDA ont subi une forte
pression de sélection a provoqué un rétrécissement de la diversité génétique globale
(Kabbaj et al ; 2017).
La comparaison de la présence et/ou absence des allèles entre les différentes
variétés nous révèle la présence des allèles privés (allèles présents exclusivement dans un
individu ou un groupe d’individus) également appelé, allèles spécifiques (Peng et al ;
2009). Ainsi, deux allèles privés distinguent les variétés Beliouni et Djennah-khetifa
générés par l’amorce BARC 100 de taille 132 et 82 pb respectivement. De même l’amorce
BARC 142 a généré deux allèles privés pour les variétés Beliouni et GTA/DUR69 (280 et
319 pb). Deux allèles spécifiques ont été obtenus aussi par le marqueur Wmc 50 (117 et
252 pb) présent chez Beni Mestina et Capeiti 8. (Figure .23). Un nombre notable de
différents allèles privés a été détecté chez les variétés, ce qui indique que l'introduction de
nouveaux allèles par le biais de programmes de sélection a réellement contribué aux bases
génétiques de ce germoplasme. Des résultats similaires ont également été observés par
l'application des marqueurs SSR sur le Triticum turgidum L. var. durum cultivé en Italie
(Maccaferri et al ; 2003). Selon Mahmodi et al ; (2014), les allèles privés, ou allèles
propres à certaines espèces ou zones géographiques, sont utiles pour comparer la diversité
entre espèces ou populations.
94
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
Figure 21: Nombre d’allèles polymorphes présent dans chaque variété de blé dur
Figure 22: Valeurs moyennes, de nombre d'allèles par groupes de variétés pour
l’ensemble des amorces SSR utilisées.
95
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
Figure.23: Profil électrophorétique sur gel d’agarose des 26 génotypes amplifiés avec les
amorces (BARC 100 (1) et BARC 142 (2) WMC 50 (3))
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Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
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Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
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Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les
RAPD
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Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les RAPD
Tableau.31 : Matrice de similarité génétique calculée par le coefficient «Simple Matching» à partir des marqueurs SSRs
2 8 9 23 33 38 39 54 79 82 83 84 85 86 88 89 90 91 92 93 99 107 115 123 129 139
2 1,00
8 0,60 1,00
9 0,87 0,65 1,00
23 0,83 0,64 0,78 1,00
33 0,68 0,73 0,73 0,81 1,00
38 0,71 0,71 0,71 0,88 0,77 1,00
39 0,89 0,63 0,69 0,78 0,70 0,80 1,00
54 0,71 0,71 0,76 0,75 0,80 0,75 0,77 1,00
79 0,44 0,73 0,54 0,51 0,51 0,58 0,43 0,54 1,00
82 0,35 0,75 0,55 0,43 0,44 0,47 0,49 0,43 0,70 1,00
83 0,22 0,72 0,48 0,44 0,31 0,66 0,55 0,58 0,75 0,75 1,00
84 0,21 0,76 0,56 0,32 0,48 0,68 0,53 0,45 0,84 0,78 0,91 1,00
85 0,26 0,78 0,53 0,48 0,57 0,66 0,43 0,59 0,70 0,74 0,75 0,80 1,00
86 0,31 0,66 0,46 0,59 0,59 0,68 0,54 0,40 0,78 0,65 0,72 0,77 0,74 1,00
88 0,33 0,59 0,43 0,56 0,41 0,52 0,63 0,53 0,81 0,57 0,81 0,70 0,79 0,80 1,00
89 0,39 0,54 0,43 0,56 0,57 0,48 0,63 0,59 0,69 0,68 0,81 0,70 0,76 0,80 0,86 1,00
90 0,45 0,70 0,65 0,64 0,50 0,62 0,59 0,50 0,61 0,78 0,75 0,75 0,82 0,81 0,73 0,85 1,00
91 0,59 0,69 0,69 0,74 0,54 0,54 0,62 0,57 0,66 0,88 0,76 0,76 0,76 0,76 0,44 0,80 0,93 1,00
92 0,64 0,61 0,71 0,66 0,65 0,75 0,71 0,66 0,72 0,57 0,52 0,47 0,43 0,43 0,45 0,40 0,57 0,57 1,00
93 0,61 0,84 0,61 0,87 0,62 0,65 0,63 0,62 0.87 0.76 0.79 0.79 0.78 0.78 0.65 0.61 0.62 0.62 0,45 1,00
99 0,79 0,65 0,72 0,91 0,76 0,73 0,58 0,66 0,45 0,44 0,48 0,66 0,47 0,66 0,51 0,53 0,58 0,35 0,49 0,45 1,00
107 0,68 0,63 0,68 0,59 0,77 0,67 0,66 0,64 0,58 0,55 0,42 0,50 0,57 0,40 0,53 0,43 0,58 0,66 0,40 0,42 0,69 1,00
115 0,61 0,78 0,66 0,67 0,75 0,80 0,44 0,67 0.77 0.63 0.61 0.62 0.65 0.65 0.64 0.60 0.65 0.65 0,38 0,35 0,41 0,44 1,00
123 0,61 0,65 0,50 0,43 0,48 0,31 0,43 0,50 0,55 0,70 0,48 0,47 0,41 0,48 0,55 0,52 0,43 0,52 0,52 0,34 0,41 0,54 0,48 1,00
129 0,73 0,42 0,61 0,64 0,57 0,57 0,57 0,50 0,52 0,50 0,43 0,44 0,54 0,44 0,41 0,51 0,57 0,44 0,51 0,44 0,51 0,43 0,53 0,82 1,00
139 0,59 0,41 0,59 0,41 0,35 0,41 0,59 0,41 0,58 0,50 0,45 0,51 0,56 0,51 0,65 0,45 0,50 0,50 0,53 0,50 0,53 0,38 0,46 0,63 0,88 1,00
101
Étude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par l’utilisation des SSR et les RAPD
Figure.24 : Dendrogramme de similarité génétique des 26 génotypes analysés, obtenu par le coefficient “Simple Matching” et la méthode
“UPGMA” établis par le programme NTSYS 2.2
102
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
103
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
génétique importante chez la collection de blé dur. D’après Zimmer et Roalson ; (2005),
la haute valeur de PIC indique une hétérozygotie énorme qui est associée à un degré élevé
de polymorphisme. Cependant les valeurs calculées de PIC pour les amorces RAPD
peuvent être attribuées à la nature diverse des variétés de blé et / ou des marqueurs RAPD
utilisés dans cette étude. L'indice PIC a été largement utilisé dans de nombreuses études
sur la diversité génétique (Ebrahimi et al ; 2010, Pirseyedi et al ; 2010, Soriano et al ;
2011).
Tableau .32: Liste des amorces RAPD retenues, nombre d’allèles et valeurs de PIC
Primer RAPD OPG OPF OPA OPE OPC 05 Moyenne
09 20 17 13
Nbr d’allèles/locus 8 8 7 5 2 6
PIC 0.25 0.40 0.25 0.30 0.23 0.31
104
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
ont présenté la moyenne la plus élevée (12.33 allèles) suivie de variétés locales algériennes
et les variétés du CIMMYT (11 ,20 et 11 allèles respectivement). La moyenne la plus basse
est notée chez les variétés italiennes (9,67) (Figure.26). Ces résultats montrent l’existence
de diversité génétique au sein des variétés modernes de blé dur malgré la pression de
programmes de sélection. L’augmentation de la diversité génétique dans les cultivars
modernes est expliquée principalement par l’introgression de nouveaux matériels
génétiques. D’après les travaux établis par Soleimani et al ; (2002), dans l’étude de la
diversité génétique chez les cultivars modernes de blé dur par l’utilisation des marqueurs
AFLP, les résultats ont montré que le niveau de variation génétique au sein des cultivars
les plus récemment développés est assez important.
(Ren et al ; 2013) expliquent la diversité au sein d’une collection de blé dur
étudiée par de nombreux facteurs, tels que les conditions environnementales, la période de
libération des variétés et les flux de gènes via les échanges de germoplasme.
Dans la présente étude, certaines bandes RAPD spécifiques ont été identifiées;
reflétant ainsi l'application des RAPD pour l'identification du blé dur. On a observé deux
allèles spécifiques ; le premier est de taille 981 pb présent chez la variété Beni Mestina et
le deuxième de taille 219 pb chez la variété Djnnah khetifa généré par le marqueur OPG
09, tandis que la variété Tassili contient une autre bande spécifique de 957 pb amplifiée
avec l'amorce OPF 20 (Figure. 27 .Photo 3 et 5). La détection des allèles privés au sein de
notre collection pourraient être utiles pour une étude plus approfondie en concevant un
marqueur spécial pour discriminer les génotypes. Souza et al ; (1994) et Manifesto et al ;
(2001) ont trouvé des bandes spécifiques de RAPD tout en examinant la diversité
génétique dans les cultivars de blé de printemps cultivés au Mexique et Pakistan.
105
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
Figure 25: Nombre d’allèles polymorphes présent dans chaque variété de blé dur
Ecart-
Variable Minimum Maximum Moyenne type
Nombre moyen d'allèles obtenu à
partir des amorces RAPD utilisées 4,000 18,000 11,077 3,084
Figure 26 : Nombre d’allèles généré par l’ensemble des amorces RAPD polymorphes
selon le type des variétés
106
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
1 2
5 4
Figure.27: Profil électrophorétique sur gel d’agarose des 26 variétés amplifiés avec les
amorces (1 : OPE 13), (2 : OPC 05), (3 :OPF 20),(4 :OPA 17), (5 : OPG09)
107
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
IV-2-3- Classification des accessions basée sur les données des marqueurs RAPD
L'objectif principal de la présente étude était d'estimer les similitudes génétiques
entre les variétés de blé dur. La matrice de similarité obtenue après une analyse
multivariante, on utilisant le coefficient Jaccard est présentée dans le tableau .34. Ce
coefficient de similarité a été utilisé pour générer un dendrogramme (Figure.28) par
analyse UPGMA afin de déterminer le regroupement de différentes variétés.
En effet, à 0.35 de similarité, on a distingué deux clusters, le premier composé de
variétés suivantes : Montpellier, Vitron, Guemgoum Rkhem, Capeiti 8.
Le deuxième groupe subdivise en deux sous groupe, le premier sous groupe
regroupe les variétés : Boussellem et Waha. Le deuxième sous groupe est constitué de,
Beni Mestina, Gloire de Mont Golfier, Sigus, Achouri, GTA/DUR69, Oued Zenati 368,
Bidi 17, Tell 76, Beliouni, Mohamed Ben Bachir 8037, Simeto, Hedba-03, Yavaros-79,
[Link], Cocorit C 71, Chen 'S', Djennah-Khetifa, Mexicali.
Les données de la matrice de similarité ont révélé que la similitude génétique varie
entre 0.17 et 1 (Tableau.34). On a enregistré certaines relations entre les variétés selon
leurs diffusions géographiques (Sigus et Achouri présentant un CS de l’ordre de 1) et entre
(Bidi 17 et Oued Zenati 386 avec un coefficient de similarité 0.86) selon leurs pédigrées.
Le dendrogramme obtenu a partir des données RAPD ne concorde pas aux
dendrogrammes basés sur les critères phénotypiques ainsi les marqueurs SSRs. Les
différences entre les dendrogrammes RAPD et SSR peuvent s'expliquer par les différentes
régions du génome ciblées par deux systèmes de marqueurs différents. La relation
observée à l'aide de marqueurs moléculaires peut fournir des informations sur l'histoire et
la biologie des cultivars, mais elle ne reflète pas nécessairement ce qui peut être observé en
ce qui concerne les caractères agronomiques (Métais et al ; 2000).
Le réarrangement ou de discordance entre les phylogénies établies par les différents
marqueurs moléculaires et phénotypiques est très courant. Il a été constaté par certains
auteurs, en particulier chez les crucifères (Thormann et al ; 1994), Sorghumbicolor L.
(Yang et al ; 1996), Triticum urartu (Castagna et al ; 1997), Oryzasativa (Nagaraju et al ;
2002) et Lupinus spp (Talhinhas et al ; 2003) (Konat ; 2007).
Le regroupement des variétés avec différentes origines géographiques qui n'ont pas
de parents en commun est difficile à expliquer. Certaines études ont indiqué que le
regroupement de cultivars de différents endroits ignorait l'influence de l'effet géographique
sur la diversité génétique. Il a été signalé que la dérive génétique et la sélection pourraient
108
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
entraîner une plus grande diversité génétique que les variations géographiques (Bisht et al ;
1998, Manivannan et al ; 1998). Les programmes d'amélioration qui ont conduit à une
homogénéité génétique due à la sélection de certains traits génétiques ne devraient pas non
plus être ignorés (Karaca and zblrak ; 2008).
Huang et al ; (2002) expliquent cette situation par le fait qu'une variation génétique
similaire a eu lieu indépendamment dans des différentes régions géographiques. Une autre
explication pourrait être que les bandes supposées similaires originaires de RAPD dans les
différents échantillons n'étaient pas nécessairement homologues, bien qu’il partage la
même taille en paires de base (Karp et al ; 1997). Cette situation pourrait entraîner de
mauvais résultats lors du calcul des relations génétiques (Cui Hou et al ; 2005).
Des résultats obtenus par (Guasmi et al ;2012) ont montré que le dendrogramme
généré par la matrice ISSR s’accorde mieux avec la généalogie , et le pédigrée des
cultivars d’orge, or que le dendrogramme généré par les marqueurs RAPD ne montre pas
de profils géographiques entre les variétés ; cela s’explique en partie par le nombre de
produits PCR informatifs. Ils ont renforcé l’importance du nombre de loci et leurs
couvertures des génomes globales pour une estimation fiable de la relation génétique entre
les différentes variétés.
L'information sur la similarité génétique aidera à éviter toute chance de
germoplasme d'élite de devenir génétiquement uniforme et de mettre en danger les gains de
productivité à long terme (Messmer et al ; 1992). Le nombre d'amorces utilisée dans la
méthode RAPD ne doit pas être trop faible, car cela pourrait conduire à une analyse non
formelle ou biaisée, ni trop élevée, ce qui pourrait entraîner une augmentation du coût.
(Nawroz ; 2008).
Des résultats obtenus par (Abdullah et al ; 2013) ont démontré que l’analyse de la
technique RAPD par les matrices de similitude avec l’utilisation des coefficients Nei & Li,
et/ou Jaccard sont plus informatives que les coefficients de similarité SM pour déterminer
les relations génétiques entre les variétés. Ainsi Abouzied et al ; (2013) suggèrent que les
coefficients Jaccard et Dice sont très similaires, même si la topologie dendrogramme ne
sera pas différente. La seule différence est dans les longueurs de branche. En outre, les
données ont confirmé le potentiel de l'utilisation des marqueurs RAPD pour estimer la
diversité génétique parmi les variétés de blé et peuvent être utiles dans les programmes de
sélection du blé. A l’inverse Kosman et Léonard ; (2005), suggérant que les valeurs de
similarité basées sur les marqueurs dominants avec les diploïdes ne doivent être
109
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
considérées que comme des estimations approximatives basées sur des informations
incomplètes.
Les RAPD ont été jugés utiles comme marqueurs génétiques dans le cas d'espèces
auto pollinisantes présentant un niveau relativement faible de polymorphisme intra
spécifique (El-Assal and Gaber ; 2012). Plusieurs auteurs favorisent des analyses à l'aide
des marqueurs RAPD sur le plant de polymorphisme, et la reproductibilité. Atriplex
(Mâalem et al ; 2011), Verbesina encelioides (Damini et al ; 2012). Durum wheat (Sapna
et al ; 2006).
Par conséquent, aucun marqueur ne peut donner toutes les informations nécessaires
aux programmes d'adaptation, de reproduction, d'évolution et de conservation des plantes
sans l'appui d'une autre technique ( Khoufi et al ;2012).
110
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les RAPD
Tableau. 34 : Matrice de similarité génétique calculée par le coefficient Jaccard à partir de marqueurs RAPD
2 8 9 23 33 38 54 79 82 83 84 85 86 88 89 90 91 92 93 99 107 123 129
2 1,00
8 0,38 1,00
9 0,44 0,31 1,00
23 0,55 0,62 0,45 1,00
33 0,36 0,53 0,38 0,47 1,00
38 0,50 0,47 0,55 0,50 0,44 1,00
54 0,42 0,40 0,45 0,54 0,38 0,62 1,00
79 0,50 0,57 0,42 0,75 0,44 0,57 0,75 1,00
82 0,25 0,36 0,40 0,50 0,33 0,46 0,80 0,58 1,00
83 0,25 0,55 0,30 0,50 0,64 0,23 0,21 0,38 0,23 1,00
84 0,40 0,47 0,33 0,60 0,44 0,47 0,71 0,79 0,57 0,36 1,00
85 0,50 0,27 0,56 0,38 0,33 0,46 0,50 0,58 0,33 0,25 0,47 1,00
86 0,40 0,29 0,63 0,42 0,36 0,38 0,42 0,50 0,36 0,27 0,40 0,88 1,00
88 0,50 0,46 0,40 0,50 0,43 0,46 0,50 0,58 0,45 0,15 0,47 0,45 0,50 1,00
89 0,33 0,82 0,25 0,58 0,50 0,33 0,46 0,67 0,42 0,45 0,53 0,31 0,33 0,55 1,00
90 0,55 0,40 0,33 0,33 0,38 0,50 0,43 0,50 0,29 0,15 0,50 0,64 0,55 0,50 0,36 1,00
91 0,40 0,47 0,25 0,50 0,30 0,47 0,50 0,67 0,38 0,29 0,65 0,47 0,40 0,47 0,53 0,50 1,00
92 0,46 0,35 0,38 0,38 0,33 0,64 0,47 0,53 0,33 0,23 0,53 0,67 0,58 0,43 0,31 0,69 0,63 1,00
93 0,45 0,33 0,50 0,46 0,40 0,43 0,58 0,67 0,42 0,36 0,64 0,70 0,60 0,42 0,38 0,58 0,44 0,50 1,00
99 0,71 0,44 0,71 0,71 0,45 0,67 0,86 1,00 0,57 0,38 0,78 1,00 0,86 0,63 0,50 0,67 0,60 0,70 0,88 1,00
107 0,25 0,22 0,67 0,43 0,40 0,44 0,57 0,50 0,50 0,14 0,56 0,50 0,57 0,38 0,25 0,44 0,27 0,36 0,63 0,50 1,00
123 0,42 0,31 0,45 0,33 0,29 0,62 0,43 0,50 0,29 0,25 0,41 0,80 0,70 0,38 0,27 0,67 0,50 0,83 0,58 0,78 0,40 1,00
129 0,42 0,31 0,45 0,33 0,29 0,62 0,43 0,50 0,29 0,25 0,41 0,80 0,70 0,38 0,27 0,67 0,50 0,83 0,58 0,78 0,40 1,00 1,00
139 0,42 0,17 0,33 0,33 0,22 0,31 0,33 0,40 0,20 0,23 0,41 0,64 0,55 0,29 0,19 0,43 0,50 0,57 0,46 0,60 0,27 0,54 0,54
111
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les RAPD
Figure 28 : Dendrogramme généré par l’analyse des marqueurs RAPD via la méthode UPGMA
112
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
113
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
Locus Band N Na Ne I Ho He
Freq.
OPG 09 0,31 13,00 1,75 1,38 0,35 0,23 0,24
OPF 20 0,33 13,00 1,88 1,43 0,42 0,27 0,28
OPA 17 0,37 13,00 2,00 1,39 0,41 0,25 0,27
OPE 13 0,40 12,50 2,00 1,54 0,49 0,32 0,34
OPC 05 0,82 13,00 1,75 1,67 0,50 0,35 0,37
114
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
Tableau. 36 : Paramètres génétiques pour les cinq RAPD estimés selon le type de
génotype par GenAlex v.6.1
Groupes N Na Ne I Ho He
Groupe de variétés Mean 15,833 1,933 1,454 0,421 0,273 0,282
locales algériennes
SE 0,069 0,067 0,064 0,040 0,031 0,032
Groupe de variétés Mean 10,000 1,833 1,434 0,411 0,266 0,280
modernes
SE 0,000 0,097 0,061 0,040 0,030 0,032
Total Mean 12,917 1,883 1,444 0,416 0,269 0,281
SE 0,381 0,059 0,044 0,028 0,022 0,023
115
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
Df : degré de liberté .SS : Somme des carré[Link] : Carrés moyens. Est Var : Variation
estimé. PhiPT : indicateur de la différenciation génétique intra et intergroupes.
Conclusion
L’analyse de 26 variétés de blé dur par les marqueurs SSR a permis
significativement leur différenciation. Dix amorces utilisées pour amplifier l’ADN de
chaque variété, on a enregistré au total, 291 bandes polymorphes, une moyenne de PIC
(0.45). Ainsi une moyenne de nombre d’allèles 4 ,4 par amorce. Les variétés algériennes
affichent des valeurs plus élevées de nombre d’allèles que les variétés modernes. Pour
cette raison que les variétés anciennes sont très importantes entant que germoplasme pour
les sélectionneurs.
La classification des variétés selon la méthode UPGMA a montré une large
diversité génétique, peut être utilisée dans le choix de parents dans le programme
116
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
117
Etude de polymorphisme moléculaire des variétés de blé dur par les SSR et les
RAPD
comprendre les relations génétiques au sein du groupe d'étude (Mardi et al ; 2011). Les
résultats obtenus dans cette étude fourniront des preuves pour la prise de décision dans le
choix des marqueurs pour les travaux futurs pour la caractérisation, la sélection et la
gestion du germoplasme de blé dur.
118
Conclusion générale et perspectives
Conclusion générale et perspectives
119
Conclusion générale et perspectives
plus tardives pour lesquelles les risques de sécheresse et d’échaudage thermique ont toutes
chances d’être plus élevés. En effet, La stabilité des performances des cultivars doit être
recherchée en combinant, les capacités d’adaptation des variétés locales au potentiel élevé
de rendement en grain des variétés améliorées.
L'analyse en composantes principale et la classification hiérarchique ont été
utilisées pour évaluer la diversité génétique basée sur des traits phénotypiques. La CAH a
révélé que les cultivars de blé modernes divergeaient des cultivars de blé algérien ancien.
Cette divergence a probablement été causée d’une part par le biais des programmes
d’amélioration de la production des variétés modernes, et d’autre part due à la diversité
des climats et des croisements spontanés des populations locales pendant plusieurs années.
Les deux méthodes d'analyse ont montré des résultats similaires, indiquent que les
descripteurs morphologiques, physiologiques et agronomiques étudiés font preuve d’un
grand pouvoir discriminant, se sont révélés suffisants pour discriminer un nombre
important de cultivars de blé dur. Ce résultat souligne l’importance que peut apporter
l’utilisation de ces traits pour faire un inventaire et l’identification des cultivars de cette
espèce.
Dans le deuxième volet de cette étude, on a analysé la diversité génétique de 26
variétés en utilisant les marqueurs moléculaires. Dix primers SSR ont permis d'identifier
un total de 44 allèles. Le nombre d'allèles par locus varie de 1 à 9 (x = 4,40), et les valeurs
de PIC entre 0.21 et 0.85 (x = 0.45). Le dendrogramme construit à l’issu de l’analyse
statistique de ces marqueurs par la méthode UPGMA a montré un degré élevé de diversité
génétique, et un réarrangement significatif des variétés analogue à celle révélée par les
marqueurs phénotypiques. A 63% de similitude, on a obtenu deux groupes de génotypes
génétiquement proches, nous avons comparé les degrés de similarités génétiques basées sur
les marqueurs SSRs aux relations de parentés à travers les pedigrees et/ou aux origines des
génotypes étudiés. Cette comparaison a mis en évidence une certaine correspondance entre
la similarité génétique basée sur les marqueurs SSRs et l’origine commune des génotypes
étudiés et/ou la présence de parents en commun au niveau de leur pedigree. Cependant le
rapprochement surprenant observé entre les variétés italiennes (Simeto, Capeiti 8, Ofonto)
et locales algériennes (Bidi 17, Oued Zenati368, [Link]) trouverait son origine
par l’agriculture très semblable des deux pays, caractérisées par une tolérance en cours de
remplissage des grains, exprimée par un poids de milles grains élevé malgré le stress
thermique rencontré à la fin de cycle.
120
Conclusion générale et perspectives
121
Conclusion générale et perspectives
122
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144
Références bibliographiques
145
Annexes
ANNEXES
Paramètres
F de
variables ddl Somme des carrés Carré moyen Fisher Pr > F
Semis-tallage 25 28,513 1,141 0,816 0,705
Semis -montaison 25 70,782 2,831 0,739 0,793
Semis -épiaison 25 1166,872 46,675 41,846 < 0,0001***
Semis maturité 25 3122,051 124,882 74,929 < 0,0001***
TRE 25 0,503 0,020 2,324 0,005**
TC 25 487,592 19,504 27,313 < 0,0001***
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif p<0,01, *** :
Effet très hautement significatif p<0,001.
Paramètres
variables ddl Somme des carrés Carré moyen F de Fisher Pr > F
NTH 25 80,205 3,208 1,564 0,087 ns
NTE 25 30,718 1,229 1,571 0,085 ns
NTE/NTH 25 4,366 0,175 6,655 < 0,0001***
ns : effet non significatif, * : effet significatif p<0,05, ** : effet hautement significatif p<0,01, *** :
effet très hautement significatif p<0,001
ANNEXES
Paramètres
statistiques F1 F2 F3 F4 F5
Valeur propre 4,390 1,986 1,429 1,221 1,031
Variabilité (%) 33,772 15,276 10,994 9,393 7,929
% cumulé 33,772 49,048 60,042 69,435 77,363
d) Solution lavage 2
e) TE 1X (pH 8)
f) TE 0.1X (pH 8)
- Préparer un gel d’agarose à 0.8% (Ph) soit 0.8g d’agarose pour 100 ml de volume final
dans un tampon TBE 1X
- Couler l’agarose dans la cuve préparée avec le peigne en évitant la formation de bulles
d’air
- Lorsque le gel est refroidi et solidifié 20 à 30 min, retirer les peignes de la plaque
- Dépôt des échantillons : Déposer 5ul de chaque échantillon d’ADN dans les puits de gel
en faisant attention de ne pas déchirer le fond du gel avec la pointe de la pipette
Après chaque dépôt, effectuer un rinçage des pointes avec des pipetages successifs dans le
tampon de migration, puis essayer sur papier absorbant
- Fermer la cuve, brancher les fils et mettre sous tension, laisser migrer jusqu’à ce que le
colorant de charge arrive à proximité du bord du gel (environ 20 à 25min à 100V)
RESEARCH ARTICLE
AGRO MORPHOLOGICAL CHARACTERIZATION AND STUDY OF GRAIN YIELD OF ALGERIAN
DURUM WHEAT (TRITICUM [Link].
2012). The characterization and the evaluation of crop varieties allow us to protect and restore this genetic heritage
.To be used at the end in breeding programs (Chentoufi et al; 2014). Cereal improvement has long been and still is
strongly oriented towards increasing productivity ( Boubaker et al ; 1999). The Knowledge of any existent link
between the grain yield and its component can be useful to identify interesting traits for selection. This information
is used to guide the selection process to promote the features able of generating improved performance (Mekhlouf
and Bouzerzour; 2000).
In this context our study aimed to evaluate Twenty Six accessions of durum wheat grown in Algeria, based on agro-
morphological characters. Also to analyze and compare the grain yield and its component to be able to improve our
knowledge and so to identify the most relevant characteristics for choosing the more efficient and adapted
genotypes.
Measured parameters:-
Phonological observations were held throughout the vegetative cycle of the wheat (seedling to maturity). The
heading stage (DHE) : number of days from emergence to the release date of 50% of ears per variety ; the plant
height (PH in cm), is made at maturity, ground level at the top of the ears, not included beards; flag leaf area is
derived by the formula: SF (cm²) = 0.606 (L x I) where L= total length of 5 sheets, l = average width of 5 leaves and
0.606 = regression coefficient between the surface of photocopied sheets of paper weight on that deduced by the
product (lxL) (Spagnoletti Zeuli and Qualset,1990) ; the spike length (SL in cm) measured from the base of the ear
to the tip, not included beards; the length of beards (LB in cm); the relative water content is determined at heading
stage on a sample of three leaves, according to the protocol of Barrs (1968). It is calculated by the following formula
(RWC %) = (fresh weight- dry weight)/ (rehydrated weight- dry weight) x100. The physiological status of plants
was monitored by RWC.
The number of grass tillers: is determined by direct counting of the number of grass tillers (except main shoot) of all
plants / genotype, from the 4-leaf stage until end of tillering. The number of fertile tillers: is the direct counting the
number of fertile tillers (except main shoot) of all plants / genotype, maturity stage and then deducted the report
tillering ear / tillering grass (NTF/NTG).
The temperature of crop canopy (TC) is measured by a hand-held infrared thermometer. The measurements were
carried out during the heading stage of good weather around solar noon, back to the sun. the data for each varieties is
the mean of four or five readings .The measures also focused on the thousand kernel weight in grams (TKW) , the
number of spike per square meter (spike / m²) and the average number of grains / spike , grain yield (g / m²) .
Data analysis:-
An analysis of variance (ANOVA) is performed for each variable at the P<0.05 significance level .And a principal
component analysis (PCA). A correlation matrix is calculated to study the different expressions between variables.
The hierarchical cluster CAH, is performed to study the structure of our collection on different quantitative traits.
All statistical analyzes were performed with XLSTAT 2014 software.
1072
ISSN: 2320-5407 Int. J. Adv. Res. 4(11), 1071-1080
Table 1:- Name and pedigree, origin of the genotypes used in the study.
N° Varieties or Lines Pedigree Origin
Accession
2 Mexicali75 CIMMYT (Mexico)
8 Aribs (ex Capeiti) Algeria (Italy)
9 Waha Plc/Ruff//Gta/3/ Rtte Algeria
23 Chen "S" CIMMYT (Mexico)
33 Hoggar Vitron Algeria
38 Tell76 Algeria
39 Tassili Algeria
54 Righa Cocorit71 CIMMYT (Mexico)
79 [Link] [Link] Algeria
82 Mohamed Ben Bachir [Link] Algeria
83 Montpellier [Link] Algeria
84 Hedba3 [Link] Algeria
85 Bidi17 [Link] Algeria
86 [Link] 368 [Link] Algeria
88 Djennah Khetifa [Link] Algeria/Tunisia
89 Guemgoum Rkhem [Link] Algeria
90 Rahouia 80 (ex Gloire de Montgolfier) [Link] Algeria
91 Beliouni [Link] Algeria
92 Gta/Dur69… Algeria
93 Simeto Algeria (Italy)
99 Sooty-3/Rascon-37 Mexico
107 Boussellem Algeria
115 Ofonto Algeria (Italy)
123 Mrf1/Stj2//Gdr2/Mgnl1 ICARDA (Syria)
129 Sigus Ter-1/3/Stj3// Bcr /Lks4 Algeria (ICARDA)
139 Beni Mestina Lahn/Ch1.2003 Algeria (ICARDA)
Results:-
Table 2:- Means values of thirteen traits agro morpho-physiological of the genotypes tested.
varieti DHE DM NTF/NT RW SL BL PH SF TC Spike/ TK Grs GY
es A G C m² W /spike
2 135,6 161,0 0,50 0,67 8,7 8,87 88,00 32,0 26,8 140,00 40,0 45,00 255,2
7 0 0 0 7 3 3
8 135,6 162,0 0,56 0,94 6,6 5,60 85,33 25,3 26,1 168,67 41,9 38,33 270,6
7 0 7 3 3 3 1
9 139,6 161,0 0,47 0,89 7,5 9,80 74,00 26,0 26,4 95,33 30,7 52,67 154,8
7 0 0 0 4 0 8
23 140,3 162,0 0,51 0,80 8,2 7,60 65,00 26,6 29,4 96,00 38,0 43,33 156,8
3 0 3 7 6 0 0
33 140,3 161,0 0,48 0,74 7,2 7,40 77,33 22,0 26,7 182,00 34,0 48,33 299,8
3 0 3 0 8 3 5
38 140,6 162,0 0,36 0,86 8,0 10,9 76,50 28,6 28,6 121,33 36,0 48,00 209,2
7 0 7 0 7 6 7 3
39 140,3 161,0 0,61 0,76 8,3 11,3 81,00 23,6 28,4 161,33 39,0 52,33 331,9
3 0 3 3 7 8 3 0
54 141,6 163,0 0,44 0,81 7,0 10,9 85,00 29,3 28,1 203,33 32,6 32,67 216,2
7 0 0 3 3 8 7 7
79 147,3 174,3 0,50 0,86 6,9 11,0 112,0 29,3 29,1 140,00 42,0 47,33 282,5
3 3 0 0 0 3 5 0 4
82 147,0 173,0 0,41 0,93 6,0 11,7 104,6 21,0 30,9 116,67 38,9 35,67 165,3
1073
ISSN: 2320-5407 Int. J. Adv. Res. 4(11), 1071-1080
0 0 0 7 7 0 2 7 5
83 147,0 176,0 0,36 0,87 6,0 7,47 79,00 28,6 29,7 109,33 40,0 34,00 149,5
0 0 0 7 4 0 1
84 148,0 174,3 0,19 0,84 8,6 11,6 118,0 31,6 30,9 91,33 40,0 51,33 186,5
0 3 7 0 0 7 4 0 5
85 147,0 175,0 0,23 0,92 6,1 11,6 103,0 30,3 29,5 74,67 44,0 33,67 110,2
0 0 0 7 0 3 3 0 8
86 147,3 176,3 0,25 0,95 6,1 10,4 105,6 37,6 28,1 100,00 47,3 38,00 176,5
3 3 3 3 7 7 8 3 8
88 149,0 177,0 0,44 0,93 7,6 9,83 109,6 29,6 29,0 92,00 37,0 36,00 120,1
0 0 7 7 7 8 0 8
89 147,0 176,6 0,36 0,88 8,8 9,53 112,3 30,3 30,8 88,67 56,0 33,67 163,1
0 7 3 3 3 0 0 5
90 147,3 178,0 0,22 0,65 7,2 12,6 111,6 36,0 30,6 138,67 40,0 40,67 224,6
3 0 3 7 7 0 5 0 9
91 147,0 178,0 0,39 0,74 6,4 11,3 104,1 29,6 33,0 137,33 43,6 42,33 262,1
0 0 3 0 7 7 2 7 0
92 144,6 174,0 0,47 0,76 7,4 8,50 72,00 33,6 34,0 122,00 37,0 62,33 280,6
7 0 3 7 0 3 2
93 139,0 169,0 0,28 0,80 7,1 8,50 71,33 27,6 32,5 116,67 39,9 40,33 190,8
0 0 7 7 3 0 9
99 141,0 166,0 0,37 0,80 6,9 9,37 69,00 36,3 32,7 110,00 38,0 33,33 138,3
0 0 7 3 0 7 7
107 145,0 171,0 0,46 0,89 6,7 11,9 80,50 34,3 34,7 122,67 40,0 55,33 272,8
0 0 0 7 3 5 0 2
115 140,3 178,0 0,56 0,81 6,7 11,7 71,00 35,3 32,9 96,00 54,0 39,67 214,0
3 0 0 0 3 7 0 1
123 142,6 168,0 0,31 0,74 6,6 10,8 79,33 30,0 34,3 113,33 42,0 40,00 189,2
7 0 0 7 0 7 0 1
129 139,6 168,0 0,28 0,82 7,0 9,37 82,80 22,0 32,4 152,00 41,9 40,00 250,6
7 0 3 0 0 0 5
139 144,0 171,0 0,36 0,75 7,6 7,23 67,53 32,3 32,7 123,33 40,0 49,00 247,8
0 0 7 3 3 3 5
1074
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The means values of quantitative characteristics measured on the 26 genotypes are listed in Table 2. The variety
Mexicali presents the shortest development cycle to 161 days and a heading period of 135.66 days. The genotypes
formed by old varieties are considered as late and have a quite significant delay in relation to the variety Mexicali,
with a period of heading of 149 days, a difference of 17 days to the end of the cycle. Boussalem has the best ability
the transformation into tillers ears (0.61%). The stubble height is in the advantage of Hedba3 (118 cm), Chen "S" is
the shortest (65cm). At the heading stage, [Link] 368 develops a large area of flag leaf with an average of 37.667
cm², while Mohamed Ben Bachir with 21 cm² has a low surface sheet. The differences between genotypes are too
marked for the number of spike per unit area with an average of 123.56 spike / m². The highest value was noted in
Righa. The best TKW is presented by the variety Guemgoum Rkhem 65.00 g unlike the variety Waha which had a
weight of 30.7 g. The variety with the most fertile spike is Gta / Dur69 (Grs /spike = 62.33). The grain yield shows
values varies between 331.9 and 110.3 g/m²; it is the varieties Hoggar and Tassili that shown the best performance.
The genotype Bidi 17 showed the lowest grain yield.
The analysis of correlations between the measured parameters shows that there are positive and negative relations
between these parameters ranging from a low to a high correlation (Table 4).
Table 4:- Correlation coefficients between yield and other traits in durum wheat.
Variable NTF/NTH spike/m Grs/spik
s DHE DMA G RWC SL BL PH SF TC ² TKW e
DMA 0,81***
NTF/NT
G -0,459* -0,436
RWC 0,263 0,165 -0,021
SL -0,234 -0,340 0,159 -0,328
-
BL 0,267 0,390 -0,262 -0,008 0,119
0,682** - 0,488*
PH * 0,570 -0,379 0,255 0,010 *
-
SF 0,475* 0,304 -0,281 -0,129 0,031 0,271 0,103
- -
TC 0,290 0,284 -0,294 -0,227 0,198 0,272 0,150 0,357
- - - -
Spike/m² -0,481* -0,426 0,361 -0,358 0,031 -0,179 0,156 0,364 0,278
0,582* -
TKW 0,227 * -0,132 0,132 0,068 0,166
0,317 0,339 0,304 -0,378
Grs/spik - -
e -0,120 -0,224 0,280 -0,268 0,371 -0,003 0,255 0,006 0,115 0,094 0,339
- - - 0,721** - 0,597**
GY -0,424* -0,274 0,459* 0,446* 0,145 -0,080 0,157 0,174 0,003 * 0,087 *
Traits F1 F2 F3 F4 F5
DHE 0,813 -0,113 0,330 0,080 -0,155
DMA 0,883 -0,235 0,084 -0,155 0,138
NTF/NTG -0,633 0,011 0,076 -0,092 0,462
RWC 0,344 0,674 0,083 0,005 0,125
SL -0,331 -0,240 -0,032 0,807 0,244
BL 0,511 -0,337 0,399 0,060 -0,196
PH 0,621 0,061 0,689 0,219 0,133
SF 0,497 -0,442 -0,324 0,081 0,094
1075
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A principal component analysis was performed from 13 variables. We notice the first axis alone explains 33.772%
of the information, the first two axes develop 49, 048%, the three axes explain 60.042%, and the first four axes have
69.435% and the first five axes explain 77 363% of the total variation. Therefore, these five axes had better
summarize information provided by all the initial variables. On the positive side, the first components (axis)
integrate information relating to the variation of the variables: duration of heading and maturity, SF, the BL. On the
negative side, the ratio NTF/NTG, Spike/m² and grain yield. Along this axis 1 oppose phenology and morphological
characteristics to production capacities. The RWC is positively correlated with the axis 2 on the positive side, and
canopy temperature and the number of grains per spike on the negative side. As for axis 3, is formed by the plant
height on the positive side. Axis 4 and 5 are positively correlated with spike length and thousand kernel weight
respectively (Table 5). Considering the significance of axes, we analyzed the distribution of varieties. Along axis 1
oppose the genotype Hedba3, Bidi17, [Link] 368, DjennahKhetifa to Mexicali, Aribs, Waha, Chen "S", Hoggar,
Tell, Tassili, Righa. On the negative side of the axis 2, the varieties Rahouia 80, Beliouni, Gta / Dur69, Boussellem
characterized by high grains number per spike also a canopy temperature. The same axis but on the positive side,
varieties Mohamed Ben Bachir, Montpellier, characterized by high RWC (Fig.). In the plane 1- 3 (Fig.), the
dispersion of individuals shows that varieties Simeto, Sooty-3/37-Rascon, Mrf1 / Stj2 // GDR2 / Mgnl1, Beni
Mestina characterized by low plant height. On the positive side of the axis 05; varieties Guemgoum Rkhem, Ofonto
,[Link] 368, [Link], is distinguished by a very high TKW (Fig.).
3
Aribs
2
Waha Mohamed
Montpellier Ben Bachir
Djennah KhetifaBidi17
1 Chen "S"
Righa [Link] 368
F2 (15,28 %)
Guemgoum Rkhem
Hoggar Tell Sigus Simeto Sooty-3/Rascon-37
0
[Link]
Mexicali Mrf1/Stj2//Gdr2/Mgnl
e
-1 1 Hedba3
Tassili Ofonto
Beni Mestina
Beliouni
-2 Boussellem Rahouia 80
Gta/Dur69…
-3
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Fig 1:- Distribution of the 26 durum wheat accessions for the agro morphological and physiological traits in the
plan of axes 1 and 2.
1076
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3
[Link]
2 e
Tassili
Righa Mohamed Ben Bachir
Hoggar BeliouniRahouia 80
1 Hedba3
F3 (10,99 %)
Djennah Khetifa
Aribs [Link] 368
0 Sigus
Mexicali Tell Boussellem Guemgoum Bidi17
Rkhem
Waha
Gta/Dur69… Montpellier
Mrf1/Stj2//Gdr2/Mgnl
-1
BeniSimeto
Mestina 1
Ofonto
-2 Chen "S"
Sooty-3/Rascon-37
-3
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Fig 2:- Distribution of the 26 durum wheat accessions for the agro morphological and physiological traits in the plan
of axes 1 and 3.
3
Guemgoum Rkhem
Ofonto
2
Aribs
Mexicali [Link] [Link] 368
1
Tassili
F5 (7,93 %)
-2
-3
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
F1 (33,77 %)
Fig 3:- Distribution of the 26 durum wheat accessions for the agro morphological and physiological traits in the plan
of axes 1 and 5.
-0.03227
Similarity
0.167722
0.367722
0.567722
0.767722
0.967722
123
129
107
139
115
85
23
54
39
82
88
83
86
84
89
79
90
91
38
33
99
93
92
9
8
2
Fig 4:- hierarchical clustering based on phenotypic and agro physiological variables considered in our study.
1077
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The results of the hierachical cluster analysis are presented in Fig. 04. The grouping according to the degree of
resemblance between the different genotypes on the basis of the measured variables reveals three distinct groups.
Group I consists of [Link] Mohamed Ben Bachir, Montpellier, Hedba3, Bidi17, [Link] 368,
Djennah Khetifa, Guemgoum Rkhem, Rahouia 80, Beliouni. Group II consists of the genotypes Mexicali, Aribs,
Chen "S", Viton, Tell, Tassili, Righa, Waha. And group III is represented by Gta / Dur69, Simeto, Sooty-3/37-
Rascon, Boussellem, Ofonto, Mrf1 / Stj2 // GDR2 / Mgnl1, Sigus, Beni Mestina. Analysis of this dendrogram shows
that the old varieties are located in the same group 1 and constitute a separate cluster of improved varieties.
Discussion:-
Our study aimed to characterize an Algerian durum wheat collection by using thirteen physiological and agro-
morphological traits. The analysis of variance ANOVA revealed highly significant differences between varieties
(Table 03). The existence of variability between accessions is probably due to both genetic differences and the
environment in which they have been cultivated. It has been observed that, as well as for the lowest and the highest
values of quantitative characters, the latest varieties to heading are the latest ones to maturity. Nevertheless, late
varieties, such as local populations, are more adapted to cold spring (Amallah et al; 2016). Understanding the
existent relationship between different traits can be really valuable to identify the most interesting criteria’s for
selection. In the other hand, correlation study, showed a significant and negative relation between the number of
days to heading, spikes number per square meter (r=-0.481) and grain yield (r=-0.424). Those results suggest that
precocity may improve durum wheat yield. Improved varieties and those from CIMMYT and ICARDA (with short
development cycle) have the ability to use more properly, nutritive resources at the end of the cycle. Precocity
insures a better efficiency of water use by producing a higher amount of biomass. They are also less exposed to
environmental stress than late ones (Slama et al; 2005). The parameter, number of days to heading, presents a highly
significant correlation with plant height (r=0.682), and a significant one with leaf temperature (r= 0.475). Under
changing environment, morphological characters can play an important role. According to Blum (1988)., the
existence of a relationship between plant height and drought tolerance can be explained by the ability of large
genotype to grain filling under terminal drought stress, using the amount of assimilate stocked within the stem and
their ability to remobilize their supplies. The surface of flag leaf is also an important trait. In fact it represents the
last active organ that remains, in addition to spikes and beards, in order to produce assimilate needed for grain
filling. Flag leaf with large dimensions is highly recommended in favorable environment (Slama et al; 2005).
Maturation date appears to be significantly correlated to the thousand kernel weight in grams, such relationship can
be explained by an important accumulation of supplies, in consequence of which, grains are highly fulfilled (Sayar
et al, 2007). According to Benbelkacem and Kellou (2000), the TKW, is not quiet controllable, because this trait is
highly affected by environment during grain filling. The lack of water after flowering, combined at elevated
temperature (usually observed in Algeria) results in a decrease of TKW by alteration of the rate of grain filling and /
or the filling time. During this phase, the lack of water results in a reduction of the grain size (scalding) thus is
reducing the yield (Megherbi et al; 2014). That diminution is due to an alteration in grain filling rate and/or duration
Grain yield showed a highly significant correlation with the following variables: spikes number per square meter (r=
0.721), grains number per spike (r=0.597), and a significant one with the ratio NTF/NTG (r=0.459). Our results are
in agreement with several researches, which indicate that yield is formed by different component that take place in
successive or in a simultaneous way during developmental stages (Masse, 1981). Yield improvement is necessarily
connected to grains number per spike, which can explain 75% of yield variability. Our results are also in agreement
with those mentioned by Blum and Pnuel (1990) and by Erchidi et al, (2000), in fact wheat yield is more related to
spike fertility than to the average grain weight (Belkharchouche et al, 2009). Grain yield is negatively correlated to
the RWC this indicates that local tolerant genotypes are less productive. According to Fellah et al, (2002); the most
tolerant genotypes to water stress minimize a decrease in grain yield under constraining conditions. In the opposite,
sensitive ones show a good expression and a high amount of grain yield under favorable conditions. The
multifarious analysis highlighted an important variability within this durum wheat collection. Among those varieties
some of them seemed to be more vigorous for phenological and morph physiological parameters as well as for yield
component. In fact the studied varieties appeared to react in the same way toward climatic conditions during
2011/2012. Those conditions were relatively favorable to a good agriculture (sufficient precipitation unfortunately
with freeze and high temperature). The principal component analysis leaded us to group them according to the
chosen parameters. Number of grain per spike, number of spike per square meter, grain yield, thousand kernel
weight, heading date and plant height, are the most discriminate characters. In addition, the hierarchical
classification is in agreement with the emerged conclusion from the CPA analysis, and divides the accession in tree
groups. The first one includes ancient varieties (late ones) with low yield; they exhibit the highest RWC, SF, PH
values, characterized by a lower canopy temperature .This group includes the most tolerant varieties to abiotic
1078
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stresses. Our results are supported by those mentioned by Fellah et al, (2002); indicating that tolerant genotypes are
less productive. They are large and late to heading. They lose less leaf water per time unite too. Renolds et al,
(1994) also suggested that leaf temperature can be a good tool to select adapted genotypes to thermal stress
(Benmahamed, 2005). The physiological aspect of those genotypes needs to be studied in a deeper way in order to
be used as genders. The second group contains improved varieties and those introduced by international centers;
they are characterized by: a good grain yield, an early heading and maturity, an important number of spikes per
square meter and a high NTF/NTG ratio. Those genotypes can be used as parents in durum wheat breeding
programs. Hazmoune (2000) suggested that even after introducing new durum wheat varieties with high yield, the
less productive local genotypes (Hedba 3, Bidi 17, [Link] 368, Mouhamed Ben Bachir) still remain more adapted
to water stress affecting our regions. The introduced ones are instable under constraining conditions. The last group
appears to be closer to the second one and is characterized by: a high number of grains per spike, a high level of
grain yield, an intermediate TKW, Spikes / m2, and NTF/NTG ratio. As well as an average cycle to heading, a
height stubble and relative water content.
Conclusion:-
The measured parameters enabled us to highlight the existence of diversity between varieties. This study revealed
that the grain yield is positively correlated with the ratio NTF/NTG and the grains number per spike, spike/m², it
suggests putting more emphasis on these elements to increase productivity. The variety Mexicali has the shorter
development cycle which should be exploited in breeding programs. Multivariate analyzes allowed us to identify
and regroup the varieties in three divergent groups, it would be interesting to combine the advantageous adaptive
traits of local and traditional populations, combined with production of the introduced varieties for the development
of efficient and tolerant varieties.
Acknowledgements:-
This work was supported by the Ministry of Higher Education and Scientific Research of Algeria .Authors are
grateful to [Link] .N and Bouldjaj .R for their technical assistance. Authors thank also Ms Hamla Chourouk
for her help in the translation.
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