0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues52 pages

Support - Cours Super Light

Le document traite de l'audit comptable et financier, en détaillant les étapes clés de la mission d'audit, notamment la planification, l'évaluation du contrôle interne et le contrôle des comptes. Il souligne l'importance de la régularité, de la sincérité et de l'image fidèle des états financiers, ainsi que les obligations de l'auditeur. Les techniques d'audit et les assertions d'audit sont également abordées pour assurer la fiabilité des informations financières.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues52 pages

Support - Cours Super Light

Le document traite de l'audit comptable et financier, en détaillant les étapes clés de la mission d'audit, notamment la planification, l'évaluation du contrôle interne et le contrôle des comptes. Il souligne l'importance de la régularité, de la sincérité et de l'image fidèle des états financiers, ainsi que les obligations de l'auditeur. Les techniques d'audit et les assertions d'audit sont également abordées pour assurer la fiabilité des informations financières.
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Audit Comptable & Financier

Animé par : M. Mehdi EL ATTAR

Novembre 2019
SOMMAIRE

1. Généralités

2. Planification de la mission

3. Evaluation du contrôle interne

4. Contrôle des comptes

1
1. Généralités
 Généralités :
 Définition et nature d’une mission d’audit
 Notions de régularité, sincérité et image fidèle
 Obligation de moyens
 Règle de non immixtion dans la gestion
 Démarche générale de l’audit

2
1. Généralités
 Définition et nature d’une mission d’audit (1/3) :

Définition du manuel des normes : une mission d'audit des états de synthèse a pour
objectif de permettre à l’auditeur d'exprimer une opinion selon laquelle les états de
synthèse ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un
référentiel comptable identifié et qu’ils traduisent d’une manière régulière et
sincère, la situation financière de la société, ainsi que le résultat de ses opérations et
le flux de sa trésorerie.

3
1. Généralités
 Définition et nature d’une mission d’audit (2/3) :
Termes clés communs à toute définition :

- Mission d’opinion (états de synthèse, sincérité, régularité, image fidèle,


référentiel comptable) ;
- Professionnel compétent et indépendant ;
- Utilisation d’une méthodologie spécifique ;
- Niveau de diligences par rapport à une norme.

4
1. Généralités
 Notions de régularité, sincérité et image fidèle :

 Régularité : la conformité des comptes aux règles comptables et lois en


vigueur ;
 La sincérité des informations contenues dans les états de synthèse, eu égard
aux opérations réalisées par la société ;
 L’image fidèle s’apprécie par rapport aux conventions de comptabilisation,
d’évaluation et de présentation des états de synthèse. la notion d’image fidèle fait
appel au principe de l’importance significative.

5
1. Généralités
 Obligation de moyens :

L’auditeur ou commissaire aux comptes a une obligation de moyens, non de


résultat.

6
1. Généralités
 Règle de non immixtion dans la gestion :

De par la nature de sa mission, qui exige compétence et indépendance, l’auditeur


ne doit pas être «juge et partie» et ne peut ni s’immiscer dans la gestion, ni dans
le traitement des opérations de la société.

Le principe général posé par cette règle est que le commissaire aux comptes ne
peut pas :

- accomplir des actes de gestion, ni directement, ni par association ou substitution


aux dirigeants ;
- exprimer des jugements de valeur, critiques ou élogieux, sur la conduite de la
gestion prise dans son ensemble ou dans ses opérations particulières.

7
1. Généralités
 Démarche générale de l’audit :

Acceptation du mandat

Orientation et planification

Appréciation du contrôle interne


Vérifications spécifiques

Contrôle des comptes


Vérifications spécifiques

Travaux de fin de mission


Vérifications spécifiques

Opinion sur les comptes Vérifications et informations


spécifiques
Rédaction du rapport

8
SOMMAIRE

2. Planification de la mission

9
2. Planification et orientation de la mission
 Démarche générale de l’audit :

Acceptation du mandat

Orientation et planification

Appréciation du contrôle interne


Vérifications spécifiques

Contrôle des comptes


Vérifications spécifiques

Travaux de fin de mission


Vérifications spécifiques

Opinion sur les comptes Vérifications et informations


spécifiques
Rédaction du rapport

10
2. Planification et orientation de la mission
 Objectif de la planification :

- Obtenir une connaissance satisfaisante de l’entreprise ;


- Identifier très tôt les problèmes comptables ou d’audit importants ;
- Identifier les risques ;
- Orienter la mission d’audit (approche par les risques).

11
2. Planification et orientation de la mission
 Principales étapes de la planification :

 Prendre connaissance de l’activité de l’E/se, de son secteur et des normes ;


 Effectuer une revue analytique préliminaire ;
 Évaluer l’environnement de contrôle ;
 Identifier les risques ;
 Déterminer le seuil de signification préliminaire ;

12
2. Planification et orientation de la mission
 Supports de mise en œuvre de la planification :
Les supports de mise en œuvre de la planification sont les suivants :

- recherche de documentations externes et internes : base de données


économiques, organismes professionnels, presse, manuels de
procédures…
- entretiens avec les principaux responsables et visite des locaux,
- identification de l’outil informatique interne,
- examen des documents juridiques,
- …etc.

13
2. Planification et orientation de la mission
1. Prise de connaissance générale de l’entreprise, de son secteur et des normes
applicables :

- Activité de l’entreprise et secteur : nature des activités, principaux clients et


fournisseurs, situation économique du secteur d’activité, réglementation particulière
au secteur d’activité, etc...;
- Organisation et structure : actionnariat, implantations géographiques,
organigramme général et par fonction, structure du groupe, activité des principales
filiales, etc....;
- Politiques générales : politique financière, commerciale et sociale ;
- Organisation administrative et comptable : systèmes de traitement de
l’information financière, procédures comptables et administratives, contrôle
budgétaire, service d’audit interne, etc...;
- Politiques comptables et méthodes d’évaluation : stocks, amortissements,
provisions …etc.

14
2. Planification et orientation de la mission
2. Effectuer une revue analytique préliminaire :

 La revue analytique est un ensemble de techniques visant à :


- faire des comparaisons entre les données figurant dans les états de synthèse et des
données antérieures et prévisionnelles de l'entreprise,
- faire des comparaisons entre les états de synthèse de l'entité et des données d'entreprises
similaires,
- analyser les fluctuations et tendances,
- étudier et analyser les éléments ressortant de ces comparaisons.

 La revue analytique (examen analytique) constitue aussi bien un outil de contrôle substantif
qu'un outil contribuant :
- à l'orientation de la mission et à l'approche par les risques,
- ou en phase finale de la mission comme mode de revue globale.

 En phase de planification, il s’agit d’une revue portant sur plusieurs exercices dont l’objectif
est d’obtenir une bonne compréhension de l’évolution de l’activité, du secteur, des objectifs
stratégiques, et des risques liés.

15
2. Planification et orientation de la mission
5. Évaluer les risques :
Les composantes du risque d’audit :

- risque inhérent : défini comme étant le risque qu’un compte ou qu’une


catégorie d’opérations comportent des anomalies significatives isolées ou
cumulées avec des anomalies dans d’autres soldes ou catégories d’opérations
avant de prendre en compte l’efficacité des contrôles internes existants ; il
pourra s’agir de risques liés au secteur d’activité, à la réglementation, à la
complexité des opérations, …
- risque de contrôle : défini comme étant le risque de non-détection d’une
anomalie dans un compte ou une catégorie d’opérations malgré les systèmes
comptables et de contrôles internes mis en place dans l’entité ; soit donc, du fait
propre des systèmes de l'entité elle-même,
- risque de non-détection : défini comme étant le risque que les travaux d’audit
mis en œuvre ne parviennent pas à détecter les erreurs dans les comptes.

16
2. Planification et orientation de la mission
5. Évaluer les risques :
Interaction entre les composantes du risque d’audit :

Risque lié au contrôle

Elevé Moyen Faible


Niveau des diligences 

Risque inhérent Elevé Maximum Elevé Moyen

Moyen Elevé Moyen Faible

Faible Moyen Faible Minimum

17
2. Planification et orientation de la mission
6. Déterminer le seuil de signification préliminaire :

Définition : c’est le montant à partir duquel des omissions ou inexactitudes, isolées ou


cumulées, auraient pour effet, compte tenu des circonstances, de modifier ou influencer
le jugement d’une personne raisonnable se fiant aux états de synthèse.

Le seuil de signification préliminaire s’apprécie à deux niveaux :

 Niveau global qui correspond aux états de synthèse prix dans leur ensemble
: SSP (ajustement et reclassement) ;
 Niveau d’un compte ou groupe de compte : erreur tolérable.

18
2. Planification et orientation de la mission
6. Déterminer le seuil de signification préliminaire :

Le seuil de signification est fixé par référence :


- aux termes marquants des états financiers : résultat courant avant impôt, résultat net
comptable, situation nette, chiffre d’affaires, marge brute,
- et par application à ceux-ci, de taux, variables selon la nature :
 reclassement : il est couramment admis un seuil de 10% du poste
concerné
 ajustement : il est retenu par exemple un seuil de 5 à 10% du résultat
courant, 1 à 2% de la marge brute, 0,5 à 2% du total bilan, 1 à 5 % des
capitaux propres, 0,5 à 1% du chiffre d’affaires.

19
2. Planification et orientation de la mission
6. Déterminer le seuil de signification préliminaire :

En tout état de cause, la détermination du seuil de signification ne peut résulter que du


jugement de l’auditeur, à partir d’une combinaison de critères (dont aucun modèle
mathématique n’existe) ; la connaissance de l’entreprise reste un facteur essentiel
d’appréciation.

Certaines situations peuvent conduire à retenir des critères très personnalisés et


dérogeant totalement avec l'approche ci avant.

20
SOMMAIRE

1. Généralités

2. Planification de la mission

3. Evaluation du contrôle interne

4. Contrôle des comptes

21
3. Evaluation du contrôle interne
 Démarche générale de l’audit :

Acceptation du mandat

Orientation et planification

Appréciation du contrôle interne


Vérifications spécifiques

Contrôle des comptes


Vérifications spécifiques

Travaux de fin de mission


Vérifications spécifiques

Opinion sur les comptes Vérifications et informations


spécifiques
Rédaction du rapport

22
3. Evaluation du contrôle interne
3.1. Définition du contrôle interne :

Les différentes définitions institutionnelles données au contrôle interne peuvent être


résumées par les caractéristiques suivantes :
- ensemble de méthodes et procédures
- visant à organiser les activités des entreprises,
- visant à sauvegarder le patrimoine de l’entreprise,
- prévenir et détecter les irrégularités et inexactitudes,
- à s’assurer de l’exactitude et de l’exhaustivité des enregistrements
comptables,
- dans le respect des instructions de direction et la recherche de l’amélioration
des performances.

23
3. Evaluation du contrôle interne
3.2. Mise en œuvre de l’évaluation du contrôle interne :

Les principales étapes de l’évaluation du contrôle interne sont :

 Identification des cycles et des opérations significatives ;


 Compréhension du flux des opérations significatives ;
 Identification des endroit où des erreurs pourraient se produire ;
 Identification et compréhension des contrôles pertinents ;
 Évaluation de l’efficacité des contrôles et évaluation du risque.

24
3. Evaluation du contrôle interne
 Méthodologie du diagnostic :
Receuil & description
de l'existant

Diagnostic

+ Test de conformité

Points forts - Faiblesses de


conception

Tests de permanence
LCI
Positif Négatif

Possibilité de Faiblesse
s'appuyer sur d'application
le contrôle

Alléger les
travaux sur les
comptes

25
3. Evaluation du contrôle interne
3.3. Conséquences de l’évaluation du contrôle interne :

Niveau Niveau de risque Niveau de risque


de risque
ELEVE MOYEN Faible
Environnement de Environnement
de Contrôle
contrôle

contrôles de pilotage
Tests de Contrôles
(pilotage,
détails application
& général)
Tests de détails
Revue
Revue Analytique
Analytique Revue Analytique

26
SOMMAIRE

4. Contrôle des comptes

4.1. Les techniques de contrôle

4.1.1. Les assertions d’audit

4.1.2. Les techniques d’audit

27
4. Contrôle des comptes
 Démarche générale de l’audit :

Acceptation du mandat

Orientation et planification

Appréciation du contrôle interne


Vérifications spécifiques

Contrôle des comptes


Vérifications spécifiques

Travaux de fin de mission


Vérifications spécifiques

Opinion sur les comptes Vérifications et informations


spécifiques
Rédaction du rapport

28
4. Contrôle des comptes
 Découpage des comptes :
Le contrôle des comptes se fait à travers le découpage du bilan et du compte de
résultat en sections.

Balance
Etats de
Générale
synthèse Sections

Piste d ’audit

 Section = groupe de comptes homogènes.


 Sigma des sections = Balance Générale.
 La répartition des travaux au sein de l’équipe d’audit se fait par section.

29
4. Contrôle des comptes
 Découpage des comptes :
Exemples de sections :
- Compte de résultat ;
- Capitaux propres ;
- Provisions pour risques & charges ;
- Dettes de financement ;
- Immobilisations ;
- Stocks ;
- Clients & comptes rattachés ;
- Fournisseurs & comptes rattachés ;
- ……

30
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

- Exhaustivité ;
- Exactitude ;
- Spécialisation des exércices ;
- Existence ;
- Valorisation ;
- Droit & Obligations ;
- Présentation & Information.

31
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Exhaustivité
(Eh)

Toutes les transaction et événements qui se sont produits et


qui auraient dus être enregistrés l’ont bien été.

32
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Exactitude
(Ex)

Les opérations sont enregistrées à leurs valeurs exactes.

33
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Cut-off
(SE)

Les transactions ont été enregistrées dans la bonne période.

34
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Existence
(Ei)

Les actifs et les passifs existent à la date de clôture.

35
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Valorisation
(V)

Les éléments financiers sont bien évalués.

36
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Droits et Obligations
(DO)

Les actifs et les passifs de l’entreprise correspondent


respectivement aux droits et obligations de l’entreprise à la
date de clôture.

37
4. Contrôle des comptes
6.1.1. Les assertions d’audit :

Présentation et information
(PI)

Les états de synthèses sont bien présentés y compris


l’information à l’ETIC.

38
4. Contrôle des comptes
6.1.2. Les techniques de contrôle :

 L’examen analytique (revue analytique) ;

 L’observation physique ;

 La circularisation des tiers ;

 Validation par rapport aux pièces justificatives ;

 Les recoupements internes ;

 L’appréciation des évaluations ;

 La lettre d’affirmation.

39
4. Contrôle des comptes
6.1.2.1. L’examen analytique
Définition :

L’examen analytique (revue analytique) est défini comme étant l’analyse des
fluctuations par rapport aux budgets aux chiffres des années précédentes et à tous
autres chiffres de référence appropriés. Il comporte également l’évaluation des
explications de vraisemblance en relation avec d’autres informations et avec la
connaissance qu’à le chef d’entreprise des événements et faits en liaison avec son
entreprise.

40
4. Contrôle des comptes
6.1.2.2. L’observation physique
Définition :

L’observation physique consiste en l’examen des procédures et de leur mise en


œuvre. C’est notamment l’un des moyens utilisés pour s’assurer de l’existence d’un
actif.
Domaines d’application :
- Les stocks.
- Les immobilisations corporelles.
- Les effets.
- Les espèces en caisse.

41
4. Contrôle des comptes
6.1.2.3. La circularisation des tiers
Définition :

Cet outil permet d’obtenir directement auprès des tiers en relation avec l’entité
contrôlée des informations sur les opérations effectuées avec elle.

Le niveau de preuve ainsi traité peut être considéré comme fiable, l’information
obtenue permettant de vérifier réalité et exhaustivité des opérations

42
4. Contrôle des comptes
6.1.2.3. La circularisation des tiers
Portée de la technique :

Compte tenu du caractère probant de cette technique, l’utilisation doit en être


systématisée ; aussi, l’auditeur sera conduit à justifier pourquoi il n’a pas fait usage
de cet outil et il justifiera alors du recours à d’autres techniques de remplacement.

Clients, fournisseurs, banques, avocats, assurances sont des tiers habituellement


concernés par ces demandes.

Elles peuvent également viser les sociétés de crédit bail, les tiers ayant des stocks en
dépôt.

43
4. Contrôle des comptes
6.1.2.4. La validation par rapport aux pièces justificatives
Parallèlement aux autres techniques de contrôle, l’audit implique l’examen d’un
volume important de documents.

 Les pièces créées à l’extérieur de l’entreprise est gardées par elle :


- les factures fournisseurs ;
- les bons de commandes reçus des clients ;
- la correspondance reçue des tiers ;
- les relevés bancaires.

La force probante de ces documents est bonne si l’entreprise n’y a pas apporté de
modifications.

44
4. Contrôle des comptes
6.1.2.4. La validation par rapport aux pièces justificatives

 Les pièces créées par l’entreprise et qui portent la marque d’une circulation extérieure :
- les effets à recevoir acceptés ;
- les bordereaux de remise des valeurs à la banque ;
- les doubles des BL signés et cachetés par le client.

La force probante de ces documents peut être assimilée à celle des documents créés à
l’extérieur et conservés par l’entreprise.

45
4. Contrôle des comptes
6.1.2.4. La validation par rapport aux pièces justificatives

 Les pièces créées par l’entreprise et adressées à des tiers :


- les factures clients ;
- la correspondance adressée à des tiers ;
- les bons de commande adressés aux fournisseurs.

La force probante de ces documents est moindre : il faudra analyser si ces documents sont
confirmés par des documents créés par des tiers (ex : règlements des client)

46
4. Contrôle des comptes
6.1.2.4. La validation par rapport aux pièces justificatives

 Les pièces créées et retenues par l’entreprise :


- ordres de fabrication ;
- bons de sortie ;
- demande d’achat.

Cette catégorie de pièces a la force probante la plus faible en raison de :


- la création de pièces, sur ordre de la direction, pour justifier des opérations fictives ;
- la création de pièces fictives pour dissimuler des fraudes commises.

Toutefois, ces documents seront d’autant plus probants que le contrôle interne sera fiable et
important : circulation du document entre plusieurs mains avec apposition d’un visa à
chaque manipulation ou vérification.

47
4. Contrôle des comptes
6.1.2.4. La validation par rapport aux pièces justificatives
Le recours aux sondages :

Sauf cas exceptionnels, le commissaire aux comptes ne peut examiner l'ensemble des
documents justificatifs et des écritures comptables. Il sélectionne l'échantillon sur
lequel il va appliquer ses procédés de vérification, selon la technique de sondage la
mieux adaptée aux circonstances :

 Sondage orienté (prélèvements au hasard basés sur le jugement professionnel)

Ou

 Echantillonnage statistique.

48
4. Contrôle des comptes
6.1.2.5. Les recoupements internes
Plus il y’aura de sources d’informations différentes, meilleure sera la véracité d’un
élément. En effet, l’auditeur pourra être satisfait lorsque l’authenticité d’une opération
sera confirmée grâce au rapprochement de chiffres ou de faits provenant de sources
différentes.

Exemples de recoupements internes :


- Rapprochement entre amortissements et provisions au bilan et dotations et reprises au
compte de résultat.
- Rapprochement des charges de personnel au compte de résultat d’une part avec les
journaux de la paie, les déclarations à la CNSS et les déclarations à l’IGR, d’autre
part.
- Rapprochement entre le chiffre d’affaires commercial et le chiffre d’affaires
comptabilisé.
- Rapprochement entre le chiffre d’affaires déclaré à la TVA et le C.A. comptabilisé.

49
4. Contrôle des comptes
6.1.2.6. L’appréciation des évaluations

 Pour certains postes il suffit à l’auditeur d’en vérifier l’existence, sans pour autant
que leur expression en unités monétaires ne pose problèmes : caisse, banque…

 Pour d’autres postes par contre, le contrôle de l’existence se double d’une


appréciation des évaluations.

Exemples :
- Cas des stocks : une fois le contrôle des quantités effectué, il convient d’apprécier tant
les principes d’évaluation retenus par l’entreprise que leur application pratique.
-Cas des immobilisations : vérification du respect de la valorisation des immobilisation,
à l’entrée et à la clôture.
-Cas des créances : accorder un intérêt particulier à la conversion des créances libellées
en monnaies étrangère et aux créances nécessitant une dépréciation.

50
4. Contrôle des comptes
6.1.2.7. La lettre d’affirmation
La lettre d’affirmation est un document qui récapitule et complète, à la fin des
travaux, certaines déclarations importantes ayant une incidence sur les projets
de conclusions de l’auditeur. La lettre d'affirmation récapitule ou complète, à la
fin des travaux, certaines déclarations faites par les dirigeants au cours de la
mission et ayant une incidence sur les projets de conclusions de l’auditeur. Elle
porte sur les états de synthèse examinés et sur des éléments spécifiques pour
lesquels le l’auditeur ne peut obtenir d'éléments suffisamment probants ; une
telle lettre permet également de rappeler aux dirigeants sociaux leur
responsabilité dans la préparation des états de synthèse et dans l'information
communiquée aux commissaires aux comptes.

Attention : la lettre d’affirmation ne doit pas se substituer au rapport général.

51

Vous aimerez peut-être aussi