Hamdi Dabbou (Chap1)
Hamdi Dabbou (Chap1)
FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION DE SOUSSE
Rapport de Stage
En vue de l’obtention du diplôme de Master en comptabilité
L’Audit fiscal
Encadré par :
Dédicaces
1
Je dédie ce travail à :
Aucun hommage ne portrait être à la hauteur de votre amour et vos encouragements durant
toutes mes études que dieu vous accordes la sante et longue vie
Pour vos encouragements, votre soutient morale nulle formule me serait témoigne les
Et sans oublier de remercier tous mes amies pour le soutien morale aves tous vœux de
bonheur
Au monde l’amitié qui nous a unies pendants toutes les années scolaires et universitaires à
mes professeures avec mes respect à tous ceux que j’aime et tous ceux j’ai oublié de citer.
2
Remerciements
conseils précieux.
Je remercie les membres de jury pour l’intérêt qu’ils ont porté d’avoir accepté de juger ce
travail.
Mes remerciements s’adressent aussi à tous les enseignements qui ont participé à ma
3
Liste des abréviations
SA = Société anonyme
SB = Salaire brute
CA = Chiffre d’affaire
CIRPPIS = Impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés
AP = Acompte provisionnel
4
INTRODUCTION GÉNÉRALE
1
[Link], [Link], "La performance fiscale des entreprises", Revue du Droit Fiscal n°30-35,27 juillet 2006,
p.1450.
2
[Link], [Link] Anh,"La gestion du risque fiscal inhérent à l'implantation d'une entreprise dans un pays émergent:
Le cas Français au Vietnam", CIDEGEF (Conférence Internationale des Institutions d'Enseignement Supérieur et de
Recherche de Gestion d'Expression Française).
5
Le présent travail articule autour de trois chapitres :
Une conclusion générale finalement, synthétise les principales diligences de l’audit fiscal,
souligne les limites et expose des voies de recherche futures.
6
Chapitre1 : Présentation générale du lieu de stage
Introduction
1. Historique du cabinet :
Région Sousse-Tunisie
Objet Comptabilité-fiscalité-gestion
Téléphone 73200676
Fax 73200676
Email jalelbelhassine@[Link]
7
Le cabinet a été créé en 2022 grâce à l’expérience de ses membres dans le domaine d’audit,
de l’organisation et du conseil. Le cabinet a su se forger une solide notoriété professionnelle.
En effet, grâce aux responsabilités qu’ils ont assumées et aux missions qui leur ont été
confiées, les membres du cabinet forment une équipe pluridisciplinaire et polyvalente, capable
de mener à bien des missions variées et complexes. Chaque activité est exercée dans le cadre
d’un département spécialisé.
Pour répondre au mieux aux besoins de ses clients et garantir le suivi des projets les plus
complexes dans les meilleures conditions de qualité, le cabinet s’est entouré d’une équipe
stable de comptables, de consultants internes et externes de haut niveau. Cette équipe est à
même de réaliser des missions diverses telles que la comptabilité, le conseil, l’organisation,
l’assistance, la formation et les études de projets. Elle est constituée de comptables agréés, de
spécialistes en droit et fiscalité, de financiers, d’ingénieurs, ainsi que de consultants en
marketing et réseaux de distribution.
Grâce à l’expérience riche et variée acquise par les associés et les membres du consortium au
fil de leur parcours professionnel, dans les domaines de comptabilités et du conseil, notre
cabinet est en mesure d’offrir une large gamme de services. Cette diversité de compétences
nous permet d’accompagner efficacement nos clients dans plusieurs domaines clés,
notamment :
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Révision des écritures comptables : vérification de la bonne imputation des
opérations dans les journaux (achats, ventes, caisse, banque, opérations diverses), ainsi
que le contrôle de la cohérence des soldes de comptes, notamment ceux liés à la
fiscalité (TVA collectée, TVA déductible, impôts à payer…).
Audit fiscal interne : analyse des déclarations fiscales (TVA, IS, IRPP),
rapprochement entre les données comptables et les montants déclarés, et contrôle de la
régularité des pièces justificatives (factures, bons de livraison, relevés bancaires…).
Ce travail permet d’identifier d’éventuelles anomalies ou incohérences susceptibles de
faire l’objet d’un redressement fiscal.
Ce type d’audit fiscal n’a pas de valeur légale ou officielle, mais il constitue un outil précieux
pour l’entreprise cliente, car il permet de détecter les risques et de corriger les erreurs avant
tout contrôle externe. Le rôle du cabinet est donc d’accompagner, d’alerter et de proposer des
solutions adaptées, dans le respect des normes comptables et fiscales en vigueur.
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- élaborer les budgets prévisionnels etc.….
Sa participation à l’élaboration des états financiers s’inscrit aussi dans un cadre préventif
puisqu’elle permet la sensibilisation du management sur les insuffisances de tout ordre
(organisationnel, juridique, fiscal, comptable et informatique).
Les missions d’assistance à l’élaboration des états financiers comportent des diligences
ayant trait à la fiscalité et au droit des affaires. Ainsi, l’assistance fiscale et le conseil juridique
notamment paraissent-ils comme étant le complément normal de ces activités.
Dans le cadre du Programme National de Mise à Niveau, ils offrent des compétences
multidisciplinaires pour aider les clients à réaliser un diagnostic initial holistique de
l'entreprise, à réaliser des diagnostics financiers et organisationnels, à élaborer des plans
stratégiques et des plans d'action et à établir des études de rentabilité prévisionnelle. Pour ce
faire, nous nous associons à des ingénieurs conseils couvrant l’ensemble des fonctions de
l’entreprise, notamment les aspects financiers, commerciaux, managériaux, organisationnels
et plus spécifiquement techniques et technologiques.
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1.2.5 Finance d’entreprise :
Ces services permettent de réussir les projets de fusion, acquisition, séparation ou vente
d’entreprises, de faciliter l’accès aux marchés financiers et de soutenir les programmes de
restructuration.
1.2.6 Organisation :
Afin d’aider les entreprises dans leur quête de l’efficacité et de l’efficience, ils offrent à ses
clients une assistance pour les aider à améliorer leurs procédures et structures
organisationnelles et à introduire des changements durables.
Dans un environnement où la concurrence est de plus en plus forte, il devient essentiel pour
les entreprises de disposer d’outils efficaces pour mesurer leurs coûts et leur rentabilité, afin
de mieux piloter leur activité.
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Sachant qu’il n’existe pas de méthode unique ou de modèle standard capable de fournir des
résultats parfaits sans risque d’erreur, des experts proposent à leurs clients un
accompagnement sur mesure. Ils les aident à choisir, concevoir et mettre en place un
système de comptabilité analytique adapté aux particularités de leur secteur et de leur
activité.
Cet appui permet aux entreprises de mieux comprendre la structure de leurs coûts, d’évaluer
la rentabilité de leurs produits et services, et de prendre des décisions de gestion plus
pertinentes et mieux informées.
1.2.8 Conseil :
Afin de permettre aux chefs d’entreprises de se doter des éléments nécessaires pour
une prise de décision optimale, ils offrent à ses clients un conseil en matière
financière, fiscale et juridique.
Le conseil financier :
Le conseil juridique :
Fort de son expertise en droit des affaires et du travail, le cabinet propose divers services
juridiques, notamment :
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La réalisation des formalités nécessaires à la création, la modification ou la dissolution
des sociétés (augmentation de capital, émission de titres, fusions, scissions, etc.)
La rédaction d’actes sous seing privé, nécessitant une bonne connaissance de
l’entreprise
Le secrétariat juridique, qui consiste à gérer les plannings légaux, organiser les
conseils et assemblées, enregistrer les procès-verbaux et effectuer les dépôts auprès
des tribunaux
La rédaction de contrats de travail, la gestion des plans de restructuration et
l’accompagnement dans les procédures de licenciement, en veillant à respecter la
réglementation applicable.
1.2.9 Formation :
L’objectif est de renforcer les connaissances des collaborateurs et de leur permettre de mieux
maîtriser les aspects techniques et réglementaires liés à leur activité
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1.2.10 Organisme et fonction :
Organigramme :
Responsable Responsable
Comptable Administratif
Comptables Assistants
Secrétariat
confirmés comptables
Stagiaires Stagiaires
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Responsable administratif : s’occupe de la gestion interne du cabinet (RH,
fournitures, planning, etc.).
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Section 2 : Les missions effectuées au sein du cabinet
Les premiers jours de notre stage, nous étions en train d’observer tout ce qui se déroulait dans
le cabinet. Après quelques jours, nous avons commencé à effectuer les tâches suivantes :
L'enregistrement présenté concerne une facture d'achat N°35 datée du 31/05/2024, pour un
montant total de 920,500 dinars.
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Le compte 40110011 est un compte fournisseur. Il est crédité du montant total de la
facture, ce qui reflète une dette envers le fournisseur.
Cet enregistrement respecte le principe de la partie double : le total des débits est égal au
total des crédits (920,500 dinars), ce qui garantit l’équilibre de l’écriture comptable.
Cet enregistrement concerne une vente réalisée en décembre 2024 pour un montant total
TTC de 8 500,000 dinars.
Le compte 41110000 (Clients) est débité de 8 500,000 dinars, ce qui signifie que le
client nous doit ce montant.
Le compte 70110000 (Ventes de marchandises) est crédité de 7 943,926 dinars,
représentant le montant hors taxe (HT) de la vente. Cela constitue le revenu généré.
Le compte 43671200 (TVA collectée) est crédité de 556,074 dinars, représentant la
TVA à reverser à l’État.
Total des crédits = Total du débit = 8 500,000 dinars, donc l’écriture est équilibrée.
Plusieurs journaux sont à notre disposition, parmi lesquels : le journal des achats, des
ventes, de caisse, de banque et des opérations diverses.
Rapprochement bancaire :
À l’image des diverses factures, les opérations figurant sur le relevé bancaire doivent
également faire l’objet d’un enregistrement comptable. Nous avons effectué les
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rapprochements bancaires à partir des relevés reçus chaque mois de la banque.
Dans un premier temps, nous avons réalisé cette tâche manuellement afin de bien comprendre
le fonctionnement du rapprochement bancaire.
Nous cochons, dans le grand livre des comptes, chaque montant correspondant à une
opération figurant sur les relevés bancaires ou les remises de chèques.
Les montants qui n’ont pas leur correspondance dans les relevés bancaires sont balancés dans
l’état de rapprochement pour être réutilisé le mois suivant afin de retrouver si les montants
introuvables n’ont pas été comptabilisés plus tard.
Les opérations suivantes ont été analysées dans le cadre du rapprochement bancaire du mois
de janvier 2025. Le tableau ci-dessous présente de manière simplifiée les principaux
mouvements enregistrés sur le compte bancaire et leur traitement dans le grand livre
comptable :
Tableau de mouvements bancaires – Janvier 2025
Libellé de l'opération Débit (DT) Crédit (DT)
Solde début janvier 121 869 -
Virements reçus 5 715 000 -
Encaissements de chèques 3 715 000 -
Paiements par carte - 1 734 638
bancaire (CB)
Retraits par chèques - 4 500 000
Commissions bancaires - 17 256
Totaux 8 836 869 6 507 894
Solde final - 2 329 489
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l’objet d’un suivi dans l’état de rapprochement du mois suivant, conformément à la procédure
décrite ci-dessus.
Dans cet exemple, le lettrage permet de constater que la facture a bien été réglée. Le solde est
nul, ce qui signifie que le client est à jour dans ses paiements.
Établir des tableaux concernant les achats, les ventes, la TVA déductible et la
TVA collectée que nous avons calculés à l’aide d’Excel afin de déterminer les
déclarations mensuelles.
Participer avec l’équipe du cabinet à une mission d’inventaire. Lors de cette étape,
nous avons effectué le comptage de tous les éléments présents sur le lieu de mission,
et nous avons noté les quantités relevées dans une fiche d’inventaire.
Effectuer le paiement des déclarations mensuelles et de la CNSS : pour cela, nous
devons d’abord présenter les déclarations au responsable de la saisie comptable à la
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recette des finances, puis celui-ci nous oriente vers le caissier pour le paiement. En
retour, le caissier nous remet une quittance servant de preuve du règlement.
Recopier les bilans, les états de résultat, les états de flux de trésorerie... dans les
livres légaux conformément aux exigences comptables.
Ajouter de nouveaux ouvriers dans les fiches de paie lors des mises à jour du
personnel.
Réaliser des photocopies et envoyer des fax selon les besoins administratifs du
cabinet.
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Section 3 : Ambiance générale dans le cabinet de stage :
relations, difficultés et solutions
Durant notre stage, nous avons découvert un environnement de travail dans lequel nous
nous sommes sentis globalement bien accueillis. Dès notre arrivée, les membres de l’équipe
nous ont salués avec gentillesse et nous ont montré nos postes de travail. Cette première
impression positive nous a permis de nous sentir rapidement intégrés, ce qui est très
important, surtout lorsqu’on commence un stage dans un nouvel endroit, Ce que nous avons
particulièrement apprécié, c’est la disponibilité de l’équipe. À chaque fois que nous avions
une question ou que nous ne comprenions pas une tâche, nous pouvions facilement nous
adresser à notre tuteur ou à un collègue. Ils prenaient le temps de nous expliquer, parfois
même en nous montrant des exemples concrets. Cela nous a beaucoup aidés à apprendre et à
progresser plus rapidement.
Nous avons aussi constaté qu’il y avait un bon esprit d’équipe. Les collègues se soutiennent
mutuellement, surtout pendant les périodes où il y a beaucoup de travail. Personne ne reste
seul avec ses difficultés, et cela rend l’ambiance plus détendue. Même s’il y avait parfois du
stress à cause des délais à respecter, l’équipe restait calme et organisée. Par ailleurs, nous
avons remarqué que les pauses (pause-café ou déjeuner) étaient aussi un moment pour
discuter entre collègues. Cela nous a permis, avec le temps, de mieux connaître les membres
de l’équipe, ce qui a renforcé nos liens avec eux et nous a permis de nous sentir plus à l’aise
Comme dans toute expérience professionnelle, tout ne s’est pas toujours déroulé sans
difficulté. Au début de notre stage, nous avons parfois ressenti un certain déséquilibre dans la
charge de travail. Il y avait des journées où nous n’avions pas assez de tâches, ce qui nous
laissait inoccupés. Nous ne savions pas toujours si nous devions attendre ou aller demander du
travail. À d’autres moments, on nous confiait plusieurs missions à la fois, parfois urgentes. Ce
changement brusque de rythme était difficile à gérer au début. Nous avions du mal à prioriser
les tâches, ce qui nous mettait un peu en stress. Une autre difficulté était le manque de
21
précision dans certaines consignes. Il nous arrivait qu’on nous demande de faire une tâche
sans nous expliquer exactement ce qu’on attendait, ou avec des termes techniques que nous ne
maîtrisions pas encore bien. Cela pouvait créer de la confusion, et nous devions poser
plusieurs questions pour clarifier. Enfin, au début du stage, nous sommes parfois sentis un peu
à l’écart. Comme nous ne connaissions pas encore bien les collègues, nous n’osions pas trop
participer aux discussions ou demander de l’aide tout de suite. C’est une situation normale
dans un nouvel environnement, mais qui peut être un peu inconfortable au début
Améliorer la communication avec notre tuteur : Nous avons appris à aller régulièrement voir
notre tuteur pour faire le point sur nos tâches. Nous lui expliquions quand nous avions fini un
travail ou quand nous nous sentions un peu perdus. Cela a permis d’équilibrer un peu mieux la
charge de travail et d’éviter les moments d’inactivité. Mieux nous organiser : Nous avons
commencé à noter toutes les tâches que nous avions à faire dans un cahier. Nous les classions
selon leur importance ou leur délai.
Cette méthode nous a permis de ne pas nous laisser surprendre quand plusieurs tâches nous
étaient confiées d’un coup Poser plus de questions dès le début d’une mission : Plutôt que
d’attendre de ne plus comprendre, nous avons pris l’habitude de poser toutes nos questions au
début d’une tâche. Cela nous a évité de perdre du temps ou de faire des erreurs.
Nous avons compris que poser des questions n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve
de sérieux. Créer des liens avec les collègues : Lors des pauses ou à la fin de la journée, nous
essayions de discuter un peu plus avec les autres. Nous posions des questions sur leur travail
ou sur des sujets plus informels. Cela nous a permis de mieux nous intégrer dans l’équipe et
de nous sentir plus à l’aise jour après jour.
Chercher de l’aide à l’extérieur si nécessaire : Quand nous avions un doute ou une tâche que
nous ne comprenions pas bien, nous n’hésitions pas à demander conseil à des amis ou à
d’anciens stagiaires. Parfois, avoir un point de vue extérieur nous a permis de mieux
comprendre la situation ou de trouver une solution. Après avoir décrit les différents aspects de
notre expérience au sein du cabinet notamment l’ambiance de travail, les difficultés
rencontrées et les solutions mises en place il est pertinent de synthétiser cette expérience à
travers une analyse SWOT. Cet outil permet de mettre en évidence les forces et les faiblesses
22
internes ainsi que les opportunités et les menaces externes, afin de mieux évaluer notre
environnement de stage et les compétences développées
Forces Faiblesses
Opportunités Menaces
- Poser des questions pour mieux comprendre - Risque de stress en raison des délais serrés.
les tâches.
- Risque de confusion avec des consignes floues.
- Amélioration de l’organisation grâce à la
- Risque de surcharge de travail.
gestion des priorités.
Conclusion
23
Le stage représente un avantage très important car il nous a introduits dans le milieu
professionnel tout en nous donnant l’opportunité d’acquérir des connaissances pratique et
théorique sur la méthode de mon projet de fin d’étude.
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Chapitre 2 : L’audit fiscal : cadre conceptuel, démarche et
diligences du commissaire aux comptes
Introduction
Les audits touchent aujourd'hui tous les secteurs de l'entreprise, et l'audit comptable et
financier reste le plus ancien et le plus fréquent. Parmi les différents domaines, l'audit fiscal
est particulièrement important, car il couvre une notion complexe qui doit être bien comprise
et contrôlée pour améliorer l'efficacité de l'entreprise. L'audit fiscal est donc une solution clé
pour répondre aux préoccupations des entreprises en matière de fiscalité.
Le droit fiscal représente une contrainte pour les entreprises, en raison de la nécessité de
respecter de nombreuses règles, souvent complexes et en constante évolution. Cette rigidité a
conduit à une augmentation des tentatives de fraude fiscale, les entreprises cherchant à réduire
leur dette envers l'État. L'évasion fiscale, quant à elle, profite des failles dans les lois et
règlements existants. En conséquence, les entreprises sont toujours exposées à des risques
fiscaux en cas de non-respect des règles, avec des sanctions possibles.
Il convient d'abord, de donner un aperçu général sur l’audit fiscal et une démarche de
la mission, par la suite. Finalement les travaux et les diligences de la mission d’audit fiscal
seront définis au niveau de la dernière section.
25
Section 1 : Aspects et principes généraux de la mission d’audit
fiscal
Malgré que la notion d'audit fiscal n'acquiert pas encore l'unanimité pour une telle variété
d'audit, plusieurs définitions ont tenté de l'expliciter dont voici quelques unes :
L'audit fiscal est un moyen de se prononcer sur l'ensemble des structures fiscales d'une
entité et leur fonctionnement : c'est la fiscalité sous toutes ses formes qui est l'objet de
l'audit.
C'est un examen critique de la situation fiscale d'une personne physique ou personne
morale en vue de formuler une appréciation. En clair, il s'agit d'établir un diagnostic.
L’audit fiscal peut être défini comme l’ensemble des opérations de contrôles, de
recoupements et de vérifications effectuées par un auditeur interne ou externe à
l’entreprise en vue de :
- Développer le cadre fiscal propre à l’entreprise ;
- Détecter les anomalies et insuffisances pouvant mener à un redressement fiscal
significatif en cas de contrôle fiscal ;
- Détecter les procédures ou les opérations qui entrainent des paiements indus d’impôts
et taxes ;
- Savoir si l’entreprise profite des opportunités et des avantages offerts par la législation
fiscale ;
- S’assurer que la direction de l’entreprise intègre la fiscalité parmi les critères de prise
de décision ;
- Améliorer les procédures de circulation des informations ayant une incidence sur la
fiscalité de l’entreprise ;
- Intégrer la fiscalité dans le système d’information de l’entreprise et notamment le
système d’information comptable.
En résumé, l'audit fiscal est un diagnostic de la situation fiscale d'une entité permettant
d'apprécier le respect des règles fiscales en vigueur et l'aptitude de cette entité à mobiliser les
ressources du droit fiscal dans le cadre de sa gestion pour y atteindre ses objectifs.
26
1.2 Objectifs de l’audit fiscal
On attribue à l’audit fiscal deux objectifs fondamentaux peuvent être visés par l’auditeur
fiscal :
L’audit fiscal est un métier qui requiert des compétences précises techniques et
personnelles comme toute autre branche d’audit. La définition d’exigences minimales pesant
sur l’auditeur est une condition nécessaire afin d’assurer la crédibilité et par voie de
conséquence la pérennité d’une mission d’audit fiscal. Ces exigences se résument comme
suit :
L’auditeur doit être impartial dans son jugement du fait qu’il va émettre une opinion sur une
information par rapport à des critères de régularité et d’efficacité. Il ne doit pas être dans une
situation de « compromettre son entière liberté d’agir et de penser »3.
27
D’ailleurs, concevoir une mission d’audit fiscal au plan interne par exemple, n’est possible
que si :
L’auditeur interne est en totale indépendance vis-à-vis des services de la direction avec
lesquels il est amené à travailler, qu’il ait un certain recul par apport à la situation de
l’entreprise puisque bien connaître cette dernière constitue un atout pour l’auditeur interne en
matière de contrôle d’efficacité mais peut conduire ce dernier à justifier certaines opérations
ou négliger certains facteurs de risque que les auditeurs externes ou l’administration fiscale le
relèveraient.
L’auditeur doit faire preuve d’honnêteté, d’intégrité et d’objectivité dans son comportement et
commande le respect d’une certaine morale des affaires. Il ne doit pas laisser les préjugés ou
l’influence des tiers nuire à son objectivité 4.L’exigence d’une telle qualité a pour but d’assurer
la bonne exécution de la mission dans la mesure où un tel auditeur indépendant va se mettre
dans les conditions d’un intervenant de l’administration fiscale.
Par ailleurs, le fait que l’auditeur fiscal assure d’autres missions d’audit au sein de l’entreprise
ne paraît pas à notre avis, compromettre son indépendance dans la mesure où il sera tenu de
faire preuve de la même impartialité et de la même objectivité surtout que la mission fiscale,
mission contractuelle, n’est pas encore normalisée. Toutefois, il y’a lieu de rappeler qu’une
mission contractuelle d’audit fiscale ne serait être confiée à un professionnel qui exerce au
sein de la société les fonctions du commissaire aux comptes. En effet, l’auditeur légal ne peut
percevoir de rémunérations au titre d’activités autres que celles du commissaire aux comptes.
L’indépendance de l’auditeur fiscale est certes une condition nécessaire mais non suffisante.
En effet, les auditeurs doivent avoir un niveau de qualifications permettant de mener à bien
une mission de cette nature.
Notons que l’auditeur fiscal ce n’est ni un titre, ni une profession réglementée. Donc, il
n’ya aucune exigence spécifique, ni formation ou diplôme sanctionnant une qualification en
ce domaine. Nous estimons que initialement, la mission d’audit fiscal nécessite de la part de
l’auditeur « une parfaite connaissance de la loi fiscale et une aptitude à gérer les différentes
alternatives offertes à l’entreprise en vue de lui faire bénéficier des opportunités et avantages
28
potentiels ». L’exercice des fonctions d’audit fiscal nécessite une compétence
pluridisciplinaire.
29
Section 2 : Démarche de la mission d’audit fiscal
Les informations sont collectées suite à une visite des locaux et par des interviews des
personnels. On listera à titre indicatif les dossiers suivants :
30
Les informations opérationnelles : la nature de milieu du travail (informatisé,
manuel), les méthodes utilisés (travail à la chaîne, production à la pièce...) dont des
informations fiscales peuvent y figurer tel que le taux de RS pour les soutraîtances
manufacturières....
Les informations relatives au secteur d'activé : Les informations relatives au secteur
d’activité : régime d’imposition en tant que personnes physiques (forfaitaires ou réels) ou
personnes morales (IS au taux de 10 %, 20 %, 35 % ou 40 % selon le secteur) ; les produits
commercialisés à quel taux de TVA (0 %, 6 %, 13 %, 19 %) ; les autres impôts et cotisations
spécifiques au secteur (la taxe au profit du Fonds de développement de la compétitivité
industrielle pour les entreprises de production de cuir au taux de 1 %) ; le salaire minimum
Les informations sur les avantages fiscaux : tel que :
Le régime de suspens en matière de TVA.
L'application du mode dégressif lors du calcul des amortissements...
Informations sur les principales conventions : C'est essentiellement pour évaluer les
incidences fiscales de ces conventions telles que la location (l'enregistrement du contrat a été
réalisé sur la base du montant de location annuel, semestriel, mensuel...), le leasing, les
cessions d'immobilisations ...
Cette connaissance ne doit pas être confondue avec celle de l’évaluation détaillée du
contrôle interne et des tests permettant de s’assurer du bon fonctionnement de celui-ci. Il
s’agit simplement d’une compréhension des composants du contrôle.
31
Cette évaluation générale du contrôle interne faite en premier lieu sur le plan
comptable ensuite sur le plan fiscal, il s’agit d’une évaluation approfondie spécifique au
domaine fiscal
Les objectifs de qualité de l’information financière ne peuvent être atteints que par la
mise en place d’une organisation adaptée et un bon système de contrôle interne. En effet
l’objectif de cette évaluation est de détecter les anomalies et les faiblesses pour déterminer
leurs impacts sur la fiabilité de l’information financière et l’approche d’audit à mettre en place
par l’auditeur.
La mise en place d’un contrôle interne fiscal efficace conduit à la considérer à la fois
comme un moyen de vérification mais aussi comme un moyen de maitrise de l’activité.
32
L’auditeur fiscal analysera la façon par laquelle sont traités les problèmes fiscaux et
s’interroger par conséquent sur l’existence d’un service fiscal ainsi que sa position et son
organisation au niveau de l’organigramme de l’entreprise ; le cas échéant sur ceux qui
s’occupent de ces problèmes fiscaux et leurs fonctions.
- S'assurer qu'il y ait eu un contrôle ultérieur à la préparation des déclarations par un supérieur
hiérarchique tant en matière de respect des règles fiscales qu'au niveau de la vérification
arithmétique.
- Analyser les procédures d'envoi des déclarations fiscales et par la suite ceux confirmant leur
dépôt aux délais légaux.
- Contrôler les conditions dans lesquelles sont effectués les versements au trésor : procédures
d'autorisation de paiement, relations entre les responsables fiscaux et ceux de la trésorerie,
concordance entre les sommes dues par l'entreprise et les montants effectivement acquittés.
Cette évaluation spécifique du contrôle interne sur le plan fiscal conduit l'auditeur à mettre en
évidence :
- Les faiblesses du système de contrôle interne desquelles s'engendrent les risques fiscaux.
- Les forces du système de contrôle interne auxquelles on peut soutenir pour améliorer
l'efficacité de l'entreprise.
Ce programme permet de décrire la nature et l'étendue des travaux à effectuer. Son utilisation
efficace apporterait à l'auditeur une économie de temps à consacrer aux procédures les plus
importantes. Pour ce qui est de l'audit fiscal, l'utilité d'un tel programme se résume ainsi :
- éviter l'oubli d'importants contrôles portant sur différents impôts
- simplifier la répartition des tâches entre les différents collaborateurs tout en s'assurant qu'un
risque d'omission ne peut pas y exister
- superviser l'avancement des travaux de recherches et d'investigations pour l'ensemble de la
mission ainsi que des membres de son équipe
- respecter son calendrier et donne par la suite une image fiable de ses recommandations
Contrairement à ce qui est le cas en matière d'audit comptable et financier, les instances
professionnelles n'ont pas élaboré des normes de rapport spécifique à l'audit fiscal.
Ce qui a laissé une grande liberté aux auditeurs et aux prescripteurs dans le choix des
caractéristiques du rapport ; ainsi ces caractéristiques peuvent être déterminées soit à partir
d'un accord entre les deux parties soit à l'initiative de l'auditeur .
Il est à noter que la norme internationale d'audit ISA 800 a prévu quelques normes régissant le
rapport de l'auditeur sur des missions d'audit spéciales.
Il importe en particulier que l'auditeur et le prescripteur s'accordent par avance aux différents
points portant sur la forme et le contenu du rapport.
La Forme du Rapport
34
Il n'existe pas de dispositions générales quant à la forme que doit revêtir un rapport d'audit
fiscal. La latitude dont jouissent les parties est grande en la matière dans la mesure où ils
peuvent aller jusqu'à arbitrer entre un rapport écrit ou un compte rendu verbal de la mission.
En réalité, la forme écrite est préférable car elle permet d'une part un recensement méthodique
des constatations effectuées qui sont plus explicites qu'une simple communication orale, et
peut d'autre part servir de référence en cas de litige ultérieur portant par exemple sur la qualité
des travaux accomplis.
Cependant, l'auditeur peut compléter ce rapport écrit par un entretien avec le prescripteur afin
de préciser la portée de certaines conclusions avancées, voire même de fournir quelques
indications complémentaires qui n'ont pas pu être mentionnées par écrit pour des raisons de
confidentialité par exemple.
On peut bien concevoir en effet que la gravité de certaines constatations impose à l'auditeur
d'interroger le prescripteur avant même la rédaction du rapport afin que ce dernier précise s'il
souhaite voir de telles conclusions consignées par écrit ou non.
Le Contenu du Rapport
Lors de l'élaboration du contrat d'audit, le prescripteur doit définir les domaines sur lesquels il
souhaite que les travaux seront portés et par conséquent sur lesquels seront appuyés les
conclusions.
Au-delà des domaines de travail, le prescripteur doit préciser à l'auditeur la nature des
informations qu'il souhaite recueillir dans le rapport. Il peut en effet rechercher une opinion
sur l'existence ou l'absence de risque fiscal majeur ; il peut encore chercher un constat sur la
situation fiscale de l'entreprise, le rapport constitue alors un inventaire des différentes
irrégularités rencontrées.
Certains points ne peuvent toutes fois être déterminés, ils seront en fonction du déroulement
de la mission et ainsi laissés à l'initiative de l'auditeur.
35
Les Caractéristiques du Rapport laissées à l'Initiative de l'Auditeur :
Quelles que soient les attentes du prescripteur, le rapport final de la mission doit comporter
deux points dont la rédaction ne peut être laissée qu'à l'initiative de l'auditeur.
En premier lieu, ce dernier doit faire référence aux différents travaux qu'il a effectués dans le
cadre de sa mission. Cette description est importante, notamment en cas de litige ultérieur
entre les parties, afin de justifier le coût de la mission et d'apprécier la qualité des travaux
effectués par l'auditeur ainsi déterminer si celui ci a été diligent ou non en cas de mise en
cause de sa responsabilité par le prescripteur.
Ensuite, il importe que le prescripteur ait bien conscience des conditions dans lesquelles
l'auditeur a pu effectuer ses investigations et en particulier des difficultés rencontrées.
L'auditeur doit pour cela énoncer les contrôles auxquels il n'a pas pu procéder et les raisons
pour lesquelles ces contrôles n'ont pas pu être effectués.
De cette façon, l'auditeur présente dans son rapport les éléments essentiels faisant l'objet de la
mission, les travaux effectués ou ceux qui n'ont pu l'être et enfin les conclusions auxquelles il
est parvenu. Cela permet de rapprocher les conclusions des travaux, de les relativiser, de bien
mettre en évidence les bases sur lesquelles les conclusions et le cas échéant les
recommandations ont été formulées.
2. Les recommandations :
Dans le cadre d'une mission contractuelle d'audit fiscal, les dirigeants de l'entreprise
souhaitent utiliser les conclusions de la mission pour tenter de réduire l'ampleur du risque
fiscal.
Au-delà du diagnostic, ces prescripteurs attendent de l'auditeur, spécialiste qui s'est livré à un
examen approfondi de tout ou partie de la situation fiscale de l'entreprise, qu'il donne son avis
sur la façon d'atténuer le risque fiscal ou d'éliminer les sources d'irrégularités. En d'autres
termes, le prescripteur ne se satisfait pas d'être informé sur ce qu'il ne fallait pas faire au plan
fiscal, il souhaite savoir ce que l'entreprise doit faire.
Pour l'auditeur fiscal, il est amené à émettre des recommandations sans se substituer à
l'entreprise pour décider de les appliquer ou non. En effet, il est dans l'obligation de préserver
son indépendance et de maintenir une frontière stricte entre audit et conseil.
36
En outre, les recommandations préconisées par l'auditeur doivent s'inscrire dans un double
perspectif. Tout d'abord, l'auditeur doit indiquer si les irrégularités relevées sont susceptibles
d'être corrigées et donc s'il est possible d'adopter des mesures ayant des vertus essentiellement
curatives. Ensuite, il doit conférer un caractère préventif à sa mission en suggérant des
recommandations qui sont de nature à éviter que l'entreprise ne renouvelle pas dans l'avenir
les erreurs constatées.
Il existe ainsi deux optiques selon lesquelles l'auditeur émet ses recommandations dont l'une
est curative et l'autre est préventive .
Ce sont les erreurs commises lors de l'établissement des déclarations fiscales. Les modalités
de régularisation diffèrent selon que les irrégularités proviennent du défaut ou du retard dans
la production des déclarations, ou d'inexactitudes dans leur contenu.
A titre d'exemple, si le contrôle des déclarations fait apparaître des erreurs dans leur contenu,
alors il suffit à l'entreprise de souscrire une nouvelle déclaration remplaçant simplement la
précédente entachée d'erreurs si le délai initial imparti pour le dépôt de la déclaration n'est pas
expiré. Par contre, si le délai de dépôt est dépassé, la rectification d'une erreur commise ne
peut être réalisée que par voie de déclaration contentieuse adressée au service des impôts
localement compétents.
L'intensité des liens entre la comptabilité et la fiscalité et le fait que le résultat comptable est
la base de détermination du résultat fiscal constituent des éléments suffisants pour expliquer
que des inexactitudes dans la détermination de l'assiette de l'impôt puissent avoir une origine
comptable.
37
Ces erreurs entraînent le plus souvent une sous estimation ou une sur estimation de l'actif net
et par conséquent du résultat imposable.
Ainsi, par exemple, le fait d'inscrire un bien immobilisé amortissable en charges de l'exercice,
entraînera une double conséquence. D'une part, il fait minorer le résultat à concurrence du
montant de l'actif. D'autre part, il fait majorer le résultat du montant de l'amortissement non
comptabilisé.
La réparation des erreurs comptables s'opère en principe par voie de déclarations rectificatives
ou de réclamations.
La rectification spontanée est, toutefois, déconseillée pour les entreprises car elle entraîne le
plus souvent une indemnité ou des intérêts de retard dans le cas d'insuffisance de déclarations
dont la possibilité de déduction reste incertaine.
Le traitement de ces erreurs est donc complexe ce qui amène l'auditeur à être objectif. Il doit
relever les irrégularités, évaluer le risque fiscal correspondant, puis si le prescripteur lui en
fait la demande, indiquer les erreurs qui sont susceptibles de rectification tout en précisant les
éventuelles conséquences.
L'auditeur doit s'intéresser à l'origine des irrégularités mises en évidence et proposer le cas
échéant la mise en place de nouvelles sécurités dans le traitement des questions fiscales.
Pour conclure, le rapport d'audit fiscal est le résumé des travaux effectués tant sur le plan de la
régularité que sur celui de l'efficacité ; il doit ainsi comporter :
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- l'identification de l'entreprise auditée
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Section 3 : Les travaux et diligences de la mission d’audit fiscal
L’auditeur établi son programme de travail, qui matérialise son plan d’action, le
programme de travail est le schéma des procédures à suivre par l’auditeur en vue d’aboutir à
la formulation de son opinion sur la situation fiscale du client.
Le fait pour une entreprise de ne pas se conformer à la règle fiscale l’expose à des
sanctions en cas de contrôle. En effet, le rôle de l’auditeur fiscal pour assurer la régularité de
l’entreprise, est l’examen approfondi de la situation fiscale de cette dernière à travers le
contrôle de l’ensemble des facteurs de risque, y compris le respect des règles de forme, de
délais et de communication.
A l’évidence, dans tout système fiscal déclaratif, les problèmes liés à la forme occupent une
place de choix. De ce fait, l’auditeur fiscal peut avoir, en fonction des objectifs de la mission
opérée, un nombre important de contrôles.
Livres légaux
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Les livres d’inventaire comporte-t-ils :
- le bilan ;
- l’état de résultat ;
- l’état des flux de trésorerie ;
- les notes aux états financiers ;
- les données d’inventaire physique des stocks ;
- le détail des comptes clients (par solde de compte) ;
- le détail des autres comptes d’actifs ;
- le détail des comptes fournisseurs (par solde de compte) ;
- le détail des autres comptes de passifs.
Le journal centralisateur (côté et paraphé) relatif aux dix derniers
exercices est-il correctement rempli ?
Le journal centralisateur relatif aux dix derniers exercices
comporte-il la centralisation de tous les journaux auxiliaires ?
Le total de la centralisation des journaux auxiliaires est-il égal au
total général du grand livre ?
Les états financiers relatifs aux dix derniers exercices sont-ils
bien conservés ?
Les journaux auxiliaires, les grands-livres et les balances
annuelles des dix derniers exercices sont-ils édités, classés et
conservés dans des endroits sûrs ?
Formalités de dépôt
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rempli ?
3.2 Les contrôles des règles relatives au respect des délais (obligation déclarative) :
Le non-respect des règles relatives aux délais des différentes déclarations fiscales peut
engendrer des pénalités et indemnités financièrement lourdes, dues pour défaut ou retard dans
la production des déclarations et dans le paiement des impôts.
Ainsi, l’auditeur fiscal au cours de sa mission va accorder une place importante aux
contrôles portants sur les délais, c'est-à-dire il va vérifier l’existence de calendrier fiscal, qui
rassemble les obligations fiscales de l’entreprise (la date de paiement des différents impôts et
taxes).
En outre l’auditeur doit vérifier que les différents impôts sont déclarés dans les délais prévus
par le texte réglementaire :
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- La R/S et opérée de manière correcte (R/S sur salaire, et les autres R/S) 3.
L’auditeur doit vérifier que la R/S qui à été opérée sur les employés est régulière, et déclarée
dans le délai prévus par la loi.
Un examen physique exhaustif des fiches de paie sera effectué en vue de recalculer les
retenues à la source qui doivent être opérées et les confronter aux retenus à la source
effectuées. Ce travail donnera lieu à l’établissement du tableau suivant :
- La redevance sur salaire : Les employés qui reçoivent un revenu net de l’impôt supérieur
à 20 000 D sont soumis à une déduction de 1% des revenus net de l’impôt.
- Autres retenues à la source : Les objectifs des travaux d’audit consistent à s’assurer que
toutes les retenues à la source devant être effectuées par la société ont été effectivement
opérées, aux taux et modalités appropriées et déclarées dans les délais légaux.
Un examen physique exhaustif des pièces comptables devrait être effectué. Les contrôles
correspondants sont résumés au tableau suivant :
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Article 52 du CIRPPIS.
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Les taxes parafiscales
- TFP (Taxe de formation professionnelle)
Instituée par l’article 364 du code de travail et liquidée mensuellement sur la base des
traitements, salaires et toutes autres rétributions versées aux salariés travaillant dans les
différents secteurs de l’industrie, du commerce et de l’agriculture. La TFP est fixée à : 2%
pour tout les secteurs. 1% exceptionnellement pour les entreprises exerçant dans les secteurs
des industries manufacturières.
Les objectifs de l’audit de la TFP consistent à s’assurer que ’assiette, le taux et les modalités
de liquidation de la TFP sont correctes ; et que les formalités devant être respectées sont
remplies, pour bénéficier des ristournes au titre de la TFP.
Cette taxe et instituée à la charge de tout employeur public ou privé ayant une activité en
Tunisie à l’exclusion des exploitants agricoles privés.
De même que la TFP, le FOPROLOS est assise sur la base des traitements, salaires et toutes
autres rétributions versées aux salariés des différents secteurs d’activité au taux de 1%.
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Pour les entreprises qui commercialisent exclusivement des produits soumis au régime de
l’homologation administrative des prix et dont la marge bénéficiaire brute et ses produits
n’excède pas 6% : 0.1% du CA local brut, mais sans être non plus, inférieure à un minimum
représenté par la Taxe sur les Immeubles Bâtis (TIB).
Les objectifs des travaux d’audit de la TCL consistent à s’assurer que l’assiette, le taux et les
modalités de liquidation de la TCL sont corrects.
Après la vérification de la TVA collectée (exigible) l’auditeur fiscal doit vérifier la valeur de
la TVA déductible (récupérée),
L’auditeur doit s’assurer de l’exactitude des taux appliqués et s’il constate des erreurs, il doit
procéder à la correction de ces erreurs par les taux correspondant et ce avant l’expiration de la
période de prescription tout en procédant à l’envoi d’une facture de rectification aux clients
concernés. Les taux de la TVA sont de 7%, 13%, 19% en outre il existe certains biens qui sont
exonéré de la TVA et dans ce cas l’entreprise et considéré comme assujettis partiel à la TVA.
Les paiements effectués par les services de l’Etat, les collectivités locales, les entreprises et
établissements publics et dont le montant atteint 1.000 dinars TTC au titre de leurs
acquisitions de marchandises, matériels, biens d’équipement et services sont passibles d’une
retenue à la source au taux de 15% du montant de la TVA.
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Les entreprises assujetties à la TVA qui na fabriquent pas des produits soumis aux droits de
consommation, mais se limitent à la commercialisation de ces produits ne sont pas assujettis
aux droits de consommation. Toutefois, ils sont tenus de facturer à l’identique à leurs clients
le droit de consommation qu’ils ont supporté à l’achat.
Les contrôles liés aux droits de consommation se rapportent à l’audit des procédures de
facturation des droits de consommation ou leur déduction.
L’auditeur doit vérifier que les déclarations des acomptes provisionnels sont déposées dans
les délais légaux à savoir les vingt cinq premiers jours du 6 ème, 9ème et 12ème mois suivant la
date de clôture de l’exercice pour les personnes physiques, et les vingt huit premiers jours du
6ème, 9ème et 12ème mois suivant la date de clôture de l’exercice pour les personnes morales .
De même, il doit s’assurer que l’entreprise a fait joindre aux déclarations des AP :
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La déclaration de la contribution conjoncturelle
Avec la déclaration des acomptes provisionnels la loi de finance de l’année 2021 a ajouté une
nouvelle contribution exceptionnelle fixée à 2% des bénéfices servant de base pour le calcul
de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours des années 2020 et
2021 avec un minimum de 5000 dinars.
Le rôle de l’auditeur est donc de vérifier que les montants des acomptes et de la
contribution conjoncturelle sont calculés conformément à la loi, et de vérifier que la
contribution conjoncturelle est réintégrée dans la détermination du résultat fiscal.
La déclaration de l’IS
Pour la déclaration de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés
L’auditeur fiscal doit s’assurer aussi que l’entreprise dont les comptes sont soumis à
l’approbation de l’assemblée générale des actionnaires a déposé une déclaration provisoire
dans les délais précités. Dans ce cas, il doit vérifier que la déclaration définitive a été déposée
au plus tard dans les quinze jours qui suivent la date d’approbation des comptes et au plus tard
le vingt cinquième jours du troisième mois suivant la date limite fixée pour le dépôt de la
déclaration provisoire à savoir le 25 juin au cas ou l’exercice est clôturé le 31 décembre.
Il doit vérifier que l’entreprise a fourni à l’appui de la déclaration annuelle les documents
suivant :
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- Un relevé détaillé des provisions constituées au titre de la dépréciation de la valeur des
actions et des parts sociales.
- Un relevé détaillé des dons et subvention accordés.
La déclaration de l’employeur
Toute personne physique ou morale qui paie des traitements, salaires, pensions ou rentes
viagères, est tenue de déposer une déclaration d’employeur, et ce, au plus tard le 28 février de
chaque année au centre ou au bureau de contrôle des impôts compétent. L’auditeur fiscal doit
vérifier que l’entreprise mentionne un état détaillé des salaires, pensions, honoraires versés au
cours de l’année précédente, avec pour chaque bénéficiaire toutes les mentions et
renseignements appropriés.
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