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P15 Professeur

Le document traite des réactions nucléaires, en commençant par la structure du noyau atomique et ses composants, puis en expliquant les isotopes, isobares et isotones. Il aborde également les réactions nucléaires, y compris la radioactivité naturelle et ses différents types, ainsi que les lois de conservation qui régissent ces réactions. Enfin, il présente des concepts tels que l'énergie de liaison et l'équivalence masse-énergie.

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Le document traite des réactions nucléaires, en commençant par la structure du noyau atomique et ses composants, puis en expliquant les isotopes, isobares et isotones. Il aborde également les réactions nucléaires, y compris la radioactivité naturelle et ses différents types, ainsi que les lois de conservation qui régissent ces réactions. Enfin, il présente des concepts tels que l'énergie de liaison et l'équivalence masse-énergie.

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Professeur M.

JUFF PC
Année Scolaire : 2023-2024(TS1)
P15: Réactions Nucléaires

Introduction
Dans la majeure partie des pays développés, la production de l’énergie électrique provient pour plus des trois quarts de
l’énergie nucléaire.
Contrairement aux réactions chimiques qui intéressent au nuage électrique, les réactions nucléaires concernent
uniquement les noyaux des atomes.

I – NOYAU ATOMIQUE
Mis en évidence en 1911 par Rutherford, le noyau atomique est le cœur de l'atome. Il est situé en son centre, est cent
mille fois plus petit et contient 99,97% de sa masse.
I – 1. Les composants du noyau
Le noyau contient des nucléons, c'est à dire des protons et des neutrons. Il a donc une charge électrique
positive. La cohésion du noyau atomique est assurée par l'interaction forte ou force nucléaire, qui attire les
nucléons entre eux et empêche ainsi les protons de se repousser.
Le nombre de protons dans le noyau est noté Z il est appelé numéro atomique ou nombre de charge ou nombre
d’électrons. Le nombre de neutrons est noté N.
Le nombre de nucléons appelé aussi nombre de masse est noté A = Z + N.
Remarque :
Un élément chimique est l'ensemble des entités (atomes ou ions) ayant le même nombre de charge Z.
Un nucléide est l'ensemble des atomes de noyau identique (même A et même Z).
Le noyau d’un élément chimique appelé aussi nucléide est ZA X , X étant le symbole de l’élément.
Exemple : 11 H ; 12 6 C ; 13 Al ;
27 238
92 U

I-2. Isotopes, Isobares et Isotones


Des noyaux sont dits isotopes s’ils ont le même numéro atomique Z mais des nombres de masse différents A.
Exemples :
Des noyaux sont dits isobares s’ils ont le même nombre de masse A mais des numéros atomiques différents Z.
Exemples :
Des noyaux sont dits isotones s’ils ont le même nombre de protons mais des numéros atomiques différents Z.
Exemples :
I. 3. Dimension du noyau
Le noyau d’un élément chimique est assimilé à une sphère de rayon proportionnel à la racine cubique de son
nombre de masse A.
15
R  R03 A ; R0  1,2.1015 m  1,2 f .m ; 1 fermi( f .m)  10 m
I. 4. Masse du noyau : défaut de masse
Le proton, découvert en 1918 par Ernest Rutherford, a une masse mp = 1,673.10-27 kg.
Le neutron, découvert en 1932 par James Chadwick, a une masse mn = 1,675.10-27 kg.
La masse du noyau est sensiblement égale à la masse totale des nucléons. On utilise m = [Link]
La masse du noyau est inférieure à la somme des de ses constituants (protons et neutrons). On appelle défaut
de masse du noyau la quantité :
m  Zm p  Nmn  mX  Zm p   A  Z mn  mX
I. 5 Unité de masse atomique : u
Le kilogramme étant trop grand pour la masse du noyau, on utilise souvent l’unité de masse atomique (u).
6 C ).
L’unité de masse atomique u est le 12e de la masse d’un atome de carbone 12( 12
1 M (12
6 C) 1 12
6 C)
M ( 12 = [Link] 1 ; 1u  .10 3 A.N 1 u   .10 3 1.u = 1,66 10-27kg
12 NA 12 6,02.10 23
N.B: Exprimée en u, la masse d’un noyau est très proche de A d’où le nom de nombre de masse.
Exemples :

Page 1 sur 8
I. 4. Equivalence masse-énergie
Albert Einstein a montré que la masse constitue une forme d’énergie appelée énergie de masse.
Tout corps de masse m au repos, possède une énergie E telle que :

E = mc2 ; c = 3 108 m.s-1 : vitesse de la lumière dans le vide.


Remarque : Vu que la masse des nucléides est trop faible, l’unité d’énergie utilisée en physique nucléaire est
l’électron-volt (eV) et ses multiples (keV, MeV, GeV) :
1 eV = 1,6.10–19 J ; 1 MeV = 10 6 eV = 1,6.10 -13 J ; 1 GeV = 109 ev = 1,6.10-10 J
Remarque : Equivalence énergétique de u.
La mase souvent donnée en u peut être exprimée en MeV/C2 :
1,4.1010
 2

uc 2  1,66.10 27  3.108  1,49.10 10 J soit uc 2   9,3125.108 eV
1,6.1019
uc 2  931,25.106 eV
uc 2  931,25MeV ;1MeV  106 eV
I.6 Energie de liaison ou de cohésion du noyau : Eℓ
L’énergie de liaison du noyau est l’énergie qu’il faut fournir au noyau initialement au repos, pour séparer ses
constituants, eux aussi au repos.
Conservation de l’énergie : C.E : E  mx c 2  Zm p c 2  Nmn c 2
 E  Zm p c 2  Nmn c 2  mx c 2  E  Zm p  Nmn  mx .c 2
Or Zm p  Nm n  m x  m (défaut de masse) E  m.c 2
I.7 Energie de liaison par nucléon : Ea
Pour rendre compte de la stabilité des noyaux, on définit l’énergie de liaison par nucléon Ea
E
Ea 
A
L’énergie de liaison par nucléon correspond à l’énergie nécessaire pour arracher un nucléon au noyau.
Un noyau est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est grande.
 Si E a ≥ 8MeV/ nucléon le noyau est stable.
 Si E a < 8MeV/ nucléon le noyau est instable.
Exemples :
L’énergie de liaison du fer 56 est El = 492 MeV ; son L’énergie de liaison de l’uranium 238 est
énergie de liaison par nucléon est de 8,79MeV/nucléon. El = 1802 MeV ; son énergie de liaison par
nucléon est de 7,57 MeV/nucléon.
Le fer 56 est donc plus stable que l’uranium 238.
Application :
238
1- A partir de la relation R= R0 A1/3, calculer le rayon du noyau d’uranium 92 U
2- Calculer sa masse volumique.
3- Calculer sa charge électrique par unité de volume.
4- Calculer en Mev l’énergie de liaison par nucléon d’un noyau d’uranium 238. Conclure.
238
Données : m ( 92 U ) = 238,05u ; mp = 1,007276u ; mn = 1,008665u ; 1u = 1,66 10-27kg = 931,25 Mev/c2 ; R0 = 1,2 fm ;
1 fm = 10-15m.
Résolution

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II –REACTIONS NUCLEAIRES
II.1. Généralités
II.1.1.Définition
Une réaction nucléaire est une transformation au cours de laquelle un noyau instable se transforme en un
autre noyau avec émission de rayonnement.
II.1.2. Les lois de conservation
Dans toute réaction nucléaire il y a :
- la conservation du nombre de masse A
- la conservation du nombre de masse Z
- la conservation de l’énergie
- la conservation de la quantité de mouvement.
Les deux premières lois permettent d’équilibrer les réactions nucléaires.
II.2. Réactions nucléaires spontanées : radioactivité naturelle
Cette radioactivité naturelle a été découverte par, Henri Becquerel (En 1896 il découvre la radioactivité de
l'uranium).
II.2.1.Définition et Caractéristiques
La radioactivité naturelle est une transformation au cours de laquelle un noyau instable se transforme
spontanément en un autre noyau avec émission de rayonnement.
Elle est donc une réaction nucléaire qui peut être :
Spontanée : elle se produit seule et ne nécessite aucune intervention
Aléatoire : Il est impossible de prévoir, pour un noyau donné, l’instant de sa désintégration (transformation)
Inéluctable : rien ne peut l’empêcher ou de modifier la réaction.
Elle est indépendante des paramètres habituels (pressions, températures….)
NB : Les noyaux concernés sont appelés radioéléments ou radionucléides.
[Link] différents types de radioactivité spontanée
Il existe quatre types de radioactivité spontanée :
– la radioactivité α : émission d’un noyau d’hélium He (chargé positivement), notée α;
– la radioactivité β– : émission d’un électron, noté e- ou ē ;
– la radioactivité β+ : émission d’un positon ou positron noté e+ (antiparticule de l’électron).
– la radioactivité 𝛾 : émission d’une particule 𝛾 sans masse avec une grande énergie.
II.2.2.1 Radioactivité alpha :
 Equation de désintégration de la réaction

 A  A1  4  A1  A  4
 Lois de SODDY :   
Z  Z 1  2 Z 1  Z  2


 Bilan énergétique : Q = mx  my  m  .c 2 
 Energie cinétique des particules émises lors de cette désintégration
- Conservation de la quantité de mouvement
      
Px  Py  P  m xV x  m yV y  m V or X étant immobile  V x  0
 
 m yV y  m V ; Y et  se déplacent en sens contraire il y a recul de Y après la désintégration.
m yV y  m V (1)
- Conservation de l’énergie
mx c 2  m y c 2  Ecy  m c 2  EC  ECy  EC  mx c 2  m y c 2  m c 2
 ECy  EC  m x  m y  m c 2 or m x  m y  m c 2  ECy  EC  Q (2)
Q : énergie libérée au cours de la réaction.

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m yV y  m V (1)

(1) et (2) donne : 
 ECy  EC  Q(2)

1 1 1 1
(1)2  m y2V y2  m2V2  m y2V y2  m2V y2 ⇒ m y . m yV y2  m . m .V2  m y ECy  m E
2 2 2 2
ECy m m
  (3)  ECy   .EC (4)
EC m y my
m  m  Q Q
(4) dans (2)  .EC  EC  Q  Q  EC 1     E C  ; E Cy 
my  m  m my
 y  1 1
my m
[Link]é béta- :
 Equation de la réaction

A = 𝐴1 𝐴 =𝐴
 Lois de SODDY : { { 1
Z = 𝑍1 – 1 𝑍1 = 𝑍 + 1
Remarque:
La désintégration β- concerne les noyaux très riches en neutrons et pauvres en protons.
Tout se passe comme si un neutron du noyau se transforme en proton et en électron selon l’équation :

  
 Bilan énergétique : Q = m x  m y  m   .c 2
N.B : Le corps humain contient environ 20 mg de potassium 40, un élément radioactif beta- naturel. Ainsi le
corps humain produit environ 300 millions de particules β- par jour, naturellement !
II.2.2.3 Radioactivité béta+ :
 Equation de la réaction :

A = 𝐴1 𝐴 =𝐴
 Lois de SODDY : { { 1
Z = 𝑍1 + 1 𝑍1 = 𝑍 − 1
Remarque :
La désintégration β+ concerne les noyaux riches en protons.
Tout se passe comme si un proton se transforme en neutron et en positon selon l’équation :

  
 Bilan énergétique : Q  m x  m y  m   .c 2
II.2.2.3 Radioactivité 𝜸

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Remarque : Souvent le noyau fils est émis dans un état excité, alors il revient à l’état fondamental avec
émission d’un rayonnement γ selon l’équation :
A 4
Z X  Z  2 Y *  2 He
A 4

A 4
Z 2 Y *  ZA42 Y  
Q  EC  ECy  EC  mx  m y  m c 2
Exercice d’application 2 :
I. Le nucléide 146C est radioactif. Il se désintègre en émettant une particule β– (le numéro atomique du Bore est
Z = 5, celui de l’azote Z = 7).
I.1. Donner la composition de ce nucléide.
I.2. Ecrire l’équation de sa désintégration.

II. Soit la désintégration α subie par un noyau de 226 88Rapour donner un noyau Rn.
On donne les masses des noyaux en u : m( 226 88Ra ) = 225,9770 ; m(Rn) = 221,9703 ; m(α) = 4,0015.
II.1. Ecrire l’équation de cette désintégration.
II.2. Calculer l’énergie libérée par cette désintégration.

II.2.3. Loi de décroissance radioactive


II. 2.3.1. Expression du nombre de noyaux restant en fonction du temps
A
Soit Z X un noyau instable qui subit de manière spontanée une réaction nucléaire d’équation :
𝐴 𝐴1
𝑍𝑋 ⟶ 𝑍1 𝑌 + 𝑅𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡( 𝛼; 𝛽 − ; 𝛽 + ; 𝛾)
à t=0 N0 0
à t ≠0 N0 - xx
Nrest = N(t) = N0 - x avec x : nombre de noyaux désintégrés.
L’expérience a montré que la variation du nombre de noyaux restants par rapport au temps est proportionnelle
au nombre de noyaux restants au même instant.
dN dN dN
dt
 N  dN  Ndt 
N
 dt   N
   dt   ln N  t  cte

 N  e  t  cte  e cte  e  t or ecte  C  N (t )  Ce t


à t = 0 : N = N0 (C.I)  N0 = Ce  0  C  N 0  N(t) = N0 e  t
A
N(t): nombre de noyaux de Z X restant à l’instant t.
A
N0 : nombre de noyaux de X instable.
Z

𝜆 : Constante positive caractéristique du noyau : appelée constante radioactive.


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𝟏
1
Cette loi peut aussi être écrite sous la forme : 𝑵(𝒕) = 𝑵𝟎 𝒆−𝝉 𝒕 avec = 𝜏 : durée de la vie moyenne.
𝜆

Remarque : La constante radioactive


Chaque nucléide radioactif est caractérisé par une constante radioactive λ, qui est la probabilité de désintégration
d’un noyau par unité de temps. Elle s’exprime en s–1.
La constante λ ne dépend que du nucléide. Elle est indépendante du temps, des conditions physiques et
chimiques.
II.2.3.2 Période radioactive ou durée de la demi-vie
La période radioactive T ou t1/2 est le temps au bout duquel la moitié de nombre de noyaux initial s’est
désintégrée.
N 1 1 1n 2 0,693
à t = T ; N = 0  N 0e  t  e  t   ln e  t  ln ⟹ −𝜆𝑡 = − ln 2  T  
2 2 2  
Remarque :
Le nombre et la masse de noyaux restant peuvent être donné par :

𝑵𝟎 𝒎𝟎 𝒕
𝑵(𝒕) = 𝑒𝑡 𝒎(𝒕) = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝒏 =
𝟐𝒏 𝟐𝒏 𝑻

II.2.3.3 Représentation graphique de N = f(t)

T O T 2T 3T
No N0 N0
N N0
2 4 8

II.2.3.4 Activité radioactive


L’activité A(t) d’une substance radioactive est le nombre de désintégration par seconde.
dN (t ) dN (t )
A Or N (t )  Noe t  A(t )    Noe t  N (t ) ⇒ A(t )  N (t )
dt dt
 t
à to : Ao  No à t : A(t )  Noe   Aoe  t  A(t )  Aoe ; Ao  No
Dans le S.I l’unité de l’activité est le Becquerel (Bq) : 1Bq = 1 désintégration/s.
Le radium Ra est très radioactif. D’ailleurs 1 g de radium à une activité de 3,7.1010 Bq. On en a défini le curie
(Ci) qui correspond à l’activité d’un gramme de radium.
1 Ci = 3,7.1010 Bq On utilise souvent 1mCi = 10-3 Ci et 1 μCi = 10-6 Ci
Remarque :
A(t) = Aoe  t  ln A  ln Aoe  t  ln Ao  ln e t
ln A(t )  t  ln Ao
La courbe lnA(t) = f(t) est une droite affine de pente P = -λ et d’ordinaire à l’origine lnAo
Exercice d’application 3:
Une substance radioactive de période T = 120 s, émet initialement 2,2.107 particules α par seconde en
moyenne.
1. Calculer la constante radioactive λ de cette substance.
2. Calculer le nombre moyen NO de noyaux présents dans la substance à la date t = 0.
3. Combien de noyaux restera-t-il en moyenne dans la substance au bout de deux minutes ? de deux heures ?
4. Quelle est son activité au bout de 20 min ?
Résolution

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II.2.3.5. Datation d’un objet
 Principe :
Connaissant un radioélément contenu dans l’objet, on détermine sa constante radioactive λ.
On peut mesurer son activité A. Si l'on connaît l'activité initiale A0 de l’échantillon, alors on peut connaître la
date d'origine t de l'objet.
La connaissance des proportions naturelles des éléments radioactifs et de leurs périodes permet de calculer
l'âge d'objets qui les contiennent. Cette méthode est largement utilisée pour dater des objets par les
archéologues, par exemple en utilisant le carbone 14.
 Datation au carbone 14
La proportion de carbone 14 par rapport à l'isotope 12 abondant est de l'ordre de 10-12, elle est à peu près
constante car il est régénéré dans l'atmosphère. Il en est de même dans le dioxyde de carbone de l'atmosphère.
Or tous les organismes vivants échangent du dioxyde de carbone (CO2) avec l'atmosphère soit par
photosynthèse, soit par l'alimentation. Les tissus fixent l'élément carbone. La proportion de carbone 14 dans
les tissus est donc identique à celle de l'atmosphère tant que l'organisme est en vie. A leur mort, la quantité de
carbone 14 diminue selon la loi de décroissance radioactive. T (14C) = 5570 ans.
Donc connaissant l’activité d’un fossile on peut déterminer la date de sa mort.
Exemple :

II.2.4. Famille radioactive

Les éléments radioactifs naturels sont classés en 4 familles dont trois naturelles et une artificielle.
- La famille de l’Uranium 238 ou famille des 4n+2 : U
- La famille de l’Actinium : Ac
- La famille du Thorium : Th
- la famille du Neptunium : Np.
II.3. Réactions nucléaires provoquées : radioactivité artificielle.
Une réaction nucléaire est provoquée si elle est obtenue par choc d’une particule sur un noyau ou par choc de
2 noyaux. Il existe deux types de réactions provoquées : la fission et la fusion nucléaires.
II.3.1 Fissions nucléaire.
Une fission nucléaire est une réaction au cours de laquelle un noyau lourd s’éclate sous l’impact d’un neutron
pour donner d’autres noyaux plus légers.
Exemple : 92235
U 10 n 54
x
Xe  94
y Sr  2 0 n
1

235  1  x  94  2  1  x  140
  
92  0  54  y  2  0  y  38

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Remarque :
Des noyaux atomiques pouvant fissionner sont dits "fissiles" ou "fissibles". De tels noyaux ont
obligatoirement un numéro atomique supérieur ou égal à 89 : ils forment la famille des actinides.
II.3.2. Fusions nucléaires.
Des noyaux légers se fusionnent pour donner un noyau lourd avec dégagement d’énergie.
Exemple : 12 H  13 H  ZA Y  10 n
2  3  A  1 A  4
   2 Y  2 He
4 4

1  1  Z  0 Z  2
NB : Un intérêt de la fusion nucléaire est de pouvoir produire théoriquement beaucoup plus d’énergie, à
masse de « combustible » égale, que la fission.
II.3.3. Lois de conservations des réactions nucléaires provoquées :
Lors des réactions nucléaires provoquées il y a aussi conservation du numéro atomique, du nombre de masse,
de la quantité de mouvement et de l’énergie totale. La perte de masse libère de l’énergie est :
E = |𝚫𝒎|𝑪𝟐 = {Σ 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒍𝒆𝒔 − Σ 𝒎𝒇𝒊𝒏𝒂𝒍𝒆𝒔}. 𝑪𝟐

X 1  ZA22 X 2  ZA3 Y2  Z 4 Y2
A1 A
Soit la réaction nucléaire : Z1
3

L’énergie libérée au cours de la réaction est :

Remarque :
 Un noyau est dit fissile si un neutron thermique (se déplace avec une vitesse lente) peut provoquer la
fission du noyau.
235 233 239 241
Exemple : 92 U ; 92 U ; 94 Pu ; 94 Pu

 Un noyau est dit fertile s’il peut engendrer un noyau fissile sous l’action d’un neutron.
Exemple : 238U ; 232Th
III. Avantages et inconvénients de la radioactivité
III.1- Avantages de la radioactivité
 Dans le mécanisme des engins portuaires
L'énergie est utilisée pour permettre de mouvoir un véhicule, particulièrement dans le domaine maritime
(porte-avions, sous-marins à propulsion nucléaire) et de l’aérospatiale.
 Centrale nucléaire civile
Les centrales nucléaires civiles produisent de l’électricité en grande quantité. En effet L'énergie d'une centrale
nucléaire provient de la fission de noyaux d'atomes lourds. L'énergie dégagée par la fission dégage de la
chaleur qui, comme pour toute centrale thermique conventionnelle, sert à vaporiser de l'eau. La vapeur d'eau
produite entraîne ensuite en rotation une turbine accouplée à un alternateur qui produit à son tour de
l'électricité.
 Datation en archéologie :
L’isotope C-14 est radioactif β- avec une demi-vie T= 5730 années.
14
6𝐶 est créé dans l’atmosphère par bombardement par rayons cosmiques. Il est ensuite absorbé par les plantes
sous forme de dioxyde de carbone. A la mort des plantes, l’absorption cesse et le carbone C-14 se désintègre
au cours du temps. L’activité renseigne sur la date de la mort de l’organisme.
 Dans la médecine
- Les traceurs radioactifs : Contrôler en médecine le fonctionnement de la glande thyroïde grâce à l’iode
radioactif
- Utiliser l'hémoglobine marquée avec du fer pour contrôler une transfusion sanguine
- En radiothérapie, on irradie la tumeur par « la bombe à cobalt » qui détruit les cellules cancéreuses
III.2- Inconvénients de la radioactivité
- L’exposition au rayonnement radioactif est dangereuse pour l’homme ; elle provoque des lésions très
souvent graves : brûlures, leucémies, cancers….
- Les accidents d’installation nucléaire (Comme Three Miles Island le 28 mars 1979 au USA et surtout
Tchernobyl en Union soviétique le 25 mars 1986) constituent des catastrophes de grands ampleurs.

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