Cours S2 PDF
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CHIMIE II
Présenté par :
Dr. Adnane HALIMA SALEM
[email protected]
CHAPITRE I :
No-ons générales en thermodynamique
Introduc)on :
• La thermodynamique, du grec thermos (chaud) et dunamikos (puissant), est la
science qui étudie les échanges de ma)ère et d'énergie qui ont lieu entre un
milieu matériel appelé système et son environnement appelé milieu extérieur,
au cours d'une transforma)on (évolu)on).
• La thermodynamique classique s'intéresse à des systèmes macroscopiques
dont leur défini)ons sont données ci-après.
Exemple :
Nous notons:
• ΔF l'évolu)on totale de la fonc)on d'état F.
• dF sa varia)on pour une transforma)on infinitésimale (états ini)al et final très
proches).
En intégrant sur un chemin de transforma)on (a ou b) , il vient:
Évolution d'un système entre 2 états selon 2 chemins de transformation différents
pour une variable qui est une fonction d'état.
Le résultat du calcul est simplement noté F' en omeHant Δ qui se rapporte aux fonc&ons d'état.
Les transforma,ons :
Une transforma,on est une évolu,on d'un système par la modifica,on d'au moins une
variable d'état. Le système passe d'un état ini,al (E1) à un état final (E2).
Différents types de transforma,on sont reconnus selon l'évolu,on des variables d'état T, P et
Ø une transforma,on adiaba,que; elle se fait sans échange de chaleur avec le milieu
extérieur (Q = 0).
Transformation Irréversible :
Transformation Irréversible est une transformation spontanée (brusque) qui ne peut être
arrêtée ou inversée. C'est en fait le cas des transformations réelles.
Modèle de gaz parfait :
Comportement des gaz aux basses pressions
Expérimentalement, aux pressions faibles de l'ordre de 1 bar et inférieur à 1 bar les gaz réels
se comportent comme des gaz parfaits.
Pour faciliter la représentation graphique de cette équation, nous fixons une des variables
et nous étudions la variation des deux autres.
En coordonnées de Clapeyron (V en abscisse, P en ordonnée), le tracé des courbes à T
constante, permet d'obtenir des courbes isothermes.
Diagramme de Clapeyron
Coordonnées d'Amagat
L. atm. K-1.mol-1 ;
cal. K-1.mol-1
L.mmHg.K-1. mol-1.
1Cal =4.18J
R est la constante des gaz parfaits : R = 8,314 J . mol–1. K–1
Ainsi, pour un système fermé :
À T constante, p = f(V) conduit à des hyperboles ;
À P constante, T = f(V) est représentée par des droites,
À V constant, P = f(T) est représentée aussi par des droites.
Diagramme de Clapeyron
Mélanges de gaz :
Dans un mélange de gaz comprenant n moles (n=Σ ni), chacun d'eux est caractérisé par
sa frac*on molaire xi.
Pour le gaz i, comprenant ni moles, la frac*on molaire xi est donnée par :
Pression par*elle :
La pression par*elle pi d'un gaz i dans un mélange de gaz parfait est la pression
qu'exercerait ce gaz s'il occupait seul le volume V du récipient (volume total).
Ce>e pression par*elle du gaz est propor*onnelle à sa frac*on molaire :
Par conséquent la pression totale du mélange est égale à la somme des pressions
par*elles d'où la loi du Dalton:
Les gaz réels : gaz de Van der Waals
Sous haute pression et à basse température le comportement du gaz réel s'écarte de celui du
gaz parfait à cause de l'existence des interactions entre les particules des gaz (molécules ou
atomes).
La présentation mathématique du gaz réel se fait en tenant compte deux considérations :
v comme le volume mesuré du gaz est celui du récipient dans lequel il se trouve ; il faut
prendre en compte le volume propre des particules (covolume) noté b. Ce dernier doit
être soustrait du volume du récipient V.
v les forces de pression dans un gaz réel ne sont pas seulement dues aux chocs contre les
parois du récipient , mais il existe des interactions entre les particules d'où la considération
d'une pression interne π tel que :
Forme d'énergie :
L'énergie totale d'un système E est la somme de son énergie mécanique Em (énergie cinétique
macroscopique EC + l'énergie potentielle des forces extérieures Ep) et de son énergie interne U.
Elle est exprimée en joules.
L'énergie interne U est une fonction d'état : sa variation ΔU ne dépend que de l'état initial et
final, mais pas du chemin suivi. Une variation infinitésimale dU de U s'exprime en fonction
de 2 variables indépendantes ; T et V :
Principe :
Le premier principe de la thermodynamique exprime la conservaDon de l'énergie :
lors d'une évoluDon, la variaDon de l'énergie totale ΔE du système est égale à la somme des
travaux et transferts thermiques reçus (ou cédés) par le système.
Pour de très nombreux systèmes étudiés en thermodynamique, la varia7on d'énergie
mécanique ΔEm est nulle ou très faible par rapport à la varia7on de l'énergie interne ΔU,
l'expression du 1er principe s'écrit alors :
N.B.
• Si le système est isolé c'est-à-dire s'il n'y a aucun échange avec le milieu
extérieur ⇒ ΔU = 0 : l'énergie interne reste constante.
• Si la transforma7on est cyclique, le système revient à son état ini7al et comme
l'énergie interne est une fonc7on d'état ⇒ ΔU = W + Q = 0 : l'énergie interne
reste constante et W = – Q .
• Si le volume est constant (transforma7on isochore) et si le travail mis en jeu n'est
dû qu'aux forces de pression, alors W = 0 ⇒ ΔU = QV.
Applica'on du premier principe au gaz parfait : La détente de Joule Gay-Lussac :
Lorsqu'on ouvre le robinet, le gaz du récipient 1 s'écoule dans le récipient 2 : on parle de
"détente dans le vide". L'évolu:on est irréversible.
Les parois sont rigides et calorifugées ⇒ le gaz ne reçoit ni travail ni transfert thermique
du milieu extérieur (W = 0 et Q = 0). Nous constatons que l'évolu:on se fait à T
constante car la vitesse des par:cules du gaz ne change pas.
L'étude de la détente de Joule Gay-Lussac montre que l'énergie interne d'un gaz parfait ne
dépend que de la température, ainsi on peut écrire :
dU = CV . dT
en intégrant on ob8ent :
ΔU = CV . ΔT
• On définit pour une mole, la capacité thermique (calorifique) molaire à V constant :
dx
δW = – Pext . S . dx
Or,
S . dx = dV ,
ainsi :
δW = – Pext . dV
Évolu/on irréversible :
Dans le cas d'une évolu/on irréversible d'un gaz entre deux états d'équilibre A et B, de
volumes respec/fs VA et VB , le travail reçu par le gaz est :
N.B.
Une telle expression ne peut être intégrée que si la pression extérieure Pext est connue.
Pour une transforma/on irréversible Pext = Pfinale (pression de l'état final).
A"en%on
La différence entre les deux expressions du travail semble minime mais la 1ère
expression permet de calculer l'intégrale en u:lisant l'équa:on d'état des gaz parfait.
….. 1
….. 2
Pour une transforma-on finie entre l’état ini-al (1) et l’état final (2); la varia-on du
travail est :
dU = δQV ⇒ ΔU = QV
La fonc'on enthalpie désignée par la le3re (H) correspond à l'énergie totale d'un système
thermodynamique. Elle comprend l'énergie interne (U) du système, à laquelle est
addi'onné le travail que ce système doit exercer contre la pression extérieure pour
occuper son volume.
dH = dU + d(P . V)
dH = δW+ δQp + d(P . V)
dH = – pdV + δQp + PdV + VdP
avec VdP = 0 car il s'agit d'une transforma2on isobare.
⇒ dH = δQp
En intégrant nous trouvons :
⇒ ΔH = Qp
Remarque
Comme l'énergie interne U; l'enthalpie H est une grandeur extensive.
Applica'on du premier principe au gaz parfait : La détente de Joule Thomson
La détente de joule Thomson est une détente lente (ou une détente freinée), à travers
une paroi poreuse à pression constante.
Ainsi :
2éme loi de Joule
L’enthalpie H d’un gaz parfait ne dépend que de la température
Remarque : La 2ème loi de Joule (à Tconstante; ΔH = 0) est vérifiée
notamment par les gaz parfaits.
Effet Joule
L'effet Joule est un effet thermique qui se produit lors du passage du courant
électrique dans un conducteur. Il se manifeste par une augmenta;on de l'énergie
interne du conducteur et généralement de sa température.
Enthalpie d'un gaz parfait :
Une varia5on infinitésimale dH de l'enthalpie qui est une fonc5on d'état ; est une
différen5elle totale exacte, exprimée en fonc5on des variables T et P :
La capacité thermique à Pconstante exprimée en J.K–1 s'écrit :
L'étude de la détente de joule Thomson montre que l'enthalpie d'un gaz parfait ne
dépend que de la température, ainsi on peut écrire :
dH = Cp . dT,
en intégrant on obEent :
ΔH = Cp . ΔT.
Capacités thermiques :
On veut porter un bloc de fer, de masse m = 100 g, de 20°C à 100°C sous la pression
P = 1,013.105 Pa. Calculer le transfert thermique reçu par ce bloc de fer, sachant que la
capacité thermique massique cp du fer égale à 452 J.K–1.kg–1
Solu%on
ΔH = m . L
ΔH = n . Lm
Capacités thermiques d'un gaz parfait
Dans le cas d'un gaz parfait,
H=U+P.V=U+n.R.T
Remarque
Les deux expressions s'appliquent seulement aux gaz parfaits.
Nous définissons le coefficient de Laplace (ou adiaba2que) qui est le rapport des capacités
thermiques (ou des capacités thermiques molaires ou massiques) :
Et :
Fondamental :
• Pour un gaz parfait monoatomique le coefficient adiaba9que γ = 5/3 ≃ 1,66
sachant que CV = 3/2 .n.R et CP = 5/2 .n.R quelle que soit la température.
• Pour un gaz parfait diatomique le coefficient adiaba9que γ =7/5 = 1,4 sachant que
CV = 5/2 .n.R et CP = 7/2 .n.R à température ambiante (25°C). Ces valeurs peuvent
augmenter avec la température.
Capacités thermiques des solides et des liquides :
Dans le cas des solides et des liquides, on peut négliger les varia9ons de volume et
dH=dU+d(PV)≈dU . On déduit :
En notant C la valeur commune aux deux capacités thermiques, il est donc possible
d'écrire :
dH = dU = C.dT.
Calorimétrie :
• La calorimétrie permet la mesure des transferts thermiques. Comme elle permet
aussi de mesurer les capacités thermiques, les chaleurs latentes de changement
d'état ainsi que les chaleurs de réac:on.
• Elle se réalise dans des calorimètres adiaba:ques qui sont des enceintes rigides
thermiquement isolées (calorifugées).
Principe général :
En appliquant le 1er principe de la thermodynamique au contenu du calorimètre et au
vase intérieur nous écrivons :
ΔU = Q + W
Cependant, la calorimétrie est réalisée dans une condiCon parCculière où la pression est
constante (P constante), ainsi la quanCté de chaleur mise en jeux est égale à l'enthalpie :
Qp= ΔH = Cp. ΔT
Pour i échanges thermiques nous écrivons :
∑ Qp,i = ∑Cp,i . ΔT = 0
ΔH = ∑ Qp, i = ∑Ci . ΔT = 0
⇒ Ccal . ΔT + m . ceau . ΔT + m' . ceau . ΔT = 0
⇒ Ccal. (Tf – Ti) +m . ceau. (Tf – Ti) + m' . ceau . (Tf – Ti) = 0
⇒ Ccal (θf – θ) + m . ceau(θ f – θ) + m' . ceau . (θ f – θ' ) = 0
On déduit la capacité thermique du calorimètre Ccal:
Remarque
θ est la nota%on courante de la température en degrés Celsius, T est u%lisée pour
les températures absolues en kelvin
Défini&on : Valeur en eau du calorimètre
Pour prendre en compte les échanges thermiques entre le calorimètre (tous les
accessoires du calorimètre) et ce qu'il con&ent. On introduit ce que l'on appelle la valeur
en eau du calorimètre.
Pour un calorimètre possédant une capacité thermique Ccal, la valeur en eau (ou
équivalent en eau) de ce calorimètre est la masse d'eau fic&ve μ (en Kg) qui a la même
capacité thermique que le calorimètre, tel que :
Ccal = μ . Ceau
ainsi :
Alors, la quan&té de chaleur reçue par le calorimètre entre un état ini&al et final est :
T . V (γ-1) = Constante
ceIe rela:on représente la loi de Laplace.
• La loi des gaz parfaits P . V = n . R . T entraîne :
En remplaçant (7) dans (6) nous déduisons une autre expression en variables P et V :
P . V γ = Constante
D'après l'équa,on (8) nous avons :
T γ . P (1-γ) = Constante
Récapitulons:
Lors d'une évolu5on adiaba5que réversible ( isentropique ), un gaz parfait suit les lois
de Laplace :
• En variables P et V : P . V γ = Constante ;
• En variables T et P : T γ . P 1-γ = Constante.
Remarque
Les lois de Laplace s'appliquent seulement aux évolu5ons adiaba5que réversibles
( isentropique ) d'un gaz parfait
Travail reçu par un gaz parfait pour une transforma4on adiaba4que
Comme δQ = 0 (évolu4on adiaba4que), l'applica4on du 1er principe donne dU = δW et
pour un gaz parfait :
Remarque
Ce:e rela;on est démontrée quelle que soit la nature de l'évolu;on (réversible ou
irréversible).
CHAPITRE III :
Deuxième principe de la thermodynamique
Enoncé de Clausius :
Enoncé de Kelvin :
Le premier principe qui s,pule la conserva,on de l’énergie n’explique pas l’irréversibilité
de certaines transforma,ons spontanées ou naturelles.
Il faut donc introduire un second principe dit aussi principe d’évolu,on déduit des faits
expérimentaux, qui perme=ra de prévoir les évolu,ons des systèmes et qui permet donc
de préciser la nature d’une transforma,on (réversible, irréversible), à travers une nouvelle
fonc,on d’état dite entropie (S).
Physiquement, l’entropie est une grandeur abstraite qui mesure le degré de désordre
d’un système à l’échelle microscopique et décrit son comportement par sa
maximalisa,on.
• L’entropie S d’un système croit si le système tend vers son équilibre d’où : ΔS > 0.
• L’entropie est maximum si le système a=eint un état d’équilibre.
La fonc(on d'entropie et l'énoncé du deuxième principe :
Énoncé du deuxième principe :
Le deuxième principe de la thermodynamique s'exprime ainsi
Remarque
Dans ce chapitre , nous étudierons seulement les systèmes fermés.
Défini;ons :
• Une source de chaleur est un système fermé qui n'échange de l'énergie que par
transfert thermique.
• Un thermostat est une source de chaleur dont la température reste constante. Les
évolu;ons d'un thermostat sont réversible.
Expression du deuxième principe :
Pour tout système fermé en contact avec une ou plusieurs sources de chaleur (extérieure), il
existe une fonc6on d'état, notée S (qui est une grandeur extensive) appelée entropie du
système liée au désordre microscopique, autrement dit elle est liée à la transi6on d'un état
moins désordonné vers un état plus désordonné.
Un état est plus désordonné lorsque il peut prendre un nombre plus grand d'états
microscopiques différents. Ainsi, pour toute évolu6on élémentaire de ce système on écrit :
2-Expression de la varia0on intégrale :
Pour tout système fermé en contact avec une ou plusieurs sources de chaleur; il existe une
fonc0on d'état, notée S. Pour toute évolu0on totale de ce système d'un état A à un état B :
Sachant que :
est l'entropie échangée par le système au cours de l'évolu0on réellement mise en jeu.
• δQ est le transfert thermique (la quan1té de chaleur échangée par le système avec la
source de chaleur).
• Text représente la température (en K) de la source de chaleur.
• Scréée est l'entropie créée au cours de l'évolu1on. Elle est nulle dans le cas d'une
évolu1on réversible et posi1ve pour une évolu1on irréversible.
Dis$nc$on entre évolu$on réversibles et irréversibles :
• L'entropie échangée Se se calcule à par)r de l'évolu)on réelle entre l'état ini)al et l'état
final.
• La varia)on d'entropie ΔS BA se calcule en imaginant une évolu)on réversible entre l’état
ini)al et l’état final car S est une fonc)on d’état.
• L'entropie crée Sc est déduite par :
Exemple :
Un solide de capacité calorifique C, ayant une température ini:ale Ti et en contact avec un
thermostat de température Text. Text représente la température finale du solide. Lors de
l'évolu:on irréversible, le solide reçoit une quan:té de chaleur Q irréversible, tel que :
Q irréversible = C . (Text–Ti).
δQ réversible = C . dT
Nous déduisons :
On je7e dans un lac un caillou de masse 200g, ini<alement à 20°C. Le lac est
suffisamment grand pour que sa température, Text= 4°C, soit assimilée à une
constante.
Ques<on:
Calculer l'entropie créée.
Sachant que Tfinale= Text; l'entropie échangée s'exprime sous la forme :
δQréversible = C . dT.
Un système isolé n'échange notamment aucune énergie par transfert thermique, soit
δQ=0, ainsi l'entropie échangée Se = 0, d'où, l'applica6on du 2ème principe conduit à:
Par conséquent, l'entropie d'un système isolé ne peut qu'augmenter lors d'une évolu6on
irréversible.
Remarque
• L'énergie interne d'un système isolé se conserve (ΔU = 0).
• ΔS d'un système isolé est nulle seulement si l'évolu6on est réversible
ainsi l'entropie n'est pas conserva6ve.
2- Applica)on du 2éme principe aux systèmes non-isolés :
⇒ ⇒ =
• Transforma,on adiaba,que :
Nouvelles expressions de l’entropie :
dS = δSc >0.
Pour calculer la varia3on élémentaire d'entropie entre un état ini3al et final, nous
appliquons le 1er principe de thermodynamique en imaginant un chemin réversible
pour lequel Text = T et Pext = P ainsi :
Machine à vapeur.
Moteurs à combus-on à essence ou à diesel.
Centrales thermiques ou nucléaires de produc4on d’électricité.
Efficacité thermodynamique :
Pour un moteur, l'énergie u/le récupérée est W, l'énergie dépensée pour le
fonc/onnement est le Qc reçu de la part de la source de chaleur chaude.
L'efficacité ou rendement d'un moteur thermique :
avec : ainsi :
Sachant que :
nous déduisons :
L'égalité correspond à un cycle réversible composé de deux isothermes de températures
Tf et Tc et de deux adiaba=ques :
Qf et W sont > 0.
L'applica3on du 1er principe de la thermodynamique ΔU = W + Qf + Qc = 0 conduit à :
Lorsque les sources de chaleur sont des thermostats et le cycle est décrit d'une manière
réversible l' efficacité d'un réfrigérateur obtenue est maximale nous l'appelons efficacité
de Carnot eC, ne dépend que des températures des sources (Qc/Qf = -Tc/Tf):
pompes à chaleur
Efficacité d'une pompe à chaleur
Pour une pompe à chaleur ; l'énergie u4le récupérée est le transfert thermique fourni à
la source chaude Qc.
L'efficacité d'une pompe à chaleur s'exprime donc par :
Lorsque les sources de chaleur sont des thermostats et le cycle est décrit d'une manière
réversible l'efficacité d'une pompe à chaleur obtenue est maximale nous l'appelons
efficacité de Carnot eC, ne dépend que des températures des sources :
Remarque
• Un cycle est dit moteur si W < 0, il est décrit dans le sens des aiguilles d'une
montre (an6- trigonométrique) en coordonnées de Clapeyron et en diagramme
entropique.
• Un cycle est dit récepteur ou résistant (il peut être une pompe à chaleur ou un
réfrigérateur) si W > 0, il est décrit dans le sens inverse des aiguille d'une montre
(trigonométrique) en coordonnées de Clapeyron et en diagramme entropique.
Applica'on :Moteur thermique réversible
Ques'ons:
1- Calculer l'efficacité (rendement) de ce moteur.
2- Le moteur étudié fournit un travail (W) de 1600 J/s. Quelle est la puissance thermique
prélevée à la source chaude de température Tc ?
Solu%on :
1-L'efficacité d'un moteur thermique ditherme réversible est l'efficacité de Carnot :
quelle que soit la nature du moteur thermique ditherme. Dans ce cas, E fourni /s sous
forme de W est -1600 J, d'où Ethermique reçue /s de la source chaude :
La varia'on d'entropie totale du système quand on mélange deux gaz parfaits iden'ques
est :
La varia'on d'entropie totale du système quand nous mélangeons deux gaz parfaits
différents est :
Une telle référence n'existe que si le corps pur est stable à ce5e température.
Dans ce cas les atomes du solide sont parfaitement ordonnés et le corps pur est
parfaitement cristallin.
A la température de 0 K, nous avons seulement un seul état microscopique possible :
3. Coefficients stœchiométriques : Les nombres écrits devant les formules chimiques dans
une équa(on chimique indiquent les propor(ons rela(ves des réac(fs et des produits
dans la réac(on. Ils sont appelés coefficients stœchiométriques et sont u(lisés pour
équilibrer les équa(ons chimiques afin de respecter la loi de conserva(on de la masse.
aA + bB cC + dD
A et B : Réac)fs
C et D : Produits
a, b, c et d : Coefficients stœchiométriques
Thermochimie rela,ve au 1er principe :
Expression: La chaleur reçue par un système ( δQ > 0) peut provoquer une variaBon de sa
température.
RelaBon de proporBonnalité entre la chaleur reçue δQ et la variaBon de température dT :
• Pour 1 mole : Q = C dT
• Pour n moles : Q = n C dT
C : capacité calorifique molaire d’une substance = quanBté de chaleur qu’il faut fournir à 1
mole d’une substance pour élever sa température de 1 degré.
C s’exprime en J.mol-1 .K-1
Cas d'une transforma.on isochore : (à volume constant)
Qv = ΔU = U2 - U1
QP = ΔH = H2 - H1
Il est aussi nécessaire de préciser les condi5ons dans lesquelles ces réac5ons sont
effectuées; on définit donc un état standard.
L’état standard :
Un corps est considéré à l'état standard lorsque son état physique est stable, sous une
pression atmosphérique (1 atm) et à la température standard de 25 °C. L'enthalpie
standard de la réac5on est notée (ΔH°298), ce qui représente la varia5on d'enthalpie
d'une réac5on effectuée à la température de 298 K, où les réac5fs et les produits sont
pris dans leurs états standards à 298 K.
Tableau des enthalpies standard de formation de quelques composé
Sachant que :
dH = dU + d(PV)
alors
QP = QV + ∆n RT
∆H°298 = ∆U°298 + ∆n RT
Exemple :
!
CO(g) + O2(g) CO2(g) ΔH°298 = -67,6 kcal. mol-1
"
• Calculons la chaleur de ce-e réac/on à V = cste ( Qv = ΔU°298 ) :
on a : ∆H°298 = ∆U°298 + ∆n RT
Remarques
• Lorsque les cons3tuants (réac3fs et produits) sont pris à pression
atmosphérique (P = 1atm) et à la Température (T = 298 K), on est dans les
condi3ons standard:
ΔfH = ΔfH° : Enthalpie standard de forma3on
• ΔfH (composés simples) = 0 (par conven3on)
L’enthalpie de Réac0on :
ΔRH, c'est l’enthalpie acquise par le système pour 1 mole de réac8on; Sous les condi8ons
standard qui accompagne la réac8on (P = 1atm et T = 25°C), on définit alors L’enthalpie
standard de réac0on ΔRH°.
Exemple :
ΔRH°
CH4 (g) + 2O2 (g) CO2 (g) + 2H2O (l)
! ΔH1
C(s) + "
O2(g) CO(g) ….. (1)
La détermina-on de ΔH1 n’est pas possible expérimentalement car la réac-on (1) est
directement suivie par la réac-on (2) dont on connait son enthalpie ΔH2 :
! ΔH2
CO(g) + "
O2(g) CO2(g) ….. (2) ΔH2 = -67,64 kcal. mol-1
• Le processus direct :
ΔH3
C(s) + O2(g) CO2(g)
• Le processus indirect :
1/ la Somme algébrique :
! ΔH1
C(s) + O2(g) CO(g)
"
+
! ΔH2
CO(g) + O2(g) CO2(g)
"
ΔH3
C(s) + O2(g) CO2(g)
2/ La méthode Cyclique :
ΔH3
C(s) + O2(g) CO2(g)
ΔH1 ΔH2
!
CO(g) + "
O2(g)
Donc :
ΔRH = ∑ ΔiH
Exemples :
!
• H2(s) + O2(g) H2O(g) ΔRH°= ΔfH° = - 57,8 kcal/mol
"
!
• Na(s) + Cl2(g) NaCl(g) ΔRH°= ΔfH° = - 98,23 kcal/mol
"
!
• C(s) + O2(g) CO2(g) ΔRH°= ΔfH° = - 94,05 kcal/mol
"
Remarque :
∑ΔfH° (Produits)
Eléments Produits
Réac*fs
Remarque :
ΔfH° étant pour une mole, il faut tenir compte les coefficients stœchiométriques qui
interviennent dans la réac8on.
Données :
ΔfH°(H2O(g)) = - 241,8 kJ/mol; ΔfH°(CO2(g)) = - 393,5 kJ/mol; ΔfH°(C2H4( (g)) = - 52,4 kJ/mol
0
ΔRH°= 2 . ΔfH°(CO2) (g) + 2 . ΔfH°(H20) (g) – 1 . ΔfH°(C2H4) (g) + 3 . ΔfH°(O2) (g)
NB
à T = 298 K, on note ΔH°298 , à T = 300 K, on note ΔH°300 …. etc
Application :
!
S(s) + O2(g) SO3(g) ΔfH° = - 395,7 kJ/mol (2)
"
Sachant que :
C (s) + 2 H2 (g) + 2 O2 (g) CO2 (g) + 2 H2O (l) ΔH°1
ΔH°2 ΔH°x
En faisant un bilan énergé0que on aura : ΔH°1 = ΔH°X + ΔH°2 ΔH°x = ΔH°1 - ΔH°2
Or on a :
• ΔH°1 = ΔfH°(CO2)(g) + 2 . ΔfH°(H2O)(l)
• ΔH°2 = ΔfH°(CH4)(g)
Donc :
ΔH°x = ΔfH°(CO2)(g) + 2 . ΔfH°(H2O)(l) - ΔfH°(CH4)(g)
Calcul des chaleur de réac-on à différentes températures (Rela-on de Kirchhoff) :
ΔHT = ?
aA + bB cC + dD
Supposons qu’on connait la chaleur de ce=e réac+on ΔH°298 , pour déterminer ΔHT on peut
Imaginer 2 processus :
• Le processus direct : La réac+on est effectuée à la température T.
• Le processus indirect :
1. On fait passer la température des réac+fs de T à T0.
2. On effectue la réac+on à T0.
3. On fait passer la température des produits de T0 à T.
ΔHT
T: aA + bB cC + dD
ΔH1 ΔH2
ΔH°298
T0 : aA + bB cC + dD
ΔHT
T: aA + bB cC + dD T
ΔH1 ΔH2
ΔH°298
T0 : aA + bB cC + dD T0
" "
Or : ΔH1 = ∫" # a Cp (A) dT + ∫" # b Cp (B) dT
" "
ΔH2 = ∫" c Cp (C) dT + ∫" d Cp (D) dT
# #
" "
Donc: ΔHT = ∫" [c Cp (C) + d Cp (()] dT - ∫" [a Cp (A) + b Cp (B)] dT + ΔH°298
# #
∑ n Cp ( produits) ∑ n Cp ( réac0fs )
On pose : ∑ n Cp ( produits) - ∑ n Cp ( réac1fs ) = Δ nCp
"
ΔHT = ΔH°298 + ∫" Δ nCp $" …….. 1ére rela;on de Kirchhoff
#
Si Δ nCp = cste :
"
ΔUT = ΔU°298 + ∫" Δ nCp $" …….. 2éme rela;on de Kirchhoff.
#
• Si Cp = f(T) ; Δ Cp = a + b.T + c. T 2 + ……
• Si CP ≠ f(T) ; Δ Cp = Cste
"
ΔRH (T2) = ΔRH (T1) + Δ Cp ∫" $ %"
#
A0en3on !
La rela1on de Kirchhoff est applicable uniquement dans le cas ou il n’y
a pas de changement de l’état physique des réac1fs et produits. Dans le
cas d’un changement de phase, il faut tenir compte de l’enthalpie de
changement.
Application :
ΔH900
C2H4(g) + H2(g) C2H6(g)
Données :
ΔH°298 = -137,2kJ/mol;
Cp (C2H6(g) ) = 52,5 J/mol.K
Cp (C2H4(g) ) = 42,9 J/mol.K
Cp (H2(g) ) = 28,8 J/mol.K
Solu%on :
#%%
ΔH900 = ΔH°298 + Δn Cp ∫"#$ &'
%&& %&&
ΔRH°400= ΔRH°298 + ∫"#$ ΔnCp +, ΔRU°400= ΔRU°298 + ∫"#$ ΔnC/ +,
ΔH A-B
A˙ (g) + B˙ (g) (A B) (g)
ΔlH A-B = l’énergie de la liaison covalente (A-B), elle correspond à la varia5on d’enthalpie
nécessaire pour réaliser la réac5on.
De même, on définit l’énergie de dissocia5on qui correspond à l’énergie pour rompre une
liaison covalente. Elle est égale en valeur absolue à l’énergie nécessaire de liaison mais de
sens opposé.
D (A-B)
(A B) (g) A (g) + B (g)
! !
H2(g) + Cl2(g) HCl(g) ΔfH° = - 22,05 kcal/mol
" "
2 liaisons C=O et
4 liaisons C-H et
4 liaisons O-H sont formées
2 liaisons O=O sont cassées
(réaction inverse de les casser)
- ΔlH (C-H) - 2 ΔlH (O=O)
+ 2 ΔlH (C=O) + 4 ΔlH (O-H)
C(g) + 4 H(g) + 4 O(g)
Généralisa@on :
ΔRH°= ∑ ΔlH (liaison formées) - ∑ ΔlH (liaisons cassées)
ADen@on !
Si les molécules ne sont pas gazeuses, il faut tenir compte
de l’énergie nécessaire pour les rendre gazeuses.
CH4 (g) + 2 O2(g) CO2 (g) + 2 H2O(g)
2 liaisons C=O et
4 liaisons C-H et
4 liaisons O-H sont formées
2 liaisons O=O sont cassées
(réac:on inverse de les casser)
+ 4 D (C-H) + 2 D (O=O)
- 2 D (C=O) – 4 D (O-H)
C(g) + 4 H(g) + 4 O(g)
Généralisa:on :
ΔRH°= ∑ D (liaison cassées) - ∑ D (liaisons formées)
AFen:on !
Si les molécules ne sont pas gazeuses, il faut tenir compte
de l’énergie nécessaire pour les rendre gazeuses.
Exemple 1 :
ΔRH°= 2 ΔfH°
H2 (g) + Cl2(g) 2 HCl(g)
2H(g). + 2Cl(g)
2H(g). + 2Cl(g)
Données :
ΔLH ° (C-C) = -263.3 KJ/mol ; ΔLH ° (C=C) = - 611.8 kJ/mol ; ΔLH ° (C-H) = - 413.8 KJ/mol ;
ΔLH ° (H-H) = - 436 KJ/mol
aA + bB cC + dD
ΔS°f ,298 (AB) = S°f ,298 (AB) – S°f ,298 (A) – S°f ,298 (B)
Exemple de calculs de ΔS°R
01 /
! !
H + Cl2(g) HCl(g)
" 2 (g) "
! !
ΔS°R= S°298 (HCl)(g) – "
S°298 (H2)(g) – "
S°298 (Cl)(g)
aA + bB cC + dD
ΔHChangement
ΔS = ! Changement
ΔH1 Lv
H2O(l) H2O(l) H2O(g)
T = 25°C T = 100°C T = 100°C
#%
ΔH = ΔH1 + Lv (100°C) = ∫#$ nC& '#+ Lv (100°C)
Merci pour votre présence ….
Et