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Le chapitre V traite de la transformation de Laplace, un outil mathématique essentiel pour l'analyse des circuits électriques et d'autres systèmes. Il couvre la définition, les propriétés, les applications et les transformées de Laplace de fonctions usuelles et fondamentales. La transformation facilite la résolution d'équations différentielles et simplifie l'analyse temporelle et fréquentielle des systèmes.

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Le chapitre V traite de la transformation de Laplace, un outil mathématique essentiel pour l'analyse des circuits électriques et d'autres systèmes. Il couvre la définition, les propriétés, les applications et les transformées de Laplace de fonctions usuelles et fondamentales. La transformation facilite la résolution d'équations différentielles et simplifie l'analyse temporelle et fréquentielle des systèmes.

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CHAPITRE V

TRANSFORMATION DE LAPLACE

Ce chapitre présente une méthode (un outil mathématique) très utile et très puissant pour

l'analyse comportementale des circuits électriques dans les domaines temporel et fréquentiel.

Sommaire

I. INTRODUCTION

II. DÉFINITION DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE

III. PROPRIÉTÉS DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE

IV. TRANSFORMÉES DE LAPLACE DES SIGNAUX FONDAMENTAUX

V. TRANSFORMÉES DE LAPLACE DE QUELQUES FONCTIONS USUELLES

VI. TRANSFORMATION DE LAPLACE INVERSE

[Link] DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE

VII.1 APPLICATION À LA RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES

VII.2 APPLICATION DANS LES CIRCUITS ÉLECTRIQUES.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

I. INTRODUCTION
La transformation de Laplace joue un rôle important dans l’analyse de plusieurs systèmes
dans divers domaines aussi variés que l'électricité, la mécanique, l'électromécanique, l'automatique,
les systèmes de commande ... etc.
Pierre Simon LAPLACE (1749-1827) fut un immense physicien français qui sut maîtriser
l'outil mathématique pour le mettre au service de la technologie. Il nous a légué cette précieuse
méthode particulièrement élégante pour la résolution des équations différentielles, notamment
d'ordre élevé. Elle est aussi particulièrement pertinente pour l'étude temporelle et fréquentielle
(analyse et synthèse) de diverse sortes de processus où elle est très utilisée, entre autres, à exprimer
des fonctions de transfert, des réponses importantes telles que la réponse indicielle, la réponse
impulsionnelle, ... .
Selon les auteurs et les périodes, la méthodologie due à Laplace a porté des noms différents :
calcul opérationnel, analyse de Laplace, calcul symbolique, analyse harmonique.

II. DÉFINITION DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE


II.1 Fonction causale :
Une fonction f (t ) de la variable temporelle t est dite causale si elle est nulle pour
toutes les valeurs de t négatives : f (t )  0 pour t  0 . Dans toute la suite du cours, même si one
le précise pas, les fonctions (signaux) considérées seront causales.

II.2 Définition :
La transformée de Laplace (T.L) d'une fonction f (t ) causale est définie par :

L  f (t )  F ( p )   f (t )  e  pt  dt .
0

 F ( p ) : fonction fréquentielle de la variable complexe p  j  .


 p : variable de Laplace. Remarque : la variable s est aussi parfois adoptée.
 F ( p ) est l'image de f (t ) .
 f (t ) est l'originale de F ( p ) (la transformée de Laplace inverse de F ( p ) ).
 Notations :
 F ( p )  L f (t ) ou F ( p )  T.L f (t ) .
 f (t )  T.L1  F ( p ) .
Exemple d'application : Soit à calculer la T.L de la fonction f (t )  e at .
   
 p a t  1  p a t  1
F ( p )   f (t )  e  pt
 dt   e at
e  pt
 dt   e  dt   e     .
0 0 0  p a 0 p a
1
e at 
T.L
 .
p a

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

III. PROPRIÉTÉS DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE


III.1 Unicité :
La transformée de Laplace d’une fonction est unique.

III.2 Linéarité :
Si F1 ( p ) et F2 ( p ) sont les transformées de Laplace de f 1 (t ) et f 2 (t ) , alors :

 T.L a1f 1 (t )  a2f 2 (t )  a1F1 ( p )  a2F2 ( p ) ; a1 , a2 : constantes arbitraires.

 T.L-1 b1F1 ( p )  b2 F2 ( p )  b1f 1 (t )  b2f 2 (t ) ; b1 , b2 : constantes arbitraires.

III.2 Dérivation :

 d 2 f (t ) 
T.L 
df (t ) 
 p .F ( p )  f (0) ; T.L    p 2F ( p )  pf (0)  f (0) ;
 dt 
2
 dt 

 d 3f (t ) 
T.L  3   p 3F ( p )  p 2f (0)  pf (0)  f (0) ;
 dt 

 d n f (t )  ( n 1)
T.L  n   p n F ( p )  p n 1 f (0)  p n  2 f (0)  p n 3 f (0)  p n  4 f (0)   f (0).
 dt 

Démonstration : Voir Annexe A1.

Remarque : La dérivation dans le domaine temporel correspond à la multiplication


par p dans le domaine de Laplace (domaine fréquentiel).

III.3 Intégration :

t  1 1 
t

T.L   f ( )d     F ( p )     f ( )d   .
0  p p 0 t 0

Démonstration : Voir Annexe A2.

Remarques :
t  t  1
 Généralement   f ( )d    0  T.L   f ( )d     F ( p ) .
0 t  0 0  p
 L'intégration dans le domaine temporel correspond à la division par p dans le
domaine de Laplace (domaine fréquentiel).

La transformée de Laplace permet de transformer les opérations de dérivation et


d'intégration à de simples opérations arithmétiques.
L'analyse des circuits électriques est donc beaucoup plus simple.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

III.4 Translation temporelle ("Théorème du retard") :

  0

T.L  f (t   )  F ( p )  e  p
avec f (t   )  0 pour t  
F ( p )  T.L  f (t ) 

Démonstration : Voir Annexe A3.

III.5 Translation fréquentielle ("Théorème de modulation") :

T.L e at  f (t )  F ( p  a) où F ( p )  T.L f (t ) .


 
Démonstration : T.L e at  f (t )    e at  f (t )  e  pt  dt   f (t )  e  p a t  dt  F ( p  a ) .
0 0

III.6 Changement d'échelle de l'unité de temps :

 t 
T.L f     a  F (ap ) ou T.L  f  at    F   où a  0 et F ( p ) T .L f (t ) .
1 p
  a  a a

III.7 Théorème de la valeur initiale :

Si T.L f (t )  F ( p ) et si lim p .F ( p ) existe, alors : lim f (t )  lim p .F ( p ) .


p  t 0 p 

III.8 Théorème de la valeur finale :

Si lim f (t ) existe et si T.L f (t )  F ( p ) , alors : lim f (t )  lim p .F ( p ) .


t  t  p 0

III.9 Théorème de convolution :

T.L-1  F1 ( p )  F2 ( p )  f 1 (t )  f 2 (t ) .
t t
avec f 1 (t )  f 2 (t )   f 1 ( )  f 2 (t   )d    f 2 ( )  f 1 (t   )d 
0 0

ou bien T.L f 1 (t )  f 2 (t )  F1 ( p )  F2 ( p ) .

N. B. : Attention !
T.L f 1 (t )  f 2 (t )  T.L f 1 (t )  T.L f 2 (t ) et T.L-1  F1 ( p )  F2 ( p )  f 1 (t )  f 2 (t ) .

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

III.10 T.L d'une fonction périodique :

T.L  f T (t )  FT ( p )
T.L  f (t )   
1  e  p T 1  e  p T
où f (t ) est une fonction périodique et f T (t ) est la fonction f (t ) sur une période T .

Démonstration : Voir Annexe A4.

IV. TRANSFORMÉES DE LAPLACE DES SIGNAUX FONDAMENTAUX

Dans le tableau ci-dessous, les transformées de Laplace des signaux fondamentaux sont
données. Les signaux représentés dans ce tableau sont des exemples de signaux causals (ou
causaux). Ils sont dits fondamentaux, typiques ou canoniques car ils sont utilisés pour l’analyse
comportementale des circuits électriques et des systèmes en général.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

V. TRANSFORMÉES DE LAPLACE DE QUELQUES FONCTIONS


USUELLES

Dans le tableau ci-dessous, les transformées de Laplace des fonctions les plus usuelles sont
présentées.

f(t) 
T.L
 F(p)
-1

T.L

 (t ) : Impulsion de Dirac 1
1
u (t ) : Échelon unitaire
p
1
t : Rampe unitaire
p2
t2 1
: Échelon d'accélération unitaire
2 p3
tn 1 n!
▌ tn n 1

n! p p n 1
1
e t
p 
1
1  e  
1  t

 p(p )
1
te t
( p   )2
tn 1
e  t
n! ( p   ) n 1
d nF (p)
t n f (t ) (1) n
dp n
1
e t
 e  t  avec   1
( p   )( p   )
 

Sin t 
p  2
2

p
Cos t 
p  2
2


e t sin t : sinusoïde amortie (   0 )
( p   )2   2
p 
e t cos t : cosinusoïde amortie (   0 )
( p   )2   2
e t  e t 
Sh t   : sinus hyperbolique p  2
2
2
e t  e t p
Ch t   : cosinus hyperbolique
2 p  2
2

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Exercices d'application :

Exercice 1 : Trouver la transformée de Laplace du signal représenté par le graphe suivant :

f (t )
A

0 B C D t

Exercice 2 : Déterminer la transformée de Laplace des fonctions suivantes :



1. f (t )  cos(t ) sachant que T.L sin(t )   .
p 2  2

2. f (t )  t 2 sin(t ) .

3. f (t )  2e t cos(10t )  t 4  6 e (t 10) .

d 2 f (t )
Exercice 3 : Sans avoir recours à la T.L-1, trouver la valeur initiale de sachant que
dt 2
2p 1
F (p)  .
p 2  p 1

VI. TRANSFORMATION DE LAPLACE INVERSE

Étant donné la T.L F ( p ) , on cherche à déterminer la fonction originale f (t ) .


En pratique, on utilise plutôt le tableau des transformations usuelles et les propriétés de la
T.L.
Lorsque F ( p ) est une fraction rationnelle polynomiale (ce qui est souvent le cas) de la
N (p)
forme: F ( p )  , on procède par décomposition en éléments et fractions partielles simples.
D (p)
Ensuite, la T.L inverse peut être déterminée terme par terme.

VI.1 Méthode de la décomposition en éléments simples :

N m (p)
Soit à décomposer la fraction rationnelle polynomiale F ( p )  avec m : degré
Dn ( p )
du polynôme numérateur et n : degré du polynôme dénominateur. On supposera que m  n .

D n ( p ) ayant des racines pouvant être distinctes et/ou multiples, deux cas se présentent :

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

A. Racines distinctes :
Pour D n ( p ) ayant des racines distinctes r1 , r2 , …, rn , on a :

N m (p) K1 K2 Ki Kn
      (*)
D n ( p ) p  r1 p  r2 p  ri p  rn
Pour déterminer les K i , on multiplie les deux parties de (*) par p  ri :

N m p  ri p  ri p  ri  N 
 p  ri   K1  K2   Ki   K n d’où K i  lim  p  ri  m  .
Dn p  r1 p  r2 p  rn p  ri
 Dn 
N m (p) 5p  8 K1 K
Exemple : F ( p )   2   2
Dn ( p ) p  3p  2 p  2 p  1
 5p  8  5p  8 
K 1  lim  p  2    lim  2
p 2
  p  2  p  1  p 2 p  1  N m (p) 2 3
  F (p)   
 5p  8  5p  8  Dn ( p ) p  2 p 1
K 2  lim  p  1   lim 3
p 1
  p  2  p  1  p 1 p  2 
1

T.L
 f (t )  2 e 2t  3  e t .

B. Racines multiples :
Supposons que D n ( p ) a, parmi ses racines, une racine multiple d’ordre (de multiplicité) q .
D n ( p ) s’écrit alors : D n ( p )   p  r   p  r1  p  r2 
q
 p  rn q  ce qui donne donc :
Nm Cq C q 1 C1 K1 K2 K n q
        avec :
D n  p  r q  p  r q 1  p  r   p  r1   p  r2   p  rn q 
 q D 
C q  lim  p  r  . m  ;
p r
 Dn 

1 d  q Dm   1 dk  q Dm 
C q 1  lim    p  r  .  … C  lim   p  r  . D   .
D n  
; ; q k k

p  r 1! dp
 p r
 k ! dp  n 

N m (p) 1 C2 C K1
Exemple : F ( p )     1  . On a q  2 , d’où :
D n ( p )  p  1  p  2   p  1
2 2
p 1 p  2
 1   1 
C 2  lim  p  1 .   1,
2

 p  1  p  2    p  2  p 1
p 1 2

 1 d  1    1 
C 1  lim   p  1 .     1 ,
2


p 1 1! dp
  p  1  p  2      p  2 2  p 1
2

 1   1 
K 1  lim  p  2   2
1,
 p  1  p  2     p  1  p 2
p 2 2

1 1 1 T.L1
 F (p)      f (t )  t e t  e t  e 2t .
 p  1 p  1 p  2
2

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Remarques importantes :
Nm
 Pour décomposer la fraction rationnelle avec m  n , on procède par division euclidienne.
Dn

p3  5p 2  9 p  7 p 3
Exemple : F ( p )   p 2
p  3p  2
2
 p  1 p  2 
 Si parmi les racines du dénominateur, on a des paires complexes conjuguées, alors, il est plus
convenable (recommandé) d'éviter de décomposer en fractions simples, mais de décomposer en
une somme de T.L de fonctions "sinus amorti" et/ou "cosinus amorti".

A B
F (p)  
p 1 2 j p 1 2 j
2 p  12
Exemple : F ( p ) 
p2  2p  5 2 p  12 2 p 1
F (p)   5  2
 p  1  p  1  p  1
2 2 2
 22  22  22
T.L (sinus amorti) T.L (cosinus amorti)

Exercice d'application :

Obtenir la transformée de Laplace inverse pour chacune des fonctions suivantes :


p2  2p  2 p3  5p2  9p  7 2e 0.5 p p 1
F1 ( p )  ; F2 ( p )  ; F3 ( p )   .
p  3p  2
2
p  3p  2
2
p  6 p  13
2
p  2p  2
2

VI.2 Méthode des Résidus : (Méthode supplémentaire à voir en Annexe B)

C'est une méthode générale valable simultanément pour les racines distinctes et
multiples.

VII. APPLICATIONS DE LA TRANSFORMATION DE LAPLACE

VII.1 Application à la résolution des équations différentielles :

L’application de la T.L à la résolution des E.D linéaires à coefficients constants offre


une méthode très efficiente pour l’obtention de la solution totale (homogène + particulière).

Pour aboutir à la solution complète, les méthodes classiques nécessitent l’évaluation


des constantes d’intégration à partir des C.I.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Dans le cas de la T.L, cette exigence est contournée car les C.I sont automatiquement
incluses dans la T.L de l’E.D. Si toute les C.I sont nulles, alors, la T.L de l’E.D est simplement

d d2
obtenue en remplaçant par p , 2
par p 2 et ainsi de suite.
dt dt

Cette méthode de résolution s’effectue en deux étapes :

1. Prendre la T.L de chaque terme de l’E.D, convertir l’E.D en une équation algébrique en p et

obtenir l’expression de la T.L de la variable dépendante en réarrangeant l’équation algébrique.


2. La solution temporelle de l’E.D est obtenue en déterminant la T.L inverse de la variable
dépendante.
Exemples d'application :
 y (0)  a : cste
Exemple 1 : Soit à résoudre l’E.D y (t )  3y (t )  2 y (t )  0 () avec  .
 y (0)  b : cste
T.L  y (t )  Y ( p )

D'après la propriété de la dérivation, on a : T.L  y (t )   p Y ( p )  y (0)

T.L  y (t )   p Y ( p )  p  y (0)  y (0)
2

T.L ( )
   p 2 Y ( p )  p  y (0)  y (0)  3 p Y ( p )  y (0)  2 Y ( p )  0

  p Y ( p )  a  p  b   3   p Y ( p )  a   2 Y ( p )  0 
2
 p 2  3p  2 Y ( p )  ap  b  3a
ap  b  3a 2a  b a  b T.L1  2a  b   a b 
 Y (p)      y (t )  T .L 1   T .L 1   
p 2  3p  2 p 1 p  2  p 1   p 2

y (t )   2a  b  e t  a  b e 2t : solution de l’E.D.

 Il faut noter que les C.I a et b apparaissent dans la solution. y (t ) n’a pas de constantes
indéterminées.
 y (0)  0
Exemple 2 : Soit à résoudre l’E.D y  2 y  5y  3 ( ) avec  .
 y (0)  0

VII.2 Application dans les circuits électriques :


Dans les circuits électriques, la T.L est notamment utilisée pour :
 l’analyse des réponses transitoires et permanentes en régime continu.
 l’analyse de la réponse permanente en régime harmonique (alternatif).
 la détermination des fonctions de transfert et des réponses temporelles telles
que les réponses impulsionnelles ou indicielles des systèmes.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Réponse impulsionnelle  Entrée :  (t ) avec C.I nulles.


Remarque 1 : 
Réponse indicielle  Entrée : u (t ) avec C.I nulles.
Remarque 2 :
 On appelle réponse transitoire ou réponse dynamique la partie de la réponse totale qui tend vers
zéro quand le temps tend vers l’infini. On parle aussi de régime transitoire.

 On appelle réponse permanente ou réponse statique la partie de la réponse totale qui ne tend pas
vers zéro quand le temps tend vers l’infini. On parle aussi de régime permanent.

3 1
Exemple : Soit l'expression suivante représentant la réponse d'un système : y (t )  e 2t  2e t  .
2 2
3 1
On a alors : réponse transitoire  y tr (t )  e 2t  2e t & réponse permanente  y pr (t )  .
2 2

L'application de la T.L dans l'analyse des circuits électriques est illustrée par la figure
ci-dessous.

DOMAINE DOMAINE
TEMPOREL FRÉQUENTIEL

Circuit
Circuit électrique Transformation de Laplace
transformé
Lois et Théorèmes

Lois et Théorèmes

Équations Équations
Transformation de Laplace
différentielles algébriques
Résolution

Résolution

Réponse Réponse dans le


Transformation de Laplace inverse
temporelle domaine fréquentiel

Analyse des circuits électriques utilisant la transformation de Laplace

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

La T.L servant à transformer les fonctions temporelles en des fonctions fréquentielles,


on peut transformer un circuit électrique (composé d'éléments passifs et de sources) en son
équivalent ("circuit transformé") dans le domaine fréquentiel.
Le "circuit transformé" sera composé d'éléments passifs transformés et de sources
transformées obtenus par l'application de la T.L.
On peut également transformer les lois et les théorèmes du domaine temporel en leurs
équivalents dans le domaine fréquentiel.
Les équations différentielles étant utilisées pour décrire le comportement d'un circuit
dans le domaine temporel, elles deviendront des équations algébriques dans le domaine fréquentiel.
La résolution de ces équations algébriques aboutira à la réponse du circuit dans le
domaine fréquentiel. La T.L inverse permettra d'obtenir la réponse temporelle.

Pour l'application de la méthode d'analyse par la T.L, trois approches peuvent être
dégagées selon les cas étudiés :

 Circuits électriques avec des conditions initiales nulles :


Dans ce cas, on peut opter pour l'une des trois méthodes suivantes :

 Méthode temporelle puis fréquentielle : "Circuit  E.D"


Pendant le régime transitoire, les variations des différentes tensions et courants
sont décrites par des équations différentielles avec C.I nulles. La transformation de Laplace est alors
utilisée pour résoudre ces équations de manière simplifiée.
À noter que le régime permanent est aussi déterminé.

 Méthode fréquentielle : Circuit  "F.T" :


Dans ce cas, on fait appel à la T.L pour déterminer la F.T F ( p ) du circuit dont
les composants sont décrits par des impédances comme suit :
1 1
Résistance : Z R  R ; Capacité : Z C   ; Inductance : Z L  jL  L  p .
jC  C  p

On aboutit alors à l'impédance caractéristique du circuit qui n'est autre que la


F.T du circuit c'est-à-dire le rapport sortie/entrée.
La réponse du système à l’entrée V e ( p ) est donnée par : V s ( p )  F ( p ) V e ( p ) .
Cette expression permet de traiter le circuit en régime quelconque.
On détermine par la transformation de Laplace inverse la réponse du système
comme suit : V s (t )  T.L1  F ( p ) V e ( p ) .

 Méthode fréquentielle : "Circuit initial  Circuit transformé" (Méthode


Supplémentaire à voir en Annexe C)

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

 Circuits électriques avec des conditions initiales non nulles :


Dans ce cas, on peut opter pour l'une des deux méthodes suivantes :

 Méthode temporelle puis fréquentielle : "Circuit  E.D"


Même démarche que pour le cas précédent sauf qu'il faudra tenir en compte les
C.I non nulles dans l'application de la T.L aux différentes dérivées des équations différentielles.

 Méthode fréquentielle : "Circuit initial  Circuit transformé" (Méthode


Supplémentaire à voir en Annexe D)

 Circuits électriques soumis à une excitation harmonique : (Vus lors du


cours sur la méthode de Bode)

Dans ce cas, le circuit électrique est soumis à une entrée harmonique (sinusoïdale)
de la forme générale u (t )  U .sin(t ) et produit une réponse dite harmonique ou fréquentielle.

Il est alors recommandé de suivre la démarche suivante :

Dans un premier temps, on fait appel à la T.L pour déterminer, la F.T F ( p ) du


circuit comme décrit en page 12.
Ensuite, on obtient la F.T harmonique F ( j  ) du circuit en remplaçant la variable
p par j  .
La réponse fréquentielle en régime permanent, établie depuis un temps
suffisamment long pour que le régime transitoire soit devenu négligeable, est de même fréquence
(pulsation) que l'entrée mais dont :
a. l'amplitude est celle de l'entrée multipliée par le module de la F.T harmonique
F ( j  ) : Y  U . F ( j ) .

b. la phase est en avance (algébrique) sur l'entrée de :   arg  F ( j ) .

La réponse harmonique s'écrit : y (t ) Y .sin t     U . F ( j ) .sin t  arg  F ( j ) .

Exemple d'application :

Étude d’un circuit RC selon deux variantes. 𝑅


+
À t  0 , on a q  0 . 𝑣𝑒 (𝑡) 𝐶 𝑣𝑠 (𝑡)

v e (t ) : entrée et v s (t ) : sortie.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Variante 1 Variante 2
1) Établir l’E.D donnant la variation de q (t ) . 1) Déterminer la F.T F ( p ) .
2) Déterminer q (t ) sachant que v e (t )  E u (t ) . 2) Déterminer la réponse du circuit lorsque
V e (t )  e t .

Exercices d'application
Exercice 1 :
𝑦(𝑡)
Soit le circuit électrique ci-contre. La capacité C possède une
tension initiale v c0  1 volt . 𝐶 = 1𝐹
+
𝑥(𝑡) 𝑅 = 1Ω
Déterminer la réponse y (t ) au signal d’entrée causal

2t pour t  5
x (t )   .
10 ailleurs

Exercice 2 :
𝑖(𝑡)
Soit le circuit électrique ci-contre. Les capacités C1 et C 2
𝐶1
sont initialement déchargées. +
𝑣𝑒 (𝑡) 𝑅 𝐶2 𝑣𝑠 (𝑡)
v e (t )  E u (t ) : entrée

v s (t ) : sortie avec v s (0)  0 .


1) Établir la F.T F ( p ) de ce circuit électrique.

2) Déterminer la réponse v s (t ) .

3) Retrouver l’expression de la F.T à partir de l’équation différentielle liant v s (t ) et v e (t ) .

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

ANNEXE A1
 u   df (t )  dt  u  f (t )
 df (t )  df (t )  pt 
T.L 
 dt  0 dt
   e  dt  intégration par parties :  dt
v  e  pt  v    p  e  pt

u v =u v u v  T.L  df (t )   f (t )  e  pt    f (t )    p  e  pt   dt
  dt   0 
0


T.L 
df (t ) 
   f (0)  p   f (t )  e  pt  dt  p  F ( p )  f (0) : C.Q.F.D.
 dt  0
F (p)

ANNEXE A2
t
t  1 1
On pose g (t )   f ( )d   T.L   f ( )d    .F ( p )   g (0) 
0 0  p p
 
  1    1 
T.L  g (t )    g (t )  e  dt   g (t )    e  pt     f (t )    e  pt
 pt
  dt
0 u v   p 0 0  p 
 
 
1 
t
 dt   g (0)    F ( p )    f ( )d    .F ( p ) .
1 1  1  1 1
  g (0)    f (t )  e  pt
p p 0 p t  p p 0 t  0 p
  f ( )d   
 0
F (p)

t 0 

ANNEXE A3

T.L f (t T )   f (t T )  e  pt  dt  I . Posons t   t T  dt   dt . On a alors :
0
  
 p t  T 
I   f (t )  e  dt    f (t )  e  pt  e  pT  dt   e  pT   f (t )  e  pt  dt   e  pT  F ( p ) .
0 0 0
F (p)

ANNEXE A4
f (t )  f T (t ) pour 0  t  T .

f (t )  f T (t )  f T (t T )  f T (t  2T )   f T (t  nT ) 

T.L
 F ( p )  FT ( p )  FT ( p )  e Tp  FT ( p )  e 2Tp   FT ( p )  e  nTp 

 FT ( p )  1  e Tp  e 2Tp   e  nTp  


S : somme des termes d'une suite géomètrique
de premier terme U 0 1 et de raison r e Tp

1  r n 1 1  e  Tp n 1
1 0 1 1
Rappel : S  U 0   S  1  1  1 
1 r 1  e Tp 1e Tp
1e Tp
1  e Tp
n 

1 F (p)

 F ( p )  FT ( p )  Tp
 T Tp 
1e 1e

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

ANNEXE B
Méthode des Résidus
N m (p)
La transformée inverse d'une fraction rationnelle F ( p )  ayant des pôles
Dn ( p )

(racines de Dn ( p )  0 ) distincts et/ou multiples est déterminée par la formule suivante :

f (t )   résidus aux pôles de F ( p )   i


pi

1  d r 1  pt 
 r 1  p  p i   F ( p )  e  
r
avec i  ; r : multiplicité du pôle pi .
 r  1!  dp p  p
i

1
Exemple d'application : F ( p )   f (t )  ?
 p  1  p  2
2

 p  2 : pôle simple  r  1
 p  1  p  2   0
2
  1
 p2  1 : pôle double  r  2

f (t )  1  2

Résidu au pôle p1  2 :

1  d 11  1 
pt  1
1   11   p  2 1
  e    e pt  e 2t .
1  1!  dp   p  1  p  2 
2
  p 2  p  1
2
p 2

Résidu au pôle p2  1 :

1  d 21  1 
pt  d  1 
2   21  p  1 
 e      e pt    e t  t  e t .
2

 2  1!  dp   p  1  p  2   dp p  2
  p 1     p 1
2
 

 f (t )  e 2t  e t  t e t .

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

ANNEXE C
Méthode fréquentielle : "Circuit initial  Circuit transformé"
On procède par application de la T.L au circuit électrique initial
("transformation schématique") ce qui permet d'obtenir le "circuit transformé".
Le "circuit transformé" sera composé d'éléments passifs transformés
("impédances symboliques") et de sources transformées obtenus par l'application de la T.L.
On peut également transformer les lois (Kirchhoff, diviseurs, ...) et les
théorèmes (Thévenin, ...) du domaine temporel en leurs équivalents dans le domaine fréquentiel.

Paramètre initial Paramètre transformé

R : u R (t )  R  i R (t )  R

L :  u L (t )  L  L
di (t ) 
 Lp
 dt 
 1
t
 1
C :  uC (t )   i C ( )  d  
 C 0  C p
K K
Source d'alimentation : v e  K ou i e  K Ve  ou I e 
p p

Démarche générale à suivre


L'analyse d'un circuit électrique à l'aide de la T.L peut être effectuée en suivant
les étapes suivantes :

Étape 1 : Transformer le circuit dans le domaine opérationnel en remplaçant les éléments passifs
par leurs impédances et les sources par leurs transformées.
Étape 2 : Établir les équations d'équilibre du circuit transformé en utilisant les méthodes
habituelles (lois et théorèmes). Les équations obtenues seront des équations algébriques.
Étape 3 : Résoudre les équations d'équilibre du circuit transformé et déterminer la réponse
recherchée dans le domaine opérationnel.
Étape 4 : Effectuer la transformation de Laplace inverse de la réponse déterminée dans le
domaine opérationnel pour l'exprimer dans le domaine temporel.

Exemple illustratif :
Pour le circuit électrique suivant, on cherche à déterminer le courant i X dans la
résistance 250  se trouvant entre les nœuds a et b de potentiels respectifs v a et v b .
v s  120 u (t ) est la source de tension.

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

Étape 1 : Transformation du circuit

Circuit initial Circuit transformé

Remarque sur le schéma : Comme déjà précisé (voir page 2, paragraphe II.2), la lettre s est parfois

adoptée pour symboliser la variable de Laplace au lieu de la lettre p .

Étape 2 : Application (au choix) des lois et théorèmes habituels.

Étape 3 : Résolution des équations obtenues à l'étape 2.

2.4 103
I X (s )  .
1.2 104  s 2  0.057  s  7

Étape 4 : Transformation inverse

2.4 103 1
I X (s )  T.L
 i X (t )  0.4556  sin  43.9t  .
1.2 104  s 2  0.057  s  7

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CHAPITRE V : TRANSFORMATION DE LAPLACE

ANNEXE D

Méthode fréquentielle : "Circuit initial  Circuit transformé"

Même démarche que pour le cas précédent sauf qu'il faudra tenir en compte des C.I non nulles dans
les transformations opérées.

Paramètre initial Paramètre transformé

L : v L (t )  L  L  v L (0) 
di (t )
L  p en série avec une source de courant L  I L (0)
 dt 

 1
t
 1 V (0)
C : v C (t )   i C ( )  d   v C (0)  en série avec une source de tension C
 C 0  C p p

Exemple illustratif :

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