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1 Updated Emrecmic Wordpress Com 2017 02 05 Le Thyristor 1

Le document traite des thyristors et des diodes Schottky, en expliquant leur fonctionnement, leurs caractéristiques et leurs applications. Le thyristor, considéré comme une diode Shockley avec une gâchette, permet un contrôle unidirectionnel du courant et peut passer d'un état d'interdiction à un état de conduction grâce à un courant de gâchette. Les courbes caractéristiques et les effets d'avalanche sont également abordés pour illustrer le comportement du thyristor dans divers scénarios.

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Apprendre et comprendre

jamais savoir toujours apprendre

Le thyristor-1
Minouprof / 5 février 2017

Introduction

Avant de parler du thyristor , il convient de parler ou de faire un rappel sur la diode Schottky

La diode Schottky:

La diode Shottky est une diode à jonction métal / semi-conducteur qui a une tension de seuil plus bas que
la diode PN (0,25V contre 0,65 env pour la PN), avec un temps de réponse plus rapide. Elle est utilisée
entre autres dans les circuits logiques rapides (TTL Schottky).

Cette diode est également appelée diode PNPN ou diode à quatre couches. Cette diode (Fig 1A) peut être
représentée scindée en deux (Fig1B). Elle peut être assimilée à un ensemble de deux transistors, l’un PNP,
l’autre NPN (Fig 2B). Sa représentation est sur la figure 2C.

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le collecteur de l’un est relié sur la base de l’autre. Si l’on applique aux bornes de la diode une tension
continue de faible valeur, la diode reste bloquée. Au delà d’un certain seuil, il y a déclenchement et sa
résistance interne chute soudainement. En effet, la tension aux bornes augmentant progressivement, le
courant collecteur de T1, traversant l’espace base émetteur de T2 (Fig2B) est amplifié par celui-ci, pour être
envoyé sur la base de T1, qui va l’amplifier à son tour. Il y a un effet cumulatif et l’ensemble, parcouru
subitement par un courant très élevé, présente alors une résistance faible. La diode ne peut être
désamorcée qu’en coupant son alimentation.
– Courbes caractéristiques:

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– En partant de zéro volt et en augmentant la tension positive sur l’anode, le courant dans la diode a une
valeur négligeable. Lorsque le seuil de déclenchement est atteint (Vs) (entre 8 et 10 Volts), un courant
d’une certaine valeur traverse la diode (courant de maintien (Ih) environ 20mA). A ce moment la tension aux
bornes de la diode retombe subitement à une valeur de 1,5 Volts environ. Si l’on augmente à nouveau la
tension V, la diode se comporte comme une diode classique. La tension inverse (Vn)bà ne pas dépasser
pour la diode est de 10 Volts environ.

– Applications de la diode Shockley:

– La détection de surtension. La diode est connectée avec une ampoule témoin, l’ensemble est placé en
parallèle sur le circuit à protéger. L’ampoule s’allumant dès la surtension dépasse le seuil de déclenchement
de la diode (Fig 1)
– Un générateur de dent de scie peut être conçu de manière très simple. Ici, le condensateur C se charge
au travers de la résistance R. Dès que la tension aux bornes de la capacité dépasse le seuil de conduction
de la diode Shockley, celle-ci décharge C jusqu’à une valeur pour laquelle la diode présente une résistance
élevée. Le condensateur commence alors à se décharger jusqu’à ce que la tension de déclenchement de la
diode soit atteinte de nouveau. (Fig 2)

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Le thyristor

le thyristor est une diode Shockley à laquelle on a ajouté une broche (Gâchette). Le thyristor est
unidirectionnel, il laisse passer le courant dans un seul sens..

Sa représentation symbolique est en Fig C. Le thyristor à longtemps été désigné par ses initiales « S.C.R »,
Silicon Controlled Rectifier (Redresseur Silicium Commandé). On peut dire qu’il s’agit d’un redresseur au
silicium commandé par une troisième broche, la gâchette.

La structure de ce composant est assez complexe. En effet, un THYRISTOR comprend TROIS


JONCTIONS, constituées de deux zones N et deux zones P.

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La zone P la plus basse, constitue l’ANODE de la diode, alors que la CATHODE est formée par la zone N la
plus haute.

La zone P se trouvant sous la cathode, constitue la Gâchette et comporte donc le contact nécessaire, pour
la liaison au circuit extérieur.

L’ensemble de ces différentes zones, formées par les procédés décrits dans les leçons précédentes, est
renforcé par deux disques de tungstène, comme on peut le voir figure 2.

L’un de ces disques porte un câble tressé de connexion, correspondant à la CATHODE. Cet ensemble est
enfermé dans un étui hermétique, dont la base se termine par un filetage correspondant à l’ANODE.

Représentation schématique

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fonctionnement du THYRISTOR

décomposons le thyristor suivant trois dessins a,b,c.

Supposons que l’on coupe les deux blocs centraux, de façon à pouvoir décomposer le thyristor en deux
parties. Relions celles-ci entre elles, au moyen de connexion, comme sur la figure b.

L’une des deux parties ainsi obtenue est formée d’un bloc P, se trouvant entre deux blocs N, constituant un
transistor du type N.P.N. (TR1 sur la figure c).

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L’autre partie est formée d’un bloc de silicium N, se trouvant entre deux blocs P, constituant un transistor du
type P.N.P. (TR2 sur la figure c).

En représentant ces deux transistors et en les reliant comme sur la figure b, on obtient la représentation de
la figure c.

Chaque transistor a sa base branchée directement au collecteur de l’autre et l’ensemble comporte trois
liaisons de sortie (A, C et G), correspondant à l’anode, la cathode et la gâchette (on dit aussi la PORTE).

Alimentons le circuit au moyen de deux batteries, montées comme sur la figure 4-a.

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Dans ces conditions, l’émetteur de TR2 (correspondant à l’ANODE du thyristor), est positif par rapport à
l’émetteur de TR1 (correspondant à la CATHODE de ce thyristor). Bien que ce composant ait son anode
positive par rapport à sa cathode, aucun courant ne peut circuler lorsque l’interrupteur (I) est ouvert. En
effet, le courant de base de TR1 étant nul, le courant de collecteur est également nul.

La base de TR1 étant branchée directement sur la base de TR2, ce qui est vrai pour le premier transistor
est également valable pour le second.

En fermant l’interrupteur I, la jonction base-émetteur de TR1 est polarisée dans le sens direct, dans la
mesure où la base est positive par rapport à l’émetteur. Par conséquent, cette jonction est traversée par un
courant IB direct, dans le sens indiqué par les flèches (figure 4-b). Ce courant détermine le passage d’un
courant de collecteur IC dans TR1, et traverse également la jonction émetteur-base de TR2.

Étant donné que le courant IC, traverse la jonction émetteur-base de TR2, il détermine le passage d’un
nouveau courant I’C dans ce dernier transistor. Ce courant parcourt le circuit dans le sens indiqué par les
flèches (figure 4-c), c’est-à-dire qu’il traverse la jonction base-émetteur de TR1, dans le même sens que le
courant IB (figure 4-b).

Le courant qui traverse la jonction base-émetteur de TR1 a donc augmenté, le courant I’C s’ajoutant à IB. Il
en résulte que le courant IC de TR1 augmente aussi, et, en traversant la jonction émetteur-base de TR2,
produit à son tour, un accroissement de IC.

Le courant traversant la jonction base-émetteur de TR1 s’élève donc, de même que le courant IC et que le
courant I’C, et ainsi de suite.

On comprend ainsi comment, par l’action de chaque transistor l’un sur l’autre, le courant qui passe entre le
point A et le point C, c’est-à-dire entre l’anode et la cathode augmente jusqu’à une valeur limite, déterminée
uniquement par la résistance R, se trouvant en série dans le circuit.

Lorsque cette valeur limite est atteinte, on peut ouvrir l’interrupteur I, comme le montre la figure 4-c. Les
transistors sont en effet désormais capables de se maintenir l’un et l’autre en état de conduction.

On voit donc que le THYRISTOR PEUT PASSER DE L’ÉTAT D’INTERDICTION A L’ÉTAT DE


CONDUCTION, en appliquant un court instant un courant approprié sur le circuit de GÂCHETTE.

Le fait que le courant continue de circuler après l’ouverture de l’interrupteur I, signifie que la GÂCHETTE ne
peut plus influer sur la valeur de celui-ci. Pour remettre le thyristor à l’état d’interdiction le plus rapidement
possible, il suffit d’appliquer une tension négative à l’anode.

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Pour comprendre ce qui arrive dans ce cas, il faut se référer à la structure du thyristor et examiner la
polarisation, lorsque celui-ci est en état de conduction .

Dans ce cas, les trois jonctions sont polarisées dans le sens direct et à proximité de chacune d’elles, il y a
un grand nombre de trous ou d’électrons libres.

En appliquant la tension négative à l’anode, on interrompt le courant traversant la diode et on constate la


circulation d’un courant inverse, dû au fait que les charges libres sont éloignées des jonctions repérées .

Après déplacement de ces charges, le courant inverse cesse et les jonctions G1 et G3 sont polarisées en
sens inverse. Le thyristor ne se trouve pourtant pas en condition d’interdiction, car il subsiste encore un
nombre considérable de trous et d’électrons libres, à proximité de G2. Ces dernières charges libres
s’éliminent réciproquement par recombinaison dans la mesure où les jonctions G1 et G3 sont polarisées en
sens inverse.

Quand cette recombinaison est terminée, on peut appliquer une tension positive à l’anode, sans remettre le
thyristor en état de conduction. A ce moment, la gâchette a donc repris la possibilité de contrôler le thyristor.

Le temps qui s’écoule entre l’instant où cesse le passage du courant et l’instant où on peut ré-appliquer une
tension positive sur l’anode, sans que le thyristor revienne à la conduction, est dit TEMPS DE RETOUR A
L’ÉTAT D’INTERDICTION ; il est normalement compris entre 10 µ secondes et 15 µ secondes.

Il faut préciser que sur la figure 4–a, pour simplifier l’explication, on a supposé que lorsque le THYRISTOR
se trouve à l’interdiction, il n’est pas traversé par un courant, mais cela n’est pas rigoureusement exact.

En réalité, chacun des deux transistors composant le THYRISTOR est traversé par un courant résiduel,
comme on l’a vu dans les leçons précédentes concernant les transistors. Ce courant circule, même lorsque
le circuit de base est ouvert.

Ainsi, le courant résiduel des deux transistors représentant le thyristor, circule dans le sens indiqué figure 4
pour les courants de collecteur, mais étant donné sa petite intensité, il n’est pas suffisant pour porter la
diode, en condition normale de fonctionnement, à l’état de conduction.

Cependant la présence de ce courant résiduel, fait que la diode peut passer de l’interdiction à la conduction,
même si le courant de gâchette est nul.

On peut vérifier ce fait en appliquant à l’anode du thyristor, une tension continue de valeur appropriée. Cette
tension donne aux porteurs constituant le courant résiduel, une énergie suffisante pour libérer d’autres
porteurs en plus grand nombre, ceux-ci, à leur tour libérant d’autres charges et ainsi de suite.

Il se produit alors l’EFFET d’AVALANCHE. Par conséquent, le courant augmente très rapidement et le
thyristor passe ainsi de l’état d’interdiction à celui de conduction.

Il est bon d’insister sur ce phénomène, ayant une certaine influence, lors du relevé des caractéristiques.

Pour déterminer celles-ci, permettant de connaître comment varie le courant anodique (Ia) en fonction de la
tension anodique (Va), pour différentes valeurs du courant de gâchette (Ip), on a recours au circuit
représenté figure 6.

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Sur cette figure, on peut voir le symbole graphique du thyristor, semblable à celui d’une diode, avec en plus,
du côté de la cathode, une électrode correspondant à la PORTE.

Au moyen de P1, on peut faire varier la tension anodique (Va), indiquée par l’instrument de mesure V, alors
que l’appareil (I) indique les valeurs du courant, correspondant aux différentes tensions.

Quant à P2, il sert à régler la tension appliquée entre la porte et la cathode, c’est-à-dire, en pratique, à
doser le courant du circuit de PORTE.

Lorsque ce courant a une valeur nulle, en faisant varier la tension anodique, on peut déterminer la
caractéristique relative à Ip = 0 V.

L’allure de celle-ci est montrée figure 7. On voit que, lorsque la tension anodique passe d’une valeur nulle à
une tension positive (+Va), le courant anodique, constitué par le courant résiduel, augmente d’abord
progressivement en raison de l’EFFET D’AVALANCHE.

Ce courant atteint ainsi le POINT DE COMMUTATION, correspondant à une valeur suffisante, pour porter le
thyristor de l’état d’interdiction à l’état de conduction.

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On parle alors de COURANT DE COMMUTATION.

Dès que le thyristor est passé à l’état de conduction, il faut réduire la tension anodique pour éviter que le
courant anodique prenne des valeurs excessives.

On voit en effet que la caractéristique est presque verticale.

On peut en déduire qu’il suffit de basses tensions anodiques, pour obtenir des courants anodiques élevés.

Le thyristor reste à l’état de conduction, même si la tension anodique tombe à des valeurs assez basses,
pourvu que l’on ne descende pas au-dessous d’une valeur, dite VALEUR DE TENUE.

Au-dessous de celle-ci, le thyristor revient à l’état d’interdiction. D’autre part, lorsque la tension anodique
augmente vers des valeurs négatives (-Va), la caractéristique prend une allure très semblable à celle d’une
diode normale, polarisée en sens inverse (figure 7).

Sur la figure 8-a, on peut voir au contraire, la modification de la caractéristique anodique, lorsque le courant
de GÂCHETTE, prend des valeurs supérieures à zéro.

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On peut noter la diminution de la tension anodique, en fonction de laquelle se situe le courant de
commutation.

Si le courant de gâchette est très supérieur à zéro, la caractéristique prend l’allure illustrée figure 8-b. Cette
allure est très semblable à celle de la caractéristique d’une jonction P.N.

Pour l’emploi d’un THYRISTOR, il est également nécessaire de connaître la caractéristique de commande,
c’est-à-dire la caractéristique montrant comment varie le courant de gâchette Ip, lorsque la tension Vp,
appliquée entre la gâchette et la cathode, est modifiée.

On peut trouver les valeurs de ces grandeurs, au moyen du circuit de la figure 9.

En reportant sur un diagramme les valeurs de la tension et du courant ainsi déterminées, on peut tracer la
caractéristique de commande du thyristor considéré.

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En refaisant ce tracé avec un autre thyristor du même type, on trouverait une caractéristique qui pourrait
être très différente. Ce fait est dû aux inévitables différences de construction que l’on rencontre dans ces
composants.

Pour cette raison, les caractéristiques de commande des thyristors, fournies par les constructeurs,
comprennent deux courbes, délimitant une zone dans laquelle peut se trouver la caractéristique, pour un
type de thyristor donné.

Il faut se souvenir qu’en augmentant la tension de la gâchette Vp, on atteint une valeur, en correspondance
de laquelle le courant de gâchette Ip, s’avère suffisant pour provoquer la conduction du thyristor.

En raison des différences de construction, ces valeurs varient d’un thyristor à un autre pour un même type
de composant.

La surface hachurée de la figure 10-b, indique les points possibles de commutation. Elle est délimitée par
les valeurs Vpmin. et Ipmin.

Cette surface représente donc la zone, dans laquelle la commutation est possible, mais non certaine, alors
que la zone supérieure indique les valeurs où la commutation est certaine, dans tous les cas.

Il faut encore noter que toutes les valeurs comprises dans la zone supérieure ne peuvent pas être adoptées
pour la commande d’un thyristor. En effet, pour certaines de ces valeurs la puissance dissipée dans la
jonction gâchette-cathode, dépasserait les possibilités du thyristor. En conséquence, la puissance maximale
dissipable sans risque, est indiquée par la courbe en pointillé.

La caractéristique de commande, dans son aspect définitif, est représentée sur la figure 10-c.

1. 1. – PRINCIPE DE L’AMORÇAGE PAR LA GÂCHETTE

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L’amorçage du thyristor par sa gâchette ou porte, est le système d’amorçage le plus courant.

Le thyristor est monté sur le circuit, de façon à être polarisé dans le sens direct (voir figure 11).

On applique une IMPULSION POSITIVE sur la gâchette (IG).

Le transistor TR1 reçoit donc IG comme courant de base. De ce fait son courant de collecteur passe IG 1,
(où 1 = gain en courant de TR1). Ce courant est à son tour injecté dans la base de TR2, qui débite alors un
courant IG 1 2 (où 2 = gain en courant de TR2).

Ce même courant IG 1 2 de collecteur de TR2 est réinjecté sur la base de TR1.

Deux cas doivent alors être considérés.

1°) Le produit 1 2 est plus petit que 1 : LE DISPOSITIF NE S’AMORCE PAS.

2°) Le produit 1 2 est proche de l’unité : le processus de l’amplification se manifeste et le thyristor passe à
l’état conducteur.

Ces deux conditions (1 2 < 1 et 1 2 proche de 1) caractérisent l’état du thyristor en fonction du courant.

Le gain d’un transistor au silicium croît en effet généralement avec le courant (plus exactement le gain en
courant croît avec le courant d’émetteur).

Avec un courant de gâchette faible, le produit 1 2 est inférieur à 1. Le thyristor reste bloqué.
Avec un courant de gâchette de valeur plus élevée, c’est-à-dire avec une impulsion de commande
suffisante, les courants d’émetteurs sont assez élevés pour 1 2 donne une valeur tendant vers l’unité,
c’est-à-dire 1 2 ——-> 1.

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Dès que l’amorçage est réalisé, la réaction positive (le courant de collecteur de chaque transistor étant
appliqué sur les bases de l’autre transistor) fait conduire TR1 et TR2 à la saturation. Ces deux composants
se maintiennent dans cet état, même si le signal de commande disparaît.

1. 2. – AUTRES POSSIBILITÉS D’AMORÇAGE

Comme nous venons de le dire la propriété essentielle d’un transistor au silicium est d’avoir un gain de
courant, croissant avec le courant d’émetteur IE. De ce fait, toutes les causes susceptibles de provoquer
une augmentation du courant IE, permettent de déclencher l’amorçage.

On peut donc agir :

1°) SUR LA TENSION : Si la tension cathode-anode augmente, il arrive un moment où le COURANT DE


FUITE est suffisant pour déclencher une augmentation rapide de IE, donc de provoquer l’amorçage.

2°) LA PENTE DE LA TENSION : La jonction PN présente une certaine CAPACITÉ. Ainsi, en augmentant
brusquement la tension anode-cathode, on charge cette capacité et l’on obtient un courant de :

i = (C V) / t

C = valeur de capacité de la jonction

V (delta V) = variation de la tension

t (delta t) = durée de la variation

Lorsque le courant (i) atteint une certaine valeur, l’amorçage se produit.

3°) LA TEMPÉRATURE : le courant de fuite inverse d’un transistor au silicium, double approximativement
tous les 14° C (lorsque la température croît).

Là encore, lorsque le courant de fuite est suffisant, le thyristor s’amorce.

Nous n’avons cité ces possibilités qu’à titre d’information, car dans la grande majorité des cas, on provoque
LE DÉCLENCHEMENT DU THYRISTOR en injectant une IMPULSION de commande sur la GÂCHETTE,
c’est-à-dire en utilisant l’EFFET TRANSISTOR.

1. 3. – TENSION DE RETOURNEMENT

Comme nous venons de le dire dans le paragraphe précédent, il est possible d’amorcer un thyristor, en
agissant sur la TENSION CATHODE-ANODE.

La valeur de la tension pour laquelle le thyristor s’amorce, s’appelle tension de retournement. La valeur de
cette tension dépend cependant du signal de commande, éventuellement appliqué sur la gâchette. La figure
12 met en évidence cette relation.

Lorsque le courant de gâchette IG est nul (sur la figure 12, IG1 = 0), la tension anode-cathode, doit
atteindre la tension de retournement pour que le thyristor s’amorce. Par contre avec un courant de gâchette
croissant, la tension de retournement tombe à des valeurs beaucoup plus faibles.

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A la limite, le thyristor se comporte comme une diode (pour IG5, sur la figure 12). Cela signifie que si le
courant de gâchette est assez fort, une petite tension d’anode suffit pour provoquer le déclenchement.

Aussi, pour prévenir des amorçages erratiques, on peur monter une résistance entre la gâchette et la
cathode.

Très souvent d’ailleurs les fabricants intègrent par diffusion, cette résistance dans le thyristor (technique
SHORTED EMITTER).

Elle a pour effet de nécessiter un courant de gâchette plus intense, pour l’amorçage du thyristor, mais par la
même, améliore sa tenue à l’état bloqué.

– Fonctionnement du thyristor:

En courant continu. Figure 13.

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Si V en A, le thyristor peut être ouvert ou fermé. Il suffit d’appliquer entre k et P environ 1v afin que P soit
positif. Aussitôt le thyristor devient conducteur et Vak ≈ 1V. La tension v apparaît presque entièrement aux
bornes de Ru. Pour couper l’interrupteur, il suffit de faire v=0, la gâchette n’ayant plus aucun effet quand le
thyristor est amorcé.

– Le thyristor se comporte comme une diode normale quand l’anode est négative par rapport à la cathode, il
ne conduit pas, il est bloqué. Par contre si l’anode devient positive par rapport à la cathode le thyristor va
conduire à la condition toutefois que la gâchette soit positive, (une simple impulsion suffit à amorcer le
thyristor, poussoir P figure 2).
– Le thyristor, une fois amorcé reste conducteur même si la gâchette n’est plus polarisée, il faut tout de
même qu’un courant minimum circule entre anode et cathode (courant de maintien). Le désamorçage ne
peut être rétabli quand coupant l’alimentation, où en faisant chuter la tension anode cathode jusqu’à ce que
le courant de maintien ne soit plus assuré. (on peut aussi le désamorcer par un très bref court-circuit entre
l’anode et la cathode).

Sur l’animation, on voit très bien l’explication ci-dessus.

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1- Action sur SW2. L’anode devient positive par rapport à la cathode, le thyristor reste bloqué, la lampe est
éteinte.
2- Action sur SW1. La gâchette devient positive via R1, le thyristor conduit et la lampe s’allume.
3- Relâchement de SW1. La gâchette n’est plus positive, mais le thyristor reste conducteur et la lampe
allumée. (plusieurs impulsions sur la gâchette ne changent rien).
4- Le blocage du thyristor ne peut être obtenu qu’en relâchant SW2, la lampe s’éteint.
– La résistance R1 limite le courant dans la gâchette. Le courant de gâchette est en moyenne de 10 mA
environ.

Pour que le thyristor conduise, il faut 2 conditions.


1- Comme pour la diode Shockley, il faut que la tension anode-cathode soit supérieure à la tension de seuil.
(quelques volts).
2- Un courant positif sur la gâchette.

Fonctionnement du thyristor :

– En courant alternatif. Figure 14.

– Le thyristor fonctionne aussi en alternatif. Comme en courant continu, si la gâchette n’est pas polarisée
positivement le thyristor ne conduit pas, quelle que soit l’alternance appliquée sur l’anode.
Via l’interrupteur I, on applique une tension positive et seulement à cet instant le thyristor conduit. On
remarque la diode D, celle-ci ne laisse passer que les alternances positives dont on a besoin, la résistance
R limite le courant dans la gâchette.
– Le blocage du thyristor se fait automatiquement à chaque alternance négative sur l’anode. Le thyristor ne
laisse donc passer que des demi-alternances. Sur la charge, on ne dispose que des alternances positives.

graphique

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En rouge les alternances présentes sur l’anode du thyristor. En jaune les alternances présentes sur la
charge

Animation

Image 1_2- Alternance positive sur l’anode, la gâchette non alimentée (SW1 ouvert), la lampe est éteinte.
Image 3- Alternance négative sur l’anode, la gâchette non alimentée (SW1 ouvert), la lampe est éteinte.
Image 4- Alternance positive sur l’anode, la gâchette est alimentée via SW1, la lampe s’allume.
Image 5- Alternance négative sur l’anode, la gâchette est alimentée via SW1, la lampe s’éteint.
Image 6_7- Répétition de 4-5

– La quantité de courant envoyé sur la charge peut être dosée, c’est-à-dire que les alternances sur la
charge ne seront plus entières, ce qui permet de varier la puissance. Pour ce faire, il faut introduire un
circuit déphaseur sur la gâchette.

les demi-alternances (jaune) présentes sur la charge sont en phase avec les alternances présentes sur
l’anode (rouge). J’entends par déphaseur un circuit qui introduit un retard sur la gâchette par rapport à ces
alternances, ainsi une partie seulement de la sinusoïde sera transmise à la charge.

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Donc la charge étant une ampoule, si on déphase complètement le signal de gâchette, l’ampoule s’éteint. Si
peu que l’on fasse un déphasage progressif avec un potentiomètre par exemple, on peut faire varier la
luminosité de l’ampoule progressivement de 0 à 100%. Ici sur le graphique l’ampoule travaille à 75%.

le thyristor se comporte comme une diode. Il en résulte que dans le meilleur des cas l’ampoule ne peut
éclairer qu’à 50% de sa puissance. Par exemple 110 Volts au lieu de 220 Volts.

pont de diodes pour redresser les alternances négatives, et un simple circuit R-C au niveau de la gâchette
pour introduire le retard.

Voici le schéma de principe et l’oscillogramme.

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– Le thyristor GTO :

– Il existe des thyristors dit GTO (Gate Turn Off). Ceux-ci offrent la possibilité de désamorcer le thyristor par
l’intermédiaire de la gâchette, en lui envoyant une impulsion négative, (0,1 milliseconde typique). Ceux-ci
sont destinés pour des applications de fortes puissances, (millier de Volts et millier d’ampères).
– Le thyristor SE :

– Le thyristor SE est plus sensible que le thyristor courant. Il lui faut moins de courant à la gâchette pour le
déclencher.
– Caractéristiques à ne pas dépasser :

– Les valeurs à ne pas dépasser se trouvent dans les notices techniques.

commande monophasée par circuit RC

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R2 permet d’obtenir un déclenchement positif

Le thyristor est en série avec Ru la diode D empêche el fonctionnement en polarisation inverse de la


gâchette et la décharge de c par r2 tant que V

R1 et C constituent un déphaseur et la tension Vc est en retard par rapport à la tension d’alimentation (


Valim) . Si R1 augmente, Vc est petit et en retard sur Valim d’environ ¼ de période , Vc sera telle
Ia=0(Vc<1v)

Si R1 est moyen, le déphasage augmente et vc augmente ce qui entraine le déclenchement.

Si R1 diminue, le déphasage diminue et vc diminue. D’où si R1 est suffisamment faible le thyristor va


conduire pendant toute la durée de l’alternance positive.

L’alternance négative étant supprimée, on n’utilise pas toute Valim. D’autre part, les durées de conduction
très faibles n’étant pas possibles du fait que vc est trop faible diminuer Ia à 0. La conduction ne couvre donc
qu’une plage moyenne. Ce qui fait que ce montage bien que facile à expliqué est très rarement employé en
pratique.

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