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CREVEL, R. - Individu - Et - Société

Dans 'Individu et Société', René Crevel explore la relation entre l'individu et la société, soulignant que l'Homme ne peut être réduit à une abstraction sans perdre son essence. Il critique le capitalisme et l'exploitation, affirmant que la lutte des classes façonne les conditions de vie et l'expression de la personnalité. Crevel évoque également l'importance de la connaissance de soi en relation avec les autres, tout en dénonçant l'individualisme qui isole l'individu de la réalité sociale.

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CREVEL, R. - Individu - Et - Société

Dans 'Individu et Société', René Crevel explore la relation entre l'individu et la société, soulignant que l'Homme ne peut être réduit à une abstraction sans perdre son essence. Il critique le capitalisme et l'exploitation, affirmant que la lutte des classes façonne les conditions de vie et l'expression de la personnalité. Crevel évoque également l'importance de la connaissance de soi en relation avec les autres, tout en dénonçant l'individualisme qui isole l'individu de la réalité sociale.

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Individu et Société

René Crevel

Commune, Commune de 1935, Paris, 1935

Exporté de Wikisource le 18 septembre 2024

1
INDIVIDU ET SOCIÉTÉ [1]

Aristote a constaté : « L’on ne peut se figurer une maison,


la Maison (avec un grand M) qui ne soit pas une de celles
que nous connaissons. »
Non moins que pour un toit et des murs, cet énoncé vaut
pour qui vit et dort, pense et rêve sous ce toit, entre ces
murs.
L’Homme (avec un grand H), l’Homme considéré dans
son universalité, ne saurait prendre figure ou plutôt absence
de figure assez péremptoire pour que l’homme (avec un
petit h), l’individu concret accepte de se laisser nier au nom
d’une abstraction.
Et pas plus que d’abstraction, il ne s’agit d’addition.
Nul n’oserait prétendre que l’humanité ou, plus
spécialement, une société donnée constitue un magma
arithmétique dont le total puisse impunément écraser les
unités intégrantes.
Des éléments sensibles agissent les uns sur les autres. Ils
sont condamnés à agir les uns contre les autres dans des
pays divisés en classes, donc voués à la lutte des classes, du

2
fait même d’antagonisme d’intérêts irréductibles, tant que
dure le régime capitaliste.
D’autre part, l’exploitation de l’homme par l’homme
permet de se différencier à ceux-là seuls qui ont la sinistre
chance d’appartenir à la minorité des exploiteurs.
Quant aux conditions de vie faites à la masse des
exploités, le moins que l’on en puisse dire c’est qu’elles
n’aident guère à l’expression de leur personnalité.
Et pourtant le tout petit particulier n’a jamais à s’effacer
devant l’idée générale qui a été prise de son espèce, puisque
d’abord, cette idée générale, si vaste puisse-t-elle sembler,
est conditionnée par ce tout petit particulier.
Aujourd’hui, ici, alors que l’action intellectuelle se
définit, avant tout, comme une manière de réagir à et contre
la réaction, il s’est spontanément habillé de négatif, cet
axiome formulé par Lénine dans une affirmation, elle-
même circonstanciée d’un très élémentaire et très probant
exemple :
« Que l’on commence, écrivait Lénine, par une des
propositions les plus simples : Jean est un homme…,
comme le remarquait génialement Hegel, il y a déjà en cela
de la dialectique. Ce qui est particulier est général. »
En période pré-révolutionnaire, je veux dire lorsque
l’ordre ou le désordre social exige des opprimés
l’intervention capable de réduire un oppresseur acharné à
conserver ses privilèges, à la veille du bond en avant qui
doit remettre les masses dans la voie de leur devenir, les

3
écrivains sont naturellement portés à rendre compte de leurs
états particuliers, même et surtout si ces états particuliers
accusent, à travers le scandale des comportements
individuels, le mauvais état général d’un monde.
Ce n’est point par l’effet du hasard que J.-J. Rousseau fut
à la fois l’exhibitionniste des Confessions et le théoricien du
Contrat social.
Il a poussé jusqu’à la frénésie des fausses confidences le
besoin de se montrer, mais il a aussi constaté : « Quiconque
mange un pain qu’il n’a pas gagné, le vole. »
Aussi Marat, qui fut culturellement — dirions-nous
aujourd’hui — le mieux situé des intellectuels de son
temps, Marat considéré par les historiens soviétiques
comme le premier théoricien de la Révolution, grâce à son
livre Les Chaînes de l’esclavage, dont Karl Marx annota le
texte avec un soin extrême, Marat, qui soigna ses malades à
l’électricité, dressa un plan de législation criminelle, fit des
recherches sur la lumière qui lui valurent d’être salué
comme un nouveau Newton, Marat, qui reprochait si
justement à Racine, à Pascal et à Voltaire d’avoir fait de la
connaissance de l’homme une énigme, Marat, l’ami du
peuple, a eu raison de mettre en épigraphe à son Essai sur
l’Homme cette phrase de J.-J. Rousseau : « La plus utile et
la moins avancée de toutes les connaissances humaines me
paraît être celle de l’homme. »
Il importe que rien ne soit négligé en vue de cette
connaissance. Tant pis pour les fioritures passées, présentes
et futures.
4
Nul d’entre nous ne peut dire à quelle beauté rêveront les
hommes, nul d’entre nous ne peut dire s’ils auront encore le
besoin compensatoire de rêver à quelque beauté, après
l’édification du socialisme mondial, après l’abolition des
frontières entre les hommes, entre leurs idées, après la
destruction des cloisons étanches opposées au libre jeu
dialectique, lequel est à la fois mouvement et route de cette
universelle réciprocité dont Marx et Engels formulèrent la
loi.
Mais du moins pouvons-nous dire que la rue sans joie du
capitalisme ne saurait, en 1935, conduire les Botticelli de
plume ou de pinceau vers l’une de ces plages où d’autres,
en d’autres temps, purent situer la naissance de Vénus.
Les œuvres ne s’enferment plus dans des contours
parfaits.
Le temps est passé, bien passé, de l’esthétisme et de ses
petites gourmandises. La rage des aveux, les veines du
cristal ésotérique, par leurs courbes, expriment un désarroi
dont les buissons s’enchevêtrent au fur et à mesure que
s’exaspère la lutte des classes et la volonté catégoriquement
révolutionnaire d’y mettre fin.
Je pense à la sténographie géniale de Rimbaud. Je pense
aux illuminations dont il a embrasé l’inconnu. Je pense aux
poètes qui ont suivi la voie indiquée, dis-je, par Rimbaud.
Je pense aux surréalistes, à leurs efforts pour mettre une
lumière dans chacun des replis de l’individu, là même où la
société bourgeoise prétend maintenir obscurantisme et
préjugés.
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Mais, ajouterai-je, et ceci du fait même de son influence
sur la sensibilité de l’époque, le mouvement surréaliste a
dépassé les cadres du groupe surréaliste.
Et comme la parole de l’homme ne vaut que s’il se situe
par rapport à ce et à ceux dont il parle, j’ajoute, je déclare
que j’ai cessé d’appartenir à ce groupe dont les recherches,
en dépit de leur intérêt culturel, ne sollicitaient plus une
attention que, seule, l’actualité immédiate, l’actualité à mon
avis catégoriquement révolutionnaire de 1935, appelle et
retient de toute sa violence.
Quoi qu’il en soit, dis-je et redirai-je envers et contre tous
les idolâtres du culte des apparences, envers et contre tous
les gargottiers du réalisme bourgeois situé par définition
aux antipodes du réalisme socialiste, quoi qu’il en soit,
Rimbaud et, à sa suite, tous les poètes dignes de ce nom, ont
participé au progrès de la connaissance par la radiographie
de leurs plus secrètes visions et des plus insaisissables
reflets des choses en eux, selon la définition que les grands
dialecticiens du matérialisme ont donné des notions.
D’autre part, les cloisons ne sont pas étanches. Aussi, le
roman apparaît-il de plus en plus près du reportage ou
plutôt le roman est devenu un reportage vu d’un œil assez
particulier pour pouvoir garder, par delà l’anecdote, une
valeur et une portée humaines toujours nouvelles.
Une description objective de la grande marmelade
contemporaine implique son procès. Les œuvres qui
comptent ont confirmé le jugement définitif prononcé par

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Tristan Tzara, au début de Dada : « Il n’y a que deux
genres : le poème et le pamphlet. »
« Changer la vie », tel fut, comme le rappelait récemment
Guéhenno, le cri très objectif du plus subjectif des poètes.
Ces trois mots de Rimbaud, qui ont trouvé tout leur sens
dans son attitude pendant la Commune, le situent parmi les
révolutionnaires songeant, comme dit Marx, non plus à
analyser le monde à la manière des philosophes, mais à le
transformer.

Par la projection qu’il offre de sa réalité, dans le miroir


grossissant d’un personnage imaginaire, le Créateur
volontiers se propose de montrer l’individu dans ce qu’il a
de moins réductible aux communes mesures sociales.
André Gide, par exemple, a créé un Lafcadio assez
désinvolte pour incarner l’acte gratuit.
Mais cet acte gratuit, il n’exprime pas l’individu en soi,
pour la bonne, l’unique raison qu’il n’y a pas plus
d’individu en soi que de choses en soi.
Et, quelque horreur qu’on ait d’un symbolisme
schématique toujours prêt à trahir ce dont il devrait donner
de claires images, il faut bien constater que Lafcadio,
lorsqu’il précipite sur le ballast certain falot petit
bonhomme — en parfait accord, lui, ce falot petit
bonhomme, avec la société —, non seulement jette par la
portière un misérable paquet de bourgeoisie mais encore
jette un défi à cette bourgeoisie, classe dominante.

7
Sans doute Wilde est-il passé par le wagon de Lafcadio.
Pour photogénique qu’il ait été, ce défi eût donc fini par
nous sembler insuffisant, si Gide n’avait dépassé le premier
temps individualiste, le moment anarchique de la révolte.
Aussi l’histoire des grands courants littéraires verra-t-elle
dans Lafcadio le précurseur de ceux qui travaillèrent, depuis
l’armistice, à défenestrer les pantins moisis et sanglants de
l’idéologie et de la phraséologie capitalistes.
Pour donner un visage concret à l’Homme en général, tel
homme particulier risque fort de commencer par se voir et
de finir par ne voir que sa petite et trop chère personne. Et
ceci, très concrètement, au détriment, d’ailleurs, de sa
personne et de sa personnalité.
Il se frustre en effet de ses meilleures chances, l’individu
qui, sous prétexte de se mieux connaître, s’enferme en lui-
même, oublie les autres, donc nie l’action réciproque des
autres sur lui et de lui sur les autres, donc se refuse à tout
rapport vivant.
L’on évoque cette lettre d’Alfred de Vigny vendue aux
enchères voici quelques années. Le spécialiste de la Tour
d’ivoire n’avait pas permis à sa maîtresse de le suivre. Et la
pauvre devait se contenter des preuves de la délectation
morose. Ces messages ponctués de semence humaine, quel
symbole !
Par son fameux : « Je suis un objet psychologique pour
moi-même, mais un objet physiologique pour autrui »,
Feuerbach n’exprime pas le simple regret de l’individu qui

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se sent isolé. Cette phrase implique une très violente
critique sociale.
De nos jours, la bourgeoisie aime à pailleter de bribes de
philosophie sa suffisance ou plutôt son insuffisance. Elle
appelle Descartes à la rescousse et, pour se donner du cœur
au ventre, ses petits produits individualistes répètent,
chacun pour soi : « Je pense donc je suis. »
Quant à ceux des masses opprimées, l’oppresseur, qui
entend bien ne pas leur laisser le loisir de penser, déclare :
« Ils ne pensent pas donc ils ne sont pas. »
Depuis plus de soixante ans, mise en confiance par les
massacres que ses délégués à la tuerie, avec des grâces
versaillaises, exécutèrent en son nom et à son profit, la
bourgeoisie s’est sentie la classe élue. Elle s’est pavanée,
mirée, admirée.
Moralité : ses armoires à glace ont servi de cercueil aux
formes paralysées-paralysantes de l’individualisme.
« Je me voyais me voir », a bien voulu avouer
Paul Valéry. Sous les septennats de MM. Félix Faure, Émile
Loubet et Armand Fallières, tous les narcisses en gilet de
flanelle et bottines à élastique prétendirent arrêter,
domestiquer le ruisseau dont l’inventeur de l’amour de soi
fit son immuable tombeau, car ne pas savoir regarder les
autres, c’est se perdre en soi-même, s’anéantir.
À ce ruisseau figé, s’oppose le fleuve où, selon Héraclite,
nul ne s’est baigné deux fois.

9
Acharné à vouloir saisir les lambeaux de souvenirs qui
flottaient sur la buée des miroirs caducs, et cependant
anxieux de se baigner dans des eaux nouvelles, Marcel
Proust a situé son œuvre, ultime grand cap de la littérature
individualisto-analytique, à la jonction du fleuve dialectique
de l’éphésien et de l’armoire à glace petite bourgeoisie.
D’où la valeur symptomatique de Proust.
D’où, je pense, l’intérêt que lui portait Lounatcharsky.
Afin d’apprendre à se connaître, l’individu, au moins
temporairement, se détache du tout social et c’est là que
réside le drame de la psychologie.
Sans doute l’opportuniste prendra-t-il son parti de cette
périlleuse nécessité d’analyse. Il proclamera la primauté du
spirituel et endimanchera de pauvres petits mensonges
idéalistes sa lourde viande.
Dans les cotonneux débris de cénesthésie et les raclures
de phénomènes qui portent son nom, il verra le noumène
des noumènes. Il s’abandonne aux reflets des choses sans
chercher à coordonner ces reflets et ces choses.
Si Freud a récupéré une partie du monde intérieur dont la
contrainte et l’hypocrisie (souveraines en régime
capitaliste) avait frustré même les profiteurs de l’iniquité
sociale, c’est que Freud a remis l’individu dans la première
zone de son monde extérieur, dans sa famille. Mais cette
famille elle-même ?
Faute d’avoir situé cette famille, sa famille, le plus génial
des psychologues issu de la bourgeoisie est tombé dans le

10
panneau de la grande fresque arbitraire et carnavalesque du
repas totémique.
Ce « plus de conscience » à quoi Marx exhortait les
hommes suppose de perpétuelles confrontations. Sinon, ce
sera la perte de toute vue dans l’enchevêtrement des
déterminismes.
Après avoir constaté les gigantesques progrès qui
permirent, au cours de quatre siècles, la séparation de la
nature en catégories distinctes, Engels avait conclu :
« Cette méthode nous a légué l’habitude d’étudier les
objets et les phénomènes naturels dans leur isolement, en
dehors des relations réciproques qui les relient en un grand
tout, d’envisager les objets non dans leurs mouvements
mais dans leur repos, non comme essentiellement variables,
mais comme essentiellement constants, non dans leur vie,
mais dans leur mort.
« Et quand il arriva que grâce à Bacon et à Locke, cette
habitude de travail passa des sciences naturelles dans la
philosophie, elle produisit l’étroitesse spécifique des siècles
derniers, la méthode métaphysique. »
Depuis Engels les méfaits de l’analyse n’ont point cessé.
Assez dénué de vergogne pour revendiquer l’héritage de
Hegel, Martin Heidegger, par exemple, annonça une
phénoménologie de l’angoisse, mais au lieu d’étudier le
comment de l’angoisse, il se contenta d’agiter autour de sa
chaire professorale de Fribourg, ce qu’il appelle le
« pourquoi surgi du mystère de l’être qui nous oppresse ».

11
L’un des philosophes de l’école scientifique de Vienne,
l’un de ceux qui dénoncèrent les escrocs intellectuels prêts à
remonter abusivement de l’expérience à la métaphysique,
Rudolf Carnap n’attendit point l’avènement de Hitler pour
régler son compte au futur nazi, Heidegger, et à son néant
qui néante (du verbe néanter, en allemand, nichten). Il est
toujours en proie au néant qui néante l’individu qui veut se
croire une cosmogonie à lui tout seul.
Il a rétréci l’univers à ses propres limites et prié l’éternité
de perpétuer ce moment de délire où le clavecin sensible,
c’est-à-dire l’homme, selon Diderot, au lieu de laisser
pincer ses sens par la nature qui les environne, a pensé qu’il
était le seul clavecin qu’il y eût au monde et que toute
l’harmonie de l’univers se passait en lui.
Harmonie ou désharmonie, peu importe. Le clavecin
sensible obstiné à croire que tout se passe en lui n’entendra
plus rien en lui. Cela est un fait et ce fait suffit.
Ne point chercher l’accord entre son rythme intérieur et
le mouvement dialectique de l’univers, c’est, pour
l’individu, risquer de perdre toute sa valeur et toute sa
puissance énergétiques. C’est finalement se laisser choir
parmi les vieilles marionnettes de la réaction.
Nous en avons connu de ces Maurice Barrès, anarchistes
et nécrophiles distingués. Ils ont trouvé leur place dans la
sarabande des vieux fantômes féroces, là où tout n’est que
sang caillé, sueur froide, linceul et chaînes tintinnabulantes.

12
À ces fantômes, s’opposent les hommes en vie, les
individus qui cherchent non plus des compromis avec la
Société, mais entendent la transformer pour que leur accord
avec elle ne soit plus l’infâme synonyme de renoncement à
soi-même.
Au revenant, s’oppose le devenant.
René CREVEL.

1. ↑ C’est avec une profonde émotion que nous publions le discours que
devait prononcer au Congrès International des Écrivains pour la Défense
de la Culture notre camarade René Crevel ; ce texte, le dernier écrit de sa
vie, n’a pu être retrouvé à temps pour être lu au Congrès. Ses amis les
plus proches ont tenu à ce qu’il paraisse dans Commune, par respect
d’une pensée qui s’était entièrement et sans retour consacrée à l’activité
révolutionnaire prolétarienne. Ce message qu’ici nous recueillons
souligne la leçon d’une vie, interrompue par le seul désespoir de ne
pouvoir physiquement se maintenir au niveau de cette « actualité
immédiate » à laquelle René Crevel entendait donner toute son attention.

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