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Exercice 12: Etude D Etaill Ee de La Suite Sin: I T DT

Le document présente une étude détaillée de la suite définie par In = ∫(0 à π/2) sinn(t) dt, en établissant une relation de récurrence entre In et In+2. Il démontre que la suite est décroissante et strictement positive, et en déduit des expressions pour I2n et I2n+1. Enfin, il calcule la limite de nIn In+1 et fournit un équivalent simple de In pour n grand.

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Exercice 12: Etude D Etaill Ee de La Suite Sin: I T DT

Le document présente une étude détaillée de la suite définie par In = ∫(0 à π/2) sinn(t) dt, en établissant une relation de récurrence entre In et In+2. Il démontre que la suite est décroissante et strictement positive, et en déduit des expressions pour I2n et I2n+1. Enfin, il calcule la limite de nIn In+1 et fournit un équivalent simple de In pour n grand.

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Exercice 12: Étude

R π Détaillée de la Suite
In = 02 sinn (t)dt

Miprokia Intelligyse

May 2, 2025

On considère la suite ( In ) définie par:

Z π
2
In = sinn (t)dt
0

1. Donner une relation de récurrence entre In et In+2.


Nous allons utiliser une intégration par parties pour trouver la relation de récurrence. Soit

In = 02 sinn (t)dt. Nous pouvons écrire In comme:

Z π
2
In = sinn−1 (t) sin(t)dt
0

Intégrons par parties en posant u = sinn−1 (t) et dv = sin(t)dt. Alors du = (n − 1) sinn−2 (t) cos(t)dt
et v = − cos(t).
L’intégration par parties donne:

Z π iπ Z π
π 2
h 2
n −1 2
In = [uv]0 −
2
vdu = − sin (t) cos(t) − − cos(t)(n − 1) sinn−2 (t) cos(t)dt
0 0 0

Le premier terme est nul car cos( π2 ) = 0 et sin(0) = 0. Donc,

Z π
2
In = (n − 1) sinn−2 (t) cos2 (t)dt
0

Nous utilisons l’identité cos2 (t) = 1 − sin2 (t):

Z π
2
In = (n − 1) sinn−2 (t)(1 − sin2 (t))dt
0

1
Z π Z π
2 n −2 2
In = (n − 1) sin (t)dt − (n − 1) sinn (t)dt
0 0

Nous reconnaissons les intégrales In−2 et In :

In = (n − 1) In−2 − (n − 1) In

Nous regroupons les termes en In :

In + (n − 1) In = (n − 1) In−2

nIn = (n − 1) In−2

Finalement, nous obtenons la relation de récurrence:

n−1
In = In−2
n
Pour obtenir la relation entre In et In+2 , nous remplaçons n par n + 2:

n+2−1 n+1
In+2 = In+2−2 = In
n+2 n+2
n +1
Donc, In+2 = n+2 In .

2. En déduire une expression de I2n et de I2n+1 en fonction de n.


n +1
Nous avons In+2 = n+2 In . Appliquons cette relation de récurrence pour I2n et I2n+1 .
Pour I2n : Nous partons de I2n et appliquons la relation de récurrence jusqu’à atteindre I0 :

2n − 1 2n − 1 2n − 3
I2n = I2n−2 = · I2n−4 = . . .
2n 2n 2n − 2
Nous continuons jusqu’à atteindre I0 :

(2n − 1)(2n − 3) . . . 1
I2n = I
(2n)(2n − 2) . . . 2 0
π π π
sin0 (t)dt =
R 2
R 2
Nous avons I0 = 0 0 1dt = [t]02 = π
2. Donc,

(2n − 1)(2n − 3) . . . 1 π
I2n = ·
(2n)(2n − 2) . . . 2 2

2
Pour simplifier cette expression, nous multiplions le numérateur et le dénominateur par (2n)(2n −
2) . . . 2:

(2n − 1)(2n − 3) . . . 1 (2n)(2n − 2) . . . 2 π (2n)! π


I2n = · · = 2
·
(2n)(2n − 2) . . . 2 (2n)(2n − 2) . . . 2 2 ((2n)(2n − 2) . . . 2) 2

Nous factorisons 2 dans chaque terme du dénominateur:

(2n)(2n − 2) . . . 2 = 2n (n(n − 1) . . . 1) = 2n n!

Donc,

(2n)! π (2n)! π
I2n = · = ·
(2n n!)2 2 4n (n!)2 2

Pour I2n+1 : Nous partons de I2n+1 et appliquons la relation de récurrence jusqu’à atteindre I1 :

2n 2n 2n − 2
I2n+1 = I2n−1 = · I2n−3 = . . .
2n + 1 2n + 1 2n − 1
Nous continuons jusqu’à atteindre I1 :

(2n)(2n − 2) . . . 2
I2n+1 = I
(2n + 1)(2n − 1) . . . 3 1
R π π
Nous avons I1 = 2
0 sin(t)dt = [− cos(t)]02 = − cos( π2 ) + cos(0) = 0 + 1 = 1. Donc,

(2n)(2n − 2) . . . 2
I2n+1 =
(2n + 1)(2n − 1) . . . 3

Nous factorisons 2 dans chaque terme du numérateur:

(2n)(2n − 2) . . . 2 = 2n (n(n − 1) . . . 1) = 2n n!

Donc,

2n n!
I2n+1 =
(2n + 1)(2n − 1) . . . 3

Pour simplifier cette expression, nous multiplions le numérateur et le dénominateur par (2n)(2n −
2) . . . 2:

2n n! (2n)(2n − 2) . . . 2 (2n n!)2 4n (n!)2


I2n+1 = · = =
(2n + 1)(2n − 1) . . . 3 (2n)(2n − 2) . . . 2 (2n + 1)! (2n + 1)!

3
3. Montrer que ( In ) est décroissante et strictement positive.
Pour t ∈ [0, π2 ], nous avons 0 ≤ sin(t) ≤ 1. Donc, pour n ≥ 0, nous avons sinn+1 (t) ≤ sinn (t).
Intégrons cette inégalité sur l’intervalle [0, π2 ]:

Z π Z π
2 2
sinn+1 (t)dt ≤ sinn (t)dt
0 0

Donc, In+1 ≤ In . Ainsi, la suite ( In ) est décroissante.



De plus, sinn (t) ≥ 0 pour t ∈ [0, π2 ]. Donc, In = 02 sinn (t)dt ≥ 0. Pour montrer que In > 0,
nous notons que sinn (t) n’est pas identiquement nul sur [0, π2 ]. En particulier, sinn (t) > 0 pour

t ∈ (0, π2 ). Donc, In = 02 sinn (t)dt > 0. Ainsi, la suite ( In ) est strictement positive.

4. En déduire que In ∼ In+1.


n +1
Nous avons la relation de récurrence In+2 = n+2 In . Divisons les deux côtés par In :

In+2 n+1
=
In n+2

Prenons la limite quand n → ∞:

1
In+2 n+1 1+ n 1
lim = lim = lim 2
= =1
n→∞ In n→∞ n + 2 n→∞ 1 + 1
n

In+2
Donc, In → 1 quand n → ∞.
Nous savons que la suite ( In ) est décroissante, donc In+2 ≤ In+1 ≤ In . Divisons par In :

In+2 I In
≤ n +1 ≤ =1
In In In
In+2 In+1
Nous avons In → 1 quand n → ∞. Donc, par le théorème des gendarmes, In → 1 quand
n → ∞.
In+1
Par définition, si limn→∞ In = 1, alors In ∼ In+1 .

5. Calculer limn→∞ nIn In+1.


(2n)! 4n (n!)2
Nous avons I2n = 4n (n!)2
· π
2 et I2n+1 = (2n+1)!
. Donc,

4
(2n)! π 4n (n!)2 π (2n)! π 1 nπ
(2n) I2n I2n+1 = (2n) n 2
· · = (2n) · = (2n) · =
4 (n!) 2 (2n + 1)! 2 (2n + 1)! 2 2n + 1 2n + 1

Prenons la limite quand n → ∞:

nπ π π
lim (2n) I2n I2n+1 = lim = lim 1
=
n→∞ n→∞ 2n + 1 n→∞ 2 + 2
n

Considérons maintenant le cas avec I2n+1 et I2n+2 :

4n (n!)2
I2n+1 =
(2n + 1)!

(2n + 2)! π
I2n+2 = ·
4n+1 ((n + 1)!)2 2

Donc,

4n (n!)2 (2n + 2)! π π 4n (n!)2 (2n + 2)!


(2n + 1) I2n+1 I2n+2 = (2n + 1) · n +1 · = ( 2n + 1 ) ·
(2n + 1)! 4 ((n + 1)!)2 2 2 4n+1 ((n + 1)!)2 (2n + 1)!

Nous avons (2n + 2)! = (2n + 2)(2n + 1)! et ((n + 1)!)2 = (n + 1)2 (n!)2 . Donc,

π 4n (n!)2 (2n + 2)(2n + 1)! π (2n + 2) π (2n + 1)(2n +


(2n + 1) I2n+1 I2n+2 = (2n + 1) · n +1 = ( 2n + 1 ) · = ·
2 4 (n + 1)2 (n!)2 (2n + 1)! 2 4( n + 1)2 2 4( n + 1)2

π 2(2n + 1)(n + 1) π 2n + 1
(2n + 1) I2n+1 I2n+2 = · 2
= ·
2 4( n + 1) 2 2( n + 1)

Prenons la limite quand n → ∞:

π 2n + 1 π 2 + n1 π 2 π
lim (2n + 1) I2n+1 I2n+2 = lim · = · lim = · =
n→∞ n → ∞ 2 2( n + 1) 2 n→∞ 2(1 + n1 ) 2 2 2

π
Donc, dans les deux cas, nous avons limn→∞ nIn In+1 = 2.

5
6. Donner alors un équivalent simple de In .
In+1
Nous savons que In ∼ In+1 , donc limn→∞ In = 1. Nous avons également limn→∞ nIn In+1 = π2 .
Comme In ∼ In+1 , nous pouvons écrire In+1 ≈ In pour n grand. Donc,

nIn In+1 ≈ nIn2

Donc, limn→∞ nIn2 = π


2. Cela signifie que pour n grand, nIn2 ≈ π
2. Donc,

π
In2 ≈
2n
En prenant la racine carrée, nous obtenons:

r
π
In ≈
2n
q
Donc, un équivalent simple de In est In ∼ π
2n .

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