0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues81 pages

Objectifs Du Chapitre

Cet article fournit des conseils pour préparer efficacement la clôture annuelle des comptes en impliquant tous les départements de l'entreprise et en suivant des bonnes pratiques. Il souligne l'importance d'effectuer des analyses régulières, de formaliser un calendrier de clôture, et de réaliser un inventaire extra-comptable pour garantir la fiabilité des états financiers. Les étapes clés incluent l'édition d'une balance définitive, l'élaboration des états financiers, et la validation des écritures comptables avant la clôture.

Transféré par

philemonmalphi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues81 pages

Objectifs Du Chapitre

Cet article fournit des conseils pour préparer efficacement la clôture annuelle des comptes en impliquant tous les départements de l'entreprise et en suivant des bonnes pratiques. Il souligne l'importance d'effectuer des analyses régulières, de formaliser un calendrier de clôture, et de réaliser un inventaire extra-comptable pour garantir la fiabilité des états financiers. Les étapes clés incluent l'édition d'une balance définitive, l'élaboration des états financiers, et la validation des écritures comptables avant la clôture.

Transféré par

philemonmalphi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CLOTURE DES COMPTES

La clôture annuelle des comptes : comment bien la


préparer...?
18 novembre 2021

 Partager



A travers cet article, nous vous proposons quelques conseils pour bien arrêter les comptes annuels, en accélérant leur
production tout en assurant leur fiabilité.

1. Les ‘acteurs’

Il est très fréquent de considérer que la clôture annuelle est l’affaire de la comptabilité ou de la direction financière.
C’est une erreur ! En réalité, la comptabilité est alimentée par les différents départements situés en amont, avec leurs
propres outils.

C’est donc l’ensemble de l’entreprise qui est concerné, quelle que soit sa taille. Ne pas en tenir compte, c’est obliger le
maillon final à ‘courir dans tous les sens’ pour récupérer tant bien que mal les éléments nécessaires. L’implication de la
Direction Générale pour sensibiliser l’ensemble de l’entreprise aux enjeux de la clôture est donc essentielle.

2. Les bonnes pratiques en matière de clôture des comptes

 Effectuer les analyses de comptes au fil de l’eau

Il est important d’effectuer tout au long de l’année les analyses, contrôles et inventaires comptables qui rendent le
travail de fin d’exercice presque banal, et qui fait que les résultats sont déjà appréhendés, la clôture ne venant que
confirmer les estimations préalables.

Tout au plus y a-t-il une tension un peu plus forte du fait des délais courts et de l’intervention des commissaires aux
comptes (le cas échéant). C’est évidemment le reporting mensuel, complet et disséqué qui sert de support à cette
organisation comptable rigoureuse.
 Le calendrier de clôture

Il s’agit d’identifier de manière formelle, par processus, les fournisseurs d’information, de leur expliquer les données
nécessaires à la comptabilité, le format éventuel, le mode de transmission, et d’inventorier les difficultés possibles.

Les différents services opérationnels trouveront fréquemment des solutions qui n’avaient pas été envisagées par le
service comptable. Ce travail d’inventaire réalisé, il reste à établir le planning dont le détail dépendra du niveau de
performance de l'organisation.

Chaque clôture sera l’occasion de son amélioration.

Le planning de clôture doit constituer un véritable engagement de respect des délais et de qualité de l’information
pour l’ensemble de l’entreprise.

Une réunion de préparation est souvent utile pour que les principaux acteurs puissent se rencontrer. Elle doit aboutir à
l’appropriation par chaque responsable de sa partie de la clôture annuelle des comptes de l’entreprise.

 Formaliser les travaux : constituer un dossier de clôture

Etape n° 1: obtenir une balance avant inventaire

C’est quoi une balance avant inventaire?

En cours d’année, le comptable ou les services comptables enregistrent au fur et à mesure les événements
survenus depuis le début de l’exercice (les ventes, les achats, les règlements, les emprunts et leurs
remboursement, la paie des salariés, …). Une fois que ces opérations sont enregistrées, on est capable à une
date donnée d’éditer une balance. Cette balance est appelé balance avant inventaire parce qu’elle est
incomplète.

le SYSCOHADA a préconisé la balance à 6 colonnes. Elle se présente comme suit :

N° Intitulé
compte s Solde en début Mouvement Solde en fin
s

Débiteu Crédite Débit Crédit Débiteu Crédite


r ur r ur
Total d = c D = C d’ c’
=

. Après vérification de la stricte concordance entre ces totaux, il y a lieu de procéder à un


contrôle de vraisemblance et un pointage des comptes afin de déceler les erreurs éventuelles.
Parmi ces erreurs nous pouvons citer :
♦ Les erreurs d’imputation
♦ Les erreurs d’oublis (il s’agit de la non comptabilisation d’une pièce justificative ou d’une
charge calculée).
♦ Les erreurs de saisies (il s’agit de l’enregistrement d’une pièce pour un chiffre différent de
celui qui y est porté).
Ces erreurs peuvent avoir plusieurs origines. Nous citons en particulier :
♦ L’inexistence d’un plan comptable détaillé ou d’un manuel comptable
♦ La mauvaise organisation de la comptabilité
♦ L’insuffisance dans le système de contrôle interne
♦ La qualification insuffisante du personnel
Les travaux de vérification et de pointage permettant de déceler les erreurs commises, sont
souvent d’une ampleur considérable. Pour les mener correctement, il est évident que le
préalable organisationnel soit assuré.
D’une façon générale, la justification des soldes des différents comptes du bilan ne pose pas
de difficultés particulières notamment lorsque les opérations ont été correctement
comptabilisées tout au long de l’exercice.
Les soldes de ces comptes à la date d’arrêté des états financiers doivent correspondre aux
sommes portées sur les pièces justificatives.
Les soldes de comptes des classes 6 et 7 se vérifient indirectement par la vérification des
comptes de bilan ou directement par la reconstitution globale des sommes qui doivent s’y
trouver (loyers, intérêts, redevances, etc…).

Les différentes opérations courantes réalisées par l’entreprise durant un exercice sont enregistrées et classées
méthodiquement en vue de procéder, au terme de ce même exercice, à la détermination du résultat et à la
présentation de la situation patrimoniale de l’entreprise. Cependant, à la clôture de l’exercice les soldes des comptes
résultant des différents enregistrements effectués ne permettent pas de dresser des états comptables qui reflètent la
réalité économique.
L’entreprise doit effectuer différentes opérations comptables à la clôture de l’exercice afin que les comptes délivrent
des informations pertinentes et utiles à la prise de décisions de gestion.
Plusieurs raisons peuvent expliquer les travaux d’inventaire.

 Par exemple, les biens que l’entreprise utilise perdent de la valeur avec le temps, on peut penser aux
bâtiments, aux machines qui se dégradent au fil des années, à certaines marchandises qui ont du mal à se
vendre et de ce fait perdent de la valeur, …
 Toutes les charges et produits ne figurent pas sur cette première balance et certaines doivent être modifiées.
Par exemple, même si les stocks ont été inventoriés, la variation de ces stocks entre le début de l’année et la
date d’inventaire n’a pas encore été comptabilisée. On peut également penser au loyer qui est payé pour
plusieurs années. Le bon sens voudrait que cette charge soit modifiée pour impacter sur l’année uniquement la
partie correspondant à l’exercice.
 Des risques nouveaux sont peut-être apparus: un litige avec un client, ou un salarié qui a porté plainte contre la
société. Il serait sans doute avisé de constituer une provision pour faire face à ce risque.
On voit clairement qu’une balance avant inventaire comporte des lacunes et qu’il faudrait faire une évaluation
de chaque élément du patrimoine de l’entreprise afin de faire comptabiliser les écarts que nous allons
identifier entre la valeur actuelle de l’actif ou du passif avec sa valeur comptable figurant sur la balance
avant inventaire.

Application

Opération 1

la société Compta Ltd évalue au 31 décembre N ses stocks de marchandises en utilisant la


méthode CMP à 200 000 000 F dans une situation de récession et d’autres tendances
négatives du marché. Ces stocks dépréciés n’ont pas pu être vendus au mois de janvier N + 1.
L’entité vend enfin le 5 février N + 1 ses stocks de marchandises pour 140 000 000F. La
date d’arrêté des comptes est le 15 mars N + 1.

Explication:

La perte probable de 60 000 000F (200 000 000 – 140 000 000) doit être comptabilisée dans
les comptes de l’exercice N au 31/12 parce que les stocks sont détenus par l’entreprise avant
la date d’arrêté des comptes. Ainsi, il convient de constater une dépréciation des stocks à
hauteur de 60 000 000F.

Opération 2:

La société Compta Ltd clôt son exercice le 31/12/N. Un incendie survient fin janvier N + 1
et détruit un atelier représentant 20% de la capacité de production. Les dommages
sont estimés à 150 000 000F mais ne remettent pas en cause la continuité d’exploitation.

Explication:

L’incendie n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture et ne remet pas en cause la
continuité d’exploitation: il ne donne pas lieu à un ajustement des comptes annuels de
l’exercice N. Cependant, l’événement étant significatif, une information dans les notes
annexes doit être fournie.

Opération 3:

La société Compta Ltd clôt son exercice le 31/12/N. En février N + 1 débute un litige peu
important résultant d’événements survenus après la date de clôture. La date d’arrêté des
comptes est le 20 avril N + 1.

Explication

Le litige n’a aucun lien avec la situation à la date de clôture et ne présente pas une
importance significative. Il ne donne pas lieu à un ajustement dans les comptes
annuels ni à une information dans les notes annexes. Mais une information doit être
fournie dans le rapport de gestion de l’exercice N.

Opération 4:

Un litige au tribunal du travail est provisionné au passif du bilan au 31/12/N pour un montant
de 50 000 000F. Le conseil d’administration a arrêté les comptes le 15/4/N+1. Une
décision du tribunal intervient le 30/5/N+1 condamnant la société à verser 75 000 000F.

Explication
Cette décision du tribunal ne constitue pas un événement postérieur à la date clôture dans la
mesure où il intervient postérieurement à la date d’arrêté des comptes le 15/4/N+1. En
conséquence les états financiers ne seront pas ajustés.

Opération 5:

Une entité détenant un portefeuille de titres à la clôture de l’exercice constate une chute des
cours de bourse début N + 1.

Explication

Une chute brutale des cours début N +1 en pleine période d’arrêté des comptes annuels de
l’exercice N n‘affecte pas l’évaluation des actifs. En effet, l’événement est relatif à l’exercice N
+ 1 et ne remet pas en cause la valeur actuelle des cours des titres au 31 décembre N.

Pour le faire, nous avons besoin de passer à l’étape n°2.

Etape n°2: L’inventaire extra-comptable

Cette étape est l’inventaire extra-comptable.

C’est quoi l’inventaire extra-comptable?

Pour l’expliquer, nous allons nous référer à ce que dit l’article 42 de l’acte uniforme relatif au droit comptable
et à l’information financière, “A la clôture de chaque exercice, l’entité doit procéder au recensement et à
l’évaluation de ses biens, créances et dettes à leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.”

L’inventaire extra-comptable comprend donc deux phases: une phase dite de recensement et une autre phase
dite d’évaluation.

Le recensement peut être physique ou non.

Les stocks par exemple en général peuvent être recensés physiquement: le magasin est rangé avant le jour de
l’inventaire, les flux sont arrêtés pour fiabiliser les comptages, deux équipes distinctes vont être constitués par
magasin pour dénombrer les stocks.

D’autres éléments de l’actif ne peuvent pas être comptés physiquement et pourtant doivent être recensés. Par
exemple, pour le compte bancaire de la société, on peut demander à la banque de nous fournir un relevé de
compte et de répondre à une demande de confirmation de solde.

Pour les créances clients, nous allons circulariser les clients et leur demander de signer une reconnaissance de
solde.

Après le recensement, les biens et dettes doivent être évalués à la valeur actuelle. Cette valeur s’apprécie en
fonction du marché ou de l’utilité du bien pour l’entreprise. Prenons l’exemple des marchandises. Elles ont
vocation à être vendues. Si nous avons recensé dans notre stock des marchandises qui ont du mal à se vendre,
que faut-il faire? Il faut trouver le prix auquel on pourrait brader ce stock sans trop de difficulté. Si ce prix est
inférieur au coût de revient de la marchandise, il faudra comptabiliser une dépréciation.
Ceci nous amène à l’étape n°3 de la clôture des comptes: les écritures
d’inventaire.

Nous allons distinguer à ce niveau deux types d’écritures: les écritures d’ajustement et les écritures de
régularisation des comptes de gestion.

Ajustement par rapport à quoi? Lorsqu’on effectue un inventaire extra-comptable, très souvent on va détecter
des écarts entre la réalité et ce que présente le système d’informations. Supposons par exemple que nous
avons en principe 20 motocyclettes dans la flotte de la société. A la suite de l’inventaire des immobilisations,
on s’aperçoit qu’il en manque 1. Cette moto a été probablement volé et c’est à l’inventaire que l’on s’en rend
compte. Que faut-il faire? Nous allons passer une écriture d’ajustement afin de constater comptablement cette
différence. La moto va être décomptabilisée et une perte constatée. Les écritures d’ajustement permettent
d’aligner la comptabilité à la réalité pour qu’elle soit le reflet de l’image fidèle.

Le deuxième type d’écriture, c’est les écritures de régularisation des comptes de gestion en particulier pour
respecter les principes de prudence et de spécialisation des exercices. Ainsi, si vous avez payé une prime
d’assurance qui concerne 2 exercices, le principe d’indépendance des exercices voudrait que l’on ne constate
comme charge de l’exercice rien que la partie qui concerne l’exercice. L’excédent sera renvoyé à l’exercice
suivant par le biais des charges constatés d’avance.

Une fois qu’on a terminé avec cette étape, on peut passer à la 4è qui
est l’édition d’une balance définitive. Quand toutes les opérations d’inventaire
ont été comptabilisées, il faut éditer une balance après inventaire et vérifier que
tout est cohérent.
Une fois qu’elle est obtenue, on peut passer à la 5è étape qui est
l’élaboration des états financiers.

Ces états financiers constitue un jeu complet de documents comprenant le bilan, le compte de résultat, le
tableau de flux de trésorerie et l’annexe.
Mais la balance est un document interne. Lorsque l’entreprise envoie ses
comptes à l’administration fiscale, ou les soumet à son banquier, elle montre les
documents de synthèse : Compte de résultat, bilan et l’[Link] comptes de
gestion ne concernent qu’un exercice, après avoir édité les documents de
synthèse, il faut solder tous les comptes pour avoir un nouvel exercice avec des
comptes à zéro.
Par différence entre les produits et les charges, on obtient le résultat de
l’exercice :
120 Résultat de l’exercice-bénéfice
129 Résultat de l’exerciceperte
La modalité informatique préalable à la clôture des comptes est la suivante.
D’un point de vue informatique, la clôture comptable de l’exercice ne peut avoir
lieu qu’après une procédure de validation des écritures de l’exercice clôturé.
Cette validation interdit par la suite toute modification ou suppression des
enregistrements comptables validés. Les écritures ultérieures seront ainsi
obligatoirement saisies sur l’exercice comptable suivant.
On appelle comptes de bilan les comptes des classes 1 à 5. La reprise des à
nouveaux, est la 1re écriture du nouvel exercice. Elle reprend les soldes des
comptes 1 à 5 comme ils apparaissent dans la balance, avec en plus soit le
compte 120 soit le compte 129.
Avant la fin du nouvel exercice, il faut solder le compte : 120 ou 129. On peut
utiliser 119 : report à nouveau solde débiteur dans le cas d’une perte, ou 110 :
report à nouveau créditeur et les comptes de réserve dans le cas d’un bénéfice…
La dernière de la clôture est la fermeture de l’exercice comptable.

Etant donné que nous avons produit les états financiers et l’avons fait arrêté par le conseil d’administration ou
l’organe juridiquement habilité à le faire, il est hors de question de permettre à qui que ce soit de revenir sur la
période comptable clôturée passer une quelconque écriture même par erreur. C’est pourquoi le chef comptable
ou le directeur financier en fonction de l’organisation de l’entreprise va dans le système comptable et procède
à la clôture de la période concernée afin d’archiver les journaux, grand-livres et fichiers comptables. Une fois
la période comptable clôturée, on ne peut plus revenir dessus sauf pour consultation.

La clôture annuelle des comptes a pour objectif principal de permettre aux entreprises et aux
organisations de dresser un bilan de leur performance financière au cours de l'année écoulée.
Cette opération consiste à rassembler et à enregistrer toutes les transactions financières
effectuées pendant l'année, à produire des états financiers tels que le bilan, le compte de
résultat et le tableau de flux de trésorerie, et à vérifier leur exactitude.
La clôture annuelle est une étape importante du cycle comptable. Vont s’articuler autour des
axes suivants

Toutefois, dès lors que les incidences des cours sont jugées significatives, l’entité doit
les expliquer et si possible des conventions et postulats de la comptabilité définis par le
plan comptable général
Postulats ; Principes acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs
fixés:

 • Entité

 • La comptabilité d’engagement

 • Le spécialisation des exercices, article 59 AUDCIF

 • La permanence des méthodes, article 40 AUDCIF

 Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique

Conventions

 Le coût historique

 La prudence

 La régularité et transparence

 La correspondance bilan de cloture- bilan d’ouverture

 L’importance significative

définir un planning des travaux qui récapitule :.


Ce planning d’arrêté doit être communiqué aux différentes personnes concernées, pour les
prévenir bien en amont de la clôture comptable des éléments qu’elles doivent vous fournir et
donc de leur niveau d’intervention. Il est très fréquent de considérer que la clôture annuelle
est l’affaire de la comptabilité ou de la direction financière. C’est une erreur ! En réalité, la
comptabilité est alimentée par les différents départements situés en amont, avec leurs propres
outils.

C’est donc l’ensemble de l’entreprise qui est concerné, quelle que soit sa taille. Ne pas en
tenir compte, c’est obliger le maillon final à ‘courir dans tous les sens’ pour récupérer tant
bien que mal les éléments nécessaires. L’implication de la Direction Générale pour sensibiliser
l’ensemble de l’entreprise aux enjeux de la clôture est donc essentielle
INTERVENANTS OPERATIONS SUPPORTS
1 Notification de la date
d’inventaire
Le Directeur de l’entreprise
notifie au comptable et aux autres
chefs de services, au commissaire
aux comptes (s’il y en a) la date Note circulaire
de démarrage de l’inventaire afin
Le Directeur Lettre au Commissaire
que chacun en ce qui le concerne,
aux comptes
puisse prendre toutes les
dispositions nécessaires au bon
déroulement de l’opération
2 Constitution de l’équipe
d’inventaire Note de service
Le Directeur
Désigne des agents Désigne un Ordre de mission
représentant
3 Elaboration d’un planning
de travail Il s’agit de planifier
Le Directeur
le travail en définissant
Le commissaire aux Ordre de mission
l’ordre, et le calendrier
comptes (s’il y en
d’exécution de l’inventaire
a)
4 Prise de contact des membres
de l’équipe Suivant le planning
présentation des membres de
Le comptable l’équipe
sous la direction  au Directeur Note de service
du Directeur Le  au responsable de la
comptable logistique
 au caissier

La définition d’un planning permet de se fixer des délais de réalisation des travaux, de faire
l’affectation des ressources disponibles (personnel comptable) par tâches. Par exemple, un
planning donnera la date de réalisation de l’inventaire de caisse et des immobilisations et les
collaborateurs qui y sont affectés. recensés du patrimoine.: Le calendrier des travaux
comptables aide au respect des délais légaux et fiscaux

Préparation des éléments de la déclaration de la Avant le 20 du


TVA mois suivant
Réalisation de l’inventaire physique des actifs En fin
d’exercice
Préparation des éléments de la déclaration de la Avant fin janvier
taxe professionnelle de l’année
suivante
Arrêté des comptes et préparation des éléments de Avant fin avril de
la déclaration du résultat fiscal l’année suivante
Approbation du résultat par l’assemblée générale Dans les 6 mois
qui suivent la
clôture des
comptes
Dépôts des états de synthèse auprès du tribunal Dans les 30 jours
de commerce qui suivent
l’assemblée
générale

Pour rappel, voici les délais prescrit par l’AUDCIF:


La date de clôture de l’exercice est fixée uniformément, par l’Acte uniforme, au 31
décembre de chaque année (article 7).

La date d’arrêté des états financiers par les organes dirigeants, légalement responsables, est
fixée au plus tard quatre (4) mois après la clôture, soit à fin avril au plus tard.

La date d’approbation est celle de la décision d’adoption des états financiers par les
associés (cas des sociétés). Elle doit intervenir dans les six mois à compter de la date de
clôture de l’exercice soit à fin juin au plus tard.

Le principe comptable qui va nous guider dans le traitement des événements postérieurs à la
clôture est le principe de spécialisation des exercices. Selon ce principe, doivent être
rattachés à un exercice toutes les charges et tous les produits le concernant, et ceux-là
seulement.

Attention
Tout au long de l’exercice, l’entreprise doit tenir à jour l’enregistrement comptable de
l’ensemble de ses transactions pour pouvoir suivre les délais légaux et fiscaux

Lister les pièces comptables nécessaires aux travaux de clôture

L’un des plus grands challenges d’une clôture comptable réside dans le fait de réussir à
rassembler toutes les pièces justificatives nécessaires pour prouver à l’administration fiscale
que tout est en ordre dans vos comptes. C’est pourquoi il est crucial, avant de s’ attaquer à la
clôture d’un exercice, de lister toutes les pièces comptables que vous avez besoin de
récupérer. Il s’agit entre autres :

Des factures de vente de biens ou de prestations de services


Des factures de dépenses et investissements réalisés au cours de la période
Les relevés et extraits des différents comptes bancaires ouverts au nom de l’entité
Des bordereaux de remise, des copies de chèques et des ordres de virement
Des pièces de caisses
Des contrats, conventions de prêts ou de prestation passés avec les tiers (banques, compagnie
d’assurance, fournisseurs de biens…)
Les bons de commandes et de livraison pour les factures non parvenues ou à établir, etc.

Identifier et impliquer des équipes en charge

Les ressources de votre équipe Avant d’entamer la revue des comptes au sens propre, il vous
faut identifier et impliquer les personnes sur lesquelles reposent votre clôture comptable.
Parmi eux, vous aurez notamment besoin de
L’ expert-comptable, bien entendu. Les dirigeants, qui doivent vous donner accès aux comptes
bancaires de l’entreprise pour effectuer votre rapprochement bancaire.
Les managers de l’entreprise, c’est-à-dire, ceux qui dirigent les départements ou directions ou
les centres de coût.

Veillez à leur envoyer un courriel bien en amont du moment où vous souhaitez vous pencher
sur la clôture de l’exercice social, où vous leur demandez précisément les pièces justificatives
ou les accès dont vous avez besoin, ainsi que la date-butoir à laquelle vous devez les obtenir
En ce qui concerne les dirigeants, prenez également le temps de prévoir la date de
l’assemblée générale ordinaire qui permettra d’effectuer l’approbation des comptes.
:
Vérification des écritures comptables et calcul des impôts et taxes annuel
L’objectif est de prouver que toutes les pièces comptables (justificatifs) sont inscrites dans le
grand livre journal ou votre logiciel comptable, réciproquement que chaque écriture dans le
grand livre ou dans votre logiciel est soutenue par une pièce justificative. Cet examen passe
par
Un inventaire de vos actifs
Un inventaire de vos passifs
L’inventaire des stocks
L’analyse de la trésorerie,
La circularisation des clients et des fournisseurs
La réconciliation des comptes de provisions et de tiers,
etc.

Désormais, vous avez face à vous la balance générale des comptes qui synthétise l’ensemble
des opérations de la société et qui sert de base à l’établissement de la liasse fiscale et
comptable (bilan, compte de résultat et notes annexées)
Etape n°2: L’inventaire extra-comptable

L’inventaire physique est une opération extra –comptable qui consiste à recenser, compter,
dénombrer, peser, mesurer et évaluer les biens qui existent physiquement et qui
constituent la propriété de l’entreprise.

l’article 42 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière, “A la


clôture de chaque exercice, l’entité doit procéder au recensement et à l’évaluation de ses
biens, créances et dettes à leur valeur effective du moment, dite valeur actuelle.” L’inventaire
extra-comptable comprend donc deux phases: une phase dite de recensement et une autre
phase dite d’évaluation.

les travaux consistent à recenser et à évaluer tous les éléments du patrimoine de l’entreprise
en effectuant un inventaire physique ou réel et à les regrouper dans le livre d’inventaire :

• inventaire des stocks,

• recensement des immobilisations,

• état des créances,

• état des dettes,

• état du portefeuille de titres,

• situation de caisse,

• contrôle des disponibilités en banque, …

• Pour les stocks, l’inventaire physique doit être rapproché de l’inventaire théorique (ou
informatique ou comptable).

L’inventaire physique a pour objectifs de :


– Constater ce qui existe physiquement ;
– S’assurer de l’état physique des biens ;
– Distinguer les biens appartenant à l’entreprise de ceux des tiers
– Situer d’éventuels écarts entre les biens enregistrés par la comptabilité et ceux
existant physiquement.

Le recensement peut être physique ou non


- Les stocks par exemple en général peuvent être recensés physiquement: le magasin est
rangé avant le jour de l’inventaire, les flux sont arrêtés pour fiabiliser les comptages,
deux équipes distinctes vont être constitués par magasin pour dénombrer les stocks.
- D’autres éléments de l’actif ne peuvent pas être comptés physiquement et pourtant
doivent être recensés. Par exemple, pour le compte bancaire de la société, on peut
demander à la banque de nous fournir un relevé de compte et de répondre à une
demande de confirmation de solde.
- Pour les créances clients, nous allons circulariser les clients et leur demander de signer
une reconnaissance de solde.
- Après le recensement, les biens et dettes doivent être évalués à la valeur actuelle. Cette
valeur s’apprécie en fonction du marché ou de l’utilité du bien pour l’entreprise.
Prenons l’exemple des marchandises. Elles ont vocation à être vendues. Si nous avons
recensé dans notre stock des marchandises qui ont du mal à se vendre, que faut-il faire?
Il faut trouver le prix auquel on pourrait brader ce stock sans trop de difficulté. Si ce
prix est inférieur au coût de revient de la marchandise, il faudra comptabiliser une
dépréciation.

les écritures d’inventaire.

1°) Présentation de la balance des comptes avant inventaire à partir de l’ensemble des
comptes du grand livre ainsi que les balances (ou relevés) des comptes clients et fournisseurs.

2°) Evaluation des éléments d’actif et des éléments de passif afin d’établir le livre d’inventaire.

3°) Régularisation de la valeur des stocks (matières premières, marchandises, produits finis,
…) c’est à dire :

 annulation de la valeur des stocks initiaux du début de l’exercice,


 enregistrement de la valeur des stocks finaux à la fin de l’exercice, après inventaire.

En raison de l’intermittence de l’inventaire, réalisé une fois tous les douze mois, la valeur des
stocks à la fin de l’exercice N-1 deviendra par conséquent la valeur des stocks au début de
l’exercice N d’où la possibilité de :

 évaluation des variations de stock de matières premières et de marchandises


(différence entre stock initial et stock final)
 évaluation des productions stockées ou déstockées de produits finis ou de produits en
cours (différence entre stock final et stock initial)

4°) Pour les immobilisations amortissables il s’agit de :

 constater les consommations des avantages économiques attendus des immobilisations


corporelles et incorporelles, dues à leur utilisation et entraînant des pertes de valeurs
irréversibles ou définitives par des dotations aux amortissements économiques,
 rechercher d’éventuels indices de pertes de valeurs, procéder au test de dépréciation et
constater par conséquent soit des dotations aux dépréciations ou soit à des reprises sur
dépréciations,
 faire apparaître leurs valeurs comptables nettes à une date donnée.

5°) Certaines immobilisations corporelles et incorporelles peuvent subir des dépréciations qui
peuvent faire l’objet d’ajustement comme des dotations ou des reprises :

 terrains,
 fonds de commerce, …
6 °) Pour les éléments de l’actif circulant et certaines immobilisations financières, les
dépréciations latentes, réversibles ou non définitives nécessitent la constitution ou
l’ajustement en plus ou en moins des dépréciations :

 des stocks de marchandises, de matières premières, de produits finis, …


 des créances douteuses détenues sur les clients,
 des titres immobilisés, de participation,
 des valeurs mobilières de placement.

: 7°) Constitution ou réalisation d’ajustements de provisions réglementées à caractère


exceptionnel, pour des raisons fiscales.

8°) Prévision de certains risques et charges ultérieurs à l’aide de provisions pour risques et
charges avec éventuellement des ajustements par dotations ou reprises

9°) Régularisation des comptes de gestion c’est à dire des comptes de charges et de produits
par des ajustements relatifs à des opérations en cours à la fin de l’exercice dans le but de
déterminer le résultat réel de chaque exercice comptable et pour respecter le principe
d’indépendance.

10°) Contrôle des comptes de trésorerie par « état de rapprochement » et les comptes de tiers
par « lettrage » et enregistrement des opérations diverses de régularisations.

Nous allons distinguer à ce niveau deux types d’écritures: les écritures d’ajustement et
les écritures de régularisation des comptes de gestion.

Ajustement par rapport à quoi? Lorsqu’on effectue un inventaire extra-comptable, très


souvent on va détecter des écarts entre la réalité et ce que présente le système
d’informations. Supposons par exemple que nous avons en principe 20 motocyclettes dans la
flotte de la société. A la suite de l’inventaire des immobilisations, on s’aperçoit qu’il en
manque 1. Cette moto a été probablement volé et c’est à l’inventaire que l’on s’en rend
compte. Que faut-il faire? Nous allons passer une écriture d’ajustement afin de constater
comptablement cette différence. La moto va être décomptabilisée et une perte constatée. Les
écritures d’ajustement permettent d’aligner la comptabilité à la réalité pour qu’elle soit le
reflet de l’image fidèle.

Le deuxième type d’écriture, c’est les écritures de régularisation des comptes de gestion en
particulier pour respecter les principes de prudence et de spécialisation des exercices. Ainsi,
si vous avez payé une prime d’assurance qui concerne 2 exercices, le principe d’indépendance
des exercices voudrait que l’on ne constate comme charge de l’exercice rien que la partie qui
concerne l’exercice. L’excédent sera renvoyé à l’exercice suivant par le biais des charges
constatés d’avance.

11°) Présentation de la balance après inventaires comptable et extra comptable.

Cette balance, on ne la touche plus. Elle comprend toutes les écritures d’ajustement et de
régularisation y compris l’écriture d’impôt sur le résultat. C’est vraiment la dernière version
de balance. Elle va être archivée. C’est elle qu’on utilise pour produire les États financiers
[Link] fois qu’elle est obtenue, on peut passer à

12°) Clôture des comptes de gestion (charges et produits) de l’exercice par virement au
compte « 12. Résultat de l’exercice».

13°) Etablissement du Tableau ou Compte de Résultat de l’exercice et calcul du résultat de


l’exercice.
14°) Présentation de la balance de clôture regroupant tous les comptes non soldés et le
compte « 12 Résultat de l’exercice » indiquant soit :

 un bénéfice compte 120 Résultat de l’exercice (solde créditeur) : Bénéfice,


 ou une perte compte 129 Résultat de l’exercice (solde débiteur) : Perte.

Tous les comptes de gestion étant soldés, cette balance ne regroupe que des comptes de bilan,
des classes 1 à 5 dont le compte Résultat de l’exercice

15°) Présentation du bilan comptable ou financier à la fin de l’exercice.

16°) Présentation des tableaux de l’annexe (état des immobilisations, état des
amortissements, état des provisions, état des échéances des créances et des dettes, …).

17°) Détermination du résultat au bilan puis contrôle du résultat comptable de l’exercice.

18°) Clôture des livres comptables au titre de l’exercice. C’est une opération irréversible qui
empêche tout accès à la comptabilité au titre de l’exercice clos définitivement.

« Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant 10 ans. »

Tous les logiciels comptables présentent les fonctionnalités relatives à ces différentes
procédures de fin d’exercice.

Les traitements comptables de fin d’exercice revêtent une grande importance que ce soit :

 par leur caractère obligatoire, réglementaire et fiscal,

 pour le respect des principes définis dans le Plan Comptable Général,

 par la présentation de documents de synthèse fiables et destinés à l’information des


tiers (dirigeants, associés, actionnaires, personnel, …),

 l’établissement de documents d’analyse du dossier de gestion tels que le tableau des


soldes intermédiaires de gestion, le tableau de financement, le tableau des flux de
trésorerie, …

 l’appréciation sur l’évolution de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise à l’aide de


ratios,

 la prise de décisions de gestion.

comptables. Une fois la période comptable clôturée, on ne peut plus revenir dessus sauf pour
consultation.

Des tâches fiscales restent encore à réaliser selon les différentes catégories et selon les
régimes fiscaux :
 Bénéfices Industriels et Commerciaux,

 Bénéfices Agricoles,

 Bénéfices Non Commerciaux,

 Plus et moins values professionnelles,

 Revenus fonciers,

 Revenus mobiliers,

 Impôt sur les Sociétés.

Les stocks en fin d’exercice

Les stocks sont des actifs:


 détenus en vue de la vente dans le cours normal de l'activité :
marchandises et produits finis;
 en cours de production pour une telle vente : produits en cours ou
intermédiaires; ou
 sous forme de matières premières ou de fournitures devant être
consommées dans le processus de production ou de prestation de services.

Ils sont obligatoirement « stockés », à savoir qu’ils transitent par un compte de la


classe 3, en inventaire permanent ou intermittent. Tel est le cas :
o des marchandises, achetées en 601, stockées en 31, et revendues en
701,
o des matières premières, achetées en 602 et stockées en 32,
o des produits finis, stockés en 36 et vendus en 702,
o des produits intermédiaires, stockés en 37 et vendus en 703,
o des produits résiduels, stockés en 37 et vendus en 704,
o les produits en cours, stockés en 34, et normalement non vendus à ce
stade.

 Le SYSCOHADA prévoit que les autres approvisionnements peuvent être :


o soit « stockés » en 33, et achetés dans ce cas en 604,

: méthodes autorisées (article 44)

• Stocks de biens identifiables: évalués à leurs cout individuels

• Stocks de biens fongibles : FIFO ou CMUP

Les techniques d'évaluation du coût des stocks, telles que la méthode du coût standard ou la
méthode du prix de détail, peuvent être utilisées pour des raisons pratiques si ces méthodes
donnent des résultats proches du coût

• NB : La même méthode doit être utilisée pour tous les stocks de même nature et de même
utilité.

La méthode de l’inventaire intermittent autorise la neutralisation des comptes de la


classe 3 en cours d’exercice, et leur régularisation en fin d’exercice seulement, par le
jeu des comptes

Les variations des stocks

• Principe

• L’expression « Variations de stocks » compte 603 concerne les stocks de matières


premières, de marchandises, et autres approvisionnements (emballages, fournitures stockées
par exemple) ...

• La variation est évaluée par comparaison entre la valeur du stock initial et celle du stock
final.
• Cette variation est utile pour déterminer le montant des achats consommés pendant une
période, le plus souvent, un exercice comptable :

• dans une entreprise industrielle pour les matières premières,

• dans une entreprise commerciale pour les marchandises

Ainsi, selon leur nature :

Montant des achats consommés = Montant des achats de la période +/- Variation de stock
(stock initial - stock final)

Justificatifs des variations des stocks

• Variation de stock positive : SI > SF • Variation de stock négative : SI < SF


(=> Solde débiteur du compte 6032), (=> Solde créditeur du compte 6031),

• Le stock a diminué : déstockage. • Le stock a augmenté : stockage.

• Il y a une augmentation des charges • Il y a une diminution des charges

Production stockée et déstockée

Principe

L’expression « Production stockée » s’applique aux stocks de produits en cours et de produits


finis. La production stockée ou déstockée est obtenue par différence entre la valeur du stock
final et celle du stock initial.

Dans une entreprise industrielle, elle est nécessaire à l’évaluation du coût de la production
vendue pendant la période. D’où :

Cout de la production vendue = Montant de la production de l’exercice+/- Variation de stock


(stock final - stock initial)

Justificatifs des variations des stocks

Stocks de Produits en cours :

• Variation de stock négative : SF< SI • Variation de stock positive : SF> SI


(=> Solde débiteur du compte 73), (=> Solde créditeur du compte 736),

• Le stock a diminué : déstockage. • Le stock a augmenté : stockage.

• Il y a une diminution des produits. • Il y a une augmentation des produits.


1. Comptabilisation des stocks à la date d’arrêté des comptes.

Les écritures de régularisation des stocks concernent généralement l’annulation de la


depreciation de l’exercice précédent, la constatation de la nouvelle dépréciation de
la valeur des stocks et la constatation de la différence d’inventaire entre le stock réel
et le stock théorique.
Mais, toutefois cette comptabilisation diffère légèrement entre les deux méthodes
d’inventaire.

En inventaire intermittent
Les comptes de stocks fonctionnent deux fois, en début et à la fin de l’exercice. En
début d’exercice on a le report à nouveau et en fin d’exercice on a la constatation
du stock final et l’annulation du stock initial.

D : 603/73
C:3
(Annulation du stock initial

D:3
C : 603/73
(constatation du stock final)

En inventaire permanent

L'inventaire comptable permanent permet à l'entité de connaître à chaque instant :

 le montant de ses stocks ;


 le coût d'achat des marchandises vendues ;
 le coût d'achat des matières et fournitures engagées dans le processus de fabrication.

A travers cette méthode, l’entreprise constatera uniquement les écritures d’annulation et de


constatation de la depreciation ainsi celle de la différence constatée entre le stock théorique
et le stock réel. D’où, les comptes de stocks ont été mouvementés au cours de l’année et ils
ressortent déjà le stock final En fin d’exercice l’inventaire physique est comparé du solde des
comptes de stocks. Ces derniers sont ajustés éventuellement au résultat des inventaires
physique en contrepartie des comptes 603/73.
Si stock réel est supérieur au stock comptable :

D:3
C : 603/73
Si stock réel est inférieur au stock comptable

D : 603/73
C:3

Evaluation à la date d’inventaire

Stock évalué à la valeur actuelle= valeur d’inventaire

Valeur d’inventaire= plus petite valeur entre cout d’entrée et valeur nette de réalisation en
vertu de la convention de de prudence

Après avoir comptabilisé le stock final, il faut déterminer la valeur actuelle du


stock et comparer à la valeur d’entrée.
Si valeur actuelle des stocks est supérieure à la valeur d’entrée, il y a lieu de
constater une dépréciation des stocks.
1 – Valeur Actuelle pour les matières premières et les

fournitures : Formule :

Valeur actuelle = Prix actuel d’achat sur le marché + Charges actuelles accessoires d’achat

Au 31/12/2006, l’entreprise « TRANCHANT » S.A détient en stock 1000


unités d’une matière première dont le coût d’acquisition est de 50 Dh/ unité.
Le cours de cette matière a chuté et est, en fin d’exercice, de 40 Dh
l’unité, les charges actuelles accessoires d’achat sont de 10% du prix actuel
d’achat.
TAF : Calculer la valeur actuelle des matières premières au 31/12/2006

Résolution :
Valeur d’entrée en stock : 1000 * 50 = 50 000 Dh
Prix actuel d’achat : 1000 * 40 = 40 000 Dh
Charges actuelles accessoires d’achat : 40 000 * 10% = 4 000 Dh
Valeur actuelle des matières premières = 40 000 + 4 000 = 44 000 Dh.

2 – Valeur Actuelle pour les produits finis et les

marchandises : Formule :

Valeur actuelle = Prix vente probable - Charges restant à engager pour réaliser la vente
Remarque : Le prix de vente probable doit tenir compte, dans le respect du
principe de prudence, des perspectives de vente et notamment :
 Du « prix du marché » s’il en existe un à son niveau actuel (date de
l’inventaire) ou futur (en cas d’évolution à la baisse) ;
 Des particularités des produits ou marchandises en stock et
notamment de leur inadaptation aux conditions nouvelles du marché
(cas des articles démodé ou obsolètes,…) ou de leur état (articles
abîmés,…).

Exemple n°4:
Au 31/12/2006, l’entreprise « SUCHET » S.A détient en stock 1000 articles
d’un produit fini dont le coût de production est de 70 Dh/ unité.
Le prix de vente probable est, en fin d’exercice, de 72 Dh/ articles, les
charges actuelles de distribution sont de 3 Dh par articles.
TAF : Calculer la valeur actuelle du produit fini au 31/12/2006

Résolution :
Valeur d’entrée : 1000 * 70 = 70 000 Dh
Prix de vente probable: 1000 * 72 = 72 000 Dh
Charges de distribution : 1 000 * 3= 3000 Dh
Valeur actuelle du produit fini = 72 000 - 3 000 = 69 000 Dh.

2. Valeur Comptable Nette.

La valeur nette comptable est la valeur qui figure dans le bilan. Par respect
du principe de prudence est retenue comme valeur comptable nette, dans le
bilan, la valeur d’entrée ou si elle est inférieure à la valeur actuelle.
Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur d’entrée, il est appliqué à cette
dernière une
correction en diminution sous forme d’une provision pour dépréciation.

Valeur d’entrée > Valeur actuelle ou dépréciation = Valeur Brute


valeur d’entrée – Valeur actuelle

Il n’y a pas à déprécier les matières 1ere si la vente des produits auxquels ils seront
incorporés se fera sans perte.
Si la vente va être déficitaire, il convient de déprécier les matières premières.
Cette dépréciation sera déterminée sur la base du coût de remplacement de
matières premières.

Exemple : Coût unitaire d’entrée de 9600 unités de 10.000frs comprenant 12% de


charges directes d’achats.
Hypothèses1 : A la clôture le prix unitaire d’achat est de 7.000frs. ce qui aura pour
effet de vendre des produits finis avec une perte notable.
Valeur d’entrée ➔ 9.600 * 10.000 = 96.000.000
Valeur actuelle ➔ 9.600 7.000 +

1,12 = 75.264.000 dépréciation :

Hypothèse2 : Le prix
d’achat ➔ 9.400 Valeur
d’entée

➔96.000.000
Valeur ( 96.000 * 94.000 * 1,12)= 101.068.000

Plus-values = 5.068.000

❖ Valeur actuelle des produits fabriqués en cours.


Elle correspond à la valeur probable nette de réalisation
(Prix de vente – charge de production restant à engager – frais / vente )

Exemple : Stocks produits en cours 400.000.


Prix de vente du produit 700.000
fini
Charge restante à 210.000.
engager
Frais / vente 100.000.

Valeur Actuelle = (700.000 –210.000 – 160.000 )=330.000.


Valeur Entrée = 400.000.

Hypothèse2 : prix de vente du produit fini = 800.000. Valeur Actuelle =800.000


– (210.000 + 160.000 ) =430.000.
Valeur Actuelle est supérieure à la Valeur Entrée ➔ + values latentes.
.

Ecriture type de dépréciation


D : 659
C :39
Ecriture de dépréciation

Pour les exercices futurs la provision sera ajustée en fonction de


l’évolution de la valeur actuelle On annule la totalité de la provision
sur le stock initial ( par voie de reprise ) et on constate la totalité de la
dépréciation sur le stock final ( par voie de dotation.

les immobilisations corporelles sont des actifs corporels :


qui sont détenus par une entité soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de
biens ou de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives ; et

dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’une période


Il s’agit donc

des biens existant dans l’entreprise, destinés à servir durablement à son exploitation. Ces
biens doivent être la propriété de l’entreprise, se trouver à l’actif du bilan avec une valeur
certaine.

Nous pouvons déduire de ces différentes définitions que la notion d’immobilisation intègre
l’ensemble des biens durables détenus par une entreprise sur plus d’un exercice comptable et
qui ne sont pas destinés à la revente. Ces biens représentent des investissements engagés afin
de développer le potentiel productif de l’entreprise.
Règles d’enregistrement des immobilisations à l’actif
A l’entrée dans le patrimoine

 Valeur d’entrée Somme des coûts mesurés en termes monétaires que l’entreprise doit
supporter pour acheter le bien ou le produire

En fin d’exercice
 Valeur actuelle C’est une valeur d’estimation, à une date considérée, en fonction du
marché et de son utilité économique pour l’entreprise.
Valeur comptable nette a valeur comptable nette, inscrite au bilan, est égale à la valeur
d'entrée après correction le cas échéant, dans le respect du principe de prudence et par
comparaison avec la valeur actuelle.
Comptabilisations des moins values latentes (VNC < Valeur actuelle)
Cessions d’immobilisations : En cas de cession d’un bien, l’immobilisation est sortie du
bilan ainsi que le cumul des amortissements antérieurs. Une plus-value ou une moins-
value est constatée le cas échéant et, est égale à la différence entre le montant net de la
vente déduction faite de tous les frais de cession, et, d’autre part, la valeur nette du
bien.
Mises au rebut d’immobilisations : Les éléments mis hors service sont sortis du bilan (à
matérialiser par un PV de mise au rebut).

II) L’amortissement des immobilisations

Les achats de bien figure au compte de classe 6. Ces biens sont utilisés et consommés lors du
premier usage. Au contraire les immobilisations vont être utilisés sur plusieurs années, elles
ne disparaissent pas lors de leur premier usage, il convient par conséquent de répartir leur
valeur sur toute la durée d'utilisation de ces immobilisations. Grâce à une technique
comptable appelée l'amortissement. Il est donc nécessaire de constater à la clôture de
l'exercice comptable, la consommation d'avantages économiques futures générés par
l'utilisation des immobilisations. Certaines immobilisations ont une durée d'utilisation limités
dans le temps. Dans ce cas, elles sont amortissable, celle qui ont une durée d'utilisation
indéterminable ne peuvent pas être amortis (ex : le terrain). Le comptable réalise un plan
d'amortissement pour chaque immobilisation dès son entrée dans le patrimoine de l’entité.
1 – Actif amortissable

un actif amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entreprise est déterminable.
L’utilisation est définie comme la consommation des avantages économiques attendus par
l’entreprise. Cette consommation peut être mesurée par une approche temporelle, ou par
recours aux unités d’œuvre d’ordre économique les plus pertinentes. Elle ne peut en tout état
de cause être déterminable que si l’usage attendu du bien est limité dans le temps. Cet usage
est considéré comme limité dans le temps lorsque l’un des critères suivants est applicable, à
l’origine ou en cours d’utilisation :

Il résulte de ces définitions que lorsque l’utilisation d’un actif n’est pas déterminable, en
raison de l’absence d’une durée prévisible, finie et mesurable pour les avantages économiques
qu’il procure, cet actif ne peut faire l’objet d’un amortissement. D’une manière générale, il en
va ainsi des terrains, ainsi que de certains éléments incorporels (fonds de commerce).

les éléments incorporels qui entrent dans la composition de l’actif ne se déprécient pas
généralement du fait de l’usage du temps et ne peuvent, par conséquent, donner lieu à
amortissement. Cela étant, , certains éléments de l’actif incorporel peuvent faire l’objet d’un
amortissement s’il est normalement prévisible, dès sa création ou son acquisition, que leurs
effets bénéfiques sur l’exploitation prendront fin nécessairement à une date déterminée

les droits détenus sur les dossiers scientifiques nécessaires à l’obtention, au renouvellement
ou au transfert de l’autorisation de mise sur le marché d’une spécialité pharmaceutique,
peuvent faire l’objet d’un amortissement, dès lors qu’il est possible de déterminer la durée
prévisible durant laquelle cette commercialisation produira ses effets bénéfiques sur
l’exploitation, en tenant compte notamment de l’évolution des conditions scientifiques,
techniques et économiques du marché de cette spécialité

Les terrains et les constructions sont des actifs distincts, traités séparément en comptabilité
même lorsqu’ils sont acquis ensemble. Sauf quelques exceptions, telles que des carrières et
des sites de décharge, les terrains ont une durée d’utilité illimitée et ne sont donc pas
amortis. Les constructions ont une durée d’utilité limitée et sont, en conséquence, des actifs
amortissables. Une augmentation de la valeur du terrain sur lequel est édifiée une
construction n’affecte pas la détermination du montant amortissable de la construction.
Lorsque des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de remise en état du site sont
incorporés au coût d’un terrain, cette partie du terrain est amortie sur la durée des
avantages obtenus en engageant ces coûts. Dans certains cas, le terrain lui-même peut avoir
une durée d’utilité limitée, auquel cas il est amorti d’une manière reflétant les avantages qui
doivent en être retirés.

les actifs indiqués ci-dessous sont-ils amortissables ou non ? Justifier.

Actif
Eléments amortissable Justificatifs
(O/N)
Utilisation déterminable
Brevets, licences OUI Bénéficient d'une protection juridique, limitée dans le temps.

Utilisation déterminable, limitée par le passage du


Constructions OUI
temps.
Installations Utilisation déterminable, limitée par l'usure physique ou
techniques, OUI l'évolution technique.
matériels et outillages
industriels
Pas de limite prévisible à la durée d'utilisation du bien.
Terrains NON

Durée d'utilisation déterminable et limitée au temps


Carrières OUI
d'exploitation de la carrière.

Remarque : Des immobilisations non amortissables peuvent devenir amortissables.


Exemple : décision de supprimer une marque à une date donnée. Le plan
d’amortissement débute lors de la prise de décision jusqu’à la date d’échéance prévue.

2 – L’amortissement

Selon l’article 45 du SYSCOHADA, l’amortissement consiste pour l’entité à repartir le


montant amortissable du bien sur sa durée d’utilité selon le plan défini.

La durée d’utilité
La durée d’utilité est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour l’entité. Tous les facteurs suivants
sont pris en considération pour déterminer la durée d’utilité d’un actif :
1 - L’usage attendu de cet actif par l’entité, évalué par référence à la capacité ou à la production physique
attendue de cet actif ;
2 - L’usure physique attendue dépendant notamment des cadences de production et de maintenance ;
3 - L’obsolescence technique ou commerciale découlant de changement ou d’améliorations dans la
production ou d’une évolution de la demande du marché pour le produit ou le service fourni par l’actif ;
4 - Les limites juridiques ou similaires sur l’usage de l’actif, telles que les dates d’expiration des courants
de location.
3 – Le plan d’amortissement
Le plan d’amortissement est la traduction comptable de la répartition de la valeur
amortissable selon le rythme de consommation des avantages économiques attendus en
fonction de son utilisation probable. C’est sur la durée réelle d’utilisation dans l’entreprise
que doit être élaboré le plan d’amortissement

4 – Caractère obligatoire
 Obligation comptable même en l’absence ou l’insuffisance de bénéfice.
 Obligation fiscale (CGI) avec :
 l’obligation d’un amortissement minimum égal à l’amortissement linéaire
cumulé (sinon : Amortissement Irrégulièrement Différés (AID) non déductibles
définitivement)
 l’obligation d’effectuer « réellement » l’amortissement, c’est-à-dire de les
comptabiliser (règle de la primauté du fait comptable), sous peine de non
déduction ultérieure (amortissements irrégulièrement différés - AID);
Intérêt de l'amortissement
L’amortissement permet de :
 Corriger la valeur des immobilisations et de les faire figurer au bilan pour leur valeur réelle.
 Remplacer à la fin de la durée d’utilisation, les immobilisations dépréciées ( incitation à l’investissement)
 Diminuer le bénéfice imposable. (moins d’impôt )

1 – Caractéristiques générales

La détermination du plan d’amortissement est systématique pour toutes les


immobilisations amortissables, que l’entreprise soit bénéficiaire ou déficitaire.
Il est déterminé par la direction de l’entreprise à la date d’entrée du bien à l’actif. Ce
plan n’est pas figé et peut subir des ajustements en cas de modification significative de
l’utilisation prévue du bien.
 PA propre à chaque actif amortissable déterminé par la direction de l’entreprise à
la date d’entrée du bien à l’actif
 Cas de composants : un PA propre à chacun des éléments (
 Respect du principe de permanence des méthodes sauf modification significative
dans l’utilisation prévue

 Champ d’application : s’applique aux immobilisations corporelles et incorporelles

 Forme : tableau prévisionnel préétabli . Ce plan fait ressortir le montant de la dotation


annuelle, le cumul des amortissements et enfin la valeur nette comptable. Si une
immobilisation a une valeur résiduelle non nulle, alors en fin de vie, la valeur nette
comptable sera équivalente à cette valeur résiduelle. Dans le cas contraire, on aura
une valeur nette comptable nulle
 Quatre paramètres :il s’agit donc de préciser :
• la valeur amortissable,
• la durée et le rythme de consommation des avantages économiques,
• la méthode retenue pour traduire la consommation des avantages économiques.
date de départ de l’amortissement

2 – La base amortissable

la base de calcul de l’amortissement est en principe constituée de la valeur brute de l’actif


sous déduction de sa valeur résiduelle. La valeur brute est définie comme étant la valeur
d’entrée de l’actif dans le patrimoine ou de sa valeur réévaluée.

 a – La valeur brute
Valeur brute = valeur d’entrée (ou valeur réévaluée)
ACTIFS EVALUATION
 acquis à titre onéreux Coût d’acquisition

 produits par l’entreprise Coût de production

 acquis à titre gratuit ou Valeur vénale


par voie d’échange

La valeur résiduelle correspond au montant, net des coûts de sortie attendus, que l’entreprise
pourrait obtenir de la cession de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation Toutefois, la
valeur résiduelle n’est prise en compte que si elle est à la fois significative et mesurable. A cet
égard, la valeur résiduelle d’un actif n’est mesurable que s’il est possible de déterminer de
manière fiable, dès l’origine, la valeur de marché de revente du bien en fin de période

Les coûts de sortie sont les coûts directement attribuables à la sortie d’un actif, à l’exclusion
des charges financières et de l’impôt sur le résultat de cession. Il peut s’agir de coûts internes
ou externes permettant de mettre l’actif en état d’être vendu (frais d’actes, de timbres, coûts
d’enlèvement…).

La valeur résiduelle est déterminée lors de l’entrée du bien à l’actif.

Exemple : début (N), une entreprise achète 15 000 € un petit véhicule utilitaire pour faire ses
livraisons, amorti sur 5 ans en linéaire, qu’elle cède au bout de 5 ans d’occasion, pour en
racheter un neuf. La revente se fait en général pour 25 % du prix d’acquisition, car le
véhicule a relativement peu roulé, et conserve un bon état général. L’entreprise consacre 250
euros aux frais de revente (annonces, frais divers
= [15 000 - ((15 000 x 25%) -250)] x 20% = 2 300
c – Position fiscale
Base amortissable = « prix de revient » de l’immobilisation (càd sa valeur brute en général).

La valeur résiduelle n’est pas admise fiscalement.


Donc : base fiscale ≠ base comptable

à Amortissement fiscal > amortissement comptable


à nécessité d’amortissements dérogatoires afin de ne pas être pénalisé fiscalement

5 – La durée d’amortissement de l’actif


a – Règle comptable
Durée d’amortissement = durée d’utilisation probable (en se référant aux caractéristiques
propres de l’E et non aux usages de la profession)
La durée d’utilité d’un actif est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour
l’entité. La politique de gestion des actifs d’une entité peut faire intervenir la sortie d’actifs
au bout d’un délai spécifié ou après consommation d’une certaine quantité d’avantages
économiques futurs représentatifs de cet actif. En conséquence, la durée d’utilité d’un actif
peut être plus courte que sa vie économique. L’estimation de la durée d’utilité de l’actif est
affaire de jugement, basé sur l’expérience de l’entité pour des actifs similaires.
Donc : la durée d’utilisation peut être < à la vie économique
b – Position fiscale

Durée d’amortissement = durée normale d’utilisation (ou durée d’usage)


D’où possibilité d’amortissement comptable ≠ d’amortissement déductible fiscalement

4 – Le mode d’amortissement a –
Règle comptable
« Le mode d’amortissement doit permettre au mieux de traduire le rythme de
consommation des avantages économiques attendus de l’actif… »
Aucune méthode n’est donc conseillée ou interdite. Le choix est laissé à l’entreprise, le seul
objectif étant la meilleure traduction économique.
La consommation peut être déterminée:
 en unités de temps (de manière linéaire, croissante ou décroissante)
 en unités d’œuvre, càd de manière variable (en fonction du nombre de km
parcourus, de pièces produites, etc)
A défaut de mode adapté, le mode linéaire est appliqué
Différents modes d’amortissement peuvent être utilisés pour répartir de façon systématique
le montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité. Ces modes incluent
 le mode linéaire qui conduit à une charge constante sur la durée d'utilité de l'actif ;

 le mode dégressif à taux décroissant qui conduit à une charge décroissante sur la durée
d'utilité de l'actif;

 le mode des unités de production ou unités d’oeuvre (nombre de pièces produites, heures de
fonctionnement, nombre de kilomètres parcourus, nombre d’heures de travail etc.) qui donne
lieu à une charge basée sur l'utilisation ou la production prévue de l'actif ;

Le mode d'amortissement retenu est appliqué de manière cohérente d’une période à l’autre,
sauf en cas de changement du rythme attendu de consommation de l’actif.
b – Position fiscale

Modes d’amortissement autorisés :


 linéaire (droit commun)
La loi prévoit des dispositifs d’amortissements accélérés en faveur de certains
investissements. Il s’agit notamment des régimes d’amortissements dégressifs et
exceptionnels
Si dotation comptable < dotation fiscale : amortissement dérogatoire
Si dotation comptable > dotation fiscale : réintégration xxtracomptable de la fraction
excédentaire de dotation

5 – Date de départ de l’amortissement


’amortissement d’un actif commence dès qu’il est prêt à être mis en service, c’est-à-dire dès
qu’il se trouve à l’endroit et dans l’état nécessaires pour pouvoir l’exploiter de la manière
prévue par la direction.
L’amortissement d’un actif doit cesser à la plus rapprochée des dates suivantes : la date à
laquelle cet actif est classé comme détenu en vue de la vente (ou inclus dans un groupe
destiné à être cédé qui est classé comme détenu en vue de la vente) ou la date à laquelle cet
actif est décomptabilisé. Par conséquent, l’amortissement ne cesse pas lorsque l’actif est
laissé inutilisé ou mis hors service, sauf si l’actif est entièrement amorti.
Toutefois, selon le mode d’amortissement fondé sur l’utilisation, la dotation aux
amortissements peut être nulle lorsqu’il n’y a aucune production

= date de début de consommation des avantages économiques, en général : date de mise en


service
(peut-être ≠ règles fiscales : ex date d’acquisition pour amortissement dégressif)

III – La révision du plan d’amortissement


Le plan d’amortissement est défini à la date d’entrée du bien à l’actif. Toutefois, toute
modification significative de l’utilisation prévue, par exemple durée ou rythme de
consommation des avantages économiques attendus de l’actif, entraîne la révision
prospective de son plan d’amortissement »
L’amortissement devant désormais être le reflet exact de l’utilisation du bien, il devrait y
avoir beaucoup plus de révision des plans d’amortissement
1 – Modification significative de l’utilisation prévue
 DOIT entraîner la révision du plan d’amortissement.
 Révision prospective (et non rétrospective)
 Taux d’amortissement ajusté pour l’exercice en cours et les suivants.
 Changement d’estimation à mentionner en annexe.
2 – Modification de la base amortissable
La comptabilisation d’une dépréciation (dotation ou reprise) modifie de manière prospective
la base amortissable de l’actif déprécié
IV – L’amortissement d’une IC décomposable 1 –
IV – L’amortissement d’une IC décomposable 1 – 1

Règles comptables

 IC décomposable = nécessité d’établir un PA pour chacun des composants


 Règles = identiques à celles d’une IC non décomposable
2 – Position fiscale
a – Base fiscale = prix de revient fiscal (sans prise en compte de la valeur résiduelle)

b – Durée d’amortissement des composants


 identifiés à l’origine
Durée retenue en fiscalité = durée d’utilisation (comme en comptabilité), si absence durée
d’usage identifiés en cours de vie : modification des montants amortissables et des PA sans
pénalisation fiscale

c – Durée d’amortissement de la structure


= durée d’usage fiscale applicable à l’IC dans son ensemble (≠ durée d’utilisation comptable)

Trziement comptable

La constatation de la dotation aux amortissements d’une immobilisation amortissable est


obligatoire même en cas d'absence ou d'insuffisance de bénéfice.
Pour chaque type de bien amortissable, il est ouvert un compte d'amortissements distinct; et il
y a bien sûr concordance entre le numéro de ce compte et celui du compte d'immobilisations
correspondant (exemple : le compte Matériel de transport porte le numéro 245, le compte
Amortissements du matériel de transport, le numéro
2845).
Les comptes d'amortissements ont vocation à recevoir les crédits successifs représentant la
dépréciation des biens concernés, jusqu'à la fin de la période d'amortissement.
Lorsqu'un bien est entièrement amorti, le total des amortissements est égal à la valeur
d'origine, et par suite le solde débiteur du compte d'immobilisations est égal au solde
créditeur du compte d'amortissements. Tant que le bien reste en service (et même s'il n'est
plus utilisé), il continue à figurer au bilan.
Grâce à cette pratique, on peut retrouver pour chaque bien amortissable :
- sa valeur d'origine ;
- le montant cumulé des amortissements auquel il a donné lieu;
- sa valeur résiduelle ou valeur nette comptable (différence entre la valeur d'origine et
le montant cumulé des amortissements), qui est nulle pour un bien totalement amorti.

Les comptes d'amortissements, quoique créditeurs, ne figurent pas au passif du bilan : les
amortissements sont en effet inscrits à l'actif, en déduction de la valeur d'origine de chacune
des immobilisations auxquelles ils s'appliquent, de façon à dégager la valeur nette de celles-ci.

b) L'amortissement, charge de l'exercice


Étant simultanément considéré comme une charge de l'exercice, l'amortissement est porté au
débit soit d'un compte de classe 6 (si la charge est considérée comme relevant des activités
ordinaires) soit d'un compte de classe 8 (dans l'hypothèse contraire), à savoir :
- 68 Dotations aux amortissements;
- 85 Dotations hors activités ordinaires.
À ce stade, on peut donc provisoirement admettre que les écritures sont de types suivants :
- Amortissement (au titre des activités ordinaires)
68 Dotations aux amortissements
28 Amortissements des immobilisations:

- Amortissement (hors activités ordinaires) des immobilisations :


85 Dotations HAO
28 Amortissements

Les amortissements dérogatoires sont des provisions réglementées ; ils ne correspondent à


une répartition du montant amortissable du bien sur sa durée d’utilité et sont enregistrés
comme suit
Pour l'amortissement des immobilisations les écritures sont donc de types suivants :
- Constatation de l'amortissement en début de période (d'amortissement) :
681 Dotations aux amortissements d'exploitation
851 Dotations aux provisions réglementées
28 Amortissements
151 Amortissements dérogatoires

Constatation de l'amortissement en fin de période (d'amortissement) :


681 Dotations aux amortissements d'exploitation
151 Provisions réglementées
28 Amortissements
861 Reprises de provisions réglementées

Dépréciation des actifs

Principe
• A la cloture de l’exercice comptable (au 31/12), la VNC d’une immobilisation doit
correspondre a sa actuelle (VA).
• Apres avoir etudie les amortissements, on a :
VNC = Valeur brute – Cumul des amortissements
• Or, parfois VNC ≠ VA
Exemple : l’entreprise a achete en N une machine d’une valeur de 100 000 € qu’elle exploite
pendant 10 ans. L’amortissement annuel s’eleve donc a 10 000 €.
En N+3, un incendie se declare dans l’atelier de l’entreprise. Cet incendie a endommage la
machine,
celle-ci est toujours utilisable mais sa valeur s’eleve maintenant a 20 000 €
VB = 100 0000
Cumul des amortissements = 3 x 10 000 = 30 000
VNC = 100 0000 – 30 000 = 70 000
VA = 20 000
Ecart => perte de valeur => depreciation => 50 000*En prenant en compte les dépréciations
dans le calcul de la VNC au 31 décembre N, on parvient à l’égalité VNC = VA.

L'entité doit apprécier à chaque clôture des comptes, s'il existe un indice montrant qu'un actif
a pu perdre de sa
valeur.
L'entreprise doit apprécier à chaque clôture des comptes, sʼil existe un indice montrant quʼun
actif a pu perdre de
sa valeur. Dès lors quʼil existe un indice de perte de valeur, la réalisation du test de
dépréciation est obligatoire
Lorsqu'il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué : la valeur
nette comptable de l'actifest comparée à sa valeur actuelle. »
. En revanche, s'il nʼexiste aucun indice de perte de valeur, il nʼy a pas lieu de déclencher le
test de dépréciation.

Même en cas d'insuffisance de bénéfice, il doit être procédé aux dépréciations (et
amortissements) nécessaires
pour que les comptes annuels donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière et du résultat delʼentreprise

Détermination de la dépréciation

La dépréciation des immobilisations incorporelles et corporelles

1. Application d'un test de perte de valeur des immobilisations


A. Méthodologie
La détermination d'une dépréciation s'effectue en 3 phases :
Vérification de la présence d'un indice de perte de valeur.
Existence dʼun indice de perte de valeur : il convient d'effectuer un test de dépréciation
afin de déterminer la valeur actuelle de l'immobilisation.
Comparaison de la valeur actuelle précédemment déterminée à la valeur nette
comptable.
Si la valeur actuelle est plus faible que la valeur nette comptable, il convient de
constater une dépréciation égale à la différence entre ces deux valeurs.

B. Indice de perte de valeur


2. Le Plan Comptable Général (PCG) fournit une liste d'indices externes et internes à
prendre en considération pour apprécier un indice de perte de valeur.
Détermination d'une dépréciation :

- pour les immobilisations amortissables, pour lesquelles il existe un indice de perte de


valeur ;

- pour les immobilisations non amortissables : tests de dépréciation systématique.

Détermination de la valeur actuelle d’une immobilisation

Hypothèse 1: Il y aura continuité d’exploitation

Dans cette première hypothèse, la perte de valeur n’empêchera pas la société de continuer
ses activités.

La valeur actuelle est déterminée comme étant le montant de trésorerie ou d’équivalents de


trésorerie qu’il faudrait payer si le même actif ou un actif équivalent, était acquis
actuellement. Ce coût correspond au prix actuel d’achat de l’immobilisation à la date de
l’inventaire, majoré éventuellement des charges accessoires d’acquisition, ou le coût actuel de
production pour les immobilisations produites par l’entité pour elle-même et n’ayant pas
d’équivalent sur le marché. Ces coûts sont corrigés en baisse en fonction de l’usure ou de
l’âge de l’immobilisation.

Hypothèse 2: Existence d’un marché très actif ou non-continuité de l’exploitation de l’entité ou


du bien

Dans cette seconde hypothèse, la valeur actuelle est déterminée comme étant égale au prix
probable de revente du bien isolé (net des frais de revente).

Méthode du test de dépréciation

Les tests de perte de valeur vont consister à comparer la valeur comptable des
éléments d'actif à leur valeur actuelle.
a. Détermination de la dépréciation à enregistrer

Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation

a) Selon leur caractère, les dotations sont enregistrées au débit des


comptes :

- 691 Dotations aux dépréciations d’exploitation, s’il s’agit


immobilisation incorporelle (6913) ou corporelle (6914),
- 697 Dotations aux dépréciations financières, s’il s’agit d’une
immobilisation financière (6972),

- 853 Dotations aux dépréciations H.A.O., si la dépréciation


est due à un événement extraordinaire ou à la restructuration
de l’entité.

b) Selon leur nature, les dépréciations correspondantes sont


enregistrées au crédit des comptes 291 à 297 Dépréciations
d’actif immobilisé, qui présenteront un solde créditeur et
figureront à l’actif du bilan, en soustraction, au même titre que
les amortissements.

Une dépréciation n'est pas définitive. Elle peut être révisée au cours des exercices suivants, à
la hausse ou à la
baisse. De nouvelles dotations peuvent être effectuées. Des reprises peuvent également
intervenir,
Conséquences de la dépréciation
. A la cloture des exercices suivants, compte tenu de l’evolution des ndices de perte de valeur,

• Lorsqu’une depreciation augmente, on dit qu’on realise une ≪ dotations ≫ aux


il y aura lieu de corriger ou de reestimer les depreciations.

• Lorsqu’une depreciation diminue, on dit qu’on realise une ≪ reprise ≫ aux depreciations
depreciations.

a) Les diminutions ou les annulations sont traitées comme des reprises,


- Reprises de dépréciations : Crédit des comptes de produits,
o Reprises « d’exploitation » :
 7913 Reprises de dépréciations d’exploitation des immobilisations
incorporelles,

 7914 Reprises de dépréciations d’exploitation des immobilisations


corporelles.

Application : Test de dépréciation


L’entreprise COMARLOT a acquis un matériel pour 10 000 € au début de l’exercice N. Il est
amorti linéairement sur 5 ans.
A la clôture de l’exercice N+1, on observe l’apparition de matériels concurrents dont le
rapport Perfor- mance/Coût est bien meilleur. Ceci conduit l’entreprise à faire un test de
dépréciation qui conclut à une valeur vénale nette de frais de sortie de 3 000 € et à une
valeur d’usage de 5 100 €.

a. Evaluer et enregistrer la dépréciation au 31-12-N+1. Présenter le nouveau plan


d’amortissement.

A la clôture de l’exercice N+2, l’entreprise COMARLOT constate que le marché est


demandeur de ses produits et que la rentabilité du matériel est bien supérieure aux
prévisions pessimistes de l’année précédente. La valeur actuelle s’élève à 5 500 €.

b. Evaluer et enregistrer la dépréciation au 31-12-N+2. Présenter le nouveau plan


d’amortissement.
a. Evaluation et enregistrement de la dépréciation au 31-12-N+1. Nouveau
plan d’amortissement. L’existence d’un indice de perte de valeur (matériels plus
performants) conduit à effectuer un test de déprécia- tion. La valeur nette comptable
(VNC) est comparée à la plus élevée entre la valeur vénale et la valeur d’usage.

Calcul de la dépréciation fin


N+1 :
Valeur nette comptable : 6 000 (10 000 – 2 000 x 2)
Valeur actuelle : 5 100 (maximum de 3 000 et 5
100)
Dépréciation à constater : 900
Ecriture comptable :
31-12-N+1
6816 Dotations aux dépréciations - Charges d'exploitation 900
29154 Dépréciation du matériel industriel
Dépréciation de l'année N+1 900

Valeur nette comptable, fin N+1 :


Valeur brute 10 000
Amortissements - 4 000 (2 000 x
2)
Dépréciation - 900
5 100

Nouveau plan d’amortissement prospectif

Plan d'amortissement de Vale Amortissement Dépréciations


VNC
Anné base ur s
corrigée
e actuel Dotatio
Annuit Cumul VNC Dotatio Cumul n Cumul
é le ns ou
estimé reprise
e
N 2 000 2 000 8 000 2 000 2 000 0 8 000
N + 2 000 4 000 6 000 5 2 000 4 000 90 900 5 100
1 100 0
N + 2 000 6 000 4 000 1 700 5 700 900 3 400
2
N + 2 000 8 000 2 000 1 700 7 400 900 1 700
3
N + 2 000 10 000 0 1 700 9 100 900 0
4
b. Evaluation et enregistrement de la dépréciation au 31-12-N+2. Nouveau plan
d’amortissement.

Calcul de la dépréciation fin


N+2 :
Valeur nette comptable : 3 400 (selon nouveau plan
d’amortis.)
Valeur actuelle : 5 500 (selon texte)
VNC selon plan initial : 4 000 (10 000 – 3 x 2000)

La VNC ne peut pas être portée à 5 500 €. Elle est plafonnée à 4 000 €.
La dépréciation sera réduite de 4 000 – 3 400 soit 600 €.

Ecriture comptable :
31-12-N+2
29154 Dépréciation
du matériel industriel
7816 Reprise 600
de dépréciation
- Produit
d'exploitation
Ajustement de la
dépréciation de
l'année N+2
Valeur nette comptable, fin
N+2 :
Valeur brute 10 000
Amortissements - 5 700 (2 000 x 2 + 1
700)
Dépréciation - 300 (900 – 600)
4 000

Nouveau plan d’amortissement prospectif

Plan d'amortissement de Valeur Amortissement Dépréciations


VNC
Anné base actuell s
corrigée
e e Dotatio
Annuit Cumul VNC Dotatio Cumul n Cumul
é estimé ns
e ou
reprise
N 2 000 2 000 8 000 2 000 2 000 0 8 000
N + 2 000 4 000 6 000 5 100 2 000 4 000 900 900 5 100
1
N + 2 000 6 000 4 000 5 500 1 700 5 700 -600 300 4 000
2
N + 2 000 8 000 2 000 2 000 7 700 300 2 000
3
N + 2 000 10 000 0 2 000 9 700 300 0
4

Exemple Constatation d'une dépréciation


Un terrain a été acheté pour y construire un immeuble à usage d'habitation, avec des
appartements qui seront
mis à la location. Le prix d'achat le 2 janvier N est 200 000 €.
À la suite de modification du plan d'aménagement du territoire, il a été décidé de
construire un aéroport, qui se
situera en proximité du terrain. Cet aéroport va induire des nuisances sonores rendant la
zone impropre à
l'habitation. À la suite de ce projet, la valeur de revente du terrain, d'après estimation
d'expert, s'élève à 80 000 €
net de coûts de revente. La valeur d'usage est quant à elle très difficile à déterminer,
compte tenu de l'absence de
projet de réhabilitation du terrain. Aussi, seule la valeur vénale est-elle retenue pour
déterminer la valeur actuelle.
Dans ce cas de figure, la dépréciation du terrain est de 200 000 - 80 000 = 120 000 €.
La dépréciation revenant à une perte de valeur, elle va s'enregistrer par le biais du débit
d'un compte de classe 6.
Le compte précis est le compte 6816 - Dotations pour dépréciation des immobilisations.
Le débit va enregistrer la diminution de la valeur du bien à l'actif, par le biais du crédit
d'un compte de classe 2.
Précisément, on va utiliser un compte 29, le 9 en deuxième position indiquant que le
compte va fonctionner en
Par exemple, prenons le compte terrain - 211. En intercalant le chiffre 9 en deuxième position, on indique que l'on est
en train de traiter une dépréciation sur des terrains :

L'écriture de
6816 dépréciationpour
Dotations va donc se matérialiser de
dépréciation la manière
des suivante :
immobilisations 120
291 31/12/N Dépréciation des 000 120
1 terrains 000
Perte de valeur de terrain

Au niveau du bilan, l'écriture va se matérialiser de la manière suivante :


ACTIF PASSIF

Amortissemen
IMMOBILISAT Valeur VNC
IONS ts et
brute 200 dépréciations 80
Terrain 000 000
- 120 000

Reprenons l'exemple précédent.

Exemple Constatation d'une reprise de dépréciation


Au terme de l'exercice suivant, à la suite de différentes études, notamment sur
l'insonorisation, il a été convenu que le terrain pourrait être le siège de bureaux, avec
de revenus de location, qui tout en étant inférieurs aux prévisions d'origine, induisent
une valeur d'usage de 110 000 €. La valeur d'usage étant supérieure à la valeur vénale,
c'est elle que l'on retient pour déterminer la valeur actuelle.
Ainsi, la dépréciation à la clôture du deuxième exercice est de 200 000
- 110 000 = 90 000 €. Il convient donc de faire une reprise de 120 000
- 90 000 = 30 000 €.
Cette reprise va se faire par le biais du compte 7816 - Reprise sur dépréciations des
immobilisations 31/12/N+1

2911 Dépréciation des terrains 30


781 Reprise sur dépréciation des 000 30
6 immobilisations 000
Reprise sur dépréciation
Au terme de ce deuxième exercice, le compte 2911 enregistre d'une part une dotation de
120 000 € et d'autre part une reprise de 30 000 €. Il présente donc un solde de 90 000
€.
Au bilan N+1, les écritures vont se matérialiser de la manière suivante :

ACTIF PASSIF

Amortissemen
IMMOBILISAT Valeur VNC
IONS ts et
brute 200 dépréciations 110
Terrain
000 - 90 000 000

A. Cas des immobilisations amortissables

Soit une machine acquise et mise en service le 1er janvier N pour une valeur de 20 000 €.
Elle est amortie sur 5 ans en linéaire. Il n'y a pas de valeur résiduelle.
Les valeurs vénales prévues au terme des 5 années à venir
sont les suivantes : N : 18 000 €
N+1 : 15 000 €
N+2 : 7 000 €
N+3 : 4 200 €
N+4 : 0
Une valeur d'usage ne peut être déterminée.
Le plan d'amortissement initial de la machine est le suivant :

VNC à la clôture (sans


Exercic Base Amortissem dépréciation
e ent
N 20 000 4 000 16 000

N+1 20 000 4 000 12 000

N+2 20 000 4 000 8 000

N+3 20 000 4 000 4 000

N+4 20 000 4 000 0

Au terme de l'année N, il convient de comparer la VNC provisoire (obtenue en


déduisant de la valeur brute de l'immobilisation la valeur des amortissements pratiqués -
ici donc, VNC provisoire de 16 000 €), avec la valeur vénale (18 000 €). Cette dernière est
supérieure. Aussi, il n'y a pas de traitement à effectuer, les plus-values latentes ne
faisant pas l'objet d'un enregistrement.
Il en va de même pour l'année N+1.
Au terme de l'année N+2, il en va différemment. On constate en effet une VNC
provisoire supérieure à la valeur vénale pour un montant de 8 000 - 7 000 = 1 000 €.
Cela donne lieu à une dépréciation enregistrée de la manière suivante :
31/12/N+2

6816 Dotations pour dépréciation des immobilisations 1


291 Dépréciation 000 1
54 des MOI 000
Perte de valeur de la machine
Au terme de cet exercice, la VNC de la machine est de 20 000 - 12 000 - 1 000 = 7 000.
Le plan d'amortissement va alors devoir être modifié. On va en effet calculer
l'amortissement sur cette nouvelle valeur nette comptable. Ainsi, on va pouvoir
présenter le tableau suivant :
Au terme de cette dépréciation, la VNC définitive est de :
20 000 - 3 x 4 000 - 3 500 - (1 000 - 500) = 4 000 €.
En N+3, les écritures suivantes vont donc être passées :
31/12/N+3

6811 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 3


281 Amortissements 500 3
54 des MOI 500
Amortissement machine
31/12/N+3
29154 Dépréciation des MOI 50
781 Reprise sur dépréciation des 0 50
6 immobilisations 0
Reprise sur dépréciation
Au bilan N+3, les écritures vont se matérialiser de la manière suivante :

ACTIF PASSIF

IMMOBILISATI Valeur Amortissements et VN


ONS MOI brute 20 dépréciations 16 000 C4
000 000
L'avis n° 2006-12 du 24 octobre 2006 du Conseil national de la comptabilité est venu
modifier le traitement comptable des dépréciations des immobilisations amortissables
pour tenir compte des dispositions fiscales. Ces dernières ne retiennent pas la
déductibilité de dépréciations calculées, notamment sur la valeur d'usage.

Exemple
Soit un matériel industriel acheté en début N pour 5 000 euros DA HT. La
durée d'utilisation prévue est de 5 ans et le bien sera amorti en linéaire.

• Fin N+ 1 , l'apparition de nouvelles technologies entraîne la constatation d'une


obsolescence

exceptionnelle de ce matériel qui continue malgré tout à être utilisé. À cette


date, la valeur vénale est de 2 550 DA, la valeur d'usage étant estimée à 2 500
euros.

• Fin N+2, l'obsolescence est moins forte que prévue et la valeur actuelle retenue
s'établit à 2 250DA

(1) La valeur actuelle est le maximum entre la valeur : vénale (2 550 DA) et la
valeur d'usage (2 500 DA).

(2) La base amortissable tient compte de la dépréciation.

(3) L'amortissement est calculé sur la période restant à courir, ici 3 ans. Il est donc égal
à : 2 550 x 1/3
= 850 DA

(4) La valeur actuelle étant plus élevée que la VNC, il y a lieu de reprendre une
partie de la
(5) dépréciation. La valeur comptable est égale à : Valeur brute - Amortissements cumulés
- Dépréciation ; c'est·à·dire : 5 000 - 2 850 - 450 = 1 700DA. La valeur comptable ne
peut être inférieure à celle obtenue sans dépréciation :
(6) (5 000 - 3 x 1 000 = 2 000 DA ). Il faut donc reprendre la dépréciation de manière à
porter la valeur comptable à 2 000, soit : 2 000 - 1 700 = 300 DA
Outre les immobilisations incorporelles ou corporelles, les dépréciations peuvent
être constatées sur les éléments d’actif suivants :

 les immobilisations financières :


o titres de participations,

o titres immobilisés autres que les TIAP,


o titres immobilisés de l’activité de portefeuille (TIAP),
o les prêts,
o les dépôts et cautionnements versés ;

 les stocks ;
 les créances ;
 les valeurs mobilières de placement.
Dans cet article nous présentons le calcul et l’enregistrement comptable de la
dépréciation des titres.

Table de matières
 Principe de la dépréciation des titres
 La constitution de la dépréciation des titres
 Le réajustement de la dépréciation des titres
 La reprise de la dépréciation des titres
 La non-compensation des plus et moins-values potentielles
 Exercice corrigé sur la dépréciation des titres
 calcul et comptabilisation de la dépréciation des titres PDF

Principe de la dépréciation des titres

À l’inventaire, il y a lieu de comparer la valeur d’entrée (prix d’acquisition) des


titres possédés avec leur valeur d’inventaire (valeur actuelle). La valeur
d’inventaire des titres est déterminée de la sorte :

Titres Valeur d’inventaire

Titres de participation Valeur d’utilité : valeur que l’entreprise accepterait de


décaisser pour obtenir cette participation si elle avait à
l’acquérir.

Titres immobilisés autres Cours moyen du dernier mois pour les titres cotés.
que les TIAP Valeur probable de négociation pour les titres non cotés.

Titres immobilisés de Valeur tenant compte des perspectives d’évolution générale


l’activité de portefeuille de la société émettrice et fondée, notamment, sur la valeur
(TIAP) de marché.

Valeurs mobilières de Cours moyen du dernier mois pour les titres cotés.
placement Valeur probable de négociation pour les titres non cotés.

Cette comparaison a pour objectif de mettre en évidence, pour chaque catégorie


de titres (titres émis par une même société et conférant les mêmes droits),
l’absence ou la présence d’une plus-value ou moins-value latente (gain ou perte qui
serait réalisée si l’on vendait les titres).

La constitution de la dépréciation des titres

Les dépréciations constatent la diminution probable d’un élément d’actif et


constituent une charge de l’exercice. Leur comptabilisation répond au même
principe que celle des amortissements :

 on débite un compte de charges 68 du montant de la dépréciation


constituée ;
 on crédite un compte d’actif particulier 29 du montant de la dépréciation
des titres immobilisés ;

Le réajustement de la dépréciation des titres

Si à la fin d’un exercice donné, une dépréciation a été enregistrée afin de tenir
compte de la diminution de la valeur d’un élément d’actif, à la fin de l’exercice
suivant, il faut estimer la dépréciation de cet élément et :

 si la perte de valeur a augmenté, il faut calculer et enregistrer un


complément de dépréciation ;
 si la perte de valeur a diminué, il faut calculer et enregistrer une
diminution de la dépréciation ;
 si la perte de valeur a disparu, on fait une reprise totale de la
dépréciation enregistrée précédemment.
La reprise de la dépréciation des titres

Si, lors de l’inventaire, on constate la diminution ou la disparition d’une moins-


value probable sur un élément d’actif, l’entreprise doit faire une reprise sur
dépréciations :

 on crédite le compte 78 du montant de la diminution de la moins-value ;


 on débite le compte d’actif concerné (29)

La non-compensation des plus et moins-values potentielles

La comparaison entre la valeur d’inventaire et la valeur d’origine des titres


détenus par l’entreprise amène à constater des plus et moins-values potentielles.
La démarche comptable correspondant à la constatation de ces éléments obéit aux
règles suivantes :

 selon le principe de prudence, les plus-values potentielles ne font l’objet


d’aucune comptabilisation : seules les moins-values potentielles doivent
être constatées ;
 pour les titres de nature différente (les actions de deux sociétés
distinctes), il ne peut pas y avoir de compensation entre les plus et moins-
values ;
 pour les titres de même nature (actions d’une même société achetées où
des dates différentes), il peut y avoir compensation des plus et moins-
values.
Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation

c) Selon leur caractère, les dotations sont enregistrées au débit


des comptes :

- 691 Dotations aux dépréciations d’exploitation,

5913 Dotations dépréciations d’exploitation des immobilisations incorporelles


6914 Dotations dépréciations d’exploitation des immobilisations corporelles

- 697 Dotations aux dépréciations financières, s’il


s’agit d’une immobilisation financière (6972),
- 853 Dotations aux dépréciations H.A.O., si la
dépréciation est due à un événement extraordinaire
ou à la restructuration de l’entité.

d) Selon leur nature, les dépréciations correspondantes


sont enregistrées au crédit des comptes 291 à 297
Dépréciations d’actif immobilisé, qui présenteront un
solde créditeur et figureront à l’actif du bilan, en
soustraction, au même titre que les amortissements.

Une dépréciation n'est pas définitive. Elle peut être révisée au cours des exercices
suivants, à la hausse ou à la
baisse. De nouvelles dotations peuvent être effectuées. Des reprises peuvent
également intervenir,
Conséquences de la dépréciation
. A la cloture des exercices suivants, compte tenu de l’evolution des ndices de

• Lorsqu’une depreciation augmente, on dit qu’on realise une ≪ dotations ≫ aux


perte de valeur, il y aura lieu de corriger ou de reestimer les depreciations.

• Lorsqu’une depreciation diminue, on dit qu’on realise une ≪ reprise ≫ aux


depreciations.

depreciations

b) Les diminutions ou les annulations sont traitées comme des


reprises,
- Reprises de dépréciations : Crédit des comptes de
produits,
o Reprises « d’exploitation » :
o Reprises « financières » :
 7972 Reprises de dépréciations financières des immobilisations
financières.
o Reprises « H.A.O. » :
 863 Reprises de dépréciations H.A.O.
l’entreprise.

Sous quelles conditions une créance client doit elle être dépréciée ou constatée en
perte lorsque son recouvrement est compromis ?

Une entreprise qui réalise des ventes ou des prestations de services au bénéfice
d’autres professionnels est tenue d’établir et de délivrer une facture à ses clients.
Lorsqu’elle réalise une prestation de services au bénéfice de particuliers pour un
montant supérieur à une certaine limite (actuellement 25 €), elle est tenue de
délivrer une note.

Vous pouvez consulter notre article « Délivrer une facture » pour revoir les
principales obligations relatives à l’établissement des factures.

Dans certaines activités, ou vis-à-vis de certains clients, il peut être d’usage, ou il


peut être convenu, d’accorder un délai plus ou moins important pour le règlement
des factures.

Au bilan d’une entreprise, les factures restant à encaisser à la clôture d’un


exercice sont présentées avec les créances, à l’actif, et constituent le poste
« Clients ».

Le chef d’entreprise, ou son responsable administratif, doit s’assurer très


régulièrement de leur correct règlement aux échéances convenues, et relancer
sans attendre les clients retardataires. L’accumulation des impayés clients est un
risque pour une entreprise, et plus le temps passe, plus le risque de non
recouvrement des factures non encore encaissées s’accroit.

Vous pouvez consulter notre article « Un client ne vous paie pas » pour connaître
les premières mesures de relance à mettre en œuvre.

Mais une relance adressée à un client retardataire n’aboutit pas toujours à un


règlement.

Lorsque le recouvrement de la créance détenue à son égard est compromis,


partiellement ou en totalité, soit parce qu’il connaît des difficultés financières, soit
parce qu’il existe un litige non résolu sur la vente ou la prestation réalisée, on
parle alors de créance douteuse et l’entreprise doit s’interroger sur la nécessité de
la déprécier.
Si le client s’avère totalement défaillant, la créance détenue à son égard devient
alors irrécouvrable et doit être traitée comme telle en comptabilité.

Constatation du caractère douteux de la créance

A la clôture d’un exercice, les créances ayant un caractère douteux en raison des
difficultés financières du client ou en raison de l’existence d’un litige non résolu,
sont tout d’abord « isolées » dans un compte spécifique « Clients douteux ou
litigieux »

Dépréciation des créances clients lorsqu’elles s’avèrent douteuses

Toujours à la clôture de l’exercice, des dépréciations sont comptabilisées (on


emploie également l’ancien terme de « provision ») afin de ramener le montant des
créances douteuses aux montants qui seront probablement perçus par l’entreprise
Les dépréciations sont constatées en contrepartie d’une charge de l’exercice
(« Dotation pour dépréciation des créances »). Elles correspondent à la fraction
des créances douteuses dont le recouvrement est compromis.

La dépréciation doit être constituée même en l'absence ou en cas d'insuffisance de


bénéfices, conformément au principe de prudence.

Lorsque, au jour de l'inventaire, la valeur économique réelle des créances est


inférieure à leur valeur comptable déterminée conformément aux dispositions
précédemment exposées, les entités doivent constituer des dépréciations qui
expriment les moins-values constatées sur ces comptes de tiers.

Ces dépréciations sont portées à l'actif du bilan, en déduction de la valeur des


postes qu'elles concernent, sous la forme prévue par le modèle de bilan

Remarque : pour les entreprises soumises à TVA, il est d’usage de comptabiliser


les dépréciations sur la base des montants hors taxes des pertes probables,
partant du principe que si tout ou partie des créances concernées s’avèrent
définitivement irrécouvrables, la TVA antérieurement versée sur ces opérations
sera imputable sur les montants dus ultérieurement ou sera restituée, et donc ne
sera pas perdue.

Traitement fiscal des dotations pour dépréciation des créances clients

Les « Dotations pour dépréciation des créances » sont fiscalement déductibles des
résultats de l’entreprise, sous réserve de respecter trois conditions.
 1ère condition : la créance et sa dépréciation doivent être inscrites en
comptabilité

Cette condition est obligatoirement satisfaite par les entreprises qui tiennent une
comptabilité commerciale (les prestataires de services, les entreprises de
production, etc).

Par contre, les professionnels libéraux dont les résultats sont déterminés en
fonction des recettes encaissées et des dépenses payées (comme par exemple un
architecte qui exerce à titre individuel), ne peuvent pas déduire de montants
correspondant à des dépréciations, car les factures non encore réglées par leurs
clients ne sont pas prises en compte pour la détermination de leur résultat.

 2ème condition : des évènements en cours à la date de clôture de l’exercice


doivent rendre probable la perte envisagée

Les difficultés financières du débiteur qui compromettent le recouvrement des


factures restant à encaisser, doivent être avérées au plus tard à la date de clôture
de l’exercice pour que la dépréciation constatée soit déductible. Si ces difficultés
sont nées après la date de clôture de l’exercice, la dépréciation n’est pas
fiscalement déductible.

Il en est de même en en ce qui concerne les motifs de non résolution des litiges.

Cette différence d’appréciation de date constitue une divergence entre les règles
comptables et les règles fiscales.

 3ème condition : le risque de non recouvrement des créances doit être


nettement précisé

Il appartient à l’entreprise de préciser les créances qui font l’objet d’une


dépréciation (notamment en les comptabilisant dans le compte spécifique « Clients
douteux »), et d’être en capacité de justifier, créance par créance, les motifs qui les
rendent douteuses.

Sauf cas particulier, les dépréciations déterminées globalement, de manière


statistique, ne sont pas fiscalement déductibles.

En pratique, pour que la déductibilité de la dotation pour dépréciation d’une


créance soit admise,

 l’entreprise doit avoir réalisé des diligences pour le recouvrement de cette


créance (mise en œuvre de procédures de relance, voire engagement de
poursuites) ;
 ces diligences doivent s’être avérées infructueuses,
 et il doit exister un risque d’irrécouvrabilité pour des raisons telles que, par
exemple, la situation financière notoirement difficile du client et le caractère
probable de son insolvabilité, ou l’ouverture d’une procédure de sauvegarde
ou de redressement à son encontre.
Le seul fait que le client concerné soit un « mauvais payeur » ne suffit pas à
justifier du caractère déductible d’une dépréciation.

Ajustement ultérieur des dépréciations constatées

A la clôture de chaque exercice, les dépréciations constatées lors des exercices


précédents sont ajustées en fonction d’une actualisation du degré de risque de non
recouvrement des créances dépréciées.

La dépréciation d’une créance est augmentée, par la comptabilisation d’une


charge complémentaire (« Dotation pour dépréciation des créances »), lorsque son
risque de non recouvrement s’est accru. A l’inverse, la dépréciation est réduite
voire annulée, par la comptabilisation d’un produit (« Reprise sur dépréciation des
créances »), lorsque son risque de non recouvrement a diminué voire disparu.

Constatation des créances clients irrécouvrables

Une créance est irrécouvrable lorsqu’elle est définitivement perdue.

Le caractère définitif de la perte résulte de circonstances de faits, tels que, par


exemple, l’épuisement de toutes les voies de recours à l’encontre du client, la
disparition du client suite à la clôture de sa liquidation. A l’inverse, la seule
ancienneté d’une créance ne suffit pas à démontrer son caractère irrécouvrable.

Sur le plan comptable, la créance est sortie de l’actif par la constatation d’une
charge (« Perte sur créance irrécouvrable »).

Si cette créance avait fait l’objet antérieurement d’une dépréciation, cette dernière
est annulée par la constatation d’une « Reprise sur dépréciation des créances ».

Remarque : pour les entreprises soumises à TVA, la perte est constatée hors taxes
car la TVA antérieurement versée sera imputable sur les montants dus
ultérieurement ou sera restituée.


section 3 :Dépréciation des créances clients : créances douteuses et irrécouvrables
9
La dépréciation des clients correspond au montant des créances que l'entreprise
risque decréances
ne pas recouvrer lorsque les clients ne sont pas solvables ou lorsque les factures
sont en litige en fin
d'exercice comptable. Il s'agit donc de créances douteuses puisque le risque est
probable.
Par contre, certains clients n'étant plus solvable ou les factures contestées par le
client ne seront plus
payées de manière certaine, la créance est alors irrécouvrable.
C'est cas sont traitées ensemble, mais leur comptabilisation est différente.
1. A quoi sert la dépréciation des créances clients ?
Lors de l'établissement du bilan, il faut prendre en compte les créances douteuses
afin de respecter le
principe de prudence.
Le non-respect de ce principe aurait pour conséquence pour la société d'obtenir un
compte client
erroné puisqu'elle n'aurait pas pris en compte les risques de non encaissement des
factures établies.
Ce qui ne rendrait pas une image correcte de l'entreprise lors de son bilan.
[Link] des clients douteux
Afin de suivre l'évolution des clients douteux, il faut indiquer tout changement de
situation dans le
tableau de suivi des clients douteux, qui se présente comme suit :

xplication du tableau

« Pour les créances HT au 31/12/N : »

Le calcul se fait sur le HT car l'administration fiscale rembourse la TVA sur les
créances irrécouvrables.

Pour avoir le montant HT le calcul est le suivant:

(Créances TTC au 31/12/N-1 – Règlement reçu en N) / (1 + Taux de TVA)

Pour les dépréciations au 31/12/N

Cela correspond à la partie de créances que l'on risque de ne pas recouvrer

La dépréciation à enregistrer = % de risque x montant HT de la créance

Pour les ajustements

Lorsque la dépréciation augmente par rapport à la dépréciation existante, il faut


alors passer

une écriture de dotation complémentaire.


Lorsque la dépréciation diminue (ou est annulée) par rapport à la dépréciation
existante alors

reprise.

Lorsque le client devient irrécouvrable alors la dépréciation nécessaire = 0 il faut


donc

reprendre la dépréciation existante et annuler la créance du client .

Créances douteuse et litigieuses.

D'après le Mémento Pratique Francis Lefèbvre Fiscal (B.I.C.) :

Il s'agit des créances certaines dans leur principe, mais dont le recouvrement (en
partie ou en«

totalité) apparaît incertain, pour des raisons diverses. »

1°) constatation du caractère douteux de la créance :

« La créance est transférée au compte 416 – Clients douteux ou litigieux, pour son
montant total, TVA

comprise, son recouvrement étant poursuivi pour ce montant total (notamment s'il
y a cessation de

paiement. »

2°) détermination de la dépréciation :

« Une dépréciation doit être constatée dès qu'apparaît une perte probable. Le
montant de cette

dépréciation est à apprécier compte tenu des circonstances et du principe de


prudence. »

« Elle est déterminée hors TVA, le risque de perte étant limité au montant hors
taxe. »

Enregistrement comptable

Constatation de la nouvelle créance douteuse

Il faut enregistrer le montant TTC de la créance.

ette écriture concerne uniquement pour les nouvelles créances douteuses pour le
montant total de la
créance.

Les créances qui ont déjà fait l'objet d'une dépréciation n'ont pas à être
comptabiliser une nouvelle fois

dans le compte 416 : clients douteux.

Au 31/12/N, Constatation clients douteux année N.

Enregistrement d'une dépréciation pour créance douteuse

Au 31/12/N, Dotation selon tableaux créances clients année N.

Créances irrécouvrables.

D'après le Mémento Pratique Francis Lefèbvre Comptable :

L'irrécouvrabilité d'une créance résulte du caractère définitif de sa perte du fait du


débiteur, mais«

elle peut également naître de la prescription. Caractère irrécouvrable de la


créance : il s'agit de cas

d'espèces, sa perte pouvant résulter de la disparition du client, du résultat négatif


des poursuites

engagées ou de l'action d'un contentieux ou simplement de la relance par


l'entreprise lorsqu'il s'agit

de petites factures ne justifiant pas le coût d'une procédure. »

Enregistrement comptable

comment comptabiliser une créance irrécouvrable? Voici les écritures comptables


à enregistrer en

cas d'irrécouvrabilité de la créance :

654 Pertes sur créances irrécouvrables

4457 T.V.A collectée


2. créditer le compte 411 Clients douteux ou litigieux.

Attention

Pour pouvoir passer la créance par perte et récupérer la TVA le caractère


irrécouvrable de la créance

doit être prouvé, ceci est nécessaire mais insuffisant. Il faut en plus respecter une
formalité bien

précise qui est décrite ci-dessous

Chaque fin d’année comptable, tant que le client est douteux ou litigieux,
l’entreprise doit réévaluer cette dépréciation en fonction des informations
obtenues pendant l’année. Elle pratique alors un ajustement.

• Calcul d’un ajustement

Ajustement de l’année = Dépréciation N – Dépréciation N-1

Deux hypothèses se présentent :

• Si Dépréciation N > Dépréciation N-1 : ajustement à la hausse. En comptabilité,


cela s’appelle une dotation.

• Si Dépréciation N < Dépréciation N-1 : ajustement à la baisse. En comptabilité,


cela s’appelle une reprise.

2.2 La perte sur créance irrécouvrable

À la fin d’une année comptable, le client douteux ou litigieux devient avec certitude
insolvable, c’est-à-dire que l’entreprise sait qu’il ne paiera pas tout ou partie de sa
créance, qui est alors irrécouvrable.

Une perte sur créance irrécouvrable est une perte de valeur certaine à enregistrer
en comptabilité pour établir des comptes sincères. C’est une obligation comptable
à réaliser à l’inventaire, c’est-à-dire à la fin de l’année comptable (souvent le
31 décembre).

• Calcul d’une perte sur créance irrécouvrable (PCI)

PCI = Créance hors taxes – Règlement hors taxes éventuel intervenu durant
l’année

Rappel : pour calculer un montant hors taxes à partir d’un montant toutes taxes
comprises, il faut diviser le montant par (1 + taux de TVA).
• Exemple : calcul de la valeur HT d’une somme de 3 588 € TTC (taux de TVA à
19,6 %)

• Solution : montant HT = 3 588 / (1 + 0,196) = 3 000 €

• L'échange
Dans une opération d'échange, une ancienne immobilisation est remplacée par une
nouvelle, moyennant le plus souvent le paiement d'une soulte (par exemple : achat
d'un nouveau véhicule avec reprise d'un ancien).
Pour comptabiliser un échange, on passe les mêmes écritures que lors d'une
cession
(prix de reprise), puis on enregistre l'acquisition du nouveau bien (prix de reprise
majoré de la solute

L'entreprise passe les mêmes écritures d'amortissement de sortie du


patrimoine de l'ancien matériel; elle enregistre, ensuite, l'acquisition du nouveau
bien:
Traitements comptables des sorties
d'immobilisations corporelles du patrimoine
de l'entreprise
Pour toute immobilisation, après l'acquisition, l'entité décide de l'utiliser jusqu'à une certaine
période. Avant la fin de cette période ou après, l'immobilisation peut être mise au rebut, vendue,
détruite, etc...

Cet article traite de la sortie de l'immobilisation du patrimoine de l'entreprise.

Les sorties d’immobilisations des comptes d’une entreprise sont des opérations très peu
fréquentes à la différence des transactions du cycle d’exploitation. Elles permettent de générer le
résultat hors activités ordinaires (HAO).

Les entreprises sont souvent amenées à sortir des immobilisations de leurs comptes pour les
raisons suivantes :

- Un besoin financier peut entrainer la cession de biens non absolument nécessaire à


l’exploitation qu’elle qu’en soit la nature

- La volonté de moderniser l’outil de production en cédant des biens touchés par


l’obsolescence

- La nécessité de renouvelés des biens arrivés en fin de vie technique

- Le changement de stratégie conduit à la cession de participation et/ou l’abandon

de sites industriels ou commerciaux.

Il faut également noter que l’entreprise constate la sortie d’actifs immobilisés lors d’un
remboursement à d’autres entreprises ou à des salariés et lors de vol, de la perte ou de la casse
d’équipement mis au rebut.

I- LES CESSIONS D’IMMOBILISATION

La cession d’une immobilisation consiste en une vente. Lors de cette vente, les amortissements et
la valeur d’entrée des immobilisations cédées sont sortis des comptes dans lesquels ils ont été
comptabilisés. Les immobilisations sont des biens détenus par l’entreprise, conservés
durablement et ayant un impact économique futur. La cession de ces biens n’est pas de l’ordre de
‘exploitation pour l’entreprise. Elle est considérée comme une opération hors activité ordinaire.

Deux situations sont possibles s’agissant de la sortie des immobilisations des comptes de
l’entreprise. A savoir :
- Les biens cédés ne sont pas amortissables

- Les biens cédés sont amortissables

a) Les biens cédés ne sont pas amortissables

Lorsque nous sommes face à cette situation (cas général des terrains), le schéma comptable
consiste à enregistrer :

• Les produits de la cession

• La sortie de l’immobilisation du patrimoine pour sa valeur d’entrée (sachant qu’aucun


amortissement n’a été constaté sur le bien), il conviendra donc de l’annuler. Cette écriture est
passée à la clôture de l’exercice de cession.

Sachant que l’opération ne concerne pas les activités ordinaires, il apparaitra les comptes HAO
(hors activités ordinaires). Notamment les 81-Valeurs comptables des cessions d’immobilisations
et 82-Produits des cessions d’immobilisations.

Illustration n°1 : Une entreprise vend le 14 juin 2018 un terrain nu pour 80 000 000 F. Il a été
acquis en janvier 2014 pour 65 000 000 F. Jusqu’à sa cession, aucune provision n’a été
constatée.

Pour comptabiliser cette opération, il sera constaté l’écriture de cession à la date indiquée et au
31 décembre, il faut constater la sortie de l’immobilisation des comptes de l’entreprise.

• Écritures comptables

a) Les biens cédés sont amortissables

Lorsque nous cédons des biens amortissables, il est nécessaire de passer les écritures suivantes :
· La comptabilisation de la valeur de sortie

· La constatation de la dépréciation (amortissement) pour la période écoulée entre le début


d’exercice et la date de cession

· L’enregistrement de la sortie du bien du patrimoine de l’entreprise

· L’enregistrement de la sortie du cumul des amortissements pratiqués sur le bien

Illustration 2 : l’entreprise Maxime Corporation cède pour 5 000 000 F un matériel de transport
le 31 mai 2017. Ce matériel avait été acquis en février 2014 pour 9 000 000 et amortis en linéaire
sur 5 ans.

Dans cet exemple, nous allons constater à la date du 31 mai, la cession de l’immobilisation. Au
31 décembre 2017, nous allons comptabiliser la dotation complémentaire de l’amortissement au
titre de l’exercice 2017. Cette dotation porte sur la période allant du 1er janvier au 31 mai 2017
soit 5 mois. Ensuite, nous allons constater la sortie de l’immobilisation et enfin, nous allons
annuler tous les amortissements pratiqués sur le bien y compris celui de l’exercice 2017.

Amortissements 2017 = (9 000 000 x 20% x5) /12 = 750 000

Amortissements pratiqués de février 2014 à décembre 2016

· Amortissements 2014 = (9 000 000 x 20% x 11) / 12 = 1 650 000 (1)

· Amortissements 2015 = (9 000 000 x 20% x 12) / 12 = 1 800 000 (2)

· Amortissements 2015 = (9 000 000 x 20% x 12) / 12 = 1 800 000 (3)

(1) le bien a été acquis au cours de l’année 2014, plus précisément au mois de février. Il y a lieu
donc de calculer l’amortissement de 2014 sur la période de 11 mois.

(2) Et (3) Le bien a fait les exercices 2015 et 2016 au sein de l’entreprise. Les amortissements
pratiqués portent donc sur des années entières.

· Écritures comptables
Le 2845 prend le cumul des amortissements depuis l’acquisition du matériel jusqu’à sa
date de cession. Seule l’écriture de constatation de la cession est passée à la date de cession.
Les autres sont passées à la fin de l’exercice.

I- Les mises hors services

1- Immobilisation complètement amortie

Lors de la cession d’une immobilisation complètement amortie, le comptable doit juste constater
sa sortie du patrimoine de l’entreprise et également de celle du cumul des amortissements qui ont
été pratiqués sur le bien.

2- Immobilisation pas entièrement amortie

Pour une immobilisation qui n’est pas complètement amortie, les écritures relatives à la cession
sont en quelques points différentes de celle pas complètement amortie.

Pour ce cas de figure, les étapes suivantes sont nécessaires :


- Pratiquer l’amortissement normal pour la période séparant le début d’exercice de la date
de mise hors services

- Pratiquer un amortissement HAO (hors activités ordinaires) afin de ramener la VNC


(valeur nette comptable à zéro)

- Retirer l’immobilisation selon le schéma décrit précédemment.

Illustration 3 :

L’entreprise Maxime Corporation met hors service un matériel de transport le 31 mai 2017. Ce
matériel avait été acquis en février 2014 pour 9 000 000 F et amortis en linéaire sur 5 ans.

Le cumul des amortissements jusqu’à la cession correspond à 6 000 000 F (somme des
amortissements de 2014, 2015, 2016 et 2017). Sachant que le bien n’est pas complètement
amorti, il y a lieu de ramener sa VNC à zéro en pratiquant un amortissement HAO.

Ramener la VNC à zéro revient à diminuer la valeur d’acquisition du matériel du cumul des
amortissements jusqu’à la date de sa mise hors service.

Nous avons :

Amortissements 2014 = (9 000 000 x 20% x 11) / 12 = 1 650 000

Amortissements 2015 = (9 000 000 x 20% x 12) / 12 = 1 800 000

Amortissements 2016 = (9 000 000 x 20% x 12) / 12 = 1 800 000

Amortissements 2017 = (9 000 000 x 20% x 5) / 12 = 750 000

Total = 1 650 000 + 1 800 000 x 2 + 750 000 = 6 000 000

L’amortissement HAO correspondra à la différence : 9 000 000 – 6 000 000 = 3 000 000

Après avoir passé ces écritures, il faut constater la sortie de l’immobilisation comme nous
l’avons vu dans l’illustration 2.

NB :
- Si l’immobilisation mise hors service a été détruite et couverte par une assurance,
l’opération est assimilée à une vente ; l’indemnité d’assurance formant le prix de vente

- Si elle n’est pas assurée, ou si l’assurance ne couvre pas la destruction, elle est traitée
comme une mise au rebut.
les provisions

A° les provisions pour risque Une provision comptable est le constat comptable de
la survenance probable d'un risque mais non certain. Elle répond au principe de
prudence et impact le bilan en accroissement artificiellement les dettes de
l'entreprise. Définition : Art45-15 PCG compte n°151 – provision pour risque,
enregistre toute provisions destinés à couvrir les risques identifiés inhérent à
l'activité de l'entité tel que se résultant des garanties données au client ou des
opérations traités en monnaies étrangère.

B) provision pour charge le PCG ne donne pas de définition général pour ce type
de provision mais il énumère les situations ou elles sont utiles. Par exemple : on a
les provisions pour les restructuration(vas de fermeture dans les sites industriel),
les provisions pour impôts (impôts rattachés à des résultats futurs)... on utilisera
les compte 153 jusqu'au 158. C) la comptabilisation des provisions pour
comptabiliser une provision on va débité le compte 68 DADP et l'on crédite un
compte de provision et ces comptes de provisions sont les comptes 151 ou le 153
jusqu'au 158.

VI) les stocks A) définition les stocks son des actifs destiné à être vendus ou
consommés dans le processus de production ou de prestation de service. Les
stocks sont identifiable contrôlé par l'entreprise, source d'avantage économies
futures à un coûts évalué avec fiabilité. Les stocks se distingues des
immobilisations car il ne sont pzs destinés à être utiliser de façon durable. B) la
validation des entrées de stocks les éléments achetés et stockés comme les
matières premières, les approvisionnement et les marchandises sont évalués au
coûts d'acquisition. Coûts d'acquisition= prix d'achats + droit de douanes+ autres
taxes nn récupérable+ frais de transport et de manutention, et autres cts
directement attribuable à l'acquisition des matières 1ères et des services. - les
rabais commerciaux, les remises et les escomptes de règlements. Les éléments
vendus et stockés sont éval

Les éléments vendus et stockés sont évalués au coûts de production, on les appels
les produits et en cours de bien et de service. (les en cours=marchandises ou
travaux qui sont entrain d'être produit ou réalisés et qui ne sont pas encore
achevés) coût de production= cts d'acquisition des matière consommés+ charge
direct de production+ charge indirect de production. Une charge direct est une
charge imputable directement et sans ambiguïté au cours d'un projet ou d'un
produit donné, ex : achat de matière 1ere pour fabriquer un produit. charge
indirect : charges qui ne peuvent être incorporés dans les cts qu'à la suite de
calcul intermédiaire en raison de l'impossibilité de les inscrire directement dans
les cts d'un projet ou d'un produit. Elles sont commune à plusieurs produits (ex :
électricité, les salaires...) C) la valorisation des sorties de stocks Selon le PCG art
321-22, il existe « des articles interchangeable qui à l'intérieur de chaque
catégories ne peuvent être unitairement identifiés après leurs entrée en magasin ».
Dans ce cas le PCG admet 2 méthodes pour valoriser ses stocks ;

la 1ère méthode : le coût moyen pondéré (CMP) qui se calcul ainsi : CMP= (stock
initial+entrées) en valeur / (source initial+ entrée) en quantité. Le CMP permet de
définir le coût unitaire du stock concerné. 2è méthode : méthode PEPS, premier
entrée premier sortis dans ce cas l'entreprise commence par sortir les lots
d'articles plus anciens. Le stock final correspond au dernières entrées puisque
comme son nom l'indique on commence à sortir les articles qui sont les 1er entrés
en stock. D) L'enregistrement comptable des stocks En fin d'exercice comptable il
convient de procéder à l'enregistrement des stocks pour cela on doit respecter
l'annulation du stock initial en débitant le compte 603 – variation de stock et en
créditant le compte 37- stock de marchandises. La deuxième étape est
l'enregistrement du stock final qui consiste à débiter le compte 37 et à créditer le
compte 603 variation de stock

VII- Les ajustements des comptes de gestion et de bilan A) Les comptes de gestion
Le résultat de l'exercice doit inclure toute les charges consommés et tout les
produits acquis se rattachant à l'exercice en cours. Le résultat doit exclure les
charges et les produits comptabilisé pendant l'exercice mais ne le concernant pas.
→ Les charges pas encore enregistrés en fin d'exercice et le concernant, dans ce
cas le comptable débite un compte de charge et il crédite un compte de
régularisation tel que le compte dette provisionné (compte de la classe 1) ou alors
dans un compte tel que charge à payer (compte de la classe 4). → Les produits pas
encore enregistrés en fin d'exercice et le concernant, dans ce cas là le comptable
crédite un compte de produit et il débite un compte de régularisation que l'on peut
trouver dans les comptes de classe 4 par exemple. → Il y'a des charges constatés
d'avance c’est-à-dire ce sont des charges enregistrés durant l'exercice N mais qui
ne le concerne pas. Dans ce cas là le comptable crédite un compte de charge en
débitant un compte de régularisation comme par exemple le compte 486 qui se
nomme charge constatés d'avance. Ce compte là signifie qu'il y a une créance sur
l'exercice suivant. Il y' aura une contre passation de cet enregistrement au début
de l'exercice suivant. → Les produits constatés d'avance : ce sont des produits
enregistrés durant l'exercice N, mais qui ne le concerne pas. Dans ce cas, un
compte de produit doit être débité et un compte de régularisation comme le
compte 487- produit constaté d'avance doit être crédité. Ce produit représente une
dette sur l'exercice suivant. Il y'aura une contre passation de cet enregistrement
au début de l'exercice suivant. → Les charges à répartir sur plusieurs exercices : Il
existe un cas de charge qui peut être répartis sur plusieurs exercices (ex : les frais
d'émission d'emprunt qui peuvent être étaler sur la durée de l'emprunt).
L'entreprise n'est pas obligé de répartir les charges mais peut le faire. B) Les
comptes de bilan On va aborder 2 ajustements possible concernant le bilan : →
L'ajustement des comptes de stock d'approvisionnement et de marchandises en fin
d'exercice comptable, dans le compte de résultat, le comptable doit calculer les
achats consommés (achat d'approvisionnement ou de marchandises). Les achats
consommés correspondent aux achats réalisés + les variations de stocks. Les
variations de stocks CM INTRODUCTION A LA COMPTABILITE CH3 – L'écriture
comptable 11/09/14 35/37 correspondent aux stocks initial – stock final. →
L'ajustement des comptes des stocks des produits et des produits en cours ; en fin
d'exercice comptable, dans le compte de résultat, le comptable doit calculer la
production de l'exercice. La production de l'exercice = la production vendue + la
production stockée (le stock final de production – le stock initial) + la production
immobilisée.

Chapitre 5 : L'établissement La balance après inventaire Une balance est établie


par reproduction de la balance avant inventaire corrigée de la totalité des
écritures d'inventaire. Elle présente l'état des comptes en fin d'exercice. Bilan ;
Compte de résultat ;

la balance générale des comptes, état récapitulatif faisant apparaître, à la clôture


de l’exercice, pour chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur, à
l’ouverture de l’exercice, le cumul depuis l’ouverture de l’exercice des
mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs, le solde débiteur
ou le solde créditeur ,à la date considérée ;

Les états financiers annuels sont arrêtés au plus tard dans les quatre mois qui

suivent la date de clôture de l’exercice. La date d’arrêté doit être mentionnée dans

toute transmission des états financiers. »


Il existe deux formes de présentation des états financiers:

Système Normal § Bilan sur une page (paysage) ou 2 pages (portrait) § Compte de
résultat en cascade sur une page § Tableau de Flux de trésorerie § Notes
explicatives du contenu des 3 états financiers cidessus Ø Système minimal de
trésorerie § Bilan § Compte de résultat § Etat des créances et des dettes non
échues
1- Le Système normal qui comporte le Bilan, le Compte de résultat de l’exercice, le
Tableau des flux de trésorerie ainsi que des Notes annexes dont les dispositions
principales sont fixées dans le Système comptable OHADA.

2- Le Système minimal de trésorerie qui repose sur l’établissement d’un Bilan, d’un
Compte de résultat, d’un Tableau de flux de trésorerie et de Notes annexes dressés
à partir de la comptabilité de trésorerie que doivent tenir les entités conformément
aux modèles du système comptable OHADA.
Les états financiers ont été confectionnés dans le respect des conventions, des
postulats et des règles d'évaluation édictées par le. SYSCOHADA et l'Acte ..

c) La balance de clôture Cette balance ne regroupe plus que les comptes de bilan,
résultat net compris, puisque les comptes de gestion ont été soldés. Les comptes
de bilan sont soldés à leur tour pour clore définitivement l'exercice alors que le
journal et le grand livre sont fermés après la dernière écriture

des documents de synthèse : le bilan et le compte de résultat I) Le bilan et le


compte de résultat, une synthèse de l'entreprise L'entreprise enregistre tout au
long de l'exercice comptable les opérations réalisés par elle même. La balance
avant inventaire permet de synthétiser les comptes mouvementer du fait de ses
opérations. L'inventaire est ensuite réalisé et permet de produire une balance
après inventaire. Elle permet de reporter les soldes de tout les comptes avec des
corrections permises grâce à l'inventaire. Grâce à cette balance, deux documents
peuvent être établies ; le bilan et le compte de résultat.

Après avoir effectué les diverses constatations et régularisations de l’inventaire,


une balance après inventaire et avant écritures de regroupement est établie afin
de vérifier l’exactitude du solde des différents comptes.
Dans le cadre du respect du principe d’indépendance de la période, les comptes de
charges et de produits ouverts lors de l’enregistrement des opérations courantes
de l’exercice et lors des opérations d’inventaire doivent être soldés afin de
déterminer le résultat comptable. Ce résultat, pour les entreprises soumises à
l’impôt sur les sociétés, correspond à un résultat provisoire qui permettra de
calculer et d’enregistrer l’impôt sur les bénéfices.
Le résultat de l’exercice figure dans le document de synthèse appelé « compte de
résultat ». Ce résultat de l’exercice est enregistré au moment des écritures de
regroupement dans le compte de capitaux 12 – Résultat de l’exercice. Ce compte
apparaît toujours au passif du bilan, dans les capitaux propres, qu’il s’agisse d’un
bénéfice ou d’une [Link] les comptabilités sont informatisées, la
détermination du résultat s’effectue directement par la différence entre les masses
débitrices et les masses créditrices de l’ensemble des comptes de gestion utilisés
au cours de l’exercice.
Si le solde est créditeur, le résultat correspond à un bénéfice. Il sera inscrit au
crédit du compte 120 – Résultat de l’exercice (bénéfice). Ce compte figurera au
passif du bilan.
Si le solde est débiteur, le résultat représente une perte…

I. Les travaux d’inventaire

A. Les objectifs de l’inventaire

1. Obligation légale

CC L 123-12 Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant


doit contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et
la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l’entreprise. Elle doit
établir des comptes annuels à la clôture de l’exercice au vu des enregistrements
comptables et de l’inventaire.
CC R 123-177 L’inventaire est un relevé de tous les éléments d’actif et de passif au
regard desquels sont mentionnées la quantité et la valeur de chacun d’eux à la
date d’inventaire. Les données d’inventaire sont regroupées sur le livre
d’inventaire… Les comptes annuels sont transcrits chaque année sur le livre
d’inventaire, sauf lorsqu’ils sont publiés en annexe au registre du commerce et des
sociétés.

2. Les objectifs de l’inventaire

L’inventaire est un relevé des éléments du patrimoine de l’organisation.


L’inventaire a pour but d’améliorer la fiabilité des informations comptables pour
fournir une image fidèle de la situation financière, du patrimoine et du résultat de
l’entreprise à la fin de l’exercice comptable.

a. Le recensement des éléments du patrimoine

Les travaux d’inventaire conduisent à contrôler l’existence, les quantités et les


valeurs des éléments du patrimoine de l’entreprise. Il est généralement effectué à
une date proche de la clôture de l’exercice comptable. Il recense ce que
l’entreprise possède : immobilisations, stocks, créances, disponibilités (éléments
d’actifs) et ce qu’elle doit : dettes et provisions (éléments de passif externe). Les
données d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire.

b. La fiabilité des comptes annuels

Les travaux d’inventaire permettent d’améliorer la fiabilité des informations


comptables. Ils consistent ainsi à comptabiliser des écritures d’ajustement pour
respecter certains principes comptables et notamment :

 Le principe de prudence : il s’agit, d’une part, de diminuer la valeur


comptable d’un élément d’actif si celle-ci est supérieure à sa valeur estimée
à l’inventaire. Si la valeur d’inventaire est supérieure à la valeur comptable,
la plus-value ne sera pas constatée. D’autre part, il convient d’éviter de
reporter sur un exercice futur une charge née de faits qui se sont déroulés
dans l’exercice.

Exemple :

On constate à l’inventaire qu’un client, débiteur de 125 000 € dans les comptes de
l’entreprise, est en liquidation judiciaire. On pense recouvrer seulement 30 % du
montant de la créance.
Cette constatation se traduira par une écriture de régularisation afin que le
compte du client figure au Bilan pour un montant de :
125 000 × 0,30 soit 37 500 € et non pour le montant de 125 000 €.

 L’indépendance des exercices comptables : seuls les charges et les produits


relatifs à l’activité réalisée durant l’exercice comptable peuvent être inscrits
dans les comptes annuels. Les travaux d’inventaire permettent d’enregistrer
des ajustements pour retenir uniquement les charges et produits de cet
exercice et écarter les charges ou produits concernant l’exercice suivant.

Exemple :

Soit une prime d’assurance annuelle de 18 000 € réglée le 1 er octobre N et


couvrant les risques pouvant survenir pendant la période du 1er octobre N au 30
septembre N+1.
Le montant de la charge à imputer à l’exercice N ne doit pas être de 18 000 €
comme l’indique le compte concerné, mais de 18 000 × 3/12 = 4 500, c’est-à-dire
le montant de la charge correspondant à la couverture des risques assurés du 1er
octobre N au 31 décembre N.
B. Les opérations d’inventaire

Les opérations d’inventaire sont conduites en fin d’exercice durant les premiers
mois suivant la clôture. Elles prennent fin lorsque le gérant ou le conseil
d’administration décident d’arrêter les comptes. Ces travaux comportent une série
de tâches extra-comptables et comptables citées ci-après. Chacune d’elles fera
l’objet d’une étude approfondie dans les chapitres suivants.

1. L’inventaire physique des éléments du patrimoine : immobilisations, stocks,


disponibilités et le recensement des autres éléments d’actif et de passif :
créances, dettes, provisions.

L’inventaire physique des immobilisations a pour objectifs essentiels :

 Le respect de l’obligation légale de procéder, au moins une fois par


an, à un inventaire de tous les éléments actifs et passifs de
l’entreprise.
 La quantification et la revalorisation (test d’impairment) des
immobilisations existantes en fin d’exercice en vue de l’établissement
des états financiers annuels.
 La détection des immobilisations inutilisables (rebutées, réformées,
sorties de l’actif).

L’inventaire physique des

L'inventaire physique des stocks consiste à compter chaque élément stocké


physiquement dans les réserves et entrepôts de l'entreprise : produits finis
ou semi-. Les matières premières, les marchandises en cours de production
et les marchandises pas encore vendues ou livrées sont prises en compte
dans l’inventaire des stocks. Le stock physique est comparé au stock
théorique. En cas de différence, on parle d’écarts d’inventaire.

Il existe différents types de méthodes d’inventaire qui varient en fonction de


la périodicité de la réalisation ou du type de marchandises. Les entreprises
ont ainsi le choix de réaliser : un inventaire permanent, un inventaire
annuel, un inventaire tournant ou un inventaire intermittent.

Section 3 : L’inventaire des effets et de titres

L’inventaire physique des effets et des titres doit faire l’objet d’une
récapitulation de toutes ces valeurs

dans un état mentionnant l’organisme émetteur, ou le tireur (lorsqu’il s’agit


d’effet), le nombre de titres

ou d’effets, leur valeur nominale ainsi que des rubriques pour l’évaluation à
la clôture de l’exercice.
 la première c’est le listing des immobilisations,
 la seconde permet de générer un plan d’amortissement pour
l’immobilisation sélectionnée
 et la troisième permet de faire le calcul des dotations aux amortissements
pour l’ensemble des immobilisations et pour la période comptable retenue.

1- Créer un listing des immobilisations

Comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessus, le fichier des


immobilisations doit au minimum contenir les informations suivantes: le numéro de
référence de l’immobilisation, son libellé, sa date d’acquisition, la valeur d’achat, la
valeur résiduelle et la durée d’utilité en années.

En effet, il est important que chaque immobilisation soit référencée par un numéro
unique qui va le suivre durant toute sa vie. Ce numéro d’identifiant pourra être
apposé sur l’immobilisation et servir pour des besoins d’inventaire. La date d’achat
est utile pour le calcul des amortissements notamment la première dotation.

La valeur résiduelle est le prix net de sortie de l’immobilisation. En effet, une fois
que l’immobilisation arrive en fin de vie l’entreprise pourrait faire le choix de ne
plus s’en servir et le céder à un tiers. Le prix qu’elle en tire est appelé ici valeur
résiduelle.
2- Générer un plan d'amortissement

Sur la feuille figurant ci-dessus, on peut visualiser le plan d’amortissement


prévisionnel de l’immobilisation depuis l’année d’achat jusqu’à la dernière année
d’utilisation. Ce plan fait ressortir le montant de la dotation annuelle, le cumul des
amortissements et enfin la valeur nette comptable. Si une immobilisation a une
valeur résiduelle non nulle, alors en fin de vie, la valeur nette comptable sera
équivalente à cette valeur résiduelle. Dans le cas contraire, on aura une valeur
nette comptable nulle. Pour calculer les amortissements prévisionnels, faites la
sélection de l’immobilisation dans la cellule C5.
3 - Calcul des amortissements à comptabiliser

Cette troisième feuille de calcul sert à la détermination de la dotation annuelle à


comptabiliser. Pour réaliser ce calcul, indiquez la période comptable dans la
cellule D5. Ensuite, cliquez sur le bouton « Calculer ». Vous verrez s’afficher en
dessous la dotation aux amortissements à comptabiliser. Ce calcul prend bien sûr
en compte la date d’acquisition de chacune des immobilisations de même que leur
durée de vie. La méthode d’amortissement retenue est la méthode linéaire.

Section 4 : L’inventaire des créances et des dettes

Dans la réalisation des travaux de fin d’exercice, la clôture des comptes clients vise
deux objectifs: le premier: la correcte évaluation des créances, le second la
dépréciation de celles qui comportent un risque de non recouvrement.

les contrôles indispensables à réaliser pour clôturer les comptes clients.

Contrôle 1: Vérifier le caractère recouvrable des créances

Les créances sont la matérialisation des ventes effectués à crédit. Etant donné que
ces ventes ne sont pas encore encaissées, il y a un risque de non recouvrement
qu’il convient d’apprécier.
Très souvent l’entreprise a dans son portefeuille des créances exigibles, des
créances dont l’échéance est déjà survenu mais ne sont toujours pas payés par les
clients.

Comment mesurer la recouvrabilité de ces créances là?

Rien de mieux qu’une circularisation des comptes, d’envoyer des lettres de


reconnaissance de soldes aux clients. Souvent, ce travail se fait en collaboration
avec le commissaire aux comptes. Même si vous n’en avez pas, vous pouvez
prendre l’initiative de le faire et en fonction des réponses des clients, remplir un
tableau de contrôle comme celui présenté ci-dessous.

Contrôle 2: Les créances douteuses

Dans la majorité des cas vous ferez ce contrôle et comptabiliserez des créances
douteuses. Quand on fait des affaires on finit toujours par tomber sur des clients
qui même s’ils sont de bonne foi deviennent insolvables par la force des choses et
ne peuvent pas honorer leurs engagements.

Maintenant la question qui se pose c’est celle de savoir comment évaluer le risque
de non recouvrement. C’est à l’entreprise de définir une procédure interne de
catégorisation de ses clients et de comptabilisation d’une créance douteuse ou
même d’une dépréciation.

Deuxième chose, vous pouvez partir de la balance âgée des comptes clients. Si
vous avez l’habitude d’accorder des crédits de 30 jours ou 60 jours à votre client et
qu’on se retrouve avec une balance âgée qui montre les factures de 90 jours, 180
jours qu’ils n’ont pas été payés, là c’est déjà une alerte qu’il faut prendre au
sérieux.

Aussi vous pouvez considérer les différentes lettres de relance qui ont été
envoyées au client et puis les réponses à ces lettres de relance. C’est pourquoi une
procédure de gestion des comptes clients est tellement importante pour cela. Une
fois que tout ce qui précède a été fait, remplissez un tableau comme celui qui vous
est suggéré ci-dessous.

Contrôle 3: Apprécier la cohérence des variations bilantielles vs compte de résultat

Ce contrôle a pour objectif de s’assurer d’une présentation appropriée des soldes


comptables dans les états financiers. En effet, nous voulons contrôler que les
comptes utilisés pour comptabiliser les dépréciations sont exacts tant ceux du
bilan que ceux du compte de résultat.

L’idée est de rapprocher la variation bilantielle (solde fin de période – Solde début
de période) avec les valeurs comptabilisés dans les compte de charges pour
dépréciation des comptes clients.

Contrôle 4: Les créances libellées en monnaies étrangères

Les créances clients libellées en monnaie étrangère sont des créances qui sont
comptabilisées dans la monnaie locale mais dont la facturation a été faite dans la
monnaie du pays du client. Bien entendu pour nous qui sommes dans la zone F
CFA ça ne concerne pas les clients qui sont situés dans la zone euro parce que
nous avons une parité fixe. Mais si vous avez un client qui est par exemple aux
États-Unis ou au Japon ou même en Chine, étant donné la fluctuation de la parité
monétaire, vous serez amené à évaluer la créance à la valeur d’inventaire au cours
en vigueur au jour de la clôture des comptes c’est-à-dire en général au 31/12/N.

Les différences de change quel que soit leur sens donneront lieu à un ajustement
du montant de la créance. Seules les pertes latentes de change nous conduiront à
comptabiliser une provision pour perte de change en vertu du principe de
prudence.

Je vous propose de formaliser votre contrôle à l’aide d’un tableau comme celui
illustré ci-dessous.
Les créances et dettes doivent être ventilées dans un état détaillé et nominatif dont
les soldes doivent être validés par le biais de la circularisation.

Pour les créances, l’établissement d’une balance par âge présente une grande
utilité pour identifier les créances anciennes présentant un risque latent de non
recouvrement.

Le tableau des échéances des créances et des dettes est, comme son nom
l’indique, un tableau dans lequel les créances et les dettes d’une entreprise sont
classées en fonction de la durée restant à courir jusqu’à leur échéance.

Il recense des horizons différents selon la nature du poste concerné :

 Pour les créances :


o Créances à un an au plus,
o Créances à plus d’un an,
 Pour les dettes :
o Dettes à un an au plus,
o Dettes à plus d’un an et cinq ans au plus,
o Dettes à plus de cinq ans

 Les comptes de trésorerie comprennent d’une part la trésorerie active qui


englobent les titres de placement, les avoirs en caisse et en banque et
d’autre part la trésorerie passive qui comprend principalement les crédits à
court terme obtenus de la banque.
 Nous allons voir 5 contrôles en particulier qu’il convient de mettre en œuvre
dans le cadre des travaux de fin d’exercice. Je vais illustrer chacun de ces
contrôles avec des tableaux conçus sur Excel. Les valeurs sont données à
titre indicatif.
 Contrôle 1: L’inventaire des caisses

 L’objectif de ce contrôle est de fiabiliser le solde des caisses à afficher au


bilan.
 Pour effectuer ce contrôle, il faut premièrement organiser un inventaire
physique des caisses de la société. Cet inventaire devra être effectué par
deux personnes minimum pour chaque caisse. Il faudra bien entendu que
l’une d’elles soit externe à la caisse.
 L’inventaire est formalisé par un procès verbal et une feuille de comptage.
Les deux documents devront être rapprochés au solde de la balance avant
inventaire. Tout écart qui en résulte doit être expliqué et ensuite
comptabilisé.
 Les espèces en devise doivent être converties au cours au 31/12/N.
 Je vous présente ci-dessous un tableau qui peut être complété à la suite du
rapprochement entre l’inventaire réalisé et la balance comptable.

 Contrôle 2: Le Rapprochement bancaire

 Le rapprochement bancaire est bien sûr réalisé au cours de l’année. Celui à


effectuer dans le cadre des travaux d’inventaire est en général celui du
dernier mois de l’année. L’objectif est de détecter les opérations
comptabilisées par la banque et non présente dans les comptes afin de les
intégrer à la comptabilité.
 Comment faire le contrôle?
 Il convient d’effectuer un rapprochement pour chaque compte bancaire. Ce
rapprochement permettra de détecter des omissions d’enregistrement, des
commissions et intérêts prélevés par la banque découverts sur l’extrait de
relevé de compte.
 Les documents qui doivent être réunis pour réaliser le rapprochement
bancaire sont le grand-livre du compte banque tenu en entreprise, l’extrait
du relevé de compte fourni par la banque, le dernier état de rapprochement
bancaire.
 Je vous propose de compléter un tableau semblable à celui fourni ci-dessous
pour vous assurer de l’existence d’un rapprochement pour chacun de vos
comptes

 Contrôle 3: Les crédits de trésorerie

 L’objectif de ce contrôle est de vérifier qu’il n’y a pas de crédit long terme
comptabilisé comme crédits de trésorerie.
 Comment faire ce contrôle?
 Vous allez dans un premier temps obtenir les contrats signés de prêts et
passer en revue le contenu. Vous allez notamment vérifier les échéances de
remboursement des prêts. Ensuite il vous faudra pointer le grand-livre pour
vous assurer de la régularité des écritures passées au titre de
l’amortissement du prêt et de l’intérêt passé comme charge financière.
 Ci-dessous une présentation correcte du contrôle y relatif.

 Contrôle 4: Intérêts courus sur concours bancaires

 Les concours bancaires sont des crédits de court terme dont l’échéance ne
dépasse pas quelques mois.
 L’objectif du contrôle est de vérifier que les intérêts courus sont bien
comptabilisés sur des crédits dont l’échéance est distincte du dernier jour
fin de mois.
 C’est important de réaliser ce contrôle afin de respecter le principe de
séparation des exercices.
 Je vous propose ensuite de compléter un tableau comme celui présenté ci-
dessous.

 Contrôle 5: Titres de placement


 Les titres de placement sont des valeur mobilières acquises afin d’en retirer
un gain à brève échéance. Il font partie de la trésorerie active.
 L’objectif du contrôle portant sur les titres de placement est de vérifier que
lorsque la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur comptable, une
dépréciation est comptabilisée.
 Vous pourrez ensuite remplir le tableau de contrôle ci-dessous.

 Nous nous sommes limités dans

correspondent à la réalité. Traditionnellement, on distingue plusieurs types de


créances :
- Les créances justifiées : ce sont celles dont l’entreprise peut espérer
raisonnablement un règlement dans un délai normal. Elles ne requièrent aucun
traitement particulier à l’inventaire ;
- Les créances litigieuses : le client conteste le bien-fondé de sa dette, le montant
de la créance risque de ne pas pouvoir être recouvré en totalité. Le principe de
prudence impose que le risque de perte de valeur, appelée aussi « dépréciation »,
soit enregistré en comptabilité ;
- Les créances douteuses : le client n’est pas solvable et risque de ne pas pouvoir
payer ce qu’il doit, en totalité ou en partie. Comme pour les créances litigieuses,
une dépréciation doit être envisagée afin de respecter le principe de prudence ;
- Les créances irrécouvrables : la situation du client est telle que l’entreprise est
sûre qu’elle n’obtiendra plus de règlement, la créance ne pourra pas être
recouvrée. Le montant correspondant représente donc une perte certaine. Un
traitement particulier s’impose.

Le relevé des dettes permet entre autre de cerner les intérêts courus et non
payés ainsi que les intérêts payés mais non totalement courus.

2. L’évaluation des éléments du patrimoine : estimation de la valeur


d’inventaire et comparaison avec la valeur comptable.
3. L’enregistrement des écritures d’inventaire :
o les écritures d’ajustements : variation de stocks, amortissements,
dépréciations, provisions, ajustement des comptes de charges et de
produits ;
o les écritures de régularisation : corrections comptables,
reclassement…
4. L’établissement des comptes annuels ou documents de synthèse : le compte
de résultat, le bilan, l’annexe.

La comptabilisation des stocks peut être réalisée au fur et à mesure des


approvisionnements ou de la production. Il s’agit d’un « inventaire permanent ».
Dans ce cas, une écriture de stock est passée à chaque entrée ou sortie de
marchandises.

Dans les petites entreprises, Il arrive souvent que les stocks soient évalués et
comptabilisés uniquement en fin d’exercice. Cette comptabilisation en fin
d’exercice est appelée « inventaire intermittent ». En cours d’année, le suivi des
stocks peut être effectué de manière extracomptable sur des fiches de stocks

II. La valeur d’inventaire

Tous les éléments patrimoniaux de l’entreprise doivent être recensés et estimés à


leur valeur d’inventaire à la date de la clôture de l’exercice. Cette évaluation obéit
à des règles générales prévues par le code de commerce et précisées dans le plan
comptable général.

A. Règles générales d’évaluation

Le Code de commerce prévoit une règle générale d’évaluation à l’inventaire :

CC L 123-18 Si la valeur d’un élément de l’actif devient inférieure à sa valeur nette


comptable, cette dernière est ramenée à la valeur d’inventaire à la clôture de
l’exercice.

Le plan comptable général a précisé les notions de valeur nette comptable et de


valeur d’inventaire.

1. Les différentes valeurs d’un bien

a. Valeur brute et valeur nette comptable

La valeur brute est suivant le cas :

 Le coût d’acquisition pour les biens achetés :

Prix d’achat hors taxes + coûts directement attribuables (frais de port,


d’installation, de montage, de mise en service…).

 Le coût de production pour les produits fabriqués :


Coût d’acquisition des matières premières + coût directs et indirects de production
(main-d’œuvre, énergie…).

Cette valeur constitue la valeur d’origine ou valeur d’entrée basée sur les coûts
historiques.

La valeur nette comptable est égale à la valeur brute diminuée des amortissements
cumulés et des dépréciations.

Valeur nette comptable = Valeur brute – Amortissements – Dépréciations

Exemple :

La valeur d’origine d’une créance client est de 125 000 €.

 valeur brute = 125 000 €.

Le client est en liquidation judiciaire et ne réglera que 37 500 €.


La perte probable est de 125 000 – 37 500 = 87 500 €.

 dépréciation = 87 500 €
 valeur nette comptable = 125 000 – 87 500 = 37 500 €.

b. Valeur actuelle

À l’inventaire, on détermine la valeur actuelle. C’est le montant qui pourrait être


obtenu de la vente d’un actif, net des coûts de sortie, à la date de clôture.

Exemple :

La valeur de vente d’un logiciel acquis 5 000 € est de 2 300 € à la clôture de


l’exercice. On sait que le logiciel peut encore être utilisé pendant 2 ans. Dans ce
cas, il permettrait de vendre des prestations de services dégageant une marge
annuelle de 1 300 € avant d’être mis au rebus.

 valeur actuelle = 2 600 €

2. La valeur retenue à l’inventaire

À l’inventaire, on compare la valeur actuelle et la valeur nette comptable. On doit


retenir la plus faible des deux :

 si la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable, on diminue la


valeur nette comptable en constatant la moins-value, pour retenir la valeur
actuelle ;
 si la valeur actuelle est supérieure à la valeur nette comptable, on garde la
valeur nette comptable.
Exemple :

Un logiciel a été acquis 5 000 € en début d’année N–1. Les amortissements du


logiciel se montent à 2 000 la valeur actuelle est de 2 600 €.
On détermine la valeur à retenir à l’inventaire :

 la valeur brute est de 5 000 € et les amortissements de 2 000 €.


 la valeur nette comptable est : 5 000 – 2 000 = 3 000 €

La valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable.

 la valeur à retenir est la valeur actuelle, soit 2 600 €.


 une moins-value sera constatée pour ramener la valeur comptable à la
valeur actuelle, soit : 3 000 – 2 600 = 400 €.

B. Application des règles générales

Des règles spécifiques s’appliquent aux différents éléments de l’actif et du passif.


Un premier aperçu est proposé ci-après. Les règles seront approfondies dans les
chapitres suivants.

1. Élément d’Actif

a. Immobilisations corporelles et incorporelles

La moins-value comptabilisée est suivant le cas :

 un amortissement : dépréciation irréversible d’un actif avec le temps,


l’usage, l’obsolescence ;
 une dépréciation : perte de valeur qui n’est plus jugée irréversible.

Les amortissements et les dépréciations d’immobilisations seront étudiés aux


Chapitres 18 et 19.

b. Les titres

À l’inventaire, la moins-value est comptabilisée, sous la forme d’une dépréciation,


lorsque la valeur actuelle est inférieure à la valeur nette comptable. Les plus-
values ne sont pas comptabilisées.
TITRES
Comptes 27 Autres Titres
Catégorie Immobilisés Comptes 50
Comptes 26 Titres de participation
s de titres Valeurs Mobilières de
Placement
Valeur d’utilité : la valeur qu’un chef  Les titres cotés en
d’entreprise avisé accepterait de décaisser bourse sont évalués au
pour obtenir cette participation. Cette cours moyen du
valeur peut prendre en compte : dernier mois.
Valeur
 Les titres non cotés
actuelle
 le cours de bourse, sont évalués à leur
 les rendements futurs, valeur probable de
 la valeur patrimoniale. négociation.

Les dépréciations des titres seront illustrées au Chapitre 19.

c. Stocks et Productions en-cours

► Valeur d’entrée

Coût d’acquisition pour les biens achetés : matières premières, autres


approvisionnements, marchandises.

Coût de production pour les biens produits : produits finis, produits intermédiaires,
en-cours…

Pour les éléments identifiables séparément ou choses de genre individualisables, le


coût d’entrée est déterminé article par article ou catégorie par catégorie.

Pour les choses de genre interchangeables, le coût d’entrée moyen résulte de


calculs présentés au Chapitre 17.

► Valeur à l’inventaire

L’évaluation du stock est faite à la valeur actuelle.

► Moins-values

Étant donné que le PCG prescrit de retenir à l’inventaire la plus faible des deux
valeurs (valeur nette comptable ou valeur actuelle), une dépréciation doit être
constituée pour constater la moins-value chaque fois que la valeur actuelle est
inférieure à la valeur nette comptable (cf. Chapitre 19).

d. Créances sur les Clients

À l’inventaire, les valeurs portées en compte doivent correspondre aux valeurs


actuelles de ces créances, ce qui conduit à distinguer trois catégories de clients :
 les clients solvables dont la situation n’exige aucun ajustement ;
 les clients clients douteux ou litigieux pour lesquels l’entreprise doit prévoir
une perte probable d’une partie de la créance, ce qui entraîne la création
d’une dépréciation (cf. Chapitre 19) ;
 les clients insolvables pour lesquels l’entreprise doit considérer que le
montant de la créance est définitivement irrécouvrable.

e. Disponibilités

► Banques et établissements de crédit

Le montant inscrit en compte doit correspondre aux fonds réellement disponibles à


la date de l’inventaire, d’où la nécessité d’établir un état de rapprochement et
d’enregistrer les écritures qui en découlent. Ce point a été étudié au Chapitre 10.

► Caisse

Le montant inscrit en compte correspond au montant des espèces en Caisse après


inventaire.

2. Les éléments de passif externe

Les dettes et provisions pour risques et charges constituent les principaux


éléments du passif externe. Elles sont ajustées en fin d’exercice, lorsque
l’estimation de la dette ou de la provision évolue. Les règles seront présentées au
Chapitre 17.

Caractère de la sortie future de


Valeur d’un élément de
ressources
passif externe
Certain Probable
Complément de
En augmentation Complément de dette
provision
Diminution de
En diminution Diminution de dette
provision

SYNTHÈSE

► Les principaux travaux et principes comptables à l’inventaire

L’inventaire est une obligation légale (au moins une fois par an) qui prévoit de
recenser et d’évaluer le patrimoine de l’entreprise à la fin de l’exercice.
Les travaux d’inventaire donnent lieu à plusieurs types d’opérations :

 l’inventaire physique et l’évaluation des actifs et passifs de l’entreprise,


 l’enregistrement des écritures d’ajustements et de régularisation,
 les travaux comptables conduisant à l’établissement des états financiers ou
document de synthèse : le Bilan, le compte Résultat et l’Annexe.

Vous aimerez peut-être aussi