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Memoire de Souténance

Ce mémoire présente une étude sur l'impôt synthétique, ses avantages et inconvénients, en se concentrant sur la Direction Régionale des Impôts de Kayes. Il aborde la définition de l'impôt, ses caractéristiques, ainsi que les faiblesses de la fiscalisation du secteur informel. L'analyse inclut également des recommandations pour améliorer le système fiscal malien.

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Memoire de Souténance

Ce mémoire présente une étude sur l'impôt synthétique, ses avantages et inconvénients, en se concentrant sur la Direction Régionale des Impôts de Kayes. Il aborde la définition de l'impôt, ses caractéristiques, ainsi que les faiblesses de la fiscalisation du secteur informel. L'analyse inclut également des recommandations pour améliorer le système fiscal malien.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DU MALI

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI

∗∗∗∗∗ ∗∗∗∗∗

UNIVERSITE PRIVEE MODIBO KANE DIRECTION REGIONALE

DILLY DE KAYES (UPMKD-K ) DES IMPOTS DE KAYES

ANNEE UNIVERSITAIRE 2023-2024

MEMOIRE
THEME : IMPOT SYNTHETIQUE AVANTADES ET INCONVENIENTS

CAS DE LA DIRECTION REGIONALE DES IMPOTS DE KAYES (DRI)

PRESENTEE ET SOUTENUE PAR : Dado TRAORE

Pour l’obtention de la licence en Science Economique et Gestion


ENCADREUR : M. COULIBALY ZANA

Expert Comptable

JURY

0
Remerciements
Je remercie dieu le tout puissant de m’avoir donné la santé et la volonté d’entamer et de
terminer ce mémoire.

Tout d’abord, ce travail ne serait pas riche et n’aurait pas pu avoir le jour sans l’aide et
l’encadrement de MR ZANA COULIBALY je le remercie pour la qualité de son encadrement
exceptionnel, pour sa patience, sa rigueur et sa disponibilité durant ma préparation de ce
mémoire.

Messieurs les membres du jury qui ont bien voulu sacrifier de leur temps précieux en vue de
juger ce travail. Veuillez agréer l’expression de ma profond gratitude ;

Je remercie également tous mes professeurs pour la qualité de l’enseignement qu’ils m’ont
prodigué au cours de ces trois années passées à l’université je remercie également notre
directeur pédagogique de l’université MODIBO KANE DILY et tous les personnels de
l’université MODIBO KANE DILY DE KAYES

Mes remerciements vont aussi à l’endroit de stage à :

A Alpha Mohamed TAWATY le chef du centre des impôts de Kayes pour son soutien tout
au long du stage sans oublier tante OUMOU la secrétaire de Direction Général des impôts
merci pour votre affection et votre soutien qui ne m’ont jamais fait défaut

BAKARY TRAORE ET OUMOU DIAWARA, mes parent, dont l’ultime souhait est de
voir leurs postérités faire une ascension sociale, que longévité leur soit donnée afin qu’ils
puissent jouir du fruit de leurs multiples efforts et sacrifices ;

Mes frère KARIM et LEVIEUX pour leur soutien moral et financier

Ma tante ASSTAN et mes sœur et belle sœur FATOUMATA KADIDIATOU MARIAM,


pour leur joies affection qu’elles m’ont toujours offertes ;

Ceux qui sont de prés ou de loin qui ont rapporté quelque chose à l’élaboration de ce
mémoire. Qu’ils trouvent ici l’expression de mes remerciements infinis.

1
DEDICACE
De tout mon cœur, je dédie ce travail à :

A mon très cher père Bakary Traore, pour toute l’assistance et tous les soins dont tu m’as
comblé. Puisse l’eternel te bénir, je te souhaite longue vie afin que tu puisses voir tes enfants
se hisser haut.

Ma chère mère OUMOU Diawara, je te suis reconnaissant pour ton profond amour, ton
dévouement, tes prières et tes peines. Maman, l’éducation que tu m’as donnée est le pilier de
ma réussite. Ce travail est le témoignage de ma profonde gratitude et que Dieu t’accorde
longue vie pour que tu puisses jouir des fruits de tes durs labeurs.

Mes frères et sœurs, Karim, Bakary, Mariam, Mama pour cet amour qui nous lié votre
affection et votre solidarité m’ont donné la joie et la force de faire toujours mieux : soyez en
fier.

A mon encadreur et aux membres du jury

Pour votre réceptivité et encadrement.

2
LISTE DES ABREBIATIONS

UPMKDK…………….…………..Université Modibo Kane Dilly de Kayes


TVA………………………………………………………………Taxe sur la valeur ajoutée

UEMOA………………………………………Union Economique Monétaire Ouest Africain

CEDEAO………………………Communauté Economique des Etats de l’Afrique de L’Ouest

IRF…………………………………………………….…………..Impôt sur le revenu foncier

TF……………………………………………………………………………….Taxe foncière
CGI…………………………………………...………………..........Code Générale des Impôts

LPF ………………………………………………………………Livre des procédures fiscales

FCFA………………………………………….Franc des Communautés Française D’Afrique

TAF…………………………………………………………..Taxe sur les activités financières

TOB……………………………………………………..Taxe sur les opérations Bancaires

ITS………………………………………………………….Impôt sur le traitement et Salaires

TTR………………………….…………………………….Taxes sur les transports routiers

AN-RM………………………………………..Assemblée Nationale – République du Mali

DRI…………………………………………………………..Direction Régionale des Impôts

PIB……………………………………………………………………….Produit Intérieur Brut

SYSCOA……………………………………………….. le système comptable Ouest Africain

OHADA…………..Organisation pour l’harmonisation des droits des affaires en Afrique

I/BIC…………………………………………..Impôt sur le bénéfice industriel et commercial

DP………………………………………………………….………………. le Droit de patente

CF………………………………………………………..………… la contribution forfaitaire

TL……………………………………………………………..…………. la Taxe de logement

TFP……………………………….…………………….. la Taxe de Formation Professionnelle

CCIM……………………………..………. la chambre de commerce et d’industrie du MALI

art……………………………………………………………………………………….Article

NIF…………………..………………………………………..Numéro d’identification fiscale

3
DGI…………………………………………………………..….Direction Générale des Impôts

PAMORI…………………………. le projet d’Appui à la Mobilisation des recettes intérieures

ONG…………………………………………………….Organisation non Gouvernemental

FAFPA……………………. fonds d’appui à la formation [Link] à l’apprentissage

OEF……………………….……………………..l’observation de l’emploi et de la formation

T D R L ………………………………………La taxe de développement régional et local

4
TABLE DES MATIERES
Introduction Générale………………………………………………………………………….7

CHAPITRE I : : Notion générale sur l’impôt……………………………………………8


1 Définition de l’impôt, caractéristique, classification, sources et rôles :…………................8

Section 1: Caractéristiques de l’impôt…………………………………………..…….….….8


a)Caractère pécuniaire…………………………………………………………………...…… 8

b) Caractère définitif………………………………………………..………………………….8

2) Distinction de l’impôt et les notions voisines………………………………………………8

A-Classification des impôts…………………………………..………………………………..9

Section2 : Taxe sur le chiffre………………………………...……………………………..11


a)Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)……………………………..……………………………11

b) Notion d’assujettis………………………………………………………………….……..12

Analyse De L’assiette Et Liquidation De La Tva……………………………………………14

Analyse De L’assiette………………………………………………………..………………14

1-Exigibilité………………………………………………………………..…………………15

2-la déductibilité-consulter liste des opérations exonérées………………………….………..15

Section 3 : Taxes sur les activités financières (TAF)………………………..……………..16

Section 4: Impôt sur les traitements et salaires …………………………………………….17

CHAPITRE II :L’impôt synthétique.......................................................................21

Section 1 : Présentation de l’impôt t synthétique…………………………………………..21

Historique et Objectif visé par l’impôt synthétique………………………………………… 21

Section2 : obligation et sanction de l’impôt synthétique…………………...………………26

CHAPITRE III : les faiblesses liées à la fiscalisation du secteur informel……………27

Section 1 : Difficultés au niveau de l’administration……………………………………….27


1-insuffisance de moyens humains ………………………….……………………………….27

2- Insuffisance de moyens logistiques…………………………………..……………………28

5
Section 2 : Difficultés au niveau des contribuables………………….…….………….……28
1-Incivisme et fraude fiscale………………………………………………….………………28

2-Pauvreté économique et analphabétisme…………………………….......…………………29

3-Suggestions /Recommandations……………………………………………………………30

CHAPPITRE IV : L’impôt Sur Le Revenu Foncier (IRF) Et La Taxe Foncière (TF)


…………………………………………………………………………………………...34

1-l’impôt sur le revenu foncier……………………………………………………………….34

2-la taxe foncière……………………………………………………….……………………34

3) La TVA sur location………………………………………………..……………………..35


4Les impôts forfaitaires sur le revenu………………………………………………………..35

a) La taxe de voirie……………………………………………………………………………35

b) La taxe de développement régional et local :(T D R L)…………………………..……….35

5) la détermination de la taxe…………………………………………………………………35

Conclusion Générale…………………………………………………………………….……37

Référence Bibliographie et Webographie

Liste des abréviations

Liste des Tableaux

6
INTRODUCTION GENERALE
Le droit fiscal est l’ensemble des lois, règlements, procédures, et pratiques administratives
relatifs à l’impôt. Le parlement dispose seul du pouvoir de fixer les règles concernant
l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts. Dans le cadre de la loi, le
gouvernement en définit l’application par voie réglementaire.

Le système fiscal constitue l’ensemble des impôts existant à un moment donné dans un
système politique déterminé ; par exemple le système fiscal malien.

La fiscalité occupe une place primordiale dans l’existence d’un Etat à plusieurs égards, dans
la mesure où les impôts constituent d’une part la principale ressource publique et d’autre part
c’est par l’impôt que les citoyens sont en contact avec l’Etat.
L’impôt est omniprésent dans la vie des particuliers et des entreprises il est de nos jour
impossible de prendre une décision économique, autrement dit conclure un contrat, créer ou
restructurer une entreprise sans connaitre toutes les implications fiscales des différents choix
possibles.

Avant d’aborder l’extrême diversité des principes, règles et procédures de la fiscalité, nous
allons étudier la notion d’impôt. Notre étude portera sur les impôts synthétiques émis par la
direction régionale des impôts de Kayes.

A cet effet, notre étude porte premièrement en Chapitre notion générale des impôts et en
Chapitre2 nous détaillerons les impôts synthétiques, en suite en Chapitre3 portera sur
faiblesses liées à la fiscalisation du secteur informel et en fin nous Décrirons : L’impôt Sur Le
Revenu Foncier (IRF) Et La Taxe Foncière (TF) avec une conclusion générale.

7
Chapitre I: Notion générale sur l’impôt

1. Définition de l’impôt, caractéristique, classification, sources et rôles :


Définition : l’impôt est une prestation pécuniaire directe, requise par voie d’autorité, à titre
définitif et sans contrepartie, en vue de la couverture des charges publiques.

Section 1: Caractéristiques de l’impôt :

L’impôt présente certaines caractéristiques qui le particularisent et le distinguent de certaines


notions voisines.

a)Caractère pécuniaire :

Le caractère pécuniaire de l’impôt se reflète au niveau de la détermination de son assiette


fiscale est en principe constituée d’éléments monétaires.

Le caractère pécuniaire se manifeste surtout au stade du recouvrement d’impôts. L’impôt est


acquitté en argent, sous la forme de remise d’espèces, chèques, voire de virement bancaire …

b) Caractère définitif :

L’impôt est obligatoire, le contribuable doit payer l’impôt et administration doit le percevoir.
L’impôt fait l’objet d’un prélèvement par voie d’autorité. Le lien de droit en vertu duquel le
contribuable peut être contraint par l’Etat de payer sa dette fiscale découle directement de la
loi qui le constitue débiteur.

c) Caractère définitif :

L’impôt est un prélèvement définitif, il ne fait pas l’objet d’un remboursement, sous réserve
d’être régulièrement établir et recouvré. Dés lors qu’il est justifié, l’impôt est définitivement
acquis au trésor public. Il ne peut faire l’objet d’une restitution.

Le caractère définitif, distingue l’impôt de l’emprunt, un autre moyen de couverture des


dépenses publiques.

L’impôt ne comporte pas de contrepartie directe. L’impôt permet à l’Etat de faire face à ses
charges publiques. Il sert à financer les dépenses nécessaires au fonctionnement des services
publics. Impôt n’est cependant pas le prix de ces services.

2) Distinction de l’impôt et les notions voisines :

L’impôt est prélèvement obligatoire, mais tous les prélèvements obligatoires. Ne sont pas des
impôts.

8
1-La taxe :

Tout comme l’impôt, la taxe est une prestation pécuniaire obligatoire. Mais, contrairement à
l’impôt, elle est requise des particuliers à occasion d’un service rendu.

2-Taxe parafiscale :

La taxe parafiscale est un prélèvement perçus dans un intérêt économique ou social au profit
d’une personne morale de droit public ou privée autre que l’Etat et ses démembrements.
Ainsi, la taxe parafiscale se distingue de l’impôt et de la taxe qui taxe qui sont perçus dans un
intérêt purement budgétaire au profit de l’Etat et des collectivités locales. Elles sont du
domaine du règlement et sont créés par décret.

3-Redevance :

La redevance, contrairement à l’impôt, n’est pas un prélèvement .obligatoire elle est payée en
contrepartie d’un service rendu.

4-Les cotisations sociales :

Les cotisations de sécurité sociale peuvent être obligatoires ou volontaires et être versées par
les employés, les employeurs au nom de leurs employés, et les travailleurs indépendants ou
les personnes sans emploi.

A-Classification des impôts :

Il existe différents types de prélèvements fiscaux. Les impôts font ainsi l’objet de
classifications. Ils peuvent être classés suivant des critères économiques, budgétaires ou
administratifs.

1-Les classifications économiques.

La classification économique distingue les impôts selon la nature économique de la matière


imposée.

a) La distinction : impôts sur le revenu ; impôts sur la dépense et impôts sur le capital.

L’impôt suppose une valeur économique : le revenu, la dépense et impôts sur le capital.

L’impôt sur le revenu vise des bénéfices, des gains ou des résultats acquis. Le revenu est
constitué par l’ensemble des sommes d’argent perçues par un individu pendant une année .il
provient soit du travail, soit du capital. C’est le cas d’impôt sur le revenu des personnes
physiques ou de l’impôt sur les sociétés. L’impôt sur la dépense frappe un bien ou service au
moment de son acquisition. Il vise un rêve nu au moment de sa consommation. C’est le cas de
la taxe sur la valeur ajoutée. L’impôt sur la dépense peut viser une consommation, comme
c’est le cas des taxes spécifiques. Les impôts sur la dépense sont indolores.

L’impôt sur le capital vise un patrimoine. Il s’agit d’un impôt sur la propriété d’un bien
immobilier ou mobilier.

9
b) La distinction impôt réels, impôts personnels :

L’impôt réel vise une valeur économique, une matière imposable. Il ne tient pas en compte de
la situation personnelle de son détenteur. On peut citer l’exemple de la valeur ajoutée, de la
taxe sur les activités financières ou des droits d’enregistrement.

Un impôt personnel quant à lui vise le contribuable en tenant en compte sa situation


individualisée, notamment sa capacité contributive. L’impôt personnel considère la situation
économique et sociale du contribuable. L’impôt sur le revenu des personnes physiques en est
un exemple, en ce qu’il nous prend en compte la situation familiale du contribuable.

2) La classification budgétaire :

La classification budgétaire distingue les impôts en fonction de la collectivité publique qui en


bénéficie. Impôt est destiné soit au budget de l’Etat, soit au budget des collectivités locales.

a) Les impôts d’Etat :

Les impôts d’Etat sont perçus au profit du budget d’Etat. C’est le cas de l’impôt sur le revenu,
l’impôt sur les sociétés, les taxes indirectes, les droits d’enregistrement, les droits de timbres,
etc.

b) Les impôts locaux :

Les impôts locaux sont perçus au profit du budget des collectivités territoriales ou [Link]
collectivités locales sont des personnes morales de droit public distinctes de l’Etat. //elles
bénéficient à ce titre d’une autonomie juridique et patrimoniale. Leur budget est
essentiellement alimenté par les impôts locaux tels que les impôts fonciers, la patente, la
licence, etc.

c) Les impôts mixtes :

Il existe des impôts qui sont perçus à la fois au profit de l’Etat et des collectivités locales .dans
ces cas la loi fixe une clé de répartition, généralement un pourcentage des recettes tirés de la
catégorie d’impôt en question. C’est ainsi que 40% des recettes de l’impôt synthétique vont au
budget de l’Etat, alors que les 60% sont reversés aux collectivités locales.

3) Classification administrative :

La classification administrative ou technique est utilisée par le législateur fiscal pour repartir
le code général des impôts en différents livres. Le critère est basé sur l’incidence de l’impôt,
la personne qui en dernier ressort supporte le coût de l’impôt. Sur cette base, les impôts
directs sont distingués des impôts indirects, les différences entre ces deux catégories d’impôts
sont à la fois de nature économique et juridique.

a) Distinction selon le critère économique :

L’impôt direct est définitivement supporté par le contribuable qui s’en acquitte. Son fait
générateur intervient à date fixée par le législateur.

10
L’impôt indirect est répercuté par le redevable qui l’acquitte sur d’autre contribuables par le
mécanisme du prix. L’impôt indirect est intermittent, puisqu’il est fondé sur des événements
économiques liés à l’activité de l’entreprise.

b) Distinction selon le critère juridique :

L’impôt direct est perçu par voie de rôle nominatif. Le rôle est un documenté établir par
l’administration au nom de chaque contribuable et portant mention de la base imposable et de
l’impôt dû.

L’impôt indirect est généralement liquidé par le redevable lui-même .il est perçus sans rôle,
mais plutôt sur la base de la déclaration du contribuable.

Section2 : Taxe sur le chiffre

Taxe sur la valeur ajoutée (TVA 18%)

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt sur les biens et les services prélevé à divers de la
production par les entreprises, mais assumé en dernière instance par l’acquisition final. Elle
est un impôt déductible dans la mesure où les producteurs ne sont en principe censés verser à
l’administration l’intégralité de la taxe qu’ils facturent à leur client.

1champ d’application : le champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée détermine les
opérations imposables, les opérations exonérées et les règles de territorialité.

1-opérations imposables et notions d’assujetties

2-opérations imposables

Article 187CGI, sont soumises à la TVA, les opérations relevant d’une activité économique.
Réputées activités économiques, les activités du secteur économique, industriel, commercial,
artisanal, libéral, agricole ou forestier.

Les opérations imposables à la taxe sur la valeur ajoutée peuvent être classées en trois
catégories : les opérations imposables par nature, les opérations imposables par détermination
de la loi et les opérations imposables par option.

- livraisons de biens :

La livraison de bien est tout acte de transfert du pouvoir de disposer d’un bien en qualité de
propriétaire. Notamment, l’échange, l’apport en société à titre onéreux, la vente à
tempérament, sont assimilées à une livraison de bien la fourniture d’eau, d’électricité, de gaz
et de la télécommunication.

-livraison à soi-même :

Il ya livraison à soi même lorsque l’assujetti est à la fois fournisseur et consommateur du


même bien. Son imposition s’appuie sur le principe d’équité fiscal, elle vise à rétablir

11
l’équilibre de l’imposition entre ceux qui s’approvisionnent auprès des commerçants et ceux
qui fabriquent eux même leur bien d’exploitation.

-les prestations de services :

Les prestations de services sont définies par l’art 188CGI, toutes les activités qui relèvent du
louage d’industrie ou du contrat d’entreprise par lequel une personne s’oblige à exécuter un
travail quelconque moyennant une rémunération, sont des prestations de services :

Travaux immobiliers, les locations de biens meubles et immeuble ; transport de bien ;


courtage ; gérance immobiliers ; recherche ; expertise et conseil ; cessions de biens.

-les prestations de services à soi-même :

La prestation de services à soi-même est constituée de prestations effectuée à titre gratuit par
un assujetti. Entre dans cette définition, l’utilisation d’un bien de l’entreprise par l’assujetti
pour le besoin d’une opération ou activité n’ouvrant pas droit à d’éduction.

-Importations : l’importation de biens donne lieu à la perception de la TVA au passage de la


frontière. Elle traduit le franchissement du cordon douanier des marchandises en vue de la
mise à la consommation.

b) Notion d’assujettis :

L’assujettis à la TVA est défini par l’article 191CGI comme des personnes physiques et
morales qui effectuent d’une manière indépendante, à titre habituel ou occasionnel, des
opérations soumises à la TVA, quels que soient leur statut juridique, leur situation au regard
des autres impôts et la forme ou la nature de leur intervention.

Cependant, il est disposé à son article 192 CGI, sont assujettis de plein droit à la TVA,
lorsqu’ils réalisent un chiffre d’affaire hors taxes égal ou supérieur à 50 000 000FCFA.

-les personnes qui revendent en l’état des produits ;

-les personnes qui vendent les immeubles neufs bâtis ;

- les producteurs ;

-Entrepreneurs de travaux immobiliers ;

-les fournisseurs d’eau, d’électricité, gaz et de télécommunication ;

-les prestataires de services ;

-importateurs quel que soit leur chiffre d’affaires.

2-opérations non imposables

12
1. Exonérées :

Les exonérations sont des opérations incluses dans le champ d’application mais qui échappent
à la taxation du fait de la loi .Article 195LPF

2. Exemptions :

L’exemption, à l’opposé de l’exonération porte sur des opérations qui sont en dehors du
champ d’application .en matière de TVA, ce sont les activités agricoles et les activités salaires
qui sont exemptées.

-L’activité agricole exemptée concerne celle effectuée par les paysans, et porte sur une
utilisation importante des moyens de productions. L’activité ne doit pas être le fait d’une
société à caractère commerciale.

-L’activité salaire s’entend de celle effectuée par une personne qui est dans un état de
subordination vis-à-vis de son employeur.

3-Territorialité :

Les règles de territorialité de la taxe sur la valeur ajoutée différent selon la nature des
opérations.

-Concernant les ventes de biens, le lien d’imposition d’une livraison est situé l’endroit où le
bien se trouve au moment de la livraison.

La définition des ventes en matière fiscale est sensiblement différente de celle en matière
civile et commerciale. Cette définition est en effet plus large en ce sens qu’elle ne prévoit pas
seulement le paiement en argent : les ventes sont réputées être faites dans un pays donné
lorsque la livraison des biens corporels s’effectue dans ce même pays

-Une opération de travaux immobiliers est réputée réalisée au mali, lorsqu’elle est exécutée au
mali.

-Une prestation de service est imposée au mali, lorsqu’elle y est exécutée. Lorsqu’une
prestation, bien qu’exécutée dans un autre pays est utilisée ou exploitée au mali, l’imposition
est faite au mali.

-Une prestation de service exécutée au mali mais utilisée dans un autre pays n’est pas
imposable au mali à l’exception des cas suivants :

1) le lieu d’imposition des prestations de services se rattachant à un bien immeuble est


l’endroit où le bien immeuble est situé ;

2)le lieu d’imposition des prestations de services directement liées à des activités éducatives,
scientifiques, culturelles, artistiques, sportifs ,de divertissement, est l’endroit où ces activités
ou manifestations sont matériellement exécutées.

13
4-Assiette :

L’assiette de la taxe dépend de la nature de l’opération imposable.

-Pour les produits importés, TVA s’applique sur une base comprenant la valeur cout-
assurances-fret(CAF)majorée des droits de douane et des droits d’accises .les prélèvements au
profil de l’UEMOA,CEDEAO, les droits d’enregistrements, et la TVA elle-même sont exclus
de la base d’imposition . Les commissions payées à des prestataires étrangers, sont incluses
dans la valeur CAF des marchandises importées.

Cas pratique :

Agent d’affaire importe du bois au mali pour une valeur caf chiffrée à 8000 000F .Elle
s’acquitte droit de douane de 2000 000 FCFA en sus.

Travail à faire : après avoir déterminé la base d’imposition, liquider la TVA au taux de 18%

-Pour les ventes, par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir par le
fournisseur en contrepartie de la vente ;

-Pour les prestations de services, par toutes les sommes reçus ou à recevoir par le prestataire ;

-Pour les travaux immobiliers, par le montant des marchés ;

-Pour les opérations de fin de contrat de crédit-bail, l’assiette de la TVA est constituée par le
prix de cession en cas de vente à un tiers.

Sont à inclure dans la base d’imposition :

Les impôts, taxes, droits et prélèvement de toute nature à l’exception de la TVA, les frais
accessoires aux livraisons de biens, tels que commission, intérêt, frais d’emballage, de
transport et d’assurance.

Analyse De L’assiette Et Liquidation De La Tva

Les entreprises qui relèvent du régime du bénéfice réel doivent établir chaque mois une
déclaration de TVA, même si aucune opération n’a été réalisée.

Analyse De L’assiette :

L’assiette correspond aux éléments servant de base au calcul de la TVA. Elle est constituée du
montant effectif du prix demandé par le vendeur en contre partie de la livraison du bien ou de
la prestation de services.

Calcul de TVA :

La liquidation de la TVA est l’opération par laquelle le taux de la TVA à la base obtenue
après traitement.

Les taux de la TVA sont fixés ainsi qu’il suit :

14
5% pour les produits visés : machines automatiques de traitement de l’information,
analogiques, matériel de production de l’énergie scolaire etc.

18% pour les autres produits et les services non exonérés.

-fait générateur

Le fait générateur se définit comme étant l’événement qui donne naissance à la créance de
l’Etat.

Le fait générateur de la TVA est constitué :

Pour les importations, par le franchissement du cordon douanier ;

Pour les ventes, par la livraison ;

Pour les livraisons de bien donnant lieu à l’établissement de décomptes ou paiement


successifs, par l’expiration des périodes auxquelles se rapportent ces décomptes et
encaissements ;

Pour les biens que le redevables se livrent à eux-mêmes, par leur première utilisation ou
première mise en service ;

Pour les travaux immobiliers, par l’exécution des travaux ; pour les ventes, les travaux
immobiliers et travaux par la première utilisation pour les livraisons à soi-même de biens ou
de travaux immobiliers.

Concernant les prestations de services, le fait générateur est constitué par l’accomplissement
des services rendus se définit comme étant l’événement qui donne naissance à la créance de
l’Etat.

1-Exigibilité : l’exigibilité est la qualité acquise à un moment donné.

La TVA est exigible :

Pour les importations, lors de la mise à la consommation ;

Pour les ventes, les livraisons y compris les livraisons à soi-même, lors de la réalisation du
fait générateurs ;

Pour les prestations de services, au moment de l’encaissement du prix ou des acomptes ;

Pour les travaux immobiliers, lors de l’exécution des travaux ou s’il est antérieur, lors de
l’encaissement des acomptes.

2-la déductibilité-consulter liste des opérations exonérées :

La TVA qui a grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la tva
applicable à cette opération. Ainsi, les assujettis sont autorisés à déduire du montant de
l’impôt exigible sur leurs opérations la TVA facturée lors de l’achat ou de l’importation :

15
-Des matières premières et assimilées entrant dans la composition des produits taxables ou
qui, n’entrant pas dans le produit fini, sont détruites ou perdent leurs qualités spécifiques au
cours d’une seule opération de fabrication des mêmes produits ;

-De biens destinés à être revendus dans le cadre d’une opération taxable ;

- De services entrant dans le prix de revient d’opération ouvrant droit à d’éduction ;

-De biens meubles, immeubles et services acquis pour les besoins de l’exploitation au titre des
investissements et frais généraux.

Exclusions du droit a déduction

N’est pas déductible la tva ayant grevé les biens ou services utilisés par les tiers, des
dirigeants ou le personnel de l’entreprise, tels que le logement ou l’hébergement, les frais de
réception, auras, de spectacles ou de toute dépense ayant un lien direct avec les déplacements
ou la résidence ;

Cette exclusion ne concerne pas les vêtements de travail ou de protection, les locaux et le
matériel affecté à la satisfaction collective des besoins du personnel ;

N’ouvrent pas droit à déduction les véhicules ou engins, quelle que soit leur nature, conçus
ou aménagés pour transporter des personnes ou à usages mixtes qui constituent une
immobilisation ou dans le cas contraire lorsqu’ils ne sont pas destinés à être revendus à l’état
neuf , des éléments constitutif ,des pièces détachées et accessoires de ces véhicules ;

Les biens cédés et les services rendus gratuitement ou au prix sensiblement inférieur ;

Les biens et ou les services pour lesquels la facture ou le document en tenant lieu ne comporte
par le nif ;

Les objectifs de mobilier, autre que ceux ayant le caractère de matériel commercial ou de
matériel de bureau n’ouvrent pas droit à déduction etc.

Section 3 : Taxes sur les activités financières TAF (TAF17%)

La taxe sur les activités financière taf remplace la taxe sur les opérations bancaire TOB .si la
TOB ne portait que les opérations strictement bancaires, la TAF quant à elle frappe certaines
opérations non bancaires. Parmi

Celles-ci on trouve l’intermédiation financière, le transfert d’argent et le change. Elle entre


dans la même famille que la tva.

1 champ d’application :

C’est l’article 244 du CGI et suivant de la loi n°2018-062 du 5novembre 2018 modifiée qui
définit le champ d’application de la taxe sur les activités financières.

Sont soumis à la TAF les produits des opérations qui se rattachent aux activités bancaires ou
financières, et d’une manière générale tout produit se rattachant au commerce des valeurs et

16
de l’argent. Sont imposables à la taxe sur les activités financières, les professionnels du
commerce des valeurs et de l’argent, notamment :

-Les banques et les établissements financiers ;

-Les personnes physiques ou morales réalisant de l’intermédiation financière ;

-Les personnes physiques ou morales réalisant des opérations de transfert d’argent ;

Les agents de change et autre personnes réalisant à titre principal les opérations de nature
bancaire ou financière ;

-Les escompteurs ;

-Les remisiers.

2- Le fait générateur :

Le fait générateur de la taxe est constitué par l’encaissement du prix ou de la rémunération. La


taxe sur les activités financière est assise sur le montant des recettes réalisées à occasion. La
période d’exigibilité du taf est le mois qui suit celui du fait générateur.

3-les exonérations :

Sont exonérés de la taxe sur les activités financières :

-Les sommes versées par le trésor à la banque centrale chargée du privilège de l’émission ;

-Les agios afférents à la mobilisation par voie de réescompte ou de pension d’effets publics ou
privés figurant dans le portefeuille des banques, des établissements financiers ou de
s’organismes publics ou semi publics, habilités à réaliser d’escompte ;

-Les intérêts et commissions relatives aux opérations réalisées sur le marché monétaire.

4-Taux : Le taux de la taxe sur les activités financières est fixé à 17% ; ce taux est réduit à
15% pour les intérêts, commissions et frais perçus à l’occasion de toutes les opérations
finançant les ventes à exportation.

5- Base d’imposition : Elle est constituée par le montant brut des intérêts, agios commissions
et autre rémunérations.

6-La liquidation : La liquidation du taf consiste à appliquer le taux sur la base imposable.

Section 4: Impôt sur les traitement et salaires

Le CGI institut au profit du budget de l’Etat un impôt sur les traitements et salaires applicable
à toutes les sommes payées dans l’année aux salariés par les employeurs publics et prives,
directement ou par l’entremise d’un tiers ,en contrepartie ou à l’occasion du
travail ,notamment à titre de traitements indemnités ,émoluments, commissions,

17
participations, primes, gratifications, gages, pourboires et autres rétributions ,quelles qu’en
soient la dénomination et la forme.

1-Champ d’application :

L’impôt sur les traitements et salaires assis sur l’ensemble des rémunérations, salaires ou
gains y compris les avantages en nature primes Et indemnités déverses, à l’exclusion de celles
qui ont un caractère de remboursement de frais .tous les éléments qui participent à la
rémunération du salarié entrent en ligne de compte .ce principe concerne notamment :

-Les appointements et salaires bruts ;

Les rémunérations, quelle qu’en soient la forme et la période d’essai ou des intermédiaires qui
dépendent de l’entreprise ;

- Les majorations pour les heures supplémentaires

-Les rémunérations majorées en indemnisation des jours fériés chômes

-Salaires de la main d’œuvre occasionnelle.

La valeur représentative des avantages en nature est à ajouter moitié à la rémunération brute
pour le calcul de l’impôt sur les traitements et salaires.

2-les revenus exonérés de l’ITS : consulter liste des opérations exonérées

3-Détermination de la base d’imposition :

Pour la détermination des bases d’imposition, il est tenu compte du montant total net des
traitements, salaires, indemnités, émoluments, prime ainsi que de tous les autres avantages en
argent ou nature accordés aux intéresses sous réserves des dispositions l’article3.

Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du montant brut des sommes
payées et de la valeur des avantages accordés pendant une année.

4-Calcul d’impôt :

L’ITS est calculé par

a) l’application au revenu imposable des taux d’imposition conformément au barème ;


b) l’application a l’impôt brut ainsi obtenu des déductions pour charge famille.

18
Barème progressive :

Tranches de revenus taux


0 à 330 000 0%
330 001 à578400 5%
578401 à 1176400 12%
1176401 à 1789733 18%
1789734 à 2384 195 26%
2384 196 à 3494 130 31%
Au –delà de 3494 130 37%
Tableau 1 : Barème progressive de la calcul d’impôt

5-Réduction d’impôt pour charge de famille :

La réduction d’impôt pour charge de famille applicable à l’impôt brut est obtenue comme
suit :

-Célibataire, divorce€ ou (veuve), sans enfant à charge : 0%

-Marié(e), sans enfant à charge : 10%

-Par enfant à charge, jusqu’au dixième inclus : 2,5%

-L’enfant majeur infirme donne droit à une réduction d’impôt de 10%.

-Les rôles : Il y a trois (3) rôles à savoir : Le rôle financier ; Le rôle économique et Le rôle
social.

Rôle financier : l’impôt c’est pour couvrir les charges de l’état ; paye les fonctionnaires faire
des investissements dans le pays et payer les dettes du pays.

Rôle économique : Le fait que l’impôt contribue en favorise parfois certaines activités dans le
pays. Exemple : Production et la consommation de l’alcool, le tabac.

Rôle social : c’est qui on plus d’argent peuvent contribue.

Définition de la fiscalité :

La fiscalité est l’ensemble des techniques de calcul de recouvrement de l’impôt.

-La liquidation : la liquidation est le calcul de l’impôt dû par le contribuable. Elle dépende de
l’assiette mais aussi de la situation du contribuable.

-Le recouvrement : le recouvrement est la perception de l’impôt il est souvent présenté


comme une fonction régalienne, la collette des prélèvements obligatoires peuvent être aussi
prise en charge par des institutions privées bénéficiant des prérogatives de puissance publique.
Le système de la régie est aujourd’hui le plus courant. Il affecte des comptables du ministère
des finances la responsabilité du recouvrement.

19
-Contentieux fiscal :

Le contribuable à la possibilité de présenter un recours devant les tribunaux pour obtenir la


restitue d’un impôt payé en trop.

-Le redressement fiscal :

C’est l’action par laquelle, pour une période ou une opération donnée, l’administration fiscale
rectifie les éléments qui ont été ou auraient dû être déclare par un contribuable, et qui se
traduit par une augmentation ou une diminution immédiate ou différée de l’impôt exigible

-Les règles de l’impôt : l’impôt doit respecter plusieurs règles pour que l’on puisse dire que
cet impôt est un impôt qui soit acceptable.

Parmi ses règles on peut citer :

-Règle de l’égalité : les citoyens doivent acquittés de l’impôt en proportion de leurs revenus.
L’impôt doit être juste.

-Règlement de la certitude : C’est pour éviter l’arbitraire.

-Règle de la commodité : l’impôt doit être prélevé de la plus simple possible pour les
contribuables et au moment ou cela ne gène le contribuable

Règle de l’économie : Il fait que l’impôt soit établi de façon son cout de perception soit le
moins élevé possible. En effet tout impôts perd rare en rentabilité ce qui coute en frais de
perception

20
CHAPITRE II : L’impôt synthétique
Ce chapitre est consacré à la présentation générale de l’impôt synthétique

Section 1 : Présentation de l’impôt synthétique


L’impôt synthétique est intervenu à la faveur de la réforme d’avril 1999 loi n° 99-011 du 1 er
avril 1999 loi d’imposition à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux à savoir :

. Le régime du bénéfice réel ;

. Le régime de l’impôt synthétique.

En effet, l’impôt est applicable aux exploitants individuels d’entreprises réalisant au plus 30
millions de francs CFA de chiffre d’affaires hors taxe.

L’impôt synthétique est la synthèse de neufs (9) impôts regroupés en une seule quotité
acquittée une seule fois par en l’an par les commerçants détaillants et les petites entreprises
qui ne réalisent pas plus de 30 millions de francs CFA de chiffre d’affaires par an. C’est un
impôt qui est payé annuellement et il est personnel. Le délai de paiement de cet impôt va du
1er janvier au 31 mars de chaque année. Le paiement hors délai, c’est –à-dire après le 31 mars,
est sanctionné par une pénalité de 25(%) de la quotité due.

Le paiement est dû en contre partie de la délivrance d’une vignette. Le contrôle s’effectue par
les agents après la date buttoir de paiement. Le défaut de paiement entraine pour le redevable
la fermeture des locaux professionnels ou éventuellement la saisie des marchandises ou des
outils de travail.

Avant la réforme, tous les contribuables étaient assujettis à la déclaration et au paiement d’une
multitude d’impôt et taxes à des fréquences diverses (mensuelle, annuelle). Ceci était très
contraignant pour les contribuables à faibles revenus.

1. Historique et Objectif visé par l’impôt synthétique :

1 -1. Historique :

L’impôt synthétique est la réforme d’avril 1999. Il a été testé pour la première fois au mali en
1990 avec l’institution de la taxe sur les transports routiers (TTR) par la loi n° 90-08 /AN-RM
du 19février 1990. Cette taxe était exigée à tous les transporteurs (personnes physiques ou
morales) publics par route dont les véhicules affectés étaient préalablement immatriculés au
mali.

Les niveaux des tarifs fixés par la TTR et leur modification intervenue en 1995 a été
déterminée en fonction de la modalité de paiement de retenue sur cette taxe (paiement en une
seule fois) avec une baisse de la pression fiscale d’environ 20% par rapport à la somme
algébrique des impôts dus avant 1990.

Une seconde baisse des tarifs de la TTR est intervenue en 1995.

21
La seconde étape dans la synthétisation de l’impôt a été l’institution en 1992 de la patente-
vignette pour les contribuables dont le chiffre d’affaire annuel n’excédait par impôts et taxes
liquidés et /ou émis par la Direction régionale des impôts (DRI).

Enfin, en 1999 une troisième étape a été franchie avec la loi n°99-011 du 01 /04/1999, qui a
introduit l’impôt synthétique par la synthétisation des impôts dus par les contribuables
relevant de l’ancienne cinquième classe du tableau A du tarif des patentes.

Cette réforme a fixé le seuil d’imposition à 30 000 000 de francs CFA et a détermine aussi les
tarifs avec un abattement de 30% à 40% appliqué à la somme arithmétique des impôts dus
avant la synthétisation.

1-2- Objectifs visés par l’impôt synthétique :

Les objectifs visés par l’impôt synthétique sont entre autres de :

-Simplifier et alléger la fiscalité des petits contribuables qui sont, pour la plupart, peu ou pas
instruits ;

-Elargir l’assiette fiscale par l’appréhension des gisements fiscaux jusqu’aujourd’hui


inexploités à cause de la complexité du système ;

-Permettre à tous ceux qui réalisent des activités à but lucratif de s’acquitter de leurs devoirs
civiques sans trop d’obligation ;

-Simplifier les procédures d’imposition des assujettis ;

-Harmoniser la législation fiscale nationale avec les dispositions prévues par la directive N°2
de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ;

Fiscaliser le secteur informel. Le secteur informel c’est une potentialité de l’économie non
identifiée par l’Etat.

1-3-Intérêt de l’harmonisation des législations nationales en matière de fiscalité dans les


pays de l’UEMOA :

Avec la mondialisation actuelle en cours, aucun pays ne peut résister seul à l’assaut des
regroupements. C’est ainsi qu’à l’image de l’Union Européenne, huit Etats africaines ayant en
commun le franc CFA ont décidé de la création de l’Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (Bénin, Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, mali, Niger, Sénégal, Togo et Guinée Bissau).
Le traité de l’UEMOA, signé à Dakar le 10 janvier 1994,vise la création d’une véritable
espace d’échanges intègre au triple plan juridique, économique, et financier. C’est
l’aboutissement d’un long processus entamé depuis 1990. L’UEMOA est dotée d’organes
compétentes en vue de l’atteinte de ses objectifs. Ce sont :

-La conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement ;

-Le conseil des ministres ;

22
-La commission ;

-La cour des comptes ;

L’UEMOA vise entre autres :

-La création d’un marché commun avec suppression des droits de douanes entre les Etats,
membres (libre circulation des personnes, biens, et capitaux) ;

-La coordination des politiques sectorielles nationales (routes entre Etats, barrages communs
tel que celui de MANANTALI...) ;

-La convergence des politiques macro-économiques (nomenclature budgétaire, statistiques,


taux du produit intérieur Brut (PIB), y compris la prise en compte de l’harmonisation des
législations fiscales, etc. ;

-L’harmonisation des législations des Etats et particulièrement des législations OHADA


(organisation pour l’harmonisation des droits des affaires en Afrique–SYSCOA etc.…)

-La réduction des disparités excessives prévalant dans la structure et l’importance des
prélèvements fiscaux des Etats afin d’éviter la concurrence déloyale ;

-La réduction des distorsions entre la production et la consommation par l’application du taux
d’imposition variant dans une fourchette déterminée en ce qui concerne les impôts indirects ;

-L’incitation à l’investissement par l’application de taux égaux par Etat membre de telle sorte
que les activités de production soient traitées sur le même pied d’égalité et de manière
équitable dans tous les pays de l’Union.

Il faut cependant noter que cette harmonisation ne vise pour le moment que la TVA et l’impôt
spécial sur certains produits.

2-1 Définition et rôle de la fiscalité :

La fiscalité est un ensemble de règles juridiques et techniques nécessaires à l’établissement de


l’impôt, qui permet d’établir le champ d’application, la base d’imposition, le mode de
recouvrement.

S’agissant de l’impôt, d’après Gaston JEZE : l’impôt est un prélèvement obligatoire,


pécuniaire sans contre partie immédiate requis par voie d’autorité permettant à l’Etat de jouer
son rôle de classe à travers l’éducation, la santé, la sécurité etc.

Une autre définition est celle donnée par louis TROTROBA : qui considère l’impôt comme la
répartition des charges entre les individus d’après leur faculté contributive.

Quant à l’impôt synthétique, il est un impôt annuel libératoire de toutes autres taxes. C’est un
impôt comprenant plusieurs types de taxes telles que : la Taxe sur la valeur Ajoutée
(TVA),l’impôt sur le bénéfice industriel et commercial(I/BIC), l’impôt sur le traitement et
salaires (ITS), le Droit de patente (DP), la contribution forfaitaire(CF),la Taxe de

23
logement(TL), la Taxe de Formation Professionnelle (TFP), la chambre de commerce et
d’industrie du MALI(CCIM).

L’impôt synthétique est aussi appelé la vignette synthétique parce qu’il est acquitté par une
vignette.

Selon le système comptable Ouest Africain (SYSCOHADA) aussi, l’impôt synthétique est
annuel. La période d’imposition s’étend du 1 er janvier au 31 décembre. C’est un impôt
libératoire de plusieurs impôts et taxes. Il permet de réaliser une économie de temps et
d’argent, une simplification et un allégement des procédures fiscales.

Une économie de temps :

-Pour l’administration fiscale qui ne gère plus le régime du forfait (abrogé) ;

-Pour les contribuables qui ne se présentent qu’une seule fois pour s’acquitter de leurs
vignettes.

Une économie d’argent :

-Pour l’administration fiscale par la diminution de la consommation des imprimés ;

-Pour les contribuables par ce que le montant de leurs impôts est payé antérieurement.

Une simplification et un allégement des procédures :

-Pour l’administration fiscale qui a moins de tâches à exécuter ;

-Pour les contribuables qui bénéficient d’une procédure plus courte et précise et d’une
sensible réduction des montants d’impôts à payer.

2-2 Rôle de la fiscalité :

D’une manière générale, d’après l’analyse des finances publiques, l’impôt sert à couvrir les
charges publiques puisque le budget de l’Etat est principalement constitué des recettes
douanières. Ainsi, avec l’adhésion du Mali à l’espace UEMOA, qui se traduit par un déficit et
des services, l’économie malienne repose sur les recettes fiscales.

L’impôt permet à l’Etat de mobiliser des recettes, c’est aussi un instrument de politique
économique, car l’Etat à travers la fiscalité peut encourager ou décourager l’usage ou la
consommation d’un bien ou d’un service, par exemple, le cas des boissons alcoolisées, du
tabac, du carburant.

Dans l’exonération de la TVA par rapport aux outils informatiques, l’impôt a un caractère
incitatif à l’investissement et à l’épargne. Cela permet aussi de résorber le chômage. L’Etat
accorde des exonérations aux jeunes diplômes.
De même, l’impôt permet à l’Etat de redistribuer les revenus à travers la construction des
routes, des hôpitaux, des écoles, d’accorder, pendant le mois de carême, des facilités sur
certains produits (le sucre, le lait, le riz, etc.)

24
L’impôt synthétique payé par les contribuables une seule fois dans l’année pour l’ensemble
des activités et des revenus cumulés est à la fois libératoire pour les volontaires et incitatif
pour les agents économiques du secteur informel.
La baisse au taux de l’impôt et la suppression des multiples formalités sont des moyens
incitatifs certains pour amener le maximum d’operateurs économiques à s’acquitter de leurs
obligations vis –à-vis de l’Etat.
2-3- champ d’application de l’impôt synthétique :
Il s’agit des personnes imposables, précisément les contribuables, dont les chiffres d’affaires
ne dépassent pas 30 million de Francs CFA Hors Taxe, qui sont soumis à l’impôt synthétique
2-3-1 les personnes assujetties à l’impôt synthétique :
Les entreprises qui bénéficient du régime de l’impôt synthétique doivent cependant tenir et
présenter à toute réquisition de l’administration :
-un registre récapitulatif par année présentant le détail de leurs achats appuyés des factures
justificatives ;
-un registre de leurs ventes.
2-3-2 les contribuables qui sont affranchis de l’impôt synthétique :

Les contribuables affranchis de l’impôt synthétique sont les entreprises réalisant un chiffre
d’affaires annuel supérieur à 30 000 000 de francs CFA et dans tous les cas les entreprises
d’importation et d’exportation .il s’agit :

-Des personnes exploitants plusieurs établissements ;

-des entreprises soumises à l’impôt synthétique, dont le chiffre d’affaire vient de dépasser au
cours d’une année 30 000 000 de francs CFA, deviennent de ce fait imposables suivant le
bénéfice du régime réel ; elles ne peuvent bénéficier à nouveau de régime de l’impôt
synthétique que si le montant du chiffre d’affaires qu’elles réalisent au cours de deux année
suivantes reste compris dans la limite de 30 000 000 de francs CFA.

Toutes les professions exclues du régime de l’impôt synthétique, on peut citer, entre autre, les
commerçants import-export. Les géomètres, les agences de gardiennage et de police privée,
les entrepreneurs de bâtiments ou de travaux, les notaires, etc.

3-Mode de recouvrement de l’impôt synthétique :

L’assujettissement à l’impôt synthétique libère les entreprises de tous autres impôts et taxes.

Les personnes exerçant d’autres activités et disposant d’autres revenus que ceux au titre
desquels elles sont passibles de l’impôt synthétique sont soumises pour ses activités ou
revenus au régime de droit commun. En cas d’option pour le régime du bénéfice réel pour le
déclassement en application, les entreprises soumises à l’impôt synthétique dont le chiffre
d’affaires vient de dépasser 30 000 000 de francs CFA au cours d’une année, Deviennent de
ce fait imposable suivant le bénéfice de régime ré[Link] fraction de l’impôt synthétique
acquittée au moins d’une vignette devient un acompte sur l’impôt annuel du. Le montant de
cet acompte est déterminé par arrêté du Ministre chargé des finances portant répartition du
produit de l’impôt synthétique.
Les tarifs de l’impôt synthétique sont préfixés dans le code selon le type d’activité et il n’ya
pas de calcul.

25
4- la période de la vignette :
L’impôt synthétique est annuel .la période d’imposition s’étend du 1 er janvier au 31
décembre de la même année. Il doit être acquitté au plus tard le 31 mars de chaque année ou
dés le 1er jour du début d’exercice de l’activité taxable si cette date se situe après le 31 mars.
Le paiement de l’impôt est constaté au moyen de la délivrance d’une vignette mobile
constituée d’un reçu et d’un timbre adhésif. La vignette synthétique ne peut être délivrée que
sur la présentation de la carte d’identification fiscale appelée le NIF de l’exploitant. Le timbre
adhésif doit être apposé sur la face intérieure de la porte d’entrée de l’entreprise. Il peut être
conservé dans l’entreprise et présenté à toute réquisition de l’administration fiscale.
Section2 : obligation et sanction de l’impôt synthétique
1-obligations :
Après le recensement effectué par l’administration fiscale, il revient aux contribuables soumis
à l’impôt synthétique d’aller au centre des impôts dont ils relèvent pour payer leurs impôts. Le
délai légal de paiement de l’impôt synthétique va du 1 er janvier au 31 mars (art. 178 du
nouveau code général des impôts).
Pour les contribuables ayant commencé leurs activités au –delà de cette période, le paiement
de l’impôt synthétique intervient dès le premier jour du début de l’exercice de l’activité
taxable. Le paiement de l’impôt synthétique par le contribuable est matérialisé par l’obtention
d’une vignette mobile constituée d’un reçu à conserver et d’un timbre adhésif à apposer sur la
face intérieure.
De la porte d’entrée de l’entreprise. Elle ne peut être délivrée que sur la présentation de la
carte d’identification fiscale de l’exploitant (art. 179).
L’article 183 du nouveau CGI dispose que les agents de l’administration des impôts sont
chargés de constater les infractions commises en matière d’impôt synthétique.
2-sanctions :
Le défaut de paiement de l’impôt synthétique dans le délai visé, c’est –à-dire au – delà du 31
mars, sans la décision du Directeur Général des impôts est sanctionné par une amende égale à
25% du montant de l’impôt et par la fermeture de l’établissement et éventuellement la saisie
des outils de travail (Art 184 du nouveau CGI).
Les mêmes sanctions sont également applicables en cas de fraude tendant à minorer le
montant de l’impôt normalement Dû.
L’impôt synthétique, en raison de l’importance du secteur concerné doit faire l’objet d’une
attention particulière et occuper une place conséquente dans l’économie malienne.
NB : le duplicata :
Un duplicata sera délivré en cas de destruction, de perte, ou de vol d’une vignette synthétique
sur demande du contribuable adressé au receveur de l’enregistrement qui l’a vendue ou dont
dépend le bureau auprès duquel la vignette a été acquise.
La demande doit préciser la date exacte de l’acquisition de la vignette et le cas échéant le
centre d’impôt qui l’a délivrée. Le prix de ce duplicata est fixé à 10 000 francs CFA quelque
soit la catégorie de vignette qu’il est destiné à remplacer.
Le duplicata comporte un reçu et un timbre adhésif. Ils sont utilisés dans les mêmes
conditions que les vignettes originales. La vente des vignettes originales est assurée par les
receveurs des domaines de l’enregistrement et du timbre et éventuellement par les chefs de
centre dans les localités Où n’existent pas des recettes des domaines de l’enregistrement et du
timbre. Les receveurs des domaines de l’enregistrement et du timbre s’approvisionnent auprès
du Directeur des impôts de leurs circonscriptions ou auxquels ils sont attachés.
Ils approvisionnent à leurs tours les chefs de centre de leurs circonscriptions. Les vignettes et
les duplicata sont imprimés sur commande du Directeur National des impôts qui ravitaille
régulièrement les Directions Régionales des impôts ainsi que celle du District.

26
Les distributeurs et les vendeurs sont responsables des vignettes qu’ils ont prises en charge à
titre d’indemnité, de responsabilité. Une remise leur est accordée dans les mêmes conditions
et au même taux que celle dont bénéficient les distributeurs et vendeurs de timbres fiscaux et
vignette automobile.
Chapitre III : les faiblesses liées à la fiscalisation du secteur informel :
Le secteur informel : c’est une potentialité de l’économie non identifié par l’Etat.

Ce chapitre est consacré à l’analyse des faiblesses liées à la fiscalisation du secteur informel.

Section 1 : Difficultés au niveau de l’administration :


1-insuffisance de moyens humains :

L’insuffisance de cadres compétents dans presque tous les services publics n’est pas un fait
nouveau au Mali. Selon Georges ARDANE : on a trop souvent tendance à oublier que le
système fiscal le mieux conçu ne vaut que par l’administration qui met en place. C’est-à-dire
que la performance d’un service dépend fondamentalement de la compétence et de la capacité
du personnel. C’est pourquoi, la reforme fiscale devra être accompagnée d’un recyclage des
agents du fiscale.

Tableau2 : A titre de ressources humaines en 2010

Rubriques inspecteurs Contrôleurs Adjoints Total


Hommes 179 170 222 571
Femmes 57 253 134 444
Total 236 423 356 1015

Source : rapport DGI 2010

L’administration fiscale se caractérise par un personnel réduit et peu qualifié. Pour preuve, en
septembre 2010,la DGI ne disposait que de 1015 agents dont 236 inspecteur (179 homme et
57 femmes),423controleurs (170 hommes 253 femmes) et 356 adjoints (222 hommes et 134
femmes).

En effet, pour fiscaliser un secteur aussi complexe que le secteur informel, il faut un personnel
suffisant et compétent. On remarque malheureusement que le manque d’assiduité,
l’absentéisme et les retards sont des pratiques courantes dans les services pour une plus
grande efficacité des moyens logistiques indispensables en plus des moyens humains.

La qualité des ressources humaines est très déterminante pour toute organisation. Or au
niveau de la DGI, il ya a un véritable problème de performance de personnel. Les employés
sont très peu responsabilisés à la base et n’ont généralement pas de taches spécifiques. Ils sont
utilisés au gré des circonstances, du temps et des besoins. Il n’ya pas de techniques digestion
efficace axée sur le résultat. Il est difficile d’asseoir une culture solide d’entreprise avec le
mode de recrutement du personnel basé aujourd’hui essentiellement sur les transferts.

27
Tous ces facteurs font que les objectifs sont difficilement atteints. Très peu d’agents
s’acquittent efficacement de leurs taches. Les erreurs d’imposition sont très fréquentes. Les
plaintes des contribuables et des autres usagers du service sont nombreuses.

Il ya lieu de reconnait que de nombreuses actions ont été menées dans le sens de
l’amélioration de la performance de la DGI avec le projet d’Appui à la Mobilisation des
recettes intérieures (PAMORI). Ces actions vont des nombreuses formations des agents à
l’équipement de la sous- Direction Générale des entreprises en matériels informatique. Cette
tendance favorable doit être maintenues et même renforcée avec la mise en place de méthodes
modernes de gestion du personnel.

2- Insuffisance de moyens logistiques :

Le secteur informel est par nature hétérogène. Pour imposer un tel secteur, l’administration
fiscale doit disposer de suffisamment de moyens.

Les moyens de déplacement doivent être mis à la disposition des agents de l’administration
fiscale qui dispose de très peu de moyens. A ces raisons s’ajoutent la vétusté et l’exiguïté des
locaux administratifs qui ne sont pas de nature à favoriser un travail de qualité.

Il faut reconnaitre que des efforts doivent être fournis pour remédier à cette situation, bien
qu’il nous a été donné de constater une nette amélioration des locaux par la construction de
trois centres informatisés dans le District de Bamako.

Toutes ces raisons constituent une entrave à une réelle fiscalisation du secteur informel.

Section 2 : Difficultés au niveau des contribuables

1-Incivisme et fraude fiscale :

La tradition assimile l’impôt à un prix de la domination d’une tribu ou d’un clan sur un autre.
Ce prix est de faiblesse et de soumission. Cette idée, bien que désuète se rencontre dans
certaines tranches de la population notamment celles analphabètes, principales composantes
du secteur informel. L’impôt de part sa définition et ses fonctions devrait être acquitté par tout
citoyen comme étant une obligation civique. Mais l’on remarque que l’impôt est plutôt perçu
comme une charge inutile, gênante. C’est ce qui explique que les contribuables s’adonnent
couramment à des pratiques telles que les pots de vin dans le but de se soustraire de la
fiscalité.

Ces pratiques engendrent non seulement une perte fiscale, mais aussi encouragent certains
opérateurs à demeurer dans l’informel. D’autres, par contre, s’y réfugient parce qu’ils jugent
le taux de l’impôt trop élevé.

Cette situation recèle de graves inconvénients notamment les risques d’une explosion sociale.

Aujourd’hui, le secteur informel (bastion de fraude fiscale) est devenu un pole d’attraction.
Rudement malmené par la concurrence déloyale et intenable qui lui porte le secteur informel,
le secteur formel bascule lentement mais sûrement à son tour dans l’informalité.

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2-Pauvreté économique et analphabétisme :

a)Pauvreté économique :

Le Mali fait partie des pays dont les économies sont les plus faibles au monde. L’économie
malienne est essentiellement agropastorale. La découverte de quelques gisements d’or à
travers le pays a suscité de l’espoir. Le tissu industriel est fragile, vétuste à la merci d’une
concurrence féroce et déloyale.

Sur le plan agricole, plusieurs années de sécheresse ont contribué à la destruction du couvert
végétal, à l’assèchement des cours d’eau et à l’instauration d’une terrible famine dans le pays.
La conséquence est l’exode rural et le développement vertigineux et désordonné des viles
occasionnant ainsi l’essor de l’informel.

La baisse des cours mondiaux de nos matières premières à l’exportation notamment le coton,
prive l’Etats d’énormes ressources budgétaires.

Les cous de l’or évoluent en dent de scie mais son impact sur l’économie malienne est un
secret pour la majorité des maliens qui se posent des questions.

La gestion désastreuse, pour ne pas dire criminelle des industries existantes, a fin par détruire
l’économie du pays.

De nos jours, la croissance économique, compte tenu des besoins est faible. Elle est capable
d’occuper une partie significative de la population active, chômage, délinquance et activités
informelles en sont les conséquences directes. Si rien n’est fait pour enrayer l’exode rural par
une véritable politique d’aménagement du territoire et imaginer un système d’imposition qui
tend vers la simplicité (dans l’établissement et le recouvrement de l’impôt) et une charge
fiscale acceptable, l’informalité donnera le coup de grâce à l’économie malienne.

b) Analphabétisme :

Dans un monde en pleine mutation, dominé par l’utilisation des moyens techniques et
technologiques sophistiqués, l’Afrique d’une manière générale, le Mali en particulier, malgré
d’énormes efforts durant ces dernières années restent à la traîne. Le niveau de scolarisation
des enfants âge d’aller à l’école est faible. Il l’est davantage chez les jeunes filles.

Cette situation, si on n’y remédie pas très rapidement avec l’aide de bonnes volontés
constituera sans doute un frein sérieux au développement du pays.

Sur le plan fiscal, ceux pour qui les textes ont été élaborés, n’y comprennent rien du tout parce
qu’ils ne savent ni lire ni écrire.

Ce phénomène engendre l’incivisme qui trouve sa racine dans la culture, l’ignorance et


l’inadaptation des réglementations.

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3-Suggestions /Recommandations :

AU regard donc de tout ce qui précède, les recommandations suivantes peuvent être faites :

-Développer des formations adaptées pour le secteur informel :

L’amélioration du système général de l’apprentissage permettra d’offrir une formation moins


coûteuse dans le milieu du travail. Il est impératif d’initier un appui consistant à la
restructuration de l’enseignement technique et professionnel dont l’objectif sera de rechausser
l’efficacité des établissements techniques et professionnels.

-Adapter les structures bancaires aux exigences du secteur informel :

Il est ressort de l’examen avec certains contribuables du secteur informel qu’ils ont un
problème chronique d’accès aux services bancaires. Ces institutions ont peu confiance aux
actifs du secteur informel. Pour combler ce déficit surtout en financement, des agences de
microcrédit ont fait leur apparition dans le pays. Toutefois, il conviendrait de multiplier ces
dispositifs de microcrédit pour rapprocher davantage les ressources financement des activités
informelles.

-Aplanir des contraintes économiques :

Il est urgent d’améliorer l’intégration du secteur à la comptabilité nationale, et c’est à partir de


là qu’il sera possible d’apprécier le secteur informel. Une fois cette contribution déterminée, il
est aisé de trouver les voies et moyens susceptibles d’augmenter les capacités de ce secteur.
Au-delà des unités économiques, il faudrait appréhender les filières.

-Maintenir le rôle de l’Etat dans l’élaboration du cadre institutionnel de concertation de


tous les partenaires :

L’appréciation du rôle de l’Etat à cause de son passé coercitif, peut prêter à confusion et il est
très difficile aujourd’hui pour le secteur informel de reconnaitre à l’Etat un rôle prépondérant
autre que la taxe et les impôts. Ainsi, l’émergence des ONG nécessite l’adoption d’outils de
coordination étatique afin que leurs résultats et acquis sur le terrain puissent se consolider et
se pérenniser. L’Etat doit être attentif et favorable aux initiatives émergentes et accompagner
l’expression de ces dynamiques.

-Augmenter le financement des programmes de formation dans le secteur informel :

Le secteur informel est un grand consommateur de formation et les résultats du fonds d’appui
à la formation [Link] à l’apprentissage (FAFPA), l’attestant éloquemment. Pour ce
faire, toute tentative de regroupement des acteurs du secteur informel doit être encouragée car
l’association est un puissant vecteur de détermination des besoins de formation.

-Mettre en place une comptabilité au niveau des contribuables :

Les difficultés liées à l’évaluation correcte du chiffre d’affaires de la plus part des
contribuables concernés, la majorité des contribuables relevant de l’impôt synthétique étant

30
analphabètes, ne tiennent pas de registre d’achats et de vente tels que stipulés par les
dispositions de l’article 175 (nouveau) du CGI.

La charte du contribuable qui définit les droits, devoirs et les garanties des contribuables doit
être largement diffusée, ceci dans le but de développer un esprit civique chez celui –ci dans le
but de développer un esprit civique chez celui –ci pour qu’il perçoive l’impôt comme un
devoir de citoyen qu’une obligation administrative. En plus de cette charte, des dépliants
doivent être élaborés et chiffrés pour l’information du contribuable par rapport aux impôts et
taxes dus par catégorie socio professionnelle, la traduction de la revue trimestrielle (impôts
COM) en langues nationales.

-Réviser les tarifs :

Les difficultés au niveau des tarifs : ceux –ci semblent peu inadaptés pour certaines
professions notamment, les dépôts mécaniques, les dépôts pharmaceutiques, les garages
mécaniques. ILS existent un écart important entre certaines quotités (900 000 à 1200
000FCFA) pour les commerçants.

Nous recommandons au législateur et l’administration fiscale une révision de ces tarifs peu
probants et qui poussent ces contribuables à l’informel au pire ou des tentatives de fraudes et
dévasions fiscale. L’écart important entre ces tarifs crée une grande polémique entre les
agents fiscaux et les contribuables au moment des reclassements.

L’absence des zonages, pour la plupart des activités, les tarifs de l’impôt synthétique
s’appliquent aux contribuables indépendamment du lieu d’exercice de la [Link]
exemple, le tarif d’une cabine téléphonique (36 750) est le même à Bamako qu’à Bla.

Le concept de zonage consiste à prendre en compte la capacité contributive des imposables,


variable suivant leur zone de résidence l’application du zonage comme critère d’imposition
doit être appliqué à toutes les catégories d’assujettis à l’impôt synthétique. Cette situation, si
on en tient compte, sera de nature à corriger une certaine iniquité dans le recouvrement de
l’impôt. En effet, le zonage tel que nous le recommandons consiste à diviser le territoire en
zone 1 qui correspond au district de Bamako, en zone 2 qui correspond aux chefs lieux de

Régions, en zone 3 correspondant aux autres localités (cercles, communes…)

En effet la finalité de tout texte réside dans son application effective car il ne suffit pas de
voter les impôts et de les inscrire au budget, mais il faut le réaliser pour cela, nous ne serons
terminés sans souligner certains aspects relatifs à l’administration qui n’est pas non plus
exempte de faiblesses :

En égard aux attentes et aux objectifs fixés par le Gouvernement et la Direction Générale des
impôts, soit respectivement 321 ,74 milliards de francs CFA en 2009, 367 milliards de francs
CFA en 2010, les moyens humains et matériels restent insuffisants. La formation en gestion et
dans les domaines techniques comme la comptabilité et la vérification fiscale est déficiente.
Les conditions de travail sont à améliorer, il est à déplorer des formules de rémunération
inappropriées pour une administration fiscale moderne, des matériels et équipements de

31
bureau souvent délabrés ou insuffisants. Dans le souci d’atténuer les frictions entre le
contribuable et le fisc, nous recommandons que :

-Le contribuable soit éduqué, informé du bien fondé de la réclamation du fisc ; l’agent des
impôts doit parfois reconnaitre la bonne foi du contribuable dont le comportement peut
traduire une réelle ignorance de la fiscalité. La compréhension de la chose fiscale n’est pas
souvent accessible au contribuable lambda ;

-L’agent du fisc ait un sens élevé, il ne doit pas toujours présumer une fraude partout et de
façon illimitée, ni faire preuve d’esprit d’inquisition ; le contribuable est un client qui n’a peut
être pas toujours raison, mais qui ne doit pas non plus avoir toujours tord ni être présumé de
mauvaise foi.

-Valoriser les activités informelles :

Le secteur informel est un important pourvoyeur d’emplois qu’il faut améliorer, y reconnaitre
l’apprentissage et faciliter l’accès des jeunes à des qualifications dans l’artisanat. A cet égard,
il faudra chercher à rapprocher le secteur informel des technologies adaptables et de nouvelles
compétences.

-Favoriser une fiscalité adaptée :

Généralement les unités du secteur informel opèrent dans la quasi clandestinité pour échapper
à la fiscalité qui leur apparait exorbitante. Un allégement de celle-ci pourrait les amener à s’en
acquitter correctement tout en contribuant à l’épanouissement des activités.

-Promouvoir l’information statistique :

L’information statistique doit être globale en vue de cerner l’importance du secteur informel
en matière de production, d’emploi, de revenu, etc.…

Ces informations doivent être régulièrement renouvelées pour tenir compte des mutations
fréquentes. Cette recommandation trouve le début de solution avec la création de
l’observation de l’emploi et de la formation (OEF).

A ces mesures d’ordre général, des mesures spécifiques sont à envisager :

-Sensibiliser l’ensemble des contribuables relevant de l’impôt synthétique et ensuite les


contraindre à la tenue correcte et la présentation à toute réquisition de l’administration fiscale
des registres d’achat et de vente probants exigés à l’article 175 du CGI.

-Renforcer équiper les services de recherche afin qu’ils puissent collecter le maximum de
renseignements aux contribuables et les soumettre très tôt aux services chargés de leur
exploitation.

-Améliorer la collaboration et les échanges de renseignements entre tous les services


économiques et financiers de l’Etat.

32
-Combattre la corruption par la sélection plus rigoureuse des agents en fonction de leur
honnêteté et leur capacité, la modification des récompenses, la sanction sévère des
comportements répréhensibles, etc.…

-Réduire le pouvoir discrétionnaire des agents du fiscal par l’adoption loi fixant un élément du
patrimoine à retenir pour l’évaluation de la base d’imposition à l’absence des registres
comptables probants.

-Mettre en place une gestion axée sur les résultats et encourager officiellement les agents
atteignant des résultats satisfaisants par des cérémonies de décoration et autres mérites.

-Lutter contre l’exode rural en créant les conditions favorables au maintien dans le milieu des
populations rurales.

-Promouvoir la construction épuisements marchands par les municipalités et autres personnes


privées ou publiques afin de réduire les étales, les baraques de fortune et mieux fixer les
contribuables

-Faire participer tous les acteurs de la sphère économique (services publics, organismes
parapubliques, associations, ONG etc.). À la réorganisation de l’activité économique en
général et des circuits de distribution en particulier.

-Combattre l’incivisme fiscal des contribuables par l’application rigoureuse et totale des
sanctions prévues par les textes législatifs et réglementaires.

-Pour la réussite de la reforme fiscale, nous suggérons des révisions périodiques des champs
d’application des recouvrements impôts et leurs taux selon l’évolution économique du pays. Il
est aussi souhaitable que le des impôts soit simplifié sachant que la plupart des acteurs
économiques ne savent ni lire ni écrire.

-Il est aussi indispensable de les conscientiser afin qu’ils perçoivent cette contribution comme
une participation au développement et au financement de l’Etat.

Il nous parait indispensable d’organiser le secteur informel en le dotant de sources de


financement plus ou moins formelles comme c’est le cas des caisses d’épargne et de crédit et
de la Banque Malienne de solidarité, dont la mission est de répondre aux immenses besoins
financiers des paysans, des artisans, des femmes et des jeunes diplômés.

-En fin, il est indispensable d’initier des formations continues du personnel de


l’administration fiscale et des différents responsables des entreprises.

33
CHAPPITRE IV : L’IMPOTS SUR LE REVENU FONCIER (IRF) ET LA
TAXE FONCIERE (TF)
1-l’impôt sur le revenu foncier : impôt sur le revenu foncier frappe tous les immeubles
donnés en location sauf ce qui sont exonérés. Sont concernés les immeubles productifs de
revenus. Appartenant à des personnes physique ou morales autres que les sociétés de capitaux
c’est- a- dire les sociétés de personne, sociétés civiles.

Les immeubles appartenant à l’Etat ou aux collectivités publiques affectées à un service


public et improductives de revenu, les immeubles affectés à l’exercice du culte sont exonérés.

Toutes fois si l’immeuble d’un service public est productif de revenu il sera frappé de l’impôt
sur le revenu foncier.

-Taux : il existe deux fonctions de la nature des immeubles :

-12% pour les immeubles en dur et semi durs.

-8% pour les immeubles en banco.

Exercice : Un immeuble dont la valeur locative est égale à100 000F /mois. Calculer les 2
cas :

Calcul si l’immeuble est en durs on aura :

100 000X12%=144000F IRF=144000F

En cas de non déclaration de l’immeuble : on aura.

IRFx25%=Pénalité

144000X25%= 36 000

IRF=144 000+36 000 =IRF =180 000F

2-la taxe foncière :

La taxe foncière à été introduit dans la législation malienne par loi n°2011-034 du 15 juillet
2011 portant modification du C G I .la taxe foncière alimente le budget des collectivités
locales. (Communes 60%, cercles 25%, région 15%).la taxe foncier frappe les
immobilisations bâtis, les terrains nus à usage commercial ou industriel. La taxe foncier est
établie dans la localité ou est situé l’immeuble. Sont exonérés de la taxe foncier les
immeubles, les bâtiments ou construction appartenant à l’Etat, aux collectivités territoriales,
aux établissement publics et aux syndicats inter collectivités, lorsqu’ils sont affectés à un
service public ou d’utilité générale et son improductifs de revenu.

-Le taux de la taxe foncière : il est de 3% de la valeur locative de l’immeuble.

-Sanction générale : le défaut de déclaration du propréteur de l’immeuble ou son représentant


avant le 31 Mars de chaque année conduit à une pénalité de 25% du montant à payer.

34
3) La TVA /location :

La T VA /location s’applique uniquement que sur les immeubles à usage sociales et


industriels. Son taux est de 18% de la valeur locative mensuelle de l’immeuble.

Le défaut de déclaration et de paiement conduit à l’application de la pénalité qui peut aller


jusqu’à 100%.

Exercice : pour un immeuble à usage social dont la valeur locative est à 100 000F/mois

On aura : 100 000X18%=18000F/mois.

4. Les impôts forfaitaires /le revenu :

a) La taxe de voirie :

b) La taxe de développement régional et local :(T D R L)

La taxe de développement régional et local est régit par les articles 152 à 155 du C G I. elle
est destinée à alimenter le budget des collectivités locales.

-Les personnes imposables : la taxe de développement régional et local est due pour l’année
entière pour toutes les personnes âge de plus de 14 ans résident au mali au 01-01 de l’année
d’imposition.

-Les personnes exemptées ; elles sont accordées à un personne en fonction de son emplois de
son âge, de son état physique, du nombre de maternité ou de sa situation financière.

Il s’agit :

-Les hommes de troupes ; les indigents ; les élèves et étudiant à temps complet, les personnes
âgées de plus de 60 ans ou 01-01 de l’année d’imposition ; les invalides de travail dont le
degré d’invalidité est =ou supérieur à 50%, les personnes en traitement de maladie dont la
liste fait l’objet d’un arrêtée conjoint du ministre charge de la santé et des finances, les agents
diplomatiques ou consulteurs sous réserve de réciprocité, les femmes ayant fait au moins 4
maternités.

5) la détermination de la taxe :

-La taxe / les bétails :

Instituer par le CGI et la loi N°11-036 du 15 juillet 2011 déterminant les ressources fiscales
des communes, des cercles et régions du Mali, la taxe /le bétail est due pour l’année ânière. Le
produit de la taxe /le bétail est destinée aux budgets des collectivités locales.

1) Le champ d’application :

a)Les personnes imposables : sont soumis à la taxe/le bétail les processives de chevaux
de chameaux, les ânes, les bœufs, moutons et chèvres.

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b)Les personnes escomptées : les concernes les bœufs de trait et de labour.

2) Détermination de la taxe : les tarifs de la taxe sont fixés comme suites

Chevaux 800F
Chameaux 300F
Bœufs 250F
Ânes 100F
Moutons et chèvres 50F
Tableau 3 : les tarifs de la taxe selon le cheptel

3) La taxe/les drones : elle est régit par les articles 164 à165 CGI. C’est un impôt local
perçu au profit des collectivités locales.

1) Le champ d’application :

a) Les personnes imposables : tout détenteurs d’arme à feu est contrainte au paiement de
la taxe /les armes articles 164 CGI.

b) Les personnes escomptées : sont exonères de la taxe ;

-Les revolvers d’ordonnance des officiers et sous officiers en activité ou appartenant à la


réserve de l’armée.

- Les armées feu à l’usage des militaires, de la police ou toutes autres forces publiques.

-Les armes à feu existant dans les magasins et entrepôt de ce tan quels étés misent à
l’usage

2) La détermination de la taxe : les tarifs sont les suivants

Armes de traite 625


Armes perfectionnées
Tableau 4 : tarifs de la taxe des armes

-l’impôt synthétique : c’est la taxe qui s’applique au contribuable dont le chiffre d’affaire
hors taxe est égal ou inferieur 30million. Sont les exclus du champ d’application tous les
contribuables qui aux régimes du réel.

L’impôt synthétique est perçu en une seule fois chaque année pour la période d’imposition
allant du 01 janvier au 31 décembre de la même année.

Son taux varie entre 14700 à 1200 000.

Le défaut de paiement de retard est sanctionné par une amande de 25%.

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Conclusion Générale :

Le but de l’impôt est de procurer des ressources à l’Etat afin de couvrir les charges publiques.
Son rôle financier nous semble très important dans les pays en voie de développement. Dans
les pays en voie de développement comme le nôtre, l’insuffisance de ressources et l’absence
de disponibilité d’emprunt local nous pousse à donner plus de valeur à impôt ou faire appel à
l’emprunt extérieur. La fiscalité doit à cet effet être aménagée pour prendre la place
déterminante qui lui revient dans la réalisation de l’équilibre budgétaire. En plus de la
fonction classique de l’impôt, la fonction moderne permet interventionnisme de l’Etat à
l’occasion de certaines actions spécifiques.

C’est ainsi qu’en 1999 la multitude d’impôts a été supprimée pour faciliter le contact entre ces
deux parties, mais aussi a favorisé une prise de conscience chez le contribuable qui conçoit
plus l’impôt, comme sa contribution aux dépenses de la collectivité.

Quant à la fiscalité, elle peut apporter des ressources plus importantes à l’Etat si elle
s’applique à un éventail très large de contribuables. Ainsi, l’institution de l’impôt synthétique
contribue à l’élargissement de la matière imposable par l’imposition du secteur informel.

Georges ARDANT :(on a trop souvent tendance à oublier que le système fiscal le mieux
conçu ne vaut que par l’administration qui le met en place) c'est-à-dire que la performance
d’un service dépend fondamentalement de la compétence et de la capacité du personnel.

Ainsi, parmi les injustices l’impôt synthétique, nous pouvons citer :

-le paiement de l’impôt synthétique par un contribuable dés le premier jour du début de
l’activité taxable si cette date se situe après le 31 mars ;

-l’absence de paiement au prorata ;

-un écart excessif entre certains tarifs ;

-L’inadaptation du tarif appliqué à certaines professions ;

-Une inégalité de traitement des contribuables découlant du zonage en vigueur (l’élément


essentiel d’appréciation est le chiffre d’affaire) ;

-L’imposition de certains contribuables à travers une estimation de leur chiffre d’affaires ;

-Le paiement de l’impôt synthétique en une seule tranche.

Ces corrections rendront la taxe synthétique plus juste, plus appréciable par les contribuables
et permettra d’accroitre les recettes.

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LISTE DES TABEAUX

Tableau 1 : Barème progressive de calcul d’impôt

Tableau2 : A titre de ressources humaines en 2010

Tableau 3 : les tarifs de la taxe selon le cheptel

Tableau 4 : tarifs de la taxe des armes

38
BIBLIOGRAPHIE

GASTON GEZE, Le Rôle De L’impôt

LAURE, la taxe sur la valeur ajoutée TVA 1956

TIXIER, L’impôt Direct Et Indirect

WEBOGRAPHIE

WWW. [Link]

Cours Fiscalité C ISFMI [Link]

FISCALITE FSEG 1A SEP 2021

IRF. PDF

INTRODUCTION A LA [Link]

39

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