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Ecologie Générale 2 Année Tronc Commun: République Algérienne Démocratique Et Populaire

Le document présente une introduction à l'écologie, définissant cette discipline comme l'étude des interactions entre les organismes et leur environnement. Il décrit les niveaux d'organisation en écologie, notamment l'individu, la population et la communauté, ainsi que la notion d'écosystème. Le texte aborde également les concepts de niche écologique, d'habitat, et les facteurs abiotiques influençant les organismes vivants.

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Ecologie Générale 2 Année Tronc Commun: République Algérienne Démocratique Et Populaire

Le document présente une introduction à l'écologie, définissant cette discipline comme l'étude des interactions entre les organismes et leur environnement. Il décrit les niveaux d'organisation en écologie, notamment l'individu, la population et la communauté, ainsi que la notion d'écosystème. Le texte aborde également les concepts de niche écologique, d'habitat, et les facteurs abiotiques influençant les organismes vivants.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Ecole nationale supérieure des Forets – Khenchela-

« Ecologie générale »
2ème Année Tronc Commun

Année universitaire : 2024/2025


« Ecologie générale »2éme année Trac Commun Ecole nationale supérieure des forets

Chapitre 1 : Généralités

1.1. Définition d’écologie :

L’écologie est avant tout une discipline scientifique qui s’est développée en parallèle
avec le mouvement politique. Néanmoins, la discipline existe depuis plus d’un siècle.

Le terme d'écologie a été créé par Haeckel (1866) à partir du mot grec oïkos (= habitat
ou maison) et désigne à l'origine l'étude des habitats naturels des êtres vivants.

L’Ecologie : C’est l’étude scientifique des interactions entre les organismes d’une part et
entre les organismes et leur milieu d’autre part, dans les conditions naturelles.
C’est une science interdisciplinaire qui recoupe la physique, la chimie, la géographie,
la géologie et la biologie.

L’écologie : est une Science qui étudie la distribution et l’abondance des organismes, les
interactions de ceux-ci avec leur milieu biotique et abiotique et les conséquences de toutes ces
interactions.

Figure 1 : Les conditions d’existence des êtres vivants et les interactions de toutes sortes qui
existent entre ces êtres vivants, d’une part, entre ces êtres vivants et le milieu, d’autre part.

Dr. Sara HASSAD


« Ecologie générale »2éme année Trac Commun Ecole nationale supérieure des forets

Figure 2 : Les différents niveaux d’organisation en écologie.

1.2. Domaines d’intervention :


Les études écologiques portent conventionnellement sur trois niveaux : (Fig. 2)
L’individu, la population et la communauté.
• Un individu est un spécimen d’une espèce donnée.

• Une population est un groupe d’individus de la même espèce occupant un territoire


particulier à une période donnée.
• Une communauté ou biocénose est l’ensemble des populations d’un même milieu,
peuplement animal (zoocénose) et peuplement végétal (phytocénose) qui vivent dans les
mêmes conditions de milieu et au voisinage les uns des autres et à une période donnée.
Une guilde ou sous peuplement un ensemble d’espèces appartenant à un même groupe
taxonomique ou fonctionnel qui exploitent une ressource commune de la même manière
en même temps.

Chacun de ces trois niveaux fait l’objet d’une division de l’écologie :


• L’individu concerne l’autoécologie : c’est la science qui étudie les rapports d'une espèce
vivante avec son milieu de vie (conditions de subsistance et de vie optimum, limite de
survie et de résistance, rapport avec les autres êtres vivants);
• La population concerne l’écologie des populations ou la dynamique des populations :
c’est la science qui étudie les caractéristiques qualitatives et quantitatives des populations :

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elle analyse les variations d’abondance des diverses espèces pour en rechercher les causes
et si possible les prévoir.

La biocénose concerne la synécologie : c’est la science qui analyse les rapports entre
les individus qui appartiennent aux diverses espèces d’un même groupement et de ceux-ci
avec leurs milieux.
1.3. Notion de système écologique : Ecosystème

Un écosystème désigne l'ensemble formé par une communauté d'êtres vivants (la
biocénose), et son environnement géologique, pédologique et atmosphérique (le biotope). Les
éléments constituant un écosystème développent un réseau d'interdépendances permettant le
maintien et le développement de la vie.
► Une biocénose : est un ensemble de communautés ou d'êtres vivants de toutes espèces,
végétales et animales, coexistant dans un espace défini appelé biotope.
► Un biotope : est un ensemble d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique
déterminé et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifique (la biocénose).

Figure 3 : La biocénose x le biotope = un écosystème.


La biocénose et le biotope (Fig 3)

Exemple : une forêt est constituée d’arbres, de plantes herbacées, d’animaux et d’un sol.
Ecosystème : forêt. (Ecosystème forestier)
Biocénose : phytocénose (arbres, plantes herbacées) et zoocénose (animaux).
Biotope : sol.
La biosphère est la partie de l’écorce terrestre où la vie est possible. La biosphère comprend une

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partie de la lithosphère (partie solide de l’écorce terrestre), une partie de l’atmosphère (la couche
gazeuse entourant la Terre) et une partie de l’hydrosphère (partie du système terrestre constituée
d'eau). La biosphère désigne l’ensemble de ces milieux et tous les êtres vivants qui y vivent.
Une espèce : Groupe d'êtres vivants qui se ressemblent morphologiquement(phénotype), pouvent se
reproduire entre eux (interfécondité) et dont la descendance est fertile.
La notion d'écosystème est multi scalaire (multi-échelle), c'est à dire qu'elle peut
s'appliquer à des portions de dimensions variables de la biosphère ; un lac, une prairie, ou un
arbre mort. Suivant l’échelle de l’écosystème nous avons :
• Micro-écosystème : Une roche et ce qu'il y a dessous : terre, humidité, vers, algues, amibes, fourmis, …, etc.

• Méso-écosystème : La forêt avec ses arbres, ses arbustes, ses marécages et ses éclaircies.

• Macro-écosystème :

- Une région et son bassin versant.

- La mer.

- La terre tout entière ou biosphère.

Les écosystèmes sont souvent classés par référence aux biotopes concernés. On
parlera de :
• Ecosystèmes continentaux (ou terrestres) tels que : les écosystèmes forestiers (forêts), les
écosystèmes prairiaux (prairies), les agro-écosystèmes (systèmes agricoles) ;
• Ecosystèmes des eaux continentales, pour les écosystèmes lentiques des eaux calmes à
renouvellement lent (lacs, marécages, étangs) ou écosystèmes lotiques des eaux courantes
(rivières, fleuves) ;
• Ecosystèmes océaniques (les mers, les océans).

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CHAPITRE 2

LE MILIEU ET SES ELEMENTS

2.1. Notion de niche écologique

Les organismes d’une espèce donnée peuvent maintenir des populations viables seulement dans
un certain registre de conditions, pour des ressources particulières, dans un environnement donné et
pendant des périodes particulières. Le recoupement de ces facteurs décrit la niche, qui est la position
que l’organisme occupe dans son environnement, comprenant les conditions dans lesquelles il est
trouvé, les ressources qu’il utilise et le temps qu’il y passe.
Les organismes peuvent changer de niches quand ils se développent.

Exemple : les crapauds communs occupent un environnement aquatique (s’alimentent d’algues et de


détritus) avant de se métamorphoser en adultes, où ils deviennent terrestres (s’alimentent d’insectes).

Stade Jeune Adulte


Environnement Aquatique Terrestre
Algues +
Alimentation Insectes
détritus

2.2. Notion d’habitat

Contrairement à la niche, l’habitat d’un organisme est l’environnement physique dans lequel un
organisme est trouvé.
Les habitats contiennent beaucoup de niches et maintiennent de nombreuses espèces différentes.
Exemple : Une forêt comporte un vaste nombre de niches pour un choix de oiseaux (sitelles,
bécasses), de mammifères (souris de bois, renards), d’insectes (papillons, coléoptères, pucerons) et de
plantes(anémones de bois, mousses, lichen).
2.3. Notion de facteurs de milieu

On appelle « facteur écologique » tout élément du milieu pouvant agir directement sur les êtres
vivants.Les facteurs écologiques sont de deux types :
Facteurs abiotiques : ensemble des caractéristiques physico-chimiques du milieu tel que les facteurs
climatiques (température, pluviosité, lumière, vent…), édaphiques (texture et structure du sol,

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composition chimique…)
Facteurs biotiques : ensemble des interactions qui existent entre des individus de la même espèce ou
d’espèces différentes : prédation, parasitisme, compétition, symbiose, commensalisme, ...etc.

Interaction du milieu et des êtres vivants

Les réactions des êtres vivants face aux variations des facteurs physico-chimiques du milieu
intéressent lamorphologie, la physiologie, le comportement.
Les êtres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement réduits lorsque
l’intensitédes facteurs écologiques est proche des limites de tolérance ou les dépasse.
2.4.1 L o i de tolérance (intervalle de tolérance)
Enoncée par Shelford en 1911, la loi de la tolérance stipule que pour tout facteur de l’environnement
existe un domaine de valeurs (ou intervalle de tolérance) dans lequel tout processus écologique sous la
dépendance de ce facteur pourra s’effectuer normalement. C’est seulement à l’intérieur de cet
intervalle que la vie de tel ou tel organisme, population ou biocénose est possible. La borne inférieure
le long de ce gradient délimite la mort par carence, la borne supérieure délimite la mort par toxicité. A
l’intérieur de l’intervalle de tolérance, existe une valeur optimale, dénommée « préférendum » ou «
optimum écologique » pour lesquelles le métabolisme de l’espèce ou de la communauté considérée
s’effectue àune vitesse maximale (Fig.04).

LIMITES DE TOLERANCE DE L’ESPECE

Minimum Optimum Maximum

ZONE OPTIMALE
Intensité du facteur
écologique
(Conditions létales)

(Conditions létales)
(conditions défavorables)

(conditions défavorables)
Espèce absente

Espèce absente
Espèce rare

Espèce rare

Espèce abondante

(Conditions optimales)

Figure 4 : Limites de tolérance d’une espèce en fonction de l’intensité du facteur écologique étudié.
(L’abondance de l’espèce est maximale au voisinage de l’optimum écologique).

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La valence écologique d'une espèce représente sa capacité à supporter les variations plus ou
moins grandes d'un facteur écologique. Elle représente la capacité à coloniser ou à peupler un biotope
donné.
• Une espèce à forte valence écologique c’est-à-dire capable de peupler des milieux très différents et
supporter des variations importantes de l’intensité des facteurs écologiques, est dite euryèce.
• Une espèce à faible valence écologique ne pourra supporter que des variations limitées des facteurs
écologiques, elle est dite sténoèce.
• Une espèce à valence écologique moyenne, est dite mesoèce.

2.4.2. Loi du minimum

On doit à Liebig (1840) la loi du minimum qui stipule que la croissance d’un végétal n’est possible
que dans la mesure où tous les éléments indispensables pour l’assurer sont présents en quantités
suffisantes dans le sol. Ce sont les éléments déficitaires (dont la concentration est inférieure à une
valeur minimum) qui conditionnent et limitent la croissance.
La loi de Liebig est généralisée à l’ensemble des facteurs écologiques sous forme d’une loi dite « loi
des facteurs limitant ».
2.4.3. Facteur limitant

Un facteur écologique joue le rôle d’un facteur limitant lorsqu’il est absent ou réduit au-dessous
d’un seuil critique ou bien s’il excède le niveau maximum tolérable. C’est le facteur limitant qui
empêchera l’installation et la croissance d’un organisme dans un milieu.

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CHAPITRE 3

Facteurs abiotiques

3.1. Les facteurs climatiques


3.1.1 Définition du climat : Le climat est l’ensemble des phénomènes météorologiques
(précipitation, température, humidité de l’air, pression atmosphérique, neige, vent,
éclairement, …, etc.) qui caractérisent en un lieu donné l’état moyen de l’atmosphère.
Le climat évolue avec le temps et les régions. Il est influencé par certains facteurs du milieu
tels que le relief, la position obtenue par rapport à la mer, …, etc.
- La climatologie est la science qui traite des divers états de l’atmosphère.

- La bioclimatologie met en évidence les relations qui existent entre les caractères du climat et
les êtres vivants.
Les différents climats :

Selon l’étendue de la région ou des biocénoses, les facteurs climatiques à envisager


seront de différentes natures.
A l’échelle du globe terrestre les différents climats mis en évidence sont les grandes
zones climatiques qui se succèdent du nord au sud :
- Zone climatique Polaire ................. Climat Polaire

- Zone climatique tempéré .............. Climat Tempéré

- Zone climatique tropicale ............. Climat Tropical

- Zone climatique équatorial ........... Climat Equatorial

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➢ Macroclimat :

A l’intérieur de chaque zone climatique on peut trouver plusieurs régions climatiques


différentes les unes des autres. Cette région climatique est caractérisée par un climat régional
appelé macroclimat qui résulte d’une situation géographique ou topographique.
Ex : Dans la zone climatique tempérée on trouve la région méditerranéenne qui est
caractérisée par un macroclimat dit méditerranéen.
➢ Méso climat :

Chaque région climatique ou macroclimat peut être subdivisée en plusieurs localités


ou secteurs définies par un climat local appelé méso-climat.
Dans le climat méditerranéen on peut revoir en fonction des situations locales,
topographiques ou géographiques les méso-climats humides, subhumides, semi-arides, arides
et sahariens.
➢ Microclimat :

A l’intérieur de chaque méso-climat, il est possible de distinguer une multitude de


microclimat liée à des stations.
Ex : climat d’une forêt de Pin d’Alep ; à mi versant ou bas ou haut de versant n’est pas le
même, au niveau de l’individu, …, etc.
Le microclimat est le plus important type de climat car c’est lui qui influence le
comportement et le fonctionnement des individus (les êtres vivants).
3.1.2. Les principaux facteurs climatiques :

Les facteurs climatiques sont divisés en :

- Facteurs énergétiques : lumière, température

- Facteurs hydriques : précipitation, neige

Les facteurs énergétiques : la terre reçoit de l’énergie d’origine solaire ; l’énergie est à
l’origine de toute vie.
a) Température

La température est l’élément du climat le plus important étant donné que tous les
processus métaboliques en dépendent. Des phénomènes comme la photosynthèse, la
respiration, la digestion suivent la loi de Van’t Hoff qui précise que la vitesse d’une réaction
est fonction de la température.

Généralement les êtres vivants ne peuvent subsister que dans un intervalle de


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température compris entre 0 et 50 °C. Mais il existe des exceptions remarquables exp :

bactéries vivant à plus de 90 °C, - 27 °C pour les nématodes. Les températures


conditionnent l’existence des êtres vivants et agissent sur leur répartition.

Les limites des aires de répartition géographique sont souvent déterminées par la
température qui agit comme facteur limitant. Très souvent ce sont les températures extrêmes
plutôt que les moyennes qui limitent l’installation d’une espèce dans un milieu.

➢ Influence des facteurs écologiques sur les températures :


- Influence des facteurs topographiques

* Altitude : les températures diminuent avec l’altitude ; pour chaque région il existe un
gradient thermique, pour le Nord de l’Algérie ce gradient est estimé à 0,55 °C/ 100 m.
*Exposition : les versants sud sont toujours plus chauds que les versants nord ; ceci est
marqué par le contraste des biocénoses sur les deux versants.
* Relief : dans les fonds de vallées la température est inférieure à celle des versants car les
masses d’air froides viennent s’y accumuler.
- Influence des facteurs pédologiques : l’humidité, la couleur d’un sol influent sur la
température .
- Influence de la végétation : dans une phytocénose à plusieurs strates, la température décroît
des strates les plus élevées vers les strates les plus basses. Chaque strate absorbe une partie
des radiations.
❖ Rôles des températures sur les végétaux

Au niveau de la planète terre les températures déterminent les limites des zones de
végétation ou biome. Dans l’hémisphère Nord il y a une succession de biome qui se fait en
fonction des températures ; du Nord au Sud on peut distinguer les biomes suivants :
- Toundra (steppe des régions arctiques couverte de mousses de lichen, de quelques graminées
et de bouleaux).
- Taïga (forêt de conifère)

- Forêt tempérée (forêt mixte)

- Forêt méditerranéenne (forêt sempervirente)

- Steppe (végétation arbustive et herbacée)

- Le désert
Sur un massif montagneux, les températures diminuent avec l’altitude ce qui permet de
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distinguer plusieurs étages de végétations liées à cette variation. Les végétaux deviennent de
plus en plus résistants aux températures basses.

L’adaptation des plantes aux températures se fait par une morphologie particulière qui
leur permet de survivre à une saison froide (mauvaise saison). Raunkiaer a classé les plantes
en plusieurs types biologiques en fonction de leur adaptation à la mauvaise saison qui se fait
par la préservation de leur organe de survie (bourgeons). (Phanérophytes, Chamaephytes,
Hémi cryptophytes, Géophytes et Thérophytes).
Des températures trop basses ou trop élevées déclenchent chez certains animaux un
état de dormance (quiescence) appelé estivation ou hibernation.
b) Humidité et pluviosité :

L’eau représente de 70 à 90% des tissus de beaucoup d’espèces en état de vie active.
L’approvisionnement en eau et la réduction des pertes constituent des problèmes écologiques et
physiologiques fondamentaux. En fonction de leurs besoins en eaux, et par conséquent de leur
répartition dans les milieux, on distingue :
▪ Des espèces aquatiques qui vivent dans l’eau en permanence (ex : poissons).

▪ Des espèces hygrophiles qui vivent dans des milieux humides (ex : amphibiens).

▪ Des espèces mésophiles dont les besoins en eau sont modérés et qui supportent des alternances
desaison sèche et de saison humide ;
▪ Des espèces xérophiles qui vivent dans les milieux secs où le déficit en eau est accentué (espèces
desdéserts).
Les êtres vivants s’adaptent à la sécheresse selon des modalités très variées :

Chez les végétaux

▪ Réduction de l’évapotranspiration par développement de structures cuticulaires imperméables.

▪ Réduction du nombre de stomates.

▪ Réduction de la surface des feuilles qui sont transformées en écailles ou en épines.

▪ Les feuilles tombent à la saison sèche et se reforment après chaque pluie.

▪ Le végétal assure son alimentation en eau grâce à un appareil souterrain puissant.

▪ Mise en réserve d’eau dans les tissus aquifères associés à une bonne protection épidermique.

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Chez les animaux

▪ Utilisation de l’eau contenue dans les aliments.

▪ Réduction de l’excrétion de l’eau par émission d’une urine de plus en plus concentrée.

▪ Utilisation de l’eau du métabolisme formée par l’oxydation des graisses (dromadaire).

c) Lumière et ensoleillement

L’ensoleillement est défini comme étant la durée pendant laquelle le soleil a brillé. Le rayonnement
solaire est composé essentiellement de lumière visible, de rayons Infrarouge et de rayons Ultraviolet.
L’éclairement a une action importante non seulement par son intensité et sa nature (longueur d’onde)
mais aussi par la durée de son action (photopériode). La photopériode croit de l’Equateur vers les
Pôles. A l’Equateur, les jours sont rigoureusement égaux aux nuits, pendant toute l’année. Au
Tropiques,l’inégalité reste faible et pratiquement sans influence. Aux très hautes latitudes, c’est-à-dire
au-delà du cercle polaire, nuits et jours dépassent les 24h, pour atteindre 6mois de jours et 6mois de
nuit aux Pôles mêmes. L’atmosphère joue le rôle d’écran ou mieux de filtre en arrêtant certaines
radiations et en laissant passer d’autres. En effet, l’atmosphère absorbe une part du rayonnement
solaire, et diffuse une autre portion. A ces deux actions s’ajoute un phénomène de réflexion.
Action sur les végétaux

Les végétaux sont adaptés à l’intensité et à la durée de l’éclairement. Cette adaptation est importante
lorsque les végétaux passent du stade végétatif (phase de croissance et de développement) au stade
reproductif (floraison).

Les végétaux peuvent être divisés en trois catégories :

• Les végétaux de jours courts : ils ne fleuriront que si la photopériode au moment de l’éclosion
desbourgeons est inférieure ou égale à 12h d’éclairement.
• Les végétaux de jours longs : qui ont besoin pour fleurir d’au moins 12h d’éclairement.

• Les indifférents : la durée d’éclairement ne joue aucun rôle dans la floraison.

Action sur les animaux

Chez les animaux, le rôle essentiel de la photopériode réside dans l’entretien des rythmes
biologiquessaisonniers, quotidiens (circadiens) ou lunaires.
• Rythmes biologiques saisonniers : ils sont de deux types :

- Rythme de reproduction chez les vertébrés : ils ont pour résultat de faire coïncider la période
dereproduction avec la saison favorable.

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- Diapause : la photopériode est le facteur essentiel qui déclenche chez l’animal l’entrée en
diapause avant que ne survienne la saison défavorable.
• Rythmes quotidiens ou circadiens

Il s’agit de rythmes dont la période est égale à 24h. Ils sont entretenus par un mécanisme interne
mal connu appelé « horloge biologique », dont le réglage est conditionné par l’éclairement et la
température.
• Rythmes lunaires

Il s’agit de rythmes d’activité déclenchés par la lumière lunaire. Ils sont surtout connus chez les
animauxmarins.
d) Vent

Le vent résulte du mouvement de l'atmosphère entre les hautes et basses pressions. L’impact de ce
facteursur les êtres vivants peut se résumer comme suit :
• Il a un pouvoir desséchant car il augmente l’évaporation.

• Il a aussi un pouvoir de refroidissement considérable.

• Le vent est un agent de dispersion des animaux et des végétaux.

• L’activité des insectes est ralentie par le vent.

• Les coups de vent, en abattant des arbres en forêt, créent des clairières dans lesquelles des
jeunesarbres peuvent se développer.
• Le vent a un effet mécanique sur les végétaux qui sont couchés au sol et prennent des
formesparticulières appelées anémomorphose.

e) Neige

C’est un facteur écologique important en montagne. La couverture de neige protège le sol du


refroidissement. Sous un mètre de neige, la température du sol est de -0,6°C, alors qu’elle est de -
33,7°Cà la surface.

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3.2. Les facteurs édaphiques

C’est à travers l’évaporation que les facteurs du sol interviennent sur l’importance de
l’eau dans le sol, cette influence dépend des climats.

Les facteurs écologiques liés au sol sont appelés facteurs édaphiques qu’ils soient de
nature chimique, physique.
Le sol joue un rôle important dans l’écosystème ; les plantes sont fixées au sol dans
lequel elles prélèvent les éléments nutritifs nécessaires à leur développement. Les animaux à
leur tour vont dépendre directement ou indirectement de ces plantes qui vont influer sur
l’évolution de ces sols.
3.2.1. Définition du sol

Le sol est un milieu vivant complexe et dynamique, définit comme étant la formation
naturelle de surface, à structure meuble et d'épaisseur variable, résultant de la transformation
de la roche mère sous-jacente sous l'influence de divers processus : physiques, chimiques et
biologiques, au contact de l'atmosphère et des êtres vivants. Il est formé d'une fraction
minérale et de matière organique. Végétaux et animaux puisent du sol l'eau et les sels
minéraux et trouvent l’abri et/ou le support indispensable à leur épanouissement.
Organisation :

Une coupe verticale dans un sol (profil pédologique), met en évidence une subdivision
du sol en plusieurs bandes distinctes appelées horizons du sol.
Les pédologues distinguent en général 4 bandes successives une bande superficielle et
3 horizons :
- La bande superficielle (Litière) : constituées de feuilles mortes, de brin d’arbres plus ou
moins décomposés, de débris et de cadavres d’animaux.
- Les horizons :

• L’horizon A : c’est l’horizon de surface, il vient juste après la litière ; il est riche en
matière organique formée de la décomposition de la litière et des microorganismes du sol.
L’horizon A est soumis au phénomène de lessivage.

• L’horizon B : riche en éléments chimiques qui vont migrés de l’horizon A. ces éléments
s’accumulent dans l’horizon B sous différentes formes (oxydes de fer, argile,…)

• L’horizon C : ou horizon de transition (entre l’horizon B vivant et la roche mère inerte), il


est riche en éléments minéraux provenant de l’altération de la roche mère.
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Composition du sol : le sol est constitué de deux phases :

- Une phase minérale provenant de l’altération de la roche mère.

- Une phase organique provenant de la décomposition des êtres vivants qui vivent à la surface
du sol et dans le sol.
Ces deux composantes du sol sont en mélange et forment un complexe organo-
minéral.
3.2.2. Facteurs édaphiques

a) La texture du sol

La texture du sol est définie par la grosseur des particules qui le composent (la
composition granulométrique) : graviers, sables, limons, argiles (granulométrie : mesure de la
forme, de la dimension et de la répartition en différentes classes des grains et des particules de
la matière divisée) :

Particule Diamètre

Graviers >2 mm

Sables grossiers 2 mm à 0,2 mm

Sables fins 0,2 mm à 20 µm

Limons 20 µm à 2µm

Argiles < 2µm

En fonction de la proportion de ces différentes fractions granulométriques, on


détermine les textures suivantes :
▪ Textures fines : comportent un taux élevé d’argile (>20%) et correspondent à des sols dits

« lourds », difficiles à travailler, mais qui présentent un optimum de rétention d’eau.

▪ Textures sableuses ou grossières : elles caractérisent les sols légers manquant de


cohésion et qui ont tendance à s’assécher saisonnièrement.
▪ Textures moyennes : on distingue deux types :

- Les limons argilo-sableux qui ne contiennent pas plus de 30 à 35% de limons, qui ont
une texture parfaitement équilibrée et qui correspond aux meilleurs terres
dites « franches ».
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- Les sols à texture limoneuse, qui contiennent plus de 35% de limons, sont pauvres en
humus (matière organique du sol provenant de la décomposition partielle des matières
animales et végétales).

Sur le plan biologique, la granulométrie intervient dans la répartition des animaux et


des eaux souterraines. Nombreux organismes tels que les vers de terre préfèrent les sols
limoneux ou argilo-sableux, tout comme quelques espèces de coléoptères qui préfèrent les
sols argileux et/ou limoneux, présentant une teneur élevée en éléments fins et qui ont la
faculté de retenir l’eau nécessaire, contrairement aux éléments grossiers qui permettent une
dessiccation trop rapide du sol.
b) La structure du sol

La structure est l'organisation du sol. Elle se définit également comme étant


l’arrangement spatial des particules de sables, de limons et d’argiles. On distingue
principalement trois types de structures :
▪ Particulaire : où les éléments du sol ne sont pas liés, le sol est très meuble (sols sableux).

▪ Massive : où les éléments du sol sont liés par des ciments (matière organique, calcaire)
durcies en une masse très résistante discontinue ou continue (sols argileux). Ce type de sol
est compact et peu poreux. Il empêche cependant, les migrations verticales des animaux
sensibles à la température et à l’humidité et ainsi en interdire l’existence.
▪ Fragmentaire : où les éléments sont liés par des matières organiques et forment des
agrégats (Assemblage hétérogène de substances ou d’éléments qui adhèrent solidement
entre eux) de tailles plus ou moins importantes. Cette structure est la plus favorable à la
vie des êtres vivants, car elle comporte une proportion suffisante de vides ou de pores qui
favorisent la vie des racines et l’activité biologique en général, en permettant la circulation
de l’air et de l’eau.

c) L’eau dans le sol : en fonction des particules et de la taille des pores dans le sol, l’eau
se présente sous 4 états différent :
- L’eau hygroscopique : elle est collée aux particules fines du sol et forme une mince
pellicule autour de ces dernières, le fait qu’elle soit retenue très énergétiquement par
ces particules rend cette eau inutilisable par les plantes.
- L’eau capillaire non absorbable : elle occupe les pores dont la taille est < 0.2 μm,
elle est aussi retenue énergétiquement par le sol et ne peut être utilisée par les plantes.
- L’eau capillaire absorbable : elle reste collée dans le sol et occupe les pores dont la
taille est comprise entre 0.2 μm et 8μm. Elle est absorbée par les plantes ou s’évapore
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par migration ascendante.

- L’eau de gravité : elle occupe des pores de grande taille (> 8 μm). Elle peut s’écouler
à travers le sol sous l’action de la pesanteur, sauf lorsque le drainage est impossible.

d) Le pH du sol

Le pH du sol est la résultante de l’ensemble de divers facteurs pédologiques. En


effet, la solution du sol contient des ions H+ provenant de :
▪ L’altération de la roche mère

▪ L’humification de la matière organique (synthèse d’acide humique)

▪ L’activité biologique

▪ L’effet des engrais acidifiants

Le pH dépend également de la nature de la couverture végétale et des conditions


climatiques (température et pluviosité) :
▪ Les pH basiques (supérieurs à 7,5) caractérisent les sols qui se développent sur une roche
mère calcaire. On les rencontre généralement dans les climats secs ou saisonnièrement
secs et sous une végétation présentant des feuilles à décomposition rapide.
Les pH acides (entre 4 et 6,5) se rencontrent beaucoup plus sous les climats humides et
froids favorables à une accumulation de la matière organique. Ils caractérisent les forêts de
conifères. Ils se forment surtout sur les roches siliceuses et les roches granitiques.
Le pH d’un sol traduit son degré d’acidité qui agit sur les microorganismes telluriques
en ralentissant leur activité. En fonction de leur adaptation au pH du sol, on peut distinguer 3
types de plantes.

- Les plantes acidophiles : qui exigent des pH bas < 5.

- Les plantes neutrophiles : qui exigent un pH compris entre 6 et 7.5.

- Les plantes basophiles qui exigent un pH > 7.5

Les organismes vivants tels que les Protozoaies supportent des variations de pH de

- 3.9 à 9.7 suivant les espèces : certaines sont plutôt acidophiles, d’autres sont
basophiles. Les neutrophiles sont les plus représentées dans la nature.

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e) La composition chimique : Les divers types de sols ont des compositions chimiques très variées.
Les éléments les plus étudiés en ce qui concerne leur action sur la faune et la flore sont les
chlorures el le calcium.
Les sols salés, ayant des teneurs importantes en chlorure de sodium, ont une
faune et une flore très particulière (Halophytes). En fonction de leurs préférences, les
plantes sont classées en calcicoles (espèce capable de supporter des teneurs élevées en
calcaire et calcifuges (espèce qui ne supporte que de faibles traces de calcium. Quant
aux animaux, le calcium est nécessaire pour beaucoup d’animaux du sol.
Les dits anormaux renferment de fortes concentrations d’éléments plus ou
moins toxiques : soufre, magnésium...etc. Les métaux lourds exercent sur la végétation
une action toxique qi entraine la sélection d’espèces dites Toxico-résistantes ou
Métalophytes formant des associations végétales particulière.

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Chapitre 4

Facteurs biotiques

Les facteurs biotiques sont l’ensemble des actions que les organismes vivants exercent
directement les uns sur les autres. Ces interactions, appelées coactions, sont de deux types :
(Homotypiques ou intra spécifiques, Hétéro typiques ou interspécifiques).
4.1.Coactions homotypiques : qui se produisent entre individus d’une même espèce. Elles
sont variées, on distingue 3 types de réactions :

4.1.1. L’effet de groupe : les animaux ne vivent pas toujours isolément, l’effet de groupe
est un phénomène qui désigne les modifications qui se produisent lorsque les animaux de
la même espèce sont regroupés par 2 et plus, cet effet est parfois indispensable pour le
maintien des espèces. De nombreuses espèces ne peuvent se reproduire et survivre que si
elles vivent en groupe. Cet effet induit la notion de population minimale et explique la
disparition de certaines espèces rares.

Ex.1 : Le Cormoran du Pérou ne peut survivre que s’il est au sein d’une population de 10.000
individus.
Ex. 2 : L’éléphant d’Afrique ne peut survivre que s’il est dans une population d’au moins 25
individus.
4.1.2. L’effet de masse : désigne les effets qui peuvent se produire lorsque le milieu est
surpeuplé. Si l’effet de groupe a des conséquences bénéfiques, l’effet de masse présente
des conséquences néfastes (problèmes d’alimentation, d’hygiène …).
4.1.3. Compétition intra-spécifique : elle réunit l’ensemble des réactions qui se
manifestent entre individus de la même espèce. Les effets de cette compétition sont
nombreux et diversifiés, on distingue 3 grands types de manifestations :
- Changement dans le comportement : il se produit surtout chez les oiseaux lors de la
reproduction, le mâle délimite son territoire par le chant et interdit l’accès à tout autre individu
sauf sa femelle.
- Changement morphologique : chez les plantes lorsque les populations présentent de fortes
densités, nous assistons à des changements de forme chez les individus.

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Dans une forêt lorsque la lumière vient à manquer, la compétition se traduit par un
changement dans la forme des individus.
- Augmentation de la mortalité : la compétition se traduit surtout lorsque le facteur « eau » et
le facteur « lumière » deviennent insuffisant : la compétition se traduit par une mortalité
élevée.
4.2.Coaction hétéro typiques : qui se produisent entre individus appartenant à des espèces
différentes. Lorsque 2 espèces différentes vivent ensemble, il se produit entre elles des
réactions hétéros typiques. Ces multiples réactions peuvent être favorables, défavorables
ou nulles (neutres). Parmi ces réactions on peut citer :
4.2.1. Le neutralisme

On parle de neutralisme lorsque les deux espèces sont indépendantes : elles cohabitent sans avoir
aucune influence l’une sur l’autre.

4.2.2. Compétition interspécifique :

La compétition interspécifique peut être définit comme étant la recherche active, par
les membres de deux ou plusieurs espèces, d’une même ressource du milieu (nourriture, abri,
lieu de ponte, …, etc.).

Dans la compétition interspécifique, chaque espèce agit défavorablement sur l’autre.

La compétition est d’autant plus grande entre deux espèces qu’elles sont plus voisines.
Cependant, deux espèces ayant exactement les mêmes besoins ne peuvent cohabiter,
l’une d’elle étant forcément éliminée au bout d’un certain temps. C’est le principe de Gauss
ou principe d’exclusion compétitive.

4.2.3. La prédation :

Tout être vivant qui se nourrit d’un autre être vivant est un prédateur. La proie est
mangée en tout ou en partie. Les prédateurs peuvent être polyphages (s’attaquant à un grand
nombre d’espèces), oligophages (se nourrissant de quelques espèces), ou monophages (ne
subsistant qu’au dépend d’une seule espèce).

4.2.4. Le parasitisme

Le parasite est un organisme qui ne mène pas une vie libre : il est au moins, à un stade
de son développement, lié à la surface (ectoparasite) ou à l’intérieur (endoparasite) de son
hôte.

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On peut considérer le parasitisme comme un cas particulier de la prédation.


Cependant, le parasite n'est pas vraiment un prédateur car il n'a pas pour but de tuer l'hôte. Le
parasite doit s'adapter pour rencontrer l'hôte et survivre au détriment de ce dernier. L'hôte doit

s'adapter pour ne pas rencontrer le parasite et s’en débarrasser si la rencontre a eu lieu. Tout
comme les prédateurs, les parasites peuvent être polyphages, oligophages ou monophages.

4.2.5. Le commensalisme :
Type d’interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres
vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal (Le
commensalisme est une exploitation non-parasitaire d'une espèce vivante par une autre
espèce).

4.2.6. Le mutualisme :
Le mutualisme est une interaction entre deux (ou plusieurs) espèces, dans laquelle les
organismes impliqués tirent tous les deux profits de cette relation. On parle alors d'une
interaction à bénéfices réciproques. Toutefois, le mutualisme au sens strict n'est pas une
relation obligatoire entre les individus impliqués. Dans ce cas, on parle plutôt de symbiose qui
est une forme de mutualisme dans laquelle les espèces concernées (relation obligatoire) , les
symbiotes (ou symbiontes) et leurs hôtes respectifs, vivent en contact direct les uns avec les
autres. À l’inverse du commensalisme, il y a adaptations chez les deux espèces associées, car
la modification de l’une peut influer sur la survie et la reproduction de l’autre.

Exemple :
- La fixation de l’azote par les bactéries dans les nodosités des légumineuses.

- Les graines des arbres doivent être dispersées plus loin pour survivre et germer. Cette
dispersion est l’œuvre d’oiseaux, de singes, qui en tirent profit de l’arbre
(alimentation, abri, …, etc.).
4.2.7. L’amensalisme :
C’est une interaction dans laquelle une espèce est éliminée par une autre espèce qui
secrète une substance toxique. Dans les interactions entre végétaux, l’amensalisme est souvent
appelé allélopathie.

Exemple : Le Noyer rejette par ses racines, une substance volatile toxique, qui explique la
pauvreté de la végétation sous cet arbre.

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Interaction des milieux et des êtres vivants :

La réaction des êtres vivants face aux variations des facteurs physico-chimiques du
milieu intéresse la morphologie, la physiologie, le comportement.

Les êtres vivants sont éliminés totalement, ou bien leurs effectifs sont fortement
réduits lorsque l’intensité des facteurs écologiques est proche des limites de tolérance ou les
dépasse.

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CHAPITRE 5

Structure et fonctionnement des écosystèmes

5.1. La biosphère et ses constituants

Biosphère signifie, littéralement, sphère de la vie, c’est-à-dire l’ensemble de la vie terrestre. Les êtres
vivants sont localisés sur une couche étroite à la surface de la Terre. Celle-ci comprend la basse
atmosphère, Les océans, mers, lacs et cours d’eau que l’on regroupe sous le nom d’hydrosphère et
la mince pellicule superficielle des terres émergées appelés lithosphère.
L’épaisseur de la biosphère varie considérablement d’un point à un autre puisque la vie pénètre
jusque dans les fosses océaniques au-delà de 10 000 m de profondeur alors que dans la lithosphère, on
ne trouve guère trace de vie au-delà d’une dizaine de mètres. Dans l’atmosphère, par suite de la
raréfaction de l’oxygène, les êtres vivants se font plus rares avec l’altitude et vivent rarement à plus
de 10 000 m.
La source majeure d’énergie dans la biosphère est le soleil. L’autre source importante est l’énergie
géothermique. Grâce à la photosynthèse, les plantes transforment l’énergie solaire en énergie
chimique, etles animaux en mangeant ces plantes ou en se mangeant entre eux, la récupèrent.
5.2. Organisation de la biosphère

Le niveau le plus élémentaire d’organisation du vivant est la cellule. Celle-ci est intégrée dans
l’individu qui s’intègre dans une population. La population fait partie d’une communauté ou
biocénose. La biocénose s’intègre à son tour dans l’écosystème. L’ensemble des écosystèmes
forment la biosphère qui est le niveau le plus élevé du vivant.
Un écosystème est constitué par l’ensemble des êtres vivants (biocénose) et du milieu dans lequel ils
vivent (biotope).
Le biotope fournit l’énergie, la matière organique et inorganique d’origine abiotique. La biocénose
comporte trois catégories d’organismes : des producteurs de matières organiques, des
consommateurs de cette matière et des décomposeurs qui la recyclent. Les végétaux captent
l’énergie solaire et fabriquent des glucides qui seront transformés en d’autres catégories de produits,
ils seront broutés par les herbivores qui seront dévorés par des carnivores. Les décomposeurs
consomment les déchets et les cadavres de tous et permettent ainsi le retour au milieu de diverses
substances. Par son unité, son organisation et son fonctionnement, l’écosystème apparaît comme le
maillon de base de la biosphère.

5.3. La chaine trophique :

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5.3.1. Définitions

Une chaîne alimentaire est une suite d'êtres vivants de différents niveaux trophiques
dans lequel chacun mange des organismes de niveau trophique inférieur qui le précède dans le
but d'acquérir de l'énergie.

Fonctionnement :

Production = synthèse de matière organique


Consommation = ingestion de matière organique
Décomposition = recyclage de la matière

Les relations, souvent compliquées, entre les différents organismes vivants, quel que
soit leur position dans la chaîne, et entre ceux-ci et leur milieu inerte, sont à l’origine d’un
cycle bien organisé d’éléments tels que l’azote, le carbone, le phosphore, etc. ces éléments
suivent un circuit parmi les organismes, reviennent au sol où ils sont décomposés par les
bactéries et les champignons et sont recyclés par les plantes vertes, en présence de lumière,
pour reconstituer la matière organique.

Ce cycle est dit cycle de la matière qui concerne trois grands ensembles d'êtres vivants,
à savoir les Producteurs, les Consommateurs et les Décomposeurs.

a) Les Producteurs :

C’est l’ensemble des végétaux chlorophylliens qui vont fixer l’énergie de la lumière
solaire (photosynthèse). Il y a en moyenne 1 à 5% de l’énergie solaire qui est captée par les
plantes.

b) Les consommateurs :

Il s’agit d’êtres vivants, dits hétérotrophes, qui se nourrissent des matières organiques
complexes déjà élaborées qu’ils prélèvent sur d’autres êtres vivants. Ils se considèrent comme
étant des producteurs secondaires. Les consommateurs occupent un niveau trophique différent
en fonction de leur régime alimentaire. On distingue les consommateurs de matière fraiche et
les consommateurs de cadavres.

Les consommateurs de matière fraiche, il s’agit de :

▪ Consommateurs primaires (C1) : Ce sont les phytophages qui mangent les


producteurs. Ce sont en général des animaux, appelés herbivores (mammifères
herbivores, insectes, crustacés : crevette), mais aussi plus rarement des parasites
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végétaux et animaux des plantes vertes.


▪ Consommateurs secondaires (C2) : Prédateurs de C1. Il s’agit de carnivores se
nourrissant d’herbivores (mammifères carnassiers, rapaces, insectes,).
▪ Consommateurs tertiaires (C3) : Prédateurs de C2. Ce sont donc des carnivores qui
se nourrissent de carnivores (oiseaux insectivores, rapaces, insectes,).
Le plus souvent, un consommateur est omnivore et appartient donc à plusieurs niveaux
trophiques.

Les C2 et les C3 sont soit des prédateurs qui capturent leurs proies, soit des parasites
d’animaux.

Les consommateurs de cadavres d’animaux

Les charognards ou nécrophages désignent les espèces qui se nourrissent des


cadavres d’animaux frais ou décomposés. Ils terminent souvent le travail des carnivores.

Exemple : Chacal, Vautour, …, etc.

c) Les consommateurs détritivores

Les décomposeurs sont les différents organismes et microorganismes qui s’attaquent aux cadavres et
aux excrétas et les décomposent peu à peu en assurant le retour progressif au monde minéral des
éléments contenus dans la matière organique.
▪ Saprophyte : Organisme végétal se nourrissant de matières organiques en cours de décomposition.

Exemple : Champignons.

▪ Saprophage : Organisme animal qui se nourrit de matières organiques en cours de décomposition.

Exemple : Bactéries.

▪ Détritivore : Invertébré qui se nourrit de détritus ou débris d’animaux et/ou de végétaux.

Exemple : Protozoaires, lombrics, nématodes, cloportes.

▪ Coprophage : Animal qui se nourrit d’excréments.

Exemple : Bousier.

Producteurs primaires, consommateurs et décomposeurs sont liés par une chaîne alimentaire. Le
caractèrecyclique de la chaîne est assuré par les décomposeurs.
d) Les fixateurs d’azote

Ils ont une position particulière dans la chaîne trophique. Leur nutrition azotée se fait à partir de

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l’azote moléculaire. Quant au carbone et à l’énergie nécessaire à leur nutrition, ils utilisent des
matières organiques plus élaborées qu’ils prennent à certains détritus ou à des racines ou feuilles des
autotrophes. Ils sont donc autotrophes pour ce qui est de l’azote et hétérotrophes du point de vue
carbone. C’est le cas des Azotobacter en fixation non symbiotique et les Rhizobiums en fixation
symbiotique.
5.3.2. Différents types de chaînes trophiques :

Il existe trois principaux types de chaines trophiques linéaires :

▪ Chaîne de prédateurs
Dans cette chaîne, le nombre d’individus diminue d’un niveau trophique à l’autre,
mais leurs tailles augmentent (règle d’Elton énoncée en 1921).
Exemple : (100) Producteurs + (3) Herbivores + (1) Carnivore.
▪ Chaîne de parasites

Cela va au contraire d’organismes de grandes tailles vers des organismes plus petits,
mais de plus en plus nombreux (la règle d’Elton n’est pas vérifiée dans ce cas).
Exemple : (50) Herbes + (2) Mammifères herbivores + (80) Puces + (150) Leptomonas.

▪ Chaîne de détritivores :

Va de la matière organique morte vers des organismes de plus en plus petits


(microscopiques) et nombreux (la règle d’Elton n’est pas vérifiée dans ce cas).
Exemple : (1) Cadavre + (80) Nématodes + (250) Bactéries.

5.3.3 Représentation graphique des chaînes trophiques

La schématisation de la structure des biocénoses est généralement conçue à l’aide de


pyramides écologiques, qui correspondent à la superposition de rectangles horizontaux de
même hauteur, mais de longueurs proportionnelles au nombre d’individus, à la biomasse o u
à la quantité d’énergie présentes dans chaque niveau trophique. On parle alors de pyramide
des nombres, des biomasses ou des énergies.
Une pyramide des nombres.

Chaque rectangle est proportionnel au nombre d'individus que l'on trouve à un niveau
trophique donné. Quand on s'élève dans la chaîne alimentaire, les individus sont de moins en
moins nombreux ; leur taille augmente ; la fécondité diminue. Dans ce cas, on accorde autant

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d'importance à tous les individus quel que soit leur taille et leur poids. Ainsi, par exemple, en
forêt, on dénombre beaucoup moins d'arbres producteurs que d'insectes consommateurs.

Figure 5 : Une Pyramide des nombres.

Une pyramide des biomasses

Chaque rectangle est proportionnel au poids des individus rencontrés à un niveau


donné. On tient compte de la perte de matière d'un niveau à l'autre. Ainsi, en forêt, les
végétaux représentent une masse importante par rapport à certains consommateurs.
Comme inconvénient, cette pyramide donne une importance égale à des tissus qui ont
des valeurs énergétiques souvent différentes. De plus, il faut un siècle pour fabriquer un arbre
contre quelques mois pour un brin d'herbe.

Figure 6 : Une pyramide des biomasses.

Une pyramide des énergies


Chaque rectangle est proportionnel à l'équivalent en calories de L’ensemble des individus
d'un même réseau trophique. Cette représentation traduit les véritables flux d'énergie entre les

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différents niveaux mais les bilans énergétiques sont parfois difficiles à établir.

Figure 7 : Une pyramide des énergies.

5.3.4. Le réseau trophique :

Le réseau trophique se définit comme un ensemble de chaînes alimentaires reliées


entre elles au sein d’un écosystème et par lesquelles l’énergie et la matière circulent. Il se
définit également comme étant l’ensemble des relations trophiques existant à l’intérieur d’une
biocénose entre les diverses catégories écologiques d’êtres vivants constituants cette dernière
(producteurs, consommateurs et décomposeurs).

5.4.Transfert d’énergie et rendements :


5.4.1. Définitions

▪ Productivité brute (PB) : Quantité de matière vivante produite pendant une unité de
temps, par un niveau trophique donné.
▪ Productivité nette (PN) : Productivité brute moins la quantité de matière vivante
dégradée par la respiration.
PN = PB – R.

5.4.2. Transfert d’énergie :


Les relations trophiques qui existent entre les niveaux d’une chaîne trophique se
traduisent par des transferts d’énergie d’un niveau à l’autre.

▪ Une partie de la lumière solaire absorbée par le végétal est dissipée sous forme de chaleur.

▪ Le reste est utilisé pour la synthèse de substances organiques (photosynthèse) et


correspond à la Productivité primaire Brute (PB).
▪ Une partie de (PB) est perdue pour la Respiration (R1).

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▪ Le reste constitue la Productivité primaire Nette (PN).

▪ Une partie de (PN) sert à l’augmentation de la biomasse végétale avant d’être la proie des
bactéries et des autres décomposeurs.
▪ Le reste de (PN), sert d’aliment aux herbivores qui absorbent ainsi une quantité d’énergie

Ingérée (I1).

▪ La quantité d’énergie ingérée (I1) correspond à ce qui réellement utilisé ou Assimilé (A1)
par l’herbivore, plus ce qui est rejeté (Non Assimilée) (NA1) sous la forme d’excréments
et de déchets : I1= A1+ NA1
▪ La fraction assimilée (A1) sert d’une part à la Productivité Secondaire (PS1) et d’autre
part aux dépenses Respiratoires (R2).
▪ On peut continuer le même raisonnement pour les carnivores.

Ainsi, du soleil aux consommateurs (1er, 2ème ou 3ème ordre), l’énergie s’écoule de
niveau trophique en niveau trophique, diminuant à chaque transfert d’un chainon à un autre.

On parle donc de flux d’énergie. Le flux d’énergie qui traverse un niveau trophique
donné correspond à la totalité de l’énergie assimilée à ce niveau, c’est-à-dire à la somme de la
productivité nette et des substances perdues par la respiration.

Dans le cas des producteurs primaires, ce flux est : PB = PN + R1.


Le flux d’énergie qui traverse le niveau trophique des herbivores est : A1 = PS1 + R2.

Figure 8 : La répartition de l'énergie au niveau des producteurs et des consommateurs


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5.4.3. Rendements :
Chaque étape du flux, de l’organisme mangé à l’organisme mangeur et à l’intérieur de
chacun d’eux, de l’énergie est perdue. On peut donc caractériser les divers organismes du
point de vue bioénergétique, par leur aptitude à diminuer ces pertes d’énergie. Cette aptitude
est évaluée par les calculs de rendements :

▪ Rendement écologique : C’est le rapport de la production nette du niveau trophique de


rang (n) à la production nette du niveau trophique de rang (n-1) : (PS1/PN x 100) ou
(PS2/PS1 x 100).
▪ Rendement d’exploitation : C’est le rapport de l’énergie ingérée (I) à l’énergie
disponible. C’est la production nette de la proie : (I1/PN x 100) ou (I2/PS1x 100).
▪ Rendement de production nette : Qui est le rapport de la production nette à l’énergie
assimilée :
(PS2/A2x100) ou (PS1/A1x100). Ce rendement intéresse les éleveurs, car il exprime la
possibilité pour une espèce de former la plus grande quantité possible de viande à partir
d’une quantité donnée d’aliments.
5.4.4. Stabilité des écosystèmes

Les ressources disponibles, régulées par les facteurs physico-chimiques du milieu, contrôlent les
chaines trophiques depuis les producteurs jusqu’aux prédateurs. C’est la théorie du contrôle des
communautés parles ressources (éléments nutritifs), ou contrôle bottom-up (du bas vers le haut).
Exemple : La relation existante entre la teneur en phosphates des océans + la quantité des planctons +
taille des poissons qui s’en nourrissent.
A l’inverse, le fonctionnement d’un écosystème dépend de la prédation exercée par les niveaux
trophiques supérieurs sur les niveaux trophiques inférieurs. C’est le contrôle top-down.
Exemple : Effet régulateur d’une population de carnivores (loups) sur une population de proies
(lièvres). Les deux contrôles interviennent simultanément dans les écosystèmes et peuvent être
complémentaires. Les modifications par l’homme d’un niveau trophique peuvent amplifier l’un ou
l’autre des deuxcontrôles et entrainer une instabilité de l’écosystème.
Exemples :

▪ Augmentation des ressources en éléments nutritifs (amplification du contrôle bottom-up). Cas de


lapollution organique des eaux ou eutrophisation.
▪ Diminution d’abondance d’un prédateur de haut niveau (amplification du contrôle top-down). Cas
dela chasse ou de la pêche.

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5.5. Les cycles biogéochimiques :

Il existe une circulation de la matière dans chaque écosystème où des molécules ou des
éléments chimiques, reviennent sans cesse à leur point de départ et que l’on peut qualifier de
cyclique, à la différence des transferts d’énergie. Le passage alternatif des éléments, ou
molécules, entre milieu inorganique et matière vivante, est appelé cycle biogéochimique.
Celui-ci correspond à un cycle biologique (cycle interne à l’écosystème qui correspond aux
échanges entre les organismes) auquel se greffe un cycle géochimique (cycle de grandes
dimensions, pouvant intéresser la biosphère entière et qui concernent les transports dans le
milieu non vivant).
On peut distinguer trois principaux types de cycles biogéochimiques :

• Le cycle de l'eau.

• Le cycle des éléments à phase gazeuse prédominante (carbone, oxygène, azote).

• Le cycle des éléments à phase sédimentaire prédominante (phosphore, potassium etc.

5.5.1. Le cycle de l'eau

Le cycle de l'eau consiste en un échange d'eau entre les différents compartiments de la


Terre : l'hydrosphère, l'atmosphère et la lithosphère (Fig. 9).
Sous l'effet de la chaleur du soleil, l'eau des mers, des fleuves et des lacs s'évapore.
L'évapotranspiration joue un rôle également important dans le cycle de l'eau. Elle est
accélérée par les végétaux qui transpirent de grandes quantités d'eau par leur système foliaire.
De plus, leurs racines, accélèrent ces mouvements ascendants de l'eau dans le sens sol-
atmosphère. Cette eau rejoint alors l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau (nuages). Les
nuages sont poussés par le vent. Lorsqu'ils traversent des régions froides, la vapeur d'eau se
condense. Elle retombe sur le sol, sous forme de pluie, de neige ou de grêle. Les 7/9 du
volume total de ces précipitations retombent à la surface des océans et les 2/9 seulement sur
les continents. La circulation de l'eau dans la lithosphère emprunte trois voies :
▪ Le ruissellement : phénomène d'écoulement des eaux à la surface des sols.

▪ L'infiltration : phénomène de pénétration des eaux dans le sol, à travers les fissures
naturelles des sols et des roches, assurant ainsi l’alimentation des nappes phréatiques.
▪ La percolation : phénomène de migration de l’eau à travers les sols (jusqu’à la nappe
phréatique).
Ruissellement, infiltration et percolation assurent l'alimentation des cours d'eau qui

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restituent en dernier lieu l'eau à l'hydrosphère.

Figure 9 : Cycle de l’eau.

5.5.2. Le cycle du carbone :

Lors de la respiration, les êtres vivants consomment de l'oxygène et rejettent du


dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère. De même, les industries, les véhicules de
transports rejettent du CO2 dans l'atmosphère après combustion d'un carburant, en présence
d'oxygène. Les éruptions volcaniques sont également considérées comme source naturelle de
CO2. Le CO2 est absorbé par les plantes (photosynthèse) et l'eau (dissolution). Photosynthèse
et dissolution sont les phénomènes permettant le recyclage du gaz carbonique (Fig. 10).

Après la photosynthèse, le carbone se combine avec d'autres éléments pour former des
molécules complexes, qui après la mort de la plante seront dégradées très lentement en
charbon. Lors de leur combustion, ces combustibles fossiles formeront à nouveau du CO2.

Le CO2 de l'air et celui dissous dans l'eau constituent la seule source de carbone
inorganique à partir de laquelle s'élaborent toutes les substances biochimiques constituant la
cellule vivante (grâce à l'assimilation chlorophyllienne).

Au cours de la respiration des autotrophes, des hétérotrophes et de divers autres


organismes, le gaz carbonique est dégagé parallèlement à la consommation d'oxygène.

Le dégagement de CO2 a lieu également au cours des fermentations qui conduisent à


une décomposition partielle des substrats dans des conditions anaérobies.
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Dans les sols, il se produit souvent un ralentissement du cycle du carbone : les


matières organiques ne sont pas entièrement minéralisées mais transformées en un

ensemblede composés organiques acides (les acides humiques). Dans certains cas les matières
organiques ne sont pas entièrement minéralisées et elles s'accumulent dans diverses
formations sédimentaires. II se produit une stagnation et même un blocage du cycle du
carbone. C'est le cas actuellement de la formation de tourbe ou par le passé de la constitution
de grands dépôts de houille, de pétrole et d'autres hydrocarbures fossiles.

Cependant, nous produisons trop de dioxyde de carbone et notre Terre n'arrive plus à
le recycler. Le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente et le climat se réchauffe. En effet, le
CO2 présent dans l'atmosphère permet de piéger la chaleur du soleil qui rend la vie possible
sur Terre. C'est ce qu'on appelle l'effet de serre. En augmentant la concentration de CO2 dans
l'atmosphère, l'équilibre de notre écosystème est perturbé. Le climat se réchauffe et cela peut
avoir des conséquences graves sur la vie sur Terre : les calottes glaciaires pourraient fondre et
augmenter le niveau des mers en certains points provoquant des inondations, augmentation
des conditions climatiques extrêmes comme les tempêtes, les raz de marée, la sécheresse, ...,
etc.

Figure10 : Cycle de carbone.

5. 5.3. Le cycle du phosphore

En dépit de la rareté du phosphore minéral dans la biosphère, cet élément reste


important pour la matière vivante (c’est un constituant de l’ADN, de l’ARN et de l’ATP). Son
réservoir principal est constitué par diverses roches qui cèdent peu à peu leurs phosphates aux
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écosystèmes.
Dans le milieu terrestre, la concentration en phosphore assimilable est souvent faible et
joue le rôle de facteur limitant. Ce phosphore est mis en circulation par lessivage (ou érosion)

et dissolution et introduit ainsi dans les écosystèmes terrestres où il est absorbé par les
végétaux. Ceux-ci l'incorporent dans diverses substances organiques et le font ainsi passer
dans les réseaux trophiques. Puis les phosphates organiques sont restitués au sol avec les
cadavres, déchets et excréta produits par les êtres vivants, attaqués par les micro-organismes
et retransformés en orthophosphates minéraux, à nouveaux disponibles pour les plantes vertes
et autres autotrophes.
Le phosphore est introduit dans les écosystèmes aquatiques par les eaux de
ruissellement. Celles-ci vont ensuite rejoindre les océans, permettant ainsi le développement
du phytoplancton et des animaux des divers maillons de la chaîne trophique.
Le passage du phosphore de l’état organique à l’état inorganique est assuré par des
bactéries et des champignons.
Un retour partiel des phosphates des océans vers les terres émergées s'effectue par
l'intermédiaire des oiseaux marins ichtyophages ou piscivores par le biais de gisements de
guano.
Cependant, dans les océans, le cycle du phosphore se fait avec des pertes, puisqu’une
partie importante des phosphates entrainée en mer se retrouve immobilisée dans les sédiments
profonds (fragments de cadavres de poissons, non consommés par les détritivores et les
décomposeurs). Lorsqu’il n’existe pas de courants ascendants permettant la remontée des
eaux en surface, la pénurie de phosphore est un facteur limitant. Le cycle du phosphore est
donc incomplet et ouvert. Du fait de sa rareté et en raison de ces pertes pour le cycle, le
phosphore constitue donc le principal facteur limitant qui contrôle la majeure partie de la
production primaire.

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Figure 11 : Cycle de phosphore.

5.5.4. Le cycle de l’azote

Le principal réservoir de l'azote est l'atmosphère qui en renferme 79% en poids. La


formation de nitrates par voie inorganique s'effectue sans cesse dans l'atmosphère par suite
des décharges-électriques lors des orages. Mais, elle ne joue qu'un rôle secondaire par rapport
à celui des micro-organismes nitrifiants. Ces derniers sont surtout représentés par des
bactéries, soit libres (Azotobacter, Clostridium, Rhodospirillum), soit symbiotiques
(Rhizobium). Dans le milieu aquatique ce sont surtout les algues cyanophycées (algues
bleues) qui sont fixatrices de l'azote gazeux.
L'azote nitrique ainsi élaboré par ces nombreux micro-organismes terrestres ou
aquatiques est finalement absorbé par les végétaux, amené dans les feuilles et transformé en
ammoniaque, grâce à une enzyme spécifique, la nitrate-réductase. Ensuite, l'ammoniaque est
transformée en azote aminé puis en protéines.
Les protéines et autres formes de l'azote organique contenues dans les cadavres,
excréta et déchets organiques vont être attaquées par des microorganismes bioréducteurs
(bactéries et champignons) qui produisent l'énergie dont ils ont besoin par la décomposition
de cet azote organique qui est ensuite transformé en ammoniaque, c'est l'ammonification.
Une partie de cet azote ammoniacal peut être absorbé directement par les végétaux,
mais il peut être aussi utilisé par des bactéries nitrifiantes (les Nitrosomonas) pour produire
leur énergie métabolique. Celles-ci transforment l'ammoniaque NH4+ en nitrite, N02-, c'est la

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nitritation, puis les Nitrobacter le transforment en N03-, c'est la nitratation. L'ion nitrate N03-
est alors absorbé par les végétaux.
L'azote retourne constamment à l'air sous l'action des bactéries dénitrifiantes
(Pseudomonas) qui sont capables de décomposer l'ion N03- en N2 qui se volatilise et retourne
à l'air ; mais le rôle de ces bactéries est heureusement peu important.
Une partie non négligeable des nitrates peut être lessivée par les eaux de ruissellement
et entraînée en mer. L'azote peut alors être immobilisé par incorporation aux sédiments
profonds. Cependant, il est en grande partie repris par les organismes du phytoplancton et il
entre dans une chaîne alimentaire aboutissant à des oiseaux qui le ramènent, par leurs
déjections, au milieu terrestre sous la forme de guano.

Figure 12 : Cycle d’azote.

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