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INTRODUCTION
Ainsi par exemple, AWAZI ABUKAR1(*), voulait démontrer dans son étude portant sur l'applicabilité de la
présomption d'innocence en Droit Congolais, comment les OPJ et OMP font fi de l'application de ce principe au
profit de leurs intérêts privés. Ainsi, pour parer contre ces violations du droit à la présomption d'innocence, le
code pénal congolais inflige des sanctions contre les transgresseurs de la loi.
Aux yeux de MASUMBUKO MUSANYELWA2(*), parlant de la présomption d'innocence comme garantie des
droits de la défense, il démontre combien l'application et la jouissance pleine et effective de ce principe dans
toutes les phases juridictionnelles en faveur du présumé coupable constituent un flambeau de la bonne
administration de la justice.
KIENGE - KIENGE INTUDI, 3(*), réfléchissant sur le champ d'action illégale de la police judiciaire, prouvant que
la police judiciaire va au-delà de ce que lui confie l'article 2 du décret du 6 Août 1959 portant le code de
procédure pénale, stipulant que « la police judiciaire a pour mission : de rechercher les infractions, les constater,
rassembler les preuves et traduire le présumé coupable devant l'organe compétent », à telle enseigne qu'elle se
comporte en véritable juridiction qui tranche les affaires selon les considérations qui lui restent plus que jamais
illégales de cette institution, puisque toute personne se trouvant entre leurs mains est considérée
automatiquement coupable sans être juger légalement.
Par rapport à nos prédécesseurs, notre étude se distingue en ce qu'elle recherche à relever et à décrire les
multiples atteintes commises contre le principe de la présomption d'innocence.
0.2. PROBLEMATIQUE
La problématique est l'expression de la préoccupation majeure qui circonscrit de façon précise avec absolue
clarté les dimensions essentielles de l'objet de l'étude que le chercheur se propose de mener dit WENU
BECKER5(*).
« Ubi societas, Ibi jus » disait Armand Jean du Plessis6(*)RECHELIEU ministre du roi louis XIII : là où il y a une
société, il y a la loi. Avec l'évolution des sociétés au monde il y a eu institutionnalisation de l'appareil judiciaire et
de la procédure pénale en particulier.
La question de la présomption d'innocence est un droit fondamental reconnu à toute personne présumée auteur
d'une infraction pénale, notamment soutenue par l'article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme
du 10 novembre 19487(*) et subséquemment ce principe est consacré dans notre pays par le dernier alinéa de
l'article 18 de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée à ce jour qui dispose : « Tout détenu doit
bénéficier d'un traitement qui préserve sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité8(*) »
Force est pourtant de constater que certaines pratiques utilisées dans notre Droit Pénal et Procédure Pénale
sont de nature à violer systématiquement ce principe de la présomption d'innocence, qui interdit d'affirmer la
culpabilité de la personne avant qu'elle ait été jugée définitivement.
Il n'en demeure pas moins vrai que, La mission redoutable de poursuivre et de punir se trouve assortie du
pouvoir adéquat tandis que des garanties protègent les justiciables contre les excès que pourraient commettre
les magistrats, les Officiers de la Police Judiciaire (OPJ), les officiers du ministère public (OMP), imbus de leurs
ministères et nantis des pouvoirs exorbitants ; lorsqu'ils prolongent la garde à vue, lorsque la Détention
préventive devient irrégulière et illégale voire même lorsque les justiciables arrivent à payer des fortes amendes
transactionnelles pour des faits civils ou non infractionnels ou lorsque l'infraction est non établie.
Ainsi, tous ces actes attentatoires à la dignité et au respect du genre humain sont tributaires de multiples causes
résultant d'une part, dans le chef des autorités judiciaires chargées de rechercher et d'instruire les infractions et
d'autre part des conditions de travail difficile pour la meilleure administration de la justice.
2. Comment le principe de la présomption d'innocence est - il appliqué dans la pratique judiciaire de Kisangani ?
3. Comment arriver à faire respecter à tout prix la présomption d'innocence par les instances de poursuite à
Kisangani ?
L'hypothèse d'un travail selon Grand Robert, est une proposition relative à l'explication des phénomènes naturels
admis provisoirement avant d'être soumise au contrôle de l'expérience9(*). Ainsi, au regard des questions posées
plus haut, nous avons proposé les hypothèses suivantes :
1. Le principe de la présomption d'innocence aurait pour philosophie de protéger la personne poursuivie contre
tout arbitraire des agents de poursuite, et son contenu serait que toute personne poursuivie d'une infraction soit
considérée comme innocente des faits tant que cette personne n'a pas été déclarée coupable par un jugement
définitif ;
2. Il s'avère important de souligner que le principe de la présomption d'innocence ne serait pas d'application
dans la pratique procédurale répressive de Kisangani ;
3. Il serait possible de faire respecter à tout prix la présomption d'innocence par les instances de poursuite à
Kisangani, en réprimant très rigoureusement toutes ses violations peu importe grade de magistrat ou d'auxiliaire
de justice qui en serait coupable.
Cette étude vise à inciter l'Etat Congolais à contrôler les agissements de ses organes de justice pendant les
différentes instances de la procédure pénale afin de faire respecter la présomption d'innocence.
2. Démontrer la pratique d'application du principe de présomption d'innocence devant les instances judiciaires de
Kisangani ;
3. Relever les mécanismes qui pourront assurer le respect du principe de présomption d'innocence par les
instances de poursuite de Kisangani.
Notre étude se fonde sur le Droit International, la Procédure Pénale, le droit Constitutionnel et le Droit Pénal.
Plusieurs instruments juridiques internationaux protègent l'honneur, mais également la présomption d'innocence
de toute personne à l'occurrence de la Déclaration Universelle de Droit de l'homme ; c'est ainsi que notre étude
porte sur les notions de droit international. Par rapport au Droit Constitutionnel, soulignons que le droit à la
présomption d'innocence figure parmi les droits constitutionnellement protégés. Le droit Pénal protège toute
personne contre toute atteinte pouvant être portée à la personne présumée innocente d'un fait lui imputé.
Les comportements atteignant la présomption d'innocence sont incriminés, c'est-à-dire définis pénalement et
assortis d'une sanction pénale. Vu que nous traitons des personnes présumées innocentes, il est évident que
notre étude porte également sur les notions de procédures pénales.
· Sur le plan scientifique : il pourra constituer une banque des données pouvant servir aux futurs étudiants de
réfléchir sur le principe de présomption d'innocence et du droit au procès équitable;
· Sur le plan pratique : cette étude donne la contribution à la résolution des problèmes liés aux violations du
principe de présomption d'innocence par les justiciers et les justiciables.
Ainsi, pour mieux nous permettre de porter un jugement sur la présomption d'innocence et analyser les diverses
idées des doctrinaires, notre méthode se veut principalement étant en Droit.
La méthode juridique nous a aidé à recourir aux textes, (certaines dispositions du code de procédure pénale
congolaise, la constitution, la charte africaine de droits de l'homme), en vue d'analyser la portée du principe de
présomption d'innocence.
La méthode d'analyse fonctionnelle est indispensable pour nous, afin de connaitre les organes chargés de faire
respecter le principe de la présomption d'innocence, déterminer leurs fonctions manifestes et latentes quant à
ce : détecter leurs dysfonctionnements et proposer des alternatives fonctionnelles comme solutions pour faire
respecter la présomption d'innocence dans la pratique judiciaire.
A côté de ces méthodes, la technique documentaire s'est imposée dans notre démarche pour lui doter d'une
bonne dose de rigueur et d'objectivité scientifique.
A cette technique s'annexe l'enquête par la descente, par le truchement d'interview libre. Cette technique nous a
mis aux prises avec 3 juges civils et 1 juge militaire, 3 OPJ et 2 OMP, et 6 prisonniers sur les formes et les
causes de la violationde la présomption d'innocence.
La section première : traite des concepts génériques, la section deuxième :analyse les concepts juridiques.
§1. Atteinte
L'atteinte est une action ou un fait de causer à quelqu'un un dommage, un préjudice matériel ou moral12(*). Elle
constitue un ensemble des fautes civiles ou pénales lésant le droit de chaque citoyen au respect de sa
personnalité.
:
§2. Ville
La Ville est une entité administrative ayant légalement obtenu le statut de la Ville. Il s'agit d'une Zone urbaine
fortement peuplée dans laquelle se concentre la majorité des activités humaines d'un pays13(*)à savoir :
§3. Kisangani
Kisangani anciennement Stanley ville ou Stanley stand (d'Après Henry Morton Stanley), est une Ville de la
République Démocratique du Congo en Afrique Centrale14(*).
C'est le Chef - Lieu de la province orientale qui sera remplacée par le futur district de la Tshopo dont il deviendra
le Chef - Lieu, selon la constitution du 18 Février 2006 telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 Janvier 2011.
Kisangani est le siège des institutions politico - administratives de la Province orientale. On y parle
principalement Français (langue nationale) et Swahili, mais aussi Lingala (Langues locales). La Ville a six entités
administratives (Communes) à savoir (Kisangani, Kabondo, Lubunga, Tshopo, Mangobo et Makiso).
Kisangani est le siège de la Cour d'Appel de la Province Orientale et du Parquet qui lui est rattaché du Tribunal
de Grande Instance de la Tshopo (Future province). Ainsi que du Barreau près la Cour d'Appel précitée et du
syndic des défenseurs judiciaire près le Tribunal de Grande Instance. Kisangani comporte deux tribunaux de
paix (Kabondo et Makiso) qui administrent une justice de proximité15(*).
§1. PRINCIPE
Larousse encyclopédique le définie comme « un axiome, une règle ou une loi » que certaines observations ont
d'abord rendu vraisemblable et à laquelle on a donné ensuite la plus grande généralité16(*).
§2. PRESOMPTION
La présomption est un mode de raisonnement juridique en vertu duquel, de l'établissement d'un fait connu on
induit un autre fait qui n'est pas prouvé17(*).
- La présomption légale : lorsque le législateur tire lui -même d'un fait établi un autre fait dont la preuve n'est pas
à apporter ;
- La présomption légale est irréfragable ou encore juris et de jure lorsqu'elle ne peut pas en principe être
renversée par une preuve contraire18(*).
§3. INNOCENCE
L'innocence est la qualité de celui qui n'est pas coupable d'une faute déterminée, qui n'a pas commis d'infraction
condamnable dont on le soupçonne19(*).
Le principe de la présomption d'innocence est un principe de droit fondamental qui veut dire que toute personne
accusée d'une infraction pénale est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie par un
jugement définitif.
La procédure pénale a créé un temps d'innocence puis un temps de culpabilité. Elle doit être regardée comme
une règle qui signifie simplement que l'on n'applique pas la peine avant le jugement.
:
Le Droit procédural congolais est régi par un certain nombre de principe allant dans le sens de garantir la
sécurité juridique et éventuellement de faire qu'un innocent ne soit pas puni. Ne pouvant pas tout aborder, il sera
question ici d'analyser quelques-uns des principes considérés principaux :
a) La légalité des infractions et des peines dit à l'adage « Nullumcrimen, nullapoena sine lege » : Pas des
peines, pas des crimes sans loi. Il est enjolivé par l'article 17 alinéa 4 de la constitution du 18 Février 200620(*)
qui dispose que : « Nul ne peut être condamné, pour une action ou une mission qui ne constitue pas une
infraction ;
b) La séparation entre l'organe d'instruction, (fonction de poursuite et la fonction de jugement) pour obtenir
un meilleur rendement et une plus grande efficacité car elle nécessite chacune des qualités et aptitudes
particulières.
La condamnation ne peut être fondée que sur la certitude du fait et de la culpabilité de l'auteur.
Il revient à l'accusateur la charge de la preuve de la culpabilité du délinquant, mais généralement c'est l'organe
de la loi au nom de l'article 67 de la loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation,
fonctionnement et compétences des juridictions de l'ordre judiciaire, qui dispose qu' « en matière répressive, le
ministère public recherche les infractions aux actes législatifs et réglementaires qui sont commises sur le
territoire de la République21(*).»
En revanche, si l'accusation est en défaut d'apporter la preuve de la culpabilité, le juge appelé à statuer sur cette
cause acquittera le présumé délinquant faute de preuve et donc au bénéfice du doute en vertu de l'adage latin
« In du bio pro reo : c'est-à-dire que le doute profite au prévenu22(*).
L'article 12 de la constitution du 18 Février 2006 dispose que « tous les congolais sont égaux devant la loi et ont
droit à une égale protection des lois 23(*) ».
Celui - ci découle de l'article 61 de la constitution disposant que toute personne a droit à la défense et à
l'exercice de recours24(*) ».
III.1. Fondement
III.1.1. Notions
Toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas été condamnée à titre définitif. On parle de la
présomption d'innocence laquelle joue dans tous les domaines juridiques et ne s'applique qu'aux accusations
concernant des faits réels et établis.
De ce fait, toute personne non encore condamnée qui sera éventuellement sujet de maltraitance puisqu'elle est
considérée comme coupable pourra agir et demander réparation de son préjudice pour atteinte à ladite
présomption et la diffamation.
Le droit à la présomption d'innocence tient sa source des instruments juridiques tant nationaux
qu'internationaux.C'est ainsi, dans un premier sous point, nous traitons de la base légale de la présomption
d'innocence.
Le droit à la présomption d'innocence est une valeur fondamentale de tout être humain puisque l'on sous-entend
l'honneur et la dignité. C'est à travers cette notion que se trouve le fondement des autres droits individuels.
Le dernier alinéa de l'article 17 de la Constitution du 18 février 2006 dispose que : « Toute personne accusée
:
d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie par un jugement définitif ».
L'article 18 alinéa 5 de la Constitution du 18 février 2006 dispose que « Tout détenu doit bénéficier d'un
traitement qui préserve sa vie, sa dignité, sa santé physique et mentale ».
En lisant ces dispositions constitutionnelles l'on constate que le législateur a donc compris que la protection du
droit à la présomption d'innocence est d'une importance fondamentale dans la société congolaise qui se veut
démocratique.
Comme base légale à la présomption d'innocence, nous citerons les traités internationaux et les lois.
L'article 11 de ladite déclaration stipule que « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée
innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les
garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées25(*). Nul ne sera condamné pour des actions ou
omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituait pas un acte délictueux d'après le droit
national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au
moment où l'acte délictueux a été commis ».
L'article 14 dudit pacte stipule que « toute personne accusée d'une infraction pénale est présumée innocente
jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie26(*) ».
L'article 7 de cette charte stipule que « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue27(*) ».
Ce droit comprend :
- Le droit de saisir les juridictions nationales compétentes de tout acte violant les droits fondamentaux qui lui sont
reconnus et garantis par les conventions, les lois, les règlements et coutumes en vigueur ;
- Le droit à la présomption d'innocence : jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
L'article 6 alinéa 2 de la convention stipule que « toute personne accusée d'une infraction est présumée
innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie28(*) ».
CHAPITRE DEUXIEME
Pour nous conformer à l'engrenage de notre recherche, nous ajusterons ce chapitre à 4 sections : la première
section : durant l'introductionpré juridictionnelle, la deuxième section : durant l'instruction juridictionnelle, la
troisième section : après le prononcé du jugement et la quatrième section : les perspectives d'avenir pour le
respect de la présomption d'innocence en droit procédural pénal commun congolais.
Pendant que le code pénal congolais à son article 1er prévoit que personne ne peut être arrêtée et mise en
prison sans que la loi ne l'autorise, les forces de l'ordre s'arrogent le pouvoir d'arrêter et de détenir des
personnes sans mandat et sans les déférer devant le Parquet dans le délai réglementaire de 48 heures.31(*)
Parfois, des paisibles citoyens sont arrêtés pour des faits civils comme dettes, les conflits de parcelles ou
fonciers qui sont transformés en infraction pénales par les officiers du ministère public dans l'intention de nuire et
tirer intérêt car dit infraction au parquet dit l'argent32(*).
L'enquête préliminaire est l'oeuvre de la police judiciaire qui celui-ci constate les infractions qu'elle a mission de
rechercher .Il est démontré que le dépassement de délais de 48heures rend la détention irrégulière et illégale qui
méritent directement la libération sans condition ou la relaxation de la personne détenue irrégulièrement33(*).
A l'issue de l'instruction préparatoire, le ministère public peut arriver à l'une de 3 conditions suivantes :
2. Le classement du dossier sans suite: les conséquences sont de fois lorsqu'un dossier n'a abouti ni à une
requête aux fins de fixation d'audience encore moins n'a été transmis à un autre parquet ;
Mais en réalité, nous assistons à des prolongements de détention sans cause ni justification alors que la loi est
bien claire sur la notion de détention (48heures).
Le professeur LUZOLO BAMBI LESSA35(*) estime qu'il ne suffit pas qu'il y ait violation de la volonté populaire qui
est la loi (pénale) c'est-à-dire la naissance de l'action publique, mais il faut aussi que le fait décrie constitue une
infraction c'est-à-dire que tous les éléments constitutifs de l'infraction soient réunis, car si le dossier est entaché
de l'un des éléments causant l'extinction de l'action publique ou si le fait a un caractère bénin, le parquet peut
classer sans suite.
D'où, l'auteur présumé d'infraction est une personne en liberté. C'est pourquoi lorsqu'il est arrêté, il doit être
informé immédiatement des motifs de son incarcération, mais malheureusement ce principe est méconnu et
négligé par les organes y afférents36(*).
Dans cette phase, il y a recueille de tous les éléments en faveur et à l'encontre du mis en examen.
:
a) Détention irrégulière
La détention préventive est une mesure exceptionnelle qui veut que l'inculpé soit en mis en état détention
préventive que lorsqu'il existe contre lui des indices sérieux de culpabilité et que le fait paraisse constituer une
infraction que la loi réprime d'une peine de six mois de servitude principale au moins37(*). C'est ainsi que pour
réunir tous les éléments constitutifs de l'infraction, l'OMP après avoir interrogé l'inculpé, le place sous mandat
d'arrêt provisoire sanctionné par Cinq jours accordés par le juge de Paix, et donc, l'OPJ et l'OMP qui pose les
actes d'instruction n'arrivent pas à respecter ces délais prévu par la loi(le premier 48heures et le second
5jours),ces faits constituerons alors la détention irrégulière vu les prolongement sans raison valable.
La personne poursuivie peut être culpabilisée ou innocentée. C'est pourquoi cette personne doit être bien
protégée durant toutes les phases juridictionnelles contre le changement de son statut social suite à l'incident le
conduisant devant la justice. Mais il s'observe que l'identité de la personne poursuivie n'est pas protégée
d'autant plus que l'identité de cette dernière est vendue au public, exemple celle de l'affaire Maitre Godefroid
MWANABWATO poursuivie par le Gouvernement Congolais pour l'incitation à la haine et à la xénophobie où le
ministre de media a tenu aussitôt arrêté un point de presse sur la dite cause, omettant la notion de la
présomption d'innocence38(*).
C. Notion de l'inculpé
Si le parquet décide de poursuivre l'auteur présumé d'infraction devant le juge d'instruction, ce dernier va se
dénommer « Inculpé ».
Déjà au départ, disons que tout inculpé a le droit d'être présumé innocent tant qu'il n'est pas déclaré coupable
conformément à la loi.
Au cours de cette phase d'instruction préparatoire, on examine les faits à charge et à décharge et l'on confronte
les preuves réunies par les deux parties. Malheureusement la présomption d'innocence n'est pas respectée dans
nos juridictions d'autant plus que l'inculpé est présenté publiquement comme étant coupable de faits faisant
l'objet d'une enquête ou d'une instruction judiciaire.
Ici, le prévenu peut être contraint de s'accuser lui - même, c'est le sens du droit au silence. Il s'observe
également, le non respect de la procédure lorsque l'on détient préventivement un inculpé, sans l'interroger,
l'officier du ministère public le place sous mandat d'arrêt provisoire et lui détient sans le conduire devant le juge
dans le délai légal alors que le code de procédure pénale à son article 27 alinéa 1dispose : qu'un inculpé ne peut
être mis en état de détention préventive que s'il existe contre lui des indices sérieux de culpabilité et qu'en outre,
le fait paraisse, constitue une infraction que la loi réprime d'une peine de six mois de servitude pénale au
moins39(*).
Ici, c'est toujours l'OMP qui fixe le dossier en dressant la requête aux fins de fixation de dates d'audience dans la
recherche de la vérité ; dans ce cadre il doit examiner tant les éléments favorables au suspect que les éléments
qui lui sont défavorables. On parle à ce propos d'enquête « à charge » et à « décharge ». Mais la pratique
observée est que l'OMP même conscient de manques d'indices de culpabilité ne relâche pas le présumé auteur
d'infraction, ce qui viole systématiquement les droits de la personne auteur présumé d'infraction.
:
§2. PENDANT L'INSTRUCTION A L'AUDIENCE
Ici, le Tribunal est saisi par une citation à prévenu. Il y a observation de toutes formalités nécessaires pour mettre
une cause en état d'être jugée. Le fait pour l'auteur présumé d'infraction d'être devant le juge d'instruction et des
fonds n'est pas l'objet de la culpabilité établie du prévenu mais dans nos juridictions ce cité reçoit des traitements
ne correspondant pas au principe du doute profite à l'accusé 40(*).
Le jugement a deux effets juridiques à savoir la condamnation et l'acquittement. Un condamné purge ses peines,
alors qu'un acquitté recouvre sa liberté41(*).
Malheureusement la pratique dans nos différentes instances judiciaires nous enseigne son contraire, d'autant
puisque les acquittés sont maintenus en détention par des raisons diversifiées, dont pour les unes, c'est suite au
non paiement de la somme demandée par les responsables des centres pénitentiaires (suite au manque de suivi
judiciaire) cette somme dénommée « KITU KIDOGO » et pour les autres suite à l'intention d'interjeter appel
exprimé par le procureur42(*).
L'article 87 de la constitution dispose que « le président de la République exerce le droit de grâce ». Il sied d'ores
et déjà de signaler que la grâce n'efface pas les peines tandis que l'amnistie annule toutes les principales
accessoires et complémentaires43(*).
L'effet principal de l'amnistie est de faire perdre au fait amnistié son caractère délictueux.
Cherchant à comprendre la cause de la détention après amnistie ou grâce présidentielle nous sommes arrivés à
comprendre grâce aux données statistiques des Organisations des Droits de l'Homme que la non clarté et la non
objectivité de ces mesures sont la raison d'autant plus que les bénéficiaires de la grâce ou de l'amnistie ne sont
pas connus individuellement et nommément. Enfin dans certains cas les grâces ne sont pas accordées aux
prisonniers politiques44(*).
La procédure pénale congolaise parle de 10 jours pour qu'un jugement soit sorti après le délibéré et 10 jours
accordé à la partie succombant afin d'interjeter appel lorsqu'elle estime que le premier juge n'a pas bien dit le
droit ou n'a pas tenu compte d'un élément important pouvant être à sa faveur45(*).
Pour ce fait, elle va solliciter l'expertise du second juge de la juridiction supérieure pendant ce temps, le
jugement ne peut être exécuté, mais dans le champ pratique, la condamnation intervient au même jour du
jugement et en devient sujet des traitements dégradants allant à l'encontre de ce que prévaut la procédure.
Le délai ordinaire d'appel est augmenté du délai de distance pour dire 10 jours augmenté de délai de distance
pour une personne éloignée de 1 jour/100Km46(*).
En matière pénale le délai de recours ainsi que l'exercice d'un recours ont un effet suspensif47(*).
Le principe de présomption d'innocence veut que les preuves soient recherchées en respectant les procédures
légales et en instruisant à charge et à décharge. La présomption d'innocence ne cesse qu'en cas de déclaration
de culpabilité par un tribunal entrainant une sanction.
Comme l'avons dit dans ce travail que la phase de l'instruction pré juridictionnelle, comprend 3 étapes
:
essentielles à savoir : La recherche des infractions, l'instruction du dossier judiciaire et les conclusions de
l'instruction, se déroula successivement en deux étapes, primo devant l'officier de la police judiciaire, secundo
devant l'officier du ministère public.
Ainsi, dans cette phase nous avons eu à constater des arrestations arbitraires et illégales, et les détentions
irrégulières dont les causes ont été avancées dans les précédentes pages, ici la question étant de trouver des
mécanismes pour parer contre ses allergies. C'est pourquoi nous pensons que pour faire respecter coûte que
coûte ce principe, que les OPJ aient des moyens suffisants pouvant faciliter le transfert immédiat de l'inculpé
devant le parquet.
Car cette précarité des moyens de travail nécessaire ne peut que justifier certaines détentions de plus de 48
heures, mais malgré cela, les OPJ sont appelés à respecter le délai légal, aussi la rémunération doit être
disponible et au moment opportun et prévu d'autant plus que le manque d'une bonne rémunération peut
conduire les OPJ à des arrestations arbitraires et à accepter facilement la corruption pour surseoir l'affaire. Enfin
le contrôle judiciaire doit être fait avec rigueur et permanence.
D'autant plus que la personne poursuivie de l'infraction peut faire sujet d'innocence, cette dernière a droit à une
protection de son identité, de peur qu'elle ne soit mal vendue au public.
a) Pré saisine
Dans ce point, s'agissant de l'enquête à charge et à décharge la mission redoutable du juge d'instruction
pendant cette phase c'est de dire le droit comme l'on sous - entend, d'autant plus que dans la pratique observée
dès l'arrestation de la personne poursuivie est sujet d'un coupable au grand mépris du principe de la
présomption d'innocence qui a toujours une valeur constitutionnelle.
De part ce constat, nous appelons les juges à l'interprétation restrictive de la loi, aux respects des droits
accordés aux personnes poursuivies, à la bonne moralité pour afin rendre gloire à la bonne administration
judiciaire congolaise.
Ici, nous appelons à l'organe chargé d'exécuter le jugement de le faire le plus vite possible, parce que la
détention de l'acquitté après jugement pourra causer des dommages irréversibles voir irréparable avec comme
effets : atteinte à l'honorabilité du prévenu s'étendant parfois à ses proches, la rupture du bien familial, perte du
travail, atteinte à l'équilibre physique et mental du détenu etc.
En somme, qu'une fois être prononcé, que le jugement soit alors appliqué ou suivre la procédure de sa mise en
oeuvre dans le délai légal, si ce dernier est en faveur du prévenu, qu'il soit automatiquement libéré, si la partie
succombante ou perdante ne manifeste aucune intention d'en faire recours.
CONCLUSION
En choisissant le sujet intitulé « Des atteintes au principe de la présomption d'innocence en droit procédural
pénal commun congolais. De manière spécifique, elle a ciblée la Ville de Kisangani à partir de l'année 2011 à
2014.
Dans le souci d'assouvir, un tant soit peu les préoccupations: -Quelles sont les philosophies et le contenu de la
présomption d'innocence ? -Comment le principe de la présomption d'innocence est-il appliqué dans la pratique
judiciaire de Kisangani? -Comment arriver à faire respecter à tout prix la présomption d'innocence par les
instances de poursuite à Kisangani?Nous avons répondus à titre des hypothèses suivantes:
- La présomption d'innocence aurait pour philosophie de protéger la personne poursuivie contre tout arbitraire
des agences de poursuite, et son contenu serait quetoute personne poursuivie d'une infraction soit considérée
comme innocente des faits tant que cette personne n'a pas été déclarée coupable par un jugement définitif.
-Le principe de la présomption d'innocence ne serait pas d'application dans la pratique procédurale
répressivede Kisangani.
-Il serait possible de faire respecter la présomption d'innocence par les instances de poursuite à Kisangani en
réprimant très rigoureusement toutes ses violations peu importe grade de magistrat ou d'auxiliaire de justicequi
en serait coupable.
L'objectif était de relever les problèmes liés aux atteintes faites à ce principe durant l'instruction pré
juridictionnelle, et durant l'instruction juridictionnelle, mais aussi déterminer des conséquences juridiques qui en
découlent, ainsi que proposer les mesures possibles pour remédier en terme des perspectives d'avenir pour son
respect. Une telle analyse, comme on peut s'en rendre compte, nous a imposée plusieurs approches
méthodologiques et techniques. Il s'agit entre autres de l'approche juridique, de l'analyse fonctionnelle selon les
besoins des chapitres et matières y traitées.
Pour répondre aux préoccupations qui sous-tendaient sa formulation, nous avons axé nos analyses sur deux
chapitres principaux subdivisés chacun en section dont le premier avec trois sections et le second avaitquatre
sections.
Le premier chapitre s'est voulu une approche analytique et explicative au Droit à la présomption d'innocence en
Droit pénal commun Congolais. Il a été rendu possible par une analyse conceptuelle des concepts génériques et
juridiques, en définissant les différents termes ayant traits à notre travail, ainsi que quelques notions à le rendre
plus compréhensible, en lui dosant avec le fondement et bases juridiques. Il est allé à sa première section en
définissant des concepts génériques (Atteinte, Ville, Kisangani, elle a abordée à sa deuxième section les
définitions des concepts juridiques (Principe, Présomption, Innocence, Présomption d'innocence, Droit
procédural pénal). Ce chapitre a enfin jeté l'encre à sa troisième section par l'abord du fondement et de base
juridique de la présomption d'innocence dans le cadre du Droit procédural pénal congolais.
Le deuxième chapitre , dont la nécessité a orientée au recours d'analyse critique des atteintes faites au principe
de la présomption d'innocence en droit procédural pénal commun congolais mais strictement dans la ville de
Kisangani par les OPJ, OMP et juges dans l'exercice de leurs responsabilités violant ainsi les droits
:
fondamentaux des auteurs présumés d'infraction. Ce chapitre s'est ouvert une première section relatant les
atteintes audit principe durant l'instruction pré juridictionnelle.Quant à la deuxième section, elle s'est déployée
sur les atteintes durant l'instruction juridictionnelle.La part de la troisième section a consistée sur les violations de
la présomption d'innocence âpres le prononcé du jugement et la quatrième pour sa part, a ouvert une brèche sur
les perspectives d'avenir pour tenter de faire à tout prix respecter, ce principe dans toutes les phases
juridictionnelles
- Il faut que le législateur congolais puisse songer à instituer la procédure spécifique d'indemnisation des
victimes des multiples violations faites au principe de la présomption d'innocence et en punissant les
transgresseurs de la loi afin de les rétablir dans leurs droits, ce qui permettrait et obligerait aux OPJ, OMP, juges
de le respecter rigoureusement ;
- Il faut que l'Etat prévoie des mesures de renforcement quotidien de la capacité des agents de la police
judiciaire pour éviter leur ignorance pouvant amener au non respect de certains droits reconnus aux auteurs
poursuivis de l'infraction et par conséquent à une procédure pénale injuste et inéquitable car les OPJ sont l'oeil
et le bras de l'OMP et les officiers du ministère public sont le coeur et le poumon de la procédure pénale
équitable et juste ;
- Il faut également que d'autres mesures proposées dans le deuxième chapitre du présent travail, soient prises
en considération par les autorités compétentes pour assurer la jouissance pleine et effective de ce principe
universellement reconnu ;
- Il est souhaitable que le ministère de la justice ayant en charge la police dans ses attributions, sensibilise la
population sur les règles de la procédure afin qu'elle sache les droits qui la protège.
Sans aucun risque d'une quelconque contradiction, nous pourrions nous permettre d'affirmer que nos critiques
ne seront pas à la base d'un conflit entre chercheur et certaines institutions notamment la police, les parquets et
tribunaux.
Selon John Van Maa nem, `'la police ne voit dans le scientifique que, quelqu'un dont les objectifs premiers sont
les critiques de l'institution''.
Quant à la ThéoBadge, il fallait plutôt que ses critiques soient accueillis comme un renfort et une contribution.
Espérons que cela sera admis car, comme le disait encore Maa nem `'Les mentalités ont évolué, les policiers
sont devenus les universitaires et les universitaires sont devenus les policiers''.
Enfin, comme nous ne prétendons pas avoir épuisé cette étude, nous serons très heureux de voir d'autres
chercheurs venir compléter notre travail, en traitant par exemple de la détention préventive comme exception au
principe de la présomption d'innocence en droit procédural pénal congolais, voir aussi des attributions et limites
des OPJ et OMP en droit pénal congolais et en abordant d'autres questions que nous n'avons pas exploitées
profondément.
BIBLIOGRAPHIE
I. TEXTE DES LOIS
· L'ordonnance N°299 du 27/12/1979, portant création de tribunaux de paix (Makiso & Kabondo)
· Loi organique n°13/011 - B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence du pouvoir
judiciaire de l'ordre judiciaire.
· Convention Européenne portant sauvegarde des Droits de l'homme et des libertés fondamentales du 16
décembre 1996 ;
· II. OUVRAGES
· KIENGE - KIENGE.I., Code de procédure pénale, Ferd. Larcier, SA. Bruxelles, 1965.
· LUZOLO BAMBI LESSA, Détention préventive en procédure pénale Zaïroise, Thèse, Aix - Marseille 3, 1996.
Paris, 1977.
2003.
Paris, 2006.
1. AWAZI ABUBAKAR, l'applicabilité de la présomption d'innocence en droit congolais, T.F.C., F.D, UNIKIS, 2004
- 2008.
IV. COURS
2008 - 2009.
· OTEMIKONGO MANDEFU, Initiation à la recherche Scientifique, cours ronéotypé, G2 Droit, F.D/UNIKIS, 2007
- 2008.
V. WEBOGRAPHIE
0.2. PROBLEMATIQUE 2
§1. PRINCIPE 9
§2. PRESOMPTION 10
§3. INNOCENCE 10
§3. NON RESPECT D'EFFET SUSPENSIF DU DELAI ET D'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS EN
MATIERE PENALE 20
CHAPITRE DEUXIEME 15
C. NOTION DE L'INCULPE 18
a) Détention irrégulière 17
CONCLUSION 25
BIBLIOGRAPHIE 28
* 1 AWAZA ABUBAKAR, L'applicabilité de la présomption d'innocence en droit congolais, T.F.C, FD, UNIKIS, Kisangani, 2004 - 2005, p.23.
* 2 MASUMBUKO MUSANYELWA, Du principe de la présomption d'innocence comme garantie au droit de la défense, TFC, FD, UNKIS, Kisangani,
2006 - 2007, p.18.
* · 3 KIENGE - KIENGE. INTUDI., Code de procédure pénale, Ferd. Larcier, SA., Bruxelles, 1965, p.8.
* 4 LUZOLO BAMBI LESSA, Détention préventive en procédure pénale Zaïroise, Thèse, Aix - Marseille 3, 1996, p.32.
* 5 WENU BECKER, Recherche Scientifique : Théorie et pratique, Lubumbashi. PUL, 2004, p.14.
* 6 ARMAND JEAN DU PLESSIS. R. Code du roi Louis XIII, France, 1643, p.56.
* 7 Article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 novembre 1948, in Journal officiel.
* 8 Article 8 de la constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, in Journal officiel de la RDC, 47eme année n°spécial.
* 9ROBERT, G., Dictionnaire Français, Préface de l'édition, Dalloz, Paris, 1977, p.1534.
* 10 PINTO. R. et GWAWITZ M. Méthodologie des sciences sociales, Dalloz, Paris, 1971, p.289.
* 11 OTEMIKONGO MANDEFU YAHISULE. J., Initiation à la recherche scientifique, Cours ronéotypé, G2 Droit, FD, UNIKIS, Kisangani, 2007 - 2008,
p.52.
* 12 GULLIEN. R. et VINCENT. J. Lexique des termes juridiques, Dalloz, 14ème édition, 2003, p.243.
* 14Ibidem.
* 15 Ordonnance n°299/79 du 27/12/1979, portant création des tribunaux de paix (Kabondo et Makiso), in journal officiel.
* 16 LAROUSSE. E., Dictionnaire Français, Préface de l'édition, Dalloz, Paris, 2006, p.1325.
* 17GUILLIEN. R et VINCENT. J. Lexique des termes juridiques, Dalloz, 14ème édition, Paris, 2003, p.986.
* 18Idem, p.987.
* 20 Article 17 de la constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, in journal officiel de la RDC, 47ème année n° spécial.
* 21Article 67 de la Loi organique n°13/011/ - B portant, organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l'ordre judiciaire en J.O,
numéro spécial du 13 avril 2013.
* 22 BOMPAKA NKEYI, Introduction générale à l'étude du Droit, cours ronéotypé, G1 droit, F.D., UNIKIS, 2008 - 2009.
* 24 Idem.
* 26Article 14 du pacte international relatif au droit civil et politique du 16 Décembre 1966 in journal officiel.
* 27 Article 7 de la Charte africaine des Droits de l'homme et des peuples du 20 octobre 1986, in journal officiel.
* 28Article6 de la Convention Européenne des Droits de l'homme et des libertés fondamentales du 16 décembre 1996, in journal officiel
* 29 KIENGE-KIENGE.I.,op.cit,p.35
* 30KIENGE-KIENGE.I.,op.cit,p.49
:
* 31 LUZOLO BAMBI LESSA, Manuel de procédure pénal congolais, Aix Marseille, Dalloz, 1995, p.86.
* 33 EPEMBE.D, Les Abus du pouvoir en matière de la détention préventive, mémoire inédit, FD, UNIKIN, 1998-1999, p.32.
* 34 LIKULIA BOLONGO (N) Droit pénal Zaïrois, 6ème éd. Dalloz, 2006, p.26.
* 35LUZOLO BAMBI LESSA, Détention préventive en procédure pénale zaïroise, Thèse, Aix-Marseille 3, 1996, p.58.
* 37 Article 27 du Décret du 06 Aout 1959 portant Code de Procédure Congolais, in journal officiel, p.4.
* 41 LEVASSEUR, G. et Alii, Droit Pénal et Procédure Pénal, Paris ,2eme éd. Surrey, 1998, p.28.
* 45 Article 80 de la loi n°1-63 du 13 Janvier 1963 portant code de procédure pénale, Op.cit., p. 13.
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