République de Guinée Complexe Scolaire
protestant
Travail-Justice-Solidarité Emmaüs
Exposé du groupe I
Rubrique : Français
Thème : Batouala
Plan de travail
Introduction Personnages
Biographie stylistiques
Bibliographie Thème abordés
Etude détaillée espaces et temps
Resumé du roman conclusion
Eléments du groupe
Eléments Note collective Note Individuelle
Mamady Diané (Chef)
Habib Kaba
Oumou Diallo
Soundjata Keïta
Samuel Kpomégbé
Demba Barry
Prof chargé du
cours :
Mr Abel
koundouno
Introduction :
Batouala est un roman écrit par René Maran et publié en 1921. C’est un livre
très important car il a reçu le prix Goncourt, un grand prix littéraire en France.
C’est la première fois qu’un roman parlant d’Afrique et écrit par un auteur noir
reçoit ce prix. L’histoire se passe en Afrique, dans une région appelée
Oubangui-Chari, qui faisait partie des colonies françaises l’époque. Le
personnage principal s’appelle Batouala. C’est un vieux chef africain qui voit sa
vie et celle de son village changer à cause de la colonisation.
René Maran, qui était lui-même né en Martinique et a travaillé comme
administrateur colonial en Afrique, utilise ce roman pour montrer la vie des
Africains sous le régime colonial. Il parle des traditions, des difficultés, de la
souffrance des peuples africains, mais aussi de leur culture et de leur force. A
travers ce roman, l’auteur critique les injustices de la colonisation française.
Cela a choqué beaucoup de gens à l’époque.
Dans cet exposé, nous allons d’abord parler du contexte du livre, puis nous
verrons les personnages principaux, les thèmes abordés, et enfin l’importance
du message que l’auteur veut faire passer.
Biographie :
René Maran est un écrivain français né le 8 novembre 1887 sur un bateau
reliant la Guyane à la Martinique, de parents guyanais. Il passe ses premières
années en Martinique avant d’être envoyé à Bordeaux à l’âge de sept ans pour
poursuivre ses études. Au lycée Michel de Montaigne, il se lie d’amitié avec
Félix Eboué, futur administrateur colonial et résistant.
Après des études de droit à Bordeaux, René Maran intègre en 1912
l’administration coloniale en tant qu’agent de police en Oubangui-Chari
(actuelle République centrafricaine). Il occupe divers postes, notamment à
Bangui et à Fort-Archambault (aujourd’hui Sarh, au Tchad). Durant cette
période, il est confronté aux réalités du système colonial, ce qui influence
profondément sa vision et son œuvre littéraire.
Parallèlement à sa carrière administrative, René Maran se consacre à l’écriture.
Il publie des poèmes et des récits dans des revues littéraires 1909. Son œuvre
majeure, ‘’Batouala’’, est publiée en 1921. Ce roman, sous-titré’’ Véritable
roman nègre’’, offre une description authentique de la vie africaine et critique
les abus du système colonial français. La préface du livre, dénonçant les
pratiques coloniales, suscite une vive controverse.
Malgré cela, faisant de René Maran le premier en 1921, faisant de René Maran
le premier écrivain noir à obtenir cette distinction. En 1923, face aux pressions
et aux controverses liées à ses prises de position, René Maran démissionne de
l’admiration coloniale et s’installe à paris pour se consacrer pleinement à la
littérature et au journalisme. Il écrit des romans, des poèmes et des essais, et
collabore à diverses revues littéraires et radiophoniques. Il est également
journaliste sportif. Son œuvre explore souvent les thèmes du colonialisme, des
relations interraciales et de la condition humaine.
René Maran décède le 9 mai 1960 à Paris. Son œuvre, longtemps méconnue,
est redécouverte à l’occasion du centenaire de ‘’Batouala’’ et saluée pour sa
contribution à la littérature et à la critique du colonialisme.
Bibliographie :
Voici une bibliographie des principaux romans de René Maran :
1- Batouala (1921) :
C’est l’histoire de Batouala, un chef de tribu africain vieillissant, confronté
à la montée en puissance d’un rival plus jeune qui convoite sa femme. Le
roman plonge le lecteur dans la vie quotidienne d’une société africaine,
avec ses coutumes et ses tensions, tout en dénonçant en filigrane
l’oppression coloniale française en Afrique.
2- Le livre de la brousse (1943) :
C’est un recueil de récit inspirés de la vie en Afrique équatoriale. Chaque
histoire donne à voir les interactions entre les humains, les animaux, et la
nature sauvage. L’ensemble témoigne d’un grand respect pour les
traditions africaines, mais aussi d’une volonté de montrer la brutalité du
système colonial.
3- Un homme pareil aux autres (1947) :
Roman semi-autobiographique sur un home noir qui, revenu en France
après une mission coloniale, affronte le racisme et l’hypocrisie de la
société française. L’ouvrage explore les conflits d’identité, les barrières
sociales et les préjugés raciaux. Il s’agit d’un appel à l’égalité humaine.
4- Bêtes de la brousse (1941) :
C’est une série de fables et contes animaliers qui mettent en scène les
animaux de la brousse africaine. Ces récits ont souvent une morale ou
une portée symbolique, et permettent à Maran d’exprimer ses idées sur
l’humanité, la nature et les rapports de force.
5- Mbala l’éléphant (1943) :
Conte pour enfants (ou jeunes lecteurs) qui raconte l’histoire de Mbala,
un éléphant sage et puissant, symbole de sagesse africaine. A travers son
parcours, René Maran aborde des thèmes comme le respect de la nature,
la sagesse ancestrale et la transmission des valeurs.
6- La vie et la Mort de Marcel Calo (1930) :
Ce court roman ou récit raconte l’histoire d’un homme tiraillé entre son
appartenance au monde colonial et son désir d’émancipation. C’est une
œuvre moins connue mais qui s’inscrit dans la continuité du regard
critique que porte Maran sur les injustices sociales.
Ceux-ci représentent les principaux ouvrages de René Maran.
Etude détaillé du roman :
Ce roman comprend 11 Chapitres dont nous avons :
Chapitre I : présentation de Batouala
Le récit débute avec le réveil de Batouala, le chef respecté du village de Grimari.
Le narrateur souligne sa force légendaire, ses exploits en tant que guerrier,
chasseur et amant. Cette introduction met en lumière son statut et son
influence au sein de la communauté.
Chapitre II : Annonce de la fête des Gandas
Au lever du jour, un message tambouriné annonce la tenue prochaine de la fête
des Gandas, prévue dans neuf jours. Cet évènement majeur sera marqué par
des rites de passage tels que la circoncision des jeunes hommes et l’excision des
jeunes filles, symbolisant leur transition vers l’âge adulte.
Chapitre III : Rivalités amoureuses et danger imminent
Yasssigui’ndja, la favorite de Batouala se rend à un rendez-vous avec
Bissibi’ngui, un jeune homme du village. Elle le surprend en compagnie de sa
coépouse I’ndouvoura, ce qui suscite sa colère. Sur le chemin du retour, elle est
attaquée par une panthère nommée Mourou, mais est sauvée in extremis par
l’intervention de Batouala et Bissinbi’ngui.
Chapitre IV : Querelles domestiques
Trois jours avant la fête, Batouala est invité par son frère Macoudé. Pendant ce
temps, une dispute éclate entre Yassigui’ndja et I’ndouvoura, alimentée par la
jalousie et les tensions liées à leurs relations avec Bissibi’ngui.
Chapitre V : Prépartatifs et discussions politiques
Le jour de la fête approche, et l’excitation est palpable dans le village. Les
habitants se rassemblent, discutant non seulement des festivités à venir, mais
aussi des injustices et de la duplicité des colons blancs. Ils évoquent également
la guerre en cours entre les Français et les Allemands, montrant leur conscience
des événements mondiaux.
Chapitre VI : Interruption brutale de la fête
La fête des Ga’nzas bat son plein avec des danses, des chants et des rites
initiatiques.
Cependant, l’arrivée soudaine du commandant colonial interrompt les
célébrations. Parallèlement, le père de Batouala est retrouvé mort, ajoutant
une note tragique à l’évènement.
Chapitre VII : Funérailles et vengeance préméditée
Les funérailles du père de Batouala sont organisées selon les traditions avec
une exposition du corps pendant plusieurs jours. Durant cette période, Batouala
médite sur une vengeance contre Bissibi’ngui, suspectant sa liaison avec
Yassigui’ndja.
Chapitre VIII : confidences et projets de fuite
Yassigui’ndja confie à Bissibi’ngui qu’elle est accusée d’avoir causé la mort de
son beau père. Elle lui exprime son amour et lui propose de fuir ensemble vers
Bangui pour échapper aux tensions du village.
Chapitre IX : Invitation à la chasse et soupçons
Bissibi’ngui est invité par Batouala à une partie de chasse nocturne. Conscient
des tensions sous-Jacentes, Bissibi’ngui soupçonne un piège et réfléchit à la
manière de se protéger tout en envisageant l’élimination de son rival.
Chapitre X : Mythes et menaces voilées
Au campement de chasse, Batouala partage avec Bissibi’ngui des mythes
ancestraux, notamment sur la création du feu, la lune et le soleil. Ces récits,
bien que culturels, contiennent des allusions à sa volonté de vengeance, créant
une atmosphère tendue.
Chapitre XI et XII : Chasse fatale et dénouement tragique
Lors de la chasse, une panthère attaque. Dans la confusion, Batouala est
mortellement blessé par l’animal. IL est ramené au village, où il agonise
pendant trois jours, témoin de la trahison de Yassigui’ndja et Bissibi’ngui, qui
cachent plus leur relation.
Chapitre XIII : La fin de Batouala
Batouala grièvemment blessé, est ramené au village. Il reçoit les premiers soins
mais son état se dégrade rapidemment. Malgré les efforts des guérisseurs et
des sorciers, Batouala meurt lentement de ces blessures. Pendant cette période
d’agonie, il fait face à l’indifférence de sa femme Yassigui’ndja, qui se moque de
lui et à celle de son rivals, Bissibi’ngui. Ainsi Batouala meurt dans cette
souffrance qui marque la fin de l’histoire du chef du village.
Résumé du roman :
Ce roman se déroule en Oubangui-chari (aujourd’hui République
centrafricaine). L’une des quatre colonies relevant du Gouvernement général de
l’Afrique équatoriale française.
La Subdivision de Grimari est à cent vingt Kilomètres environ à l’est de
Krébédgé. Cette région était très riche en caoutchouc et très peuplée. Des
plantations de toutes sortes couvraient son étendue. Elle regorgeait de poules
et de cabris. Sept ans ont suffi la ruiner de fond en comble. Les villages se sont
disséminés, les plantations ont disparu, poules et cabris ont été anéantis.
Quand aux indigènes, débilités par des travaux incessants, excessifs et non
rétribués, on les a mis l’impossibilité de consacrer à leurs semailles même le
temps nécessaire. Ils ont vu la maladie s’installer chez eux, la famine les envahir
et leur nombre diminuer.
La civilisation est passée par là. Et dakpas, m’bis, maroukas, la’mbassis,
sabangas et n’gapous, toutes les tribus ont été décimées….
Personnages du roman :
Nous avons les personnages principaux et secondaires.
Personnage principal :
1- Batouala :
Personnage principal.
Viel homme, chef du village des Banda.
Représente la sagesse, la tradition, mais aussi la jalousie et la vieillesse.
Il est jaloux de Bissibingui, qui convoite sa jeune épouse Yassiguindja.
Personnages secondaires :
2- Yassiguindja:
Jeune et belle épouse préférée de Batouala.
Très convoitée pour sa beauté.
Elle est courtisée par Bissibingui, ce qui déclenche le conflit principal.
Représente la jeunesse, la tentation, et la source de rivalité.
3- Bissibingui :
Jeune homme du village, rival de Batouala. Il tente de séduire
Yassiguindja.
Représente la jeunesse montante, plus vigoureuse.
Incarnation du changement de génération, mais aussi du désir.
4- Les autres femmes de Batouala :
Il en a 9 mais Yassiguindja était sa préférée.
Les autres jouent un rôle secondaire, souvent jalouses ou méprisées.
5- Les villageois :
Ils forment l’environnement social dans lequel se déroule l’histoire.
Certains soutiennent Batouala, d’autres critiquent son autorité affaiblie.
Ils représentent la société traditionnelle africaine.
6- Le commandant blanc/ Les colonisateurs :
Personnages secondaires, mais importants symboliquement.
Ils incarnent la domination coloniale française.
Leur présence est ressentie à travers les injustices, les corvées, et la
destruction de la culture locale.
Stylistique du Roman :
La stylistique du roman Batouala est riche, puissante et originale, surtout
pour son époque. Elle mélange des styles littéraires classiques avec une
voix profondément ancrée dans la réalité africaine. Voici les principaux
éléments à connaître :
1- Métaphore :
IL utilise souvent des métaphores pour rendre les émotions ou les
paysages plus vivants.
Exemple : « le soleil tombait du ciel comme un fauve en rut. »
Le soleil est comparé à un animal sauvage : cela donne une image
violente et brûlante.
2- Personnification :
La nature devient vivante dans le roman, comme un personnage à
part entière.
Exemple : « la brousse semblait retenir son souffle. »
La brousse est personnifiée, elle devient presque humaine, ce qui
renforce la tension.
3- Comparaisons :
Très fréquentes, elles permettent de rapprocher un élément naturel
ou humain d’un autre pour mieux faire sentir une impression.
Exemple : « il marchait comme un léopard traquant sa proie. »
On compare un homme à un animal, pour souligner sa ruse ou sa
violence.
4- Hyperboles :
Maran exagère parfois pour accentuer la souffrance, la chaleur ou la
douleur.
Exemple : « Le soleil brûlait les crânes jusqu’à faire fondre les
pensées. »
Il exagère volontairement pour que le lecteur ressente l’intensité de la
chaleur.
5- Anaphores :
Des répétitions au début de phrases donnent un rythme presque
poétique ou oral.
Exemple : « il faisait chaud. Il faisait lourd. Il faisait silence. »
L’anaphore crée un rythme lent, comme une plainte.
6- Antithèses :
IL oppose des idées pour montrer un contraste, souvent entre le
monde africain et le monde colonial.
Exemple : « Leur peau était pâle, leur cœur sec. »
Opposition entre l’apparence et l’intérieur, ou entre les Blancs et les
Noirs.
7- Ironie :
Souvent présente dans les passages sur les colons, pour critiquer sans
insulter directement.
Exemple(sous-entendu) : Les blancs sont parfois décrits comme naïfs
ou ridicules, avec des tournures ironiques.
Thèmes abordés dans le roman :
1- Colonialisme et oppression
C’est le thème central du roman.
Maran dénonce expliquèrent les abus du colonialisme français en Afrique
équatoriale.
2-Culture et traditions africaines :
Le roman met en valeur la vie quotidienne des Bantous.
3-Amour et jalousie :
L’intrigue tourne autour d’un triangle amoureux : Batouala, son
épouse Bissinbingui, et le jeune rival Bissinbigui.
Espace et le temps :
Le roman se déroule en Afrique équatoriale française (actuel
Centrafrique).
Pour le temps, l’action se déroule au début du XXe siècle pendant
la période de la colonisation française.
Conclusion :
A travers batouala, René Maran offre une œuvre puissante et
engagée, à la fois littéraire et politique. En dénonçant avec courage
les abus de la colonisation française, il donne une voix aux peuples
africains opprimés.