CHAPITRE 4: L’automate programmable industriel
(A.P.I)
INTRODUCTION
L’automatisation des systèmes industriels a connu beaucoup de mutations. On est passé de la technologie
câblée à la technologie programmée. Le dernier né de cette technologie programmée est l’automate
programmable industriel (A.P.I)
I- PRESENTATION D’UN A.P.I
1- Définition
Un Automate Programmable Industriel est une machine électronique programmable destinée à piloter
en ambiance industrielle et en temps réel des systèmes automatisés.
Lorsque l’automate est programmable est affecté à un système de commande industriel on le nomme
A.P.I.
Il existe de nombreuses marques d'automates programmables. Parmi les plus courantes on cite : Siemens,
Allen Bradley, Modicon, Schneider Electric (ex. Télémécanique),Omron, Cegelec, etc.
Un automatisme programmé est u n automatisme dont le schéma logique est transcrit en une suite
d’instructions qui constituent le programme que l’on met en mémoire par l’intermédiaire d’impulsion
délivrées par un clavier.
2- Architecture ou structure générale
1
Energie
Outil de programmation
UNITE CENTRALE INTERFACES
Entrées (E)
Processeur
E
Alimentation (unité de Mémoire S
traitement)
Sortie (S)
1 : Communication inter-automates
Figure : Architecture et liaison d’un A .P.I
II- CONSTITUTION GENERALE
Un automate programmable est constitué en général des éléments suivants :
L’alimentation ;
L’unité centrale ;
Les interfaces ou modules d’entrées / sorties
La console de programmation ou unité de programmation.
1- L’alimentation
Le bloc d’alimentation est chargé de fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement des circuits
électroniques de l’automate.
Ce bloc d’alimentation comporte les convertisseurs AC / DC
2- L’unité centrale de traitement : Le Processeur
Le processeur constitue l’élément essentiel de l’unité centrale. C’est donc le cerveau de l’automate
programmable industriel (A.P.I)
Le processeur interprète, exécute les instructions du programme et réalise toutes les fonctions à partir de
la programmation.
Le processeur est relié aux autres éléments (mémoire et interfaces) par des connexions parallèles. C’est
par cet ensemble appelé ‘’ BUS’’ que cheminent les informations entre les différentes parties de
l’automate.
Les bus sont les faisceaux de 8 fils parallèles dont chaque fil véhiculant un bit.
Le processeur est composé en général :
D’une mémoire
D’un registre
D’une unité arithmétique et logique (U.A.L)
D’un décodeur
Un compteur
Un séquenceur
a) La mémoire
C’est un élément fonctionnel qui peut recevoir, conserver et restituer les données au moment voulu.
La mémoire se présente sous deux (02) formes
La mémoire des données : c’est la mémoire de travail, elle est donc volatile : c’est donc une
mémoire du type RAM (Random Acces Memory) et elle est vive.
La mémoire de programme : son contenu ne peut ni être effacer, ni modifier. Elle est du type
ROM, EPROM ou EEPROM. C’est donc une mémoire morte.
Une mémoire est caractérisée par sa capacité.
b) Les registres
Ce sont le registre de travail et le registre d’instruction. Ils assurent le stoppage temporaire des résultats
intermédiaire. Ils permettent de ranger le traitement d’instruction en cour d’exécution.
c) Unité Arithmétique et Logique (UAL)
Elle effectue les opérations logiques, arithmétiques et de transfert.
3- Les interfaces ou modules d’entrées / sorties (E/S)
Ce sont les interfaces entre les procédés de l’unité centrale de traitement. Ces interfaces se présentent sous
deux (02) formes ou deux (02) types.
Les interfaces d’entrées / sorties “tout ou rien“ (logique) Les interfaces analogiques
Interfaces d’entrées
Ils exécutent à la demande du processeur les instructions des signaux venant des capteurs.
Ces interfaces d’entrées ont pour rôle de :
Recevoir l’information en provenance des capteurs.
Eliminer les parasites et isoler électriquement l’unité de commande de la partie opérative.
Interfaces de sorties
Ils envoient les signaux de commande vers les actionneurs ou pré-actionneurs.
Ces interfaces de sorties ont pour rôle de :
Commander les pré-actionneurs et éléments de signalisation du système.
Adapter les niveaux de tension de l’unité de commande à celle de la partie opérative du
système
en garantissant une isolation galvanique entre l’unité de commande et la partie opérative.
4- L’unité de programmation
Elle est constituée d’une console ou clavier permettant de programmer l’automate. La
console assure le dialogue entre l’opérateur et l’automate programmable.
III- FONCTIONNEMENT D’UN AUTOMATE PROGRAMMABLE
De manière générale, l’automate programmable exécute successivement les opérations suivantes :
Acquisition des données et stockage de leur état (0 ou 1)
Traitement des informations : consultation des programmes La mise à jour
des sorties
Acquisition
des
données
Traitement
Sorties
Ces opérations se déroulent à très grandes vitesses et la prise en compte des entrées, leurs traitements et la
validation des sorties n’excédent pas quelques millisecondes.
IV- FONCTION DE L’AUTOMATE PROGRAMMABLE
Globalement on peut dénombrer cinq (05) fonctions principales au tour de l’automate programmable. 1-
La fonction détection
Elle consiste à rechercher les informations au moyen des capteurs.
2- La fonction d’action
Liée à la partie opérative par l’intermédiaire des pré-actionneurs.
3- La fonction dialogue d’exploitation
Nécessaire pour la bonne conduite de la machine et ses dépannages.
4- La fonction de supervision
Assure le dialogue avec les périphériques
5- La fonction dialogue de programmation
V- CHOIX DE L’AUTOMATE
Pour choisir un automate, les éléments à prendre en compte sont :
Le nombre d’entrées / sorties
Le type d’entrées / sorties (logique, analogique, numérique)
Le type de processeur (taille mémoire, vitesse de traitement, fonctions spécialisées) Fonction
de communication (avec les autres systèmes de commande)
L’alimentation.
VI- AVANTAGES DE L’AUTOMATE PROGRAMMABLE PAR RAPPORT A LA
LOGIQUE CABLEE
Simplification pour l’étude et l’écriture d’un programme ;
La flexibilité : facilité de modification de la tâche
Encombrement réduit
Grande souplesse
Fiabilité
Silencieux
Faible consommation d’énergie.
La capacité, la robustesse et la facilité d’emploi font que les A.P.I sont aujourd’hui très utilisés dans la
commande de système industriel automatisé.
VII- INCONVENIENTS
Son prix élevé ne le met pas à la portée de toutes les bourses ;
Un “plantage “ ou un dysfonctionnement de celui-ci pourrait avoir de graves répercussions sur la
sécurité des personnes et de lourdes conséquences sur le plan financier.
VIII- INTRODUCTION A LA PROGRAMMATION D’UN A.P.I
1- Définition
La programmation d’un automate programmable revient à écrire dans sa mémoire les instructions
descriptives du travail qu’il aura à effectuer.
Pour le bon fonctionnement de l’automate programmable, il est nécessaire de lui adapter un langage.
Un langage de programmation est l’ensemble des symboles utilisés et la façon dont ils doivent être
agencés à fin de programmer l’automate.
2- Les groupes de langage de programmation
Chaque expression de programmation comprend deux (02) parties successives :
“Une zone test“ exprimant les conditions logiques
Une zone d’action exprimant les ordres à exécuter.
On distingue quatre (04) principaux groupes de langage de programmation
Le langage à contact ou par schéma
Le langage booléen
Le langage par organigramme ou logigramme
Le langage par Grafcet : Il sera le plus étudié dans la suite.
Ce langage de programmation varie en fonction des constructeurs de l’automate programmable.
Exemples :
Le TSX 21 de TELEMECANIQUE
Le TSX 27 ; 17-20 ; 47 ; 67-20 de TELEMECANIQUE
Le SLC 100 d’ALLEN BRADLEY
Le PB 100 de MERLIN GERIN