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Communication Avec Le Monde Rural

Le document traite du transfert de technologies agricoles au Bénin, mettant en avant l'importance de la communication entre exploitants et intervenants. Il souligne que les outils de communication actuels se concentrent sur le diagnostic plutôt que sur le transfert de connaissances, ce qui limite l'efficacité des solutions durables. Une approche participative est proposée pour améliorer la prise de décision et l'évaluation des technologies, en tenant compte des contraintes d'alphabétisation dans le monde rural.

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Le document traite du transfert de technologies agricoles au Bénin, mettant en avant l'importance de la communication entre exploitants et intervenants. Il souligne que les outils de communication actuels se concentrent sur le diagnostic plutôt que sur le transfert de connaissances, ce qui limite l'efficacité des solutions durables. Une approche participative est proposée pour améliorer la prise de décision et l'évaluation des technologies, en tenant compte des contraintes d'alphabétisation dans le monde rural.

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Dugué P., Jouve Ph., (éds.), 2003. Organisation spatiale et


gestion des ressources et des territoires ruraux. Actes du
colloque international, 25-27 février 2003, Montpellier,
France. Umr Sagert, Cnearc.

Communication avec le monde rural

Se faire comprendre et agir ensemble avec les


exploitants agricoles au nord-est du Bénin
Jonas André DJENONTIN*, Amidou MOUTAHAROU**, Bertus WENNINK*,
Valérien AGOSSOU** et Nasser BACO*.

* [email protected] ; [email protected] et [email protected]


** INRAB/CRA Centre Savè

Résumé — Le transfert de technologies de la recherche agricole aux exploitants agricoles est une
grande préoccupation pour les intervenants dans le monde rural. Avec l’avènement de la recherche
participative, l’amélioration des échanges entre les intervenants et les bénéficiaires s’est opérée à
la faveur d’un développement des outils de communication. Mais ces outils sont focalisés sur
l’objectif d’investigation et de diagnostic. Le transfert des technologies et des connaissances, qui
devrait participer des actions pour l’élaboration des solutions alternatives durables est peu pris en
compte. Sa prise en compte nécessite une conception plus opportune de la phase d’apprentissage
tout au moins pour l’aide à la prise de décision et à l’évaluation des technologies et connaissances
nouvelles. L’alphabétisation et la faible scolarisation du monde rural demeurent encore des
blocages sérieux de ce processus de transfert des technologies. La démarche d’actions et de
communication combine les outils classiques des enquêtes rapides et des symboles représentant
des opérations, des outils agricoles, des objets et des cultures. Elle permet ainsi de prendre en
compte tout exploitant agricole et de contourner le handicap de l’alphabétisation ou de la
scolarisation du monde rural.

Abstract — How can farmer adopt new technologies to perform farm productivity? Some
new approach who combine PRA tools with symbols are necessary for dialogue between farmer
and technician. This approach is to assist farmer in the process of decision-making and learn by
doing. This approach based on dialogue with farmer conduct to participatory action. The adviser
can with the farmer identify farm production constraints, and analyse them. The farmer with adviser
support experiment some alternatives technologies whose are able to solve the constraints. He
evaluates their capacity to solve them and built his own technologies referential. This approach
natural size makes it possible to make a space and temporal analysis constraints, relevance of the
solutions brought and interrelationships that exist in such a system. The production is analysed
starting from the objectives and of the means of the farm. The technical reference frame and the
typology of the farms make it possible to define by homogeneous groups of the levels of
applications of technologies.

Introduction
Le transfert de technologies de la recherche agricole aux exploitants agricoles est une grande
préoccupation pour les intervenants dans le monde rural. Des approches diverses sont développées
et mises en œuvre sans grand succès ces deux dernières décennies (Rebuffel et al., 1998 ; FAO,
2001). Avec l’avènement de la recherche participative, l’amélioration des échanges entre les

Actes du colloque international Umr Sagert, 25-27 février 2003, Montpellier, France
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intervenants et les bénéficiaires s’est opérée à la faveur d’un développement des outils de
communication. Mais ces outils sont focalisés sur l’objectif d’investigation et de diagnostic. Le transfert
des technologies et des connaissances, qui devrait participer des actions pour l’élaboration des
solutions alternatives durables est peu pris en compte. Sa prise en compte nécessite une conception
plus opportune de la phase d’apprentissage tout au moins pour l’aide à la prise de décision et à
l’évaluation des technologies et connaissances nouvelles. L’alphabétisation et la faible scolarisation
du monde rural demeurent encore des blocages sérieux de ce processus de transfert des
technologies. Dans ce contexte, le conseil de gestion à l’exploitation agricole, nouvelle approche de
transfert et d’appui à l’exploitation agricole, ne s’adresserait qu’à un public limité. En effet sa mise en
œuvre en Afrique soudano-sahélienne s’est focalisée sur une frange de la population agricole : « ceux
qui savent lire et écrire ». Si cette approche de conseil en gestion à l’exploitation s’écarte de l’oralité et
développe des outils de communication et des supports de suivi et d’évaluation basés sur l’écriture,
elle suit le sérail des initiés et s’adresse ainsi donc à un public restreint. La question revient à
déterminer l’impact d’une telle approche pour un développement durable. L’exclusion des petits
paysans constitués en exploitations familiales n’en serait qu’effective car, ces derniers demeurent
encore dans de nombreuses contrées de l’Afrique soudano-sahélienne et pour leur grande part des
non-alphabétisés et des non ou peu scolarisés. La présente approche sur les principes ne diffère pas
du conseil en gestion de l’exploitation agricole. Elle comporte les étapes du diagnostic de l’exploitation
agricole, la planification des activités avec le recours aux connaissances et aux technologies
nouvelles, le suivi-évaluation et enfin l’évaluation. Elle met l’accent sur une communication réelle avec
le petit paysan et recentre l’appui par rapport aux besoins réels de ce dernier.

Méthodologie

Approche et principes
L’approche mise en œuvre est fondée sur :
– une communication centrée sur le ménage agricole et par conséquent sur l’exploitation agricole car
cette dernière est familiale et comporte au moins un ménage agricole ;
– une communication entre le(s) intervenant(s) et les acteurs principaux de l’exploitation agricole, qui
sont à déterminer à chaque occasion ; ils s’identifient souvent au chef d’exploitation, aux autres chefs
de ménage agricole parmi lesquels se retrouvent les chefs chantiers et enfin aux femmes ou aux
autres membres de l’exploitation jouissant d’une autonomie de décision ou ayant un contrôle sur les
ressources de l’exploitation ;
– une communication flexible et imaginative où les outils classiques des enquêtes rapides côtoient des
symboles ou des images qui représentent clairement des objets ou décrivent clairement des situations
ou des objectifs ;
– une démarche qui s’exécute en un cycle de quatre phases et qui permet, en concert avec les
acteurs principaux de l’exploitation, de produire des documents qui facilitent l’analyse de situation et la
prise de décision pour l’engagement d’actions en vue d’une situation améliorée et désirée.

Démarche et outils

Détermination des contraintes de l’exploitation agricole


Cette étape permet d’inventorier ou d’identifier :
– les ressources à l’aide de la carte de l’exploitation, du transect, du diagramme de Venn, du
diagramme T et du profil d’accès et de contrôle des ressources ;
– les activités de l’exploitation agricole à l’aide du profil des activités, des calendriers saisonniers, de
la carte de l’exploitation et du diagramme T ;
– les contraintes de production de l’exploitation agricole à l’aide de la carte de l’exploitation agricole,
des calendriers saisonniers ;
Elle permet aussi l’analyse des contraintes identifiées avec l’arbre à problèmes et l’arbre à objectifs.

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La planification des objectifs de production


Cette étape permet de déterminer les objectifs de production de l’exploitation à l’aide du profil des
besoins, des calendriers saisonniers et du diagramme de Venn.
Elle permet également d’élaborer le plan de production et de gestion des ressources à l’aide du profil
des besoins, du profil des ressources, du diagramme T, du diagramme des flux, des calendriers
saisonniers et de la carte de l’exploitation.

Le suivi-évaluation
Elle permet d’évaluer et de réorienter la mise en œuvre du plan élaboré à l’étape précédente
avec l’explication des écarts entre les prévisions et les réalisations à partir de des documents déjà
établis. Ces documents sont la carte d’exploitation, le diagramme des flux et le diagramme T qui
permettent d’apprécier :
– la mise en œuvre du plan ;
– la réalisation des objectifs de production ;
– le respect de l’itinéraire technique pour chacune des productions en cours.
Elle permet aussi l’évaluation économique et sociale, c’est à dire de la satisfaction des besoins
identifiés au départ, et aussi de l’analyse de la gestion des productions. Cette évaluation économique
et sociale et l’analyse de la gestion des productions sont réalisées à l’aide des outils suivants.
Le profil des opérations par activité, le diagramme T et le diagramme des flux qui permettent une
estimation des charges et l’établissement de la marge brute réalisée par production.
Le profil des besoins, le diagramme T et le profil des réalisations qui permettent l’appréciation du
niveau de réalisation des objectifs de production planifiés.

Principes de communication de la démarche


A chacune des étapes de la démarche, les symboles représentant les activités de l’exploitation
(agriculture, élevage, transformation, etc.), les opérations techniques, les cultures et ceux permettant
des appréciations sont déterminés avec les principaux acteurs de l’exploitation agricole.
L’intervenant ou le conseiller agricole incite les principaux acteurs de l’exploitation agricole, à la
manipulation de chacun des outils et de chacun des symboles identifiés.
Les supports réalisés à chacune des étapes se doivent d’être limités à deux ou trois au maximum et
constitués une référence et une propriété de l’exploitation agricole.
La référence ainsi élaborée se doit d’être à la fois un référentiel technique et un référentiel de gestion
de la production au sein de l’exploitation agricole.

Choix des exploitations agricoles


La démarche de communication pour se faire comprendre et agir ensemble avec les exploitants
agricoles» est mise en œuvre au nord du Bénin sur les sites de recherche-développement (tableau I)
depuis la campagne agricole 1999-2000. Cette expérience au niveau des exploitations agricoles est
conduite dans quinze exploitations par site.
La présente investigation a pris en compte en moyenne dix (10) parcelles de coton de 0,5 à 2 ha et six
(6) parcelles de maïs de 0,25 à 2 ha par exploitation.
Le choix des exploitations agricoles participant à cette étude est fait sur la base d’une adhésion libre
et volontaire. La typologie des exploitations agricoles réalisée lors du diagnostic sur les systèmes
d’exploitation et celle réalisée dans le cadre de la gestion de la fertilité des sols a permis de définir
trois catégories d’exploitation agricole.
La première catégorie est celle des grandes exploitations (15 ha au moins), qui utilisent la traction
bovine avec au moins deux paires de bœufs et une charrette, qui ont un troupeau bovin et qui
produisent et utilisent la fumure organique.

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Tableau I .Les sites d’expérimentations et leurs caractéristiques.

Sites Communautés Zone agro-écologique Carastéristiques


Birni-Lafia Dendi Soudano-sahélienne Système céréalier et maraîcher
Peul 600 à 800mm Zone d’élevage et d’accueil des transhumants
Forte pression sur la terre
Kokey Bariba Soudanienne Système cotonnier
Peul 800 à 1100mm Zone d’élevage bovin
Forte pression sur la terre
Bensékou Monkole Soudanienne Système cotonnier
Bariba 800 à 1200mm Zone d’accueil des transhumants
Faible pression sur la terre
Sokka Bariba Soudano-guinéenne Système vivrier et cotonnier
Peul 1000 à 1200mm Zone d’élevage bovin
Gando Faible pression sur la terre

La deuxième catégorie est celle des exploitations intermédiaires (10 à 15 ha) qui utilisent la traction
bovine avec une à deux paires de bœufs, qui ont un troupeau bovin et qui produisent et utilisent de la
fumure organique.
La troisième catégorie est celle des petites exploitations agricoles (moins de 10 ha), qui utilisent la
traction animale avec au plus deux paires de bœufs.

Détermination des acteurs principaux de l’exploitation agricole


Il s’agit de déterminer parmi les membres de l’exploitation agricole, ceux qui ont un pouvoir de
décision ou qui participent à la prise de décision. Cette identification est faite au cours du diagnostic
de l’exploitation agricole et à la phase de planification des objectifs de production de l’exploitation.

Résultats

Acteurs principaux de l’exploitation agricole


Les acteurs principaux de l’exploitation qui ont participé à toutes les étapes de la démarche sont
invariablement le chef de l’exploitation agricole, les chefs chantiers et les femmes ayant un domaine
qu’elles exploitent de façon autonome. Les chefs chantiers sont des chefs de ménage et qui sont sous
la dépendance du chef d’exploitation. Ils sont soit les frères du chef d’exploitation ou soit les enfants
aînés de l’exploitation. Ils sont souvent deux ou trois et suppléent le chef d’exploitation dans les prises
de décision. La première femme du chef d’exploitation participe aux discussions et elle peut être
secondée par une deuxième qui occupe le même rang auprès du chef chantier le plus âgé. Ce groupe
constitue le groupe de prise de décisions au sein de l’exploitation familiale.

Outils et symboles du diagnostic de l’exploitation agricole


Le diagnostic est participatif et dure deux à trois heures. L’inventaire des ressources de
l’exploitation agricole est réalisé à l’aide du diagramme T. Les calendriers saisonniers réalisés
permettent un inventaire des activités de l’exploitation agricole. La réalisation de la carte de
l’exploitation agricole avec la matérialisation des champs et des parcelles et la matérialisation des
flux entre parcelle portant une culture et les autres composantes, permet de déterminer les modes
de production et les contraintes de production rencontrées. Sur la carte, chaque culture sur une
parcelle donnée est représentée par un symbole. Le changement de symbole ou le changement de
la couleur du symbole renseigne sur le plan de succession des cultures sur une parcelle d’une
campagne à l’autre (Tableaux II et III)

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Outils et symboles de planification, de suivi et d’évaluation des activités de


production de l’exploitation agricole
La planification est une étape charnière et critique. La planification est participative et mobilise les
mêmes acteurs qu’à l’étape précédente du diagnostic. Elle dure deux à quatre heures selon la taille et la
dispersion dans l’espace de l’exploitation et de la diversité des activités. Au-delà de la demi-journée, une
deuxième séance est nécessaire pour terminer la planification. Le profil des besoins permet de définir
les objectifs de l’exploitation agricole. La détermination des besoins définis est réalisée à l’aide du
diagramme de Venn et du diagramme T. Un diagramme T récapitulatif précise les besoins quantifiés en
mesures locales de l’exploitation agricole. Un deuxième diagramme T repartit les besoins transformés
en objectifs de production par types de production avec l’allocation raisonnée des moyens et ressources
par rapport aux résultats attendus. Au cours de l’allocation des moyens et ressources, les itinéraires
techniques définis intègrent ou non les innovations du référentiel. Le diagramme des objectifs, le
diagramme de production avec l’allocation des moyens et ressources et la carte de l’exploitation avec le
plan parcellaire, le plan de production et les flux des moyens, des ressources et des produits constituent
les supports les plus importants de cet exercice. Les changements de couleurs et de symboles y
traduisent les évolutions dans le temps et l’espace (tableaux II et III). Les supports produits à cette étape
sont utilisés à toutes les autres étapes de la démarche.

Outils d’évaluation des performances de l’exploitation agricole et des itinéraires


techniques
Cette étape constitue la dernière de la démarche et le cycle reprend. Elle constitue l’étape des
appréciations et des calculs économiques. A l’aide du diagramme T, les charges de production sont
établies opérations par opérations pour chaque production et par contexte de production. Une matrice à
double entrée permet d’établir pour une production les marges brutes réalisées suivant les contextes par
différence entre la somme des produits et la somme des charges (tableaux II et III). La marge brute est
ainsi établie pour chaque production et en fonction des itinéraires techniques appliqués. A l’aide de la
matrice de classification, le meilleur itinéraire est dégagé et discuté au vue des difficultés qu’il engendre.
Les matrices à double entrée récapitulatives permettent la mise en exergue des résultats techniques
(productivité) et économique (marge brute) par production, par exploitation ou par classe d’exploitations
(tableaux II et III). Ces matrices constituent le support des discussions de groupe lors des évaluations
par classes, lors de l’évaluation villageoise (tableaux II, III et figure 1). Les difficultés évoquées lors de
ces échanges permettent l’identification de nouvelles contraintes de production ou de gestion. Le
consensus obtenu par échanges sur les itinéraires techniques mis en œuvre permet d’élaborer un
itinéraire technique minimum pour une production donnée dans chaque terroir villageois.

Figure 1. Carte d’exploitation : outil de communication entre exploitant agricole et conseiller.

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Tableau II. Outils, symboles utilisés au cours de la mise en œuvre de la démarche.


Outils Symboles
Idée exprimée Représentation
Carte de l’exploitation Parcelle/champ Polygone
Diagramme T
Coton Capsule de coton
Diagramme de Venn
Maïs Pied avec épis
Diagramme de flux
Sorgho Pied avec panicule
Calendriers saisonniers
Arachide Gousses d’arachide
Matrice de classification
Igname Tubercule
Manioc Pied avec tubercules
Niébé Gousses de niébé
Jachère naturelle Arbres+ Arbustes
Plantations Arbustes ou arbres
Saison sèche chaude Soleil ardant
Saison sèche fraîche Foyer avec bois
Saison pluvieuse Nuages cachant le soleil
Fumier/compost Cône de matière noire
Engrais minéraux Sac d’engrais
Habitat Cases et greniers
Parc à bétail Bœuf au piquet
Production de fumier Bœuf dans parc avec litière
Stock de fourrage Paille sur pilotis
Vaine pâture Bœuf dans champ récolté
Labour/sarclo-buttage Charrue
Transport Charrette
Sarclage Houe
Traitement Appareil traitement
Revenu/Valeur monétaire Billets de banque
Valeur charrette de produit 24 000 à 60 000 F
Sac de produit 6 000 à 15 000 F
Bassine de produit 1 500 F à 4 000 F

Kokey Bensekou
120
Réalisation (%)

100
80
60
40
20
0
P1

P2

P3

P1

P2

P3
SA

SA

SA

SA

SA

SA

Billon Labour Zéro labour

Figure 2. Itinéraire technique sur le coton : formes de préparation du sol.

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Tableau III. Résultats obtenus à chacune des étapes de la démarche

Etapes Résultats
Actions identifiées Résultats identifiés Résultats élaborés
Diagnostic de Cartographie Ressources humaines Contraintes économiques
l’exploitation
Transects Population Contraintes de gestion
agricole
Entretiens semi-structurés Actifs agricoles
Ressources physiques
Terre
Cheptel
Equipement
Activités principales
Agriculture
Elevage
Commerce
Transformation
Contraintes techniques
Planification Parcellisation Objectifs de production Plan de campagne
des objectifs
Contrôle de l’érosion Productivités attendues Plan d’aménagement
de production
Agro-foresterie Plan d’allocation des moyens
et ressources
Application itinéraire technique
complet ou adequate Terre/Cheptel
Equipement
Main d’œuvre
Intrants
Plan de gestion technique des
productions
Itinéraire technique
Investissement
Autoconsommation
Vente
Réserves
Evaluation des Adaptation des opérations Nouvelles contraintes de Marge brut par produit
performances selon les itinéraires production
Revenu brut par produit
de technologiques
Nouvelles contraintes de
l’exploitation Revenu brut de l’exploitation
Adaptation des plans gestion
agricole
d’opérations
Révision des objectifs de
production
Orga = matière organique - = Pas d’apport + = Apport dose normale
Miner = engrais minéral +=Faible apport ++=Apport moyen +++=Apport dose normale

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Figure 4. Suivi-appui-conseil à l’exploitation agricole : échanges entre acteurs principaux de


l’exploitation et une équipe de chercheurs et de vulgarisateurs.

Figure 5. Evaluation participative de la mise en œuvre du plan de campagne : échanges entre acteurs
principaux de l’exploitation et les techniciens.

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Tableau IV. : Itinéraire technique recommandé : rotation de cultures et période de semis.


Types Rotation de Période de semis
d'exploitation cultures
K B Kokey Bensékou
y ékou
non Oui non oui Juin Juillet Aout Juin Juillet Aout

Témoin1 38 62 0 100 38 62 0 100 0 0


SAP1 11 89 12 88 22 78 0 41 35 24
Témoin2 50 50 25 75 0 100 0 50 50 0
Maïs
SAP2 60 40 40 60 0 100 0 43 57 0
Témoin3 50 50 100 0 25 75 0 100 0 0
SAP3 50 50 25 75 0 100 0 0 50 50
Témoin1 31 69 50 50 38 62 0 8 92 0
SAP1 19 81 37 63 67 33 0 14 52 34
Témoin2 50 50 33 67 25 75 0 0 100 0
Coton
SAP2 15 85 29 71 70 30 0 7 50 43
Témoin3 20 80 0 100 40 60 0 0 67 33
SAP3 8 92 43 57 20 80 0 0 43 57

Tableau V. Gestion des résidus de récolte et intégration agriculture-élevage dans les exploitations agricoles.

Classe Type d’exploitation Production de fumier Parcage Enfouissement Complémentation


direct tiges coton et bœufs de trait et
Dans le parc Compostage paille sorgho vaches laitières
1 Témoin 0 0 50 0 100
1 Exploitation suivie 100 0 100 100 100
2 Témoin 0 0 100 0 100
2 Exploitation suivie 100 0 100 100 100
3 Témoin 0 0 0 0 100
3 Exploitation suivie 33 0 67 100 100

Discussions

Communication et outils de communication pour une participation effective des


bénéficiaires
Dans un contexte de développement durable, se faire comprendre et agir ensemble suppose
l’adoption d’un langage commun. Ce langage commun s’impose comme une nécessité pour
communiquer et assurer la participation de tous les acteurs. La communication, développée dans une
vision participative, se focalise sur deux objectifs que sont l’analyse de situation et la prise de
décision. Cette communication ne s’écarte pas non plus des objectifs classiques qui demeurent
informer, sensibiliser, former, éduquer, motiver et mobiliser (Ilboudo, 2001). En effet, cette
communication s’inscrit dans le cadre d’un transfert de technologies qui répond aux besoins réels du
groupe cible. Le premier questionnement dans cette démarche a tourné autour du terme outil et plus
précisément du terme outil de communication. Ce terme est né de la pratique de l’animation qui a créé
et utilisé toute une panoplie de moyens relevant de l’écrit, de l’audio et de l’image (Ilboudo, 2001).
L’outil de communication est un véhicule de message dont les acteurs s’approprient rapidement
l’usage. Cette compréhension du terme « outil de communication » est devenue un principe pour le
choix des « véhicules de messages » à retenir dans le processus de communication avec le monde
rural. Le choix de certains outils des enquêtes rapides dans ce processus, est réalisé sur cette base.
Les symboles accompagnent ces outils afin de rendre les messages plus accessibles et plus

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perceptibles aux acteurs. L’outil de communication devrait alors être compris comme un moyen
d’intervention qui est produit, diffusé et exploité sur le terrain (Ilboudo, 2001 ; Crowder L. Van et
Anderson, 1996 ; Biggelar C. Den, 1996). Si cette conception et cette compréhension du terme outil
de communication renvoient au concept de langage commun déjà évoqué, il n’en demeure pas moins
qu’il n’est pas neutre. En effet avec la démarche d’actions et de communication proposée dans cette
étude, les outils de communication doivent refléter la réalité et la culture du groupe cible. Dans ce cas,
la démarche s’accorderait alors avec d’autres concepts propres à l’éducation. L’apprentissage est une
forme d’éducation qui transparaît tout le long de la démarche et dans ses objectifs. Un moyen de
communication qui s’y applique ne serait valable et n’aurait de sens que lorsqu’il transmet ou véhicule
un message accessible au grand public (Ilboudo, 2001, Pretty et al., 1995). La communication avec le
monde rural souvent peu scolarisé et peu alphabétisé exige une nouvelle approche surtout si l’objectif
principal est de susciter un développement local durable.

La démarche d’actions et de communication : analyse du processus


Le diagnostic, la planification, le suivi-évaluation et l’évaluation constituent les quatre étapes de la
démarche. Cette démarche est cyclique et non linéaire afin d’améliorer non seulement les résultats
attendus, mais aussi et surtout de réduire les insuffisances ou limites possibles de chaque étape.
Ainsi, l’insuffisance majeure souvent relevée à l’étape du diagnostic que constitue la faible mise en
exergue des contraintes organisationnelles et environnementales (Wennink, 2000) est palliée avec
les étapes de planification et de suivi-évaluation. Les approches de conseil de gestion, de gestion de
terroir et de façon générale les enquêtes rapides qui précèdent les actions de recherche en milieu
réel, ne font pas ressortir les contraintes liées à l’organisation du travail et aussi celles liées à
l’allocation des ressources et des moyens par acteurs et par activités. La présente démarche fait
apparaître avec l’étape de la planification des objectifs et des activités et l’étape du suivi-évaluation
les différences dans l’espace et le temps. Elle permet aussi d’opposer à ces différences des savoir-
faire, des technologies ou des modes de gestion pour les résorber. Cette perception explique le
niveau de mise en œuvre des itinéraires techniques car, chaque production est raisonnée en prenant
en compte les expériences passées et les caractéristiques du lieu de production. Chaque parcelle ou
chaque animal constitue une unité à gérer compte tenu de son passé et des leçons tirées des
pratiques antérieures. La démarche se base une typologie des exploitations qui permet d’avoir des
groupes plus ou moins homogènes, mais elle ne se fonde pas sur un modèle conceptuel à contrario
des approches de conseil de gestion ou de gestion de terroir. La démarche d’actions et de
communication s’accorde beaucoup plus avec le modèle causal qui permet une compréhension des
situations abordées et une élaboration d’actions spécifiques pour les changer ( Beebe, 1994 ; Colin,
1994). Ce modèle causal qui s’applique à la présente démarche naît avec le diagnostic et prend forme
aux étapes de planification et de suivi-évaluation. Il se fonde alors sur les contraintes, le savoir-faire
des acteurs et les connaissances nouvelles. Il permet alors d’aborder chaque situation au vue des
ressources et moyens disponibles et au vue des aspects techniques, socio-économiques et
organisationnels de chacune des activités envisagées. Un tel modèle se doit d’être flexible et
dynamique afin de faciliter l’apprentissage et de susciter la perfectibilité. Le conseil de gestion à
l’exploitation agricole développée ces dernières années en Afrique soudano-sahélienne (Faure et
Kleene, 2002, Djamen Nana et al., 2002 ; Rebuffel et al., 1998 ; Ouédraogo. et al. 1995) s’accorderait
beaucoup plus avec un modèle causal qu’avec un modèle conceptuel. Il aurait alors à non seulement
inciter et aider l’exploitant agricole à l’analyse d’une situation et à la prise de décisions pour changer
cette situation mais en plus inciter ce dernier à s’approprier la démarche. Le modèle d’action
(Sebillotte et Soler, 1988 et 1990 ; Papy, 1990) se rapproche du modèle causal proposé dans cette
étude, de part l’organisation planifiée des décisions en fonction des objectifs élaborés. En effet le
modèle d’action vise l’élaboration de programmes prévisionnels avec un schéma de planification
comportant les résultats à atteindre, les moyens à mettre ne œuvre et les indicateurs renseignant sur
l’état du système (Aubry, 1994). Le modèle d’action s’accorde aussi avec le modèle causal sur les
principes et la démarche, mais il ne peut s’appliquer aux conditions actuelles des exploitations
agricoles en Afrique où leur environnement demeure peu maîtrisé. D’autre part le modèle d’action, qui
détermine la meilleure opportunité, se différencie du modèle causal en ce sens que ce dernier vise la
satisfaction des priorités et des fonctions. Les objectifs de production des exploitations agricoles au
Nord Est du Bénin demeurent essentiellement l’autosuffisance alimentaire. Les fonctions sociales
tournent autour de la promotion sociale des membres de l’exploitation agricole. Ces exploitations
agricoles vivent actuellement un début d’organisation autour de la culture du coton. Leur contrôle de
l’environnement physique, structural et socio-économique demeure très faible. Un tel cadre n’est pas

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adaptable au modèle d’action. Un modèle conceptuel s’y adapterait si la communication avec les
groupes cibles ne constituait pas un frein et qu’un processus de transfert des technologies est
soutenu par une demande réelle. L’inexistence d’un besoin réel ou bien une définition erronée des
besoins réels en connaissances et informations et une communication difficile ne peuvent soutenir un
développement durable. Ces deux limites constituent les grandes faiblesses du conseil de gestion à
l’exploitation agricole (Wennink, 2000 ; Faure et Kleene, 2002). Ainsi, le conseil de gestion tel qu’il est
actuellement exécuté, limite le transfert des technologies et le processus d’apprentissage car, les
groupes cibles abordés se doivent d’être scolarisés ou alphabétisés, c’est à dire savoir raisonner et
non pouvoir expliquer et apprendre (Crowder L. Van, 1986).

La démarche dans une approche systémique


Williams et al. (1994) font remarquer que l’approche systémique et les schémas relationnels peuvent
aider les groupes à se confronter à la complexité de gestion des ressources naturelles, à favoriser
l’identification et le repérage du niveau d’intervention à l’intérieur d’une hiérarchie telle que les
systèmes de production, les systèmes communautaires et les systèmes d’exploitation. Ce point de
vue est en accord avec les résultats de la présente expérience car, elle soulève la question de la
gestion des ressources humaines dans les approches d’intervention (Crowder L. Van, 1996) et mieux,
pose le problème de la prise en compte des échelles de valeur tant sur le plan social que sur le plan
économique. La présente démarche impose en conséquence une forme de communication qui
privilégie le respect mutuel des acteurs en présence et des échanges fructueux de part et d’autres.
Cette clé de voûte de la démarche évite à coup sur de fixer au préalable les niveaux d’intervention.
Les contraintes abordées et le niveau de partage des préoccupations permettent de les fixer en
s’accordant autant que possible avec le mandat de la recherche. Les niveaux d’intervention ainsi
retenus reflètent le cadre réel de la problématique à aborder avec une bonne reconnaissance de ses
composantes et de leurs interpénétrations fonctionnelles ou organisationnelles. La démarche
d’actions et de communication permet donc une analyse de la situation, une expérimentation des
solutions possibles, le suivi-évaluation de l’expérimentation et l’évaluation de l’expérimentation en
concert avec les groupes cibles bénéficiaires et en conditions réelles. Elle justifie par conséquent le
modèle causal par opposition au modèle conceptuel ou normatif.
La compréhension du système et son amélioration prévalent dans cette démarche. La prise en
compte des flux et des relations au sein du système d’une part et d’autre part entre le système et son
environnement sont nécessaires pour éviter sa désagrégation. Les contraintes de production sont
abordées sur le plan technique au niveau de l’exploitation agricole. Les contraintes organisationnelles
quant à elles, sont abordées sur le plan de gestion au niveau de l’exploitation agricole et au niveau de
la communauté villageoise (tableau VI). Les contraintes de gestion des ressources naturelles sont
abordées tant sur le plan technique que sur le plan de la gestion, au niveau des unités du terroir
villageois (bas-fonds, unités paysagères, etc.) ou au niveau du terroir villageois ou d’une zone agro-
écologique (tableau VI). La démarche nécessite alors le développement de nouvelles capacités
d’analyses et d’approches pour satisfaire les demandes qui sont à la fois techniques, économiques,
sociales et culturelles. L’investigation ne demeure alors qu’une étape sur cette voie qui se veut
d’inciter un développement autogéré. Dans un tel contexte, l’apprentissage est une nécessité et, le
processus de transfert de technologies pourrait y trouver une assise plus importante, plus large et plus
dynamique. L’aspect cyclique de la démarche explique ce dynamisme qui se trouve à l’état latent dans
les communautés rurales au Nord Est du Bénin. La quête de nouvelles technologies et l’évolution des
exploitations agricoles dans cette zone (Douma. et De Haan, 1997 ; De Haan, 1997) témoignent de ce
dynamisme. La vitesse d’exécution, le respect du calendrier cultural et les impacts économiques
expliquent peut être, dans cet ordre d’idées, le recours au canadien pour le sarclage des cultures
deux décennies après son introduction à l’extrême nord du Bénin (Djenontin et al., non publié).
Les faibles performances de la filière coton et la situation des marchés de céréales, au cours de trois
dernières campagnes agricoles, expliquent aussi la modification du système d’assolement dans les
exploitations agricoles du nord Bénin (Djenontin et al., non publié ; Baco, 2002). Ces changements
d’attitude ou de comportement ne sont mis en exergue qu’avec une approche systémique. Une
démarche n’aboutissant pas à un modèle du type causal ne pourrait faire ressortir les évolutions
résultant des influences environnementales et les accompagner en vue de les réorienter vers un
objectif précis. La communication a un rôle capital dans un tel processus car il nécessite une
participation réelle de tous les acteurs et à cet effet le recours à un langage commun est très
important et est d’une très grande nécessité.

Actes du colloque international Umr Sagert, 25-27 février 2003, Montpellier, France
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Tableau VI. Niveau d’intervention et problématiques abordées au Nord Est du Bénin.


Problématique Niveau d’intervention
Exploitation Unité de terroir Terroir
agricole
Gestion fertilité des sols Oui Oui Non

Gestion de l’arbre Oui Oui Oui

Diversification des cultures Oui Oui Non

Contrôle du striga Oui Non Oui

Contrôle de l’érosion Oui Oui Non

Production de fourrage Non Oui Oui

Gestion des conflits entre agriculteurs et Oui Oui Oui


éleveurs
Oui Oui Oui
Gestion du troupeau
Oui Oui 0ui
Gestion des ressources pastorales

Perspectives et Conclusion
La communication avec le monde rural doit être repensée pour l’établissement d’un langage commun
entre intervenant et bénéficiaire des actions. Ceci est une conditionnalité nécessaire et importante de
la participation. La présente démarche d’action et de communication vise la participation de tous les
acteurs dans la mise en œuvre d’un processus de changement. Ces acteurs se comprennent parce
qu’ils utilisent un langage commun, s’échangent les idées et définissent ensemble les actions qui
peuvent amener le changement voulu et souhaité. C’est autour de ce credo, que la présente
démarche est bâtie autour d’un modèle causal et non conceptuel afin de favoriser le processus
d’apprentissage à l’analyse de situation et à la prise de décision. Cette démarche prend en compte à
la fois les aspects temporel et spatial, tient aussi compte des valeurs culturelles et cultuelles des
acteurs en présence et dépasse ainsi les seuls aspects techniques ou de gestion sur lesquels se sont
focalisés les démarches issues des modèles conceptuels ou d’actions. La mise en œuvre de cette
démarche à grande échelle pourrait être facilitée par la confection de carnets de l’exploitation agricole
à base des outils et symboles définis et retenus dans chaque milieu. Pour chacune des étapes de la
démarche, un carnet peut être ainsi conçu, pour faciliter la mise en œuvre et réduire le temps de
contact des techniciens avec l’exploitation agricole.

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