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Fosse Septique

La géologie est la science de la Terre, englobant des disciplines telles que la physique, la chimie et la biologie, et vise à comprendre l'évolution de la Terre, l'exploitation des ressources minérales, l'aménagement du territoire, la prévention des risques naturels et la protection de l'environnement. Le document décrit également le système solaire, ses planètes, leurs caractéristiques, ainsi que l'origine du système solaire, reliant la formation des planètes à celle du Soleil. Enfin, il aborde les astéroïdes et leur rôle dans la compréhension du développement du système solaire.

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Fosse Septique

La géologie est la science de la Terre, englobant des disciplines telles que la physique, la chimie et la biologie, et vise à comprendre l'évolution de la Terre, l'exploitation des ressources minérales, l'aménagement du territoire, la prévention des risques naturels et la protection de l'environnement. Le document décrit également le système solaire, ses planètes, leurs caractéristiques, ainsi que l'origine du système solaire, reliant la formation des planètes à celle du Soleil. Enfin, il aborde les astéroïdes et leur rôle dans la compréhension du développement du système solaire.

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1

PREMIERE PARTIE : GEOLOGIE


GENERALE
2

CHAPITRE I : INTRODUCTION

La Géologie est la science de la Terre d’où le vocable Géosciences de plus en plus utilisé de nos
jours.

En réalité, avec les progrès de la technologie aérospatiale, la géologie s’intéresse également aux
autres planètes du système solaire au fur et à mesure qu’elles sont accessibles.

La Géologie est donc un champ d’étude transdisciplinaire, faisant appel aux disciplines
scientifiques de base tel que :

- La physique : géophysique
- La chimie : géochimie
- Les mathématiques : géo mathématiques et géostatistique
- La biologie : paléontologie
I.1. Buts

Les buts poursuivis par la géologie sont multiples :

1. La reconstitution de l’évolution de la Terre depuis ses origines (4.5 Ga) jusqu’à la période
actuelle en retraçant notamment la succession de différents évènements liés par des lois
naturelles.
En effet, depuis sa formation la Terre a connu une série de modifications dans sa configuration
extérieure et intérieure et sa structure actuelle résulte de ces différentes transformations.

2. La découverte et l’exploitation des substances minérales utiles.


En effet, le développement scientifique, technique et industriel du monde tel que nous le
connaissons aujourd’hui, n’aurait pas été possible sans la prospection et la mise en valeur de
substances minérales utiles qui peuvent être rangées en 5 catégories :

a. Les métaux de base : Fe, Cu, Co, Ni, Cr, V, Ti, Sn, W, Nb, Ta etc. ;
b. Les métaux précieux : Au, Ag et les MgPt (Pt, Pd, Os) ;
c. Les pierres précieuses : diamant, émeraude, saphir ;
d. Les pierres semi-précieuses : améthyste, tourmaline verte ou rose, agate etc.
e. Les matières énergétiques : pétrole, gaz, charbon, uranium géothermie
f. Les substances industrielles : calcaire, gypse, corindon, kaolin etc.
3

3. L’aménagement de la surface de la Terre : Il s’agit de l’exécution de tout ouvrage d’art


important à la surface de la Terre (bâtiment, route, rail, pont, barrages, tunnels, pistes
d’aéroport) qui nécessite des études géologiques du substratum sur lesquelles elles seront
érigés afin de garantir leur stabilité.
4. La prévention des risques naturels : Ce sont les phénomènes naturels qui se passent à la
surface de la Terre et qui sont à la base des catastrophes. Ce sont :

a. Les volcans ;
b. Les séismes ou tremblements de Terre ;
c. Les mouvements de terrain ;
d. Les tsunamis.
Ces phénomènes mettent en jeu des énergies énormes que l’homme ne pas en mesure
techniquement de développer si bien que la géologie s’attache à étudier leur phénoménologie et
à développer des méthodes de prévention.

5. La protection de l’environnement : les activités minières (exploitation, concentration,


extraction) et industrielles (transformation) causent beaucoup de tords à l’environnement (sol,
air, eau, végétation) et sur les êtres vivants.

La géologie s’attache à identifier ces méfaits et à préconiser des solutions pour atténuer leurs
effets néfastes sur le milieu.

Etant donné que le champ d’action de la Géologie est très vaste, on peut donc comprendre
aisément le fait que cette science comporte plusieurs branches spécialisées qui s’occupent de l’un
ou l’autre aspect relevant des buts de la géologie.
4

I.2. Différentes branches de la géologie

Les différentes branches de la géologie sont :

➢ La géologie stratigraphique : étudie la succession des évènements géologiques au cours des


temps depuis l’origine de la Terre jusqu’à la période actuelle. Ainsi on distingue
classiquement deux grandes périodes subdivisées elles-mêmes en plusieurs ères :
a) Protérozoïque : 4.5 – 0.57 Ga
- Archéen 4.5 – 2.5 Ga ;
- Paléoprotérozoïque : 2.5 – 1.6 Ga ;
- Mésoprotérozoïque : 1.6 – 1.0 Ga ;
- Néoprotérozoïque : 1.0 – 0.57 Ga.
b) Phanérozoïque : 570 Ma – période actuelle
- Paléozoïque : 570 – 200 Ma ;
- Mésozoïque : 200 – 70 Ma ;
- Cénozoïque : 70 – actuel ;
- Quaternaire : 1Ma – actuel.
➢ La géologie structurale ou tectonique qui décrit les structures actuelles de la Terre résultant
des déformations cassantes ou plicatives des matériaux qui la constituent sous l’effet des
contraintes.
➢ La Pétrographie – Pétrologie : qui étudie la composition et l’origine des matériaux
constitutifs de la Terre ou roches.
➢ La Paléontologie : qui étudie les restes ou les traces de la vie animale et végétale (fossiles).
Celle-ci est importante pour la recherche des hydrocarbures.
5

CHAPITRE II : ELEMENTS DE PLANETOLOGIE

II.1 LE SYSTÈME SOLAIRE


Le système solaire est l‘ensemble formé par le Soleil et les éléments qui gravitent autour de lui.
Outre le Soleil, ce système comprend neuf planètes et leurs satellites, des astéroïdes, des comètes
(petit corps du système solaire ayant une orbite elliptique le rapprochant du soleil) ainsi que des
poussières et des gaz interplanétaires.
Les dimensions du Système solaire sont généralement exprimées au moyen d‘un étalon de
distance : La distance moyenne de la Terre au Soleil, ou unité astronomique (UA), soit environ
150 millions de km.
Le Système solaire peut ainsi être décrit comme un disque d‘environ 6 milliards de km de rayon.
Notons que les comètes du Système solaire ont des orbites fortement excentriques qui peuvent
s‘étendre jusqu‘à plus de 50 000 UA du Soleil.
La masse du Système solaire est presque entièrement concentrée dans le Soleil : environ 99.8%.
Le Système solaire comprend, dans l‘état actuel de nos connaissances, 9 planètes principales.
Ces planètes se sont formées à la même période (4.6 Ga.) par condensation de la nébuleuse pré-
solaire.
On les divise en deux groupes :
A) Les planètes telluriques ou internes (Mercure, Vénus, Terre et Mars)
Elles sont relativement petites et proches du Soleil et caractérisées par des densités élevées. On
a:
1. Mercure est la planète la plus proche du Soleil. Petite et dense, elle se déplace très vite autour
du Soleil (sa période de révolution est de 88 jours) et tourne lentement sur elle-même (période
de rotation à l‘équateur de 59 jours). Mercure ne possède que quelques traces d‘atmosphère
qui la protègent peu du rayonnement solaire (400°C le jour, contre - 220 °C la nuit) et des
bombardements d‘astéroïdes.
2. Vénus est la plus brillante des planètes de notre ciel et entièrement recouverte de nuages
de vapeur de H2O et de H2SO4. Sa surface, notamment, est chauffée à blanc par l‘effet de serre
provoqué par son atmosphère saturée en CO2, avec une T° quasi constante de plus de 460 °C.
Vénus est très légèrement plus petite que la Terre, tourne autour du Soleil en 225 jours et sur
elle-même en 243 jours.
3. Terre est la seule du Système solaire à posséder du H2O liquide ainsi qu‘une atmosphère
riche en O2. La conjonction de ces deux facteurs y a permis l‘apparition et l‘évolution de la
6

vie. La Terre tourne autour du Soleil en 365,25 jours et sur elle-même en 23 h 56 min. Elle
possède un satellite principal, la Lune.
4. Mars a possédé autrefois du H2O à sa surface, mais actuellement son atmosphère constituée
principalement de CO2 est si mince que cette planète est sèche et froide, avec des calottes
polaires de gaz carbonique solidifié. Deux fois plus petite que la Terre, Mars tourne autour
du Soleil en 687 jours, et sur elle-même en un peu plus de 24 heures. Elle possède deux
minuscules satellites, Phobos et Deimos.

B) Les planètes géantes ou externes ou joviennes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune,


Pluton)

Elles sont beaucoup plus grandes, et principalement constituées d’H (hydrogène), d’He
(Hélium) et de glace.
1. Jupiter est la plus grande des planètes du Système solaire (plus de 11 x la taille de la Terre).
Essentiellement formée de gaz, elle est beaucoup moins dense que les autres planètes. Son
atmosphère est formée d‘un mélange d‘ H, d‘He, de CH4 et d‘ammoniac. Comme les autres
planètes géantes, elle se caractérise également par une immense tache rouge, grand comme
quatre fois la Terre, un système d‘anneaux fins et la présence de 61 satellites, dont les 4 plus
importants sont Io, Europe, Ganymède et Callisto. Jupiter tourne autour du Soleil en un peu
moins de 12 ans, et sur elle-même en un peu moins de 10 heures.
2. Saturne est proche de Jupiter par la taille (près de 10x /Terre) et présente un système
caractéristique d‘anneaux formés de blocs de glace de différentes tailles. Elle possède
également 18 satellites principaux, dont Titan est le plus important et le seul à posséder une
atmosphère.
Saturne ressemble encore à Jupiter pour ses périodes de révolution et de rotation : elle tourne
autour du Soleil en près de 30 ans et sur elle-même en un peu plus de 10 heures.
3. Uranus apparaît comme une grosse planète bleu-vert inclinée d‘un angle de 98°/ au plan de
son orbite. Son atmosphère est comparable à celle de Jupiter et de Saturne, avec une teneur
plus faible en H.
Elle possède 11 anneaux principaux, minces et peu brillants, et 22 petites lunes. Elle tourne autour
du Soleil en 84 ans, et sur elle-même en près de 18 heures.
4. Neptune est une planète de taille comparable à Uranus, de couleur bleu sombre, siège de
tempêtes géantes incessantes. Comme les autres planètes du système externe, elle possède des
anneaux et 8 satellites dont Triton, qui se distingue par sa taille imposante et son orbite
7

rétrograde). Neptune tourne autour du Soleil en 165 ans et sur elle-même en un peu plus de 16
heures.
5. Pluton est la dernière planète connue du Système solaire (découverte en 1930), apparaît plutôt
similaire aux plus grands satellites gelés de Jupiter ou de Saturne. Petite et glacée, elle possède
un satellite, Charon, qui fait la moitié de sa propre taille. Elle tourne autour du Soleil en 249
jours, et sur elle-même en moins de 6,5 jours.
Sur le plan chimique
On note que les constituants du Système solaire appartiennent à 3 groupes d‘éléments :
Groupe I : H, He :(98% de la masse du Soleil) ;
Groupe II : C, N, O : (1.5% de la masse du Soleil) ;
Groupe III : Mg, Fe, Si :(0.25% de la masse du Soleil).

- Les éléments du Groupe I forment les planètes à masses élevées (Jupiter et Saturne) et leur
composition est proche de celle du Soleil. Leurs densités sont faibles car elles sont gazeuses ;

- Les éléments du Groupe II sont les constituants majeurs des planètes de densités
intermédiaires (Uranus, Saturne) ;

- Les éléments du Groupe III constituent les planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre et
Mars) et de leurs astéroïdes d‘où leurs densités élevées.
I.2 LES ASTEROIDES

- Les astéroïdes sont des corps rocheux en orbite autour du Soleil, comme de petites planètes,
principalement situés dans la « ceinture d‘astéroïdes », entre Mars et Jupiter.

- Se comptant par milliers (plus de 7000 ont été identifiés), les astéroïdes de la ceinture
s‘échelonnent en taille depuis les 960 km de diamètre de Cérès (plus grand astéroïde, orbite
autour du soleil) jusqu‘à quelques mètres.
Certains ont des orbites particulièrement excentriques, les amenant au plus près du Soleil, ou
croisant l‘orbite de la Terre. D‘autres astéroïdes (quelques dizaines) n‘appartiennent pas à la
ceinture. En effet, Jupiter a « piégé » 2 amas d‘astéroïdes, le premier précédant la planète et le
second la suivant dans son orbite autour du Soleil ; on les nomme les Troyens.
Les astéroïdes peuvent entrer en collision avec la Terre (météores), permettant ainsi la
récupération et l‘analyse de fragments appelés météorites.
Ces dernières constituent pour le géologue une source de connaissances sur le développement de
notre Système solaire.
8

Sur Terre on a reconnu quelques cratères d‘impacts plus récents. En revanche, les surfaces de
Mercure, de Mars et de plusieurs satellites planétaires (dont la Lune) montrent les traces d‘un
bombardement intense par des astéroïdes.
I.3 L’ORIGINE DU SYSTEME SOLAIRE
Actuellement, on considère que la formation du Système Solaire serait liée à celle du Soleil lui-
même, il y a environ 4.6 Ga. La condensation et l‘effondrement gravitationnel d‘un vaste nuage
interstellaire de gaz et de poussières pourrait avoir conduit à la formation d‘une nébuleuse
originelle.
La concentration de la plus grande partie de cette nébuleuse aurait alors, en quelques millions
d‘années, donné naissance au Soleil.
A distance, de la matière minérale se serait constituée, puis agglomérée, pour former les planètes
telluriques.
Dans les régions plus lointaines, la Température (T°) plus faible n‘aurait pas facilité la
constitution d‘atomes lourds, comme les métaux et les minéraux, et de grandes quantités
D‘éléments légers (H et He notamment) auraient été à l‘origine de la formation des planètes
gazeuses géantes.
Cette hypothèse, qui associe la formation du Soleil à celle de ses planètes, permet d‘envisager
l‘existence de systèmes planétaires comparables au nôtre ailleurs dans l‘Univers
I.4 Différentes planètes du système solaire avec leurs principaux satellites
A) Les planètes telluriques
1. Mercure
D‘aspect général semblable à la Lune, Mercure présente un grand nombre de cratères, pouvant
atteindre jusqu‘à 200 km de diamètre, et des bassins.
Ces deux corps auraient été bombardés par des astéroïdes, principalement au début de l‘évolution
du Système solaire. Très rapidement, Mercure a perdu son atmosphère : son relief ne présente
donc pas de signes d‘érosion.

2.Vénus
Lorsque les images de Vénus prises en lumière visible montrent un disque clair et lumineux,
relativement homogène, l‘étude de la planète dans le domaine ultraviolet révèle un voile sombre
en mouvement. La couche nuageuse recouvrant Vénus est donc constituée d‘un composé
chimique (H2SO4) qui absorbe les longueurs d‘onde ultraviolettes. Des bandes brillantes sont
visibles au niveau des pôles.
9

3.Terre
Une atmosphère riche en O2 et qui constitue un écran aux rayonnements solaires dangereux, des
températures modérées, de l'eau en grande quantité et une composition chimique variée font de
la Terre la seule planète du Système solaire à pouvoir entretenir la vie.

4.Mars
La pression et la température à la surface de Mars sont trop faibles pour que l'eau soit à l'état
liquide sur la planète.
Ainsi, la surface de Mars est un désert froid.
b) Les planètes joviennes
1. Jupiter et ses satellites
Jupiter et ses quatre principaux satellites :
Europe (au centre), Lo (en haut à droite), Callisto (en haut à gauche) et Ganymède (en bas à
gauche).
2. Saturne
Sur une photographie, prise par le télescope spatial Hubble le 26 août 1990, on observe aisément
la structure en bandes longitudinales, de couleur jaune vif, de la deuxième planète géante. Ces
bandes sont dues à la présence de nuages étirés, circulant parallèlement à l‘équateur.
3. Uranus
La sonde Voyager 2 s‘est approchée à une distance de 107 000 km du centre d‘Uranus. Entre
autres informations, elle a révélé la composition de l‘atmosphère de cette planète, soit plus de
80p. 100 d‘hydrogène, de 12 à 15p. 100 d‘hélium et une faible proportion de méthane.
Ce dernier forme la couche extérieure d‘Uranus, lui donnant une coloration bleu verdâtre.
4. Neptune
L’image codée en fausse couleurs, prise par la sonde (Voyager 2 en 1989), montre les différents
composants de l'atmosphère turbulente de Neptune. Globalement, la couleur de Neptune est
bleue, en raison de la présence de méthane dans son atmosphère ; la zone rouge correspond à la
diffusion de la lumière solaire par une couche de gaz autour de la planète ; les taches blanches
sont des nuages de haute altitude dans l'atmosphère
5. Pluton et son satellite
L’image représente Pluton, au premier plan, et son satellite Charon, au second plan. À l'arrière-
plan, on peut voir le Soleil.
10

La Terre
Elle est la troisième planète la plus proche du Soleil et la cinquième planète la plus grosse du
Système solaire. Elle est la seule à réunir toutes les conditions nécessaires à l'apparition de la vie.
11

Chap. III : STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE


III.1 Caractéristiques géométriques

Les différentes caractéristiques de la terre sont représentées ci-dessous :

Forme : voisine d‘un ellipsoïde de révolution. Elle en diffère à cause de la répartition inégale
des masses en son intérieur.
Rayon polaire : 6358.912 km
Rayon équatorial : 6378.388 km, d’où Indice d’aplatissement : 1/293
Surface totale : 510 106 Km2
Surface occupée par les domaines océaniques :361 106Km2 (70%)
Surface occupée par les domaines continentaux : 149 106 km2(30%)
Circonférence : 40‘076 km
Volume : 1,083 x 109 km3
Masse de la Terre : 5'975 x 109 de T.
Densité de la Terre : 5.52
II.2 Reconstitution de la structure interne de la terre
La reconstitution de la structure interne de la terre résulte de l’approche directe et de l’approche
indirecte.
1. Approche directe
Elle consiste en des observations qu‘effectue le géologue à la surface de la Terre :
- Affleurements (0m)
- (Massifs rocheux exposés en surface)
- Tranchées (1m)
- Puits (30m) et dans les mines à ciel ouvert : dans les galeries des mines souterraines
2. Approche indirecte
- Forage (forage en milieu océanique),
- Météorites
12

• En absence de données d‘observation directe sur la grande partie de l‘intérieur de la terre a


rendu nécessaire, comme dans la plupart des disciplines scientifiques, l‘élaboration des
modèles qui rendent compte au maximum de la réalité observable. D’où le développement de
l’approche indirecte.
13

II.3 Principaux modèles


La géophysique, science qui applique les principes physiques à l'étude de la Terre.
Les géophysiciens observent les phénomènes physiques et leurs relations avec la Terre.
Les modèles développés sont basés sur les paramètres physiques suivants :
1) Le flux de chaleur (géothermie) ;
2) La densité (gravimétrie) ;
3) Les champs magnétiques (géomagnétisme) ;
4) La vitesse de propagation des ondes sismiques (sismique).
1. La géothermie
Les mesures de température effectuées dans les mines souterraines et dans les forages profonds
montrent que la température augmente au fur et à mesure qu‘on s‘enfonce à l‘intérieur de la
Terre.
On peut ainsi définir
Le gradient géothermique d‘un lieu qui est la longueur en mètres dont il faut descendre sous la
Terre pour augmenter la température de 1°C.
Cette augmentation est variable selon les régions :
❖ 1°/10 m dans les régions volcaniques (Kivu) ;
❖ 1°/27 m dans les bassins pétrolifères (Moanda) ;
❖ 1°/60 m dans les régions granitiques (Centre Katanga, Kasaï).
En moyenne on ne considère que le gradient géothermique est de 1°/33 m.
Ainsi par exemple, au fond de la mine de Kipushi se trouvant à 1250 m, la température est
d‘environ 40°C plus élevée par rapport à la température en surface. Si cette dernière est de 25°C,
Il régnera donc au fond de la mine 65°C.
En admettant que la T° continue à augmenter au-delà des régions explorées par l‘homme, on
atteindrait des zones profondes dans lesquelles tous les matériaux constitutifs seraient en fusion
(à 45 Km, la T° serait de 1500°C).
Suivant cette logique, la Terre serait constituée :

- D’une enveloppe externe caractérisée par sa rigidité et par son élasticité : la Lithosphère et
dont l‘épaisseur moyenne est d‘une 100 de Km ;

- Cette lithosphère entoure une zone formée de matériaux plus ou moins fondus, à
comportement plastique et qui se déforment lorsqu‘ils sont soumis à des contraintes même
faibles : l‘Asthénosphère
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Cette dernière peut être considérée comme un milieu visqueux qui permet à la lithosphère de se
déplacer à la surface de la Terre et même de s‘enfoncer jusqu‘à plusieurs centaines de kilomètres.
2. La gravimétrie
La densité moyenne de la Terre obtenue en divisant sa masse par son volume est de 5.517. Par
ailleurs nous savons que la densité de la lithosphère (enveloppe externe accessible au géologue)
varie entre 2.7 et 3.3.
Ces données permettent d‘envisager l‘existence vers le centre de la Terre des matériaux de
densité plus élevée pour que la Terre ait une densité moyenne évoquée ci-haut.
De plus, on sait par expérience que le moment d‘inertie « I » d‘un corps en rotation autour d‘un
axe reflète la distribution des masses à l‘intérieur du corps. Ce moment d‘inertie est d‘autant plus
petit que les masses sont rapprochées de l‘axe. Si la Terre était assimilable à une sphère
homogène de densité uniforme, son moment d‘inertie par rapport à son axe de rotation serait de
I = 0.4M x R2 Avec M=masse de la Terre ; R= son rayon.
Les mesures géodésiques et astronomiques permettent de déterminer que I Terre = 0.33 MxR 2.
Cette valeur indique la concentration des masses de densité élevée vers le centre de la Terre.

• Pour apporter des éléments nouveaux à la compréhension de ce problème, on a eu recours aux


données astronomiques, notamment l‘étude des météorites qui sont des fragments d‘astéroïdes
appartenant au système solaire aujourd‘hui pulvérisés. La plupart de ces fragments se
pulvérisent car portés à de très hautes t° par frottement avec l‘air, tandis que quelques-uns
atteignent la surface de la Terre. Ceux-ci sont généralement petits mais exceptionnellement
de grande taille et peuvent donc être échantillonnés par le géologue et analysés.
3. Le géomagnétisme
Depuis l'invention de la boussole, on sait que la Terre possède un champ magnétique naturel.
En effet, la Terre se comporte comme si un énorme aimant droit était placé en son centre. Elle
produit un champ magnétique dont les lignes de champ sortent d'un bout de l'aimant et entrent à
l'autre bout en formant une courbe. Par convention, on appelle « pôle nord magnétique » le bout
duquel sort le champ magnétique et « pôle sud magnétique » le bout duquel entre le Champ
magnétique terrestre.
Pour expliquer ce magnétisme terrestre, il faut envisager que la Terre contient une quantité
suffisante de métaux et plus particulièrement du Fe et de Ni pour qu‘elle puisse jouer le rôle
d‘aimant.
15

4. La sismique (sismologie)
Les séismes ou « tremblements de terre » sont des vibrations liées au passage des ondes
sismiques. Il s‘agit des ondes électromagnétiques.
La plupart de séismes ressentis à la surface de la Terre ont leur origine dans les parties
superficielles de la Terre et sont provoqués par les mouvements le long des cassures (failles) qui
affectent la couche externe de la Terre.
Nous avons montré que cette couche dénommée « lithosphère » est rigide et montre un
comportement élastique.
Soumise à des contraintes elle se déforme d‘abord de façon continue jusqu‘à la limite d‘élasticité
puis elle se casse.
A partir du point de rupture, il se produit des vibrations qui se propagent en mouvements
ondulatoires.
Mesure de l‘intensité d‘un séisme : L'échelle de Richter. Elle exprime l'énergie
dissipée par un séisme.
Elle est calculée directement à partir de la lecture d'un enregistrement sismographique.
Les ondes sismiques
Les ondes auxquelles un ébranlement sismique donne naissance sont principalement de trois
types :
➢ Les ondes de compression P
Qui, alternativement, compriment les matériaux devant elles et les dilatent derrière elles. Ce sont
les plus rapides car se déplacent aux environs de 6.5 km/s, dans les couches superficielles,
traversent les solides, les liquides et même l'air, provoquant un grondement semblable à celui qui
accompagne un train roulant à grande vitesse
➢ Les ondes de cisaillement S

Secouent les roches de haut en bas et de gauche à droite comme le mouvement d'une corde qu'on
agiterait à l'une de ses extrémités. Elles se déplacent plus lentement que les précédentes, à environ
3.2 km/s dans les roches superficielles. Elles sont enregistrées plus tardivement que les ondes P
sur les sismographes. Les ondes S ne peuvent se mouvoir qu'à travers les corps solides. Elles sont
complètement absorbées par les liquides
➢ Les ondes de surface L

Elles ont une période très longue et ne se déplacent qu'à la surface de la Terre. Seuls des
sismographes spéciaux peuvent les détecter. Elles se déplacent plus lentement que les
16

précédentes (2.7 à 3 km/s) et se propagent sur de très grandes distances, faisant parfois plusieurs
fois de tour de la Terre avant de disparaître. Elles se subdivisent elles-mêmes en deux
composantes selon qu'elles vibrent verticalement ou horizontalement.
Lors d‘un séisme, ces différentes ondes (P, S et L) sont générées au même moment mais elles se
déplacent à des vitesses différentes et sont donc enregistrées à des temps d‘arrivée différents par
un séismographe situé à une distance « d » de l‘épicentre du séisme.
Mise en évidence de la structure profonde de la Terre :
Les ondes P et S sont des ondes de profondeur et leurs vitesses varient avec la profondeur :
- Elles traversent des milieux aux caractéristiques différentes
- L’intérieur de la Terre a une constitution hétérogène
- Le temps d‘arrivée des ondes P et S dépend de la distance au foyer
MODELE PREM (Preliminary Reference Earth Model)
Il s‘agit du modèle le plus récent. La Terre est constituée des coquilles sphériques séparées par
des surfaces de discontinuités. L‘image de l‘intérieur de la Terre résultant des modèles sismiques
à symétrie sphérique se présente comme suite et ce, du centre vers la surface :
➢ Le noyau interne (graine) est solide et se situe entre 5150 et le centre de la Terre (6370 km).
Il représente 1.7% de la masse de la Terre. Il est formé principalement de Fe, Ni et Co avec des
éléments mineurs S, P, C
➢ De 5150 et 4980 kms e trouve une zone de transition séparant le noyau interne du noyau externe
et correspondant à la discontinuité de Lehmany.
C‘est au niveau de cette discontinuité que les phénomènes de réfraction des ondes P génèrent des
ondes S qui seront transmises à travers la graine.
➢ Le Noyau externe est liquide et situé à une profondeur comprise entre 4980 et 2890 km et
constitue 30.8% de la masse de la Terre. Cet ensemble à l‘état liquide et en mouvement de
convection sous l‘action de la rotation de la Terre créant un effet dynamo à l‘origine du champ
magnétique terrestre.
Il est également responsable de secousses subtiles dans la rotation de la Terre.
Le noyau externe a la même composition chimique que la graine. Notons que le noyau n‘est pas
en contact avec la surface de la Terre.
Néanmoins, étant le siège du champ magnétique terrestre, il contrôle directement ou
indirectement certains phénomènes qui se déroulent à la surface de la Terre.
Il représente la 2ème partie la plus importante de la Terre avec 31% en masse et 16% en volume.
17

➢ La couche D’’ est localisée entre 2700 et 2891 km de profondeur et représente 3% de la masse
de la Terre. Elle correspond à la discontinuité de Gutenberg, discontinuité importante de la
Terre car elle met en contact un milieu liquide (noyau externe) et un milieu solide (manteau),
les 2 montrant des caractéristiques physiques et chimiques différentes.
Elle est constituée des fragments du manteau inférieur baignant dans un liquide du noyau externe.
➢ Le manteau inférieur se situe entre 650 et 2700 km de profondeur et constitue 49.2% de la
masse de la Terre. Il est composé de Fe, Ca, Al, Si, Mg et O.
➢ La zone de transition se localise entre 400 et 650 km et forme 7.5% de la masse de la Terre.
Cette région est souvent fondue et source de matériaux en fusion qui arrive à la surface de la
Terre (volcanisme) et composé de Ca, Al, Si, Fe et Mg.
La croûte
C‘est l‘enveloppe externe de la Terre et comprend :
1. La croûte océanique

Représente 0.099% de la masse de la Terre et son épaisseur moyenne est de 10 km.


Elle est homogène et constituée de matériaux volcaniques (basaltes) formée de silicates de Fe et
de Mg.
La croûte continentale
Représente 0.374% de la masse de la Terre et son épaisseur moyenne est de 30 km.
Sa composition est moins homogène est constituée de matériaux cristallins de faible densité
formés de silicates et pauvre en éléments métalliques.
La croûte terrestre est la partie superficielle et solide du matériau dont est faite la Terre. La
limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur est la discontinuité de Mohorovicic, ou
Moho.
La majorité des roches constituant la croûte terrestre sont des oxydes; le Cl, le S et le F sont les
seules exceptions importantes et leur quantité totale dans n'importe quelle roche dépasse
rarement les 1%.
Clarke a calculé que 47% de la croûte terrestre est faite d‘ O2 présent principalement sous forme
d'oxydes, dont les principaux sont les oxydes de Si, Al, Fe, Ca, Mg, K et Na. La Si est le
constituant majeur de la croûte. Tous les autres constituants sont présents en très faible quantité
(total < 1%).
On distingue la croûte continentale (30% de la surface terrestre) de la croûte océanique (70% de
la surface terrestre)
18

La croûte continentale forme essentiellement les continents. Certaines parties peuvent toutefois
se trouver immergées sous des mers ou des océans, comme par exemple la plate-forme
continentale.
La croûte continentale est épaisse de 15 à 80 km, avec une moyenne de 30 km. Elle a une
composition moyenne de roche granitique à dioritique (dite intermédiaire), de densité 2,7 à 2,8.
Les croûtes océanique et continentale forment la partie externe de la Terre et représentent donc
la partie la plus froide et par tant la plus rigide de notre planète.
Bien qu‘elle ne représente qu‘une infime partie de la Terre (masse : 1%, volume : 0.5%), la croûte
est la partie la plus connue de la Terre car directement accessible au géologue. C‘est aussi dans
la croûte que le géologue exerce son métier.

La croûte océanique forme essentiellement le fond des océans. Elle est beaucoup plus fine (5 à
7 km en général). Formée de roches basaltiques et de gabbro, elle est aussi plus dense (3 à 3.3).
Il faut également savoir que les plus anciennes roches trouvées provenant de la croûte continentale
datent de 3.7 Ga. Parallèlement, les plus anciennes provenant de la croûte océanique datent de 220
Ma.
19

CHAP III : COMPOSITION CHIMIQUE DE LA TERRE


20

III.1. COMPOSITION DE LA CROUTE


La croûte est directement accessible au géologue. Il peut donc l‘échantillonner et calculer sa
composition chimique en tenant compte notamment de 2 paramètres :
-Les différences de composition existante entre croûte continentale et la croûte océanique.
- La répartition en volume de ces croûtes.
La matière est constituée d'atomes qui s'associent entre eux pour former des composés chimiques.
Il y a environ 100 sortes d'atomes dans la croûte terrestre. On les appelle éléments chimiques car
ce sont les particules élémentaires qui constituent la matière qui nous entoure.
Certains sont très abondants, d'autres sont beaucoup plus rares. Dix éléments composent à eux
seuls 99.3 % des atomes de la croûte terrestre et les couches situées au-dessus d‘elle Tous les
autres éléments se partagent le 0.7 % restant.
21

Elément Symbole % nombre d‘atomes

Oxygène O 60.2

Silicium Si 20.3

Aluminium Al 6.2

Hydrogène H 2.9

Sodium Na 2.5

Calcium Ca 1.9

Fer Fe 1.9

Potassium K 1.3

Titane Ti 0.2

Autres éléments 0.7. Ne jouent aucun rôle majeur dans la croûte terrestre

La croûte terrestre est principalement constituée d‘ O !


a) Composition des couches situées au-dessus de la croûte Il s’agit de :

1. L’hydrosphère : constituée de l‘ensemble de masses d‘eau (océan, lacs, cours d‘eau, glaciers) ;

2. La biosphère : formée de la matière vivante (animale et végétale) ;

3. L’atmosphère : qui est une enveloppe gazeuse qui entoure la Terre

III.2. NOTIONS DE TECTONIQUE DES PLAQUES

a) Théorie de la dérive des continents


La théorie de la dérive des continents a été émise par le géophysicien A. Wegener au début du
20ème S.
Elle stipulait que la configuration actuelle de la surface de la Terre a connu des changements
notables depuis la formation de la Terre (4.5 Ga) jusqu‘à la période actuelle Il se basait pour cela
sur des observations :

- Similitude des tracés côtiers (cas de l‘Atlantique N, S),


22

- Répartition des restes d‘organismes vivants (fossiles),


- Correspondance des structures géologiques Question posée :
Quel est le moteur de ces mouvements des plaques?
La Terre est une planète vivante et possède des sources internes d‘énergie impliquant des
mouvements de matière à grande échelle notamment au niveau du manteau et du noyau externe.
Manifestions de la dynamique interne de la Terre
Les phénomènes suivants nous renseignent sur cette dynamique :
- Le mouvement des masses continentales ;
- Les séismes ;
- Le volcanisme.
Ces phénomènes géologiques mettent en jeu des énergies énormes (mécanique et calorifique)
permettant ainsi de réguler l‘énergie interne de la Terre l‘empêchant ainsi de s‘échauffer et à la
longue de se volatiliser.
Bases de la Théorie de la Tectonique des Plaques
Depuis le milieu du 20ème S, on assiste à un développement rapide de la géophysique sous-marine
permettant une meilleure connaissance des domaines océaniques avec notamment la mise en
service des bateaux sondes, des sous-marins et des bathyscaphes.
23

Deux notions fondamentales sont à la base de cette théorie :


- La notion des plaques
- La notion d‘expansion des fonds océaniques
III.3. La notion des Plaques

- Elle résulte de l‘examen de la répartition des séismes à l‘échelle mondiale qui donne une
image précise de la surface de la Terre.

- Celle-ci est constituée d‘un certain nombre des plaques épaisses de 100 à 150 Km et donc
constituées de la croûte et d‘une partie du manteau supérieur. On les appelle des plaques
lithosphériques.

- Elles sont rigides (jusqu‘à des contraintes < 1kb) et à leur périphérie se localisent et se
limitent les déformations de la partie externe de la Terre.
1. Limites verticales des plaques lithosphériques

• La limite supérieure des plaques lithosphériques correspond à la surface topographique.


• La limite inférieure est de nature physique et correspond en fonction des conditions de P
et de T° qui y sont réalisées à la limite de fusion partielle du manteau.
24

• Cette zone est appelée H. L. V. Z. (Higly Low Velocity Zone) ou zone de très faibles
vitesses des ondes sismiques).
Les plaques lithosphériques sont continentales ou océaniques selon qu‘elles portent les
continents ou les océans. Au total on compte 12 grandes plaques lithosphériques à la surface de la
Terre.
En fait, certaines de ces plaques peuvent être subdivisées en plusieurs plaques plus petites.
Classification des plaques lithosphériques par ordre de taille décroissante
Plaque Type
Pacifique Océanique

Eurasie Continentale

Afrique Continentale

Antarctique Océanique

Inde Australie Continentale

Amérique du N. Continentale

Amérique du Sud Continentale

Nazca Océanique

Phillipine Continentale

Arabie Continentale

Cocos Océanique

Caraïbe Océanique

2. Frontières entre les plaques


Les limites entre les plaques sont de 3 ordres :
➢ Limites divergentes : caractérisées par un mouvement d‘écartement de 2 plaques ;
➢ Limites convergentes : caractérisées par un mouvement de rapprochement de 2 plaques ;
➢ Limites coulissantes : caractérisées par un mouvement de coulissement de 2 plaques.
25

Caractéristiques des limites des plaques


➢ Limites divergentes : zones de création de la matière et correspondent aux Rides Médio-
océaniques (R.M.O.) où les plaques océaniques sont accrétées et gagnent en surface.
➢ Limites convergentes : Zones de destruction de la matière et correspondent aux :
Zones de Subduction (Z.S.) où les plaques océaniques perdent de leur surface en
s‘engloutissant dans le manteau sous une autre plaque.
Deux cas peuvent être considérés :
1. Marge Continentale Active (MCA)
❖ Plaque océanique plongeant sous une plaque continentale : (Arc Insulaire A.I.) ;
❖ Plaque océanique plonge sous une plaque océanique (MCA).
26

2. Zone de Collision (Z.C.)


Il s‘agit de zone d‘affrontement entre 2 plaques continentales Etant toutes les deux épaisses, elles
vont se déformer vers le haut et créer ainsi des chaînes de montagnes.
Limites coulissantes :
Ici, les plaques glissent l‘une par rapport à l‘autre et où il n‘a ni création ni destruction de la
matière.
27

III.4. Mouvements des plaques


Les différentes plaques vont donc se déplacer les unes par rapport aux autres suivant les
mouvements décrits ci-haut. Leur vitesse de déplacement peut actuellement être suivis avec une
extrême précision grâce aux techniques de repérage par satellite (Global Position Satellite - GPS).
Le tableau ci-après donne les vitesses et direction de déplacement de diverses plaques
lithosphériques :
28

Plaque Vitesse Direction


Pacifique 10 cm/an NW
Eurasie 1 cm/an E
Afrique 2 cm/an N
Antarctique Tourne sur elle-même
Inde-Australie 7 cm/an N
Amérique du N 1 cm/an W
Amérique du S 1 cm/an N
Nazca 7 cm/an E
Philippine 8 cm/an W
Arabie 3 cm/an NE
Cocos 5 cm/an NE
Caraïbe 1 cm/ an NE

1. Reconstitution des mouvements des plaques du passé.


Le Paléomagnétisme permet de reconstituer les mouvements du passé des plaques
lithosphériques et permet de calculer leurs vitesses relatives moyennes.
Il ressort de cet exercice que toutes les plaques continentales étaient rassemblées en un seul
supercontinent : le PANGEA. Celui-ci a commencé à se disloquer il y a 180 Ma et entre les
masses continentales sont apparus des RMO créant des plaques océaniques.
2. Notion d‘expansion océanique :
• Les croûtes océaniques sont accrétées au niveau des R.M.O. sièges de mouvements
d‘écartement (extension) et de création de la matière.

• Les croûtes océaniques plongent dans le manteau au niveau des Z.S. le long des plans
sismiques plongeant (plan de Bénioff) qui sont des lieux de mouvements de convergence
et de destruction de la matière.
Conséquences :

• La matière issue du manteau et montant au niveau des R.M.O. descend au niveau des
Z.S ;

• La croûte océanique prend naissance dans le 1er cas et est digérée dans le 2ème cas ;
29

• La mise en évidence d‘anomalies magnétiques parallèles aux R.M.O justifie la notion


d‘expansion des plaques océaniques ; chaque bande correspondant aux venues
successives de matériaux provenant de la fusion partielle du manteau ;

• La croûte océanique est donc de plus en plus vielle au fur et à mesure que l‘on s‘éloigne
de la R.M.O. et c‘est donc sa bordure plus ancienne qui va s‘enfoncer dans la Z.S. Cet
équilibre fait que la Terre n‘a pas augmenté en volume depuis sa formation jusqu‘à la
période actuelle.
30

DEUXIEME PARTIE : MINERALOGIE


31

CHAP I : INTRODUCTION

I.1. But général du cours

Le but du cours est de donner à l’étudiant les moyens et techniques lui permettant de décrire, de
reconnaitre et de classer les minéraux qui constituent les roches.

Donc à l’issu de ce cours, l’étudiant sera capable de :

➢ Définir les propriétés physiques et chimiques des minéraux ;


➢ Maitriser les différentes familles de minéraux qui constituent les roches ;
➢ Reconnaitre les minéraux macroscopiquement.

I.2. Définition

I.2.1. Minéralogie :

La minéralogie est une science qui étudie les minéraux formant les roches de l’écorce terrestre
et du manteau.

Si la notion d'espèce minérale a longtemps varié, depuis quelques décennies les


minéralogistes en donnent la définition suivante : un minéral est un corps (solide)
inorganique, naturel, homogène, possédant une composition chimique définie et une structure
atomique ordonnée. Il convient de développer cette définition :

1. Composé chimique pour un minéral : tout minéral est défini chimiquement par les
différents éléments chimiques qui le composent dans une formule qui montre les
proportions relatives de chacun des éléments. Cette formule peut être élémentaire,
moléculaire ou structurale.
Exemples :
1) Formule élémentaire :
a. CuFeS2 = Chalcopyrite
b. Cu5FeS4 = Bornite
c. CuS = Covelline
d. Cu2S = Chalcosine
2) Formule moléculaire : on exprime les molécules
qui sont dans le minéral :
32

a. H2SO4 = H2O.SO3 : Acide sulfurique


b. KAlSi3O8 = K2O.Al2O3.6SiO2 : orthose
c. CaCo3 = CaO.Co2 : Calcite
3) Formule structurale :
a. Mg2 [SiO4] : classe de silicate.
b. Ca [Co3] : ce groupement montre que ce radical appartient au groupe du carbonate.
2. Les corps inorganiques : Généralement tous les minéraux sont des cors inorganiques. La
liaison intime carbone hydrogène dans le corps organique seule qui apporte la différence.

3. Solide : est une phase solide. A l'exception du mercure natif, aucun liquide n'est considéré
comme un minéral.

4. Naturel : c’est-à-dire ces formules sont dans la nature sans l’intervention de l’homme. Car
il est possible de reproduire artificiellement des minéraux : historiquement commencée avec
les pierres précieuses artificielles, la synthèse des cristaux (quartz, diamant) est devenue une
industrie importante ; mais ces produits résultant de l'activité humaine ne sont absolument
pas des minéraux au sens vrai du terme.
5. Homogène : un minéral est composé d'une seule phase solide et aucune méthode physique de
séparation ne peut permettre d'en isoler des composés plus simples ; de nombreuses espèces
minérales se sont révélées être des mélanges quand on a pu disposer de méthodes précises
d'examen.

6. Structure cristalline définie : C’est la manière dont les atomes sont dispersés les uns par
rapport aux autres. Chaque minéral connu possède une structure bien définie et décelable
(visible) au moyen des techniques des rayons X. un minéral est un solide cristallisé, constitué
par un arrangement périodique d'atomes d'éléments donnés.
7. Conditions de formation : Ces conditions sont particulièrement, la température, la pression
et la proportion des éléments ou la concentration. Chaque minéral se forme dans des
proportions bien définies. Si un de ces éléments change, le minéral est déstabilisé et se
transforme en un autre minéral le plus stable dans une nouvelle condition.
Exemple : Calcite se transforme aragonite : même composition chimique, même propriétés sauf
la structure cristalline externe. On parle de polymorphisme.
33

I.2.2 Minéral :

Le terme minéral provient d’un mot latin « minera » qui signifie cailloux. La définition a
évoluée avec le développement de la science. Dans toutes les définitions qui persistent, on
peut dire qu’un minéral est une phase solide cristalline et individualisée dans un système
physico-chimique naturel. Lorsqu’on approfondit cette définition, on définit un minéral
comme étant un produit ou un composé chimique qui se déroulent dans la nature. C’est donc
un corps naturel généralement inorganique ayant des propriétés physiques et chimiques
caractéristiques, une structure cristalline bien définie et qui s’est formé dans les
conditions déterminées.

Exemple : la chalcopyrite ne peut pas se produire n’importe où, il faut le processus physico-
chimique. CuCo3.Cu (OH)2 (malachite) : elle se forme dans les conditions différentes de
chalcopyrite. C’est un produit d’altération de chalcopyrite. La chalcopyrite se forme en
absence de l’air, mais exposée à ce dernier elle se transforme en malachite.

Le diamant se forme dans la température et pression forte à l’intérieur de la surface et il ne


s’altère pas en présence de l’air. Le diamant et graphite ont le même élément le carbone mais
c’est la disposition des éléments qui différence.

I.2.3. Minerai

Ce terme est lié à l’exploitation donc l’économie (lié à la production). Un minerai est une roche
ou la matière première dont on tire un élément exploitable économiquement. Ce terme minerai
n’est pas géologique.

CuS (covelline) : est un minerai de cuivre mais un minéral de Cu et de S ;

Co2CuS4 : est un minerai de cobalt et de cuivre mais un minéral de cobalt, de cuivre et de soufre ;

FeS2 (pyrite) : est un minéral de fer et de soufre mais est un minerai de fer ;

ZnS (Blende) : est un minéral de zinc et soufre mais un minerai de zinc ou de soufre.
34

I.2.4 Roches :

L’étude des roches constitue le cours de pétrographie ou de pétrologie. On peut dire à cet stade
qu’une roche est une association des minéraux formés dans des conditions particulières en
proportions plus ou moins définies et sur les étendues plus ou moins grandes.

Exemples :

- GRANITE : est une roche qui est constituée principalement de quartz, feldspath et mica. Elle
est polie-minérale ;

- GRES : est une roche formée principalement des quartz en petits grains ;

- CALCAIRE : est une roche formée principalement de calcite.


35

CHAP II : FORMATION DES MINERAUX DANS LA NATURE

II.1. INTRODUCTION

Les minéraux qui sont considérés comme de la matière solide cristalline sont des produits de
changement des phases c’est-à-dire le passage d’un état de la matière vers un autre. Ainsi donc
les minéraux se forment :

➢ Soit par le passage de la phase liquide à la phase solide c’est-à-dire par cristallisation ;
➢ Par passage de la phase gazeuse à la phase solide c’est-à-d par condensation ;
➢ Par passage d’un état solide à un autre état solide.

Ce dernier phénomène est appelé recristallisation naturelle ou polymorphisme (un état solide mais
à cause des facteurs comme la température et la pression passe d’un état solide à un autre) par
exemple :

1. C : Le diamant et le graphite sont constitués du carbone ;


2. CaCO3 : la calcite qui cristallise dans le système rhomboédrique et l’aragonite dans le
système orthorhombique ;
3. FeS2 : la pyrite qui cristallise dans le système cubique et la marcassite dans le système
orthorhombique.

II.2. GENESE DES MINERAUX

Elle met en liaison le principe génétique et historique des minéraux c’est-à-dire les conditions de
formation (leur concentration, la température et la pression) leurs croissances, leurs associations
ainsi que les différents changements qu’ils peuvent subir pendant leur évolution. Cette genèse
comporte donc l’étude des différents phénomènes interalliés qui font recourt à d’autres disciplines
telles que : la chimie, la physique, la cristallographie et la géochimie.

D’autre part, considérés comme composant de l’écorce terrestre ; les minéraux sont en étroite
relation avec les roches soit comme minéraux principaux, soit encore comme minéraux
accessoires ou accidentels.

D’après la source d’énergie qui leur a donné naissance, les minéraux peuvent être classés en deux
groupes principaux qui sont :
36

a) Les minéraux endogènes

Ils sont formés dans les profondeurs parvenus à l’observatoire en surface à la suite des
phénomènes tectoniques ou à l’altération superficielle.

b) Les minéraux exogènes

Sont formés dans les parties supérieures de la lithosphère qui est la partie supérieure de l’écorce
terrestre.

NB : La composition chimique seule ne suffit pas de faire la différence mais c’est son système de
cristallisation qui détermine un minéral.

II.3. Système cristallin

Tous les minéraux de la nature sont classés dans sept systèmes cristallins. Pour définir un système
cristallin on considère les paramètres angulaires et les paramètres de longueur. Les systèmes
caractérisent les différentes formes géométriques que peuvent avoir les mailles des cristaux.
Chacun de ces systèmes est définit par ses axes : trois paramètres de dimensions (longueur
des axes) et trois paramètres d'angle (angles formés par deux axes). Par convention, on appelle
a b c les longueurs des axes et α β ɣ les angles formés par les axes. On les place dans l'espace
comme suit :

Les sept systèmes cristallins

Longueurs des
Système Angles Eléments de symétrie*
côtés

Système cubique
(un cube à base a=b=c α=β=γ=90° 3A4 4A3 6A2 3M 6M' C
carrée)
37

Système
hexagonal
a=b≠c α=β=90°γ=120° A6 3A'2 3A"2 M 3M' 6M" C
(Prisme droit à
base hexagonal)

Système
quadratique ou
Tétragonal a=b≠c α=β=γ=90° A4 2A'2 2A"2 2M' 2M" M C
(Prisme droit à
base carrée)

Système
rhomboédrique
ou Trigonal
a=b=c α=β=γ ≠90° A3 3A'2 3M' C
(Parallélépipède
à base
losangique)

Système
orthorhombique
ou Rhombique
a≠b≠c α=β=γ=90° A2 A'2 A"2 M M' M" C
(Parallélépipède
à base
rectangulaire)

Système
monoclinique ou
clinorhombique a≠b≠c α=β=90° γ≠90° A2 M C
(Prisme oblique à
base losangique)

Système
triclinique
(Parallélépipède a≠b≠c α≠β≠γ≠90° C
à base
losangique)
38

II.4. PROCESSUS DE FORMATION DES MINERAUX

La manière dont les minéraux se forment, leur germination et leur croissance ne suffisent pas pour
expliquer ou éclaircir les conditions de genèse de complexe des minéraux. Les minéraux ne se
forment pas de manière isolée, cette formation est reliée à des processus géologiques qui se
déroulent dans l’écorce terrestre.

Ces processus aboutissent à des complexes des roches ou des gisements minéraux. Les processus
géologiques au cours desquels se sont formés les minéraux répartissent ceux-ci en 2 groupes
principaux, suivant leurs sources d’énergie qui leur a donné naissance. Ces 2 groupes des
minéraux sont les suivants :

a) Les minéraux endogènes : qui sont les produits de l’activité magmatique, elle-même régit
par l’énergie interne du globe terrestre. La formation de ces minéraux se déroule à des
profondeurs variées et donc à des températures et pressions diverses mais très élevées. La
cristallisation du magma produit ainsi des minéraux et donc des roches très diverses dans
leur composition et leur structure.
b) Les minéraux exogènes : ce sont des produits qui utilisent autre agent c’est-à-dire l’énergie
solaire. Ces processus se déroulent dans la partie superficielle de l’écorce terrestre à des
températures et pressions proches de celles de l’atmosphère et sous l’action des agents
physiques (dislocation, compression, transport) et des agents chimiques de l’atmosphère
et de l’hydrosphère. Les agents chimiques tels que : concentration, composition. Il existe
cependant un troisième groupe que nous avons jugé bon de classer dans le groupe des
minéraux endogènes, il s’agit du processus métamorphique.
1. PROCESSUS ENDOGENE

Etant donné que les processus endogènes de formation des minéraux se déroulent dans des grandes
profondeurs de la terre, elles ne sont donc pas accessibles à l’observation.

Les lois propres à ces processus ont pu être formulées à :

- Des données directement recueillies dans des régions où se déroulent une activité
organique ;
- L’étude de la composition des caractères structuraux, des conditions des gisements et des
relations réciproques des différentes roches et des minéraux qui les composent ;
39

- L’altération et à des phénomènes tectoniques. Le phénomène général est le suivant : Lors


de leur ascension à partir de leur foyer, les magmas subissent une différenciation c’est-à-
dire une cristallisation fractionnée en rapport avec l’abaissement progressif de la
température de la pression et de modification graduelle de la composition.

A l’intérieur de l’écorce terrestre, il y a une matière en fusion, (le magma très chaux : une masse
en fusion surtout silicaté SiO2) leur monté fait diminuer la température et la pression, ensuite
provoque la formation des minéraux. La composition de magma change pour s’arrêter à la surface
ou provoque des volcans. C’est le principe de la formation des minéraux endogènes.

Lorsque les magmas arrivent dans la partie supérieure de l’écorce terrestre, ils subissent un
refroidissement lent s’ils n’atteignent pas la surface et un refroidissement rapide s’ils y
parviennent. L’évolution des phénomènes qui marquent de cycle magmatique dans le temps et
dans l’espace à conduit à y distinguer quatre phases qui sont :

1) Phase (stade) magmatique sens strict ;


2) Phase (stade) pegmatitique ;
3) Phase (stade) pneumatolitique ;
4) Phase (stade) hydrothermal.
A) PROCESSUS MAGMATIQUES SENS STRICT

Ces processus aboutissent à des grands massifs des roches. On y distingue deux groupes
principaux :

a) Les minéraux ou les roches plutoniques ou intrusifs :

Elles se forment lorsque la solidification se fait en profondeur dans l’écorce terrestre dans des
conditions des températures et des pressions élevées.

Le magma monte ou l’ascension de magma c’est « le premier stade de solidification ». Les


minéraux se forment lentement sous l’action des composants volatils. Les cristaux ont le temps
de se développés suffisamment avant que ne commencent les gènes mutuels avec les cristaux
voisins. On obtient ainsi des roches à grains des minéraux de dimension relativement grande. On
appelle toutes ces roches, roches à structure grenue et on peut facilement voir à l’œil nu chacun
de ses grains.
40

Exemple : le granite

On peut facilement voir dans le granite des cristaux de quartz, de feldspath et des micas qui
constituent les minéraux essentiels de granite.

b) Les minéraux et roches volcaniques ou extrusives :

Elles forment sur la surface terrestre sous forme de laves (matière qui coule par empêchement et
forme les minéraux) ; sous basse pression mais à des températures relativement élevées.

Du fait de l’abaissement de la pression et relativement de la température, les magmas se solidifient


rapidement en se refroissant et créant aussi des germes de cristallisation spontanée. Les grains
minéraux en grandissant se gênent mutuellement, on obtiendra ainsi des roches à grains minéraux
très microscopiques difficilement visibles à l’œil nu.

Exemple de ces roches : le Basalte

Il y a un phénomène de différenciation magmatique qui produit des minéraux différents dans leur
composition chimique.

Lorsqu’on tient compte de leurs constituants chimiques on peut schématiquement classer les
roches magmatiques en 4 catégories classées, suivant leur teneur en silice SiO2 et leur richesse ou
pauvreté en certains éléments à caractères acides ou basiques.

On peut schématiquement les classer de la manière suivante :

ELEMENTS
DETERMINANTS
INTRUSIVES EFFUSIVES
(PLUTONIQUES) (VOLCANIQUES) SiO2 AUTRES

ULTRA PERIDOTITES PICRITES RICHE EN


BASIQUES (DUNITES) MgO et FeO
<45%
PYROXENITES

BASIQUES GABBROS BASALTES 45-55% RICHE EN


NORITES DIABASES Al2O3 et CaO
41

pauvre en
MgO et FeO

MOYENNES DIORITES ANDESITES - Riche en


ou SEMI MONZONITES TRACHYANDESITES alcalins,
55-65%
ACIDE SYENITES TRACHYTES - Pauvre en
CaO

ACIDES GRANODIORITES RHYOLITES >65% - Plus riche en


GRANITES alcalins ;

- Plus pauvres
en CaO,
MgO, FeO

Quand vous avez les minéraux ultra basiques tels que Olivine (MgFe)2SiO4 dans une formule
chimique lorsqu’il y a une virgule et parenthèse montre qu’on peut écrire Mg2SiO4 ou Fe2SiO4
mais souvent on trouve les deux éléments à la fois.

Les minéraux étant des phases naturelles stables dans des conditions déterminées par la
température, la pression et la composition des modifications de l’un ou l’autre de ses facteurs
déstarisent les minéraux initialement formés qui se transforment d’autres plus stables dans ces
nouvelles conditions c’est cela qu’on appelle différenciation magmatique ou cristallisation
fractionnée.

A ce qui concerne les minéraux intrusifs, les principaux minéraux résultant de la cristallisation
fractionnée peuvent être classés en 2 catégories :

- D’une part, les minéraux femiques ou ferro-magnésiens ;

- D’autre part, les minéraux saliques ou calco-sodiques.


42

SCHEMA DE BOWEM

1. FEMIQUES 2. SALIQUES

OLIVINE (Mg, Fe)2SiO4 ANORTHITE (CaAl2SiO8)

PYROXENE (Mg, Fe)2Si2O6 BYTOWNITE (Ca, Na) Al2Si2O8

AMPHIBOLES (Ca2Mg5Al2Si6O22 (OH)2) LABRADOR (Ca, Na2) Al2Si2O8

BIOTITE (K(MgFe)3AlSi3O10 (OHF)2 ANDESINE (Na2, Ca) AlSi3O8

ORTHOSE KAlSi3O8 OLIGOCLASE (Na, Ca) AlSi3O8

QUARTZ SiO2 ALBITE (NaAlSi3O8)

La teneur du magma en Si02 conditionne l'évolution de cette suite.


Un magma riche en SiO2 ira jusqu'aux termes ultimes de la suite : beaucoup de quartz,
un peu de micas de plagioclases (albite) et d'orthose).
Un magma peu siliceux conservera les cristaux de haute température.
Un magma très pauvre en SiO2 donne ainsi une roche riche en olivine et en feldspathoïdes.
43

➢ Concernant les minéraux femiques on constate que la charpente tridimensionnelle SiO 4


varie progressivement. Cette variation progressive va ensemble avec le rapport Si/O en
tenant compte du remplacement partiel d’une partie du silicium par l’aluminium ;
➢ Deuxièmement pour les minéraux saliques, la charpente tri-dimensionnelle est invariable
toujours en tenant compte du remplacement partiel d’une partie du silicium par
l’aluminium ;

Exemple : dans l’olivine le rapport ¼ dans pyroxène 1/3 dans amphibole 4/11, biotite 2/5 dans
silice ½ c’est-à-dire le nombre varie de l’olivine à la silice. Parmi d’autres minéraux qui se forment
en même temps d’une manière générale, les premiers minéraux qui se forment sont des sulfures
et des oxydes notamment : des titanes, de fer, de chrome, de Cu, de Ni, Co, Nb, Ta.

B) PROCESSUS PEGMATITIQUES

Ces processus se déroulent à la parie supérieur de massif magmatique. La température continue


à baisser mais les pressions externes restent élevées contribuent à retenir dans les composantes
volantes qui sont devenues en quantité élevée.

Ces composants volatils s’introduisent dans les tissus des roches magmatique et des roches
environnantes.

Ils réagissent avec elles en formant les niveaux minéraux dans les roches et dans les lentille de
dimension différente, ainsi donc les roches pegmatitiques sont soit situées au sein des roches
magmatiques soit patte de ces roches magmatiques et ils restent accoler dans les roches
environnantes. On le retrouve ainsi dans les roches environnantes d’une manière générale ; les
pegmatites sont plus fréquentes dans les roches acides que dans des roches basiques.

Cependant les éléments qui étaient dispersés au stade magmatique à l’état liquide ou volatil
forment dans la pegmatite les minéraux accessoires précieux. Par ailleurs les minéraux
pegmatitiques montrent généralement une structure zonée et de ce fait une distribution ordonnée.
Ainsi on a :

-Au contact avec les granites encaissants on a une aplite : c’est une roche de même composition
que le granite mais a grain fin.

C’est la zone pegmatitique faite ou composée

Après cela on a une zone ou il y a les grands cristaux et c’est cette zone caractéristique de
pegmatite. Les grands cristaux sont constitués des grands minéraux, notamment :
44

- Cristaux de quartz
- Cristaux de topaze
- Cristaux de micas
- Cristaux béryl
- Cristaux tourmaline

Certains éléments qui n’ont pas pu précipiter dans le 1er stade se condensent ici et précipitent en
formant des minéraux précieux.

Ex : B : Tourmaline

Li : spodumène

Lépidolite

Nb, Ta : columbo tautalite : coltan

Be : béryl : Emeraude (vert transparent), Aigue marine (aquamarine)

F : fluorine ; Mo : molyldenite,

Si : quartz : cristal de roche, citrine (quartz jaune transparent), améthyste (quartz transparent
violet

Sn : cassitérite (SnO2).

C) PROCESSUS PNEUMATOLITIQUES

Ce sont les processus qui sont caractérisés par le phénomène de pneumatolyse c’est-à-dire
lorsque les masses en fusion saturées des composantes volatiles cristallisent sous une pression
relativement faible. Ce stade est surtout dans la nature gazeuse qui donne naissance aux
minéraux pneumatolitiques. Par ailleurs les composants volatils réagissent avec les roches
encaissantes et ces produits qu’on appelle métamorphisme de contact.

Exemple : O, N, Cl, F ;

Au cours de ce phénomène les facteurs les plus déterminants sont d’une part :

- L’activité chimique de la solution ;


- Composition de la roche qui réagit avec ces composantes volatiles.
45

Exemples : pour les roches calcaires, on obtient de Skarn qui sont principalement constitués de :
silicate de calcium, Fe, Al, accompagnés d’autres minéraux de Fer, molybdène, de tungstène (w)
ou wolfram. On obtient donc des minéraux ou des roches qui sont les résultats des réactions qui
s’effectuent par substitution et on appelle ce phénomène métasomatose.

Exemples :

- 2FeCl3 + 3CaCO3→Fe2O3 + 3CaCl2 + 3CO2→


- SiF4 + Fe F3 + CaCO3→Ca3Fe2Si3O12 + CaF + CO2

Certaines transformations particulières ont reçu des noms spéciaux :

- Greisenification : la transformation feldspath en quartz et micas avec la présence de la


topaze ;
- Tourmalinisation : transformation de feldspath en tourmaline et quartz avec présence de
micas ;
- Scapalisation : transformation de feldspath en scapalite avec quartz et micas.
D) PROCESSUS HYDROTHERMALS

Ils sont nettement post magmatique. Le produit résiduel du magmatique sous forme de
vapeur, s’introduit à travers les fissures de cavité, ils se refroidissent graduellement pour
devenir des solutions hydrothermales. La pression baisse, la température aussi jusqu’aux
environs de 400°C, elle continue à baisser jusqu’aux environs de 40°C.

On subdivise ce stade en 3 parties :

- Stade hypothermal (≈400°C) ;


- Stade mésothermal (≈200°C) ;
- Stade thermal (≈40°C).

La solution (stade) hypothermale peut provoquer la métasomatose par de phénomène qu’ont


reçu des noms spéciaux comme :

- Kaolinisation
- Serpentinisation
- Chloritisation
- Séritisation : Feldspath→séricite
- Ouralitisation : pyroxènes→amphiboles.
46

Dans ce stade on a une diversité des minéraux notamment : de sulfure, des oxydes et les
éléments natifs.

- Chalcopyrite : CuFeS2 ;
- Bornite : Cu5FeS4 ;
- Chalcosine : Cu2S ;
- Covelline : CuS ;
- Cuprite : Cu2O ;
- Tenorite : CuO ;
- Uraninite : U2O (pechblend) ;
- Carollite : Co2CuS4 ;
- Cobaltite : Co2S.
2. PROCESSUS EXOGENES

Ce sont des processus qui se déroulent dans la partie supérieure de l’écorce terrestre. Ils
concernent les mentaux supérieurs et la zone d’oxydation. La présence des éléments
atmosphériques destabilise les minéraux antérieurement formés. Ce sont des phénomènes très
complexes, très diversifiés. Pour cela nous allons le simplifier en 2 catégories qui sont :

- L’altération ;
- La sédimentation.
A) L’ALTERATION

Au sens le plus large du terme, on peut considérer tout passage d’un minéral à un autre comme
une altération.

Pour vérifier cette définition, nous allons limiter ce phénomène dans la zone d’oxydation
affectée par des transformations qui relèvent d’une part de l’action des agents atmosphériques
qui sont principalement l’H2O, le CO2 et l’oxygène de l’air. Et d’autre part, l’action de micro-
organisme comme le cas des microbes anaérobies.

Dans tous ces cas, le facteur climatique joue un grand rôle dans l’altération des minéraux. Ces
processus aboutissent à la décomposition chimique et ou physique des minéraux antérieurement
formés et à la formation des minéraux nouveaux stables dans ces nouvelles conditions qui sont :

- La température ;
- La pression ;
- La concentration.
47

Exemple : CuFeS2 + H2O + CO2 + O2

➢ La chalcopyrite peut se transformer :


- En malachite CuCO3 (OH)2 se trouvant dans la zone d’oxydation ;
- En chrysocole CuSiO3 nH2O.
➢ La pyrite FeS2 peut se transformer en :
- Hematite : Fe2O3
- Limonite

La composition des minéraux d’altération dépend des minéraux primaires qui leur ont donnés
naissance.

Dans le gisement de sulfure, la zone d’oxydation est le siège du processus très intenses de
décomposition des minéraux en s’oxydant passent d’abord par le stade de sulfates :

- CuFeS2→CuSO4 + FeSO4 ;
- ZnS (Blende) →ZnSO4 (très mobile).

La solubilité de ces sulfates étant différente, la suite du processus est aussi différente par
exemple :

Dans le gisement de cuivre on obtient une zone d’enrichissement secondaire en cuivre provoqué
par la descente des sulfates qui vont enrichir les minéraux primaires et forme ce qu’on appelle la
zone de cémentation ou zone d’enrichissement secondaire.
48

Quelques minéraux caractéristiques de la zone d’oxydation


Cu2O : cuprite CuSi03 nH2O : chrysocolle
CuO : ténorite
49

B) SEDIMENTATION
Ce sont des processus qui se déroulent dans le milieu marin lacustre ou fluviatile pendant les
périodes très longues, on peut néanmoins avoir une idée de ce qui se passe actuellement.

Après leur formation comme on vient de les voir dans les différents stades des minéraux ; les
minéraux sont exposés aux plusieurs phénomènes qui provoquent leur désagrégation, leurs
destructions en des fragments des différentes dimensions. Ils sont ensuite transportés par le vent,
l’eau et déposés dans des bassins marins lacustres ou fluviatiles ou pendant des années, ils
s’accumulent et se consolident.

On distingue différents types de sédiments :

1) SEDIMENTS DETRITIQUES OU CLASTIQUES

Sont des sédiments qui proviennent de la dégradation des roches et minéraux formés lors des
processus antérieurs et qui ont résistés à l’altération chimique.

Ils sont constitués de : galets, gravies, sables et argiles.

Leur consolidation par cimentation aboutit à des roches poudingues ; conglomérats tillite.

- Galets : poudingues
- Gravier : conglomérat
- Sable : grès
- Argile : shales ou argilite
2) SEDIMENTATION CHIMIQUE
Qui se forme par précipitation au fond des lacs et des mers. On peut le regrouper en 3 catégories
selon le mode de précipitation.

1er Par cristallisation des solutions naturelles a climat sec et chaud les lacs et les mers dévoiement
accs à cause du rapport de vaporisation, Supervielle sur apport Dee l’eau.

C’est de cette manière que se forme beaucoup de composés sulfatés et chlorés de potassium,
calcium, magnésium, sodium.

2er Par coagulation et consolidation des sédiments colloïdaux

Exemple : le carbonate et certains oxydes

3er Par organo- génère


50

C’est la formation des minéraux soit par l’activité des organismes qui décomposent les restes
organiques en produisant des accumulations des soufres natif ou déformation d’aspect noduleux.

Exemple : les nodules de marcassite FeS2→pyrite ou phosphorite.

Soit par accumulation des squelettes d’animaux ou des tissus des plantes (d’un côté vous trouvez
les coraux dans la mer). Avec formation des squelettes dans les mers qui produisent le calcaire
avec sous forme des coraux (corail). Exemples : pétrole, bitume, tourbe.

NB : dans ce processus il faut souligner que les minéraux chimiquement stables il y a


accumulation dans les alluvions.

PROCESSUS METAMORPHIQUES

Ces processus concernent des transformations profondes des roches et minéraux endogènes et
exogènes dans leur composition et leurs structures.

D’une façon générale, il existe deux types de métamorphismes :

1° Les métamorphisme de contact

Lorsqu’un corps chaud est en contact avec un corps froid, il se passe un transfert de chaleur entre
les deux, ce transfert provoque des modifications dans les minéraux présents.

2° Le métamorphisme régional

C’est un métamorphisme qui affecte des très grandes superficies soit par la présence du magma,
soit par l’enfouissement.

Il y a des minéraux caractéristiques du métamorphisme :

- Silicate d’aluminium :
✓ Disthène ;
✓ Andalousite ;
✓ Sillimanite
- Staurotide FeAl4[SiO4]2O2(OH)2
- Hématite Fe2O3 ;
- Magnétite Fe3O4 ;
- Grenats
51

CHAP III : PROPRIETES PHYSIQUES DES MINERAUX

III.1. Poids spécifique

C’est le poids d’une unité de volume. Il s’exprime en grammes par cm3. La densité d’une
substance est le rapport de son poids spécifique à celui de l’eau ; il s’agit donc d’un nombre
sans unités. Ainsi pour les diverses formes polymorphes de la silice on observe les poids
spécifiques suivants :

Tridymite 2,26

Cristobalite 2,32

Quartz 2,65

Coésite 2,93

En pratique c’est la densité qu’on mesure en comparant le poids d’un échantillon avec le poids
du volume d’eau qu’il déplace. Cette densité mesurée ne correspond pas toujours exactement
au poids spécifique calculé. Cela provient du fait que les minéraux n’ont pas toujours la
composition chimique idéale qu’on leur attribue mais contiennent presque toujours des
impuretés.

Mesure de la densité et détermination de poids des minéraux

- Par comparaison à la main : exemple : or et pyrite, or et mica ;


- Par déplacement d’un liquide dans lequel immerge un minéral (l’huile et l’eau) ;
- Par la méthode de liqueur dense, on prend un récipient spécifique sous forme de poids,
on rempli de liqueur dense, le poids spécifique (cette méthode est utilisée par le
trafiquant en utilisant le liqueur dense).

III.2. La ténacité et la dureté

La ténacité est la résistance offerte par un minéral à être cassé, broyé ou coupé ; un minéral
peut être cassant (cérusite) ou tenace (staurotide) ; il peut être malléable (métaux natifs),
parfois sectile s'il peut être coupé en copeaux ; il peut être flexible s'il peut être courbé (gypse),
et élastique si, après avoir été courbé, il revient à sa forme initiale (mica).
52

La dureté est la résistance à la rayure ou la résistance de la structure cristalline aux efforts


mécaniques. Dans la pratique courante on dira qu’un minéral A est plus dur qu’un minéral B
si A raye B.
Les méthodes de détermination
Rayage à la main : avec une pointe du minéral A on essaye de rayer le minéral B sur une
face, il reste une trace ; on essaye alors d’effacer cette trace avec le doigt si la trace reste ce
que le minéral A a rayé le minéral B. c’est une méthode très pratique pour la détermination.
Pour évaluer cette dureté, en 1822, Friedrich Mohs (1773-1839) proposa une échelle des
duretés relatives, encore très utilisée : chacun des minéraux raye le minéral plus haut que lui
dans l'échelle et est rayé par celui situé plus bas.
Échelle de Mohs.
1 talc (rayé à l’ongle)
2 gypse (rayé à l'ongle)
3 calcite (sectile au couteau)
4 Fluorine (facilement rayée au couteau)
5 Apatite (difficilement rayée au couteau)
6 Orthose (raye difficilement le couteau)
7 Quartz
8 Topaze Rayent facilement la lame du
9 Corindon couteau et le verre
10 Diamant

Il existe, de plus, une dureté apparente de certains agrégats friables : l'ocre rouge se raie à
l'ongle, mais est formé de fins grains d'hématite rayant le verre.
Il faut bien distinguer ténacité et dureté : ainsi le diamant, le plus dur des corps naturels connus,
peu tenace, se casse facilement grâce à son excellent clivage octaédrique ; par contre, la fibrolite,
variété de sillimanite, de dureté 6,5, est très tenace et ses blocs sont presque incassables au
marteau.
N.B : la dureté dépend de la structure du minéral, de la taille des atomes qui le constituent,
des types de liaison atomique et de la compacité des structures.
53

III.3. La cassure et clivage


Le clivage est la propriété des cristaux de se fendre ou de se casser suivant des plans de
direction déterminée. En minéralogie, la cassure désigne l'aspect de la surface d'un minéral
qui, après avoir été soumis à une contrainte, une percussion, se brise en présentant des
surfaces de fractures irrégulières, dans des directions quelconques. Si les surfaces de fractures
sont planes, dans des directions privilégiées, on parle de clivage.

Cassures et clivages sont liés à la structure cristalline des minéraux et sont des critères importants
de détermination.

Tous les minéraux présentent des cassures, mais elles peuvent être difficiles à observer lorsque
le clivage est facile dans plusieurs directions.

On distingue cinq degrés de clivage :

1) Clivage de haute perfection ou clivage très parfait

Le minéral se clive en plaquette très mince à surface lisse comme un miroir. Exemple : micas.

2) Clivage parfait

Le minéral se clive suivant des directions parallèles à la maille ou forme de la primature du


système, on obtient aussi des faces brillantes. Exemples : la calcite (système rhomboédrique), la
halite (système cubique).

3) Clivage moyen

On obtient des surfaces planes avec des irrégularités. Exemples : le pyroxène, les amphiboles et
surtout le feldspath (plus courant : orthose).

• Clivage imparfait

C’est l’inverse du clivage moyen. Les irrégularités prédominent sur la surface plane. Exemples :
cassitérite, soufre natif, apatite…

4) Clivage très imparfait

La direction du clivage est difficilement observable, il n’y a pratiquement pas de surface plane.
Exemples : Quartz, l’or natif…
54

Le terme anglais fracture est parfois employé pour désigner la cassure.

III.4. La couleur

C’est une sensation perçue par l’un de de nos sens physiques (la vue, l’œil). De ce faite son
appréciation diffère d’un individu à l’autre suivant le développement de la vue. Les nuances
de couleurs sont très importantes mais qui peuvent être distinguées par l’habitude.

La lumière est fonction de la matière, d’autre part et surtout fonction de la longueur d’onde.
D’après leur origine on distingue 3 types de couleur : idiochromatiques, allochromatiques
et pseudochromatisme.

a) Les minéraux idiochromatiques

La couleur dépend des propriétés internes du minéral, elle peut provenir d’origine diverse.
Les minéraux possèdent dans leur structure des éléments chimiques appelés « chromatophores
». Ce sont essentiellement les éléments de transition, Ti, V, Cr, Ni et Cu qui sont responsables
de ces colorations. Ainsi le Fe3+ provoque une coloration jaune à rouge, le Fe2+ une
coloration verte. La présence simultanée des ions Fe3+ et Fe2+ en bleu foncé à noir (ex : la
magnétite Fe3O4). Le cuivre donne des belles colorations vertes ou bleues (ex : la malachite).

Exemples : La présence du chrome dans les minéraux suivants donne des colorations
intenses. - Comme dans l’émeraude c’est une variété transparente du minéral qu’on appelle
Béril ;

- La présence chrome dans le béryl lui confère une couleur de vert-vif ;


- Aussi dans le corindon qui donne 2 variétés précieuse : le rubis des variétés rouges,
le saphir (variété bleue).
b) Les minéraux allochromatiques

Les minéraux présentent des colorations qui sont dues à la présence d’impuretés (éléments
chromatophores en trace) ou à des déformations de la structure sous l’effet de radiations
diverses. Ces colorations sont donc indépendantes de la nature même du minéral. Elles sont
dûes par les adjonctions mécaniques de substances étrangères finement dispersées et colorées
par des chromotophores. Ces substances peuvent être organiques ou inorganiques.
55

Exemple :

- Le corindon (Al2O3) est normalement incolore, mais la présence de traces de Cr le


colore en rouge en rouge (rubis), des traces de Fe ou de Ti lui donnent une coloration
bleue (saphir) et des traces de V, Cr ou Fe le colore en vert (émeraude).
- La malachite : les mélanges mécaniques des couleurs ne sont pas homogènes,
- Agate : plusieurs couleurs qui sont zonées (rouge, vert, jaune) ;
- Quartz : peut avoir plusieurs couleurs (transparent et incolore) qu’on appelle
« cristallisation de roche » ou « quartz hyalin »
- Hamethyste : c’est le quartz violet ;
- Citrines en couleur jaune (elles constituent des pierres semi-précieuses) ;
- Quartz noir qu’on appelle le morion ;
- Diamant : peut avoir toute sorte de couleur : incolore, transparent, blanc, rouge, jaune,
vert, bleu, noir
C) Pseudochromatisme

Le minéral présente des couleurs qui ne sont généralement pas ses propres couleurs. Cela se
voit surtout pour des minéraux qui présentent des irisations, c’est le cas de labradore, la
bornite (la cassure fraiche rouge, en se déssechant ça devient move, violet on parle de coup
de pigeon : œil de tigre ou œil de chat)

III.5. La couleur de Trait (le Trait ou Trace)


Il s'agit en fait de la couleur de la poudre des minéraux. Cette propriété se détermine sur la
trace laissée par le minéral lorsqu'on frotte ce dernier sur une plaque de porcelaine non
émaillée. La rayure donne une poudre qui peut être caractéristique. La trace, obtenue en rayant
le minéral sur une plaque de porcelaine, est un moyen simple pour séparer les minéraux à
couleur empruntée des minéraux colorés.
III.6. La transparence

C’est la propriété des minéraux de laisser passer la lumière. Il existe cinq degrés de
transparence. Transparent: on peut lire à travers une couche épaisse; Semi-transparent: lecture
non nette; Translucide: la lumière traverse le minéral; Non transparent: le minéral ne laisse
pas passer la lumière sauf en couche très mince; Opaque: le minéral ne laisse jamais traverser
la lumière.
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III.7. L'Éclat

L'éclat des minéraux, c'est l'aspect qu'offre leur surface lorsqu'elle réfléchit la lumière. Il
dépend de la lumière, la rugosité de la surface, etc. On distingue deux grandes catégories et
différents types d’éclat:
1) L'éclat métallique, l'aspect métallisé des surfaces cristallines, brillant comme celui des
métaux;
2) L'éclat non métallique que l'on décrit par des termes comme : vitreux (comme le verre,
caractéristique des minéraux transparents); gras (comme si la surface était enduite d'huile ou
de graisse, lié à l’inégalité de surface); adamantin (qui réfléchit la lumière comme le
diamant); résineux (comme la résine); soyeux (comme la soie, relatif au minéraux fibreux);
mat (minéraux d’apparence terreuse); nacré (caractéristique des minéraux semi-
transparents).
Notez que l’éclat des minéraux augmente avec le pouvoir réflecteur.
III.8. L'effervescence
Peu de minéraux possèdent cette caractéristique qui s'obtient en déposant une goutte d'acide
chlorhydrique dilué à 10 % sur le minéral. Cette réaction chimique dégage des bulles de gaz
carbonique, un phénomène qu'on qualifie d'effervescence. Si on note un bouillonnement, c'est
que le minéral est effervescent. L'effervescence est une réaction chimique qui se produit entre
les carbonates et l'acide chlorhydrique pour donner du gaz carbonique.
III.9. La solubilité

C’est la propriété d’un minéral à se dissoudre dans l’eau ou dans un acide.


III.10. Le magnétisme
C’est la capacité de certains minéraux riches en fer à réagir en présence d’un aimant. Ainsi
nous avons des minéraux paramagnétiques, c’est-à-dire attirés par l’aiment. Ce sont
essentiellement la magnétite (Fe3O4), la pyrrhotine (FeS) et certains grenats. Et certains sont
diamagnétiques, c’est-à-dire repoussés par l’aiment ; parmi eux on trouve la galène, la
molybdénite et la pyrite.
III.11. La radioactivité
Quelques minéraux émettent un rayonnement invisible : alpha, bêta ou gamma. On mesure la
radioactivité à l'aide d'un compteur Geiger-Muller.
III.12. La conductivité électrique
On peut classer les minéraux en deux groupes : les conducteurs et les non-conducteurs d'électricité.
57

7. CLASSIFICATION DES MINERAUX PAR FAMILLE CHIMIQUE


Il existe plusieurs classifications des minéraux selon les minéralogique néanmoins dans le cadre
de cours nous allons classer les minéraux en 10 familles. La classification utilisée est celle de
Berzélius améliorée par Strunz (2001). Celle-ci s'appuie sur la cristallochimie. Elle considère les
groupements d'atomes qui 3 composent le minéral : des groupements à charge positive, les cations
et les groupements à charge négative, les anions. Dans la formule chimique d'un minéral, les
cations sont placés à gauche, et les anions à droite. Ainsi, la calcite s'écrit CaCO3 : [Ca]2+
[CO3]2-. Grâce à la formule, on peut savoir à quelle classe appartient le minéral Classification
générale
a. Classe I : les éléments natifs
b. Classe II : les sulfures et dérivés
c. Classe III : les oxydes et hydroxydes
d. Classe IV : les halogénures
e. Classe V : carbonates et nitrates
f. Classe VI : borates
g. Classe VII : sulfates et dérivés
h. Classe VIII : phosphates et dérivés
i. Classe IX : silicates
j. Classe X : minéraux organiques
1. Eléments natifs

Les éléments natifs sont des minéraux composés d'un seul élément chimique. Dans la nature,
il existe des éléments natifs métalliques (groupe de métaux), semi-métalliques (groupe de
métalloïdes) et les non-métalliques (groupe de non-métaux).
2. Sulfures et sulfosels
On regroupe parmi les sulfures les minéraux ayant une formule de type général MmSp, où M est
un métal (Ag, Cu, Pb, Zn, Fe, Ni, Hg, As, Sb, Mo, Hg, Tl, V). Les arséniures, les antimoniures,
les tellurures sont souvent classés parmi les « sulfures » sensu lato en raison de leur similarité
structurelle avec les sulfures.
Les sulfures minéraux sont caractérisés par la covalence de la liaison, l’opacité et l’éclat
métallique : ces minéraux sont étudiés avec le microscope à réflexion. La plupart des sulfures sont
semi-conducteurs et représentent une source principale de plusieurs métaux. Même si les sulfures
sont beaucoup moins abondants que les silicates, leur chimisme et leurs structures sont très
58

différents, ce qui explique pourquoi le nombre des minéraux sulfurés est très élevé par rapport à
leur abondance.

Les sulfures peuvent avoir une genèse variable : magmatique, hydrothermale (la plus commune),
pneumatolytique (moins commune). La genèse sédimentaire est plus difficile, car dans un
environnement sédimentaire l’oxygène est abondant et oxyde le sulfure en sulfate. Toutefois, elle
est réalisée dans l'environnement marin euxinique, caractérisé par une forte sédimentation des
résidus biologiques, qui s’oxydent et créent un environnement réducteur où marcassite (FeS 2),
pyrite (FeS2), chalcopyrite (CuFeS2), et patronite (VS4) précipitent. Ces sulfures donnent une
couleur gris-bleu aux argiles marines, qui normalement sont rougeâtres pour la présence de
Fe(OH)3.

3. Les oxydes

Certains éléments (métaux et métalloïdes) forment avec l'oxygène et le groupe hydroxyle (OH)
des minéraux que l'on range dans la classe des oxydes et des hydroxydes. La majeure partie de
ces minéraux, très importants au point de vue économique, est concentrée dans les zones
superficielles de l'écorce terrestre. Si la genèse de nombreux oxydes peut être de type endogène
ou sédimentaire, c'est cependant dans la zone d'altération de certaines roches et dans la zone
d'oxydation des gîtes métallifères que se produisent la plupart des réactions aboutissant à des
néoformations où sont prépondérants les oxydes et hydroxydes. La majorité des composés de cette
famille ont une structure cristalline où les liaisons sont à caractère ionique dominant.

On distingue, dans cette classe, les oxydes anhydres simples (cations de même nature) ou
complexes (plusieurs cations de nature différente) et les hydroxydes.

4. Les halogénures ou haloïdes

Très réactifs, les halogènes ne sont rencontrés dans la nature qu'à l'état combiné sous forme
d'halogénures ou de sels complexes cristallisés ou dissous. Le fluor et le chlore sont
particulièrement abondants dans l'écorce terrestre ; le brome et l’iode sont plus rares. Le chlore,
le brome et l’iode, qui forment avec les éléments métalliques des halogénures solubles, se
concentrent dans les mers où ils constituent des gisements importants. En revanche, le fluor forme
avec le calcium des composés peu solubles, ce qui explique sa teneur relativement faible dans
l'eau de mer ; ses principaux minerais sont la fluorite (ou fluorine) CaF2, la fluorapatite Ca5(PO4)3F
et la cryolite Na3AlF6.
59

N.B : les halogénures (fluorures et chlorures) sont généralement vitreux, souvent peu colorés et
de dureté et de densité faible.
5. Carbonates et nitrates
Les carbonates sont des minéraux largement représentés à la surface du globe. Le carbonate de
calcium, en particulier, est le constituant principal des coquilles de nombreux organismes. On le
retrouve surtout dans la lithosphère sous forme de roches dites calcaires, les plus abondantes
parmi les roches sédimentaires. Ce stock considérable de carbone est alimenté par le métabolisme
des êtres vivants sous forme de gaz carbonique, lequel donne notamment, en se combinant avec
les métaux divalents, des composés insolubles dans les conditions normales de la lithosphère : les
carbonates. Des dissociations ultérieures peuvent cependant intervenir, à la faveur desquelles le
carbone mis en réserve est restitué à la biosphère et à l'atmosphère. Ainsi les carbonates se trouvent
à la croisée des cycles biochimique et géochimique du carbone, localisés essentiellement dans la
zone superficielle de la lithosphère. La présence des carbonates dans les roches d'origine interne
est, en effet, exceptionnelle et elle pose l'un des problèmes les plus intéressants de la pétrologie,
celui de l'origine « primaire » du carbone en profondeur.

Le caractère structural essentiel des carbonates est la présence de l'ion CO23—. Tout atome de
carbone s'y trouve au centre d'un triangle équilatéral dont chacun des sommets est occupé par un
atome d'oxygène. Aucun ion oxygène n'est commun à deux groupements triangulaires
carboneoxygènes ; ceux-ci doivent être considérés comme des unités distinctes dans la structure
des minéraux carbonatés et ils sont largement responsables des propriétés particulières de ce
groupe. La liaison entre le carbone central et les oxygènes qui lui sont coordinés n'est pas aussi
forte que celle qui existe dans CO2. En présence de l'ion hydrogène, le radical carbonate devient
instable et se brise pour fournir du gaz carbonique et de l'eau. Cette instabilité est à l'origine des
tests avec les acides, utilisés pour la reconnaissance des carbonates.

Lorsque l'ion carbonate est combiné avec les cations divalents (Ca, Fe...), il en résulte, pour les composés
formés, des structures de géométrie simple qui sont générés.
6. Borates
Ils ne constituent qu'une infime partie de la croûte terrestre. On les rencontre dans les dépôts dus
à l'évaporation de lacs salés, auprès de certaines sources chaudes et autour des dépôts
fumeroliens des volcans. Ils sont caractérisés par les groupes anioniques [BO3]3- ou [BO4]5-,
souvent liés entre eux, formant des structures en chaînes ou en feuillets. Ils forment des minéraux
généralement blancs. Leur indice de réfraction peu élevé leur confère un éclat vitreux et leur
dureté est faible.
60

7. Les sulfates et ses dérivés

Les sulfates naturels se forment dans des conditions variées : par condensation de fumerolles
volcaniques, ils participent à la genèse des sublimés ; par altération des minerais sulfurés, ils
apparaissent dans la zone d'oxydation des gîtes métallifères ; par précipitation directe, ils
constituent une bonne part des gangues hydrothermales et des séries sédimentaires à « évaporites
».

Les sulfates d'altération proviennent surtout de l'oxydation des sulfures dans la frange supérieure
de l'écorce terrestre. Lorsque l'érosion est assez faible pour que la zone d'oxydation se développe,
tout dépôt métallifère exposé en surface est oxydé en un « chapeau de fer » où dominent des
oxydes, des carbonates et des sulfates les moins solubles. C'est ainsi que la pyrite (FeS2) donne
d'abord du sulfate ferreux FeSO4, puis du sulfate ferrique Fe2(SO4)3, instable.

Ces minéraux sont caractérisés par une dureté faible. Certains sont facilement solubles dans
l’eau, à l’exception de la barytine et de la célestine qui forment souvent la gangue de certains
filons hydrothermaux.
8. Phosphates
Les minéraux phosphatés sont nombreux mais globalement ils ne représentent qu’une faible
proportion de la croûte terrestre. Les propriétés physiques de ces minéraux sont assez complexes
diverses et il est difficile de leur trouver des points communs. A part l’apatite qu’on trouve dans
les roches magmatiques, ils se trouvent dans la zone d’oxydation de la croûte terrestre et dans les
stades terminaux des processus magmatiques (pegmatites, filons hydrothermaux).

9. Les silicates

L'oxygène (O) et le silicium (Si) sont les éléments les plus abondants dans la croûte terrestre ; ils
s'associent pour former une molécule de [SiO4]4- de forme tétraédrique, avec l'atome de silicium
placé au centre de la structure atomique.
61

Les minéraux formés à partir de cette molécule sont nommés les silicates, ils rassemblent un
grand nombre des minéraux les plus couramment observés dans les roches magmatiques et
métamorphiques et sédimentaires. Les silicates représentent plus de 90 % de minéraux de la croûte
terrestre.

Les silicates sont classés en fonction du taux de polymérisation des sites tétraédriques [SiO4]4,
c’est-à-dire du rapport Si/O. autrement dit, leur classification est fonction de l’enchevêtrement ou
de l’empilement des tétraèdres dans la structure minéralogique.

a) Les nésosilicates

Ce sont des silicates à tétraèdres isolés et leur composition de base est (SiO4)4.

b) Les sorosilicates

Si les nésosilicates sont à tétraèdres indépendants c'est-à-dire sans O commun, les sorosilicates,
en revanche, sont caractérisés par des groupes de 2 tétraèdres reliés par un O commun. D'où le
radical de base : [Si2 O7]6-

Ce sont des silicates à double tétraèdres isolés dans la structure.

Exemple :

• L’épidote : (Monoclinique) : (SiO4.Si2O7) Fe3Ca2 (OOH)

c) Les phyllosilicates (les argiles) : ce sont des silicates en feuillets et leur composition de
base est [Si2O5]2-.
62

Les tétraèdres ont en commun 3 Oxygène qui forment une face (base). On réalise ainsi des
couches de tétraèdres, disposés selon un motif hexagonal, avec des pointes d'un même côté. La
base de la couche correspondant aux bases triangulaires est électriquement neutre.

Exemple :

➢ Le talc,

➢ Les micas.

➢ Le mica noir ou biotite (Si3AlO10) (Mg,Fe)3(OH,F)2K : il magnésien et homologue du talc.


Il forme une série isomorphe (monoclinique) avec la phlogopite.
➢ Le mica blanc ou muscovite (Si3Al3O10) (OH,F)2K de système monoclinique. A son côté
nous citerons la Paragonite qui est plus sodique et les Phengites qui renferment F.
• La prehnite : de Formule : Ca2 Al2 Si3 O10 (OH)2 et de système Orthorhombique.

• Les chlorites (Fe,Mg,Al)6(Si,Al)4O10(OH)8 : Ces minéraux appartiennent, en fait, au monde


des argiles.
• Les serpentines (Mg,Fe,Ni)3Si2O5(OH)4

• Les argiles : ce sont les silicates hydratés à structure de Phyllites

Exemples :

• La kaolinite [Si4 O10 (OH)2] Al4 (OH)6

• L’illite (Si3,6Al0,4O10) Al2K0,4(OH)2

4) Les cyclosilicates

Ces minéraux sont constitués par des tétraèdres disposés en "chaîne fermée" pour constituer ces
anneaux il peut y avoir : 3, 4 ou 6 tétraèdres.
63

Ce nombre de tétraèdre conditionne le système cristallin des minéraux formés :

▪ 3 tétraèdres = système Rhomboédrique


▪ 4 tétraèdres = système Quadratique
▪ 6 tétraèdres = système Hexagonal

5) Les inosilicates

Cette catégorie de silicates est constituée par des chaînes ouvertes de tétraèdres. Ces chaînes
peuvent être simples ou doubles :

Exemples :
- Les pyroxènes
- Les amphiboles
6) Les tectosilicates

Ce sont des silicates construits à l'aide de tétraèdres disposés en édifices à trois dimensions.

En fait, les tétraèdres de base Si O4 que l'on retrouve dans tous les silicates, sont ici soudés les uns
aux autres par leurs quatre sommets. Donc, chaque atome d'oxygène appartient à 2 tétraèdres
voisins.

Formule structurale : Si O4/2 soit [Si O2]


64

Exemples :
Le quartz
C'est le minéral qui caractérise les milieux saturés en Silice. Celle-ci n'entre plus dans la
constitution des silicates, mais elle est libre. Cette forme de silice libre se trouve dans les roches
magmatiques (plutoniques et effusives) et métamorphiques.
➢ Tridymite et cristobalite
Ce sont des formes caractéristiques des roches volcaniques, difficiles à différencier du quartz.
La Cristobalite apparaît lors de la dévitrification des verres volcaniques. Son système est
quadratique, pseudo cubique.
➢ Calcédoine et opale
Ces produits siliceux sont caractéristiques de concrétionnèrent. C'est l'Agate, pierre semi-
précieuse, dans les roches ignées. Ils sont surtout abondants dans les roches sédimentaires : les
Silex.
➢ Les feldspaths
Il existe de nombreux feldspaths, dont les principaux sont l'orthose, le microcline (potassique),
l'albite (sodique) et l'anorthite (calcique).

On distingue les feldspaths alcalins, souvent translucides, blanchâtres ou roses et riches en


alcalins (Na+, K+) et des feldspaths calco-alcalins (plagioclases) qui diffèrent des précédents par
la présence de calcium (Ca2+) et l'absence de potassium (K+). Les plagioclases constituent une
série continue de minéraux (une solution solide), dont les pôles purs sont l'albite et l'anorthite. Les
feldspaths alcalins constituent aussi une série continue (dont les pôles sont l'albite et l'orthose) à
haute température, mais avec une miscibilité seulement partielle à basse température.
65

Feldspaths potassiques (K,Na)[Si3AlO8], avec faible proportion en Na : la sanidine


(monoclinique), l’orthose K[Si3AlO8] (monoclinique), le microcline (triclinique).

Feldspaths sodi-potassiques (Na, K) [Si3Al O8], plus riches en Na que les précédents, ils sont
intermédiaires entre orthose et albite. L’anorthose est en moyenne constitué de 60 % d’orthose
et de 40 % d’albite (ce que l’on note Or60 - Ab40).

Les feldspaths sodi-calciques ou plagioclases, du système triclinique, forment une série


isomorphe continue de l’albite sodique à l’anorthite calcique.

X. Minéraux organiques
Les minéraux organiques sont constitués par quelques minéraux bien définis ainsi qu’un groupe
d’hydrocarbone mal définis tels que l’asphalte. Nous avons :
• Millite : ce minéral cristallise dans le système quadratique et provient des cassures du lignite
ou de tourbe. Il est caractérisé par une cassure conchoïdale, dureté de 2 à 2.5une densité de 1.6,
couleur de miel d’où le nom, éclat vitreux gras et transparent.
• Whewellite : c’est un minéral filonien du tétraèdre de quartz de couleur jaunâtre ou blanchâtre
; éclat nacré ; de cassure conchoïdale et cristallise dans le système monoclinique
66

TROISIEME PARTIE : NOTIONS DE PETROGRAPHIE


67

CHAP I : INTRODUCTION ET DEFINITIONS


La pétrographie, au sens large, est la science des roches, comprenant leur description
(pétrographie au sens strict), leur classification et l’interprétation de leur genèse (Foucault &
Raoult, 1995).
Au regard de cette définition, on comprend directement que la pétrographie au sens large s‘appuie
sur des sciences telles que, pour exemples : la minéralogie (voir chapitre précédent), la lithologie,
la stratigraphie, la géodésie, la paléontologie. Il est à noter qu’au terme de « pétrographie »,
certains lui préfère le terme de « pétrologie ».
La roche est un matériau constitutif de l’écorce terrestre, formé en général d’un assemblage de
minéraux et présentant une certaine homogénéité statistique ; le plus souvent dur et cohérent
(pierre, caillou), parfois plastique (argiles), ou meuble (sable), à la limite liquide (pétrole) ou
gazeux (Foucault & Raoult, 1995).
En géologie, la notion de roche comprend donc tous les types de matériaux constituant l’écorce
terrestre, y compris les sols meubles. Au vu de cette définition, on comprend alors que la
nomenclature des roches est encore plus complexe que celle des minéraux, aucun système de
classification ne fait l’unanimité chez les Géologues. Les noms donnés aux roches, au cours des
développements de la pétrographie, sont relatifs (entre autres) : soit à leur composition
minéralogique, soit à leur morphologie extérieure, soit à la région ou à la localité où elles ont été
découvertes, soit encore à leur évolution.
D’autre part, à la différence des minéraux, les roches ne se développent pas les unes à côté des
autres indépendamment, toutes les transitions peuvent exister entre les roches génétiquement
voisines. Leur classification et subdivision sont donc des démarches intellectuelles.
I.1. Les trois grands groupes de roches et leur cycle évolutif

En pétrographie, la classification fondamentale se base sur l’origine des roches et leur processus
de formation (appelé genèse). On peut ainsi classer les roches en trois grands groupes :
• les roches magmatiques (encore appelées roches ignées) : qui sont le produit du refroidissement
et de la consolidation de bains silicatés en fusion, appelés magmas. Ce refroidissement pouvant
se faire soit à la surface de la terre (donnant les roches volcaniques), soit au sein de l’écorce
terrestre (donnant les roches plutoniques),
• les roches métamorphiques : qui sont formées à partir de roches préexistantes essentiellement
par des recristallisations dues à des élévations de température et de pression,
• les roches sédimentaires : qui se forment à partir de la désintégration d’autres roches à la surface
de la terre, ou à partir de la précipitation chimique ou biochimique de solutions.
68

Les roches proviennent donc toutes à l’origine du magma en fusion et subissent une évolution
dans le temps. Ainsi, par exemple, une roche sédimentaire peut être le produit de l’altération de
roches métamorphiques, elles-mêmes étant le produit du métamorphisme de roches, soit
magmatiques, soit sédimentaires, soit métamorphiques. Les relations et le cycle d’évolution des
trois grands groupes de roches sont représentés sur le schéma qui suit.
On voit donc que le magma constitue la source primitive de la formation de toutes les roches. Si
la composition initiale du magma est importante, les conditions de température et de pression sont
fondamentales lors de la cristallisation des minéraux.
I.2. Les propriétés descriptives des roches

a) La composition minéralogique
La composition minéralogique est le caractère individuel le plus important à examiner pour
l’identification des roches. Quel que soit le groupe d’appartenance des roches, elles sont
généralement composées de quelques minéraux fondamentaux appartenant à des « familles » peu
nombreuses telles que : feldspaths, quartz et, dans une moindre mesure, pyroxènes.
b) La grosseur du grain
La grosseur du grain est le diamètre moyen des grains constituant la roche. Quelle que soit le
groupe d’appartenance d’une roche, la grosseur du grain prend une part importante dans sa
classification au sein de ce groupe.
c) La couleur
On a vu au chapitre 1 que la couleur des minéraux, et à plus forte raison des roches, dépend
fortement de la présence certains éléments chimiques, même en faible proportion. Les feldspaths
et les quartz sont de teinte claire tandis que les pyroxènes ou ferromagnésiens ou encore, la plupart
des minéraux argileux (roches sédimentaires), sont de couleur sombre en raison de la présence de
magnésium et/ou de fer.
d) l’indice de coloration
On définit l’indice de coloration d’une roche comme étant le pourcentage de minéraux sombres
qu’une roche contient. Pour rappel (voir chapitre 1), les quartz et les feldspaths sont des minéraux
clairs tandis que les ferro-magnésiens sont foncés.
e) La texture
La texture est fonction de la forme, de la disposition et de la répartition des minéraux dans la
roche. La notion de texture recouvre les caractères microscopiques.
69

f) La structure
La structure est l’ensemble des caractères extérieurs des roches en masse tels que la stratification,
la structure en couches ou en bandes. Il s’agit d’une propriété importante permettant de
commencer par rattacher une roche à l’un des trois groupes principaux. La notion de structure
recouvre généralement les caractères macroscopiques.
g) Le gisement
Le caractère du gisement est défini par la nature de la formation géologique d’où est issue la roche
à décrire. Cette notion est vaste et comprend également implicitement l’explication succincte de
la genèse de la formation géologique encaissante.
Remarque : dans un souci de simplification, dans les descriptions des différentes roches, on
regroupera les caractéristiques « indice de coloration » et « couleur » sous le terme général de «
couleur ». De même, les caractéristiques « texture » et « structure » seront regroupées sous le
terme général de « structure ».
I.3. Genèse des roches magmatiques
C’est dans la partie supérieure du manteau que prend naissance une grande partie de la matière
fondue appelé magma qui mène à la formation des roches magmatiques. Le magma visqueux est
un mélange en proportions variables, suivant les conditions de température et de pression, de
cristaux et d’une phase en fusion.
70

CHAP II : ROCHES VOLCANIQUES ET ROCHES PLUTONIQUES


II.1. Introduction
A partir d’un foyer magmatique, le magma en fusion migre alors vers le haut, à travers la croûte
terrestre, et selon la rapidité de cette migration et du refroidissement, deux types principaux de
roches magmatiques se forment (figure 14) : les roches plutoniques qui se forment en profondeur
et les roches volcaniques qui se forment à la surface.
Entre ces deux groupes principaux, existent des roches intermédiaires entre plutoniques et
volcaniques appelées roches filoniennes que les Géologues considéraient comme un groupe à
part, mais la tendance générale actuelle est de considérer qu’elles font partie de l’un ou l’autre des
deux groupes, en fonction de leur structure (voir plus loin).
a) les roches volcaniques
Lorsque la migration est rapide, le magma atteint la surface de la croûte et s’y répand, le
refroidissement est alors relativement rapide et mène à la formation de laves, terme général
désignant les roches volcaniques (également appelées roches extrusives ou effusives).
• les roches volcaniques principalement représentées par les basaltes, roches foncées à faible
teneur en silice (on parle de roches « saturées » ou « sous-saturées » ou « basiques ») et à forte
teneur en ferro-magnésiens, qui sont le produit du refroidissement de magmas hyposiliceux ;
b) les roches plutoniques : différentes formes d’intrusion
Lorsque la migration est plus lente, le magma cristallise en profondeur (souvent dans la partie
inférieure de la croûte) pour former des masses rocheuses appelées roches intrusives, autre terme
désignant les roches plutoniques.
Les roches plutoniques principalement représentées par les granites, roches claires à forte teneur
en silice (on parle de roches « sursaturées » ou « acides ») et à très faible teneur en
ferromagnésiens, qui sont le produit du refroidissement de magmas hypersiliceux.
II.1.1. Classification des roches magmatiques

Il existe plusieurs classifications basées : soit sur la teneur en silice, soit sur la composition
minéralogique, soit sur la structure cristalline, soit encore sur l’indice de coloration. Ce n’est que
depuis 1974 qu’il existe une classification internationale unifiée due aux travaux de Streckeisen,
basée sur les proportions relatives des principaux minéraux constitutifs.
II.1.1.1. Principaux minéraux constitutifs des roches magmatiques
Les minéraux essentiels des roches magmatiques, dont les associations suffisent à définir une
roche magmatique, sont peu nombreux (Calembert, 1972) :
71

• les minéraux blancs : quartz et autres formes de la silice (calcédoine), feldspaths (orthose,
microline et plagioclases), feldspathoïdes (leucite et néphéline), muscovite (mica blanc).
• les minéraux colorés (en général foncés) : pyroxènes (augite, hyperstène), amphiboles
(hornblende), biotite (mica noir), péridots (olivine).
II.1.2.2. Structure des roches magmatiques
Cette classification est basée sur l’aspect rendu par l’organisation et la taille des différents
minéraux constitutifs d’une roche magmatique quand on observe un échantillon tant à l’oeil nu
qu’au moyen d’une loupe ou encore au microscope.
a) Structure grenue (gros cristaux)
La roche est entièrement cristallisée. Elle est donc le produit d’un refroidissement lent à très lent
qui se produit dans la croûte terrestre lors de la cristallisation. En conséquence, seules les roches
plutoniques et certaines roches filoniennes présentent cette structure.
b) Structure microgrenue (cristaux moyens)
Le magma qui entre en contact avec la roche encaissante se refroidit plus rapidement qu’au cœur
de la chambre magmatique. La roche est entièrement cristallisée mais les différents minéraux
sont indifférentiables à l’œil nu et très difficilement au moyen d’une loupe. C’est le cas des
roches filoniennes et de la périphérie des massifs plutoniques.
c) Structure microlitique (cristaux fins)
Dans ce cas, la roche n’est plus entièrement cristallisée. De très petits cristaux, le plus souvent
allongés et observables uniquement au microscope, sont présents et « nagent » dans une masse
vitreuse amorphe. Parfois des cristaux infra-millimétriques sont présents (le plus souvent de
l’olivine). Cette structure est caractéristique d’un refroidissement rapide, ce qui est le cas de la
majorité des roches volcaniques ou extrusives, autrement dit, des basaltes.
d) Structure vitreuse
Cette structure est proportionnellement assez rare. Le refroidissement est extrêmement rapide,
ce qui ne laisse pas le temps au magma de cristalliser. C’est le cas de la plupart des roches
formées à la suite d’une éruption volcanique violente (obsidiennes, bombes, ponces, ...). Il est à
préciser ici que le qualificatif de « vitreuse » n’est pas exclusif à l’apparence d’un verre (cas des
obsidiennes) mais plutôt à l’absence de cristallisation (exemple des pierres ponces)
II.1.2. Description des roches magmatiques les plus courantes

En guise d’introduction, il faut insister sur les proportions suivantes (volumiques ou pondérales,
les chiffres étant quasiment identiques) :
72

• La famille réunissant les granites et granodiorites constitue près de 95 % des roches


plutoniques. Ces roches forment la majorité de la croûte continentale même si elles sont le plus
souvent recouvertes de roches sédimentaires,
• La famille des basaltes constitue près de 95 % des roches volcaniques continentales et
océaniques. Ces roches forment la majorité de la croûte océanique.
II.2. Roches plutoniques
a) Famille de la quartzolite
Les quartzolites sont plutôt rares et ont comme caractéristique principale de contenir plus de 60
% de quartz (on parle de roches hypersiliceuses ou acides). Elles n’ont pas d’équivalent extrusif
car leur magma originel très visqueux ne peut atteindre la surface de la croûte.
• composition minéralogique : 60 à 100 % de quartz et micas, feldspaths comme minéraux
accessoires ;
• grain : relativement grossier mais la teinte relativement uniforme et le fait que les grains soient
« moulés » les uns sur les autres ne permet pas de les distinguer
• couleur : de teinte claire, en majorité blanche, gris-blanche ou laiteuse
• structure : non orientée, grenue
• gisement : roches généralement de remplissage filonien.
b) Famille des granites
Cette famille comprend les granites et les granodiorites. Le nom granite provient du latin granum
(grain). « Feldspaths, quartz et micas, cela ne s’oublie pas » dit-on couramment, en simplifiant à
propos de sa composition minéralogique. Son équivalent extrusif est la rhyolite. Les
caractéristiques générales des granites sont les suivantes :
• composition minéralogique : 80 à 100 % de minéraux clairs (dont 20 à 60 % de quartz et 40 à
80 % de feldspaths), 0 à 20 % de minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, augite,
amphibole, apatite, muscovite, magnétite, zircon) ;
• grain : roche généralement grenue (taille courante des grains, de 1 à 5 mm), parfois aplitique
(taille des grains de 0,5 mm) ou pegmatitiques (taille des grains supérieure à 1 cm) ;
• couleur : généralement de teinte claire, blanche, grise, rose et rouge, habituellement tachetée («
mouchetée ») par combinaison quelconque des couleurs ;
• structure : généralement non orientée, grenue, souvent porphyrique, parfois pegmatitiques.
Certains granites montrent une structure fluidale en raison de leurs minéraux (comme le mica et
l’hornblende) qui s’orientent lors du mouvement du magma combiné à son refroidissement
progressif ;
73

• gisement : roches qui se présentent en amas, batholites, cheminées, sills et dykes. Ces formes
sont intrusives et coupent transversalement les roches encaissantes qu’ils métamorphisent
(métamorphisme de contact). Elles n’apparaissent à la surface de la terre qu’à la faveur de
l’érosion.

Les variétés les plus courantes sont :


- Les granites les plus communs (calco-alcalins) : roches à structure non orientée, grenues, de
teinte claire, finement mouchetées. On les dénomme souvent d’après les minéraux
ferromagnésiens qu’ils contiennent : granites à biotite et amphibole (hornblende verte), granite
à deux micas (biotite et muscovite), granite à pyroxène.
- Les microgranites : semblables aux granites communs à la différence près qu’elles sont
microgrenues, témoignant d’un refroidissement plus rapide que pour les granites. Ce sont des
roches filoniennes ou de bordure des grands amas (batholites). Les microgranites sont très
régulièrement porphyriques, certains minéraux se développent en des grains centimétriques
contrastant avec la matrice microgrenue, témoignant d’une variation de la vitesse de
refroidissement du magma.
- Les pegmatites : au contraire des précédentes, le refroidissement est ici beaucoup plus lent, ce
qui donne naissance à des grains centimétriques à décimétriques. La composition chimique et
minéralogique est identique à celle des granites communs, mais on parle de « pegmatites » en
escamotant le terme granite.
- Les granites alcalins : roches à structure non orientée, grenue contenant principalement du
quartz en abondance, de l’orthose et parfois de l’albite.
- Les granodiorites : roches grenues, voisines des granites mais dont les feldspaths sont en
majorité des plagioclases, il est généralement plus sombre que le granite.
NB : Le granite est un matériau de construction très répandu (pierre de
parement, de dallage) car il possède une grande résistance à l’usure et à
l’altération (à l’échelle de temps humaine) du fait de sa forte teneur en quartz.
D’autre part, la présence de feldspaths qui se clivent à 90° permet de l’extraire
sous forme de parallélépipèdes et de le façonner selon des plans de séparation
perpendiculaires.
74

c) Famille de la syénite
Cette famille comprend principalement la syénite (au sens propre) et la monzonite. Elles sont
beaucoup moins répandues que les granites et s’en différencie par le fait qu’elles ne contiennent
que très peu ou pas de quartz.
➢ Les syénites
• composition minéralogique : 60 à 80 % de minéraux clairs (dont 0 à 20 % de quartz ou de
feldspathoïdes, et 80 à 100 % de feldspaths – 65 à 100 % de feldspaths alcalins 0 à 35 % de
plagioclases), 0 à 40 % de minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, pyroxènes,
apatite, magnétite, zircon)
• grain : roche généralement grenue (grains moyens à grossiers)
• couleur : généralement gris clair à gris sombre, également rougeâtre ou bleuâtre
• structure : généralement non orientée, grenue, rarement porphyrique
• gisement : roches rares qui se présentent en petits massifs (lopolites ou laccolites) associées au
granite ou à la diorite
➢ Les monzonites
• composition minéralogique : 55 à 90 % de minéraux clairs (dont 0 à 20 % de quartz ou 0 à 10 %
de feldspathoïdes, et 80 à 100 % de feldspaths – 35 à 65 % de feldspaths alcalins 35 à 65 % de
plagioclases), 10 à 40 % de minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, pyroxènes,
hornblende) ;
• grain : roche généralement grenue (grains moyens) ;
• couleur : généralement gris clair à gris sombre, également verdâtre, brunâtre ou rougeâtre ;
• structure : généralement non orientée, grenue. La plupart des monzonites montrent une structure
fluidale due aux feldspaths alcalins (microline) allongés ;
• gisement : roches rares qui sont en relation étroite avec des formations granitiques ou
granodioritiques.
d) Famille de la diorite et du gabbro
La diorite et le gabbro présentent peu de différences d’où leur regroupement au sein d’une même
famille. Après les granites, ce sont les roches plutoniques les plus courantes. Leur caractéristique
commune est la faible proportion de feldspaths alcalins. Leur différence essentielle consiste en la
présence de plagioclases clairs pour la diorite et de plagioclases foncés pour le gabbro. Ce dernier
est donc plus foncé que la diorite.
➢ Les diorites
75

• composition minéralogique : 50 à 85 % de minéraux clairs (dont 0 à 20 % de quartz ou 0 à 10 %


de feldspathoïdes, et 80 à 100 % de feldspaths – 0 à 35 % de feldspaths alcalins 65 à 100 % de
plagioclases), 15 à 50 % de minéraux colorés, et les minéraux accessoires (grenat, sphène, apatite,
zircon, pyroxènes, hornblende) ;
• grain : roche finement à moyennement grenue, parfois porphyroïde, rarement pegmatitique,
parfois microgrenue (on parle alors de microdiorite) ;
• couleur : généralement gris clair à gris sombre, gris verdâtre ;
• structure : généralement non orientée, se présentant souvent en lits ou elles alternent avec les
gabbros ou avec certains granites ;
• gisement : roches en amas indépendants de petite taille, ou sous forme de cheminées et dykes.
➢ Les gabbros
• composition minéralogique : 35 à 80 % de minéraux clairs (dont 0 à 20 % de quartz ou 0 à 10 %
de feldspathoïdes, et 80 à 100 % de feldspaths – 0 à 35 % de feldspaths alcalins 65 à 100 % de
plagioclases), 20 à 65 % de minéraux colorés, et les minéraux accessoires (olivine, sphène, biotite,
magnétite, pyroxène, hornblende) ;
• grain : roche finement à grossièrement grenue (le plus souvent finement), rarement porphyroïde,
très rarement pegmatitique ;
• couleur : généralement gris moyen à gris sombre, bleuâtre et parfois presque noire ;
• structure : souvent en couches ou en bandes définies par une alternance de minéraux clairs et
foncés (couches de 1 à 2 cm) ;
• gisement : roches en amas indépendants de petites tailles, ou sous forme de cheminées et dykes.
La disposition en couches est courante, se présentant sur le terrain comme un empilement de
soucoupes.
e) Famille de la péridotite
Cette famille comprend les feldspathoïdolites (souvent appelées « foïdes » par contraction) et les
« mafites ». Ce sont des roches rares dans la croûte terrestre. L’élément le plus courant de cette
famille est la péridotite (contenant une grande proportion d’olivine). Ce sont des roches qui, pour
la plupart, sont foncées en raison de la prédominance des minéraux mafiques (olivine et
pyroxènes).
II.3. Roches volcaniques
D’une manière générale, on classe les roches sous deux grandes familles : les « pyroclastites » et
les « laves ». Les pyroclastites désignent toutes les roches volcaniques qui ont été éjectées dans
l’air. Par opposition au pyroclastites, on regroupe toutes les autres roches volcaniques sous le
76

terme générique de laves. Ce sont donc des roches qui ne sont pas éjectées dans l’air mais qui
s’écoulent des bords des cratères ou des fissures volcaniques. Cependant, le qualificatif de lave
étant trop général, on préfère distinguer plusieurs familles.
a) Famille des pyroclastites (projections volcaniques)
Les pyroclastites sont des roches magmatiques volcaniques provenant du matériel éjecté dans les
airs lors de l’éruption volcanique qui, en s’accumulant, peuvent former des bancs rocheux. Ce
sont des roches qui se forment à la surface de la croûte continentale. La subdivision des
pyroclastites se base sur leur mode de formation, sur leur aspect et sur leur taille. On les appelle
également les « projections » ou « téphras ». Quand les projections s’accumulent et se
consolident, pour former des bancs rocheux, on les appelle « tufs volcaniques ».
➢ Les poussières et cendres
Particules de diamètre inférieur à 2 mm (ou 4 mm selon la classification retenue). Elles peuvent
être entraînées sur des centaines, voire des milliers de km (exemple de l’éruption du Tambora en
Indonésie qui provoqua une « année sans été » dans l’hémisphère nord en 1815),
➢ Les lapilis
Granules de diamètre moyen allant de 2 (ou 4 mm) à 30 mm (ou 64 mm selon la classification
retenue). Les pierres ponces sont une variété très poreuse de lapilis due à la grande quantité de gaz
présente dans le matériel projeté,
➢ Les blocs ou les bombes
Projections de diamètre supérieur à 30 ou 64 mm, généralement de la dimension d’un poing à
celle d’une tête. On parle de blocs lorsque l’échantillon observé est anguleux, car projeté à l’état
solide (débris de roche encaissante de toute nature ou du bouchon d’une cheminée volcanique).
On parle de bombe lorsque l’échantillon est de forme oblongue, torsadée ou en fuseau (ces
dernières sont dues au refroidissement lors de leur course dans l’air, les bombes arrivant au sol
figées),
➢ Les ignimbrites, nuées ardentes, surges ou déferlantes
Ecoulements pyroclastiques hétérogènes dus à un magma très riche en gaz qui, un peu à la manière
d’une mousse de champagne, sont chargés en fragments liquides et solides, s’écoulent à grande
vitesse (100 à 600 km/h).
➢ Les tufs volcaniques
Ce sont des de téphras (projections) consolidés. Cette induration du matériau primitivement
meuble se fait par compaction et par cimentation. Le ciment, généralement calcaire ou siliceux,
est apporté par les eaux souterraines. Les tufs peuvent être stratifiés, soit en raison de la succession
77

de plusieurs éruptions, soit par un triage des éléments lors de la sédimentation. Ils s’apparentent
en cela aux roches sédimentaires (voir plus loin).
Sans rentrer dans les détails, il faut noter que l’on classe les tufs d’après la nature du magma
originel ou d’après la taille des éléments de base. Les tufs sont souvent riches en cavités.
b) Famille des roches volcaniques vitreuses
On regroupe sous cette famille toutes les roches volcaniques qui présentent une structure
pétrographique quasi amorphe, seuls quelques petits cristaux microscopiques y sont inclus.
Suivant cette définition, les pyroclastites présentées ci-dessus en font alors partie. Mais on trouve
également dans cette famille certaines laves qui se sont figées sans (ou presque pas) cristalliser.
Outre les pyroclastites, les roches volcaniques vitreuses les plus couramment présentées sont la
pierre ponce et l’obsidienne.
➢ Pierre ponce
La pierre ponce est un verre très poreux (sa porosité peut représenter 85 % du volume total d’un
échantillon), donc très peu compact. Cette caractéristique résulte du refroidissement très rapide
d’un magma acide très riche en gaz.
➢ Obsidienne
A l’inverse de la pierre ponce, l’obsidienne est une roche vitreuse très compacte. Elles résultent
du refroidissement rapide d’un magma visqueux, riche en gaz (mais nettement moins que celui
donnant naissance aux pierres poreuses). Les obsidiennes se rencontrent le plus souvent à la
surface des laves (sous forme de croûte de surface) et sont généralement associées aux coulées de
rhyolite. Une faible proportion d’obsidiennes sont des lapilis (exemple des « larmes d’Apaches
»), donc des projections.
Ce sont des roches qui ont également (mais moins que les pierres ponces) une forte teneur en
silice. Malgré cela, elles sont de teinte sombre, de vert foncé au noir profond. De minuscules pores
sont parfois présents, donnant à l’échantillon des reflets dorés. L’éclat vitreux ainsi que la cassure
conchoïdale et acérée sont caractéristiques des obsidiennes.
c) Famille des basaltes
Cette famille est de loin la plus répandue des roches volcaniques, et en particulier des laves. Cette
famille comprend également l’andésite et la téphrite. Il est cependant souvent difficile de
distinguer ces deux dernières des basaltes.
• composition minéralogique : 30 à 60 % de minéraux clairs (dont 80 à 100 % de feldspaths – 65
à 100 % de plagioclases et 0 à 35 % de feldspaths alcalins, 0 à 20 de quartz ou 0 à 10 % de
78

felspathoïdes), 15 à 40 % de minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, hornblende,


pyroxène, olivine, magnétite, apatite, zircon)
• grain : roche généralement à grains fins microscopiques, microlitique, parfois vitreuse
• couleur : le plus souvent de teinte sombre, grise à noire, également brunâtre, les variétés
anciennes sont verdâtres ou brun-rouge. La couleur de la cassure récente est toujours grise foncée
à noire
• structure : généralement non orientée, microlitique à compacte, souvent porphyrique en
présentant des phénocristaux de pyroxène, olivine ou hornblende (ces phénocristaux sont souvent
orientés). La structure est également fréquemment vacuolaire, amygdalaire. Sur le fond des océans
la structure est le plus souvent en nappes de « coussins ». Sur les continents, les basaltes se
disposent couramment en prismes (50 cm en diagonale). Roche très compacte
• gisement : la plus grande proportion des basaltes forme la croûte océanique où, compte tenu de
leur faible viscosité (faible teneur en silice – roches basiques), ils s’étendent en nappes très
étendues de part et d’autre des dorsales océaniques. Beaucoup plus rares sur la croûte continentale,
ils se présentent généralement en dykes d’intrusion au sein des roches pré-existantes ou en sills
étroits.
d) Famille de la rhyolite
Cette famille comprend principalement la rhyolite (au sens propre) et la dacite. Elles sont
beaucoup moins répandues que les basaltes et s’en différencie par le fait qu’elles contiennent
beaucoup de quartz. La rhyolite est analogue au granite mais le refroidissement rapide engendre
de cristaux minuscules.
➢ Les rhyolites
• composition minéralogique : 80 à 100 % de minéraux clairs (dont 20 à 60 % de quartz, et 40 à
80 % de feldspaths – 35 à 100 % de feldspaths alcalins 0 à 65 % de plagioclases), 0 à 20 % de
minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, apatite, magnétite, zircon)
• grain : fin à très fin, microgrenue à microlitique, des phénocristaux de quartz ou de plagioclases
peuvent être présents.
• couleur : généralement claire, grise, verdâtre, rougeâtre (le plus souvent) ou brunâtre
• structure : microgrenue à microlitique. La structure est fréquemment porphyrique (rhyolites
filoniennes) en raison de la viscosité élevée du magma qui peut alors être bloqué lors de sa
remontée dans les cheminées, fissures, ... En raison de cette viscosité élevée, on observe souvent
une texture fluidale en bandes apparentes soulignée par des couches tourbillonnaires de couleur
ou de granulométrie différente. Roche compacte.
79

• gisement : on trouve les rhyolites sous forme de coulées de laves, de dykes et noyaux. Ils peuvent
également former le bouchon d’une cheminée volcanique.
➢ Les dacites
La dacite se différencie de la rhyolite par le fait que les feldspaths sont en majorité des
plagioclases, ce qui lui confère une couleur plus gris-sombre. C’est le pendant volcanique des
granodiorites.
e) Famille du trachyte
Cette famille comprend le trachyte au sens propre, la latite et la phonolite. Ce sont des roches
riches en feldspaths. Elles constituent le pendant volcanique des syénites, monzonites et gabbros.
Les trachytes sont les roches les plus répandues de cette famille.
➢ Les trachytes
• composition minéralogique : 60 à 100 % de minéraux clairs (dont 0 à 20 % de quartz ou 0 à 10
% de feldspathoïdes, et 80 à 100 % de feldspaths – 65 à 100 % de feldspaths alcalins 0 à 35 % de
plagioclases), 0 à 40 % de minéraux colorés et les minéraux accessoires (biotite, apatite,
amphibole, pyroxène) ;
• grain : très fin, microlitique, toujours porphyrique ;
• couleur : généralement claire, gris clair à gris moyen, jaunâtre, rougeâtre ou brunâtre ;
• structure : microlitique et toujours porphyrique, parfois poreuse. La structure est souvent
fluidale ;
• gisement : identique à celui des rhyolites, on trouve les trachytes sous forme de coulées de laves,
de dykes et noyaux. Ils peuvent également former le bouchon d’une cheminée volcanique.
80

CHAP III : GENESE DES ROCHES SEDIMENTAIRES

Les roches sédimentaires sont des roches secondaires qui se forment donc à la surface de la croûte
terrestre, à partir de roches préexistantes. Ces dernières peuvent être des roches magmatiques,
métamorphiques, ou même sédimentaires précédemment formées. Sont également regroupées
parmi les roches sédimentaires les roches d’origine chimique (les sels précipités de sodium ou de
potassium) et celles d’origine biochimique (calcaires).
Les minéraux constitutifs des roches qui se sont formés au sein de la croûte terrestre sont stables
à des conditions de température et de pression données. Remontées à la surface de la terre grâce
aux processus tectoniques, les roches subissent des conditions de température et de pression
différentes et leurs minéraux deviennent instables.
D’autre part, les roches sont soumises aux agents d’altération que constituent l’atmosphère, le
vent, les eaux (des océans, des précipitations, les eaux souterraines), les glaces, mais également le
biotope vivant à la surface de la terre (flore, faune, en particulier les micro-organismes). A ces
processus naturels il faut évidemment ajouter l’action de l’homme qui peut modifier rapidement
les conditions de surface (déboisement, imperméabilisation des sols, excavations, pompage des
nappes phréatiques, ...).
III.1. Les deux grandes classes de roches sédimentaires
On distingue généralement deux classes principales de roches sédimentaires, suivant leur genèse
: les roches terrigènes et les roches biochimiques. Il existe évidemment des roches intermédiaires
qui sont un mélange des deux processus de formation.
a) les roches terrigènes
Elles sont constituées pour 50 % au moins de débris de roches précédemment formées. Lorsque
celles-ci sont mises en contact avec les agents d’altération (air, eau, vent, ...) elles sont désagrégées
ou sont progressivement érodées. Les débris ou particules qui en résulte sont ensuite transportés
(par l’action de la gravité, de l’eau ou du vent) sur des distances plus ou moins longues pour
finalement sédimenter et former un dépôt. La sédimentation a lieu la plupart du temps en milieu
aqueux. A ce stade, il s’agit de roches meubles (sables, argiles, ...). Ces roches meubles peuvent
ensuite être cimentées et consolidées (indurées) à la surface de la croûte terrestre pour donner des
roches compactes, dures et cohérentes (grès, schistes, ...). Dans des conditions normales de
température et de pression proches de la surface, on appelle ce processus d’induration « diagenèse
».
81

b) les roches biochimiques


Ce sont des roches qui sont formées par des processus chimiques (précipitation pour la plupart)
ou sous l’influence d’organismes vivants. Proportionnellement, la toute grande majorité de ces
roches se forment en milieu marin.
L’eau de mer est une solution ionique comportant, principalement et en ordre décroissant, les
+ 2+ 2+ + - 2- -
cations Na , Mg , Ca , K et les anions Cl , (SO4) , (HCO3) . Ceux-ci proviennent d’une part,

de l’altération des continents, via les eaux de ruissellement et les fleuves, et d’autre part, des
sources hydrothermales présentes le long des rides océaniques. La sédimentation se produit à la
suite d’une concentration provoquée, soit par l’activité métabolique des animaux marins qui fixent
le CaCO3 dans leur squelette et qui s’accumulent à leur mort (cas des calcaires), soit par une

sursaturation en ions obtenue par évaporation (cas des sels gemmes, du gypse, ...).
De la même manière que pour les roches terrigènes, ces sédiments au départ meubles peuvent être
transformés en roche compacte par le processus de diagenèse.
II.2. La formation et le cycle des roches sédimentaires
On a vu que les roches sédimentaires sont le produit d’une succession de processus (altération,
érosion, transport, dépôt et diagenèse) et il est à noter que la majorité des roches sédimentaires
sont formées en milieu marin souvent à la faveur des cycles de « transgressions - régressions »
marines (les transgressions sont des avancées de la mer sur le continent dues, soit à la montée du
niveau de la mer, soit à l’enfoncement de la croûte continentale).
Les différentes époques géologiques (changement de climat, succession des transgressions
marines,...) mais également le triage lors de la sédimentation mènent à la formation de dépôts
différents, séparés par des surfaces (macroscopiques) dites de « stratification ». Cette stratification
est donc caractéristique des roches sédimentaires.
Suite à la dynamique du globe terrestre, les roches sédimentaires peuvent ensuite être remontées
à la surface de la croûte continentale et être altérées et cela constitue un cycle.
Cependant, il y a lieu de noter que certaines roches sédimentaires sont formées selon d’autres
processus : les évaporites, par évaporation de l’eau d’une solution saline (halite, gypse,…) ; les
calcaires construits par processus purement biochimique (barrière de corail) ; les « roches »
carbonées (charbon, pétrole, ...) par enfouissement de végétaux et leur dégradation par des
bactéries anaérobies.
82

III.3 L’altération des roches


Les facteurs d’altération à la surface de la croûte terrestre sont nombreux et peuvent être classés
en deux catégories, l’altération mécanique et l’altération chimique et biochimique. La plupart du
temps, ces facteurs d’altération agissent de manière concomitante. Il est à noter que, compte tenu
de son abondance à la surface de la croûte terrestre, l’eau joue un grand rôle dans les processus
d’altération, à la fois mécanique (gel, érosion) et chimique (hydrolyse).
a) L’altération mécanique
Un massif rocheux qui affleure à la surface de la croûte terrestre n’est jamais absolument
compact et homogène. En effet, il présente des surfaces de discontinuité dues, soit aux
stratifications pour les roches sédimentaires, soit aux plans de cassures (fissures, diaclases,
failles, ...) provoqués par les mouvements tectoniques. Ces plans de discontinuité constituent
alors des plans de faiblesse mécanique (provoquant les glissements rocheux, les éboulements,
...) et des plans d’infiltration des agents d’altération (principalement l’eau). L’altération
mécanique provoque une désagrégation du massif sans modification minéralogique.
b) L’altération chimique et biochimique
83

Les agents d’altération chimique sont : l’eau, l’oxygène, le gaz carbonique, les acides produits
par les bactéries et les racines mais également par l’activité humaine, le facteur thermique, les
conditions de drainage et de circulation des eaux. A ceux-ci, il faut ajouter les agents d’altération
biochimique que constituent les plantes ou les microorganismes.
III.4. Le transport et le dépôt des sédiments
Le transport et le dépôt des sédiments est principalement due à l’action de l’eau et dans l’eau,
même si le vent et le mouvement des glaciers participent également à la formation de roches
sédimentaires (voir plus haut). Il est donc utile d’exposer quelques faits expérimentaux qui
illustrent et synthétisent les phénomènes d’érosion, de transport et de dépôt, ainsi que les
conditions de passage de l’un à l’autre.
L’approche qui suit est due à Hjulström qui a établi expérimentalement une série de courbes
caractéristiques reliant la vitesse de l’eau à la taille des particules entraînées (diamètre moyen
équivalent).
Les expériences consistaient, soit à faire varier la vitesse de l’eau dans un chenal, dont le fond
avait été préalablement tapissé de particules de même taille, soit à se fixer une vitesse et faire
varier la taille des particules. L’ensemble de ses résultats montre trois domaines : celui de la
sédimentation, du transport, de l’érosion et du transport.
La partie des eaux météoriques qui ruisselle sur les continents est le vecteur principal de transport
des produits de l’altération du continent. Les particules sont entraînées des points hauts (reliefs
montagneux), où la vitesse de l’eau est maximale, aux points bas (plaines) où elles se déposent
progressivement suite à la diminution de la vitesse de l’eau. Les particules les plus grossières se
déposent en premier, près du lieu d’altération. Néanmoins, toutes les particules finissent par
aboutir dans les océans, au bout d’un temps qui peut être considérable. De la même manière que
sur les continents, les courants marins constituent également un vecteur de transport d’un endroit
à l’autre de l’océan.
Tout le matériel transporté s’accumule dans les bassins de sédimentation pour former un dépôt
gorgé d’eau. Les sédiments se déposent en couches successives dont la composition
minéralogique, la taille des particules, la couleur peuvent varier en fonction des époques
géologiques. Les différentes couches sont séparées par des surfaces de stratification.
III.4.1. Transformation du sédiment en roche compacte : la diagenèse
Après dépôt dans les bassins océaniques, les sédiments terrigènes mais également forment des
couches meubles « gorgées d’eau » de grande porosité (pouvant aller jusqu’à 90%). La
transformation en roche sédimentaires compacte se fait par un ensemble de processus mécaniques
84

et chimiques regroupés sous le terme de diagenèse. Il est à noter que la frontière avec le
métamorphisme est floue. La définition de la diagenèse est la suivante :
La diagenèse est l’ensemble des processus qui affectent un dépôt sédimentaire et le transforment
progressivement en roche solide (Foucault & Raoult, 1995).
Les processus de diagenèse sont complexes et variés, ils vont de la compaction à la cimentation
en passant par des phases de dissolution, de recristallisation ou de remplacement des minéraux.
D’une manière générale, les boues argileuses se compactent, les sables se cimentent et les boues
calcaires cristallisent.
a) La compaction
La compaction (ou parfois nommée « consolidation ») est due au fait que les sédiments meubles
sont progressivement enfouis sous d’autres apports. Il en résulte alors une augmentation de la
contrainte moyenne qui provoque une expulsion progressive de l’eau et une diminution de la
porosité du sédiment. Les boues argileuses sont les sédiments le plus sujet au phénomène de
compaction, même sous faible charge. Après dépôt, les particules argileuses sont lâchement
enchevêtrées. L’augmentation progressive de la contrainte amène les paillettes à s’orienter
parallèlement les unes aux autres. Elles sont alors électrostatiquement associées. La diminution
de porosité qui résulte de la compaction des argiles peut être considérable. L’orientation des
paillettes argileuses confère à la roche la faculté de se débiter en feuillets plus ou moins réguliers
; c’est la « schistosité ».
b) La cimentation
Le processus de cimentation est le principal responsable du passage d’un sol meuble à une roche
et varie en fonction de la nature du sédiment. De façon générale, l’eau qui circule dans le
sédiment peut être sursaturée par rapport à certains minéraux, qui précipite alors dans les pores
du sédiment et soudent les particules les unes aux autres.
85

Dans le cas des sables, les grains de nature variée, souvent quartzeux, sont le plus souvent
cimentés par de la calcite, de la silice ou des minéraux argileux. L’induration (cimentation) peut
se faire très tôt, avant l’empilement de plusieurs mètres de sédiments (cimentation pré-
compaction, voir figure ci-dessous), ou plus tardivement, lorsque la pression sur les particules
est grande (compaction et cimentation). Pour ce dernier cas, la pression aux points de contact
entre les particules peut être suffisamment élevée pour qu’il y ait une dissolution locale du
quartz, entraînant une sursaturation du fluide par rapport à la silice, suivie d’une précipitation de
celle-ci sur les parois des particules.

III.4.2 Classification des roches sédimentaires


Compte tenu de la complexité et du nombre de processus menant à la formation des roches, les
roches sédimentaires sont très diversifiées. En conséquence, on comprendra aisément qu’il
n’existe pas de classification qui fasse l’unanimité. En général, on commence par classer les
roches sédimentaires par groupe dépendant de leur genèse. Dans un deuxième temps, chaque
groupe possède sa (ses) classification(s) propre(s). De plus, pendant le transport, des particules
appartenant à différents groupes sont fréquemment mélangées pour aboutir à la formation de
roches intermédiaires.
On donnera la classification des deux principales familles de roches sédimentaires, à savoir les
roches terrigènes (schiste, grès) et les roches calcaires. D’autre part, on donnera également les
86

notions permettant de désigner les roches constituées d’un mélange de particules d’origine
terrigènes et de particules calcareuses.
III.4.3 Classification des roches sédimentaires
La première subdivision consiste à classer les roches sédimentaires selon leur proportion en
éléments terrigènes et en carbonates. Les roches contenant plus de 50 % de débris terrigènes sont
considérée (par convention) comme faisant partie des roches terrigènes. D’autre part les roches
contenant plus de 50 % de carbonates sont considérées comme faisant partie des roches
carbonatées. On verra ensuite comment nommer les roches en fonction de la proportion de l’un
ou l’autre des constituants.
a) Classification des roches terrigènes meubles et consolidées
Les roches terrigènes sont formées par accumulation de débris de différentes tailles arrachés par
l’érosion, ce qui permet leur classification par leur granulométrie. Elle est basée principalement
sur la subdivision en trois classes granulométriques :
• rudites : particules en majorité de taille supérieure à 2 mm ;
• arénites : particules en majorité de taille comprise entre 2 mm et 60 μm ;
• lutites : particules en majorité de taille inférieure à 60 μm.
Le tableau ci-dessous reprend les noms des roches meubles et ceux de leur équivalent consolidés.
87

Tableau 1 : classification des roches terrigènes de Wenthworth (Calembert, 1972)


Il est à noter que les principaux minéraux constitutifs des roches terrigènes sont le quartz
détritique et les minéraux argileux, ces derniers étant le produit de l’altération des feldspaths.
Des feldspaths non altérés peuvent également être présents dans les roches terrigènes mais
généralement en proportion inférieure à celle du quartz.
b) Classification des roches carbonatées
Les roches carbonatées sont en général constituées de calcaire (pour rappel, carbonate de calcium),
même s’il ne faut pas sous-estimer l’existence de massif dolomitique (la dolomite est un carbonate
mixte de calcium et de magnésium), par exemple au nord de l’Italie.
Les calcaires sont également constitués de corpuscules de taille diversifiée, certains géologue
(Calembert) adoptent les mêmes subdivisions granulométriques que pour les roches terrigènes, on
parle alors de calcirudites, calcarénites et calcilutites.
L’importance des éléments figurés (fossiles, oolithes) dans les calcaires nécessite que l’on
reprenne la classification de Folk qui associe la nature du ciment à celle des éléments figurés.
Cette classification retient deux critères distinctifs :
88

• le ciment est soit « micritique » (à grains inférieurs à 4 μm) ou sparitique (à grains supérieurs à
4 μm),
• les éléments figurés sont soit des débris (ou « clastes »), de sphérules (« ooïdes » si massifs ou
« oolithes » si en couches concentriques, de pelotes fécales d’animaux (ou « pellets »). On précise
ensuite la nature des débris ou clastes : « bioclastes » s’ils proviennent de fossiles ou «
intraclastes » s’il s’agit de débris variés.
c) Classification des roches « mixtes » (calcaires et terrigènes)
On a vu ci-dessus que les roches sédimentaires sont fréquemment des roches mixtes constituées
de débris terrigènes et de particules calcaires. Dans ce cas, les constituants principaux sont alors
les carbonates (principalement calcaires), le quartz détritique et les minéraux argileux. On classe
alors ces roches sédimentaires « mixtes » au moyen d’un diagramme triangulaire dont les trois
sommets sont les constituants principaux (figure 29, page suivante).
Il faut noter que l’usage courant consiste à désigner les mélanges d’argile (de 35% à 65%) et de
calcaires (respectivement de 65% à 35%) par le terme de « marnes ». Lorsque le pourcentage
d’argile est plus élevé (entre 65 % et 75 %) on parle de « marnes argileuses », ou lorsque le
pourcentage de carbonates est plus élevé (entre 65 % et 75 %) on parle de « marnes calcareuses
».
III.4.4 Description des roches sédimentaires les plus courantes

Compte tenu de leur genèse et de leur diversité, il est difficile de donner des caractéristiques
(structure, couleur, forme du grain, …) comme dans le cadre des roches magmatiques. Certaines
descriptions ne peuvent être que générales et peuvent sembler floues à priori. En conséquence, on
se reportera également aux éléments de classification repris ci-dessus.
III.4.4.1 Roches terrigènes
a) Famille des rudites non consolidés
Pour rappel, les rudites sont des éléments grossiers, indurés ou non, pour lesquels le diamètre
moyen dépasse 2 mm.
➢ Blocs
Débris dus à la fragmentation des roches, de forme anguleuse qui s’accumule à proximité de la
roche mère. Ce sont des débris de pente, d’éboulements.
➢ Galet roulé
Débris transportés en milieu fluviatile (torrents, rivières) ou sur le littoral (va et vient des marées),
ce qui a érodé le bloc originel et donne l’aspect roulé.
89

➢ Eléments de moraine
Débris transportés par des glaciers qui acquièrent une forme plate et présentent des surfaces striées
par les autres débris.
➢ Galet éolien
De manière semblable aux galets de rivières, certains galets ont plutôt été érodés par le vent chargé
de sable.
b) Famille des rudites consolidés (« conglomérats »)
Les conglomérats (brèches et poudingues principalement) sont des roches constituées de débris
semblables à ceux décrits ci-dessus (diamètre moyen supérieur à 2 mm) liés par un ciment. Le
ciment peut être calcareux, siliceux ou argileux.
• composition minéralogique : galets et blocs de roches à prédominance quartzeuse, chert (silice
précipitée) ou silex, ciment calcareux, siliceux ou argileux
• grain : blocs ou galets enchâssés dans une matrice composée de grains fins à moyens
• couleur : très variées mais en général claires
• structure : voir grain, pas de stratification
• gisement : lits de galets, de graviers ou de blocs s’accumulant le long des rivages
➢ Brèche
Une brèche est une roche composée de blocs, éléments anguleux, cimentés. Les brèches peuvent
être de toutes les couleurs et les blocs qui la composant peuvent provenir de la même roche mère
puisqu’il n’y a pas (ou peu) eu de transport. En général, il n’y a pas de granoclassement, ni
d’orientation des blocs dans le ciment. Il n’y a généralement pas de fossiles.
➢ Poudingue
C’est le pendant de la brèche avec des débris roulés. Au sein d’un échantillon, les galets peuvent
être de nature très diverse, car au cours du transport, des matériaux d’origine diverse sont « brassés
». Les éléments sont généralement mal triés, mais peuvent avoir une certaine orientation dans le
ciment.
c) Famille des arénites non consolidés (sables)
On appelle « sable » les formations meubles constituées de minimum 50 % d’éléments de diamètre
moyen compris entre 60 μm et 2 mm. Les minéraux sont le plus souvent du quartz, des feldspaths,
des micas et, parfois et en faible proportion, des minéraux lourds. En conséquence, les sables sont
souvent de teinte claire, ocres à bruns clair, rougeâtres. Certains sables peuvent être complètement
dépourvus de quartz comme pour exemples : les « White Sands » aux Etats-Unis qui contiennent
principalement des particules de gypse, ou les sables blancs des plages des tropiques qui
90

contiennent principalement des particules de calcite et débris de coquillages. Les sables dits «
quartzeux » doivent comprendre au minimum 85 % de quartz. On se reportera au cours de
mécanique des sols pour plus de précisions.
d) Famille des arénites consolidés (psammites)
➢ Grès
Ce sont des sables cimentés par de l’argile, du calcaire ou de la silice ou encore des oxydes de fer.
Le toucher est rugueux (ou « rêche » comme on dit chez nous...), les grès peuvent être friables à
bien consolidés.
• composition minéralogique : quartz, feldspaths et micas ou autres minéraux en plus faible
proportion.
• grain : particules comprises entre 60 μm et 2 mm dans une matrice constituée de précipités (silice,
calcite) ou de minéraux argileux.
• couleur : généralement jaune à brun, en raison de la présence de limonite (terme regroupant un
ensemble d’hydroxydes de fer), et peut parfois être vert, en raison de la présence de glauconie
(minéral de la famille des micas se formant en profondeur en milieu marin).
• structure : les grès sont toujours stratifiés et souvent fracturés perpendiculairement à la
stratification.
• gisement : voir ci-dessus. Les grès sont associés en banc aux autres roches sédimentaires.
Les variétés des grès sont les suivantes :
➢ Arkose
Grès riche en feldspaths, généralement rougeâtre, habituellement grossière et mal triée, avec de
nombreux fragments anguleux.
➢ Quartzite
Grès très riche en quartz (au minimum 85 %), à ciment siliceux souvent recristallisé. Il ne doit pas
être confondu avec le quartzite métamorphique, même si cette distinction ne peut être fait qu’en
lames minces.
➢ Grauwacke
Grès de couleur grise à gris-vert (présence de glauconie) avec au moins 25 % de feldspaths. Roche
très compacte, solide du fait de la recristallisation du ciment siliceux.
e) Famille des lutites (ou « pélites ») non consolidées
Les lutites meubles sont des sols dont minimum 50 % des particules ont un diamètre moyen
inférieur à 60 μm. Les argiles (particularité : le kaolin), les loess, les marnes argileuses en font
partie.
91

➢ Argile
La poudre de roche est transportée en suspension (ce sont les « troubles » ou les « fines ») et se
dépose en eaux calmes. Lorsque cette poudre est encore gorgée d’eau, on l’appelle vase.
Lorsqu’elle est légèrement déshydratée et plastique on l’appelle argile, enfin lorsqu’elle est plus
desséchée et indurée, on l’appelle argilite. A une étape ultérieure de la diagenèse, elle est
transformée en schiste. Les composants principaux des argiles sont le quartz, les feldspaths (ces
deux derniers en relativement faible proportion) et les minéraux argileux (en plus forte
proportion). Les argiles sont les roches sédimentaires les plus répandues et se trouvent dans les
plaines d’épandages, les anciens bassins lacustres et les vallées fluviatiles. Les minéraux ne sont
pas visibles à l’oeil nu. Les argiles sont fréquemment de teinte foncée (brun foncé à gris-noir),
sauf le kaolin, de teinte blanche. Les argiles sont toujours « litées ».
➢ Loess
Les loess sont des sols fins d’origine éolienne se rencontrant sur tous les continents mais surtout
en bordure des zones de glaciation (les limons belges sont d’origine éolienne et peuvent formés
une couche allant, par endroit, jusqu’à 6 mètres d’épaisseur).
➢ Marne argileuse
Les marnes argileuses sont des argiles comportant une forte proportion de calcaire (voir
classification des roches sédimentaires mixtes ci-dessus). Les marnes sont de teinte plus claire que
les argiles.
f) Famille des lutites consolidées
➢ Schistes
Ce sont des argiles indurées et consolidées par la diagenèse. Lors de la consolidation, les minéraux
argileux (paillettes) s’orientent perpendiculairement à la contrainte principale (verticale), ce qui
confère aux schistes la propriété particulière de se débiter en feuillets parallèle (schistosité). Les
schistes sont « onctueux » au toucher. Les schistes ont également la propriété importante de «
happer » à la langue, due aux forces électrostatiques que développent les minéraux argileux.
• composition minéralogique : mélange de minéraux argileux, de quartz, feldspaths et micas
détritiques. Les oxydes et hydroxydes de fer y abondent.
• grain : particules de diamètre moyen inférieur à 60 μm, invisibles à l’oeil nu. Les fossiles et
concrétions sont fréquents.
• couleur : teinte relativement foncée (parfois blanche – voir ci-dessus), couleur rouge (présence
d’oxydes de fer), verte foncée, bleue, grise à noire.
92

• structure : les schistes sont toujours stratifiés et présente une schistosité d’autant plus marquée
que la diagenèse a été importante.
• gisement : Les schistes sont associés en banc aux autres roches sédimentaires.
Les variétés des schistes sont les suivantes :
➢ Argilites
Schistes très faiblement indurés témoignant d’une faible diagenèse.
➢ Schistes marneux
Argiles marneuses consolidées.
➢ Schistes bitumeux
Terme désignant l’ensemble des schistes sombres contenant du bitume (provenant de la
décomposition des matières organiques par des bactéries anaérobies).
➢ Schistes ampélitiques
Terme désignant l’ensemble des schistes bitumeux fortement enrichis en sulfure (en particulier la
pyrite).
III.4.4.2 Roches biochimiques
Comme il l’a été décrit ci-dessus, sont considérées comme biochimiques les roches contenant plus
de 50 % de minéraux autres que terrigènes (carbonates, évaporites, « pétroles »). En proportion
sur la surface de la croûte terrestre, faisant partie de ce groupe de roches, les calcaires sont de loin
les plus importants.
a) Famille des carbonates
Les carbonates sont principalement représentés par les calcaires et les dolomies (même s’il ne faut
pas perdre de vue qu’il existe des autres carbonates tels que, par exemple, la malachite). Les
calcaires et dolomies se présentent rarement sous forme meuble, en raison du processus de
dissolution-recristallisation menant à leur induration plus rapidement que les roches d’origine
terrigène. Les formations les plus meubles sont les marnes calcaires (mélange d’argile et de
calcaire – voir ci-dessus) ou les craies peu consolidées. Les calcaires et dolomies ont la propriété
importante de réagir avec l’HCl (à froid pour les calcaires et à d’autant plus haute température que
la proportion de dolomite est importante).
➢ Calcaires
Les calcaires se forment uniquement en milieu marin et sont le produit : soit d’une accumulation
de débris d’animaux, de leurs sécrétions (« pellets » - voir classification ci-dessus) et de calcite
précipitée, soit d’une édification d’organismes marins (récifs de coraux). La faible dureté des
93

roches calcaires (dureté de 3 sur l’échelle de Mohs – rayable au canif), et la réaction avec l’acide
chlorhydrique à froid constituent des critères de reconnaissance essentiels.
• composition minéralogique : calcite finement minéralisée (les « cristaux » plus grands
proviennent de squelettes et de coquilles d’animaux marins ou, plus rarement, de calcite
recristallisée), quartz détritique, minéraux argileux, parfois de la silice finement cristallisée ;
• grain : variable (fin à l’aspect de morceau de sucre) mais de manière générale, le grain est fin.
Cependant, les débris de squelettes ou de coquillages sont souvent conservés au sein d’une matrice
plus fine ;
• couleur : la calcite pure est blanche mais elle est colorée par les oxydes de fer (hématite) ou, plus
généralement, par les minéraux argileux. La couleur est donc blanche, gris-clair, crème ou jaune
quand le calcaire est relativement pur et rouge, brune ou noir quand il est impur ;
• structure : les calcaires sont toujours lités, exceptés les calcaires récifaux ;
• gisement : Les calcaires sont associés en banc aux autres roches sédimentaires.
Les variétés de calcaire les plus courantes sont les suivantes :
➢ Craies
Ce sont des calcaires très clairs, généralement blancs, et souvent peu consolidés, poreux. Ils sont
constitués d’éléments squelettiques de microorganismes, principalement d’algues et de
foraminifères planctoniques (protozoaires marins), en eaux peu profondes.
➢ Calcaires oolithiques
Calcaires formés de petites sphères de concrétion (oolithes).
➢ Calcaires fossilifères
Calcaires constitués d’au moins 50 % de débris fossilifères reconnaissables. Les calcaires à
crinoïdes (exemple : le « petit granit » ou « pierre bleue du Hainaut) sont relativement répandus
(les crinoïdes sont des échinodermes composés d’un calice et étaient très nombreux dans le
Cambrien).
➢ Calcaires construits (« récifaux »)
Calcaires formés par le dépôt continuel de calcite produit par des organismes récifaux (exemple :
les barrières de coraux).
➢ Dolomies
Elles sont d’ailleurs souvent le produit de la « dolomitisation » des calcaires ; terme désignant le
2+
remplacement de la calcite par la dolomite (dû à la substitution d’un cation Ca par un cation
2+
Mg - voir paragraphe 2.3.1 de ce chapitre), en solution marine comportant une forte proportion
94

de sels dissous. Cette dolomitisation est dommageable pour l’exploitation des calcaires car elle
les rend plus poreux et donc moins intéressant pour la construction.
• composition minéralogique : roche contenant de la dolomite (carbonate mixte de calcium et de
magnésium) en proportion élevée, des minéraux détritiques et des cherts (silice de précipitation) ;
• grain : grains fins (de diamètre moyen inférieur à 20 μm) mais présentant une structure poreuse
qui rend la roche rugueuse au toucher ;
• couleur : teinte relativement claire, de couleur blanche, crème, gris ou brune, souvent marron ou
rosé (altération atmosphérique) ;
• structure : stratification à grande échelle, litage souvent « effacé » par le processus de
dolomitisation ;
• gisement : sont évidemment très fréquemment associées aux calcaires (voir ci-dessus).
b) Famille des évaporites
Les évaporites sont des roches salines formées par précipitation à partir de l’eau de mer lorsque
l’apport en eau est inférieur à la quantité évaporée (sous climat chaud et aride : exemple du Proche-
Orient). Font partie de cette famille le sel gemme (halite), le gypse et l’anhydrite (gypse
anhydride), et enfin, les sels de potassium et de magnésium. Ces roches sont décrites dans les
minéraux.
c) Famille des roches résiduelles
Cette famille est reprise parmi les roches sédimentaires bien que leur formation n’ait pas nécessité
de transport de matières. Elles se forment à partir d’éléments résiduels produits par l’altération
chimique des roches préexistantes. Font partie de cette famille le kaolin, la bauxite. Même si elles
sont importantes économiquement, leur description sort du cadre de ce cours.
d) Famille des roches carbonées
Les roches carbonées proviennent de la décomposition des végétaux par des bactéries
anaérobies. Font partie de cette famille les tourbes, les « pétroles » dans son sens général. Même
si elles sont importantes économiquement, leur description sort du cadre de ce cours.
95

CHAP IV : ROCHES METAMORPHIQUES

Les roches métamorphiques constituent un peu plus d’un quart de la croûte terrestre. Elles
constituent pour la plupart le produit du mouvement des plaques, responsable de la création de
chaînes de montagne. A la surface de la croûte terrestre, elles affleurent principalement sur les
reliefs.
IV.1 Genèse des roches métamorphiques

Le métamorphisme est la transformation d’une roche à l’état solide du fait d’une élévation de
température et/ou de pression, avec cristallisation de nouveaux minéraux, dits néoformés, et
acquisition de textures et structures particulières, sous l’influence de conditions physiques et/ou
chimiques différentes de celles ayant présidé à la formation de la roche originelle (Foucault &
Raoult, 1995).
D’autre part, il est également admis que le métamorphisme est limité aux conditions qui
provoquent la fusion totale de la roche originelle, processus qui conduit à la formation de roches
considérées comme magmatiques même si elles ne proviennent pas strictement du magma du
manteau supérieur. Dans ces conditions, le domaine du métamorphisme peut être illustré par la
figure suivante où figurent également les domaines de l’altération et de la diagenèse des roches
sédimentaires.
Les facteurs principaux du métamorphisme sont donc la température (en particulier le gradient
géothermique) et la contrainte, sans oublier le facteur temps. D’autre part, on distingue
principalement deux types de métamorphisme : le métamorphisme régional (dû au mouvement
des plaques) et le métamorphisme de contact (dû à l’intrusion du magma au sein des roches
préexistantes). Pour mémoire, on a également défini un métamorphisme d’impact (chute de
météorites) qui sort du cadre de ce cours.
IV.1.1 Les facteurs du métamorphisme
Les facteurs principaux du métamorphisme sont la température, la pression et le facteur temps, le
deux premiers étant souvent concomitants.
IV.1.2 Métamorphisme régional et métamorphisme de contact
Le gros des roches métamorphiques provient du métamorphisme régional.
a) Métamorphisme régional
On l’a vu ci-dessus, ce métamorphisme est principalement lié aux mouvements tectoniques qui
créent des contraintes anisotropes et, par les frictions entre plaques, un accroissement important
96

de la température. Ces mouvements se produisent pendant une durée suffisamment importante


pour que toutes les transformations puissent se produire.
En particulier, l’anisotropie des contraintes provoque une déformation de la roche originelle,
A l’échelle de l’échantillon, on peut souvent percevoir une structure appelée « foliation » qui
caractérise le fait que les minéraux sont applatis et s’orientent suivant une direction
préférentielle. C’est par exemple le cas des roches de la famille des granites qui sont
transformées en roches de la famille des gneiss.
Il faut noter également que les roches à grain fins métamorphisées présentent une schistosité qui
est semblable à celle créée par la diagenèse. Il s’agit d’un phénomène apparenté sauf que les
contraintes sont évidemment plus élevées dans le cas du métamorphisme. Ce qui explique que
certaines roches à grains fins (sans être à l’origine des argilites ou des schistes sédimentaires)
présentent des plans de schistosité très nets dus au métamorphisme (exemple des phyllades). Il est
parfois difficile de faire la distinction entre une schistosité due à la diagenèse et la schistosité
héritée du métamorphisme.
b) Métamorphisme de contact
Le métamorphisme de contact caractérise la transformation des roches préexistantes par les
intrusions de magma (batholites, pipes, ...). Il affecte des masses beaucoup plus petites que le
métamorphisme régional (de la dizaine de m² au km²) pour lesquelles il y a eu transfert de chaleur
du magma chaud vers les roches froides encaissantes.
Les premières roches au contact du magma sont cuites (zone des cornéennes), de nombreux
cristaux néoformés et inframillimétriques apparaissent. Pour les roches suivantes (zone des
schistes tachetés), quelques cristaux néoformés (exemple typique de l’andalousite) témoignent du
métamorphisme de contact ainsi qu’une structure finement plissée. La zone comprenant ces roches
affectées par l’intrusion de magma est appelée « auréole métamorphique ».
97

IV.2 Intensité du métamorphisme – Anatexie


Lorsqu’on se déplace dans une formation rocheuse ayant subi un métamorphisme, l’intensité (ou
le degré) du métamorphisme varie d’un endroit à l’autre. On peut ainsi passer d’un très faible
métamorphisme, semblable à une diagenèse fortement prononcée, à des conditions de pression et
de température qui peuvent mener à la fusion quasi totale de la roche préexistante, surtout si le
milieu contient de l’eau. Les domaines de la fusion partielle des roches et du métamorphisme se
chevauchent. Ce phénomène de fusion partielle, menant à la création de roches dites «
migmatiques », est appelé « anatexie ». C’est le stade ultime du métamorphisme.
Si la pression et la température sont suffisamment élevées, conditions qui sont réunies lorsque les
mouvements tectoniques provoquent l’enfoncement d’une plaque dans une zone de subduction,
on passe par une phase entièrement liquide, le magma. Celui-ci en refroidissant peut donner une
roche de type granitique, appelée « granite orogénique ».
La classification des roches métamorphiques doit alors faire état de cette évolution progressive
qui se constate également sur le terrain quand on va du bord de la zone rocheuse métamorphisée
98

vers le centre (appelé « épizone ») ayant subit les plus fortes température et pression. On franchit
alors des surfaces successives d’égale intensité de métamorphisme, appelées « isogrades »
caractérisées par l’apparition de minéraux typiques dont l’association témoigne des conditions de
température et de pression qui ont mené à leur formation. On désigne une association déterminée
de ces minéraux métamorphiques par la notion de « faciès métamorphique.
IV.3 Classification des roches métamorphiques

La présence de minéraux caractéristiques du métamorphisme qui permettent de classifier les


roches métamorphiques. La création de ces nouveaux minéraux s’appelle la « paragenèse » et une
association de certains de ces minéraux est désignée par le terme de faciès.
IV.3.1 Principaux minéraux des roches métamorphiques
Les minéraux principaux sont généralement les minéraux des roches originelles, soit le quartz, les
feldspaths, les micas et les minéraux argileux.
Les principaux minéraux néoformés du métamorphisme sont des silicates : andalousite, grenats,
épidotes, staurodite, amphiboles, serpentine, sillimanite (de même formule chimique que
l’andalousite mais de système cristallin différent), biotite, chlorite, disthène (Al2SiO5).

IV.3.2 Structure des roches métamorphiques


Compte tenu du mode de formation des roches métamorphiques, elles se trouvent pour la plupart
dans des massifs issus des processus orogéniques, elles se présentent en séries plus ou moins
plissées et fracturées selon l’intensité du métamorphisme. A l ‘échelle de l’échantillon, les roches
peuvent également montrer une structure finement plissée.
Cependant, le caractère le plus commun des roches métamorphiques (de contact ou régionales)
est la schistosité métamorphique, même si à l’origine la roche mère n’est pas nécessairement de
nature argileuse. Cette schistosité est due à l’orientation des minéraux du métamorphisme est ne
doit donc pas être confondue avec la schistosité des roches sédimentaires, même si le terme est
ambigu. C’est la raison pour laquelle on parle, de manière générale, de « faciès des schistes verts
» par exemple (voir ci-dessous).
IV.4 Classification des roches métamorphiques
En raison de la complexité du métamorphisme et des origines très diverses des roches
métamorphiques (à l’origine soit sédimentaires, soit magmatiques ou elles-mêmes issues d’un
métamorphisme antérieur), il n’existe pas de classification qui fasse l’unanimité. Les géologues
tentent généralement de construire des classifications qui soient basées sur la nature de la roche
originelle et sur les conditions de pression et de température du métamorphisme.
99

D’une manière générale, lorsque le métamorphisme a affecté :


• des roches sédimentaires, on parle de roches paramétamorphiques ;
• des roches magmatiques, on parle de roches orthométamorphiques ;
• des roches métamorphiques, on parle de roches polymétamorphiques ;
La figure qui suit illustre sommairement l’évolution des principales roches de la croûte terrestre.

IV.5 Description des principales roches métamorphiques

On trouvera ci-dessous le regroupement des roches métamorphiques en différentes « familles »,


telles que proposées dans l’ouvrage de Schumann (1989). On se référera à l’annexe 2 de ce
chapitre. Bien entendu, le type de métamorphisme dont font partie les roches décrites ci-dessous
est souligné.
IV.5.1 Famille du gneiss
Les gneiss sont issus du métamorphisme régional et ont en commun une structure grossièrement
grenue, une foliation généralement marquée, une schistosité peu marquée à nette, et une
proportion de feldspaths supérieure à 20 %. La schistosité est ici due aux cristaux de biotite.
• composition minéralogique : minéraux très variés mais les composants essentiels sont les
feldspaths et le quartz, les premiers étant nettement dominants. Les minéraux accessoires sont la
biotite, la muscovite, l’amphibole (hornblende), le grenat, la sillimanite ;
• grain : moyen à grossier ;
• couleur : généralement de couleur claire, souvent gris ou rose, mais aussi verdâtre, brunâtre,
montrant des rayures. Les couches claires sont dues à la présence de feldspaths et de quartz, et les
couches sombres sont micacées ;
• structure : structure en bande colorées alternées de bandes claires, les gneiss montrent une
foliation typique (pour rappel, due à l’orientation des grains dans une direction privilégiée). Ils
montrent également parfois une schistosité quand la proportion de micas est importante.
100

• gisement : se rencontrent dans les massifs ayant subi un métamorphisme régional. Les roches
originelles peuvent être des granites, des grauwackes, des grès, des arkoses, des argiles. Les gneiss
se forment à haute température, près de la température de fusion, ils témoignent donc d’un
métamorphisme intense.
Les variétés de gneiss les plus courantes sont les suivantes :
➢ gneiss granitiques
Gneiss issus de la déformation de roches originelles granitiques.
➢ gneiss oeillés
Variété à structure lenticulaire due au développement de feldspaths en forme d’yeux.
➢ gneiss migmatiques, dénommés « migmatiques »
Les migmatiques sont constituées de deux roches différentes nettement reconnaissables : les
gneiss comme hôtes et les granites comme intrusions, s’interpénétrant en conservant les limites
franches.
➢ granulites
Variété de gneiss, plus rare, dépourvu de micas.
IV.5.2 Famille des schistes
Les schistes ont en commun une schistosité relativement bien marquée, une structure à grain fins
à moyen et une proportion de feldspaths inférieure à 20 %. Font partie de cette famille des schistes
du métamorphisme de contact (schistes tachetés) ou du métamorphisme régional (micaschistes,
phyllades, …). Le nombre de variétés est très important et la dénomination des schistes se base
sur des caractéristiques extérieures ou des minéraux leur donnant une teinte particulière (schistes
verts, bleus, …).
Les schistes sont généralement de teinte sombre (de gris foncé à noir), même si l’apparition de
cristaux néoformés peuvent donner une coloration différente. Plus le métamorphisme est
important, plus les schistes ont la faculté de se débiter en plaquettes, à surfaces presque planes.
a) Schiste ardoisiers
Roches de métamorphisme régional faible. A la limite du domaine du métamorphisme, ils sont
parfois difficilement différentiables des schistes sédimentaires. Cependant, la schistosité est
évidemment plus marquée et le critère de distinction principal est que les phyllades ne gonflent
pas au contact de l’eau, contrairement aux argiles schisteuses sédimentaires n’ayant pas subi de
métamorphisme.
Les composants essentiels sont le quartz et les micas (principalement la muscovite), formés à
partir des minéraux argileux.
101

b) Schistes phylliteux ou « phyllades »


Roches de métamorphisme régional très finement écailleuses, de métamorphisme plus intense
que les schistes ardoisiers. Les minéraux principaux sont la muscovite (de très petites dimensions)
et le quartz. Les minéraux accessoires sont la biotite, les feldspaths, la chlorite, le graphite, les
grenats. La matrice est donc fine mais peut parfois contenir des minéraux de grande taille. La
couleur est généralement gris argenté et/ou verdâtre.
c) Micaschistes
Les micaschistes représentent le type même de la roche schisteuse issue du métamorphisme
régional intense. Les minéraux essentiels sont la muscovite et le quartz. Les minéraux de
muscovite sont de plus grande taille que ceux des phyllades, ce qui permet de les reconnaître à
l’œil nu. De nombreuses variétés correspondent à l’apparition de minéraux accessoires typiques :
grenats, staurodite, sillimanite. La couleur est généralement claire
d) Schistes tachetés
Ce sont des anciennes argiles transformées. Les composants essentiels sont le quartz, les micas,
l’andalousite et (plus rarement) la cordiérite. Les taches sont des concentrations des deux derniers
minéraux. Ils sont issus du métamorphisme de contact, dans la « deuxième auréole », après les
cornéennes.
IV.5.3 Famille des roches massives non schisteuses
a) Quartzites
Les quartzites sont des grès très quartzeux métamorphisés. Le métamorphisme, s’il est
suffisamment intense provoque une recristallisation du ciment quartzeux originel, ce qui a comme
conséquence que les grains sont intimement engrenés.
• composition minéralogique : principalement du quartz, au minimum à 80 % avec comme
minéraux accessoires des feldspaths, de la muscovite, la chlorite, la magnétite, l’hématite.
• grain : moyen à grossier, grains intimement engrenés (dits « granoblastique »), difficile de
discerner à l’oeil nu les différents grains.
• couleur : généralement de couleur blanche, les minéraux accessoires pouvant leur donner une
teinte grisâtre ou rougeâtre.
• structure : massive, mais lorsque le métamorphisme est faible, les quartzites peuvent garder la
structure des grès sédimentaires originels (granoclassement, stratification).
• gisement : se rencontrent aussi bien dans les massifs ayant subi un métamorphisme régional,
en association avec les autres roches métamorphisées (schistes, marbre), que dans les auréoles
102

du métamorphisme de contact. Il est difficile, voire impossible, à la seule observation à l’oeil


nu de l’échantillon de connaître le type de métamorphisme.
b) Marbres
Les marbres sont des calcaires métamorphisés.
• composition minéralogique : principalement de la calcite et, en moindre proportion, de la
dolomite. Ce sont les minéraux accessoires, très variés, qui donnent une teinte.
• grain : moyen à grossier, grains bien engrenés par la recristallisation mais il est possible de
discerner à l’oeil nu les différents grains.
• couleur : très variée, blanc (rarement), rouge, jaune, noir ou vert, tous les tons sont possibles.
Les marbres sont soit uniformes, soit tachetés et souvent avec des veines blanches de calcite
pure.
• structure : très souvent massive, mais lorsque le métamorphisme est faible, les marbres peuvent
présenter des bandes ou couches qui constituent une stratification primaire.
• gisement : se rencontrent aussi bien dans les massifs ayant subi un métamorphisme régional,
en association avec les autres roches métamorphisées (schistes, quartzites), que dans les auréoles
du métamorphisme de contact. Il est difficile, voire impossible, à la seule observation à l’oeil
nu de l’échantillon de connaître le type de métamorphisme.
c) Cornéennes
C’est un terme général désignant les roches massives, très compactes, dures issues des premières
roches préexistantes (de toute nature) en contact avec les magmas intrusifs, lors du
métamorphisme de contact.
• composition minéralogique : très varié. Les minéraux qui apparaissent lors du métamorphisme
sont principalement : la cordiérite, l’andalousite et les pyroxènes.
• grain : matrice d’apparence homogène à grains fin, contenant parfois quelques cristaux de grande
taille (phénocristaux).
• couleur : généralement de teinte foncée, noire, bleuâtre, grisâtre, verdâtre.
• structure : massive, mais parfois porphyrique (quelques cristaux de grande taille dans une matrice
fine).
• gisement : se rencontrent dans la première auréole du métamorphisme de contact.

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