Chap 1
Thèmes abordés
Chap 1
Thèmes abordés
Application de l’Eurocode 3
2éme année GC
24/01/2010 1
Plan du cours
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Bibliographie
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Utilisations de l’acier
Construction automobile:
•Moteurs
•Châssis en tôle pliée-soudée
•Carrosserie en tôle
•Les organes roulants et de transmission…
Construction navale
zouhaier
• Moteurs diesel zouaghi
•Arbres, vilebrequins enit 2010
•Hélices
•Carène (tôle rivée ou soudée)…
Transport ferré
•locomotives
•Bogies
•Rails…
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Génie civil:
Les bâtiments:
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Exemples en Génie
Civil
• Bâtiments industriels: bâtiments de grandes hauteurs et
portées (avec ou sans ponts roulants)
• Couvertures des bâtiments de grandes portées:
constructions sportives, marchés, hangars, ateliers d’aviation,
grandes surfaces …
6
• Ossatures des bâtiments à plusieurs étages:
7
• Ponts et passerelles: à poutre, en arc, suspendu, à
haubans …
8
Pont Métallique, Bangkok
11
• Les constructions métalliques en tôle: réservoirs, silos,
pipelines …
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• Les mécanismes mobiles: les grues …
13
Les autres produits:
•Les aciers à béton
•Les profilés métalliques normalisés
•Les câbles et les fils
•Les tôles plates
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Caractéristiques des CM
Avantages:
•Solidité: matériau résistant
•Légéreté
•Industrialisation: les CM sont construites dans les usines où se fait
le montage des différents éléments
•Imperméabilité: aux gaz et liquides
Inconvénients:
Corrosion: nécessité de les protéger de l’atmosphère humide et
des gaz agressifs. L’aluminium est anti-corrosif.
Faible ignifugation: à T=200°, E et à T=600°, p erd sa capacité
portante
appliquer un revêtement résistant aux CM
Instabilités: voilement (ondulations dans l’âme); déversement
(flambement des plaques)
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Exigences:
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Cokerie
•le coke : du carbone presque pur doté d'une structure poreuse et
résistante à l'écrasement.
•puissant réducteur dans les hauts-fourneaux.
•obtenu par distillation (gazéification des composants indésirables) de la
houille.
•cuisson, à l'abri de l'air, dans les fours de la cokerie à 1250°C durant 17
heures.
Haut fourneau
•On extrait le fer de son minerai.
•Minerai et coke solides sont enfournés.
• L'air chaud (1200 °C) insufflé à la base provoque l a combustion du
coke (carbone presque pur).
•L'oxyde de carbone ainsi formé va « réduire » les oxydes de fer.
• Il se chargera cependant en carbone au fur et à mesure de sa
descente
24/01/2010dans le haut-fourneau et se transformera en fonte. 17
Convertisseur à l'Oxygène
Cet outil assure la conversion de la fonte en acier.
La fonte en fusion est versée sur un lit de ferraille.
Coulée continue
L'acier liquide est coulé dans une lingotière en cuivre de section carrée, rectangulaire
ou ronde (selon le demi-produit fabriqué). L'acier liquide admet une température de
l'ordre de 1500 °C.
La coulée en lingots
La coulée peut être également faite en lingotière. L’acier est coulé et solidifié dans
des moules en fontes : les lingotières.
Une fois la solidification terminée, les lingots sont démoulés.
Après un réchauffage à 1200°C, ils sont écrasés dans un gro s laminoir pour être
transformés en
•Brames, ébauches de produits plats (slabbing) ,
•Blooms, futurs produits longs (blooming).
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Influence de la teneur en carbone (en %)
•<0,008: alliage mallèalble
•>2,14: fonte, les inclusions de carbone sous forme de graphite
fragilisent la microstructure
• entre 0,008 et 2,14: acier doux; mi-doux; mi-dur;dur; extra-dur
Additions
Le chrome
Les aciers inoxydables sont des alliages fer-chrome ou plus exactement
acier-chrome c'est-à-dire fer-carbone-chrome. Conformément à la norme
européenne EN 10088-1 , un acier est classé acier inoxydable s’il contient
au minimum 12 % en masse de chrome et moins de 2 % de carbone.
C’est le chrome qui donne aux aciers inoxydables leur résistance à la
corrosion.
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Autres éléments
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Le titane doit être utilisé à une teneur qui dépasse le quadruple de la teneur
en carbone. Il évite l'altération des structures métallurgiques lors du travail à
chaud, en particulier lors des travaux de soudure
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Le laminage est un procédé de fabrication par déformation plastique.
Il concerne différents matériaux comme du métal ou tout autre matériau
sous forme pâteuse comme le papier ou les pâtes alimentaires. Cette
déformation est obtenue par compression continue au passage entre
deux cylindres tournant dans des sens opposés appelé laminoir.
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Principales phases du laminage à
chaud
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Laminage des produits longs
Les blooms ou billettes issues de la coulée en lingots ou de la coulée continue
sont transformés en poutrelles, profilés, rails, barres ou fils.
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Classification des produits sidérurgiques
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Les produits longs
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• Les poutrelles laminées: elles peuvent avoir différentes
sections, en I, en U, ou en H. Les longueurs maximales
varient de 18 à 33 m suivant le profilé.
Les poutrelles en I sont de deux sortes :
– IPN : poutrelles en I normales. Les ailes sont
d’épaisseur variable, ce qui entraîne des petites
difficultés pour les attaches ;
– IPE : poutrelles en I européennes. Les ailes
présentent des bords parallèles, les extrémités sont à
angles vifs (seuls les angles rentrants sont arrondis).
Les IPE sont un peu plus onéreux, mais plus
commodes et sont d’usage courant.
IPN IPE
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Profilés en I; H
semelle
âme
Profils H E/A/B/M
•Ailes larges
•Bonne résisatnce au flambement dans les 2 directions
•Dimensions possibles: 100-600 mm
•Utilisation type: poteaux
Profils IPE/IPN
•Ailes étroites, plus épaisse que l’âme
•Hauteur: jusqu’à 300mm
•Flexible dans la dir yy
•Utilisation type: poutre
•Pour la même hauteur qu’un H: masse divisée par 2
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Profilés en U UAP/UPN
•Profil monosymétrique
•Utilisation type: poutre de rive
•Ailes plus étroites que l’âme
•Pour la même hauteur qu’un H:
masse sup. de 10%
•Dimensions: 100-250mm
Produits dérivés:
•PRS: poutrelles
reconstituées soudées I ou
Produits plats H, de grandes hauteurs,
une ou plusieurs nuances
•Poutrelles alvéolaires:
ouvertures ménagées dans
l’âme de la poutre.
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Les poutrelles en U souvent utilisées comme
éléments secondaires. On distingue:
– UPN : les faces internes des ailes sont inclinées;
– UAP : l’épaisseur des ailes est constante;
– UPE : l’épaisseur des ailes est constante.
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Les poutrelles en HE se décomposent en trois séries
suivant l’épaisseur relative de leur âme et de leurs
ailes :
– HEA; HEA HEB
– HEB;
– HEM.
HEM
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• Les demi poutrelles : Le découpage des poutrelles I et H
suivant l’axe longitudinal a de multiples utilisations :
sections T, membrures de poutres...
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• Les tôles nervurées :
Ce sont des tôles minces que l’on nervure par profilage à
froid à l’aide d’une machine à galets. Les tôles nervurées
sont issues de bobines galvanisées et souvent
prélaquées.
Les applications concernent les produits d’enveloppe
(bardage), de couverture (bac, support d’étanchéité) et
de plancher (bac pour plancher collaborant ou à coffrage
perdu), ainsi que les panneaux sandwich incorporant des
matériaux isolants.
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• Les profils creux : Les tubes de construction sont appelés
«profils creux». Ils sont fabriqués en continu à partir de
tôles minces ou moyennes repliées dans le sens de leur
longueur.
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• Les plaques : On parle de plaques lorsque l’épaisseur
dépasse 20 mm. On peut obtenir des plaques jusqu’à 400
mm d’épaisseur et 5 200 mm de largeur. Les plaques sont
principalement utilisées pour les ouvrages d’art. Leur
assemblage par soudure peut être complexe. Il existe aussi
des plaques à épaisseur variable pour les ouvrages d’art.
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Autres produits
• Les palplanches,
• les câbles,
• etc. …
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Limite d’élasticité et de résistance à la traction pour les aciers
de construction laminés à chaud:
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Conventions EC3: axes et dimensions
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Principales caractéristiques des
aciers de construction
S 355
S 235
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Comportement mécanique de l’acier
Diagramme contrainte-déformation
Essai de traction
module d’élasticité
longitudinal
εy : allongement élastique
εu : allongement à la rupture
εr - εu : allongement de striction 63
Ce diagramme contrainte-déformation se décompose en 4
phases :
64
En construction métallique, les pièces et les éléments des
ossatures sont conçus et calculés pour rester la plupart du
temps dans le domaine élastique.
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66
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Analyse en plasticité (exigences de ductilité)
Il est exigé une ductilité minimale qu'il convient d'exprimer
en termes de limites (utilisation de l’analyse en plasticité dans
l’analyse globale des structures ou de leurs éléments). Les
aciers doivent satisfaire les conditions suivantes :
— le rapport de la résistance à la traction minimale spécifiée fu à
la limite d'élasticité minimale spécifiée fy : fu/fy ≥ 1,2;
— l'allongement à la rupture sur une longueur calibrée de 5,65
(A0)1/2 (où A0 est l'aire de section transversale originale) n’est pas
inférieur à 15% ;
— le diagramme contrainte-déformation montre que la
déformation ultime εu correspondant à la résistance à la traction fu
représente au moins 20 fois la déformation élastique εy
correspondant à la limité d’élasticité fy.
Les nuances d’acier S 235, S 275 et S 355 satisfont ces
conditions. 68
Les règles et normes de conception et de
calcul appliquées à l’étude des projets de
construction en acier
Règles CM66
Les Eurocodes structuraux
+
Leur additifs de 1980 concernant les structures métalliques
71
- En réalité la notion de sécurité reste liée aux diverses
causes d’incertitudes qui peuvent exister, qui sont liées au
grand nombre d’imprécisions, d’imperfections et d’erreurs
pouvant affecter :
* la conception d’une structure,
* la fabrication des éléments,
* la transformation des pièces,
* le montage sur site,
* l’exploitation par le maître d’ouvrage,
* . . . . . etc.
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- L’idée de base du probabilisme est de limiter la probabilité
d’atteindre des états indésirables de la structure en acier à
une valeur acceptable en tenant compte du caractère
aléatoire des paramètres dans le calcul.
Semi-
probabilisme
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Les combinaisons d’actions
• A l’ELU : = 1,35 action permanente défavorable
= 1,0 action permanente favorable
Combinaisons d’actions fondamentales :
= 1,5
• A l’ELS : Action de
température
0,6 0,5 0,0
Combinaisons rares:
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Σj Gj + Q1 + Σi>1 ψ0.i Qi
- Pour les bâtiments, ces combinaisons peuvent être
remplacées par la plus contraignante des combinaisons
simplifiées suivantes :
Σ j Gj + Q1
Σj Gj + 0,9 Σi>0 Qi
Combinaisons fréquentes:
Σj Gj + Σi>0 ψ2.i Qi
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Valeurs limites des déformations
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Présentation de l’EC3
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Structure des ECs
Toutes les parties individuelles de chaque Eurocode sont structurées en
chapitres numérotés, sections, articles, paragraphes et alinéas, et
adoptent une méthode cohérente de numérotation, par exemple ainsi:
Chapitre 4
Section 4.2
Article 4.2.1
Paragraphe [Link]
Alinéa [Link](2).
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Approche de calcul adoptée par les Eurocodes
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États limites ultimes: effondrement/ruine structurale
(danger sur la sécurité des personnes)
Définitions Exples:
Perte d’équilibre de la structure considérée comme
• Etats limites un corps rigide.
Ruine par déformation excessive, par rupture;
par perte de stabilité de la structure ou partie de la
structure.
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Valeurs caractéristiques et valeurs de calcul
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Structures formées de poutres « standard » (catalogues)
Section I ou H (non composées): construction très classique
Historique
• Objectif: • Ensemble de normes pour le calcul structural et géotechnique des
ouvrages de bâtiment et de génie civil.
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Coefficients partiels de sécurité
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charges:
• permanentes G
Classement • variables Q exploitation vent/neige
• accidentelles A
dF
−∞ +∞
F* Valeur de la variable
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Prob { F * p F p F * + dF } = y ( F * )
Prob − ∞ p F p F * = aire hachurée(normalisation : prob p 1)
Prob − ∞ p F p +∞ = aire totale = 1
FK : Prob y attachée 95 ou 5%
Q → QK Valeur représentant une probabilité d’être dépassée de 5%
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Gd = γ G GK
Qd = γ Q QK ou γ Qψ i QK
Ad = γ A AK
R ( X K , aK )
Rd =
• résistance de calcul γM
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Variabilité des actions
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Variabilité des propriétés des matériaux et des
sections
Combinaison d’actions
∑γ
j
Gj GKj + γ Q1QK 1 + ∑ γ Qiψ 0i QKi
i f1
(*)
∑ γ{G
j
GAj Kj + Ad + ψ 11QK 1 + ∑ψ 2i QKi
i f1
1
ψ 0 valeur de combinaison
ψ 1 valeur fréquente
ψ 2 valeur quasi-permanente
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Actions indirectes à introduire dans les relations précédentes
γG 1 1,35
γQ 1,5
Action
Charges
Action d’exploitation
ψ0 ψ1 ψ2
A 0,7 0,5 0,3
habit./logement
s
B bureaux/lieux 0,7 0,5 0,3
publics
C 0,7 0,7 0,6
théatres/restaur
ants
D entrepôts 1 0,9 0,8
neige 0,6 0,2 0,0
vent 0,6 0,5 0,0
Action de 0,6 0,5 0,0
température
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• Les notations suivantes sont adoptées par l’EC1:
• Charges permanentes - G
• Charges d’exploitation - Q
• Charge de neige - Q
• Charges de vent - W
• Charges accidentelles - A
• Les suffixes inf et sup désignent respectivement les bornes
inférieures et supérieures
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Etats limites de service
quasi-permanente ∑ G +∑ψ
j
Kj
i ≥1
2i QKi
(*) ∑G Kj + QK 1
j
∑G Kj +0,9∑ QKi
j i ≥1
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Actions et combinaisons d’actions à l’ELS:
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Propriétés des matériaux:
Énergie de rupture → éviter une rupture fragile à la plus basse température de service
épaissuers limites (annex C)
Procédure de dimensionnement
• choix des profils
• cas de base
• combinaisons ELS
• vérification des déformations Méthode d’analyse
• révision de la structure
• combinaison ELU
Méthode d’analyse
• vérification des ELU
Méthode d’analyse: « moyen de passer des sollicitations aux déplacements, aux efforts
Internes (M,N,T) (N,My,Ty,Mz,Tz,Mt)
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Méthode d’analyse
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• Prise en compte des imperfections
imperfections de réalisation: contraintes résiduelles
imperfections géométriques (verticalités)
excentricités
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Exigence Rigidité
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