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Chap 2

Ce document traite des calculs de poutres et d'ossatures métalliques, en se basant sur les normes de l'Eurocode 3. Il aborde les caractéristiques géométriques des sections, les types de contraintes, ainsi que les méthodes de dimensionnement et de classification des sections transversales. Des exemples d'applications pratiques et des méthodes de calcul pour les poutres et ossatures sont également présentés.

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Cours de construction

métallique

Chapitre 2: calculs de poutres et ossatures


de poutres
2éme année GC
Malek Abdelkrim, maître assistante à l’ENIT

1
Conventions – axes
Eurocode 3

x-x - sur la longueur de la barre


y-y - axe de la section transversale
z-z - axe de la section transversale

2
 d'une manière générale :
• y-y - axe de section transversale
parallèle aux semelles ;
• z-z - axe de section transversale
perpendiculaire aux semelles ;
 pour les cornières :
• y-y - axe parallèle à l'aile la plus petite ;
• z-z - axe perpendiculaire à l'aile la plus
petite ;
 quand nécessaire :
• u-u - axe principal de forte inertie
(lorsqu'il ne coïncide pas avec l'axe yy) ;
• v-v - axe principal de faible inertie
(lorsqu'il ne coïncide pas avec l'axe zz).

3
Caractéristiques géométriques
des sections

 Le moment statique de l’aire Ω par rapport à l’axe x


S x = ∫ ydΩ

 L’ordonné du centre de gravité G par rapport à l’axe x

Sx Ω
∫ ydΩ dΩ
xG = =
Ω Ω G
×
y

yG
x
4
 Le moment d’inertie d’une section d’aire Ω par rapport à
l’axe x I x = ∫ y 2dΩ

 de même I y = ∫ x 2dΩ

 Conséquences d’un changement d’axe


S x ' = S x − Ωd
(
I x ' = I x − Ω g 2 − g '2 ) G
×
 Si l’axe x’ passe par G g g'

I x = I G + Ωg 2 yG
x'
d
x
5
Vérification de la sécurité structurale

6
Exemple d’application
z

400 × 20

Âme
1 500 × 10 y

400 × 20

A = 31 000 mm2
Iy = 1 205 410 cm4
Wy = 15 655 cm3
7
Résistance en section
Actions extérieures : charges concentrées et/ou réparties
(forces / moments) – déplacements ou rotations imposés –
variations de température – sollicitations dynamiques …

Structure
en acier
Pour les sections des
éléments de la structure Sollicitations : efforts internes
⇒ contraintes et déformations

8
 Les contraintes sont de 5 natures différentes :
 La traction.
⇐ Effort normal
 La compression.
 La flexion. ⇐ Moment de flexion
 Le cisaillement. ⇐ Effort tranchant
 La torsion. ⇐ Moment de torsion

 Une section peut être soumise à une interaction d’efforts


(combinaison d’un effort normal, d’un moment de flexion, d’un
effort tranchant et/ou d’un moment de torsion).c
 On distingue : la flexion simple, la flexion biaxiale (déviée
ou gauche), la flexion composée et la flexion biaxiale
composée.
9
Effort normal de traction
Contrainte uniforme

N = ∫ σ dS = σ ∫ dS = σ .S
S S

10
Compression centrée + flambement

F  Résistance (structures massives)

F
S σ = ≤ σ adm
S
I
L σadm
 Flambement (structures élancées)

π 2 EI
F ≤ Fcr =
l 2f

11
 Le flambement est possible suivant les deux axes
principaux de la section de l’élément.

 On définit :

 l’élancement

lf
λ=
i

 le rayon de giration

I min
i=
S
12
Flexion simple
(Moment fléchissant)

Axe (ou fibre) neutre

Compression

Traction

13
14
 Résistance élastique d’une section en flexion simple :

ε σ
M .v
σ flex,comp =
Iy
v
y y
v’
M .v'
σ flex,trac =
Iy

v (v’) : distance entre la fibre supérieure (inférieure) et l’axe neutre.

I y = ∫ z 2dA : moment d’inertie de la section par rapport à l’axe de flexion y.


A

 Iy Iy 
⇒ Module d’inertie élastique : Wel , y = min  , 
 v v' 
15
( )
⇒ σ flex,max = max σ flex,comp ; σ flex ,trac = M
Wel , y

⇒ Pour rester dans le domaine élastique :

M
σ flex ,max = ≤ fy
Wel , y
⇒ M ≤ f y .Wel , y = M el , y

16
 Résistance plastique d’une section en flexion simple :

Le critère de dimensionnement élastique n’utilise pas la grande ductilité de l’acier.

M ≤ M pl , y = f y .W pl , y

17
Cisaillement
(Effort tranchant)

18
19
Les instabilités élastiques

 Le flambement affecte :

- les éléments simplement


comprimés : flambement simple

ou

- les éléments comprimés et


fléchis : flambement flexion

20
 Le déversement affecte les semelles comprimées des
pièces fléchies

21
22
 Le voilement affecte les âmes des pièces fléchies

23
Classification des sections transversales

 L’EC 3 a instauré une classification des sections


transversales en fonction de plusieurs critères :
- élancement des parois
- résistance de calcul
- capacité de rotation plastique
- risque de voilement local
- etc. …

 4 classes de section ont été définies, allant de la section 1


(la plus performante) à la section 4 (la plus fragile)

24
 classe 1 : sections transversales pouvant atteindre leur
résistance plastique, sans risque de voilement local, et
possédant une capacité de rotation importante pour former une
rotule plastique.
 classe 2 : sections transversales pouvant atteindre leur
résistance plastique, sans risque de voilement local, mais avec
une capacité de rotation limitée.
 classe 3 : sections transversales pouvant atteindre leur
résistance élastique en fibre extrême, mais non leur résistance
plastique, du fait des risques de voilement local.
 classe 4 : sections transversales ne pouvant atteindre leur
résistance élastique, du fait des risques de voilement local.
⇒ Le rôle de la classification des sections transversales est
d'identifier dans quelle mesure leur résistance et leur capacité
de rotation sont limitées par l'apparition du voilement local. 25
26
5 θpl

3 θpl

θpl

< θpl
27
Voilement local

28
 Les diverses parois comprimées d'une section transversale
(âme ou semelle) peuvent, en général, être de classes
différentes. La classe d'une section transversale est définie par
la classe la plus élevée (la plus défavorable) de ses parois
comprimées.

 Le fait de déterminer la classe d’une section permet de


choisir la méthode de calculs (analyse plastique ou élastique).

 La classification peut être établie en fonction des


élancements limites des parois. Les tableaux qui suivent
définissent les classes 1, 2 et 3. Les parois présentant un
élancement supérieur à l’élancement limite de la classe 3 sont
naturellement de classe 4.

29
Rapports largeur/épaisseur maximaux pour les parois
comprimées

fy (N/mm2) 235 275 355


235
ε= ε 1 0,92 0,81
fy
ε2 1 0,85 0,66

a) Âmes : (parois internes perpendiculaires à l’axe de flexion)

30
31
b) Parois internes de semelles : (parois internes parallèles à l’axe de flexion)

32
33
c) Parois de semelles en console

34
35
Coefficient de voilement pour parois en console
soumises à de la flexion composée

36
d) Cornières

37
e) Sections tubulaires

38
Caractéristiques des sections
transversales

 Aire brute (A) : les caractéristiques de la section brute sont


déterminées en utilisant les dimensions nominales sans
déduction des trous éventuels.

 Aire nette (Anet) : d’une section transversale est égale à son


aire brute diminuée des aires des trous.
 Aire efficace (Aeff) : d’une section transversale est calculée
en se basant sur les largeurs efficaces des parois comprimées
et les largeurs brutes des parois tendues.
 Coefficient de réduction de la section (β = Aeff/A)

39
Caractéristiques de la section efficace
des sections transversales de classe 4
 Pour les sections de classe 4, le voilement local peut se
produire pour des contraintes critiques inférieures à la limite
élastique ⇒ il intervient donc dans le dimensionnement.
 L’approche de l’EC 3 consiste :
— à déterminer une section dite efficace avec des
caractéristiques réduites par rapport à la section réelle ou
brute ;
— à appliquer ensuite à cette section efficace, les critères de
dimensionnement valables pour les sections de classe 3.
 La section efficace est obtenue en calculant la largeur
efficace de chaque paroi constituant la section brute.
40
Procédure de détermination de
la largeur efficace d’une paroi

1) calcul de Ψ sur la section brute


σ2
ψ=
σ1

2) calcul de kσ par la formule appropriée dans les tableaux


suivants :

41
parois internes
comprimées

42
parois comprimées
en console

43
3) calcul de l’élancement réduit :
b
λp =
fy
σ cr
=
b1

(
12 1 − υ 2) f y
= t
kσ E 28,4ε kσ

Contrainte critique de voilement local


Epaisseur de la paroi

Largeur de la paroi

44
π 2E
2
t
σ cr = kσ
(
12 1 −ν 2 )  
b
4) calcul de ρ et par conséquent beff

ρ =1 si λ p ≤ 0,673
λ p − 0,22
ρ= 2
si λ p > 0,673
λp
5) répartition de la largeur efficace suivant la valeur de ρ et
la configuration appropriée des tableaux.

 En général, on détermine la largeur efficace des semelles


avant d’entamer la détermination de la largeur efficace de
l’âme.
45
46
beff
Zone non
efficace
be1

be2 G
A.N

beff

be1 σ2
be2 G
A.N
A.N’ G’

σ1
47
beff

be1 σ2
• Détermination de A.N’
be2 G
A.N
σ2
•Calcul de ψ = A.N’ G’
σ1
•Calcul de k σ
•Calcul de beff de l’âme
•Détermination de G’’ et A.N’’
σ1

be1

be2 G
A.N
A.N’ G’
A.N’’ G’’
48
Calcul des poutres et
ossatures de poutres

Poutre: élément horizontal, travaille à la flexion (simple ou déviée)

Rôle: véhicule les charges vers les appuis et des appuis vers les fondations
Section: en I, rendement optimal à la flexion, moment d’inertie le plus élevé

Ossature de poutres:
•Structure porteuse.
•Plancher séparant plusieurs étages
•Toitures de bâtiments industriels

Types d’ossatures:
•Simple: un seul type de poutrelle est placé suivant le sens de plus courte
distance
(surface réduite: usine par exple)
•Normale: surface plus importante: poutres principales+poutrelles de platelage
•Complexe: poutres principales+poutres secondaires+poutrelles de platelage 49
Ossature simple

Poutre de platelage: couverture métallique en tôle


(pannes)
Poutre principale

poteau

Ossature normale

Poutre de platelage
Poutre principale 50
poteau

Poutre secondaire

Poutre principale Poutre de platelage

Ossature complexe

51
Poutres de toitures
panne

52
Assemblage des poutres Simple et résistant

•Assemblage par étage.


•Assemblage où les poutres doivent supporter le même niveau supérieur
•Assemblage de poutres dans une ossature complexe

Voir figures

53
Calcul des charges appliquées aux différents éléments du plancher

1. Le platelage: poids des tôles standardisées (en acier galvanisé, ondulées,…)


soudure
platelage

Poutre de platelage

l: entraxe des poutres de platelage

Pas de calcul de tôles!


(voir tableaux)

54
2. Aire d’influence des poutres principales:

poteau

L/2 Aire d’influence des poutres


principales

L/2
Poutre secondaire

l
Poutre principale
Aire d’influence des poutres de
platelage
Poutre de platelage
B/2 B/2

55
Aire d’influence des poutres secondaires
p

Hypothèse:
répartition uniforme de la charge sur l’ensemble des éléments de l’ossature

Charge appliquée Platelage: p (kN/ml)=x*l


Poutre secondaire: p=x*B
Poutre principale: p=x*L

56
Dimensionnement des poutres laminées

1. Calcul de la charge appliquée


p = (γ G .G + γ Q .Q )* l
l: entraxe des poutres= largeur de l’aire d’influence

2. Calcul des sollicitations:

•moment fléchissant maximal: Msd


•effort tranchant maximal: Vsd

57
Introduction au calcul des poutres
poutres
maintenues latéralement

58
Introduction
•Les poutres sont peut-être les plus fondamentales de tous
les composants structuraux .
•Une variété de formes de profilés et de types de poutres
peut être utilisée selon l'importance du chargement et la
portée .
cornières: Profils laminés IPN, IPE, UPN,
HE
Poutres reconstituées
portée 3-6m
soudées (PRS) portée 1-30m
Pannes de toitures,
portée 10-100mLes sections les plus utilisées
charges légères
fabriquées enIdéalement proportionnées,
assemblant 3pour
éléments
résister à la flexion
plats par soudage,
parfois automatiquement;
59
hauteur d'âme jusqu'à 3-
4m raidissement parfois
Calcul des poutres …..
• Les poutres en acier peuvent souvent être
dimensionnées simplement sur la base de la résistance
aux moments fléchissants en s'assurant que le
moment de résistance de calcul de la section
transversale choisie est supérieur au moment maximum
appliqué)

• Et en vérifiant la rigidité en flexion

• S’assurant que la poutre ne présente pas une flèche


susceptible d'affecter les considérations de bon
fonctionnement en service
60
Être ou ne pas être …maintenues

Les poutres qui ne peuvent


pas se déplacer latéralement
sont appelées “maintenues"

Non affectée par le la flexion


hors plan
(déversement)
61
Être ou ne pas être …maintenues
Les poutres sont considérées maintenues latéralement
• un maintien latéral total est réalisé, par exemple par une véritable
fixation d'un système de plancher sur la semelle supérieure d'une
poutre à appuis simples
• de nombreux concepteurs considèrent que le frottement généré
entre une dalle en béton et la semelle d’une poutre en acier
constitue une véritable fixation)
• un maintien approprié contre la torsion de la semelle comprimée est
réalisé, par exemple à travers les éléments de couvertures en tôles
nervurées.
• il existe des éléments de contreventement latéral suffisamment
proches pour que l'élancement selon l'axe faible soit faible (cf.
poutres non encastrées pour les détails).
• les profils fléchis selon leur axe faible ne peuvent présenter une
ruine par déversement et il est peu probable que les profils offrant
des rigidités latérales et de torsion élevées (par ex. les sections
62
creuse rectangulaires) présentent ce mode de ruine
Résistance en flexion
Dans une poutre simple à travée unique, la ruine
survient lorsque:
• la valeur du moment fléchissant (Msd) dépasse le
moment de résistance de la section transversale (M
Mc.Rd )
dont la grandeur dépend de la forme du profil, de la
résistance du matériau et de la classification de la
section
• Dans les cas où l'effort tranchant (Vsd) exercé sur la
section transversale peut être considéré comme assez
faible pour que l'on puisse négliger son effet sur le
moment de résistance de calcul

l'EC3 fixe une valeur d'effort tranchant de


50% de la résistance de calcul plastique au
cisaillement: Vsd<0,5 Vpl,rd
63
Résistance en flexion
γΜ0 est le coefficient partiel de
Pour les sections transversales sécurité pour les sections
transversales de classes 1,2 et 3
de classe 1 ou 2, le moment de
résistance plastique de calcul de valeur adoptée= 1

la section brute
Wpl f y
Mc.Rd = M pl.Rd =
γ M0
Pour une section transversale
de classe 3, le moment de
résistance élastique de calcul de
la section brute Wel f y
Mc.Rd = M el.Rd =
γ M0 64
Elancements maximums
Elément
Classe 1 Classe 2 Classe 3

âme c / tf ≤ 10 ε c / tf ≤ 11 ε c / tf ≤ 15 ε

Semelle soumise
à la flexion d / tw ≤ 72 ε d / tw ≤ 83 ε d / tw ≤ 124 ε

Semelle soumise
à la compression d / tw ≤ 33 ε d / tw ≤ 38 ε d / tw ≤ 42 ε

d
65
Résistance en flexion
Pour une section transversale de
classe 4, le moment de résistance
Moment élastique
de calcul au voilement local des réduit
parois
I eff Weff f y
Weff =
v Mc.Rd = M o.Rd =
γ M1
γΜ1 est le facteur partiel de
sécurité pour les sections
transversales de Classe 4 Weff est le module de la
section efficace (voir
Valeur adoptée = 1,1 5.3.5) 66
Résistance au cisaillement
• La presque totalité de τ max = 3V
2ht
l'effort tranchant est
transmise par l'âme.
Etant donné que la τ τ
h
variation de la
contrainte de
Section transversale Variation de la contrainte
cisaillement dans l'âme τ de cisaillement
b
est très faible, il est τ = Vhb
4I
suffisamment précis τ
tf τ max = Vhb1+ h ÷
pour le h
2I 4b 

dimensionnement de τ
τ = Vhb
tw 2I
supposer une
Section transversale Variation de la contrainte de
contrainte de
cisaillementτ
cisaillement moyenne
sur la totalité de la Le diagramme des contraintes de
hauteur de l'âme cisaillement dans une section en I en 67
supposant un comportement élastique
Résistance au cisaillement
La résistance de calcul plastique au
cisaillement , Vpl.Rd de l'aire de
( fy / 3 )
cisaillement (Av) est donnée par: V = Av
pl.Rd
γ MO
Aires de cisaillement Av pour
des profils typiques sont
données dans EC3 5.4.6
h
Pour une poutre I tw
laminée Av = A - 2btf +
(tw + 2r) tf À noter: comme 1,04 / √3 = 0,60
Approximativement, Pour des sections laminées en I,
1,04htw H ou U :
68
Vpl.Rd = 0,60 h tw fy / γM0
Moment de résistance de calcul en présence d’un
effort tranchant élevé

Lorsque l'effort tranchant de calcul

VSd >0,5 Vpl,Rd

le moment de résistance de calcul de la section transversale est minoré pour


prendre en compte l'interaction moment-effort tranchant

On suppose que, sous l'effet d'une combinaison de contraintes normales et de


cisaillement, l'acier se plastifie conformément à la formule d'interaction suivante

2 2
 σ  τ 
  +   = 1
 fy   τ y  69
Une section transversale d’une poutre en flexion transmettant aussi un effort
tranchant significatif se dimensionne en prenant une résistance réduite de la
contrainte normale pour l’aire de cisaillement .

Cette résistance réduite est donnée par:


(1 − ρ ) f y
Elle dépend du rapport de l’effort tranchant de calcul à la résistance de calcul
plastique au cisaillement selon la relation ,

2
 2Vsd  Pour une section de poutre en I ou en

ρ = − 1 H fléchie par rapport à son axe de
V 
 pl . Rd  forte inertie, le moment de résistance
de calcul plastique réduit (Mv.Rd)
compte tenu de l’effort tranchant
M pl ,rd − Wv . f rd  ρAv2  f y
M v ,rd = M v. Rd = W − 70
γM0 
pl
4tw  γ Mo
Effort tranchant γM0 coefficient partiel de =1,0 si l’acier utilisé est agrée
sécurité de matériau =1,1 sinon

VEd ≤ Vc , Rd = V pl , Rd = ( f y / 3 )Av / γ M 0

Aire de
cisaillement
Av

71
72
Vérifications aux états limites de service

• Les flèches et vibrations doivent être limitées afin d’éviter :


- les effets néfastes sur l'aspect ou l'utilisation effective
de la structure
- l'inconfort des occupants
- la détérioration des finitions et du contenu d'un bâtiment
• Les limites acceptables pour les flèches fassent l'objet
d'un accord entre le client, le concepteur et les autorités
compétentes .

A titre d'indication, le tableau 3 de


l’EC3 donne des valeurs limites
recommandées pour les flèches
73
verticales
Les limites des flèches verticales

Limites
δmax δ2
Toitures en général
(non accessibles sauf pour l’entretien) L/200 L/250
Toitures supportant fréquemment
du personnel autre que pour l'entretien L/250 L/300
Planchers en général L/250 L/300
Planchers et toitures L/250 L/350
Planchers supportant des poteaux L/400 L/500
-

flèche dans l’état final relative due aux charges


à une ligne droite entre les supports variables plus
74
“ fluage ”

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