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Visite D'Échange Et Atelier de Formation Sur L'Évaluation Des Pertes Après Capture

Un atelier de formation sur l'évaluation des pertes après capture s'est tenu à Rumonge, Burundi, du 22 au 28 juillet 2012, dans le cadre du programme SmartFish. Dix participants de cinq pays ont assisté à cet événement, qui a inclus des cours théoriques, des études de cas et des recommandations pour améliorer les pratiques de pêche. Les résultats ont montré une augmentation significative des connaissances des participants et des suggestions pour des formations futures ont été formulées.

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Visite D'Échange Et Atelier de Formation Sur L'Évaluation Des Pertes Après Capture

Un atelier de formation sur l'évaluation des pertes après capture s'est tenu à Rumonge, Burundi, du 22 au 28 juillet 2012, dans le cadre du programme SmartFish. Dix participants de cinq pays ont assisté à cet événement, qui a inclus des cours théoriques, des études de cas et des recommandations pour améliorer les pratiques de pêche. Les résultats ont montré une augmentation significative des connaissances des participants et des suggestions pour des formations futures ont été formulées.

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FAO SmartFish

Publication 05

VISITE D’ÉCHANGE ET
ATELIER DE FORMATION SUR L’ÉVALUATION
DES PERTES APRÈS CAPTURE
Rumonge - Burundi
Couverture, Crédit photo de la FAO-SmartFish, Florence Wallemacq
REPORT/RAPPORT: SF-FAO/2012/05

Visite d’échange et atelier de formation


sur l’évaluation des pertes après
capture

Rumonge
Burundi

GCP/RAF/466/EC SmartFish Project


Diei-Ouadi, Y. 2012. Rapport de visite d’échange et atelier régional de formation sur
l’évaluation des pertes après capture. Report/Rapport: SF-FAO/2012/05. July/Juillet 2012.
FAO-SmartFish Programme of the Indian Ocean Commission, Ebène, Mauritius.

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whatsoever on the part of the Food and Agriculture Organization of the
United Nations (FAO) concerning the legal or development status of any
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3

Résumé exécutif
La visite d’échange d’expériences et l’atelier de formation sur l’évaluation des pertes post-
capture (EPAC) des produits de pêche artisanale et d’aquaculture tenus du 22 au 28 juillet
2012 à Rumonge au Burundi ont été organisés dans le cadre du Résultat 5
« Développement de stratégies et de plan d’actions pour renforcer la sécurité alimentaire
basée sur les produits de la pêche au niveau régional et national » du programme
SmartFish.

Une dizaine de participants issus de cinq pays dont certains avaient déjà bénéficié d’une
première formation en juin 2012 au Madagascar (Burundi, Madagascar) et d’autres sont à
leur première mise à niveau (République Démocratique du Congo, Rwanda, Seychelles) –
Voir liste des participants en Annexe 1 – ont participé à cette rencontre qui a été conduite
par Mme Yvette Diei-Ouadi du siège de la FAO, Rome.

L’appui administratif et organisationnel de la FAO Burundi et la coordination des visites de


terrain par l’équipe d’EPAC de ce pays hôte n’ont pas failli au bon déroulement des
activités qui ont été abritées en majorité par l’hôtel Tanganyika Lodge.

Comme détaillé en Annexe 2, l’atelier a consisté en des cours théoriques et des travaux de
groupes basés pour la plupart sur les études de cas tirées d’évaluations conduites lors du
programme régional d’évaluation des pertes post-capture coordonné par la FAO entre
2006-2008 de même que des exemples pratiques issus de l’atelier de Madagascar et de
visites du débarcadère de Rumonge (Annexe 3 présente la restitution des travaux de
groupe). Une initiative visant à introduire la technologie de téléphonie mobile/digitale a été
conduite à travers une présentation de l’innovation puis l’aménagement des
questionnaires a eu lieu pour faciliter le mode de collecte de données, même si des
difficultés techniques en lien avec le réseau internet n’ont pas permis de les tester sur le
terrain. Des recommandations ont toutefois été faites sur la présentation théorique du
système.

Un chronogramme des activités post formation a été élaboré de même que les pêcheries
pour les évaluations de terrain en République Démocratique du Congo, Rwanda,
Seychelles, tandis que le Madagascar a vu ses propositions budgétaires examinées et le
Burundi a eu son plan de filières d’étude recentré. Les points saillants sont:

a. République Démocratique du Congo


La pêcherie de la sardine Stolothrissa tanganicae dans le Lac Tanganyika sera
ciblée pour adopter une approche régionale de cette ressource qui sera aussi
l’objet d’EPAC au Burundi.

b. Rwanda
La pêcherie du Tilapia du Lac Kivu sera étudiée.
4

c. Seychelles
Quoique les captures accessoires des thoniers soient un intérêt exprime au plus
haut niveau institutionnel (Ministère de tutelle), il semble que les
débarquements de la pêche artisanale constituent une préoccupation en
matière de pertes post-capture. Quant aux captures accessoires, elles seraient
plutôt concernées par le problème d’une meilleure valorisation (diminuer la part
destinée à la farine et l’huile de poisson vers une utilisation pour alimentation
humaine directe).

Concernant le Burundi, l’observation lors de la visite du débarcadère a révélé qu’il n’était


pas nécessaire de faire d’EPAC sur toute la filière poisson séché mais plutôt le Ndagala
(Stolothrissa tanganicae) de la pirogue à la première mise en vente et la filière du
mareyage allant du débarcadère aux principaux points de vente de poisson frais.

Une évaluation du niveau de connaissances des participants prenant part pour la première
fois à ce genre de formation a été effectuée avant et après la formation. La comparaison
de ces deux tests révèle un accroissement moyen des performances/amélioration du
niveau de connaissances de près de 60 pour cent à l’issue du cours donné (voir Annexe 4).

Les données de satisfaction des attentes des participants et des objectifs du cours,
oscillant entre 70 et 90 % lors de l’évaluation finale (voir Annexe 5) sont aussi révélatrices
du niveau de l’impact à court terme de cette formation.

Les observations/recommandations faites pour améliorer d’éventuels autres ateliers ont


été synthétisées comme suite:

 La durée de la formation devrait être plus longue et plus d’exercices pratiques/de


visites de terrain devraient être prévus.

 Prévoir une interprétation ou des facilités pour équilibrer le niveau de compréhension


du cours par les participants non totalement francophones (Seychelles).

 Organiser un atelier de mise en pratique dans les prochains jours, notamment pour
la collecte d’informations par téléphonie mobile.
5

Executive summary
An exchange visit and a training workshop on post-harvest loss assessments (PHLA) in small-
scale fisheries and aquaculture took place from 22 to 28 July 2012 in Rumonge, Burundi,
within the framework of Result 5 of the SmartFish programme: “Promotion of better
integration of aquaculture in food security and nutrition strategies and plans at national
and regional levels”.

Ten participants from five countries took part in the event; some of whom had benefited from
a previous training workshop in June 2012 in Madagascar (Burundi and Madagascar) and
others for whom it was their first refresher course (Democratic Republic of Congo, Rwanda,
Seychelles) (see Annex 1 for the complete list of participants). Mrs. Yvette Diei- Ouadi,
from FAO headquarters, Rome, led the event.

The efficient administrative and organizational support from FAO Burundi as well as the
coordination of field visits by the national post-harvest loss assessment team should be
highlighted as contributing factors to the success of the activities, which were held for the
most part at the Lake Tanganyika Lodge.

As detailed in Annex 2, the training consisted of theoretical and group work based mainly on
case studies drawn from the regional post-harvest loss assessments coordinated by FAO
between 2006 and 2008, practical examples from the Madagascar workshop and some
visits to Rumonge landing site (see Annex 3 for presentations of the group work). An
initiative aimed at introducing mobile/digital technology was presented and questionnaires
were designed to suit this data collection method. Unfortunately, it was not possible to test
this initiative in the field due to some technical problems linked to the network coverage.
Recommendations were made based on the theoretical presentation of the system.

A work plan of post-training activities was developed and a list of those fisheries to be
assessed in the Democratic Republic of Congo, Rwanda and Seychelles was drawn up.
Madagascar‘s budgetary proposals were reviewed and a fisheries value chain assessment
was realigned for team from Burundi. The salient points are:

a. Democratic Republic of Congo


The sardine fishery, Stolothrissa tanganicae of Lake Tanganyika, will be the target of a
regional approach for this resource, which will also be studied in Burundi.

b. Rwanda
The Tilapia fishery from Lake Kivu will be studied.

c. Seychelles

Whilst by catches of tuna are a top priority for higher institutional levels (line Ministry),
small-scale fisheries are more concerned with post-harvest losses. In terms of
bycatch, small-scale fisheries are more interested in their improved utilization
(reduce the share meant for fishmeal and oil in order to increase the share for direct
human consumption).
6

With regard to Burundi, observations made during the visit to the landing site revealed
that it would not be necessary to conduct a post-harvest loss assessment on the whole
dried fish chain, but that it would be better to concentrate on Ndagala (Stolothrissa
tanganicae) from the canoe to the first point of sale and the fishmonger value chain from
the landing site to the main points of sale for fresh fish.

An assessment of the knowledge level of participants attending such training for the first
time was conducted before and after the course. Comparison of the two tests shows an
average increase in performance/knowledge level of about 60 percent following the
training (see Annex 4).

The final evaluation highlights the short-term impact of this training as can be seen by
data related to meeting participant’s expectations and to achievements of the course
objectives, which vary between 70 and 90 percent (see Annex 5).

Observations/recommendations made to improve future trainings can be summarized as


follows:

 The training should be longer with more practical exercises/field visits;

 Provision of interpretation or translation facilities to ensure a thorough understanding


of the course by participants who are not francophone (Seychelles);

 Organize a practical workshop in the coming days, to try out the mobile phone
technology used to collect post-harvest loss data.
7

Contents
Résumé exécutif___________________________________________________________________________3
Executive summary________________________________________________________________________5
Contents___________________________________________________________________________________7
List of Photos________________________________________________________________________________8
Acronymes and abréviations_______________________________________________________________9
1. Introduction_________________________________________________________________________10
2. Déroulement de la visite d’échange et la formation_________________________________10
2.1 Formation théorique_________________________________________________________________10
2.1.1 Module 1: Généralités sur les pertes après capture (PAC/PPC)___________________11
2.1.2 Module 2: Types et causes des pertes_________________________________________11
2.1.3 Module 3: Introduction au processus d’évaluation des PPC/PAC_________________11
2.1.4 Module 4: Evaluation qualitative et indicative quantitative_____________________12
2.1.5 Module 5: Quantification des pertes par le suivi de cargaisons_________________12
2.1.6 Module 6: Méthodologie de questionnaire d’évaluation________________________12
2.1.7 Module 7: Rédaction et communication du rapport d’évaluation
des pertes et identification des interventions de réduction_____________________12
2.2 Exercices et échange d’expériences sur les cas pratiques____________________________12
2.2.1 Les types et causes des pertes________________________________________________13
2.2.2 La MIEP à travers l’élaboration de la matrice synthétique et
des diagrammes de flux_____________________________________________________13
2.2.3 La priorisation des pertes______________________________________________________13
2.2.4 Applications pratiques du suivi de cargaison et méthodologie du questionnaire
13
2.3 Introduction du système de collecte des données pas téléphonie mobile_____________14
2.4 Planification des évaluations et suivi post-formation___________________________________15
3. Conclusion__________________________________________________________________________16
4. Recommandations__________________________________________________________________16
4.1 Pour une utilisation efficiente et aisée de la technologie de collecte
de données par le téléphone mobile_________________________________________________17
4.2 Pour les ateliers futurs________________________________________________________________17
Annexe 1. Liste des participants_____________________________________________________________19
Annexe 2. Ordre du jour___________________________________________________________________20
Annexe 3. Restitution des travaux de group________________________________________________22
Annexe 4. Résultats d’évaluation des connaissances des participants de
trois pays_______________________________________________________________________30
Annexe 5. Evaluation finale de l’atelier____________________________________________________31
8

List of Photos
Photo 1 : Vue d’ensemble des opérations de débarquement et mise en vente
pour identifier les étapes où ont lieu les pertes les plus importantes______________________13
Photo 2 : Des participants sur un site de transformation pour identifier les
causes des pertes post-capture_________________________________________________________14
Photo 3 : Un des participants utilisant un téléphone portable pour la collecte
de données de pertes post-capture____________________________________________________17
Photo 4 : Les poissons écrasés dû au sur chargement et superposition inadéquate
de caisses est à l’origine des pertes massives encourues de la pirogue au
premier point de vente du Ndgala______________________________________________________23
9

Acronymes and abréviations


EPAC Evaluation des pertes après capture

FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

MEQ Méthodologie d’évaluation par les questionnaires

MIEP Méthodologie qualitative/informelle d’évaluation des pertes

PAC/PPC Perte après capture/perte post-capture

RDC République Démocratique du Congo

SC Méthodologie du suivi de cargaison


10 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

1. Introduction
La rencontre qui a réuni environ une dizaine de participants (voir liste en Annexe 1) avait
pour but le renforcement de la capacité des agents des pêches en évaluation des pertes et
identification de solutions durables de réduction de ces dernières. Les objectifs spécifiques
sont:

 Faire prendre conscience du contexte dans lequel ont lieu les pertes post-capture
et les principes pertinents au niveau du Code de conduite pour une pêche
responsable qui se rapporte à cette problématique ;

 Faciliter une meilleure compréhension des mécanismes d’intervention des pertes,


leur ampleur et leur impact ;

 Introduire les méthodologies pratiques d’évaluation des pertes et la documentation,


le rapportage des données collectées ;

 Mettre à niveau des connaissances en matière de planification des évaluations de


terrain et les diverses étapes conduisant à la mise en œuvre d’initiatives de
réduction et l’évaluation de leur efficacité ;

 Promouvoir l’échange d’expériences entre pays bénéficiaires, sur les pratiques


post-capture et notamment les études de cas pratiques.

Cet atelier marque l’intensification des activités dans les pays bénéficiaires pour
l’application des méthodologies visant à identifier les pertes nécessitant une attention
particulière et la formulation de solutions efficaces et rationnelles. Il a été aussi l’occasion
d’échange d’expériences entre d’une part les participants à l’atelier de Madagascar de juin
2012 et ceux faisant leur première formation et d’autre part entre l’équipe du pays hôte et
les participants étrangers notamment sur l’organisation des opérations pos-capture et la
question des pertes prioritaires.

2. Déroulement de la visite d’échange et la


formation
2.1 Formation théorique
Après une présentation des objectifs de la rencontre de Rumonge, une évaluation a été
faite au début de l’atelier pour avoir une idée des connaissances des participants faisant
leur première mise à niveau sur le sujet. Il ressort de cet exercice que le niveau moyen
initial par pays était faible, avec une moyenne de 2,5 sur 10. Si la question de l’évaluation
des pertes post-capture demeure un sujet nouveau pour tous ces participants, la
problématique des pertes en elle-même est connue, même si les données permettant de
cerner la réelle ampleur et les causes profondes font défaut, comme le révèlent les
présentations du secteur des pêches centrées sur la post-capture du poisson dans chaque
pays.
Déroulement de la visite d’échange et la 11
formation

Trois principaux outils pédagogiques ont été utilisés pour permettre aux participants de
mieux cerner et assimiler le message à transmettre à travers sept modules (voir
Programme détaillé en Annexe 2).

Les cours théoriques étaient en alternance pour la majorité des modules, avec des
travaux pratiques centrés sur les exercices de groupe puis la présentation en plénière et
la restitution de la première des deux sorties sur le terrain. Une troisième sortie simulant
un suivi de cargaison de mareyeuses de poisson frais a été coordonnée par l’équipe
EPAC du Burundi au marché au poisson de Bujumbura, après le départ du rapporteur.

Chaque module présenté donnait lieu à un round de questions-réponses, toutefois limité


du fait du temps imparti. La journée suivante servait en début de session à faire un bref
rappel des présentations précédentes. Les principaux modules abordés étaient les
suivants:

2.1.1 Module 1: Généralités sur les pertes après capture (PAC/PPC)


Ce module avait pour objectifs spécifiques de :

 Rappeler le contexte global et local dans lequel ont lieu les pertes ;

 Informer les participants du principal instrument international qui fonde l’initiative


de la FAO ;

 Relever les différentes étapes menant à une réduction durable des pertes.

2.1.2 Module 2: Types et causes des pertes


Ce module vise notamment à :

 Permettre de mieux cerner ce que sont les types et pourquoi ont lieu les PAC les
plus communes ;

 Identifier les différents niveaux de causes et comprendre leur pertinence relative


dans la collecte des données d’EPAC de terrain.

2.1.3 Module 3: Introduction au processus d’évaluation des PPC/PAC


A travers ce module étaient dispensées les informations permettant de :

 Comprendre le processus d’évaluation et les modalités d’application des


différentes méthodologies ;

 Développer les capacités de planification et préparation pour une évaluation des


PAC ;

 Identifier les éléments clés d’un budget d’évaluation des PAC.


12 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

2.1.4 Module 4: Evaluation qualitative et indicative quantitative


Ce module a pour objectifs de :

 Fournir les connaissances pratiques et savoir-faire en évaluation des PAC en


utilisant la MIEP sur le terrain ;

Développer la capacité d’analyse des données, conception et planification d’interventions


ultérieures sur la base des informations collectées ;
 Permettre une familiarisation avec le type d’informations requises et le format
d’un rapport d’évaluation des PAC suite à la MIEP.

2.1.5 Module 5: Quantification des pertes par le suivi de cargaisons


Il donne essentiellement les applications du suivi de cargaison et les paramètres idoines pour
une collecte d’informations cohérentes.

2.1.6 Module 6: Méthodologie de questionnaire d’évaluation


Les applications de cet outil d’EPAC et la conception de ses paramètres sont amplement
abordées dans ce module.

2.1.7 Module 7: Rédaction et communication du rapport d’évaluation des


pertes et identification des interventions de réduction
Ce module vise à :

 guider le processus de production de données standards et de rapportage ;

 aider à comprendre comment entrevoir la dissémination ultérieure auprès des


concernés.

Les diapositives de la formation ont été mises sur support électronique à l’attention des
participants.

2.2 Exercices et échange d’expériences sur les cas


pratiques
La première session des travaux pratiques s’est effectuée en deux groupes distincts (5
personnes/groupe) puis restitution en plénière, mais la suite des exercices basés sur les
expériences récentes et la visite du débarcadère de Rumonge a été traitée en un seul
groupe. Les participants ont en outre simulé un itinéraire de suivi de cargaison de
mareyeuses de Rumonge au marché central de poisson de Bujumbura au jour 5 (27
juillet) de la mission, sous la supervision de l’équipe du Burundi.
Déroulement de la visite d’échange et la 13
formation

Les sujets des travaux pratiques ont porté notamment :

2.2.1 Les types et causes des pertes

Traitées à travers une étude de cas relative au transport longue distance du poisson frais
d’un site de pêche continentale, tirée du programme régional d’évaluation des pertes
des pertes de la FAO, 2006-2008.

2.2.2 La MIEP à travers l’élaboration de la matrice synthétique et


des diagrammes de flux
L’étude de cas «Crabe d’Aranta» tirée de la collecte des données de terrain lors de
l’atelier de formation de Madagascar a constitué l’essentiel de cet exercice qui a aussi
servi dans la priorisation des pertes et l’application des outils quantitatifs (le SC et la
MEQ) et donné lieu à un cadre d’orientation et d’échange d’expériences de la part des
participants (Burundi, Madagascar) qui étaient à cette première formation.

Photo 1 : Vue d’ensemble des opérations de débarquement et mise en vente


pour identifier les étapes où ont lieu les pertes les plus importantes

2.2.3 La priorisation des pertes


La restitution du travail de groupe sur la visite du débarcadère de Rumonge a été aussi
focalisée sur la MIEP (point 2.2.2) et la priorisation des pertes.

2.2.4 Applications pratiques du suivi de cargaison et méthodologie du


questionnaire
Ces aspects ont été traités avec l’étude de cas « Crabe d’Aranta ».
14 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

Les résultats de tous les travaux de groupe présentés par les rapporteurs de chaque
groupe et faisant l’objet d’observations et de discussion sont en Annexe 3 du rapport.

Photo 2 : Des participants sur un site de transformation pour identifier les


causes des pertes post-capture

2.3 Introduction du système de collecte


desdonnéespas téléphonie mobile
Afin de mieux cerner la technologie et la faisabilité de son intégration dans la collecte
des données EPAC, un espace a été concédé à M. Jackson Kangethe, contracté de l’Unité
régionale des données et informations de TCEO basée à Nairobi, pour faire une
présentation aux participants. Il ressort des échanges un intérêt certain de voir cette
innovation appliquée, toutefois des questions en lien avec une utilisation pratique et
efficiente de cet outil de collecte d’informations ont été soulevées dont (i) l’adaptation au
cadre de collecte et des outils méthodologiques existants notamment tenir compte du
processus de triangulation de l’information avant sa prise en compte finale, (ii) la durée
de stockage avant traitement des données, (iii) le sort des données envoyées et leur
accessibilité, (iv) le problème de connexion internet dans des sites de pêche et le plus
important (v) faire plusieurs tests pilotes avant d’envisager sa substitution ou
complémentarité au mode actuel de collecte d’informations sur le terrain.

Afin de tester l’innovation, les questionnaires pour interviews semi structurés ont été
aménagés. Malheureusement, les problèmes techniques n’ont pas permis de les
télécharger sur le mobile, et donc il n’a pu y avoir d’expérimentation pratique.
Déroulement de la visite d’échange et la 15
formation

2.4 Planification des évaluations et suivi post-formation


Tenant compte du calendrier général du Résultat 5 de SmartFish et la nécessite de
maitrise par les participants des outils appris durant la formation, un plan provisoire du
processus d’évaluation des pertes a été développé, avec la possibilité d’ajustement selon
les exigences du terrain et la réalité dans les pays. Une évaluation pilote dans un site de
pêche aux environs du lieu de travail des participants sera conduite (en équipe) dont le
rapport sera examiné par la formatrice. Il sera ensuite mis en circulation au sein du
réseau francophone post-capture pour échanger sur les difficultés, les points positifs et
les aspects à améliorer dans la perspective d’une évaluation des pertes d’envergure. Ci-
dessous est présenté le chronogramme indicatif qui a été élaboré et endossé :

 29 juillet – 15 août : développement d’un plan détaillé et budget à soumettre à la


coordination de R5 SmartFish ;

 Deux dernières semaines d’août : revue documentaire + MIEP pilote ;

 Fin août : rapport MIEP pilote et feedback de la FAO ;

 Septembre : MIEP sur la/les grandes pêcheries ;

 Mi-septembre : rapport intérimaire EPAC/MIEP à soumettre avec priorisation des


pertes et propositions de choix pour la suite du processus ;

 Octobre – novembre : 1 SC ;

 Novembre – mi-décembre : MEQ ;

 Eventualité d’une seconde série de SC selon saisonnalité ;

 Atelier national de restitution.

Les renseignements fournis par chaque pays et complémentaires à la présentation du


Jour 3 de l’atelier, ont permis d’identifier les pêcheries d’intérêt socio-économique et
répondant surtout aux objectifs d’amélioration de la sécurité et nutrition alimentaire
(consommation nationale, régionale, nombre des opérateurs des pêches artisanales et
traditionnelles impliqués) qui seront ciblées pour le travail de terrain à financer par
SmartFish :

a. RDC

Les deux participants de l’atelier de Madagascar étaient tous en poste dans la zone
maritime de la RDC. Pour cette rencontre de rattrapage, les deux participants
proposés viennent de la zone continentale, qui joue un rôle majeur dans
l’approvisionnement en produits de pêche du pays. Afin d’adopter une approche
régionale des pertes de cette ressource qui sera aussi l’objet d’EPAC au Burundi, la
pêcherie de la sardine Stolothrissa tanganicae dans le Lac Tanganyika sera ciblée.

b. Rwanda

La pêcherie du Tilapia du Lac Kivu sera étudiée.


16 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

c. Seychelles

Quoique les captures accessoires des thoniers soient un intérêt exprimé au plus haut
niveau institutionnel (Ministère de tutelle), il semble que les débarquements de la
pêche artisanale constituent une préoccupation en matière de pertes post-capture.
Quant aux captures accessoires, elles seraient plutôt concernées par le problème
d’une meilleure valorisation (diminuer la part destinée à la farine et l’huile de poisson
vers une utilisation pour alimentation humaine directe).

Concernant le Burundi, l’observation lors de la visite du débarcadère a révélé qu’il


n’était pas nécessaire de faire d’EPAC sur toute la filière poisson séché mais plutôt le
Ndagala (Stolothrissa tanganicae) de la pirogue à la première mise en vente et la filière
du mareyage allant du débarcadère aux principaux points de vente de poisson frais.

Les budgets des deux chaines de valeur proposées pour l’EPAC de Madagascar ont été
revus et le pays a été intégré au chronogramme ci-dessus.

Il convient d’ores et déjà de noter le retard accusé dans la mise en œuvre de ce


chronogramme. En effet, au moment de la mise en forme de ce rapport, aucun des pays
n’a encore débuté la MIEP pilote.

3. Conclusion
La visite d’échange et l’atelier de formation, quoiqu’avec un agenda immensément serré,
semblent avoir bien capté l’attention des participants. Une évaluation des connaissances
des participants et celle de l’atelier ont été faites avant la cérémonie de clôture. Comme
le montrent les fiches en annexes 4 et 5, les participants à l’atelier ont aussi vu leurs
connaissances améliorés. Il demeure tout de même qu’un coaching rapproché avec un
backstopping à travers les TIC (email, Skype, etc.) est nécessaire pour leur permettre de
mieux s’appliquer sur le terrain.

Par rapport aux commentaires faits, celui relatif à la durée est pertinent. Ce cours est
normalement destiné à être conduit en une semaine à 10 jours.

4. Recommandations
Les recommandations sont celles formulées lors de la présentation de la technologie de
collecte de données par le téléphone portable et lors de l’évaluation finale.
Recommandations 17

Elles sont donc de deux ordres:

4.1 Pour une utilisation efficiente et aisée de la


technologie de collecte de données par le
téléphone mobile
Quoique l’application lors des visites de sites de pêche n’ait pas eu lieu (ce qui aurait
sûrement permis de générer des observations idoines pour des recommandations
complémentaires), sur la base de la présentation théorique, il est suggéré que toute
formalisation de l’utilisation de cet outil devrait s’appesantir sur les aspects suivants :

 Son adaptation au cadre de collecte et des outils méthodologiques existants


notamment tenir compte du processus de triangulation de l’information avant sa
prise en compte finale ;

 La durée de stockage avant traitement des données ;

 Le sort des données envoyées et leur accessibilité ;

 Le problème de connexion internet dans des sites de pêche.

Photo 3 : Un des participants utilisant un téléphone portable pour la collecte


de données de pertes post-capture

4.2 Pour les ateliers futurs


 Accorder assez de temps pour dispenser ce cours, sujets à couvrir trop long pour
3 jours/temps relativement court. Ceci aura pour effet de respecter le programme
journalier (heure de clôture) ;

 Prévoir prochainement plus de temps pour les travaux pratiques, les discussions
et interactions et plus de visites de sites ;

 Prévoir une traduction/interprétation Français et Anglais. Grouper les pays selon


la langue officielle pour les ateliers futurs ;

 Le logement devrait avoir des facilités Internet ;


18 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

 Organiser un atelier de mise en pratique dans les prochains jours, notamment


pour la technologie de la téléphonie mobile pour la collecte des données de pertes
post-capture ;

 Organiser ce genre d’atelier dans d’autres pays de la région.


Annexes 19

Annexe 1. Liste des participants


Nom Pays E-mail Fonction
Vincent de Paul Congo malakobin@[Link]
KUBIHA MALAGO
Yves MUNGURA Congo mungurayves@[Link] Inspecteur Agricole de
DUNIA Territoire D'Uvira
Evariste RUMBETE Burundi evru2002@[Link] Chef du service pêche à la
Direction des eaux, de
la pêche et de
l'aquaculture
Joseph NDIKUMANA Burundi ndukumana2008@[Link] Gestionnaire des données
statistiques des pêches

Alain JAOSEDY Madagascar jaosedyalain@[Link] Chef de Service Régional


de la pêche et des
ressources
halieutiques, Sofia
Zbigniew Madagascar [Link]@[Link] Consultant individuel
KASPRZYK
Seraphin Rwanda niseraphin@[Link] Expert en vulgarisation
NIYONSENGA
Syridion Rwanda sdiond73@[Link]
DUSABIMANA
Brad UZICE Seychelles bradbraduzice@[Link] Assistant inspecteur de
pêche
Wendy SINON Seychelles wendy2luv@[Link] Assistant inspecteur de
pêche

Formateurs et cadre administratif

Nom Pays E-mail Fonction


Carine BUDODWA Italie (FAO [Link]@[Link] Fonctionnaire de la FAO
HQ)
Jackson Italie (FAO [Link]@[Link] Consultant de la FAO
KANGETHE HQ)
Yvette DIEIOUADI Italie (FAO [Link]@[Link] Fonctionnaire de la FAO
HQ)
20 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

Annexe 2. Ordre du jour


Jour 1
08:30 - 09:00 Enregistrement
09:00 – 09:30 Introductions, objectifs et processus de la formation, évaluation
préformation
09:30 – 10:00 Généralités sur le contexte des pertes après capture (PAC)
10:00 – 10:30 Pause
10:30 – 11:15 Types et causes des pertes
11:15 – 12:00 Travaux de groupe – Types et causes
12:00 – 12:30 Introduction aux méthodes EPAC
12:30 – 14:00 Déjeuner
14:00 – 15:30 Méthode informelle d’évaluation des pertes (MIEP)
15:30 – 15:45 Pause
15:45 – 16:15 MIEP (suite)
16:15 – 17:15 Travaux de groupe en MIEP
17:15 – 18:00 Préparation pour la visite de terrain du Jour 2

Jour 2
07:15 - 13:00 Visite du débarcadère de Rumonge
13:00 – 14:30 Déjeuner
14:30 – 16:00 Consolidation des résultats de la visite de terrain
16:00 – 16:15 Pause
16:15 – 17:00 Présentation du travail de groupe MIEP du Jour 1
17:00 – 17:30 Restitution des résultats de la visite de terrain
17:30 – 18:00 Présentation par Jackson Kangethe du système de collecte de
données par téléphone portable

Jour 3
08:00 - 09:00 Méthode de suivi de cargaison (SC)
09:00 – 09:45 Méthode d’évaluation des pertes par questionnaire (MEQ)
09:45 – 10:15 Travaux de groupe SC et MEQ
10:15 – 10:30 Restitution des travaux de groupe
10:30 – 10:45 Pause
10:45 – 11:00 Rapport et communication des résultats EPAC
11:00 – 12:30 Présentation par le Rwanda et Seychelles; planification/révision des
plans EPAC des 5 pays
12:30 – 14:00 Déjeuner
14:00 – 15:00 Préparation pour l’interview semi structurée (ISS) de groupe
d’opérateurs (pêcheurs)/passage en revue du questionnaire modifié
pour éventuel test du téléphone mobile
15:00 – 17:00 Travail de terrain – ISS de pêcheurs au débarcadère de Rumonge
Annexes 21

Jour 4
09:00 - 10:00 Préparation avec le téléphone mobile pour ISS de mareyeuses au
débarcadère
10:00 – 10:15 Pause
10:15 – 12:00 Travail de terrain – ISS de mareyeuses au débarcadère de Rumonge
12:30 – 14:00 Déjeuner
14:00 – 15:30 Départ pour Bujumbura

Jour 5
09:00 - 12:00 Suivi des mareyeuses de poisson frais du marché central de
Bujumbura venant de Rumonge
22 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

Annexe 3. Restitution des travaux de groupe


I. Types et causes des pertes post-

capture Groupe 1

Rapporteur : Malago Vincent de Paul

Evariste Rumbete, Alain Jaosedy, Malago Kubiha Vincent de Paul, Syridion Dusabimana,
Wendy Sinon

Type de perte : perte en qualité

Causes probables :

 Mauvaise conservation des poissons ;

 Transport de longue distance et l’emballage n’est pas approprié pour le transport


de Tilapia frais (par ex. sac) ;

 Les véhicules de transport de Tilapia ne sont pas appropriés (adéquats pour le


transport de Tilapia frais) ;

 La glace utilisée n’est pas en quantité suffisante ;

 L’altération est remarquable et entraine la diminution de la valeur par rapport au


prix normal.

Groupe 2

Rapporteur : Yves Dunia

Joseph Ndikumana, Seraphin Niyonsenga, Zbigniew Kasprzyk, Brad Uzice, Yves Dunia
Mungura

Type de perte: qualité

Cause probables :

 Insuffisance de glace ;

 Transport dans le sac sans glace ;

 Manque des bâches pour la protection contre le soleil ;

 Durée de transport ;

 Sur chargement de caisse et état de la route: endommagement physique des


poissons ;

 Chaine de froid non respectée: pirogue et stockage au village ;

 Entassement de sacs: endommage physiquement.


Annexes 23

Discussion/observations

Les causes rapportées sur la base du descriptif et de l’observation de la photo sont


pertinentes. Elles gagneraient toutefois à être regroupées (manutention,
conservation/chaine de froid, conditions de transport) et se garder à l’esprit/se poser la
question sur les causes primaires (est-ce du fait d’ignorance/connaissances, de manques
de moyens, etc.).

Photo 4 : Les poissons écrasés dû au sur chargement et superposition inadéquate


de caisses est à l’origine des pertes massives encourues de la pirogue au
premier point de vente du Ndgala

Présentation de group – diagramme de flux et matrice synthétique

Groupe 1

Rapporteur : Alain Jaosedy

Figure 1. Le diagramme de flux des crabes d’Aranta


24 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

2. Matrice synthétique des pertes de crabes (Observations faites à l’intérieur du


Tableau)

Etape de la Changement Que


Données
chaine où a Causes de la Quand la Quel impact a de la perte pensent
Type de pertes Acteurs quantitative
lieu la perte perte a la perte au fil du les gens
s indicatives
perte lieu temps de
la perte
Perte physique (être Transport Mauvais Operateurs: 2 à 3 jours Toute Environnemental Augmentation Les acteurs
plus concret: liée à la Stockage conditionnement (pas cette l’année mais Economique de la perte au proposent
mortalité ) (danse des produits donnée) accentuée fil du temps les
village de (soubiques) ayant 10 à 40% pendant la initiatives
collecte; à de petites mailles saison de contrôle
Aranta ?) pluvieuse moyennant
Mauvaises Mareyeurs 98% (non, ce (mars à mai) des
conditions Sous collecteurs chiffre soubiques
météorologiques Pêcheurs représente la avec plus
Non qualité traditionnels part de d’aération
conduisant à des Sociétés mortalité/
pertes physiques exportatrices (pas perte
Manque à gagner concernées car physique du
quand le crabe n’enregistrent que total des
capturé est rejeté des pertes très pertes)
(ceci est à mettre minimes)
dans la colonne
Impact)

Perte en qualité Idem Crabes rejetés au Idem Idem


( Préciser: due à la taille prix modique
marchande non Crabs ayant subi
conforme) des dommages
physiques

3. La perte prioritaire est la perte physique, pour des raisons suivantes :

 L’intervention à ce niveau permet la minimisation des autres pertes (telles que la


perte liée aux forces du marché et la perte physique) ;

 La diminution des pertes physiques significatives ;

 La bonne gestion (gestion rationnelle) de la perte physique permet d’éviter le


manque à gagner important pour les opérations.

Groupe 2

Rapporteur : Seraphin Niyonsenga

1. Matrice synthétique

Type de perte :

 pertes en qualité ;
 pertes physiques : taille <10cm.

Etape de la chaine où a lieu la perte :

 étape de collecte au village ;


 société exportatrice.
Annexes 25

Causes de la perte :

 durée de stockage et de transport ;


 manque d’aération ;
 type de soubique ;
 type de matériel de conditionnement (sacs et caisses) ;
 manque d’arrosage ;
 conditions

climatiques. Acteurs :

 sous collecteurs (licence) ;


 mareyeurs ;
 (12 femmes).

Données quantitatives :

 pirogues 2-3 tonnes, 4-5 tonnes ;


 10 - 40 pourcent de pertes (98 pourcent mortalité) ;
 2 pourcent petite taille ;
 export = 1-2 tonnes (5 tonnes/semaine) :
 collecte annuelle = 500-600 tonnes ;
 rendement 51-54 pour cent.

Quand la perte intervient :

 majoritairement en mars-mai.

Impact :

 baisse de revenu ;
 diminution de la consommation ;
 baisse de l’export.

Changement de la perte :

 oui, due aux changements

climatiques. Que pensent les gens des

pertes :

 conditions climatiques ;
 type de conditionnement.
26 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

2. Diagramme de flux des crabes

3. Pertes prioritaires :

 Mortalité > perte physique ;


 Pertes en qualité : taille commerciale.

Discussion/observations

Le groupe 2 devrait s’inspirer de la matrice et du diagramme de flux du premier groupe.

Le diagramme de flux devrait faire apparaitre où et quand se déroulent les opérations. De


même, il faut mentionner l’étape et ce que sont les produits semi-finis et les produits finis
de crabe

Produits semi-finis; produits finis

Les pertes priorisées sont pertinentes mais les raisons sont plus liées aux données indicatives
quantitatives, la fréquence et le nombre et statut social des opérateurs affectés.
Annexes 27

II. Exercice de groupe en suivi de cargaison et MEQ – crabe d’Aranta

Mortalité post-capture

1. Suivi de cargaison

Objectif : Quantifier les pertes physiques au village de Majamba

Unité : Soubique et sac / kilogramme

Echantillonnage :

 30 pourcent : pêcheurs ;
 100 pourcent : mareyeurs ;
 100 pourcent : sous collecteur.

Incomplet. Aller jusqu’au plan d’échantillonnage des produits.

Réplication : deux-trois fois par enquête. Non, ce n’est pas la réplication – le nombre de
fois que l’unité traçable est mise à expérimentation (validité si supérieur ou égale à 10).

Réponse : Poids des crabes morts

Analyse : des statistiques

 des pertes en revenu ;


 perte des revenus par operateur.

Donner ici la/les méthode(s) d’analyse statistique.

2. MEQ

Objectif de MEQ : Confirmer/infirmer, extrapoler quoi ?

Incomplet, donner tous les paramètres énoncés dans le cours de formation: quoi, quand,
pourquoi, etc.

3. Intervention

Stockage, village de collecte et transport.

Arrosage, protection contre le soleil, étagères.

L’intervention urgente qui n’a pas besoin qu’on lance une EPAC d’envergure est la
sensibilisation des pêcheurs pour une collecte de crabes de taille marchande conforme.

Discussion/observations (faites dans la présentation du groupe)


28 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

III. Restitution du groupe de la visite du débarcadère de Rumonge

Rapporteur : Siridion

1. Observations sur les opérations

Observation visuelle participative sur le terrain :

Lieu de séchage :

 claies surélevées (+) ;


 deux types de maille (+): en plastique et métallique ;
 en dessous des claies, il y a la saleté (-).

Lieu de débarquement :

 saleté (-) ;
 les caisses en bois (-) ;
 présence de lavage + baie grande (-) ;
 présence de marchés (-) ;
 deux stations de pétrole (+) ;
 absence de quai (-) ;
 camping sur la plage (-) ;
 deux types de pêche- Embarcations: Catamaran (+) et excellentes pirogues ;
 accès libre au débarcadère (-) ;
 atelier de construction de pirogues sur la plage (+) ;
 atelier de soudure (+) ;
 insuffisance de latrines (-).

Débarquement des captures :

 ramassage incontrôlé et désordonné des enfants (-) ;


 caisses abîmées (-) ;
 non utilisation de la glace (-).

Réception des produits sur la plage :

 caisses avec fissures sur sable (-) ;


 pas de protection contre le soleil (-) ;
 contamination (-) ;
 évacuation rapide des produits/captures (+).

Ce travail aurait été mieux présenté à l’aide d’un tableau à deux colonnes (aspects positifs,
aspects négatifs).
Annexes 29

Il faut ajouter aux points positifs la disponibilité de la glace dans ce débarcadère, même si
elle n’est utilisée que par un seul groupe/une minorité. Il y a aussi l’organisation
associative solide en place.

2. Diagramme des opérations


30 Visite d’échange et atelier régional de formation sur l’évaluation des pertes après
capture

Annexe 4. Résultats d’évaluation des


connaissances des participants de trois pays

Pays Avant formation Après formation


1 R.D. Congo 2,5 7
2 Rwanda 3 7
4 Seychelles 2 3,5
Moyenne générale 2,5 5,83
Annexes 31

Annexe 5. Evaluation finale de l’atelier


Veuillez cocher l’une des cases suivantes

Objet 1 2 3 4 5
1. Lieu de l’atelier Mauvais Passable Moyen Bon Excellent
1 9
2. Qualité des Mauvaise Passable Moyenne Bonne Excellente
présentations 5 5
3. Qualité des travaux Mauvaise Passable Moyenne Bonne Excellente
pratiques 2 6 2
4. Temps accordé aux Trop peu Peu Suffisant Long Trop long
présentations 1 7 2
5. Temps accordé aux Trop peu Peu Suffisant Long Trop long
discussions 1 9
6. Facilitation de l’atelier Mauvaise Assez faible Moyenne Bonne Excellente
3 7
7. Organisation générale Mauvaise Passable Moyenne Bonne Excellente
6 4

Veuillez répondre aux questions suivantes

8. Quel(s) module(s) de la formation avez-vous le(s) plus apprécié ?


MIEP : 4
SC : 1
Tous les modules : 5
9. Quel(s) module(s) avez-vous peu apprécié ?
SC : 1
MEQ pas très explicite : 1
RAS : 2
10. Comment cette formation a répondu (donner un score de 1 - 100%) :
1. Aux objectifs initiaux 90 (75 - 100%) ;
2. A vos attentes 88,12 (70 - 100%).
11. Recommandation(s) pour améliorer d’éventuels futurs ateliers :
 Plus de temps pour les travaux pratiques et interactions ;
 Plus de visites de sites ;
 Plus de temps pour les discussions ;
 Trop de cours à dispenser pour 3 jours. Temps relativement court ;
 Prévoir une traduction/interprétation Français et Anglais – Grouper les
pays selon la langue officielle pour les ateliers futurs ;
 Le logement devrait avoir des facilités Internet ;
 Organiser un atelier de mise en pratique dans les prochains jours,
notamment pour la collecte avec téléphone portable ;
 Organiser ce genre d’atelier dans d’autres pays de la région ;
 Respecter le programme journalier (heure de clôture).
SmartFish est un programme régional de pêche mis en œuvre
conjointement par la Commission de l’océan Indien et l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, et financé par l’Union
européenne. SmartFish opère dans vingt pays de la région océan Indien,
Afrique australe et orientale. Le projet se concentre sur la gouvernance, la
gestion des pêches, le suivi, contrôle et surveillance, le commerce et la
sécurité alimentaire.

Le rapport de la visite d’échange d’expériences et l’atelier de formation


sur l’évaluation des pertes post-capture (EPAC) des produits de pêche
artisanale et d’aquaculture qui se sont déroulés à Rumonge, au Burundi,
décrit l’approche utilisée, les cours théoriques et les travaux de groupes
qui ont été prodigués.

L’atelier a permis d’attirer l’attention et d’améliorer les connaissances des


participants sur l’évaluation des pertes après capture. Cet atelier est une
étape importante vers l’amélioration de la qualité des produits
halieutiques et les revenus des communautés des pays participants :
Burundi, Madagascar, RDC, Rwanda et Seychelles.

Financé
par Union
européenn
e

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