0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues8 pages

SVT 17

Le document traite de l'immunité innée, qui constitue la première ligne de défense de l'organisme contre les agents pathogènes, en décrivant les barrières corporelles, les types de cellules impliquées, et les étapes de la réaction inflammatoire. Il explique également les symptômes de l'inflammation, les anti-inflammatoires, ainsi que les organes impliqués dans la réponse immunitaire. Enfin, il souligne les caractéristiques de l'immunité innée, qui est non spécifique et immédiate, et ne nécessite pas de contact préalable avec l'antigène.

Transféré par

imanechenikel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues8 pages

SVT 17

Le document traite de l'immunité innée, qui constitue la première ligne de défense de l'organisme contre les agents pathogènes, en décrivant les barrières corporelles, les types de cellules impliquées, et les étapes de la réaction inflammatoire. Il explique également les symptômes de l'inflammation, les anti-inflammatoires, ainsi que les organes impliqués dans la réponse immunitaire. Enfin, il souligne les caractéristiques de l'immunité innée, qui est non spécifique et immédiate, et ne nécessite pas de contact préalable avec l'antigène.

Transféré par

imanechenikel
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

17- L’immunité innée

1/ Barrières du corps humain :


 Mécaniques : épithélium
 Biologiques : bactéries non pathogènes (flore) en symbiose avec l’organisme
 Chimiques : substances qui inhibent les pathogènes. Ex : mucus + mouvement des cils
dans les poumons ou encore les larmes (enzymes de dégradation) et estomac (pH acide).

[Link] peau
Epithélium imperméable qui entoure la surface externe de l’organisme, c’est une barrière
mécanique empêchant l’entrée des agents infectieux.
À sa surface, certaines bactéries inoffensives constituent une barrière biologique.
Associées à la peau, certaines glandes sécrètent des substances acides, comme la sueur, qui ont
une fonction antiseptique, c’est une barrière chimique.
b. Les muqueuses
Les muqueuses sont formées de cellules épithéliales qui tapissent l’intérieur des organes en
contact avec des substances provenant du milieu extérieur. Il s’agit des poumons (en contact avec
l’air), du tube digestif (en contact avec les aliments), des appareils urinaires et génitaux (en
contact avec un partenaire). Elles forment elles aussi une barrière mécanique étanche. En outre,
elles sécrètent un mucus permettant d’englober les agents infectieux et de les éliminer. Les cils
vibratiles présents à leur surface facilitent leur élimination.
Une fois les barrières franchies, le micro-organisme (virus, bactérie, champignon ou cellule
cancéreuse) est dans l’organisme. La réaction innée est la 1ère ligne de défense de l’organisme.

2/ Types de cellules impliquées dans l’immunité innée :


 Cellules circulantes du sang :
Granulocytes (sang) : capables de quitter la circulation sanguine (diapédèse) afin de réaliser
la phagocytose dans les tissus
Monocytes (sang) : diapédèse, se différencient en macrophage dans le tissu

 Cellules sentinelles : (dans tissu)


Macrophages (tissus) : proviennent de la différenciation des monocytes. Capables de
réaliser la phagocytose et de présenter les Ag aux lymphocytes T
Mastocytes (tissus) : ils sont localisés autour des vaisseaux sanguins. Leurs granules
renferment de l’histamine, un puissant vasodilateur.
Cellules dendritiques (tissus en organes lymphoides secondaires + sang) : cellules
présentatrices d’antigènes qui permettent l’activation des lymphocytes T
• Des cellules qui excrètent des molécules de l’inflammation : mastocytes et granulocytes….

PS : La moelle osseuse est présente dans tous les os du corps. C’est elle qui produit des cellules
souches hématopoïétiques à l’origine de la production des cellules sanguines comme les globules
rouges, les globules blancs et les plaquettes.
3/ Etapes de la réaction inflammatoire :
La réaction inflammatoire est la 1ère manifestation de l’immunité innée.

1-Contamination :
L’agent infectieux arrive à passer une des barrières naturelles, voies de contamination :
• La voie aérienne : par inhalation de particules contenant des agents infectieux (affections
respiratoires, grippe)
• La voie digestive : lors de l’ingestion d’aliments contaminés (listériose, leishmaniose, choléra…).
• La voie sexuelle : IST, Infections sexuellement transmissibles.
• La voie cutanée : plaie, égratignure.

2-Infection :
Multiplication par mitose de l’agent infectieux en milieu intracellulaire.

3-Détection du micro-organisme :
Dans les tissus où débute l’infection, les macrophages et les cellules dendritiques ont des
récepteurs de surface capables de déceler des motifs moléculaires communs à de nombreux
agents pathogènes : composants de la paroi cellulaire pour les bactéries ou les champignons,
motifs du génome pour les virus.

4-Synthèse de médiateurs chimiques :


Les molécules émises par les cellules sentinelles activées par l'agression sont appelées
médiateurs chimiques de l'inflammation :
• L'histamine augmente la perméabilité des parois des vaisseaux sanguins, ce qui permet une
arrivée massive de plasma sur le site : vasodilatation.
• Les cytokines/chimiokines : attirent sur le site lésé les polynucléaires neutrophiles, les
macrophages environnants et les lymphocytes qui vont participer à la phagocytose
• Les cytokines facilitent la diapédèse en permettant le relâchement des jonctions serrées
reliant les cellules endothéliales de la paroi des capillaires.

5-Vasodilatation :
Une membrane très perméable recouvre les vaisseaux sanguins. Dans le cas de la vasodilatation,
les jonctions entre les cellules de cette membrane se désserent, ce qui augmente la perméabilité

6-Diapédèse :
Les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins traversent leurs parois et viennent au
contact des micro-organismes, ce sont des macrophages tissulaires. Les cellules immunitaires
circulantes douées de phagocytose (monocytes et granulocytes) repérent le gradient de
chimiokine et se fixent sur la paroi du vaisseau grâce à des protéines de capture et s’insèrent
entre les cellules de la paroi du vaisseau et aller ainsi à la rencontre de l’intrus.

7-Phagocytose :
Les macrophages sont activés et fixent à leur surface les micro-organismes grâce à des récep-
teurs et les internalisent, ils vont ensuite les digérer.
Les phagocytes circulants ayant traversé l’endothélium du capillaire s’activent en macrophages
tissulaires.
Ils expriment à leur surface des récepteurs conservés au cours de l’évolution capables de recon-
naitre des motifs répétés communs aux micro-organismes pathogènes.
La fixation de l’agent infectieux peut se faire directement au récepteur membranaire ou
par l’intermédiaire d’une molécule soluble comme les molécules du complément. Ce dernier
mécanisme est appelé opsonisation.

Étape 1 : Attraction du phagocyte par le micro-organisme.

Étape 2 : Adhérence du micro-organisme à la surface du phagocyte.


Le micro-organisme se fixe à la surface du phagocyte par l’intermédiaire de molécules
solubles ou de récepteurs membranaires. Cette fixation conduit à l’invagination de la
membrane plasmique qui englobe le micro-organisme.

Étape 3 : Ingestion du micro-organisme par endocytose.


Des pseudopodes se forment autour du micro-organisme, ce qui conduit à son internalisation.

Étape 4 : Formation d’un phagosome.


Le micro-organisme est enfermé dans une vésicule intracytoplasmique, le phagosome qui
s’entoure des lysosomes contenant des enzymes digestives.
Ces derniers fusionnent avec le phagosome pour donner un phagosolysosme dans lequel le
microorganisme va être digéré.

Étape 5 : Digestion du microorganisme.


Les fragments issus de la digestion du micro-organisme vont être rejetés dans le milieu
extracellulaire par exocytose.

4/ Symptomes de l’inflammation : Douleur, rougeur, chaleur et gonflement


 Douleur :
Le message nerveux à l’origine de la douleur prend naissance au niveau de récepteurs sensoriels
spécifiques, les nocicepteurs, dispercés dans les tissus cutanés, musculaires et articulaires, ainsi
que dans la paroi des viscères.
Les cellules lésées ou agréssés produisent une prosgtaglandine, médiateur chimique qui stimule
les nocicepteurs. Le message nerveux est ensuite acheminé par la moelle épinière vers le cortex
cérébral où la sensation douleureuse est élaborée.

 Gonflement :
Le plasma sanguin passe du milieu sanguin vers le milieu tissulaire, ce qui est à l’origine du
gonflement ou meme d’oedemes parfois.

 Rougeur :
Suite à la vasodilatation, le vaisseau sanguin étant relaché, les globules rouges qui passent dans
les tissus (sans noyau donc flexibles passent à travers les vides entre jonctions) causent une
rougeur locale.

 Chaleur :
L’afflux sanguin augmente la température. Des médiateurs chimiques augmentent la T°
localement à 40°, milieu non-propice au développement des bactéries car le propice est à 37°.

5/ Les anti-inflammatoires :
Ils ralentissent et donc réduisent la production de médiateurs chimiques en inhibant des
enzymes necessaires à la réalisation de la réaction inflammatoire, les symptomes sont donc
moindres. Ils sont de deux types :
• Les AIS (Anti-Inflammatoires Stéroïdiens) comme la cortisone et les corticoïdes
• Les AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens) comme l’aspirine et l’ibuprofène.
Exemple de l’acide
arachidonique (schéma)

6/ Organes impliqués dans la ri :


o Les organes lymphoïdes primaires ont la capacité de produire, et/ou de provoquer la
prolifération et la maturation des lymphocytes. Ils correspondent à la moelle osseuse et au
thymus : ce sont les lieux de formation des cellules de l’immunité

o Les organes lymphoïdes secondaires sont des lieux de concentration des lymphocytes, au
niveau desquels s’effectue l’activation de la réponse immunitaire adaptative : l’activation
des lymphocytes qui se différencieront en cellules effectrices et cellules mémoires. Parmi
eux par exemple les ganglions lymphatiques ou la rate.
7/ Préparation à la réaction adaptative :
- Les cellules phagocytaires (dendritiques) présentes dans tous les tissus de l’organisme (à
l’exception du cerveau) possèdent des prolongements cytoplasmiques longs et mobiles, riches en
récepteurs PRR, qui leurs permettent d’explorer leur environnement et de détecter efficacement
les microorganismes.
- Ces cellules (comme toutes les autres) exposent sur leur membrane les molécules du complexe
majeur d’histocompatibilité (CMH) qui définissent l’identité de l’organisme.
- Elles ont une autre fonction : exposer sur leur membrane, suite à la phagocytose, des peptides
antigéniques.
Ainsi activée, une cellule présentatrice d’antigène ou CPA migre vers un ganglion lymphatique
où elle peut présenter l’antigène à des lymphocytes spécifiques de cet antigène.

8/ Les caractéristiques de l’immunité innée :


Ne nécessite pas de premier contact avec l’antigène, elle est efficace dès la naissance.
Est codée par le génome, elle se transmet à la descendance.
Fait intervenir des récepteurs protéiques à la surface des cellules.
Elle est non spécifique et immédiate
Des cellules surveillent l’apparition des antigènes en permanence. Ils peuvent être des
virus, des bactéries, des champignons, des cellules cancéreuses.
Schéma Bilan

Mécanisme de l’inflammation

Chronologie de la Phagocytose

Vous aimerez peut-être aussi