Recueil de
technologie
du
froid et de la
climatisation
Octobre 2010
Chapitre 1 Notion de température et de pression 5
1.1. Notion de température 5
Echelle Celsius 5
échelle Kelvin 6
1.2. Notion de pression 6
Unité de pression 6
Expérience de Toricelli: 7
Pression relative - Pression absolue 7
Chapitre 2 Les échanges de chaleur 8
2.1. Notion de chaleur. 8
2.2. Changement d'état 8
2.3. Transfert de chaleur 9
Le rayonnement 9
La conduction 9
La convection 9
2.4. Notion de chaleur sensible et latente. 10
Chaleur sensible 11
Chaleur latente 11
Chapitre 3 La relation pression température d’un changement d’état 12
3.1. exemple de l'eau 12
3.2. Mise en évidence 14
3.3. Notion de surchauffe et de sous-refroidissement 19
La surchauffe 19
Le sous-refroidissement 19
Chapitre 4 Relation pression-température dans une bouteille de fluide frigorigène 21
4.1. Analyse des forces mises en jeu dans une bouteille de fluide frigorigène 21
4.2. Pour un mélange liquide-gaz 22
4.3. Bouteille ne contenant plus que des vapeurs 24
Chapitre 5 Production de froid par détente et évaporation d'un fluide frigorigène 25
5.1. La réfrigération par changement d'état. 25
Le cycle intermittent. 25
Chapitre 6 Le cycle frigorifique a compression 27
Chapitre 7 Le circuit frigorifique 29
Chapitre 8 Fonctionnement des éléments du circuit 33
8.1. L'évaporateur 33
Exemples d'évaporateurs à air: 33
Fonctionnement de l’évaporateur 35
8.2. Le compresseur 37
Classification 37
Le compresseur ouvert 37
Le compresseur semi-hermétique 38
Le compresseur hermétique 38
Compresseur à piston 38
Compresseur spiro-orbital, dit "scroll" 40
Le compresseur à vis 41
Turbocompresseur ou compresseur centrifuge 42
Les compresseurs à piston rotatif 43
Chapitre 9 L’huile frigorifique 44
9.1. Problèmes liés à l’huile dans le circuit frigorifique 44
9.2. Types d’huiles 44
9.3. Manipulation des huiles 46
Risques chimiques 46
Contrôle de l’huile 46
9.4. Pressostat différentiel d’huile 48
Particularité 48
Etude de la temporisation 50
Représentation du pressostat d’huile dans un schéma électrique 51
9.5. Le condenseur 52
Condenseur à air 52
Les condenseurs à eau 54
Condenseur évaporatif 56
9.6. le détendeur thermostatique 57
Le principe de fonctionnement 57
Le détendeur thermostatique à égalisation de pression interne 58
Le détendeur thermostatique à égalisation de pression externe 58
Réglage du détendeur : 59
9.7. Vanne à main : 60
9.8. Electrovanne, vanne solénoïde ou vanne électromagnétique (VEM) 60
9.9. Vanne d’inversion de cycle 61
Fonctionnement de la V4V : 61
Utilisation en dégivrage d’installation frigorifique 64
9.10. Le pressostat HP de sécurité 66
9.11. Le pressostat BP de sécurité 66
9.12. le pressostat BP de régulation 67
Réglage du point d'enclenchement et du différentiel: 67
Chapitre 10 Regulation des installations frigorifiques 68
10.1. La régulation thermostatique 68
10.2. La régulation thermostatique avec protection minimum 69
10.3. La régulation pump-down (tirage au vide automatique) 70
Chapitre 11 Les fluides frigorigènes 71
11.1. Les fluides chlorés et fluoré 71
11.2. Les mélanges de fluides frigorigènes 72
11.3. Les fluides à bas "effet de serre" 73
L'ammoniac (NH3) ou R-717 73
Les hydrocarbures (HC) 73
Le dioxyde de carbone (CO2) ou R-744 73
L'eau (H2O) 73
Définition d'un mélange zeotrope 73
Propriétés 73
Codification 75
Les relations pression-température 75
Vérification et reglage de la surchauffe dans les évaporateurs 76
Manipulation du fluide frigorigène 76
Chapitre 12 Le diagramme de Mollier 77
12.1. Courbes constitutives du diagramme enthalpique : 78
12.2. Exemple de tracé d’un diagramme 79
Rappel du cycle du fluide dans une installation 79
Exploitation du diagramme 81
Chapitre 13 Notions d’air humide 85
13.1. INTRODUCTION 85
13.2. GRANDEURS CARACTERISTIQUES DU DIAGRAMME 85
13.3. Construction du diagramme psychrometrique 86
13.4. Lecture du diagramme de l’air humide 87
Chapitre 14 Technologie de climatisation 89
14.1. Le climatiseur 89
Détails technologiques 90
14.2. Le "Window " ou climatiseur de fenêtre 90
14.3. Le "split system" 90
14.4. Le "multi-split system" 92
14.5. le Roof-Top 92
14.6. Les armoires de climatisation 92
14.7. Le ventilo-convecteur 93
Principe de fonctionnement 93
Chapitre 15 Règles de montage des tuyauteries frigorifiques 95
Chapitre 16 Les vérifications de bon fonctionnement 97
16.1. Vérification à faire : 98
16.2. Contrôles avant mise en service 100
Contrôle électrique 100
Contrôle frigorifique 101
16.3. Contrôles après mise en service 101
Contrôle frigorifique 101
Contrôle électrique 102
16.4. Entretien des chambres froides ou vitrines réfrigérées 103
16.5. Entretien des climatiseurs air/air ou air/eau 104
PRINCIPES DE LA THERMODYNAMIQUE
Chapitre 1 Notion de température et de pression
1.1.Notion de température
La notion de température a son origine dans les sensations du corps humain.
Ainsi un objet nous paraît chaud ou froid si en le touchant, nous avons
l'impression qu'il nous communique de la chaleur ou qu'il nous en enlève. Cette
notion est inséparable de celle de chaleur. En conclusion, la température
caractérise, sous forme de « niveau », l'action plus ou moins énergique de la
chaleur sur nos sens.
Elle est exprimée en ° Celsius
Echelle Celsius
Celsius a choisi deux phénomènes physiques qui se produisent à température
constante à la pression atmosphérique. Ces deux phénomènes appelés points fixes
de l’échelle thermométrique sont :
La glace d’eau L’eau bouillante à pression
fondante atmosphérique
échelle Kelvin
L’unité SI de température est le Kelvin (K). L’échelle thermométrique Kelvin
commence au zéro absolu (0 K), qui équivaut à -273,15°C. Il s’agit de la
température la plus basse qu’il est théoriquement possible d’atteindre. L’échelle
thermométrique Kelvin est également appelée échelle de température absolue ou
échelle de température thermodynamique.
T correspond à l’échelle thermométrique Kelvin, et t (ou ) à l’échelle
thermométrique Celsius. La conversion obéit au principe suivant
T = t + 273,15
1.2. Notion de pression
La pression est le rapport de la force exercée sur une surface.
Unité de pression
L’unité légale est le Pascal (Pa) qui correspond à une force de 1 Newton exercée sur
une surface de 1m²
Certains manomètres sont gradués en kPa
L’unité usuelle est le bar qui correspond à une force exercée par masse de 1kg
(environ 10N) sur une surface de 1 cm²
1 bar =100 000 Pa 1 bar = 100 kPa
L’unité anglo-saxonne est le Pound square Inch (PSI) (livre par pouce au carré)
1 PSI =0.0689 bar 1 bar =14.5 PSI
Pression atmosphérique :
C’est la pression exercée sur la surface de tous les corps par la couche gazeuse qui
constitue l’atmosphère. Cette pression peut être mesurée de la façon suivante :
Expérience de Toricelli:
Au niveau de la mer la pression exerce
une pression sur la surface du mercure qui fait monter celui ci de 760mm. On peut
donc exprimer la pression en hauteur de mercure
Patm = 760 mm Hg
Patm = 101 325 Pa
Patm = 1.013 bar » 1 bar
Pression relative - Pression absolue
Pression
La pression relative est mesurée à partir de Pression
Relative
la
Absolue
pression atmosphérique (dans ce cas Patm est ou pression
prise égale à 0) effective
La pression absolue est mesurée à partir du vide
absolu (pression la plus basse qui existe) dans ce Pression du
cas patm = 101325 Pa pneu
Pression absolue = pression relative (par exemple,
celle indiquée sur un manomètre) + pression
atmosphérique (égale à 1 bar).
Pression
Atmosphériqu
e
Vide absolu
Chapitre 2 Les échanges de chaleur
2.1.Notion de chaleur.
La chaleur apparaît comme une notion quantitative. Un contact plus ou moins
long avec un corps chaud nous cède une certaine quantité de chaleur, celle ci
dépend de la durée de contact. Quelle que soit sa température, un élément
contient toujours une certaine quantité de chaleur. Il ne contient plus de chaleur,
seulement lorsque la température atteint le zéro degré absolu soit –273.15°c qui
équivaut au 0 de l’échelle Kelvin.
En conclusion, le froid n’existe donc pas ; pour refroidir un corps nous
sommes bien évidemment obligés de lui retirer de la chaleur.
L’unité est le Joule [J]. Sa valeur est petite, ce qui fait qu’on a communément
recours au kilo Joule [kJ].
2.2.Changement d'état
Liquéfaction
(condensation)
Dégagement de chaleur
Vaporisation (ébullition
ou évaporation)
Absorption de chaleur
Fusion
Absorption de chaleur
Solidification
Dégagement de chaleur
2.3.Transfert de chaleur
La chaleur peut être transmise d'un corps à un autre par différents processus.
Le rayonnement
Tout corps à une température supérieure à 0
kelvin (zéro absolu, soit -273,15°C) émet un
rayonnement électromagnétique appelé
rayonnement thermique. L'énergie absorbée est
convertie en énergie thermique et contribue à
l'augmentation de la température de ce corps.
La conduction
Par le transfert de chaleur entre les parties d'une substance
ou d'une substance à une autre par un contact direct.
La convection
Transfert de chaleur par le mouvement d'un fluide (c'est-
à-dire un gaz ou un liquide). Le mouvement de ce fluide
peut être dû à une différence locale de masse volumique,
résultat d'une différence de température
Sens de « l’écoulement de la chaleur »
La chaleur va toujours d'une source plus chaude vers une source moins chaude.
2.4.Notion de chaleur sensible et latente.
Exemple : 1 kg d’eau à pression atmosphérique
Evolution de la température en fonction des quantités de chaleur
Q sensible
Q Latente
Q sensible
Liquide + Vapeur Vapeur
Q sensible Liquide
Q Latente
Solide
+
Liquide
Solide
20.9 335 418.5 2257 95
Chaleur sensible
Quand un corps est chauffé, sa température augmente au fur et à mesure
que la chaleur augmente. L'augmentation de chaleur est appelée «chaleur
sensible».
De façon similaire, quand on refroidit un corps, et que sa température
diminue, cette chaleur est aussi appelée «chaleur sensible».
" La chaleur sensible représente la chaleur qui provoque un
changement de température dans un corps."
Chaleur latente
La chaleur qui provoque le changement d'état d’un corps pur est appelée
«chaleur latente».
Cependant, la chaleur latente n'affecte pas la température d'un corps, par
exemple, l'eau reste à 100°C pendant qu'elle bout. La chaleur apportée pour que
l'eau continue de bouillir est de la chaleur latente.
‘’La chaleur latente est la chaleur qui provoque un changement d'état
sans pour autant provoquer un changement de température.’’
La compréhension de cette différence entre la chaleur sensible et la chaleur latente
est fondamentale pour comprendre pourquoi un réfrigérant est utilisé dans un
système de réfrigération ou de climatisation
Chapitre 3 La relation pression température d’un changement
d’état
3.1.exemple de l'eau
Tout le monde sait que l’eau bout à +100°c, sous une pression égale à la
pression atmosphérique au niveau de la mer. Si la pression varie, automatiquement
la température d’ébullition varie dans le même sens. Nous pouvons, ainsi, en
réalisant une expérience assez simple, mettre en évidence une relation
incontournable pour les frigoristes, qui s'appelle "la relation pression
température".
Le diagramme ci-dessous représente la relation pression-température de l'eau,
c'est à dire la température d'évaporation de l'eau en fonction de la pression
externe.
LIQUIDE
VAPEUR
3.2.Mise en évidence
A la pression atmosphérique : l’eau bout à 100°C (Niveau de la mer)
A la une pression supérieure à la pression atmosphérique : l’eau bout à une
température supérieure à 100°C . Cas de l’autocuiseur (Cocotte, autoclave)
A la une pression inférieure à la pression atmosphérique : l’eau bout à une
température inférieure à 100°C.
Cas des fluides frigorigènes :
3.3.Notion de surchauffe et de sous-refroidissement
La surchauffe
Expérience:
L’expérience se déroule à la pression atmosphérique normale, dans ces conditions
l’eau bout à 100°C
Dans la chaudière l’eau est en ébullition, on dit que la vapeur est saturante, car elle
est à la température d’ébullition.
Dans le serpentin la vapeur est surchauffée car elle est à une température
supérieure à la température d’ébullition. Si dans le serpentin la vapeur est à 115°C,
la surchauffe est alors 115 - 100 = 15K
Surchauffe = température vapeur surchauffée - température de
changement d’état
(La surchauffe s’exprime en °C ou en K)
Si on réalisait la même expérience sous une pression de 0.3 bar (p abs)
A cette pression l’eau bout à 70°C, si la température dans le serpentin est 100°C,
la surchauffe est alors 100 – 70 = 30 K
Le sous-refroidissement
A pression atmosphérique normale l’eau bout à 100°C.
Si l’eau est à une température inférieure (ex : eau du robinet), on dit qu’elle est
sous-refroidie
Exemple si l’eau du robinet est à 20°C on peut dire qu’elle est sous-refroidie de
100-20°C=80K
Sous refroidissement = température de changement d’état -
température du liquide
Conclusion : Un fluide est soit sous-refroidi si sa température est inférieure à la
température d’ébullition (état liquide), soit saturant s’il est à la fois liquide et
vapeur, soit surchauffé si sa température est supérieure à la température de
saturation (gazeux)
En résumé
Le transfert de chaleur entre deux corps ne peut avoir lieu que si ces deux
corps sont à des températures différentes.
La chaleur circule toujours du corps le plus chaud au corps le plus froid.
L'évaporation est le passage de l'état liquide à l'état vapeur.
Pour s'évaporer, le liquide doit absorber de la chaleur.
La température d'un liquide reste constante tout au long de son
évaporation. La chaleur absorbée par le liquide au moment de son
évaporation s'appelle la chaleur latente de vaporisation.
La température et la pression d’évaporation varient toujours dans le même
sens. Elles sont liées …
Chapitre 4 Relation pression-température dans une bouteille de
fluide frigorigène
4.1.Analyse des forces mises en jeu dans une bouteille de fluide frigorigène
Dans une bouteille de fluide frigorigène, par exemple, la surface
du fluide est soumise à l'action de deux forces :
Fe = c'est la force externe exercée par la vapeur de fluide
frigorigène sur la surface du liquide
Fi = c'est la force interne exercée par le liquide sur sa
surface
Le fluide frigorigène établit un équilibre entre ses 2 forces. C'est à
dire qu'il essaie de maintenir
Fe = Fi.
En ouvrant la vanne de la bouteille, des vapeurs
s'échappent. La pression exercée par ces vapeurs sur la
surface du liquide diminue.
La force Fe qu'elle engendre diminue aussi. Elle devient
alors inférieure à Fi.
Le fluide frigorigène se met à bouillir afin de fournir des
vapeurs pour rétablir l'équilibre naturel.
Malheureusement, comme les vapeurs s'échappent de la
bouteille, l'ébullition du liquide ne permet pas de rétablir
l'équilibre...
Ainsi, nous pouvons conclure que le fluide
frigorigène bout si Fe devient inférieur à Fi.
4.2.Pour un mélange liquide-gaz
a) Une bouteille de fluide est placée dans une ambiance à +20°c
Un mélange liquide-gaz de R134a à 20°C a une pression
de 4,7 bar.
C'est la relation pression-température pour le mélange
liquide-gaz de R134a.
Nous savons désormais que chaque fluide possède
sa propre relation pression-température.
Ex :
Rechercher la pression absolue pour
un mélange liquide-gaz de R22 à
20°c
Conclusion : Connaissant la température d'un mélange liquide-gaz d'un fluide, on
peut connaître sa pression et vice-versa.
b) Plaçons la bouteille de fluide dans une ambiance à +30°c
Si la température augmente de 10°C, l'agitation moléculaire va augmenter dans le
liquide.
La force interne Fi deviendra supérieure à la force externe
Fe. Le fluide frigorigène va donc essayer de rétablir
l'équilibre entre son liquide et sa vapeur. Pour cela, une
faible quantité de liquide va s'évaporer pour fournir des
vapeurs.
Cette quantité de vapeurs supplémentaire permet à Fe de
croître aussi, et dans la même proportion que Fi.
Grâce à l'évaporation de la faible quantité de liquide, le
fluide frigorigène a réussit à rétablir l'équilibre entre la
force exercée par sa vapeur et celle exercée par son
liquide. On retrouve alors Fe=Fi.
Comme on retrouve plus de vapeurs, la pression
augmente...
6,6 bar, c'est la pression d'un mélange liquide-gaz de
R134a à 30°C.
A savoir : Il suffit d'une goutte de liquide pour que la relation pression-température
soit applicable.
4.3.Bouteille ne contenant plus que des vapeurs
Nous employons désormais le terme de vapeurs surchauffées :
Si nous plaçons la bouteille précédente dans une ambiance à
+ 40°C. L'agitation moléculaire augmente dans la goutte de
liquide qui s'évapore.
Malheureusement, elle ne fournit plus suffisamment de
vapeurs pour faire augmenter la pression. Celle-ci reste
égale à 6,6 bar.
La force exercée par la pression de vapeur Fe ne peut donc
plus augmenter. L'élévation de la température ambiante à
40°C à fait évaporer tout le liquide.
Il n'y a donc plus relation pression température.
6,6 bar était la pression d'un mélange liquide gaz de R134a
à 30°C. Ici nous avons des vapeurs à 40°C.
Elles sont donc surchauffées de 40°C - 30°C= 10°C.
Chapitre 5 Production de froid par détente et évaporation d'un
fluide frigorigène
5.1.La réfrigération par changement d'état.
Le cycle intermittent.
Nous allons refroidir un local isotherme par l’évaporation d’un fluide frigorigène.
Nous allons placer une bouteille contenant du R134a dans ce local
L'installation est au repos
La température du local est égale à la température
extérieure = 20°c
Le R 134a dans la bouteille est en relation pression
température
soit P = 4.7 b
La vanne est fermée.
Mise en route du système.
Nous ouvrons la vanne et nous la bridons de façon à obtenir une pression de 1 bar
dans la bouteille.
Désormais la pression dans la bouteille étant de 1 bar, la température du fluide est
de
-10°c
L'air qui circule autour de la bouteille se refroidit lentement
a) Inconvénients de ce système
Ce montage est inconcevable : Il n'est pas économique car le fluide
frigorigène coûte très cher.
Ce système pollue énormément !
b) Solution
Il faut récupérer (recycler) le fluide évaporé.
Chapitre 6 Le cycle frigorifique a compression
Pour recycler ces vapeurs de fluide frigorigène, il faudra les condenser
Pour cela, nous devons installer un compresseur qui permettra d'augmenter la
pression de ces vapeurs et donc de les rendre condensables à une température
élevée
Schéma de principe.
T ext : 20 °c
La bouteille récupérant le fluide va se stabiliser à 35 °C (exemple).
a) Inconvénients de ce système
Lorsqu'il n'y aura plus de vapeurs le système s'arrêtera.
b) Solution
Il faut donc rajouter une tuyauterie qui réinjecte le fluide condensé dans la
bouteille froide. A cette tubulure nous allons ajouter une vanne qui permet
de régler le débit de fluide frigorigène à injecter et créer de par son petit
orifice ce que nous appelons une perte de charge ou chute de pression.
A présent, il ne reste plus qu'à réguler la température de l'enceinte réfrigérée en y
plaçant un thermostat qui commande les démarrages et arrêts du compresseur…
La bouteille intérieure est l’évaporateur.
La bouteille extérieure est le condenseur.
La vanne de réglage de débit sur la conduite de liquide est le
détendeur.
Avec le compresseur, ils forment les 4 éléments principaux et nécessaires d'un
circuit frigorifique à compression.
Chapitre 7 Le circuit frigorifique
En résumé
Le fluide qui sort du détendeur pénètre dans l'évaporateur à l'état liquide et en
basse pression. Sa température est bien inférieure à celle de la chambre froide.
Le fluide absorbe la chaleur des aliments ce qui provoque sa vaporisation
( chaleur latente de vaporisation )
A la sortie de l'évaporateur, le fluide est à l'état de vapeur surchauffée.
Le compresseur aspire des vapeurs BP et refoule des vapeurs HP afin de les
rendre condensable
Les vapeurs HP pénètrent dans le condenseur. Le fluide cède alors sa chaleur à
l'air extérieur provoquant ainsi sa condensation (chaleur latente de condensation)
En sortie de condenseur, le fluide est à l'état de liquide haute pression sous
refroidi.
Il traverse alors le détendeur pour être détendu à basse pression et basse
température.
Schéma frigorifique d'une installation
Schéma avec régulateurs et automatismes (Danfoss) :
KVS est un régulateur de pression d’évaporation électronique
KVR est un régulateur de pression de condensation
NRD est une vanne à pression différentielle
KVC est un régulateur de capacité
HE est un échangeur de chaleur destiné à augmenter le sous refroidissement
MP55 est un pressostat différentiel d’huile
OUB est un séparateur d’huile
EVR est une vanne électromagnétique
T repère 3 est un détendeur d’injection destiné à faire baisser la t° de fin de
compression
SGN : est voyant hygroscopique
Chapitre 8 Fonctionnement des éléments du circuit
8.1. L'évaporateur
La fonction de l’évaporateur est d’extraire la chaleur de l’air ou de l’eau glycolée et
de transférer cette chaleur vers le fluide frigorigène.
La température d’évaporation doit toujours être inférieure à la température de l’air
ou de l’eau glycolée. Cette condition est assurée par l’aspiration constante du
compresseur (Basse pression BP)
Nous retrouvons dans l'industrie frigorifique différents types d'évaporateurs. Il
existe des évaporateurs à air (à convection naturelle ou forcée) ou des
évaporateurs à eau.
Dans les chambres froides nous utilisons des évaporateurs à air et généralement la
convection est forcée, autrement dit, ces derniers sont munis de ventilateurs
assurant le brassage de l'air.
Exemples d'évaporateurs à air:
Le mural Le plafonnier
Evaporateur de centrale de
traitement d’air
Evaporateur à eau glycolée
Fonctionnement de l’évaporateur
Le schéma ci-dessous représente un évaporateur a détente directe. On suppose :
Fluide R404A
HP = 14 bar
BP = 4 bar
Sous refroidissement = 5°C
Au point 1, le liquide frigorigène à 14 bar et
sous refroidi de 5°C arrive au détendeur
thermostatique. Sa température est environ
de 30°C, l'entrée du détendeur est tiède.
Au point 2, le liquide s'est détendu grâce au
détendeur. La pression a chuté à environ 5
bar. Une partie du liquide s'est vaporisée. La
température du mélange liquide vapeur est
de 0°C.
Entre 2 et 3 : le mélange liquide vapeurs avance dans l’évaporateur en absorbant
de la chaleur. II y a de plus en plus de vapeurs et de moins en moins de liquide. La
pression et la température sont constantes à 5 bar et 0°C, selon la relation pression
température du R404A.
Au point 3, la dernière molécule de liquide se vaporise. II y a donc à ce point 100%
de vapeurs à 0°C.
Entre 3 et 4, les vapeurs étant toujours en contact avec l'air à refroidir, leurs
températures augmentent. La pression est toujours de 5 bar.
Au point 4, la température au bulbe du détendeur est de 6°C. Les vapeurs sont
donc surchauffées de 6°C - 0°C = 6°C.
Que se passe-t-il pour l'air qui passe sur
l'évaporateur ?
q as : température de l’air en sortie
d’évaporateur
q ae : température de l’air à l'entrée
évaporateur
q o : température d'évaporation lue au
manomètre BP
Dans l'exemple ci-dessus, l'air arrive sur l’évaporateur à une température de 8°C et
il se refroidi jusqu’à 4 °C en cédant de la chaleur au fluide frigorigène :
Le Δ q sur l'air = q ae-q as = 8-4 = 4°C
La pression d’évaporation est de 5 bar, ce qui équivaut pour le R404A à une
température d’évaporation de 0 °C:
Le Δ q total = q ae- qo = 8-0 = 8°C
Il est difficile de fixer des valeurs usuelles de Δq , à cause des problèmes liés à la
déshumidification (en climatisation) ou au givrage (en froid commercial).
Cependant, pour les applications courantes, on rencontre généralement sur les
évaporateurs refroidisseurs d'air :
En climatisation :
Le Δq sur l'air (q ae - q as) de 6 à 10°C
Et
Δq total (qtae - qo) de 16 à 20°C
En froid commercial :
Le Δ qsur l'air de 3 a 5°C
Et
Δ q total de 6 à 10°C
8.2.Le compresseur
Le compresseur fonctionne comme une pompe à gaz, aspirant le gaz formé dans
l’évaporateur et maintenant la pression désirée, qui maintient à son tour la
température correcte – la température d’évaporation.
Classification
Les volumétriques
La compression est obtenue par la Les centrifuges
réduction du volume intérieure
d’une chambre de compression. Il La compression du fluide est
existe des compresseurs à pistons, due aux effets de la force
à vis, à spirales et des centrifuge.
compresseurs rotatifs.
Alternatif Rotatif Vis Spiro-orbital
O,SH,H O,SH,H O,SH ,H
Le compresseur ouvert
Dans ce groupe de compresseurs, le moteur et le
compresseur ne sont pas dans le même logement.
L'arbre d'entraînement (vilebrequin) émerge du
carter du compresseur. On peut y raccorder un
moteur électrique, diesel ou à gaz. L'association se
fait soit par un manchon d'accouplement, soit par une
courroie.
L'accès à tous les éléments du compresseur est
possible.
La puissance est réglée par mise à l'arrêt de certains
cylindres ou par changement de régime du moteur d'entraînement.
Le compresseur semi-hermétique
Compresseur et moteur d'entraînement sont logés dans un carter commun.
L'entraînement est habituellement assuré par un moteur électrique. Il est
généralement refroidi par les gaz froids du réfrigérant (gaz aspirés)
Pour des réparations, on peut accéder à chaque partie de la machine et même
séparer le compresseur du moteur
La puissance est réglée par mise hors service de certains cylindres ou par
changement de régime du moteur d'entraînement.
* Le fluide frigorigène et bien sûr l'huile de lubrification doivent être
compatibles avec les matériaux qui composent le moteur.
* Le refroidissement du moteur est réalisé par le fluide frigorigène lui-même,
or cet échauffement est préjudiciable au cycle frigorifique puisque la température à
l'aspiration du compresseur augmente et donc plus élevé au refoulement. De plus,
lorsque si le moteur vient à griller, c'est l'ensemble du circuit frigorifique qui sera
pollué : un nettoyage complet du circuit doit être réalisé si l'on veut éviter de
nouveaux ennuis
Le compresseur hermétique
Compresseur et moteur électrique sont logés dans une
enveloppe soudée. Ils sont généralement supportés
par des ressorts pour éviter la transmission des
vibrations..
* En cas de problèmes, les réparations sont
exclues... Dès lors, un organe de sécurité contre la
surchauffe (Klixon) est incorporé. Grâce à cette
sécurité thermique, montée dans les enroulements du
moteur ou sur ces derniers, l'alimentation électrique
sera coupée lors d'une surchauffe du moteur. Dans ce
cas aussi, le moteur est refroidi par les gaz aspirés.
Compresseur à piston
Le fluide est comprimé dans un cylindre dont le
volume diminue grâce à un piston, des clapets
permettent l’admission et le refoulement du gaz.
Compresseur hermétique monté sur un
groupe de condensation à air
Compresseur spiro-orbital, dit "scroll"
Le compresseur SCROLL est composé de deux rouleaux identiques en forme de
spirale. Le premier est fixe, le second décrit un mouvement circulaire continu sans
tourner sur lui même. Les spirales sont déphasées de 180°.
Le mouvement orbital entraîne le déplacement vers le centre des poches de gaz, ce
déplacement est accompagné d'une réduction progressive de leur volume jusqu'à
disparition totale. C'est ainsi que s'accomplit le cycle de compression du fluide
frigorigène.
La réduction du
nombre de pièces
par rapport à un
compresseur à
pistons de même puissance est de l'ordre
de 60 %.. Moins de pièces en mouvement
se traduit par un rendement supérieur à celui des compresseurs à pistons.
Il reste limité en puissance (autour des 50 kW) mais plusieurs scrolls peuvent être
mis en parallèle (jusqu'à 300 kW par exemple)
A noter également sa faible sensibilité aux coups de liquide.
Diverses méthodes de régulation de vitesse sont possibles :
Régulation "tout ou rien".
Régulation par moteur à 2 vitesses.
Régulation par variateur de vitesse
Attention : en cas de rotation en sens contraire, il n'y a pas de compression et un
bruit insolite avertit le technicien !
Le compresseur à vis
Plage de réglage : de 10 à 100 % avec un rendement assez constant.
Fonctionnement : le fluide frigorigène gazeux est comprimé par une vis
hélicoïdale (un peu comme dans un hache-viande) tournant à grande vitesse. Le
compresseur est entraîné par un moteur électrique.
On rencontre des compresseurs à vis selon deux technologies : les bi-rotors et les
mono-rotors
Le rendement volumétrique d'un compresseur à vis est bon grâce à l'absence
d'espaces morts, comme dans les compresseurs à pistons. Cette propriété permet
d'assurer des taux de compression élevés avec un bon rendement volumétrique.
Les compresseurs à vis modernes ont des rotors à profils asymétriques, ce qui est
préférable au niveau énergétique.
Les variations de puissance s'obtiennent dans les grosses machines par l'action
d'un "tiroir" qui décide de l’utilisation d’une plus ou moins grande longueur de vis
dans la compression des gaz, et donc induit un plus ou moins grand taux de
compression.
Le compresseur à vis doit être abondamment lubrifié, pour assurer l'étanchéité
entre les pièces en mouvement et pour réduire le niveau sonore, mais aussi pour
refroidir le fluide frigorigène : on peut alors atteindre des taux de compression
élevés (jusqu'à 20) sans altérer le fluide frigorigène.
Turbocompresseur ou compresseur centrifuge
Plage d'utilisation : les très grosses puissances, au-delà de 1 000 kW. Réservé
aux grands centres industriels et commerciaux.
Fonctionnement : une turbine à régime élevé comprime le gaz de réfrigération en
transformant l'énergie cinétique centrifuge en pression statique. L'entraînement est
assuré par un moteur électrique.
Les circuits de fluide frigorigène et d'huile sont bien séparés. Le fluide reste pur et
on ne rencontre pas le problème de l'huile piégée dans l'évaporateur.
Le taux de compression engendré par un compresseur centrifuge à une roue est
faible. Aussi, on le rencontre fréquemment en multi-étagé (2 ou 3 étages).
Les turbocompresseurs utilisés en climatisation sont montés et réglés en usine. Ils
sont ensuite greffés sur un groupe de production d'eau glacée.
Les variations de puissance s'obtiennent par réglage des vantelles à l'ouïe
d'aspiration de la turbine.
Les compresseurs à piston rotatif
Ils sont fréquemment employés dans les pompes à chaleur air-air. Un arbre à
excentrique – dont l’aube tourne autour d’un axe fixe mais avec un déplacement
radial - comprime le gaz (comme l’illustre la Figure 0.11). Les compresseurs à
piston rotatif ont généralement un coefficient de performance supérieur aux
compresseurs à piston de capacité identique. Également, les enroulements du
moteur sont souvent refroidis au gaz chaud plutôt que refroidis au gaz d’aspiration.
Chapitre 9 L’huile frigorifique
9.1.Problèmes liés à l’huile dans le circuit frigorifique
9.2.Types d’huiles
Il existe différents types d’huiles, adaptés à une installation frigorifique, en fonction
de la technologie du compresseur, du réfrigérant utilisé et du régime de
fonctionnement de l’installation. Les appoints d’huile doivent se faire après
vérification de la miscibilité des huiles entre elles.
9.3.Manipulation des huiles
Risques chimiques
Les huiles frigorifiques contiennent des agents naturels ou chimiques qui peuvent
être toxiques. Lors de sa manipulation le port des gants et de lunettes est
recommandé, pour éviter tout risque d’intoxication par voie cutanée.
L’huile peut se dégrader lors d’une mauvaise manipulation (contact trop prolongé
avec l’air ambiant = humidité) ; l’utilisation hors de ses limites (haute
température) ; lors d’un incident comme « flash » électrique du moteur (arc
électrique). L’huile devient acide et donc une fois de plus toxique, mais il y a un
risque supplémentaire par voie respiratoire. Le port d’un masque est recommandé.
Nota : Si l’incident est provoqué par un arc électrique, le risque supplémentaire est
celui de la combustion du réfrigérant (combustion du R22 = Phosgène ou gaz
moutarde pendant la guerre).
Contrôle de l’huile
- Contrôle visuel : Dans un circuit l’huile ne subit aucune combustion en
fonctionnement normal, et à la mise en service, le circuit est rincé par plusieurs
vidanges successives. L’huile doit donc avoir son aspect d’origine.
- Contrôle d’acidité : Les frigoristes peuvent se procurer des kits de test acide,
leur permettant à l’aide d’un révélateur colorimétrique, de contrôler le niveau
d’acidité.
- Contrôle par analyse : Les frigoristes peuvent effectuer un prélèvement
d’huile et l’envoyer en laboratoire.
Vidange d’huile
Avant d’effectuer votre vidange, vous pouvez faire fonctionner votre installation à
plein régime, afin de favoriser le retour d’huile au compresseur.
Stockez de préférence vos bidons d’huile neuf au chaud (huile plus fluide).
- Stocker le réfrigérant au condenseur (ou bouteille), en laissant environ 0,2bar de
pression,
- Consigner le compresseur à l’arrêt (résistance de carter interne aussi)
- Fermer les vannes d’aspiration et de refoulement compresseur (assurez vous de
l’étanchéité),
- Procéder à la vidange d’huile (en 3/8 de préférence),
- Lorsqu’il n’y a plus que des vapeurs, plonger le flexible dans le bidon neuf et
éviter au maximum le contact de l’huile neuve avec l’air ambiant, puis refermer la
vanne de vidange,
- Profitez en pour vérifier l’étalonnage de votre pressostat d’huile
- Procéder au tirage au vide du compresseur,
- Introduire la même quantité d’huile neuve que celle vidangée, par dépression en
réouvrant la vanne de vidange,
- Faire un bon tirage au vide pour éliminer toute l’humidité pouvant être contenue
dans l’huile,
-La résistance de carter interne peut être remise en service,
-Casser le vide et vérifier l’étanchéité du pressostat d’huile si il a été manipulé,
-Rouvrir l’ensemble des vannes, puis remettre en service.
Remarque : Il est de rigueur de remplacer le filtre déshydrateur et le filtre à huile
s’il y en a un.
Nota : Ne jamais faire de test mégohmmètre lorsque le compresseur est au vide.
Appoint d’huile
Un appoint d’huile peut être effectué à l’aide d’une pompe à main ou une pompe
haute pression prévue à cet effet.
Il est impératif de faire ces opérations en ambiance sèche, et sans oublier de purger
ses flexibles.
9.4.Pressostat différentiel d’huile
Le pressostat différentiel d'huile a pour rôle d'arrêter le compresseur si la
différence de pression entre le refoulement de la pompe et la pression dans le
carter (ΔpH) devient insuffisante pour assurer une lubrification correcte.
Particularité
Le pressostat différentiel d'huile doit laisser le compresseur démarrer alors
que la HMT est nulle.
Mais il doit impérativement stopper le compresseur en cas de défaut d'huile
prolongé.
Le pressostat différentiel d'huile est doté d'une temporisation qui devra retarder
sa coupure de façon à laisser le compresseur démarrer.
Soufflet
repéré "LP" il
mesure la
pression BP
qui règne
dans le carter
du
compresseur
Soufflet repéré "OIL"
il mesure la pression
de refoulement de la Bouton de
pompe à huile réarmement
Pressostat
différentiel d’huile
Pompe à
huile
Raccordement au compresseur :
Le raccordement se fait comme
suit:
Le soufflet marqué LP est relié
au carter du compresseur
(BP) par un tube capillaire.
Le soufflet marqué "OIL" est
relié au refoulement de la
pompe.
1 :Sopufflet BP 2 :Prise de pression BP 3 :Soufflet Huile
4 :Prise de pression pompe à huile 5 :Ressort principal 6 :contact
interne
7 :Chaufferette du bilame 8 :contact inverseur 9 :Resistance chutrice
Etude de la temporisation
Pression d’huile insuffisante, le
contact interne est fermé
Contact interne Pression d’huile correcte, le
contact interne est ouvert
Le contact interne est placé dans le circuit d'une résistance qui chauffe un
bilame.
Ce bilame agit sur le contact inverseur du pressostat
Représentation du pressostat d’huile dans un schéma électrique
Repérage des bornes du pressostat
220 L
T2 M S
9.5.Le condenseur
Le gaz chaud provenant du compresseur est conduit vers le condenseur. Le
condenseur sert à transférer la chaleur du fluide frigorigène vers le fluide
caloporteur (souvent l’air ou de l’eau). Pour obtenir ce flux de chaleur, la
température de condensation doit toujours être supérieure à la température du
medium de refroidissement. La quantité de chaleur du condenseur transférée est la
somme de la chaleur de l’évaporateur et de l’énergie électrique fournie au
compresseur.
Condenseur à air
Le
schéma
ci-
dessous représente un condenseur à air ventilé :
La condensation se déroule en 3
phases :
Phase 1, la désurchauffe du fluide
frigorigène, qui, sortant du
compresseur sous forme de gaz très
chauds (parfois jusqu'à 70°C), va se
refroidir et donner sa chaleur
sensible. (A à B)
Phase 2, la condensation du fluide,
moment où l'essentiel de la chaleur
est donnée sous forme de chaleur
latente. (B à C)
Phase 3, le sous-refroidissement du
liquide, communiquant encore de la
chaleur sensible au fluide refroidisseur. ( C à D)
Sous refroidissement = température de condensation - température de sortie de
condenseur
Un sous refroidissement du liquide HP est la certitude que la condensation est
terminée. C’est donc la garantie d’alimenter le détendeur en 100% liquide.
Que se passe-t-il pour l'air qui passe sur le condenseur ?
Dans l'exemple ci-dessus, l'air arrive sur le condenseur à une température de
30°C(q ae) et il se réchauffe jusqu’à 37°C (qas) en prenant de la chaleur au fluide
frigorigène :
Δq sur l'air = qas - q ae = 37- 30 = 7°C
La température de condensation est de 43°C:
Δq total = qk - q ae = 43- 30 = 13°C
Généralement, on a pour un condenseur à air
ventilé :
Un écart de température sur l'air compris entre 5 et
10°C
Un écart de température total compris entre 10 et
20°C
Les condenseurs à eau
Les performances du condenseur seront fonction de :
la différence de température entre le réfrigérant et l'eau,
la vitesse de l'eau (le débit),
le coefficient d'encrassement,
la nature du fluide frigorigène.
L’eau utilisée sera en circuit ouvert ou fermé. Il entraîne l'utilisation d’un aéro-
refroidisseur (dry-cooler) ou d'une tour de
refroidissement
L'aéro-refroidisseur :
L'aéro-refroidisseur est un simple
échangeur eau/air : un ou plusieurs
ventilateurs forcent le passage de l'air
extérieur pour accélérer le
refroidissement.
Cette batterie d’échange convient en
toute saison, puisque en ajoutant un
antigel (type glycol), elle est insensible au
gel.
L'eau de refroidissement tourne en circuit fermé entre le condenseur et l'aéro-
refroidisseur. On doit dès lors prévoir un vase d'expansion et une soupape de
sûreté sur la boucle. Des purgeurs seront placés aux points hauts de la boucle.
Un gros avantage (surtout par rapport aux tours ouvertes) est qu'il n'y a pas de
risque d'entartrage ou de corrosion du circuit puisqu'il s'agit toujours de la même
eau qui circule.
Les tours de refroidissement
Dans une tour de refroidissement, on va profiter de l'effet de refroidissement créé
par la vaporisation de l'eau. En effet, pour passer à l'état vapeur, l'eau a besoin
d'énergie. Et cette énergie, elle la prend sur elle-même. Une eau qui s'évapore ... se
refroidit.
Tour ouverte
On parle de tour "ouverte" si c'est
l'eau de refroidissement elle-même,
venant du condenseur, qui est
pulvérisée. C'est le système le plus
efficace qui entraîne le refroidissement
le plus élevé.
Mais le contact entre l'eau et
l'atmosphère est source de corrosion
(oxygénation de l'eau, introduction de
poussières et de grains de sable qui
risquent de se déposer dans le
condenseur, risque de gel accru,...).
Tour fermée
On parle de tour "fermée" si l'eau du
circuit de refroidissement circule dans un
échangeur fermé sur lequel de l'air
extérieur est pulsé, et de l'eau est
pulvérisée
L'évaporation partielle de l'eau entraîne un refroidissement plus faible que dans le
cas de la tour ouverte, mais les risques de corrosion sont annulés.
Condenseur évaporatif
La puissance de refroidissement d’un condenseur à air est parfois trop faible. On
peut la renforcer grâce à l'évaporation d'eau supplémentaire (lorsque de l'eau
s'évapore, la chaleur de la vaporisation est "pompée" sur la goutte d'eau qui reste
et qui donc se refroidit):
9.6.le détendeur thermostatique
Son rôle est d'assurer l'admission automatique du fluide frigorigène à l'évaporateur
afin d'obtenir un remplissage optimal de celui-ci en fonction des apports
calorifiques externe.
Le principe de fonctionnement
Le bulbe du détendeur contrôle la surchauffe à la sortie de l'évaporateur.
Il est rempli d'un fluide saturant similaire à celui utilisé dans le circuit, si la
température du bulbe augmente, la pression dans celui-ci augmente ( relation
pression - température d'un fluide saturant), sa pression augmentant, la force
exercée par le fluide au dessus de la membrane augmente et tend à ouvrir l'orifice
du détendeur, le débit de fluide augmente alors dans l'évaporateur et par
conséquent la dernière goutte de fluide va se vaporiser plus tard dans
l'évaporateur, la surchauffe au niveau du bulbe du thermostat va baisser, la
température enregistrée par celui-ci baissant, la force exercée par le fluide va
diminuer et le détendeur va se refermer et ainsi de suite.
La valeur de la surchauffe maintenue se situe généralement entre 4 et 7 °C, c'est la
différence de température entre la température d'évaporation et la température
mesurée au bulbe
Exemple
Le manomètre placé sur la conduite d'aspiration indique une pression de 1 bar. A
cette pression, les vapeurs saturantes ont une température de -10 °C. La
température mesurée au niveau du bulbe est -4 °C.
Po : 1 bar qo = -
10°c
B H
P P
ev cd
-4°c
La surchauffe mesurée est : -4 + 10 = 6 °C
Le détendeur thermostatique à égalisation de pression interne
R 134 a
On utilisera les détendeurs thermostatique à égalisation de pression interne pour
les installations de faible puissance ou la perte de charge dans l'évaporateur est
négligeable
constitution
Le détendeur thermostatique à égalisation de pression externe
Ce détendeur est installé sur les évaporateurs équipés de distributeurs de liquide
(perte de charge importante)
Réglage du détendeur :
Rappel : le détendeur maintient une surchauffe d’environ 4/7°C pour assurer un
remplissage optimal de l’évaporateur sans risquer les coups de liquide au
compresseur
Le réglage se fera donc sur la surchauffe maintenue par le bulbe du détendeur.
Plus il y a du liquide dans l'évaporateur, plus la puissance frigorifique sera
importante,
9.7.Vanne à main :
Attention, ces vannes ont un sens de passage de fluide, la pression de sortie de
vanne ne doit pas excéder la pression d’entrée de plus d’1bar.
9.8.Electrovanne, vanne solénoïde ou vanne électromagnétique (VEM)
Vanne à appel direct Vanne à servo commande
9.9.Vanne d’inversion de cycle
Les climatiseurs réversibles sont équipées d’une vanne d’inversion de cycle à
4 voies utilisée soit pour passer la pompe en régime été (refroidissement), soit pour
dégivrer la batterie extérieure en régime hiver (chauffage).
Fonctionnement de la V4V :
Elle est constituée d’une vanne principale à 4 voies et
d’une petite électrovanne pilote à 3 voies montée sur le
corps de la vanne principale.
Vanne principale à 4 voies :
3 voies sont placées côte à côte (l’aspiration du compresseur
est toujours raccordée sur celle du milieu) et que la
quatrième voie se trouve seule de l’autre coté (on y raccorde
toujours le refoulement du compresseur)
A l’intérieur de la vanne principale, la communication
entre les différentes voies est assurée par un tiroir amovible
(repère 3) coulissant entre 2 pistons (repère 4). Chaque
piston est percé d’un petit orifice (repère 5) et est équipé
d’un pointeau (repère 6).
3 capillaires (repères 7) sont piqués sur le corps de
vanne, comme indiqué sur le schéma, et raccordés sur
l’électrovanne pilote.
Pour faire bouger le tiroir à l’intérieur de la vanne
principale, il est absolument nécessaire que les pressions HP
et BP soit présentes à l’intérieur de la vanne.
Le tiroir de la vanne 4 voies est commandé par la vanne
3 voies pilote grâce au jeu des pressions. En mettant
l'aspiration en contact avec la partie gauche de la vanne, on
colle le tiroir vers la gauche car les 2 pistons sont percés d’un
petit orifice. La HP peut donc passer derrière le piston de
droite et elle pousse alors le tiroir vers la gauche.
En fonctionnement normal, le
condenseur est rempli de liquide. Or,
au moment de l’inversion de cycle, le
condenseur se transforme brutalement
en évaporateur : C’est dire qu’une
importante quantité de liquide risque
d’être aspiré par le compresseur.
Pour éviter ce risque, on installe
généralement une bouteille anti-coups
de liquide sur l’aspiration
Utilisation en dégivrage d’installation frigorifique
Schéma (capillaire de détente pour le dégivrage et détendeur thermostatique pour
le fonctionnement en froid) :
> = thermostat de régulation
S1 = commutateur marche/arrêt
S0 = arrêt d'urgence
HP> = pressostat HP sécurité
BP> = pressostat BP régulation
F1 = relais thermique du groupe de condensation
KM1 = contacteur du groupe de condensation
F2 = relais thermique du ventilateur d'évaporateur
KM2 = contacteur du ventilateur d'évaporateur
KA2 = relais de dégivrage équipé d'un additif temporisé repos
KA1 = relais "single dégivrage"
Y1 = électrovanne ligne liquide (NF)
Y2 = électrovanne NO entrée réservoir de liquide
Y3 = vanne d'inversion de cycle
P = pendule de dégivrage
Les bases de la réfrigération
En mode froid la régulation est de type « single pump down », en dégivrage il
faut que le compresseur continue de fonctionner pour fournir les gaz chauds
nécessaires au dégivrage. Mais il est préférable de vider l’évaporateur avant de
dégivrer pour accélérer le temps de dégivrage.
Pour cela il faut un deuxième pressostat BP réglé plus haut (à la coupure
que le pressostat de régulation). L’évaporateur vidé, on pourra ouvrir
l'électrovanne Y3, qui enverra les gaz chauds. Le relais KA3 sert donc de "pump-
down » avant dégivrage et KA4 permet de verrouiller le système et de faire un
pump-down et un seul par cycle de pendule.
Les bases de la réfrigération
9.10.Le pressostat HP de sécurité
Rôle : Il évite d’avoir une haute pression (HP) trop élevée dans l’installation et
arrête en même temps le fonctionnement du compresseur pour protéger
l’installation.
Ces pressostats existent :
à différentiel fixe
à différentiel réglable
à réarmement manuel
à réarmement
automatique
9.11.Le pressostat BP de sécurité
Rôle : Il évite d’avoir une basse pression (BP) inférieure à la pression
atmosphérique et arrête ainsi le compresseur au dessus de cette valeur.
Ces pressostats existent :
à différentiel fixe
à différentiel réglable
à réarmement manuel
Les bases de la réfrigération
9.12.le pressostat BP de régulation
Rôle : Il permet à l’installation de fonctionner avec une régulation de type
« pump-down ou single pump-down »
Le pressostat BP (basse pression) de régulation mettra ainsi en route
l’installation ou l’arrêtera en fonction de la pression régnant dans l’évaporateur
Ces pressostats sont à différentiel réglable
La consigne de ces pressostats est l'enclenchement (Cut In)
La coupure est obtenue par la valeur du différentiel
Coupure = consigne - diff
La valeur d’enclenchement (consigne) du pressostat doit correspondre à la
basse pression en fonctionnement
La valeur de coupure se situe aux environs de 0,2 bar (juste au dessus de la
pression atmosphérique)
Réglage du point d'enclenchement et du différentiel:
Effectuer un préréglage du point d'enclenchement et du différentiel à des
valeurs légèrement supérieures à celles désirées
Mettre l’installation en service
provoquer alors la coupure du compresseur en fermant la vanne départ
liquide
Rouvrir légèrement la vanne de façon à ce que la BP remonte doucement
Les bases de la réfrigération
Lorsque la pression d'enclenchement voulue est atteinte, agissez sur la vis
de réglage pour provoquer le démarrage
refermer le robinet départ liquide et agissez sur la vis de réglage du
différentiel pour provoquer l'arrêt à la valeur désirée
Chapitre 10 Regulation des installations frigorifiques
10.1. La régulation thermostatique
Dans une installation frigorifique, la grandeur principale à contrôler est la
température. Pour cela, nous utilisons un thermostat qui peut être mécanique
ou électronique.
Les bases de la réfrigération
10.2.La régulation thermostatique avec protection minimum
Le fluide ne peut pas migrer vers l’évaporateur pendant les arrêts car un
électrovanne l’en empêche.
Les bases de la réfrigération
10.3.La régulation pump-down (tirage au vide automatique)
Le thermostat commande l’électrovanne. Celle-ci se ferme lorsque la
température voulue est atteinte, le compresseur continuant à tourner va vider
l’évaporateur,lorsque la pression dans celui-ci devient presque nulle (p atm), le
pressostat BP arrête le compresseur
Les bases de la réfrigération
Chapitre 11 Les fluides frigorigènes
11.1.Les fluides chlorés et fluoré
Trois catégories sont distinguées :
Les CFC (interdits de production depuis janvier 1995)
R-11
Groupes centrifuges "basse pression".
R-12 Essentiellement froid domestique et climatisation automobile, mais
aussi dans les groupes refroidisseurs d'eau centrifuges.
R-13 Rares utilisations en froid très basse température.
R-14 Rares utilisations en froid très basse température.
R-113 Abandonné avant son interdiction.
R-114 Pompes à chaleur et climatisation de sous-marin.
R-115 Fluide pas utilisé seul, mais dans le R-502, mélange azéotropique très
utilisé en froid commercial basse température.
Les HCFC (amenés à disparaître puisque la production est progressivement
interdite)
R-22
Fluide frigorigène le plus souvent utilisé , aussi bien en froid industriel
qu'en climatisation.
R-123 Remplace le R-11 dans les groupes centrifuges.
R-124 Essentiellement utilisé dans certains mélanges.
Les HFC
R-134a
Fluide frigorigène qui a remplacé le R-12 en froid domestique et en
climatisation automobile. C'est également un composant majeur
de la plupart des mélanges de remplacement.
R-125 N'est jamais utilisé pur en raison de sa pression critique trop faible
(66°C). Il entre dans la composition de nombreux mélanges
compte tenu de son pouvoir "extincteur".
R-32
Inflammables et donc utilisés uniquement en mélange avec
R-152a
d'autres composants qui "neutralisent" leur inflammabilité.
R-143a
11.2. Les mélanges de fluides frigorigènes
On peut les classer en fonction du type de composants chlorés qu'ils
contiennent.
Ils se distinguent également par le fait que certains mélanges sont zéotropes
(c'est à dire qu'au cours d'un changement d'état (condensation, évaporation)
leur température varie) et que d'autres mélanges sont azéotropes (ils se
Les bases de la réfrigération
comportent comme des corps purs, sans variation de température lors du
changement d'état).
Il va de soit que les frigoristes apprécient cette propriété d'azéotropie pour le
fonctionnement de la machine frigorifique.
On ne citera ici que les principaux d'entre-eux.
Les mélanges contenant des CFC (et donc interdits)
R-502 Mélange azéotrope de R-22 et de R-115, qui est un CFC interdit
R-500
Mélange azéotrope de R-152a et de R-12, qui est un CFC interdit
R-503 Mélange azéotrope de R-23 et de R-13, qui est un CFC interdit
Les mélanges contenant des HCFC (ou "mélanges de transition", provisoirement
tolérés)
R-401 Mélange zéotrope de R-22, de R-152a et de R-124. Des
concentrations diverses entre ces 3 constituants existent, de là les
R-401A, R-401B et R-401C.
R-402B
Mélange zéotrope de R-22, de R-125 et de R-290.
R-408A Mélange zéotrope de R-22, de R-143a et de R-125.
Les mélanges ne contenant plus de molécule chlorée
R-404A Mélange zéotrope de R-125, de R-143a et de R-134a (44/52/4). A
noter qu'il est presque azéotropique.
R-407A
Mélange zéotrope de R-32, de R-125 et de R-134a (20/40/40).
R-407B Mélange zéotrope de R-32, de R-125 et de R-134a (10/70/20).
R-407C Mélange zéotrope de R-32, de R-125 et de R-134a (23/25/52).
R-410A Mélange zéotrope de R-32, et de R-125 (50/50)
R-410B Mélange zéotrope de R-32, et de R-125 (45/55)
R-507A Mélange azéotrope de R-125 et de R-143a (50/50)
11.3. Les fluides à bas "effet de serre"
Ils sont considérés comme moins inquiétants pour l'environnement car à la fois
sans action sur l'ozone stratosphérique et d'un faible impact sur l'effet de serre.
Ils présentent tous des inconvénients, soit au niveau sécurité, soit au niveau
thermodynamique.
L'ammoniac (NH3) ou R-717
Fluide inorganique, thermodynamiquement excellent frigorigène pour des
températures d'évaporation comprises entre - 35°C et + 2°C. Mais c'est un
Les bases de la réfrigération
fluide dangereux : toxique et inflammable. Malgré tous ces défauts, ses qualités
sont telles qu'il est utilisé dans le froid industriel.
Les hydrocarbures (HC)
Il s'agit essentiellement du propane (R-290), du butane (R-600) et de l'isobutane
(R-600a).
Ces fluides organiques présentent de bonnes propriétés thermodynamiques,
mais sont dangereux par leur inflammabilité. Le monde du froid s'est toujours
méfié de ces fluides, même s'ils sont réapparus récemment dans des
réfrigérateurs et des mousses isolantes.
Le dioxyde de carbone (CO2) ou R-744
Fluide inorganique, non toxique, non inflammable, mais peu performant au
niveau thermodynamique. Son usage implique des pressions élevées et des
compresseurs spéciaux.
L'eau (H2O)
Fluide inorganique, bien entendu sans toxicité. Même si sa grande enthalpie de
vaporisation est intéressante, il ne se prête pas à la production de froid sous
0°C. Il est peu adapté au cycle à compression et ses applications sont rares.
Définition d'un mélange zeotrope
C'est un mélange de fluides purs. Les propriétés du mélange dépendent des
constituants du mélange et de leurs proportions respectives.
Actuellement, les mélanges sont constitués de 2 (mélange binaire) ou 3
(mélange ternaire) fluides purs.
Propriétés
Ebullition
• Sous une même pression, un liquide commence toujours à bouillir à la même
température.
• À pression constante, pendant toute la durée de l'ébullition, la température
d'ébullition augmente.
Cette variation de température d'ébullition est appelée glissement de
température ou "glide".
La température de début d'ébullition est appelée température de saturation
liquide, ou température de bulle.
La température de fin d'ébullition est appelée température de saturation vapeur,
ou température de rosée.
Les bases de la réfrigération
Condensation
• Sous une même pression, la vapeur commence toujours à se condenser à la
même température.
• À pression constante, pendant toute la durée de la condensation, la
température de condensation diminue.
Cette variation de température de condensation est appelée glissement de
température ou "glide".
La température de début de condensation est appelée température de
saturation vapeur, ou température de rosée
Codification
La numérotation se situe dans la série numérique 400.
Les différents mélanges sont répertoriés par ordre d'enregistrement
chronologique.
Quand il existe plusieurs mélanges constitués de mêmes corps purs, mais dans
des proportions différentes, la codification se termine par une lettre majuscule
(A, B, C) suivant le type de mélange.
R 404A HFC mélange ternaire
R 407C HFC mélange ternaire
R 408A HCFC (FX10) mélange ternaire
R 409A HCFC (FX56) mélange ternaire
R 410A HCF mélange binaire
R 413A HFC mélange ternaire
R 417A HFC mélange ternaire
Les relations pression-température
Pour un fluide donné, il existe deux relations "pression-température".
La première relation correspond à la saturation vapeur.
La deuxième relation correspond à la saturation liquide.
- Les relations peuvent être données dans des tableaux ou présentées sous
forme de courbes.
- Sur les réglettes, pour une pression donnée, figurent les deux échelles de
température
• Température de saturation vapeur
Les bases de la réfrigération
• température de saturation liquide.
Sur les manomètres s'il n'y a qu'une échelle de température :
Sur le manomètre BP, c'est la température de saturation vapeur.
Sur le manomètre HP, c'est la température de saturation liquide
Glissement de température
Fluide frigorigène p : 0,3 bar (absolue)
p : 31 bar (absolue)
R 404A 0,9 °C 0,2 °C
R 407C 7,7 °C 2,2 °C
R 409A 8,1 °C 4,1 °C
R 410A 0 °C 0 °C
Vérification et reglage de la surchauffe dans les évaporateurs
Les procédures sont identiques à celles utilisées avec les fluides purs, mais la
température d'évaporation correspondant à la sortie de l'évaporateur est la
température de saturation vapeur.
Le R407C
AB : zone de changement d'état.
BC : zone de surchauffe des vapeurs dans l'évaporateur.
Θ02 : température de rosée
Les bases de la réfrigération
S: surchauffe = Θs – Θ02
Surchauffe = 4 – (-2) = 6°C
Manipulation du fluide frigorigène
La charge, le complément de charge et le soutirage de fluide frigorigène doivent
toujours être effectués en phase liquide tout en respectant les règles de sécurité
relatives aux fluides frigorigènes.
Les bases de la réfrigération
Chapitre 12 Le diagramme de Mollier
La thermodynamique en réfrigération
La thermodynamique, c’est l’étude des relations existant entre les
phénomènes mécaniques et calorifiques.
D’un point de vue thermodynamique, la réfrigération comporte 4 phases
principales :
Abaissement de la t° du frigorigène
Transfert de chaleur du milieu à refroidir vers le frigorigène
Transport du frigorigène chargé de cette chaleur vers l’extérieur
Transfert de chaleur du frigorigène vers le milieu extérieur
Cette suite d’opérations, conduisant à un état final identique à l’état initial,
s’appelle le cycle frigorifique, et pourra être représenté sur des diagrammes.
Les diagrammes, y = f(x)
Les diagrammes sont la concrétisation graphique d’équations mathématiques
dans lesquelles se combinent les diverses lois régissant les caractéristiques
générales des fluides frigorigènes et leurs transformations. Ils sont différents
selon que l’on porte en abscisse et en ordonnée les différentes grandeurs
caractéristiques (t°, pression, volume, enthalpie,…) :
Le diagramme, (p , V), appelé diagramme de Clapeyron
Le diagramme, (T , S), autrement appelé diagramme entropique,
Le diagramme, (p , h), autrement appelé diagramme enthalpique.
Le diagramme enthalpique pour un fluide pur ou azéotropique
Il est simple à utiliser et permet de suivre l’évolution du fluide au cours de
ces transformations (cycle frigorifique).
L’axe des ordonnées représente la pression absolue
L’axe des abscisses représente l’enthalpie du fluide en kJkg
La courbe de saturation définit quatre zones :
- A gauche de la courbe de saturation est située la zone dans laquelle le
fluide est liquide
- A l’intérieur de la courbe le fluide est phase de mélange liquide + vapeur
(saturant)
- A droite de la courbe de saturation est située la zone dans laquelle le
fluide est vapeur.
- Au-dessus de la courbe le fluide est dans la zone critique, (au cours du
cycle frigorifique le fluide n’atteint pas cette zone).
Les bases de la réfrigération
12.1.Courbes constitutives du diagramme enthalpique :
Isobares : le long d’une isobare la pression est constante (bar absolu )
Isenthalpes : Le long d’une isenthalpe l’enthalpie est constante (kj/kg )
Isothermes : Le long d’une isotherme la température est constante (c )
Isochores : Le long d’une isochore le volume est constant (m3/kg )
Isotitre : Le long d’une isotitre le titre en vapeur est constant (sans unité).
Le titre est la proportion de vapeur dans un mélange liquide + vapeur
Adiabate : Le long de cette courbe le fluide ne reçoit pas de chaleur extérieure
Pression
absolue en Enthalpie Point critique
[bar] spécifique
entropie
température
LIQUIDE Volume
spécifique
Titre vapeur
Courbe de
saturation
VAPEUR
pression
MELANGE LIQUIDE +VAPEUR
Enthalpie spécifique en [kJ.kg-1]
Dès lors, il nous est possible de définir entièrement un frigorigène en un point
de l’installation en connaissant 2 de ses caractéristiques et son état (p, t°,
liquide, gaz, ou mélange liquide-gaz).
Les bases de la réfrigération
12.2.Exemple de tracé d’un diagramme
Rappel du cycle du fluide dans une installation
2 3
1 B
7 4
E
A
C
6 D 5
Repère Désignation
A Compresseur
B Condenseur
C Bouteille réservoir
D Détendeur
E Evaporateur
Etat du fluide aux différents points du cycle :
Point Etat Températur Pression
e
1 Vap Surchauffée Θ1>θ0 p0
2 Vap Surchauffée Θ2>θk pk
3 Vap saturante Θ3=θk pk
4 Liquide saturant Θ4=θk pk
5 Liq. Sous-refroidi Θ5<θk pk
6 Liq-Vap saturant Θ6=θ0 p0
7 Vap saturante Θ7=θ0 p0
Les bases de la réfrigération
Sur une installation au R22 en fonctionnement on à relevé aux manomètres :
pk = 14 bar
p0 = 4 bar
Au thermomètre à contact :
1 = 10°C 5 = 30°C
Utilisation des relevés : les manomètres nous indiquent une pression
relative hors le diagramme est gradué en pression absolue, il convient donc de
transformer
pk abs = 14 + 1 = 15 bar
p0 abs = 4 + 1 = 5 bar
Nous pouvons repérer sur le diagramme les deux isobares sur lesquels le
fluide va évoluer. Chaque point du cycle sera situé sur l’une ou l’autre des
isobares.
Condensation
(condenseur)
Détente
(détendeur)
Compression
(Compresseur)
Évaporation du fluide
frigorigène
(évaporateur)
Point 1 : Ce point est à une température de 10°C et à la pression p0, le
point sera donc situé à l’intersection de l’isotherme 10°C et l’isobare 4bar.
Point 2 : Ce point est la fin de compression, la compression est
adiabatique, il faudra donc suivre l’adiabate passant par le point 1, le point 2
sera situé à l’intersection de cette adiabate et de l’isobare 14bar.
Point 3 : Ce point est le début de la condensation, il sera donc situé à
l’intersection de la courbe de saturation (coté vapeur) et de l’isobare 14 bar
Point 4 : Ce point est la fin de la condensation, il sera donc situé à
l’intersection de la courbe de saturation (côté liquide), et l’isobare 14 bar
Les bases de la réfrigération
Point 5 : Ce point est l’entrée au détendeur, il est à la température de
30°C, il sera donc situé à l’intersection de l’isotherme 30°C et de l’isobare
14bar.
Point 6 : Ce point est la sortie du détendeur, la détente étant
isenthalpique (à enthalpie constante) il faudra suivre l’isenthalpe qui passe par
le point 5 et le point 6 sera à l’intersection de cette isenthalpe avec l’isobare 4b.
Point 7 : Ce point est la fin de l’évaporation, il est donc situé à
l’intersection de la courbe de saturation (côté vapeur ) et de l’isobare 4bar.
Exploitation du diagramme
La puissance de l’évaporateur 0 est donnée par la relation :
0 = qm Δh évaporateur = qm . (h1-h6)
La puissance du compresseur Pth (p théorique) est donnée par la relation :
Pth = qm . Δh compresseur = qm . (h2-h1)
La puissance du condenseur k est donnée par la relation :
k = qm . Δh condenseur = qm . (h2-h5)
qm est le débit massique du fluide en kg/s
Les puissances sont exprimées en kW
Il nous faut donc déterminer quel est le débit massique (qm) en circulation
dans l’installation.
qm est le même en tout point de l’installation, il suffit donc de le
déterminer en un point.
qm est directement lié à la « taille » du compresseur, le constructeur nous
indique son volume balayé (Vb) sur la plaque signalétique de celui-ci.
Vb représente le nombre de m3 à l’heure que le compresseur est théoriquement
capable d’aspirer
En réalité il aspirera moins de vapeur que Vb , en effet les compresseurs
ont un rendement appelé rendement volumétrique (v) si bien que le volume
réellement aspiré (Va) sera légèrement inférieur au volume balayé
Va= Vb x v
On estimera le rendement en fonction de la technologie des compresseurs
et des conditions de fonctionnement.
Rendement volumétrique des compresseurs
Différentes formules ont été établis :
Formule de Rapin : soit
formule de Prestcold : soit v = 0,9 x [ 1- 0,03 . ( - 1)
Les bases de la réfrigération
On s’aperçoit que le rendement volumétrique d’un compresseur dépend du taux de
compression mais pas seulement, les caractéristiques du compresseur et les
propriétés physiques du fluide jouent un rôle.
Evolution du rendement volumétrique en fonction du taux de compression pour différents
fluides et différents espaces morts ( = 2% , 4% , 6% )
R22 : = 1,177 ; R134a : = 1,116 ; R717 : = 1,33
Les bases de la réfrigération
On estimera le rendement en fonction de la technologie des compresseurs
et des conditions de fonctionnement.
(Voir paragraphe précédent)
et Va= Vb x
Connaissant Va (nombre de m3 aspiré par le compresseur), il faudra les
transformer en kg, pour cela nous connaissons le volume massique des vapeurs
à l’aspiration (v’’aspi) grâce au diagramme enthalpique.
qm = Va/v’’aspi
avec qm débit massique de fluide en kg/h
Va débit volumique aspiré en m3/h
V’’ aspi Volume massique des vapeurs en m3/kg (information donnée par le
diagramme)
Connaissant qm nous pourrons donc connaître Φ0, Φk et Pth:
0 = qm Δh évaporateur = qm . (h1-h6)
Pth = qm . Δh compresseur = qm . (h2-h1)
k = qm . Δh condenseur = qm . (h2-h5)
Les bases de la réfrigération
Calcul possibles après tracé du cycle frigorifique sur le diagramme
Le diagramme nous indique le volume massique des vapeurs à l’aspiration
(v’’ en m3/kg) ce qui permet de transformer le volume aspiré (débit volumique)
en débit massique (kg/h)
Le diagramme nous renseigne sur l’enthalpie du fluide à la sortie du détendeur
et à la sortie de l’évaporateur
Les bases de la réfrigération
Chapitre 13 Notions d’air humide
13.1.INTRODUCTION
L’air qui nous entoure n’est pas sec, il contient une quantité variable de
vapeur d’eau, généralement invisible. On dit qu’il est "humide". En plus de la
vapeur d’eau, l’air peut contenir des gouttelettes d’eau ou des particules de
glace, visibles dans ce cas. C’est de l’air sursaturé (ou brouillard et brouillard
givrant).
Le conditionnement d’air s’appuie sur la préparation de l’air à souffler
dans les locaux à des conditions voulues pour maîtriser l’ambiance. Cette
préparation est obtenue par une succession de traitements élémentaires.
Diagramme de l’air humide
13.2.GRANDEURS CARACTERISTIQUES DU DIAGRAMME
Pression atmosphérique [ P ]
C’est la pression du mélange d’air sec et de l’humidité associée qui règne sur le
site d’une l’installation. La pression normale de l’air atmosphérique (ou humide)
est de 760 mm de mercure (101325Pa) au niveau de la mer.
Température sèche [ t ] ou [ ]
C’est celle du mélange air-humidité. Un thermomètre dans cet air affiche cette
température. Les spécialistes la désignent simplement par la température de
l’air.
Humidité spécifique ou absolue [ w ] ou [ r ]
C’est la quantité d’eau que contient 1 kg d’air sec [exprimée en kg/kg (as)]
Humidité relative [ ] ou [ HR ] ou [ ]
Elle s’exprime en %, elle correspond à l’état de l’air qui est plus ou moins proche
de sa saturation en vapeur d’eau : 100 % pour l’air saturé, 0 % pour l’air sec :
Volume spécifique de l’air humide [ v’ ]
c’est le volume d’air humide qui contient 1 kg d’air sec.
Masse Volumique de l’air humide()
La masse volumique représente la masse d’air sec occupé par 1 m³ d’air
humide. Son symbole est généralement " " (inverse de v’)
Les bases de la réfrigération
Enthalpie spécifique ou chaleur totale de l’air humide [ h ]
A une température donnée t, c’est la somme de la chaleur d’un kg d’air sec et
de la chaleur de la vapeur d’eau qui y est associée (chaleurs comptées à partir
de 0°C).
C’est la somme de l’enthalpie de la vapeur et de l’air sec .
Température de rosée [ tr ] ou [ r ]
C’est la température à laquelle la vapeur d’eau contenue dans l’air commence à
se condenser au contact d’une paroi froide, refroidie lentement.
Température humide [ th ] ou [ h ]
C’est la température atteinte par de l’air non saturé, lorsqu’il le deviendrait (au
bout d’un temps infini) au contact d’eau déjà à cette température. La
température humide est donc la température indiquée par un thermomètre dont
le bulbe est couvert d’une toile humide.
13.3.Construction du diagramme psychrometrique
Les diagrammes de l’air humide permettent de traduire parfaitement les
caractéristiques d’un air défini par un point (2 grandeurs connues), pour une
certaine pression atmosphérique.
Le diagramme est constitué par :
- une échelle de température sèche (en abscisse)
- une échelle d’humidité spécifique (en ordonnée)
- une courbe de saturation en vapeur , délimitant la zone utile dans
laquelle se situent les évolutions de l’air humide et la zone dite de brouillard.
Humidité
spécifique
(kg/kgas)
Zone de
brouillard
Courbe de Zone
saturation d’air
humide
Température
sèche (°C)
Différentes familles de droites ou de courbes représentent les grandeurs
physiques caractéristiques de l’air humide ( définies précédemment)
- les isothermes : droites de température de bulbe sec constante
- les droites de température de bulbe humide constante
- les courbes d’humidité relative constante
- les droites d’enthalpie spécifique constante. h (en Kj/kg.K)
- les droites de volume spécifique constant. v ( en m 3/kg)
- les droites d’humidité spécifique constante.
Les bases de la réfrigération
13.4.Lecture du diagramme de l’air humide
Point caractéristique d’un air
w
kgeau
courbe d’égale
kgas
Enthalpie humidité relative
spécifique h
constante
température
humide
th constante
w
t ( °C )
Exercice : tr th t
courbe de volume
spécifique v’
constant
Point n° t w h v’ tr th
3
(°C) (%) (kg/kgas) (kJ/kgas) (m /kgas) (°C) (°C)
1 18 50
2 0,01 52
3 24 12,5
4 0,004 4,8
5 30 18
6 20 0,006
Les bases de la réfrigération
Les bases de la réfrigération
Chapitre 14 Technologie de climatisation
14.1.Le climatiseur
Un climatiseur est une machine frigorifique prévue pour extraire la chaleur des
locaux et la rejeter à l'extérieur.
Le fonctionnement d'un climatiseur est basé sur le changement de phase d'un
fluide frigorigène :
dans l'évaporateur, le fluide capte la chaleur dans l'air du local et s'évapore;
dans le condenseur, le fluide redevient liquide car il est refroidi par l'air
extérieur.
Les bases de la réfrigération
Détails technologiques
L'unité d'évaporation
Un ventilateur centrifuge fait circuler l'air intérieur au travers d'un filtre, puis de
l'évaporateur, avant de le rejeter au travers de grilles de diffusion dont
l'inclinaison est réglable.
la vapeur d'eau contenue dans l'air ambiant risque de se condenser au contact
de l'évaporateur très froid, aussi doit-on prévoir une conduite d'évacuation des
condensats vers l'égout. Si l'écoulement naturel par gravité n'est pas possible, il
faudra insérer une petite pompe de relevage des condensats.
14.2.Le "Window " ou climatiseur de fenêtre
Le climatiseur de "fenêtre" ("window"), est un climatiseur monobloc installé
dans un percement effectué dans une paroi extérieure (mur ou baie).
14.3.Le "split system"
"Split System" signifie "climatiseur à éléments séparés", à savoir que l'unité de
condensation est séparée de l'unité d'évaporation.
Avec un split, l'évaporateur est souvent situé dans le local à traiter, tandis que
condensateur et compresseur sont situés à l'extérieur (en terrasse, au sol,...), ce
qui permet de diminuer le bruit !
Les bases de la réfrigération
Dans chacun des cas, les unités sont reliées par liaison frigorifique (fluide
frigorigène) et câble électrique, dont les longueurs peuvent être adaptées au
cas traité, ce qui autorise une grande souplesse d'installation.
Les bases de la réfrigération
14.4.Le "multi-split system"
Une unité extérieure peut être raccordée sur plusieurs unités intérieures
14.5.le Roof-Top
L'unité de condensation et d'évaporation sont intégrées dans le même appareil
posé en toiture et relié par une gaine à un diffuseur d’air séparé.
14.6.Les armoires de climatisation
Une armoire de climatisation constitue en quelque sorte un "caisson de
traitement d'air vertical".
Elle s'installe généralement directement dans la pièce à climatiser.
Typiquement, c'est la solution adoptée pour climatiser une salle informatique.
En pratique, cette armoire métallique verticale peut regrouper tous les éléments
nécessaires au traitement :
un filtre,
une batterie froide,
une batterie chaude (électrique ou à eau),
un humidificateur,
un ventilateur centrifuge.
la machine frigorifique est intégrée dans l'armoire et la
batterie froide en constitue l'évaporateur. On parle
alors de fonctionnement en "détente directe".
Dans la plupart des cas, l'air repris est aspiré en partie
inférieure et pulsé en partie supérieure de l'armoire,
éventuellement via un réseau de gainage restreint.
Il existe aussi une solution inverse où l'air est repris en
partie supérieure puis distribuée en partie inférieure
via un faux plancher : c'est une solution dans les
locaux informatiques où le passage de nombreux
câbles impose de toute façon l'installation d'un faux
Les bases de la réfrigération
plancher. On peut par exemple prévoir des dalles pleines de 60 x 60 pour porter
le matériel et des dalles perforées pour servir de bouches de distribution.
Le faux plancher est mis sous pression et fait office de plénum de distribution !.
14.7.Le ventilo-convecteur
Principe de fonctionnement
Pour fournir du froid, on fait circuler de l'eau glacée à ...5°...10°dans La batterie
de l’appareil, l’air est pulsé par un ventilateur
Pour assurer le refroidissement l'été mais aussi le chauffage en hiver, un ventilo-
convecteur comprendra donc :
une prise d'air du local (à chauffer ou à
refroidir),
un filtre grossier pour arrêter les
poussières,
un ou plusieurs ventilateurs, à faible
vitesse,
une ou deux batteries d'échange, de
faible section, alimentées en eau
chaude et/ou en eau glacée,
éventuellement une résistance
électrique d'appoint
un bac inférieur pour récolter les
condensats,
un habillage éventuel qui coiffe le tout pour
l'intégrer au local.
Le ventilo-convecteur suppose l'installation de deux
réseaux distincts :
un réseau d'eau pour apporter chaleur et froid
au local,
un réseau d'air pour assurer la pulsion minimale
d'air neuf hygiénique.
Dans certains cas, un caisson de mélange avec
arrivée d'air neuf est intégré au ventilo. Cet air vient
Les bases de la réfrigération
soit d'une prise directe en façade au dos du ventilo, soit d'un caisson de
traitement d'air en centrale.
Les bases de la réfrigération
Chapitre 15 Règles de montage des tuyauteries frigorifiques
Un problème important à solutionner (lors du dimensionnement d'une
installation) est la sélection correcte du diamètre des tuyauteries. Ceci est
fondamental pour assurer le retour d'huile au compresseur, ainsi que pour
garantir le fonctionnement normal du détendeur (en fait, le bon fonctionnement
général de l'installation).
Retour d'huile
Lors du fonctionnement d'une installation, de l'huile (provenant du carter
du compresseur) monte contre les parois des cylindres et finit par être refoulée
avec les gaz comprimés.
Cette huile peut être récupérée immédiatement au niveau du refoulement
et être réintégrée dans le compresseur grâce à l'installation d'un séparateur
d'huile.
Cependant, toutes les installations frigorifiques ne sont pas dotées d'un
séparateur et, même si cela était le cas, l'efficacité d'un séparateur est
rarement supérieure à 95%. Ceci veut dire que, inévitablement, de l'huile part
vers le condenseur et le reste du circuit frigorifique.
L'huile ayant quitté le compresseur doit pouvoir faire le tour du circuit et
revenir dans le carter; sinon, le compresseur en manquera et cassera
immanquablement.
Pour favoriser le retour d'huile au compresseur, le premier réflexe consiste à
choisir une huile miscible avec le fluide frigorigène utilisé. Dans ce cas, l'huile
forme un mélange homogène avec le fluide et les deux éléments circulent
ensemble.
Au niveau de l'évaporateur, le fluide frigorigène passe à l'état vapeur,
mais ce n'est pas le cas pour l'huile qui, au contraire, se refroidit et devient plus
visqueuse. Sa circulation est alors plus difficile ; il faut l'aider, sinon elle aura
tendance à s'accumuler dans l'évaporateur, au risque de gêner
considérablement son fonctionnement.
A la sortie de l'évaporateur, il y a de l'huile et du fluide à l'état vapeur. Deux
astuces permettent d'aider l'huile à poursuivre son parcours
1) Utiliser l'effet de gravité pour faire circuler l'huile, en donnant aux
tuyauteries transportant du gaz, une pente dans le sens du déplacement, puis
munir ces mêmes tuyauteries de siphons sous les remontées verticales.
2) Sélectionner les diamètres des tuyauteries, de sorte que la vitesse des gaz
soit suffisante pour entraîner l’huile.
Les bases de la réfrigération
On observe que, pour la ligne liquide, il n'y a rien de particulier, c'est
normal puisque, dans cette tuyauterie, l'huile circule en mélange avec le
fluide.
Par contre, la tuyauterie liquide (reliant le condenseur à la bouteille)
exige une pente dans le sens de l’écoulement, la bouteille doit être installée à
un niveau plus bas que le condenseur pour éviter l'engorgement en liquide de
ce dernier.
Pour les tuyauteries transportant du gaz (aspiration et refoulement), le
traitement est plus délicat :
Pentes de 1 % minimum, siphons et contre-siphons sur les remontées
verticales.
La tuyauterie d'aspiration ne doit pas comporter de poches , elles peuvent
accumuler de l'huile ou du fluide liquide pendant les arrêts et occasionner des
coups de liquide au démarrage.
Vitesses de circulation
En plus des règles à adopter pour la pose des tuyauteries frigorifiques, il est
indispensable d'appliquer des vitesses de gaz capables d'entraîner l'huile.
Cependant, on ne peut pas trop augmenter la vitesse car cela a la conséquence
néfaste d'augmenter la perte de charge, et indirectement la consommation
d'énergie.
En matière de vitesse, il faut adopter une valeur qui garantisse l'entraînement
d'huile tout en limitant les pertes de charge. Ce compromis exige de respecter
les limites suivantes
• ligne liquide : vitesse maxi : 1,5 m/s. Au delà, on s'expose à des bruits, des
vibrations, des coups de bélier et une usure prématurée des composants.
• ligne aspiration : vitesse maxi : 15 m/s. Au delà, on rencontre des problèmes
de bruits et de vibrations ; vitesse mini : 7 m/s dans les parties montantes et 3
m/s dans les parties horizontales et descendantes.
• ligne refoulement : mêmes observations que pour la ligne aspiration.
Les bases de la réfrigération
Chapitre 16 Les vérifications de bon fonctionnement
Une fois les opérations de charge en fluide frigorigène terminées, il convient
de vérifier le bon fonctionnement de l’installation.
Une série de constatations peut être faite :
- La température de la tuyauterie de refoulement est chaude
- La température de la tuyauterie de liquide est tiède.
- La température de la tuyauterie d’aspiration est plutôt froide.
- Il n’y a plus de bulles dans le voyant liquide
- La surchauffe est comprise entre 5 et 8°c
- Le sous-refroidissement au condenseur est compris entre 4 et 7°c
- La température d’évaporation est inférieure de 6 à 10°c à la
température de la chambre froide (évaporateur à air)
- La température d’évaporation est inférieure de 5 à 6°c à la
température de sortie d’eau (cas d’un évaporateur à eau).
- La température de condensation est supérieure de 12 à 15°c par
rapport à celle de l’air (condenseur à air).
- La température de condensation est supérieure de 5°c à celle de
sortie d’eau (cas d’un condenseur à eau).
Les bases de la réfrigération
16.1. Vérification à faire :
Mesurer les intensités électriques absorbées (notamment celle du
compresseur). Elles doivent être sensiblement égales aux valeurs notées
sur les plaques signalétiques.
Vérifier les réglages des appareils de sécurité fluidiques et électriques.
Vérifier les réglages des appareils de régulation de l’installation.
Les bases de la réfrigération
Les bases de la réfrigération
16.2.Contrôles avant mise en service
Contrôle électrique
S'assurer que
• Le schéma électrique se trouve dans l'armoire électrique.
• La section du câble d'alimentation est proportionnée à sa longueur et à
l'intensité totale absorbée par l'installation.
• Les sections des câbles de raccordement sont proportionnées aux différentes
intensités absorbées.
• La tension d'alimentation est correcte.
• Les polarités sont respectées.
• La continuité des masses est respectée.
• La prise de terre est bien raccordée.
• Les phases entre elles sont bien isolées.
• Les phases sont isolées par rapport au neutre et à la terre.
• Les appareils électriques sont bien raccordés à la terre.
• Le circuit TBT (sondes...) et le circuit BT (puissance) sont bien séparés dans le
chemin de câble.
• Les plaques à bornes des moteurs sont bien branchées par rapport à la tension
d'alimentation.
• La tension des bobines correspond à leur tension d'alimentation.
• La tension des voyants correspond à leur tension d'alimentation.
• Le réglage des relais thermiques correspond aux intensités nominales des
moteurs qu'ils protègent.
• Le type ou le calibre des fusibles ou des disjoncteurs correspondent aux
appareils qu'ils protègent.
• Les appareils tournants sont bien fixés et qu'ils tournent librement.
• Toutes les connexions électriques sont bien serrées.
• Tous les appareils de sectionnement et de disjonction sont bien ouverts.
• L'armoire électrique présente une surface libre d'environ 30 % pour une
extension éventuelle.
• La mise en service de l'installation a bien été précédée 8 à 24 h plus tôt, selon
la température ambiante, de la mise en fonction de la résistance de carter du
(ou des) compresseur (s).
• Les appareils de commande, de contrôle et de sécurité (horloge, thermostat,
pressostat, personne enfermée, issue de secours...) sont bien réglés et
fonctionnent correctement.
Faire un essai à vide (disjoncteurs ouverts) pour empêcher l'alimentation des
récepteurs et pour permettre le contrôle du système de commande, de
sécurité et de signalisation.
L'essai en charge, qui contrôle le fonctionnement des récepteurs et la bonne
exécution du schéma électrique, se fait après contrôle frigorifique.
Les bases de la réfrigération
Contrôle frigorifique
S'assurer que
• Le compresseur est libre sur ses fixations et de niveau.
• Le compresseur est correctement chargé en huile.
• Les vannes sont en position de lecture.
• La vanne de départ liquide est ouverte.
• La tension et l'alignement des courroies sont corrects.
• Les tuyauteries et les capillaires sont bien fixés et ne frottent nulle part.
• Les brasures sont bien nettoyées de leur décapant.
• Les tuyauteries frigorifiques sont bien installées (diamètre, pente, piège à
huile, raccordement correct...).
• Le bulbe du détendeur est correctement placé et fixé.
• L'évaporateur est de niveau et correctement installé pour permettre la
circulation et la distribution de l'air.
• Le bac de récupération des eaux de dégivrage ou des condensats a une pente
suffisante pour permettre l'évacuation de l'eau.
• La tuyauterie d'évacuation des eaux de dégivrage ou des condensats,
raccordés à l'égout, comporte un siphon qui est extérieur pour les chambres
froides négatives.
• Le condenseur à eau ou à air est correctement et suffisamment alimenté.
16.3.Contrôles après mise en service
Contrôle frigorifique
S'assurer que
• L'installation frigorifique ne présente aucune fuite de fluide frigorigène.
• Le sens de rotation du compresseur est respecté quand ce sens est
impératif (flèche, compresseur Scroll ou à vis).
• Le niveau d'huile est correct dans le compresseur, dans le régleur de niveau et
dans le réservoir d'huile après plusieurs cycles.
• L'état du voyant de liquide indique une charge correcte et pas d'humidité.
• Au toucher les différents points du circuit frigorifique sont à température
convenable.
• Les pressions HP et BP sont correctes.
• Le réglage de la température de consigne est respecté.
• Le réglage de l'hygrométrie de consigne est respecté.
• L'évaporateur présente une bonne surchauffe.
• Le condenseur présente un bon sous-refroidissement.
• Le Δθ entre la température d'entrée d'air et de sortie d'air à l'évaporateur
à air est correct.
• Le Δθ entre la température d'entrée d'eau et de sortie d'eau à
l'évaporateur à eau est correct.
• Le Δθ entre la température d'entrée d'air et de sortie d'air au condenseur à air
est correct.
• Le Δθ entre la température d'entrée d'eau et de sortie d'eau au
condenseur à eau est correct.
• Le diagramme de pression/enthalpie montre un bon rendement frigorifique.
Contrôle électrique
Les bases de la réfrigération
S'assurer que
• Les différents appareils fonctionnent correctement (horloge, humidificateur,
centrale de régulation, électrovanne, pompe de relevage ... ).
• Les moteurs électriques tournent dans le bon sens.
• Les réglages des relais thermiques sont adaptés aux intensités absorbées en
charge des appareils qu'ils protègent.
• Les intensités absorbées ne dépassent pas les intensités nominales
mentionnées sur les plaques signalétiques des différents appareils.
• La tension totale en charge est correcte.
• L'intensité totale en charge est correcte (pour une pompe à chaleur réversible,
l'intensité absorbée est plus importante l'hiver que l'été).
• Le déséquilibre entre phases ne dépasse pas 2 % pour la tension.
• Le déséquilibre entre phases ne dépasse pas 10 % pour l'intensité.
• Les pressostats se déclenchent et s'enclenchent bien aux pressions
demandées.
• Le thermostat se déclenche bien à la température demandée et que son
différentiel est normal (2 K en général).
Les bases de la réfrigération
16.4.Entretien des chambres froides ou vitrines réfrigérées
PERIODICITE : Deux visites par an
CONTRÔLES :
* Salle des machines :
- Contrôle des niveaux d'huile et test d'acidité
- Contrôle de la pression des pompes … Huile
- Contrôle des pressostats BP , HP , Différentiel d'huile .......
- Contrôle des égalisations d'huile sur les centrales
- Contrôle des presses étoupes des vannes Aspiration, refoulement .....
- Contrôle de l'étanchéité des clapets des compresseurs
- Contrôle des vibrations et fixations des compresseurs
- Contrôle des flexibles et capillaires
- Contrôle de l'état et de la tension des courroies
- Contrôle des cartouches filtrantes et filtres (Déshy. ou huile)
- Contrôle de l'étanchéité du circuit frigorifique
- Contrôle des pressions et températures de fonctionnement
- Contrôle de la charge en fluide frigorigène
- Contrôle et graissage des paliers et roulements des moteurs
- Contrôle de la température et ventilation de la salle des machines
- Contrôle du libre accès au local technique
- Contrôle de la propreté de la salle des machines
- Complément d'huile et de fluide si nécessaire
- Contrôle de l'intensité absorbée par tous les moteurs
- Contrôle de l'intensité absorbée par toutes les résistances
- Contrôle d'isolement de tous les moteurs
- Contrôle et serrage de toutes les bornes électriques
- Contrôle du calibre des protections et fusibles
- Contrôle des voyants de signalisation
- Contrôle de la mise à l'heure des programmateurs ou horloges
* CHAMBRES FROIDES OU VITRINES :
- Contrôle de la température intérieure et de l'hygrométrie
- Contrôle et graissage des paliers des ventilateurs
- Contrôle et réglage des thermostats et pressostats
- Contrôle et nettoyage des évaporateurs pour éviter la prise en glace
- Contrôle et nettoyage des conduites d'écoulement des condensats
- Contrôle des dégivrages
- Contrôle de l'état des résistances dégivrage, porte ..........
- Contrôle et graissage des charnières de portes
- Contrôle de l'éclairage intérieur
* Extérieur :
- Contrôle et nettoyage des condenseurs
- Contrôle et graissage des paliers des ventilateurs condenseurs
- Contrôle des débits d'eau (condenseurs … eau )
16.5.Entretien des climatiseurs air/air ou air/eau
PERIODICITE : Deux visites par an
Les bases de la réfrigération
CONTRÔLES :
* Climatiseur
- Contrôle de la propreté interne du caisson de climatisation
- Contrôle de l'encrassement du ou des filtres
- Contrôle de l’état de propreté de la batterie froide et chaude
- Contrôle du bon débit d’eau au condenseur
- Contrôle de l'état et de la tension des courroies du ou des ventilateurs
- Contrôle de l'état de fonctionnement des volets de reprise, de mélange ou
d’isolement
- Contrôle du bon fonctionnement des manomètres différentiels
- Contrôle de l’état des gaines de circulation d’air
- Contrôle du libre accès autour du climatiseur
- Contrôle de la propreté autour du climatiseur
- Contrôle de l'intensité absorbée par tous les moteurs
- Contrôle de l'intensité absorbée par toutes les résistances
- Contrôle d'isolement de tous les moteurs
- Contrôle et serrage de toutes les bornes électriques
- Contrôle du calibre des protections et fusibles
- Contrôle des voyants de signalisation
* LOCAUX CLIMATISES
- Contrôle de la température intérieure et de l'hygrométrie
- Contrôle et réglage des thermostats et hygrostats
- Contrôle et réglage des débits d’air
- Contrôle des bouches de soufflage