SOMMAIRE
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Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 90
1
Route de Constantine, BP 70, Ain M’lila
CENTRE DE FORMATION DE AIN M’LILA
DEPARTEMENT PEDAGOGIE &FORMATION
PREAMBULE
LABORATOIRE GAZ
PRREAMBULE
Le présent document est conçu en réponse au cahier des charges destiné à la formation
de Gaziers de Distribution.
A L’issue du module TECHNOLOGIE DU GAZ dispensé durant les deux phases de
la formation en 142 h, le stagiaire devra être capable de :
Définir les caractéristiques physiques et de combustion des gaz distribué
Définir les modes d’assemblage des tubes utilisés en distribution gaz et leurs
particularités
Définir les types de corrosions ainsi que les différentes sortes de protections, leur
utilisation et l’installation des systèmes de protection cathodique
Donner la constitution, le rôle des éléments constitutifs ainsi les schémas des postes de
détente rencontrés en distribution gaz
SOMMAIRE
I. 1) INTRODUCTION……………………………………….1
2) NOTIONS SUR LES PARAMETRES PRINCIPAUX
a) La pression
b) La température
c) Le débit
La masse volumique
Masse molaire
La densité
Pouvoir calorifique
Indice de wobbe
IV. LA COMBUSTION
I. 1) INTRODUCTION
Le gaz naturel que nous utilisons provient de sud Algérien La composition du gaz naturel est
très variable selon les régions ou il s'est formé.
CARACTERISTIQUES DU GISEMENT
Conversion
Les différents unités de pression sont : le bar ; l’atmosphère (atm) ; le millimètre de mercure
(mm Hg) ; le millimètre de colonne d’eau (mm CE) ; et bien entendu le Pascal (Pa)
Dans les CNTP (conditions normales de température et de pression) :
P = 1 atm = 1013,25 hPa
= 760 mm de Hg = 1013,25 mbar ;
Soit :
1 bar =105 Pa
= 1 000 mbar
b) La température
Définition
Elle se traduit par une valeur numérique, croit lorsqu’on chauffe un corps ; qui décroit
lorsqu’on refroidit
Deux échelles de température sont utilisées :
l’échelle CELSIUS : dont le zéro correspond à la température de la glace
fondante.
l’échelle KELVIN : dont le zéro correspond à – 273,15 °C, température à
laquelle l’agitation thermique des atomes deviendrait nulle.
l’échelle Kelvin est aussi appelée « échelle des degrés absolus, ou échelle absolue ».
Les calculs faisant intervenir la température sont en général effectués en degrés
Kelvin.
Transformation des degrés Celsius en degrés Kelvin
°K = 273 + n °C.
Transformation des degrés Kelvin en degrés Celsius °C = n °K – 273
Ex : une température de 21°C correspond à :
273 + 21 = 294 °K
c) Le débit
Définition
C’est la quantité de gaz transitée par unité de temps.
Il s’exprime en Nm3/h (dans les conditions normales tel que : P = 1 atm
et T = 0°C)
2) LE GAZ NATUREL
Le gaz naturel distribué est composé essentiellement de méthane .Une composition moyenne
de gaz naturel de type Hassi R’mel et Adrar (année 1996) est donnée, à titre indicatif est
comme suit :
La liquéfaction
Lorsque le transport par gazoduc est trop coûteux ou impossible (ex : traverser l’océan
Atlantique), le gaz est liquéfié à pression atmosphérique normale et à une température de
(-160 °) puis acheminé par navire méthanier vers les zones de consommation
4) CARACTERISTIQUES PHYSIQUES
a) La masse volumique
Définition : C’est la masse d’un volume de gaz donné aux conditions de température et de
pression
ρ=m/V
m : la masse du gaz
v : le volume du gaz
Elle s’exprime en Kg/ m3
EX :
Une bouteille contient 7 kg de propane (C 3H8) et a un volume de 10 L.
Quelle est la masse volumique du propane liquide ?
Corrigé
masse volumique (kg / m3) du liquide :
10 L = 0,01 m3
masse (kg) / volume (m3) = 7 /0,01 = 700 kg / m3
1) Masse molaire
LOI D’AVOGADRO-AMPERE
Dans les mêmes conditions de(t° et p) les moles de tous les gaz occupent le même volume
molaire Le volume molaire vaut : V =22,4L
0
La mole
Une mole d'atomes d'une espèce déterminée est la quantité de matière constituée par
un nombre N de ces atomes
(N : nombre d'Avogadro = 6,02.1023 mol-1).
b) La densité
Définition :
C’est le rapport entre la masse d’un volume de gaz sur la masse d’un même volume d’air aux
mêmes conditions de température et de pression.
∑ MiXi
D=
29
L’air est un mélange gazeux composé à 80 % de diazote N2et à 20 % de dioxygène O2. La masse
atomique relative de N2 étant de 28 et celle d’O2 de 32
La masse atomique relative moyenne de l’air est : (80 % x 28) + (20 % x 32) = 28,97
D’après la théorie des gaz, une mole de n’importe quel gaz occupe toujours le même volume.
Ce volume est égal à 22,4 litres si on se place à une température de 0°C et à une pression de
1 atm. L’air occupe donc un volume de 22,4 litres par mole (L/mol).
En résumé : Conclusion :
1 mol d’air occupe 22,4 L La densité de l’air est donc de 28,97 g/22,4 L
1mol d’air pèse 28,97 g = 1,29 g/L
Application :
calculer la masse molaire des gaz suivants :
CH
4
C H
3 8
C H
4 10
−1
Masse molaire d’Iso pentane : C H =72 g mol
5 12
D
MiXi
29
16∗0,851+30∗0,059+ 44∗0,00192+58∗0,0024+58∗0,0033+72∗0,0018+28∗0,0615+ 44∗0,0019
D=
29
D=0,63
c) Pouvoir calorifique
Le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de chaleur dégagée par la combustion
complète d’un volume donné (m3) dans les conditions normales de pression et température
(1,013bar et 0 °C)
Notation : PC Pour le gaz naturel il est exprimé en kilowattheure par normo mètre cube
Noté : kWh/Nm3 E en kJ en kWh
Energie libérée
PC =
Masse ou volume de combustible utilisé
PC en kJ/kg, en kW.h/m3
Masse en Kg, volume en
ou en kW.h/kg
m3
Cette énergie peut être entièrement récupérée si la vapeur d'eau émise est condensée,
c'est-à-dire si toute l'eau vaporisée se retrouve finalement sous forme liquide. (à 0 °C
et 1,013bars)
Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) : mesuré en conservant l'eau à l'état vapeur
Pouvoir calorifique supérieur (PCS) Pouvoir calorifique inférieur (PCI) qui
qui donne le dégagement maximal exclut de la chaleur dégagée la chaleur
théorique de la chaleur lors de la de condensation de l’eau supposée
combustion, y compris la chaleur de restée à l’état de vapeur à l’issue de la
condensation de la vapeur d’eau combustion
produite lors de la combustion
NB : PCS = PCI + chaleur latente de condensation
PCI=9/10 PCS
UNITES :
La Thermie (Th) : C’est la
1KWH quantité de chaleur nécessaire
MJ 3,6 pour élever de1°C la masse
KJ 3600 d’une tonne d’eau.
Kcal 859,85
Thermie 0,86
Calcul du PCS
Le Calcul du PCS en (mth/m3) dans les CNTP est donné par la formule suivante :
P (Ts−Te)
PCS = ×K
Ve
P : poids d’eau en grammes
Ts : température de sortie de l’eau en °c
Te : température d’entrée de l’eau en °c
Ve : volume du gaz en litres
K : cœfficient de correction
Application
On chauffe 15kg d’eau de 15°c à 25°c pour cela le gaz utilisé est à 6°c
Le coefficient de correction est égal à 0,77 et Ve=12L
Déterminer le PCS
Déterminer le PCI
P (Ts−Te)
PCS= ×K
Ve
d) Indice de Wobbe
Cet indice, utilisé pour l’interchangeabilité des gaz, est le rapport entre le pouvoir calorifique
supérieur en kWh/m3(n) du gaz et la racine carrée de sa densité.
PCS
W¿ √ d
L’indice de Wobbe permet de calculer la pression d’alimentation « p » nécessaire pour
conserver la même puissance avec le même injecteur pour des gaz différents d’une même
famille.
W.√P = constante
Deux gaz sont dits interchangeable si et seulement si les trois conditions suivantes sont
vérifiés :
1) Même puissance calorifique.
2) Bonne stabilité de la flamme.
3) Combustion complète sans réajustement de l’appareil
Les gaz combustibles sont classés en trois familles selon L'Union International du Gaz
(I.G.U.) :
1ère famille : les gaz qui ont un indice de wobbe compris entre 22,6 MJ/ m3 et 29,8MJ/ m3.à 15°C et
1013,25 mbar.
Cette famille englobe les gaz manufacturés et les mélanges G.P.L/ air.
2ème famille : cette famille est caractérisée par les gaz ayant un indice de Wobbe compris entre 39,3MJ/
m3 et 54,8MJ/ m3 à 15°C et 1013,25 mbar.
Cette famille est composée de tous les gaz naturels et quelques mélanges de G.P.L./air.
3ème famille : c'est la famille des gaz de pétrole liquéfiés ; leurs indices de Wobbe varient de 73,4MJ/ m3 à
87,6MJ/ m3 à 15°C et 1013,25 mbar
Compte tenu de la variété des gaz naturels, cette deuxième famille est subdivisée en deux sous-
groupes :
groupe H : Haut Pouvoir Calorifique - "High Wobbe number"
groupe L : Bas Pouvoir Calorifique - "Low Wobbe number"
5) LA COMBUSTION :
a) Définition :
La combustion est une réaction chimique exothermique qui dégage de la chaleur elle s’obtient
en faisant agir un combustible (gaz naturel ou autre) avec un comburant (Air, oxygène pur).
Combustion du méthane
Y Y
CXHY+(x+ 4 ) O2 X CO2 + 2 H2O
b) CARACTERESTIQUE DE COMBUSTION :
Limites d’inflammabilité
Ce sont des pourcentages minimal et maximal de gaz combustible dans un mélange Air/Gaz
entre lesquels le mélange s’enflamme
Ces pourcentages sont appelés :
Riche
Pauvre
de la température,
de la pression.
Pour chaque type de gaz combustible, il est nécessaire de connaître les caractéristiques
suivantes :
- la LIE et la LSE ;
- la densité par rapport à l’air ;
- le point éclair ;
- la température d’ébullition ;
- la température d’inflammation.
100
Sera : 80 15 4 1 =4,55%
+ + +
5 , 3 3 , 22 4 , 37 1 , 86
Vitesse de déflagration et stabilité d'une flamme : Pour qu'une flamme soit stable
(d'apparence immobile) : il faut que la vitesse de déplacement du mélange
(combustible/air) corresponde à la vitesse de déflagration.
Quelques règles simples :
Vitesse d'écoulement du mélange trop forte par rapport à la vitesse de déflagration :
décollement de la flamme.
Vitesse d'écoulement du mélange trop faible par rapport à la vitesse de déflagration :
la flamme rentre dans le brûleur (retour de la flamme).
Température D’inflammation
C’est la température au-dessus de laquelle il faut porter le mélange (air – gaz),
compris entre LII et LSI pour qu’il s’on flamme
Température d’auto-inflammation
Allumettes 170 °C
Gaz naturel 650 °C
Propane 500 °C
Butane 430 °C
un arc électrique 2500°C
Point d’éclair
Le point d’éclair est la température la plus basse à laquelle un combustible liquide, sous une
pression absolue de 1013 hPa, émet suffisamment de vapeurs inflammables pour que celles-ci
s’enflamment au contact d’une flamme existante, mais insuffisamment pour que la
combustion amorcée puisse se poursuivre d’elle-même si cette flamme est supprimée.
Chaque combustible liquide a son propre point d’éclair aussi appelé « point éclair » ou « point
d’inflammabilité » ou « flash point » qui donnera, entre autres, les limites hautes de
températures de stockage, de transport et de manipulation.
Essence Valeurs moyennes : - 16………. + 10 °C
Pétrole Valeurs moyennes : 20……….…60 °C
C + O2 CO2
12 g 32 g 44 g
12 g 22.4 L d'O2
1000 g (1000/ 12) * 22.4 = 1866.66 1
3
Volume d'air = 1866.66x100/21 =8888.861 d'air = 8.89 m d'air.
Pouvoir
Donc fumigène
le pouvoir : Volume
Comburivore théorique
du carbone est dedes
: 8.9gaz
3 brulés (Vfo)
m /kg
C'est la quantité de fumée produite par la combustion complète de un m 3de gaz sec pris dans
les conditions normales de pression et de température.
1 m3de gaz CH4 dégagé 11m3 de fumée. On distingue 2 pouvoirs fumigènes :
Le pouvoir fumigène est humide si H2O s'évapore
Le pouvoir fumigène est sec si H2O se condense
Il s’exprime en mètre cube d’air par mètre cube de gaz dans les conditions normales
(Nm3/Nm 3)
Volume de CO2 contenu dans les produits de la combustion complète d'un volume unitaire de
Gaz.
Hydrogène total (VH O): 2
Volume de la vapeur d'eau formée au cours de la combustion complète d'un volume unitaire
de gaz .Le comburant et le combustible sont initialement secs
CO 2 max :
Ou proportion de CO2 dans les produits de la combustion : Rapport entre le carbone total et
le volume de Gaz brules, il s'exprime généralement en %.
ɣCO2 = VCO2 / Vfo
Exercice d'application :
Determiner:
SOLUTION :
Les données
L'air est composé de 21% d'oxygène et de 79% d'azote Dans les mêmes conditions de
température et de pression les moles de tous les gaz occupent le même volume (loi
d'Avogadro-Ampère).
Dans les conditions normales de température et de pression le volume molaire est de 22.4 L.
AN :
Pour bruler 1 m3 de ce gaz il nous faut :
2x0.8 + 3.5x0.15 + 5x0.05 = 2.375 m3d'O2 = VO2
Le volume d'air théorique = 2.375 x 100/21 = 11.3 m3d'air = Va
Produits de la combustion :
VCO2 = 0.8 +0.3 + 0.15 = 1.25 m3/ m3gaz
VH2O = 1.6 + 0.45 + 0.2 = 2.25 m3/ m3gaz
VN2 = 11.3 x 79/100 = 8.935 m3/ m3gaz
Vfo = 1.25 + 2.25+ 8.935 = 12.435 m3/ m3gaz
VCO2 = 1.25/ 12.435 = 10%
Volume de fumées humides = 12.435 m3/ m3gaz
Volume de fumées sèches = 12.435- 2.25 = 10.185 m3/ m3gaz
Les fumées
• Les fumées ne doivent en aucun cas être considérées comme des déchets inertes.
• Elles sont un vrai danger. En effet, les fumées sont :
◊inflammables,
◊toxiques
C'est la combustion donnée par 1 m3 de gaz associe à un volume d'air égal à I ‘air
stœchiométrique (théorique).
Tout le carbone et tout I 'hydrogène sont oxydes et tout I 'oxygène de I ‘air carburant a été
utilisé.
Le produit de combustion contient seulement de :
Le dioxyde de carbone
de la vapeur d'eau
de l’ Azote
Ce type de combustion est difficile à réaliser dans la pratique, car il nécessite de fournir au
bruleur l’air et le gaz très rigoureusement dans les proportions stœchiométriques et de plus
tout manque d'homogénéité du mélange risque d'entrainer une combustion incomplète.
On parlera de « combustion en excès d’air » chaque fois que l’on détectera la présence
d’oxygène dans les produits de combustion
Ainsi cette augmentation entraînera un accroissement des dépenses énergétiques sur une
saison de chauffe (consommation de combustible plus importante)
C'est La combustion donnée par 1 m3 de gaz associée a un volume d'air inferieur a I ‘air
stœchiométrique.
L'air associe est en quantité insuffisante pour permettre I ‘oxydation
Celle-ci se traduit par la production d'éléments partiellement oxydés, pouvant encore brûler,
comme le monoxyde de carbone (CO).
Effets du CO
Une personne intoxiquée au monoxyde de carbone ressent tout d’abord de la fatigue, une
faiblesse dans les jambes, des vertiges et des maux de tête, puis apparaissent nausées et
vomissement, ensuite la personne est prise de somnolence, ce qui l’empêche de réagir.
Cette personne a alors besoin d’un apport massif d’oxygène qui ne peut être pratiqué
qu’en milieu hospitalier.
SOMMAIRE
4. PRESSIONS DE DISTRIBUTION
La structure d'un réseau est définie par ses points de livraison (sources), sa fonction (Transit
ou Distribution), son niveau de pression et l'organisation de ses canalisations (maillage-
antenne).
Pour un réseau de distribution, les structures types sont les suivantes :
Il a une fonction essentiellement de transit et il est destiné à alimenter le réseau aval (MPB)
par l'intermédiaire de postes de détente.
Ce réseau est dimensionné pour répondre à la demande dans les conditions les plus
défavorables (au risque 2%).
Le réseau secondaire :
C’est un réseau dont les canalisations sont alimentées par un ou plusieurs postes de détente à
partir du réseau transport HP ou du réseau primaire MPC et assurent les transits de gaz.
Elles peuvent aussi livrer du gaz aux installations des clients industriels. Elles sont en BP ou
en MPB.
Les règles généralement retenues pour leur calcul admettent qu'elles seront maillées à
l’horizon de l'étude.
Le réseau tertiaire :
C’est un réseau dont les canalisations servent uniquement à la desserte des usagers.
Elles partent d'un nœud du réseau secondaire et n'assurent aucun transit.
Elles ont des structures ramifiées. Elles sont exploitées soit en BP soit en MPB.
La structure d'un réseau est identifiée par de différents éléments se définissant ainsi :
Un nœud :
Un Tronçon :
Est une portion de conduite caractérisée par son diamètre et sa longueur.
Il est limité par deux nœuds caractéristiques appelés nœud d’origine et nœud extrémité.
Une maille :
Ensemble de tronçons constituant un contour fermé.
Dans un réseau on distingue deux parties :
partie "antennes"
partie "maillée
Une Source :
C’est le nœud d’alimentation du réseau en gaz, caractérisé par une pression et un débit.
Pour les études de réseaux MPB, la source d’alimentation possède une pression imposée de 5
bars absolus.
Les réseaux de distribution comprennent des conduites, des postes de détentes, des
branchements et des colonnes montantes.
Ils se classent en quatre catégories suivant le niveau de la pression de service :
Dans la technique de distribution du gaz on rencontre généralement trois types de réseaux.
1) Réseau Maillé
2) Réseau Ramifié
3) Réseau Mixte
RESEAU MIXTE
4. PRESSIONS DE DISTRIBUTION
a l’entrée des agglomérations, les réseaux de transport qui véhiculent du gaz sous haute
pression, cèdent leur gaz aux réseaux de distribution qui fonctionnent à des pressions plus
faibles
Les réseaux de distribution se classent en quatre catégories suivant le niveau de pression de
service :
client par l’intermédiaire d’un détendeur régulateur situé à l’entrée de son installation,
cette catégorie n’est plus autorisée par sonelgaz.
Réseaux fonctionnant à des pressions entre 0.4 et 4 bars relatifs délivrant le gaz sur
les réseaux de pression inférieure et chez les clients par l'intermédiaire de détendeurs.
21 mbar (BP) pour les clients domestiques, tertiaires et petites industries,
300 mbar (MP) pour les clients tertiaires et industriels.
1000 mbar (MP) pour les clients tertiaires et industriels
Réseaux fonctionnant à des pressions comprises entre 4 et 16 bars relatifs, délivrant le gaz
sur les réseaux de pression inférieure et chez les clients importants par l'intermédiaire des
postes de détente.
Technique : leur puissance est nettement supérieure à diamètre égale de conduite, à celle des
réseaux BP, autrement dit :
Pour transiter un même débit de gaz, il faut un diamètre cinq fois plus faible en MPB
qu’en BP
Pour un même diamètre de conduite en peut transiter n fois plus de débit en MPB
qu’en Bp
Économiques : la construction d’un réseau MPB par rapport à un réseau BP résulte du cout
plus faible des canalisations, des travaux de terrassement et de pose
De qualité de service : la détente du gaz directement à l’amont de l’installation du client,
assure au niveau des appareils d’utilisation une pression constante.
De sécurités : les détendeurs-régulateurs individuels ou collectifs sont pourvus de sécurités
qui protègent l’installation par un dispositif de coupure automatique produisant l’interruption
du gaz en cas de sur ou sous pression amont et aval
Les réseaux M.P.B. sont constitués de conduites en acier et en polyéthylène et pour certaines
parties (réseaux tertiaires) en cuivre.
Depuis 1996 l'emploi de ce dernier, en ouvrages enterrés n'est plus autorisé par le
Distributeur.
A l'aval de ces réseaux, se situent des branchements individuels ou collectifs et des conduites
montantes dans le cas des immeubles collectifs, qui alimentent les installations intérieures des
clients.
Les tubes :
Tubes utilisés pour le transport des fluides sous pressions, ont une forme circulaire pour deux
raisons :
Répartition uniforme des efforts internes sur les parois, donc épaisseur minimale ce
qui réduit la masse du métal.
Réduction au minimum possible des pertes de charges par frottement.
Calibre :
Épaisseur :
La longueur des tubes ne doit pas être trop faible ce qui nous conduit à un très grand nombre
de joints lors des assemblages ni trop forte ce qui causera des difficultés de transport et de
manutention.
Les longueurs courantes varient de 6 à 12 m.
Rugosité :
La rugosité doit être aussi faible que possible pour minimiser les pertes de charges.
SOMMAIRE
1) LE TUBE EN ACIER
2) LE TUBE EN CUIVRE
a) Définition
b) Notion de MRS :
c) Notion de SDR
d) marquage des tubes
e) Avantages et inconvénients
f) Mode d’assemblage de PE
Matériels d’obturation
Joints isolants
Régulateurs détendeurs
Les coffrets
1) LE TUBE EN ACIER
L'acier est un alliage métallique constitué principalement de fer et de carbone (dans des
proportions comprises entre 0,02 % et 2 % en masse pour le carbone).
Ils existent :
Dimensions et masses :
Avantages
Solidité
Ayant une grande résistance mécanique
Ne craignant pas comme les autres tubes la perforation, les aplatissements, ni
les chocs
Rigidité
Autorisant la réduction d’un nombre de points de fixation
Point de fusion élevé : évitant le tube de ramollir ou de fondre même en cas
d’incendie
Inconvénients
Difficulté de montage
Difficulté de modifier les installations existantes
Corrosion importantes
Points faibles (filtrage engendre la diminution du diamètre)
3- Par soudage :
La réunion est assurée par une interpénétration du matériau de base et du produit
d’apport, provoquée par la fusion localisée des parties à assembler avec celle du
produit d’apport.
L'assemblage des tubes acier est exécuté par soudure oxyacétylénique ou par soudure
électrique, il permet d'avoir une homogénéité maximale des caractéristiques du métal
dans la zone soudée.
Soudage des tubes de diamètre ≤60,3 mm :
Le soudage oxyacéthylénique
Procédé de soudage aux gaz dans lequel on utilise de l’acétylène comme gaz combustible
(flamme très chaude 3 100 °C et réductrice).
Le métal est porté à une température moindre que dans la soudure électrique, mais la
zone de chauffe est plus étendue. Elle s'applique donc mieux au soudage d'éléments de
faible épaisseur où une chaleur trop localisée risquerait de provoquer des coulages de
métal.
2) LE TUBE EN CUIVRE
10̽ ̽ 1 8
± 0,04 ± 13 %
12 ̽ 1 10
16 1 15
22 1 20 ± 0,06
28 1 25
36 ̽ 1 32
± 15 %
42 1 40 ± 0,07
50 1,5 50
NB (*) Ces diamètres ne sont plus utilises sur les installations de gaz
Marquage
Les tubes de diamètre compris entre 10 mm et 54 mm inclus doivent être marqués de manière
indélébile sur la longueur à des distances répétées n’excédant pas 600 mm, et comporter au
moins les indications suivantes :
référence de la norme base de fabrication du tube (EN 1057)
dimensions nominales de la section droite : diamètre extérieur X épaisseur
identification de l’état R 290
marque d’identification du fabricant
date de fabrication : année et trimestre (I à IV) ou année et mois
Avantages
Mise en œuvre facile avec des moyens peut importantes
Corrosion très faible
Inconvénients
2) Brasage :
Opération consistant à assembler deux parties métalliques d'un assemblage à l'aide d'un métal
d'apport à l'état liquide, ayant une température de fusion inférieure à celle des pièces à réunir
et mouillant le métal de base qui ne participe pas, par fusion, à la constitution du joint.
Le brasage est dit " capillaire " lorsque le métal d'apport pénètre par capillarité entre
les deux surfaces à assembler qui se présentent en recouvrement.
Brasage capillaire fort : Un brasage capillaire est dit fort, si la température de fusion
est supérieure à 450°C.
Les métaux d'apport utilisés en brasage fort sont très souvent des alliages constitués de deux,
trois ou quatre éléments métalliques (Ag-Cu), (Ag, Cu, Zn) ou (Ag-Cu-Zn-Sn).
Les alliages les plus couramment utilisés sont les alliages : Étain - plomb (Sn - Pb)
NB : Le piquage sur conduite cuivre est interdit.
a) Définition
Le polyéthylène utilisé dans l’industrie gazière est une matière thermoplastique fabriquée par
synthèse chimique à partir de l’éthylène C2H4.
Le tube en polyéthylène est manifestement le mieux adapté aux besoins de réseaux de
distribution de gaz naturel.
b) Notion de MRS :
Chaque matière (résine) PE est caractérisée par la résistance qu’elle procure à la pression du
fluide qui y circule.
c) Notion de SDR :
Pour une matière et une pression données. Le rapport des dimensions nominales des tubes
(diamètre et épaisseur) est constant.
Cette constante est désignée sous le sigle SDR qui se traduit par (Rapport
Dimensionnel Standardisé).
D : Diamètre extérieur en mm D ex
SDR=
E : Epaisseur nominale en mm E
SDR Epaisseur
(mm)
7 17.85
11 11.36
17 7.35
Classification de la résine
Classification résine Contrainte minimale requise Résistance hydrostatique
Dimensions et masses
PE 80 – SDR 11
Diamètre nominal Epaisseur nominale Masse métrique
Dn (mm) e (mm) (kg/m)
20 3 0,162
40 3,7 0,428
63 5,8 1,050
90 8,2 2,130
Etat de livraison
Les tubes de diamètre 90, 125, 200 et 250 seront livrés en longueurs droites de 6 ou 12
mètres (longueurs à préciser lors de la commande).
Les tubes de diamètres 20, 40 et 63 seront livrés en couronne de longueur minimale 50
mètres
Les éléments du marquage doivent être imprimés directement sur le tube de façon
qu’après stockage, manutention et pose, la lisibilité soit maintenue pendant la durée
d’utilisation des tubes.
La couleur des informations imprimées doit être différente de la couleur de base du
tube.
La qualité et les dimensions du marquage doivent être telles qu’elles soient facilement
lisibles sans grossissement.
Tous les tubes doivent être marqués de façon visible et indélébile avec les données
minimales du tableau suivant :
Aspects Marquage ou symbole
Exemple 1
Exemple 2
CHIALI TUBES- PE80-125*11.4-GAZ 4-01 05 09-LOT N° 545-A
e) AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
AVANTAGES INCONVÉNIENTS
Les tubes en polyéthylène ont des avantages Sa flexibilité signifie qu’il s’agit d’un
significatifs par rapport aux tubes de cuivre ou matériau tendre donc plus exposé aux
d’acier, soit : dommages pendant le transport ou la
Il n’est pas conducteur donc pas sujet à mise en place.
la corrosion galvanique. Il est thermoplastique donc moins
C’est un matériau thermoplastique, facile robuste aux températures élevées.
à assembler par chauffage et contact sous Le polyéthylène sous pression est sujet
pression des pièces composantes. au fluage à froid (dépassement de
limite d’élasticité).
f) MODE D’ASSEMBLAGE DE PE
L’assemblage dans les tubes en PE se fait par soudage on portant les surfaces à assembler a
plus de 200°c on distingue :
1) Le soudage bout à bout
2) L’électro soudage (utilisation de manchons, prises tés, réductions..).
3) Polyfusion (utilisation de douille chauffante).
Homologuées à SONELGAZ.
HURNER
PILOTEFUSE
Appareil d’électro soudage (d’électro fusion) avec pilote de traçabilité Jusqu’a
diamètre 250 et homologuées à SONELGAZ,
Recommandations :
La réalisation d’un assemblage par soudage bout à bout consiste à Joindre les extrémités de
tubes en barres droites entre eux ou avec des pièces de forme à extrémités lisses après avoir
préalablement obtenu la fusion des extrémités à assembler par chauffage au moyen d’une
machine de soudage.
Dans ce procédé, les tubes et/ou pièces de forme doivent avoir la même épaisseur dans la zone
de fusion
1) L’étape d'égalisation,
2) L’étape de chauffage,
3) L’étape d'éjection de l'élément chauffant (miroir),
4) L’étape de soudage,
5) L’étape de refroidissement.
L’étape d’égalisation
L’étape de chauffage
L’étape d’éjection de l’élément chauffant
L’étape de soudage
L’étape de refroidissement
1) L'ETAPE D'EGALISATION :
Cette étape permet de s'assurer du bon contact des deux sections à assembler sur l'élément
chauffant de la soudure bout à bout,
Cette étape permet la création d'un bon pont thermique.
2) L'ETAPE DE CHAUFFAGE :
Cette étape permet d'enlever l'élément chauffant de façon à permettre la mise en contact
des surfaces à souder.
Cette étape doit d'être la plus courte possible de façon à éviter l'oxydation, les déperditions de
température, ou l'introduction d'éléments étrangers incompatibles avec le soudage.
4) L'ETAPE DE SOUDAGE :
Pendant cette étape, à l'interface des deux sections, le bourrelet final se créé, les chaînes
moléculaires se rassemblent de façon à rendre l'assemblage homogène.
5) L'ETAPE DE REFROIDISSEMENT :
Défauts de soudage
Une erreur dans les paramètres de soudage induit des défauts dans la mise en œuvre du PE, en
effet l’extrême mauvaise qualité c’est le collage.
Le collage est difficilement détectable d’autant plus qu’il résiste aux essais à 6 bars.
La réalisation d’un assemblage par électro soudage met en œuvre des pièces de raccordement
électro soudables (pièces de forme ou manchon dans lesquels
Une résistance électrique a été intégrée lors de la fabrication) permettant de raccorder,
à l’aide d’une machine de soudage, deux tubes entre eux ou un tube et une pièce de
forme à extrémité lisse
LES ÉTAPES :
En cas de mauvais temps (pluie, neige, vents, etc…), les opérations de mise en œuvre du PE
doivent toujours être effectuées avec une protection (tente, bâche).Toute trace d’humidité
dans la zone de soudage entraînerait une mauvaise qualité de soudure.
Utiliser pour la coupe un outil approprié (coupe tube pour petits diamètres et
guillotine pour grands diamètres).
Présenter le deuxième tube et le marquer à la longueur désirée. Couper le
deuxième tube en suivant la même procédure que le premier
Attention: Il est interdit d’utiliser une scie
3) Gratter ensuite légèrement et régulièrement toutes les surfaces à
souder des tubes:(longueur d’un manchon+1cm pour le premier
tube) et (longueur ½ manchon+ 1cm pour le deuxième tube).
l’épaisseur de la pellicule de polyéthylène doit être de 0.20 à
0.40mm.
le grattage doit être obligatoirement réalisé avec un outil à
lame.
Attention: le grattage avec un couteau ou du papier abrasif
est interdit.
4) Eliminer les coupeaux en bout des tubes après grattage et protéger les extrémités des
tubes pour éviter de les salir ou de les toucher avec les doigts.
8) Emboiter le manchon sur le tube qui a été gratté sur une longueur de manchon.
11) Suivre scrupuleusement les instructions données par la fiche de soudage et la machine
à souder.
14) Après soudage, indiquer sur le raccord l’heure prévue de fin de refroidissement (voir
fiche de soudage fourni avec le raccord).
17) Après avoir réalisé un essai d’étanchéité, il est nécessaire de rincer avec de l’eau claire
toutes les parties concernés. Il est recommandé ensuite de les essuyer.
Les raccords
Les raccords PE utilisés par SONELGAZ sont destinés à la distribution des gaz combustible.
Ils permettent de réaliser l’ensemble de jonctions nécessaire à la construction du réseau de
distribution dans la gamme de diamètre de 20 à 250mm. Ces raccords sont :
Joints de transition
LES ROBINETS
Un robinet est un organe d’obturation commandé par l'extérieur qui permet d'établir,
d'interrompre ou de modifier le débit d'un fluide dans une canalisation ou une installation.
Les robinets se désignent généralement par le nom de leur obturateur
Le type de robinet utilisé sur les réseaux gaz est le robinet à tournant. Autrefois, appelés
robinets à boisseau, les robinets à tournants sont constitués d'un corps et d'un obturateur.
L’obturateur se déplace dans un mouvement de rotation perpendiculaire au sens du fluide,
appelé tournant.
Le tournant est percé d'un orifice (lumière) qui laisse passer le gaz en position d'ouverture.
Le tournant se termine à sa partie supérieure, par une tige solidaire qui permet la manœuvre
manuelle ou motorisée.
C'est le système le plus sur et dont la manœuvre de fermeture est la plus rapide ( quart de tour ).
• L’emplacement :
en chambre,
en position enterrée,
en élévation
• Le mode de manœuvre :
Le cas général est la manœuvre par quart de tour, la fermeture s’obtenant par rotation dans le
sens des aiguilles d'une montre.
- INCONVENIENTS :
Le Diaphragme évite à la garniture d'être endommagée par la rotation du tournant, serré entre
le corps et le couvercle il est un joint efficace contre les fuites à l'extérieur.
Les Rainures sur le tournant et des évidements dans le corps sont conçus pour le graissage
de telle sorte que lorsqu'une rainure traverse la lumière durant la rotation, elle est isolée du
système de graissage sous pression d'où faible perte de graisse pendant la conduite.
Les robinets à tournant conique inversé sont employés sur Liquides propres.
Ils comportent une réserve de graisse, mise en pression par un piston et un ressort, Suffisante
pour plusieurs milliers de manœuvres.
Ils sont utilisés pour des diamètres DN 15 à DN 50 et des pressions < 7 bars.
Le mode de manœuvre :
Le cas général est la manœuvre par quart de tour, la fermeture s'obtenant par rotation dans le
sens des aiguilles d'une montre.
Rôle : le joint isolant est un accessoire qui permet d’interrompre la conductibilité électrique
de deux métaux de même nature ou de nature différente
Il ya trois type de joints :
Les brides sont serrées l’un contre l’autre par des boulons avec interposition d’un joint
de faible épaisseur (1à 2 mm) la matière constituant le joint est en général, un carton à
base d’amiante (Klingérite), avant montage, la rondelle est enduite d’un mastic
DETENDEURS REGULATEURS
Introduction
La fonction première du détendeur régulateur est d’abaisser la pression délivrée par le réseau
à une pression inférieure et de la maintenir à une valeur constante, réglée d’avance,
indépendamment du débit.
Il assure la sécurité par coupure du débit de gaz en cas :
d’excès de débit : raccordement à un appareil réclamant un débit supérieur aux
possibilités du régulateur ou bien une rupture de la canalisation en aval ;
de manque de pression amont : canalisation amont surchargée ou de diamètre
insuffisant pour assurer le débit de l’appareil raccordé ;
de manque de pression aval : demande de gaz trop importante ou tuyauteries aval
endommagée
Il assure également la sécurité en cas d’excès de pression aval : non-étanchéité d’un clapet
interne au régulateur, avec échappement par évent.
Ce sont les détendeurs dans lesquels la pression aval agit directement sous la membrane et
dont l’action est compensée par un ressort ou un poids ou un coussin gazeux
Ce sont les détendeurs dans lesquels le poids ou le ressort est remplacé par une pression de
gaz, elle-même régulée en fonction de la pression aval par un seconde détendeur appelé pilote
Il existe différents Modèles de régulateurs pour équiper les réseaux, appelés régulateurs de
branchements et désignés par le débit : B6 – B10-B25
Modèle B6, B10 et B25 (DROIT) c’est de marque SINGER sous licence AMC
4- PLOMBAGES :
5- SECURITE :
RACCORDEMENT
N.B :
JSC : Joint Sphéro- Conique
JP : Joint Plat
PdG : Pas du Gaz (Filetage- Taraudage)
PdC : Pas du Compteur (Filetage- Taraudage)
LES COFFRETS :
Abri destiné à protéger le matériel de branchement et de comptage contre les climats et les
intempéries.
Le coffret doit être encastré, il doit rester étanche dans le mur, aéré vers l’extérieur et protégé
contre les infiltrations d'eau.
La hauteur de pose du coffret S100, S300 ou du portillon S400 est comprise entre 80 cm et
120 cm.
Sommaire
INTRODUCTION
PLAQUE SIGNALETIQUE
5. INTRODUCTION :
Les appareils de comptage du gaz appelés aussi compteurs de gaz sont des instruments de
mesure qui permettent à SONELGAZ de mesurer et de facturer l’énergie consommée par le
client.
SONELGAZ en vertu d’un accord avec l’abonné, la facturation du débit de gaz est
exprimée en thermies par heure (th/h) pour ce dernier
Ce débit est appelé Débits mis à Disposition (DMD)
Les compteurs sont désignés par la lettre G (gaz) suivi d’un chiffre permettant de connaitre le
débit minimal d’exactitude.
Exemple : G4
G6
Le type de compteurs à installer doit être choisi selon les trois paramètres suivants:
3 3
Le débit maximum m /h ou Nm /h
3 3
Le débit minimum m /h ou Nm /h
8. PLAQUE SIGNALETIQUE :
Chaque compteur doit porter les inscriptions suivantes :
Principe de fonctionnement
La membrane, mobile et étanche au gaz, de chaque compartiment est mise en mouvement par
la différence de pression entre l’amont et l’aval du compteur. Les tiroirs de distribution
admettent le gaz alternativement d’un cote de la membrane, puis de l’autre, et d’un
compartiment a l’autre.
Les deux membranes sont reliées chacune a un embiellage qui transforme le mouvement
alternatif des soufflets en un mouvement de rotation continu entrainant le totalisateur
mécanique.
AVANTAGES ET INCONVENIENTS
Ce type de compteur se caractérise par des avantages et des inconvénients :
AVANTAGE :
- grande dynamique de mesure,
- exactitude aux faibles débits,
- entretien minimal,
- période de vérification : 20 ans,
- fonctionnement à faible pression et débit.
INCONVENIENTS :
- encombrement important pour les grands calibres,
- bruyant,
- risque de coupure de gaz en cas de blocage.
- volume de gaz emmagasiné de façon permanente dans le compteur est
important
Elles sont installées au niveau des postes de détente (poste de livraison) destinés aux clients
appelé gros consommateurs, ils sont les propriétés de ces derniers et ils sont entretenu et
renouvelé par sonelgaz a la charge de consommateur
Principe de fonctionnement
Ce compteur se compose essentiellement de 2 mobiles en forme de 8 perpendiculaire entre
eux, ils tournent dans une enveloppe cylindrique.
AVANTAGE :
INCONVENIENTS :
Ce type de compteurs est adapté pour les deux niveaux de pressions de services utilisées par
les distributeurs.
Débit (m3/h) Pression de service (mbar)
65-100-160-250 21-300
G400 650 32
G650 1000 50
Ce type de compteur peut être considéré comme un anémomètre (vitesse du vent) auquel on
ajoute une couronne de distribution dont le rôle est de transformer une partie de l’énergie
cinétique du courant gazeux en énergie mécanique. Il occasionne une faible perte de charge et
en cas de blocage accidentel du mouvement, il laisse toujours passer le gaz
PRICIPE DE FONCTIONNEMENT
Le flux gazeux est canalisé par un diffuseur pour avoir un débit en régime laminaire .Celui-ci
traverse la turbine dont les ailettes sont orientées d’un certain angle par rapport à l’axe du
courant gazeux. La turbine sous l’action de la force d’écoulement du gaz entrainée en rotation
avec une vitesse angulaire qui est proportionnelle au débit c’est -à-dire au volume de gaz
mesuré par unité de temps. Un système d’engrenage relie la turbine au totaliseur et
éventuellement à un système d’enregistrement à distance
Ces compteurs sont caractérisés par les avantages et les inconvénients suivants :
AVANTAGE :
entretien minimal,
pas de coupure de gaz en cas de blocage,
faible encombrement.
INCONVENIENTS :
risque de détérioration des ailettes suite à :
Une mauvaise filtration,
Une survitesse pendant le démarrage du poste.
faible dynamique de mesure,
surcomptage en fonctionnement "tout ou rien"
période de vérification : 5 ans.
Ce type de compteurs est utilisé pour les débits supérieurs à 100 m3/h et pour toutes les
pressions de service usuelles.
G160 250 13
G250 400 20
G400 650 32
G650 1000 50
G1000 1600 80
G1600 2500 125
G2500 4000 200
G4000 6500 320
Pression ×Volume
=Constante
T
VS = Volume de service
PS = Pression de service en bar ou Pa [Absolue]
TS = Température de service en °K
QVS = Débit volumique aux conditions de service
PN . VN PST . VST
=
273 ,15 TST +273 , 15
↘VN = VST.
PST 273 ,15
.
PN TST +237 , 15
↘VN = VST × αP × αT
NB: la correction de volume ne se fait pas lorsqu’elle est déjà prise en compte dans la
correction du PCS.
Q(th)=volume relevé * PCS corrigé
INTRODUCTION
Dans le cadre de sa politique d’amélioration de la surveillance et de l’exploitation des postes
de livraisons aux distributions publiques et aux clients industriel. La Sonelgaz à introduit en
1995 à titre d’expérimentation, des systèmes électroniques permettant la retransmission des
débits, pression température, vert le centre de surveillance
LE SYSTEME DE LA TELEEXPLOITATION
Ce système à été choisi pour la télé -exploitation des postes de comptage d’un réseau de
distribution de gaz. En règle générale, l’organe primaire de mesure est un compteur à turbine
ou à un compteur à pistons rotatifs auquel on ajouté un intégrateur qui à pour fonction
essentielle l’enregistrement des consommations mesurées par le compteur de gaz délivrant des
impulsions basse fréquence. Il dispose d’un modem intégré qui permet de l’interroger à
travers le réseau téléphonique commuté.
En utilisant un micro-ordinateur équipé d’un modem.il est possible d’effectuer la télé relève
des bases de données grâce à un programme informatique.
Ce système peut également assurer des fonctions annexes, telle que la surveillance ou le suivi
de maintenance préventive, destinées aux exploitations du réseau
CONVERTISSEUR PTZ :
Définition
Un convertisseur de volume de gaz est un dispositif électronique qui permet de ramener les
volumes de gaz mesurés dans les conditions de service à des volumes de gaz
contractuels(15°C, 1bar) .
• Tb = 15°C (288,15°K)
• Pb = 1bar
• Zb = 1
P × Tb× Zb
V Corrigé = Pb × T × Z ×V brut
Tb : Température de base 15 °C
VÉRIFICATION DU CONVERTISSEUR
Vérifications visuelles
Une vérification du convertisseur doit être effectuée chaque décade par un agent du
district et doit procéder aux opérations suivantes:
Il s’agit d’exploiter le correcteur ou le calculateur à distance via une ligne téléphonique fixe
ou GSM.
I. 1. GENERALITES
La plupart des métaux usuels se trouvent dans la nature sous forme de minerais (oxydes,
sels) qui constituent des formes stables de ces métaux.
Une fois abandonnée à l’action de la nature (structures enterrées ou immergées,…), Ces
métaux se transforment plus ou moins rapidement pour revenir à l’état stable de minerais :
Cette dégradation est l’œuvre de la corrosion.
Structure de l’atome :
Un corps pur est formé de molécules, toutes identiques. Les molécules sont elles-mêmes
formées d’un ou plusieurs atomes.
L’atome est constitué de :
Le noyau
les électrons qui gravitent autour de lui.
L’atome est électriquement neutre, le noyau est donc chargé d’électricité positive pour
annuler les charges d’électricité négatives des électrons
GLOSAAIRE
Ions :
Un ion est un atome qui a perdu ou capté un ou plusieurs électrons.
Un atome peut perdre un ou plusieurs électrons ; il devient un ion positif.
Un atome peut capter un ou plusieurs électrons ; on dit que l’atome est devenu un ion négatif.
Isolants :
Dans les isolants, les atomes sont associés en molécules électriquement neutres.
Conducteurs métalliques :
Dans un conducteur métallique, le courant électrique est une migration d’électrons qui se dirigent
vers le pôle positif du générateur.
Par convention, le courant électrique circule en sens inverse de celui des électrons, c’est-à-dire du
pôle (+) au pôle (–) à l’extérieur du générateur.
PH d’une solution :
+
Le PH est par définition, une mesure de l’activité des ions H contenues dans une eau.
PH˂7 : solution acide
PH = 7 : solution neutre
PH˃7 : solution basique
Conducteurs liquides (électrolytes) :
Sous l’action d’un champ électrique, les ions positifs se dirigent vers le potentiel le plus bas, tandis
que les ions négatifs se dirigent vers le potentiel le plus haut.
NB : La conductivité des électrolytes est faible par rapport à celle des métaux.
OX + ne- Red
Oxydation
Fe(s) Fe2+ + 2 e-
Un réducteur : est une espèce chimique capable de libérer un ou des électrons :
Red Ox + n e-
Réduction
1
O2 + H2O + 2e- 2OH-
2
Le sol est un amalgame (mélange) complexe de solides, liquides et gaz, parfois agressif, ce
qui conduit à des corrosions extrêmement rapides, mais qu'il est, dans certains cas,
parfaitement inerte et n'a qu'une action tout à fait négligeable.
L'agressivité absolue du sol pour un métal découle de ses propriétés physiques et chimiques.
Les sables contiennent des particules pouvant atteindre 2 mm, les particules
constitutives de l'argile n'ont que quelques microns de diamètre.
Elles sont mises en évidence par la mesure du pH. La plupart des sols ont un pH compris entre
5 et 8.
Les sols contiennent des sels dissous à des concentrations de 100 à 1500 ppm.
La teneur en sel est fonction des précipitations.
Les cations les plus répandus, cause d'agressivité, sont les ions potassium (K+), sodium
(Na+), magnésium (Mg+2) et calcium (Ca+2).
Les anions présents, chlorures (Cl-) et sulfates ( SO4-2), augmentent la conductibilité de
l'électrolyte et facilitent donc les transferts électriques causant les corrosions.
II. LA CORROSION
1. DÉFINITION :
➀ CORROSION CHIMIQUE :
Qui s’interprète de la façon suivante : la solution électrolytique renferme des ions positifs
d’hydrogène H+ et des ions négatifs de chlore Cl-, comme tout corps plongé dans un
électrolyte, le fer à tendance à faire passer des ions Fe++ dans la solution, ceux-ci s’unissent
aux ions Cl- pour former des atomes neutre de chlorure de fer FeCl2 donc il y a corrosion du
fer par l’acide de HCl
Remarque : la corrosion chimique pure se rencontre assez peu en pratique.
➁CORROSION ELECTROCHIMIQUE :
Elle est caractérisée par circulation d’un courant électrique engendré par le système (conduite
– sol).
Cette corrosion est susceptible à l’hétérogénéité soit :
du métal,
du sol (électrolyte).
➁ .1 Hétérogénéité de l’électrolyte :
Ce phénomène, étudié par EVANS, est dû au couplage du métal, de zones aérés et de zones
désaérées.
Fe Fe+2 + 2e-
O2 + 4 e- + 4H+ 2H2O
Les électrons vont de l’anode à la cathode à travers le métal, tandis que les ions ferreux partent de la
zone anodique vers l’électrolyte.
ALORS !
La conduite qui traverse des différents terrains sera soumise à des différences de potentiel. On dira
qu’il y a dans ce cas « pile géologique » et naturellement des zones (sur la conduite) anodiques et
cathodiques.
Le potentiel le plus négatif étant dans le terrain argileux (zone anodique). C’est-à-dire la partie de la
conduite qui se trouve dans cette zone se corrodée
Piles géologiques :
Pour éviter ce phénomène les conduites doivent être posées sur un lit de sable.
b) Corrosion bactérienne :
Il y a des bactéries se trouvant dans le sol qui provoquent la corrosion des ouvrages
métalliques enterrés, cela est dû à l’absence d’air (oxygène).
Ces dernières corrosions se caractérisent par le dégagement d’une odeur
sulfureuse très prononcée.
Elles se rencontrent dans les terrains imperméables, souvent à proximité de la mer
ou avec des eaux déjà chargées de bactéries.
Des micro-organismes se rencontrent également dans des terres chargées de
détritus organiques.
On appelle "courants vagabonds" les courants continus qui circulent dans le sol. Ces
courants se rencontrent principalement dans : les lignes de chemin de fer
La traction électrique en courant continu (S.N.C.F., R.E.R. ou autre) ou tout autre type
d'appareillage (pont roulant, grues, etc ...) ont en principe une alimentation par un pôle isolé et
un retour par les rails de roulement.
En fait, la continuité de ces liaisons de retour n'est pas toujours parfaite et leur isolement par
rapport au sol souvent défectueux
Un partie des courants passe donc des rails dans le sol, rentre dans la canalisation voisine,
circule dans la conduite et repasse de cette canalisation vers la source.
C'est dans le secteur de cette sortie de courant qu'il y a perte de métal.
a) Couples galvaniques :
Il en résulte que lorsque deux métaux, de nature différente, sont reliés électriquement et
plongés dans le même électrolyte, il y’a formation d’une pile.
Le métal dont le potentiel est plus négatif devient l’anode de la pile : il se
corrode ;
l’autre métal devient cathode et est le siège de réactions de réduction des ions
de l’électrolyte.
Alors le métal de la cathode est protégé.
Alors :
La corrosion humide (électrochimique) doit donc réunir simultanément quatre facteurs pour
pouvoir se déclencher :
Un conducteur électrique qui puisse véhiculer les électrons libérés à l'anode vers
la cathode. Ce rôle est assuré par le métal lui-même.
Mesures de potentiel
L'électrode standard à hydrogène a été choisie arbitrairement comme zéro de l'échelle
des potentiels, mais dans la pratique on utilise des électrodes de référence plus simples,
telles l'électrode Cu/Cu SO4,
L'électrode de référence arbitrairement
choisie est l'électrode standard à
l'hydrogène. Elle est constituée d'un
métal inerte (platine) plongé dans une
solution d'acide normale à 25° C dans
laquelle on effectue un barbotage
d'hydrogène sous une pression d’une
atmosphère.
Les échanges de courant électrique à l’interface métal-électrolyte sont régis par des
différences de potentiel.
Ce potentiel a une valeur déterminée pour un métal donné et permet le classement des métaux
suivant leur aptitude à s’ioniser.
L'échelle de NERNST
L'échelle de NERNST permet ainsi le classement des métaux du point de vue de leur
noblesse et de déterminer le comportement d’un métal par rapport à un autre.
Le présent diagramme montre qu’il est possible de protéger le fer par les trois méthodes
suivantes :
1) Elever le potentiel pour se trouver dans la zone de passivation .Ce procédé est connu
sous le nom de protection anodique, c’est-à-dire que le métal est protégé par son
propre oxyde. Cette protection ne l’est pas pour le fer, du fait de l’instabilité de ses
oxydes protecteurs et par crainte d’éventuelle variation du PH.
On utilise la méthode des quatre piquets ou du WENNER qui consiste à enfoncer dans le sol
en ligne droite et équidistants quatre piquets.
V
ρsol= 2 π a I = 2 π a R
✎Plus la résistivité de 86
Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 l'électrolyte est faible plus le
90
milieu est conducteur de
l'électricité.
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE
10 - 20 Fortement agressif
20 - 35 Moyennement agressif
35 - 50 Faiblement agressif
V. LA PROTECTION CATHODIQUE
Pour cela on fait circuler un courant électrique entre une anode auxiliaire
et le matériau à protéger qui constitue la cathode.
Ce courant qui circule donc du milieu vers le métal, est ajusté de façon à
atteindre une valeur de potentiel pour laquelle la vitesse de corrosion du
métal devient très faible.
1) LA PROTECTION PASSIVE
1-1- ROLES :
Elle a 4 rôles :
➀Réalisation de l'isolement du métal par rapport au milieu : tout défaut de cet isolement,
qu'ils soient d'origine, à la pose de l'ouvrage, ou qu'ils apparaissent au cours de la vie de
l'ouvrage, mettent le métal en contact avec le sol et nécessiteront l'application de la protection
active.
➁Réalisation de l'isolement des différents métaux constitutifs d'un réseau : Pour éviter
les couples galvaniques entre métaux de nature différente et ainsi éviter la corrosion du métal
le moins noble, il est nécessaire d'intercaler à la jonction bimétallique un raccord isolant
organe dont le rôle est de couper le circuit électrique et d'empêcher la circulation de courant
entre anodes et cathodes
➂ Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement : La protection cathodique est
étudiée pour assurer la protection d'un ouvrage précis, (sans les structures annexes)
La délimitation "électrique" du réseau sera réalisée par le raccord isolant.
➃Isolation du réseau des autres structures étrangères enterrées : La protection passive
c'est aussi d'éviter le contact électrique de l'ouvrage à protéger avec des conduites ou ouvrages
appartenant à des tiers et qui par l'importance des mises à la terre qu'il créerait, mettrait en
péril la protection cathodique du réseau de gaz.
Le bon état des joints isolants est un élément primordial du bon fonctionnement de la
protection cathodique...
Tout raccord isolant doit faire l'objet d'un essai au moment de la pose avant l'enrobage des
soudures de raccordement
Principe de la méthode :
On applique entre les canalisations amont et aval du raccord isolant une différence de
potentiel par l'intermédiaire d'une pile.
2. PROTECTION ACTIVE
Pour modifier le potentiel du métal à protéger cathodiquement, on utilise une anode installée
dans le même électrolyte.
Les anodes peuvent être de deux types :
• soit des anodes ayant un potentiel plus électronégatif que le métal à protéger (anode
galvanique ou sacrificielle),
• soit imposant une différence de potentiel entre les deux métaux (méthode à courant
imposé).
Cette méthode est généralement réservée pour la protection des ouvrages de faible longueur
ou dans des milieux ou les résistivités sont très faibles.
Par cette méthode, on crée un couple galvanique dont la pièce à protéger sera la cathode de la
pile et l'anode, un métal judicieusement choisi pour son potentiel plus électronégatif que celui
de la pièce à protéger.
Les métaux les plus couramment utilisés pour assurer la masse anodique de ce type de
protection sont le Magnésium, le Zinc
NB : L'efficacité d'une installation de protection cathodique dépend des contrôles annuels qui
y sont réalisés. Par l’exploitant
Généralement ces anodes sont livrées dans un sac de jute contenant le régulateur (backfill)
qui est composé d'un mélange de bentonite, de gypse et d'eau, avec une longueur de câble
Suffisante pour le raccordement. Ce régulateur permet une consommation régulière de
l’anode, et réduit la résistance de contact anode / sol.
EX : Pour une anode de 20 Kg il faut :
o 50 Kg de bentonite,
o 12,5 Kg de gypse (sulfate de calcium),
o une grande quantité d'eau
ALORS :
✎la protection cathodique du fer est assurée en dessous de (- 850 mV)
Le courant de protection entre du sol vers le métal tout le long de l'ouvrage.
La protection cathodique par "soutirage de courant", consiste à relier les structures à protéger
au pôle négatif(-) d'un générateur de courant continu, dont le pôle positif (+) est relié à un
déversoir de courant plongeant dans le même électrolyte que la structure à protéger.
Le courant continu débité par le générateur est diffusé dans l'électrolyte par le déversoir et est
capté par les structures à protéger qui sont ainsi portées à un potentiel électronégatif par
rapport au sol
Principe :
La protection par courant imposé utilise une source de courant continu qui débite dans un
circuit comprenant :
Un déversoir (ou masse anodique)
L’électrolyte (sol ou eau)
La structure à protéger
Le pole positif de la source est relié au déversoir alors que le pole négatif est relié à la
structure à protéger
Le courant venant du déversoir traverse le sol, puis entre dans la structure créant ainsi
l’abaissement de potentiel recherché
Domaines d’application :
Le soutirage de courant s’emploie chaque fois que l’intensité nécessaire à la protection est
importante
Réalisation des soutirages
La densité de courant qui est l’intensité par unité de surface dépend essentiellement :
De la qualité d’isolement du revêtement
De l’agressivité du milieu environnant
Le déversoir
Le déversoir sert à injecter le courant de protection cathodique dans le sol. Il doit donc
être constitué de matériaux conducteurs de courant, Les matériaux utilisés pour la réalisation
de déversoir sont :
L'acier sous la forme de rails de rebut S.N.C.F., type lourd (50 kg au mètre)
rondins en graphite ou ferrosilicium
"Backfill" :
Le milieu de remplissage, qui entoure le déversoir Ce milieu homogène permettra, de plus,
une corrosion plus uniforme du déversoir et prolongera ainsi sa durée de vie.
Implantation du déversoir :
a) Mesure du potentiel
La mesure du potentiel s’effectue à l’aide d’un voltmètre dont la résistance interne est de
l’ordre de 20 000 ohms par volt pour les revêtements type C.
• Utiliser de préférence des voltmètres à aiguille et à zéro centrale.
• Éviter les appareils à affichage digital, à proscrire dans le cas de mesure en
présence de courants vagabonds.
• L’électrode de référence doit être positionnée le plus prés possible de la
conduite.
• On relie la borne positive du voltmètre ou la borne « commun » à l’électrode de
référence.
2 . Points de mesure :
2. 1 - Rôle :
Ils sont destinés à contrôler :
2.2 - Emplacement :
Emplacement des points de mesure :
CONTROLES A EFFECTUER
CONDUITES PERIODICITE
ANODES REACTIVES
- Mesures des potentiels par rapport au sol :
. de l'anode seule,
. de la conduite seule, à minima 2 fois par an
. de l'anode et de la conduite raccordée.
-Mesures du débit de l'anode
SOUTIRAGES DE COURANT
Transformateur redresseur :
- relevé de la tension, une fois par mois
- relevé de l'intensité débitée,
- relevé de la consommation d'énergie, à minima 2 fois par an
- mesures de la tension de sortie, hebdomadaire et après chaque orage
- mesures de l'intensité débitée, hebdomadaire
- vérification du bon fonctionnement, tous les 3 ans
- vérification des câbles de connexion
- contrôle de la valeur de la prise de terre des
masses.
DRAINAGE
FOURREAUX METALLIQUES
-mesure de potentiel conduite / sol, à minima 2 fois par an
- mesure de potentiel fourreau / sol.
Lorsque toutes les conclusions de mesures définies dans « Interprétation des résultats de
mesure de protection cathodique » ont été tirées, il peut être utile de procéder à une recherche
de défauts au moyen d'un appareil de recherche de défauts.
1- Principe de la méthode :
2 - Appareillage utilisé :
- un émetteur qui sert à injecter un courant alternatif, branché sur la canalisation hors de la
zone de défaut présumée,
- une prise de terre et les câbles de liaison,
-une sonde qui sert à capter le signal émis par l’émetteur et le transmet au recepteur
- un récepteur , constitué essentiellement d’une bobine, d’un amplificateur et d’un casque
d’écoute, celui-ci amplifie le signal reçu et le transforme en un signal sonore et visuel.
3 - Conditions d'emploi :
- l'émetteur doit être branché entre la canalisation hors de la zone de défaut et une prise de
terre séparée ( point de mesure du potentiel précédant la zone défectueuse,), il sert à injecter
un courant alternatif.
- un récepteur permettant de suivre la canalisation en plaçant convenablement la bobine pour
obtenir un bon niveau sonore.
- on recherche d'abord l'emplacement exact de la canalisation à l'aide du récepteur :
- on suit la conduite en plaçant convenablement la bobine pour obtenir un bon niveau sonore
et en vérifiant, de temps à autre, la position exacte de la canalisation,
- une chute brutale du niveau sonore indique la mise à la terre de la conduite ( se méfier des
changements de direction de la conduite; l'utilisation d'un plan est nécessaire ).
Après analyse des résultats des mesures périodiques, s'il y a présomption de l'existence de
défauts d'isolement dans un secteur donné, il est souhaitable de séparer électriquement ce
secteur du reste du réseau, et s'il y a lieu, de le déboucler électriquement. Il sera alors procédé
à la recherche de défaut.
Il faut avoir une bonne expérience pour obtenir de bons résultats. Les premières
déductions doivent être recoupées en déplaçant l'émetteur aussi souvent que nécessaire.
Toutefois, on portera une grande attention à l'interprétation des résultats ; ces appareils sont
devenus de plus en plus perfectionnés et sensibles. Le manque d'expérience risque
parfois de conduire à effectuer des réparations inutiles, alors que la protection active sert
précisément à pallier aux imperfections de la protection passive.
6- Remarques :