0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues108 pages

SOMMAIRE

Le document présente un module de formation sur la technologie du gaz en Algérie, couvrant les différents types de gaz distribués, leurs caractéristiques physiques et les réseaux de distribution. Les stagiaires apprendront à définir les propriétés des gaz, les techniques d'assemblage des tubes, les systèmes de protection contre la corrosion, ainsi que le fonctionnement des compteurs et détendeurs. Il inclut également des informations sur le gaz naturel et le GPL, ainsi que des notions de combustion.

Transféré par

idiratrouche21
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
49 vues108 pages

SOMMAIRE

Le document présente un module de formation sur la technologie du gaz en Algérie, couvrant les différents types de gaz distribués, leurs caractéristiques physiques et les réseaux de distribution. Les stagiaires apprendront à définir les propriétés des gaz, les techniques d'assemblage des tubes, les systèmes de protection contre la corrosion, ainsi que le fonctionnement des compteurs et détendeurs. Il inclut également des informations sur le gaz naturel et le GPL, ainsi que des notions de combustion.

Transféré par

idiratrouche21
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TECHNOLOGIE DU GAZ

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 LG001/GD


90
TECHNOLOGIE DU GAZ LG 001/GD
V.0.0

 SOMMAIRE

 CHAPITRE I : LES DIFFERENTS GAZ DISTRIBUΈS EN ALGERIE ………………3

 CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES RESEAUX DE DISTRIBUTION …. 24

 CHAPITRE III ……………………………………………………….

[Sélectionnez la date]
Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 90
1
Route de Constantine, BP 70, Ain M’lila
CENTRE DE FORMATION DE AIN M’LILA
DEPARTEMENT PEDAGOGIE &FORMATION
PREAMBULE
LABORATOIRE GAZ

PRREAMBULE

Le présent document est conçu en réponse au cahier des charges destiné à la formation
de Gaziers de Distribution.
A L’issue du module TECHNOLOGIE DU GAZ dispensé durant les deux phases de
la formation en 142 h, le stagiaire devra être capable de :
 Définir les caractéristiques physiques et de combustion des gaz distribué

 Définir les modes d’assemblage des tubes utilisés en distribution gaz et leurs
particularités

 Définir les types de corrosions ainsi que les différentes sortes de protections, leur
utilisation et l’installation des systèmes de protection cathodique

 Expliquer le principe de fonctionnement des compteurs et effectuer le choix du système


de comptage approprié

 Expliquer le principe de fonctionnement des détendeurs régulateur et effectuer le choix


du système de détente adéquat

 Donner la constitution, le rôle des éléments constitutifs ainsi les schémas des postes de
détente rencontrés en distribution gaz

 Connaitre des notions sur la télé exploitation

 Faire une étude d’exécution des branchements et colonnes montantes

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 LG001/GD


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

I : LES DIFFERENTS GAZ DISTRIBUΈS EN ALGERIE

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 3


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

SOMMAIRE

CHAPITRE Ⅰ : LES DIFFERENTS GAZ DISTRIBUES EN ALGERIE

I. 1) INTRODUCTION……………………………………….1
2) NOTIONS SUR LES PARAMETRES PRINCIPAUX
a) La pression
b) La température
c) Le débit

II. LES DIFFERENTS GAZ DISTRIBUΈS EN ALGERIE


 Le gaz naturel
 GPL

III. CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DES GAZ

 La masse volumique
 Masse molaire
 La densité
 Pouvoir calorifique
 Indice de wobbe

IV. LA COMBUSTION

A) Définition et éléments de base


B) Caractéristiques de combustion
a) Limites d’inflammabilité
b) Vitesse de déflagration
c) Vitesse de déflagration et stabilité d’une flamme
d) Température d’inflammation
e) Température d’auto inflammation
f) Température de combustion
g) Point d’éclair
h) Pouvoir comburivore
i) Pouvoir fumigène (humide et sec)
j) Carbone total
k) Hydrogène total

V. LES DIFFERENTS TYPES DE COMBUSTION

A) Combustion complète sans excès d’air


B) Combustion complète avec excès d’air
C) Combustion incomplète par défaut d’air
 Effet de CO

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 4


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

I. 1) INTRODUCTION

Le gaz naturel, est un combustible fossile issu de la lente transformation de matières


organiques animales et végétales déposées au fond des mers. Au fil des millénaires, ces
matières, soumises à des fortes températures et pressions, se sont transformées en
hydrocarbures qui se présentent à nous aujourd’hui sous deux formes : liquide (pétrole) et
gazeuse (gaz naturel).

Le gaz naturel que nous utilisons provient de sud Algérien La composition du gaz naturel est
très variable selon les régions ou il s'est formé.

Gisement de Hassi R’mel


Le gisement a été découvert au Sahara en 1956 possédant une réserve de l’ordre de 3000
milliards de m3 son exploitation peut aller jusqu’à 100 millions de m3/jour les
profondeurs allant de 2000 à 4000 à cette profondeur la pression du gaz est très élevée

CARACTERISTIQUES DU GISEMENT

Réserve estimé à 3000 milliards de m3

Profondeur minimale 2200 m


Température du fond 90 °C
Pression du fond 310 bars

2) NOTIONS SUR LES PARAMETRES PRINCIPAUX


a) La pression
 Définition
F
La pression est le rapport entre la force pressante et la surface pressée P=
S
Ou :
 P : pression s’exprime en pascal (Pa)
 F : force s’exprime en Newton (N)
 S : surface s’exprime en m3

 Conversion
Les différents unités de pression sont : le bar ; l’atmosphère (atm) ; le millimètre de mercure
(mm Hg) ; le millimètre de colonne d’eau (mm CE) ; et bien entendu le Pascal (Pa)
Dans les CNTP (conditions normales de température et de pression) :
 P = 1 atm = 1013,25 hPa
= 760 mm de Hg = 1013,25 mbar ;
Soit :
1 bar =105 Pa
= 1 000 mbar

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 5


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

= 10,2 mCE (mètres de colonne d'eau) = 0,987 atm

b) La température
 Définition
Elle se traduit par une valeur numérique, croit lorsqu’on chauffe un corps ; qui décroit
lorsqu’on refroidit
Deux échelles de température sont utilisées :
 l’échelle CELSIUS : dont le zéro correspond à la température de la glace
fondante.
 l’échelle KELVIN : dont le zéro correspond à – 273,15 °C, température à
laquelle l’agitation thermique des atomes deviendrait nulle.
 l’échelle Kelvin est aussi appelée « échelle des degrés absolus, ou échelle absolue ».
 Les calculs faisant intervenir la température sont en général effectués en degrés
Kelvin.
 Transformation des degrés Celsius en degrés Kelvin
°K = 273 + n °C.
 Transformation des degrés Kelvin en degrés Celsius °C = n °K – 273
Ex : une température de 21°C correspond à :
273 + 21 = 294 °K
c) Le débit
 Définition
C’est la quantité de gaz transitée par unité de temps.
Il s’exprime en Nm3/h (dans les conditions normales tel que : P = 1 atm
et T = 0°C)

2) LE GAZ NATUREL

Le gaz naturel distribué est composé essentiellement de méthane .Une composition moyenne
de gaz naturel de type Hassi R’mel et Adrar (année 1996) est donnée, à titre indicatif est
comme suit :

Composition centésimale gaz naturel

Constituant Formule Hassi R'mel % Molaire Adrar %Molaire


Azote N2 6,15 2,30
Oxyde de carbone CO2 0,19 6,12
Méthane CH4 85.10 88,31
Ethane C 2H 6 5,90 2,48
Propane C3H 8 1,92 0,61
Iso-butane i-C4 0,24 0,06
N-butane nC4 0,33 0,06
N-penthane nC5 0,17 0,06

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 6


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 La liquéfaction

Lorsque le transport par gazoduc est trop coûteux ou impossible (ex : traverser l’océan
Atlantique), le gaz est liquéfié à pression atmosphérique normale et à une température de
(-160 °) puis acheminé par navire méthanier vers les zones de consommation

3) GAZ DE PETROLE LIQUEFIE


 Le terme « GPL » ou « Gaz de Pétrole Liquéfiés » est utilisé pour désigner des
mélanges d'hydrocarbures essentiellement composés de butane ou de propane..
 Les GPL peuvent être facilement liquéfiés. C'est ce caractère particulier qui
rend leur transport et leur commercialisation aisés.
Les Gaz de Pétrole Liquéfiés proviennent :
 Des champs de gaz naturel (dégasolinage du gaz naturel)
 Des raffineries de pétrole
Le propane est représenté chimiquement par la formule suivante : C3H8.
il se liquéfie facilement .c’est la raison pour laquelle il est souvent appelé gaz de pétrole
liquéfié
C 3 H8
- PROPANE COMMERCIAL :

Constituant Formule % Molaire


Méthane CH4 traces
Ethane C2H6 3,2
Propane + Propène C3 96,3
Iso-Butane iC4 0,2
N-Butane nC4 0,3

CARACTERISTIQUES GAZ DE PETROLE LIQUEFIES


Le propane commercial est livré à la station sous forme d’un mélange d’hydrocarbures dont
les constituants principaux sont le propane 90 %, le propène 6.3%, isobutane 0.2%,
éthane 3.2% et des traces de méthane.
• Masse volumique à l’état liquide : 0.502kg/dm3 à 20°C
• Masse volumique à l’état gaz : 1.85kg/m3 à 20°C
• PCS (à 20°C et 1atm)=22000Kcal/m3
• PCI (à 20°C et 1atm)=20 400Kcal/m3
• T d’inflammation dans l’air : 450°C à 480°C
• Densité en phase liquide plus légère que l’eau d=0.502 à 20°C.
• Densité en phase gazeuse plus lourd que l’air d=1.5
• Viscosité : 806Ⅹ10-6 poise à 20°C
• Inflammabilité : LI=2.4% et LS =9.5 % comptés en pourcentage de mélange de gaz
dans l’air.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 7


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

4) CARACTERISTIQUES PHYSIQUES

a) La masse volumique

Définition : C’est la masse d’un volume de gaz donné aux conditions de température et de
pression
ρ=m/V
m : la masse du gaz
v : le volume du gaz
 Elle s’exprime en Kg/ m3

EX :
Une bouteille contient 7 kg de propane (C 3H8) et a un volume de 10 L.
 Quelle est la masse volumique du propane liquide ?
Corrigé
 masse volumique (kg / m3) du liquide :
 10 L = 0,01 m3
 masse (kg) / volume (m3) = 7 /0,01 = 700 kg / m3

1) Masse molaire

 LOI D’AVOGADRO-AMPERE

 La mole est une unité qui permit d’exprimer des quantités


23
 La mole est l’unité de quantité qui correspond à 6,02×1O Eléments ou
molécules

Dans les mêmes conditions de(t° et p) les moles de tous les gaz occupent le même volume
molaire Le volume molaire vaut : V =22,4L
0

La mole
 Une mole d'atomes d'une espèce déterminée est la quantité de matière constituée par
un nombre N de ces atomes
 (N : nombre d'Avogadro = 6,02.1023 mol-1).

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 8


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 La masse molaire atomique

C’est la masse d’une mole d’atomes. On la note M, elle s’exprime en g/mol.


L’azote : 14 g/mol

 La masse molaire moleculaire

C’est la masse d’une mole de molécules. On la note M, elle s’exprime en g/mol.


EX : molécule du méthane :CH
4
M(CH ) = 12 + 4 ×1 = 16 g/mol
4

Voici un rappel de quelques masses atomiques :


Carbone (C) 12
Hydrogène (H) 1
Oxygène (O) 16
Azote (N) 14

La masse molaire de l'eau est :

M(H2O) = (2 x 1) + (16) donc égale à 18 g/mol.

b) La densité
Définition :
C’est le rapport entre la masse d’un volume de gaz sur la masse d’un même volume d’air aux
mêmes conditions de température et de pression.

NB : 1litre d’air ayant une masse de 1,293g

 Pour un mélange la densité est exprimée par la formule suivante

∑ MiXi
 D=
29

 Mi : masse molaire d’un constituant du mélange


 D : densité du mélange
 xi : fraction molaire d’un constituant du mélange

 Masse molaire de l'air = (masse molaire de N2 x proportions de N2 dans l'air) +


(masse molaire de O2 x proportions de O2 dans l'air)

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 9


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Détermination de la densité de l’air

L’air est un mélange gazeux composé à 80 % de diazote N2et à 20 % de dioxygène O2. La masse
atomique relative de N2 étant de 28 et celle d’O2 de 32

La masse atomique relative moyenne de l’air est : (80 % x 28) + (20 % x 32) = 28,97

Une mole d’air possède une masse de 28,97 g.

D’après la théorie des gaz, une mole de n’importe quel gaz occupe toujours le même volume.
Ce volume est égal à 22,4 litres si on se place à une température de 0°C et à une pression de
1 atm. L’air occupe donc un volume de 22,4 litres par mole (L/mol).

En résumé : Conclusion :
1 mol d’air occupe 22,4 L La densité de l’air est donc de 28,97 g/22,4 L
1mol d’air pèse 28,97 g = 1,29 g/L

Application :
 calculer la masse molaire des gaz suivants :
 CH
4
 C H
3 8
 C H
4 10

APPLICATION : Calculer la densité du gaz naturel dont la composition centésimale est la


suivantes :
FORMULE % MOLAIRE
N2 diazote 6 ,15
CO2 Oxyde de 0,19
carbone
CH4 methane 85,10
C2H6 ethane 5,90
C3H8 propane 1,92
I-C4 Iso-butane 0,24
n-C4 N-butane 0,33
NC5 N-penthane 0,17

−1
 Masse molaire d’Iso pentane : C H =72 g mol
5 12

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 10


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Masse molaire de L’isobutane : C H = 58 g/mol


4 10

Pour un mélange de différents gaz, nous connaissons que :

D
 MiXi
29
16∗0,851+30∗0,059+ 44∗0,00192+58∗0,0024+58∗0,0033+72∗0,0018+28∗0,0615+ 44∗0,0019
D=
29
D=0,63

↘Le gaz monte une fois qu’il s’échappe à l’air

c) Pouvoir calorifique

Le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de chaleur dégagée par la combustion
complète d’un volume donné (m3) dans les conditions normales de pression et température
(1,013bar et 0 °C)

Notation : PC Pour le gaz naturel il est exprimé en kilowattheure par normo mètre cube
Noté : kWh/Nm3 E en kJ en kWh

Energie libérée
PC =
Masse ou volume de combustible utilisé
PC en kJ/kg, en kW.h/m3
Masse en Kg, volume en
ou en kW.h/kg
m3

Le pouvoir calorifique est dit supérieur :


 quand la vapeur d’eau qui résulte de la combustion du gaz est ramenée à l’état liquide
(condensât) dans les produits de combustion

 Cette énergie peut être entièrement récupérée si la vapeur d'eau émise est condensée,
c'est-à-dire si toute l'eau vaporisée se retrouve finalement sous forme liquide. (à 0 °C
et 1,013bars)
Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) : mesuré en conservant l'eau à l'état vapeur
Pouvoir calorifique supérieur (PCS) Pouvoir calorifique inférieur (PCI) qui
qui donne le dégagement maximal exclut de la chaleur dégagée la chaleur
théorique de la chaleur lors de la de condensation de l’eau supposée
combustion, y compris la chaleur de restée à l’état de vapeur à l’issue de la
condensation de la vapeur d’eau combustion
produite lors de la combustion
 NB : PCS = PCI + chaleur latente de condensation

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 11


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 PCI=9/10 PCS

UNITES :
La Thermie (Th) : C’est la
1KWH quantité de chaleur nécessaire
MJ 3,6 pour élever de1°C la masse
KJ 3600 d’une tonne d’eau.
Kcal 859,85
Thermie 0,86

Calcul du PCS
 Le Calcul du PCS en (mth/m3) dans les CNTP est donné par la formule suivante :

P (Ts−Te)
PCS = ×K
Ve
P : poids d’eau en grammes
Ts : température de sortie de l’eau en °c
Te : température d’entrée de l’eau en °c
Ve : volume du gaz en litres
K : cœfficient de correction

Application
On chauffe 15kg d’eau de 15°c à 25°c pour cela le gaz utilisé est à 6°c
Le coefficient de correction est égal à 0,77 et Ve=12L
 Déterminer le PCS
 Déterminer le PCI

P (Ts−Te)
 PCS= ×K
Ve

On doit convertir le poids d’eau P = 15kg = 15000 g


25−15
 PCS = 15000 × × 0.77 =9625 mth/ m3
12
PCI = (9/10) PCS =9/10 x 9625 =8662.5 mth/ m3

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 12


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

d) Indice de Wobbe

Cet indice, utilisé pour l’interchangeabilité des gaz, est le rapport entre le pouvoir calorifique
supérieur en kWh/m3(n) du gaz et la racine carrée de sa densité.
PCS
W¿ √ d
L’indice de Wobbe permet de calculer la pression d’alimentation « p » nécessaire pour
conserver la même puissance avec le même injecteur pour des gaz différents d’une même
famille.
W.√P = constante

Deux gaz sont dits interchangeable si et seulement si les trois conditions suivantes sont
vérifiés :
1) Même puissance calorifique.
2) Bonne stabilité de la flamme.
3) Combustion complète sans réajustement de l’appareil

e) Classification des gaz combustibles

Les gaz combustibles sont classés en trois familles selon L'Union International du Gaz
(I.G.U.) :
1ère famille : les gaz qui ont un indice de wobbe compris entre 22,6 MJ/ m3 et 29,8MJ/ m3.à 15°C et
1013,25 mbar.
Cette famille englobe les gaz manufacturés et les mélanges G.P.L/ air.

2ème famille : cette famille est caractérisée par les gaz ayant un indice de Wobbe compris entre 39,3MJ/
m3 et 54,8MJ/ m3 à 15°C et 1013,25 mbar.
Cette famille est composée de tous les gaz naturels et quelques mélanges de G.P.L./air.

3ème famille : c'est la famille des gaz de pétrole liquéfiés ; leurs indices de Wobbe varient de 73,4MJ/ m3 à
87,6MJ/ m3 à 15°C et 1013,25 mbar
Compte tenu de la variété des gaz naturels, cette deuxième famille est subdivisée en deux sous-
groupes :
 groupe H : Haut Pouvoir Calorifique - "High Wobbe number"
 groupe L : Bas Pouvoir Calorifique - "Low Wobbe number"

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 13


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

5) LA COMBUSTION :

a) Définition :
La combustion est une réaction chimique exothermique qui dégage de la chaleur elle s’obtient
en faisant agir un combustible (gaz naturel ou autre) avec un comburant (Air, oxygène pur).

 Les éléments de base de la combustion

 Valences des éléments

 Molécules de corps simples

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 14


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Molécules de corps composés

 Combustion du méthane

Méthane + Dioxygène =Dioxyde de carbone + eau

 Forme générale de réaction

Y Y
CXHY+(x+ 4 ) O2 X CO2 + 2 H2O

b) CARACTERESTIQUE DE COMBUSTION :

Limites d’inflammabilité
Ce sont des pourcentages minimal et maximal de gaz combustible dans un mélange Air/Gaz
entre lesquels le mélange s’enflamme
Ces pourcentages sont appelés :

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 15


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Limite inférieure d’inflammation ou d’explosivité (LIE ou LII) :


La LIE d’un gaz ou d’une vapeur est la concentration minimale au-dessus de laquelle il peut
être enflammé.

 Limite supérieure d’inflammation ou d’explosivité (LSE ou LSI) :


La LES d’un gaz ou d’une vapeur dans l’air est la concentration maximale au-dessous de
laquelle il peut être enflammé.

↘Zone d’inflammation (Z.I.):


C’est la zone dangereuse, elle est le domaine des compositions comprises entre la LIE et LSE

Riche
Pauvre

 Les valeurs de la L.I.I et de la L.S.I varient en fonction :

 de la température,
 de la pression.

• Quand la température augmente, le domaine d’inflammabilité s’élargit.


• Quand la température diminue, le domaine d’inflammabilité diminue..

Pour chaque type de gaz combustible, il est nécessaire de connaître les caractéristiques
suivantes :
- la LIE et la LSE ;
- la densité par rapport à l’air ;
- le point éclair ;
- la température d’ébullition ;
- la température d’inflammation.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 16


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Calcul de la limite d'inflammabilité d'un mélange :


On utilise souvent la loi de châtelier sous la forme suivante
100
L= P 1 P 2 P 3
+ +
N1 N2 N3
 L : limite inferieur(ou supérieure) du mélange en %
 P1, P2, P3 : sont les proportions % de chacun des gaz combustibles présents dans le
mélange de ceux-ci, de telle sorte que P1+P2+P3 =100
 N1, N2, N3 : sont les limites inferieures (ou supérieures) de chacun des constituants
Par exemple, la limite inferieure d’inflammabilité d’un gaz naturel dont la composition est la
suivantes :
Gaz combustible proportion % LIE en %
Méthane 80 5,3
Éthane 15 3,22
Propane 4 2,37
Butane 1 1,86

100
Sera : 80 15 4 1 =4,55%
+ + +
5 , 3 3 , 22 4 , 37 1 , 86

Vitesse de déflagration : ou de combustion est la vitesse à laquelle se propage la


flamme ; c’est-à-dire la combustion, dans un mélange air –gaz compris entre LI et LS
 La détermination de la Vitesse de combustion est faite par l’expérience :
 Gaz Naturel (CH4) : 0.36 m/s.
 GPL: 0.46 m/s.
 Butane: 0.38 m/s.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 17


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Vitesse de déflagration et stabilité d'une flamme : Pour qu'une flamme soit stable
(d'apparence immobile) : il faut que la vitesse de déplacement du mélange
(combustible/air) corresponde à la vitesse de déflagration.
Quelques règles simples :
 Vitesse d'écoulement du mélange trop forte par rapport à la vitesse de déflagration :
décollement de la flamme.
 Vitesse d'écoulement du mélange trop faible par rapport à la vitesse de déflagration :
la flamme rentre dans le brûleur (retour de la flamme).

 Cas particulier : l’explosion


Il ya explosion dans les conditions du mélange stœchiométrique.
Dans ce cas la vitesse de propagation est très grande
EX : Méthane 2427 m/s

Température D’inflammation
C’est la température au-dessus de laquelle il faut porter le mélange (air – gaz),
compris entre LII et LSI pour qu’il s’on flamme

 Température d’auto-inflammation

La température d’auto-inflammation, aussi appelée « température d’ignition » ou « point


d’inflammation spontané » est la température la plus basse à laquelle un mélange gazeux
compris dans les limites d’inflammabilité peut s’enflammer spontanément même en l’absence
d’une source d’allumage.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 18


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Cette température détermine le moyen « d’allumage » du mélange (résistance, arc électrique,


bougie, simple compression…)

Allumettes 170 °C
Gaz naturel 650 °C
Propane 500 °C
Butane 430 °C
un arc électrique 2500°C

Température adiabatique de combustion :


On appelle température de combustion, la température à laquelle
seraient portés les produits de combustion si toute la chaleur dégagé
par la réaction était utilisée à les chauffer.
 Règles générales pour une bonne combustion de gaz :
Le gaz utilisé doit être brûlé dans des conditions favorables en aménageant les aérations
nécessaires.
Les aérations ont un double intérêt :
 technique : bon rendement thermique (combustion complète)
 sécuritaire : renouvellement de l’air (apport de l'air frais et évacuation de l'air vicié).
NB : pour brûler un volume de gaz naturel, il faut à peu près (10) dix volumes d’air et pour
brûler un volume de propane il faut 23 volumes d’air

 Point d’éclair

Le point d’éclair est la température la plus basse à laquelle un combustible liquide, sous une
pression absolue de 1013 hPa, émet suffisamment de vapeurs inflammables pour que celles-ci
s’enflamment au contact d’une flamme existante, mais insuffisamment pour que la
combustion amorcée puisse se poursuivre d’elle-même si cette flamme est supprimée.

Chaque combustible liquide a son propre point d’éclair aussi appelé « point éclair » ou « point
d’inflammabilité » ou « flash point » qui donnera, entre autres, les limites hautes de
températures de stockage, de transport et de manipulation.
 Essence Valeurs moyennes : - 16………. + 10 °C
 Pétrole Valeurs moyennes : 20……….…60 °C

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 19


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Pouvoir Comburivore : V Ath


C'est la quantité d'air théorique nécessaire, Evalue en nm3 pour bruler complètement 1Kg de
combustible solide ou liquide ou 1m3 de combustible gazeux.
• Pour bruler 1m3CH4 il faut 10 m3d'air théorique.
• L'air est composé de 21% d'oxygène et de 79% d'azote
Exemple d'application :
Calculer le pouvoir Comburivore du carbone

C + O2 CO2
12 g 32 g 44 g

12 g 22.4 L d'O2
1000 g (1000/ 12) * 22.4 = 1866.66 1
3
Volume d'air = 1866.66x100/21 =8888.861 d'air = 8.89 m d'air.
 Pouvoir
Donc fumigène
le pouvoir : Volume
Comburivore théorique
du carbone est dedes
: 8.9gaz
3 brulés (Vfo)
m /kg

C'est la quantité de fumée produite par la combustion complète de un m 3de gaz sec pris dans
les conditions normales de pression et de température.
 1 m3de gaz CH4 dégagé 11m3 de fumée. On distingue 2 pouvoirs fumigènes :
 Le pouvoir fumigène est humide si H2O s'évapore
 Le pouvoir fumigène est sec si H2O se condense
Il s’exprime en mètre cube d’air par mètre cube de gaz dans les conditions normales
(Nm3/Nm 3)

Carbone total (VCO ): 2

Volume de CO2 contenu dans les produits de la combustion complète d'un volume unitaire de
Gaz.
Hydrogène total (VH O): 2

Volume de la vapeur d'eau formée au cours de la combustion complète d'un volume unitaire
de gaz .Le comburant et le combustible sont initialement secs

Oxygène total (VO ) : 2

Volume de I’ oxygène combine ou libre contenu dans un volume unitaire de gaz.

CO 2 max :

Ou proportion de CO2 dans les produits de la combustion : Rapport entre le carbone total et
le volume de Gaz brules, il s'exprime généralement en %.
ɣCO2 = VCO2 / Vfo

 Exercice d'application :

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 20


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Soit un gaz de compositions suivantes : 80%de CH4, 15 % de C2H6 et 5 % de C3H8

Determiner:

• le Carbone total VCO2


• L'hydrogène total VH2O
• L'oxygène Total VO2
• Lair theories Va
• Volume théorique des Gaz brulés
• Proportion de CO2 dans les gaz brulés

SOLUTION :
 Les données
L'air est composé de 21% d'oxygène et de 79% d'azote Dans les mêmes conditions de
température et de pression les moles de tous les gaz occupent le même volume (loi
d'Avogadro-Ampère).
Dans les conditions normales de température et de pression le volume molaire est de 22.4 L.

CH4 + 2O2 CO2 + 2 H2O


1 mole 2 moles 1 mole 2 moles
0.8 1.6 0.8 1.6

C2H6 + 3.5 O2 2CO2 + 3 H 2O


1 mole 3.5 moles 2 moles 3 moles
0.15 0.525 0.3 0.45

C3H8 + 5O2 3CO2 + 4 H2O


1 mole 5 moles 3 moles 4 moles
0.05 0.25 0.15 0.2

AN :
Pour bruler 1 m3 de ce gaz il nous faut :
2x0.8 + 3.5x0.15 + 5x0.05 = 2.375 m3d'O2 = VO2
Le volume d'air théorique = 2.375 x 100/21 = 11.3 m3d'air = Va
Produits de la combustion :
VCO2 = 0.8 +0.3 + 0.15 = 1.25 m3/ m3gaz
VH2O = 1.6 + 0.45 + 0.2 = 2.25 m3/ m3gaz
VN2 = 11.3 x 79/100 = 8.935 m3/ m3gaz
Vfo = 1.25 + 2.25+ 8.935 = 12.435 m3/ m3gaz
VCO2 = 1.25/ 12.435 = 10%
Volume de fumées humides = 12.435 m3/ m3gaz
Volume de fumées sèches = 12.435- 2.25 = 10.185 m3/ m3gaz

 Les fumées
• Les fumées ne doivent en aucun cas être considérées comme des déchets inertes.
• Elles sont un vrai danger. En effet, les fumées sont :

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 21


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

◊inflammables,
◊toxiques

6) LES DIFFERENTS TYPES DE COMBUSTION

A) Combustion complète sans excès d'air :

C'est la combustion donnée par 1 m3 de gaz associe à un volume d'air égal à I ‘air
stœchiométrique (théorique).
Tout le carbone et tout I 'hydrogène sont oxydes et tout I 'oxygène de I ‘air carburant a été
utilisé.
Le produit de combustion contient seulement de :
 Le dioxyde de carbone
 de la vapeur d'eau
 de l’ Azote
Ce type de combustion est difficile à réaliser dans la pratique, car il nécessite de fournir au
bruleur l’air et le gaz très rigoureusement dans les proportions stœchiométriques et de plus
tout manque d'homogénéité du mélange risque d'entrainer une combustion incomplète.

B) Combustion complète avec excès d'air


C'est la combustion donnée par 1 m3de gaz associé à un volume d'air supérieur à l’air
stœchiométrique
Pour chaque m3 de gaz, une partie de l’air associe a I ‘air stœchiométrique sert à assurer I
'oxydation complète du carbone et de I 'hydrogène .le reste de I ‘air en excès ne participe pas
à la combustion et se retrouve intégralement dans les produits de combustion qui comprennent
de : dioxyde de Carbone, de le Vapeur d'eau,L'oxygène,L‘azote
Ce type de combustion est la plus courante

On parlera de « combustion en excès d’air » chaque fois que l’on détectera la présence
d’oxygène dans les produits de combustion
Ainsi cette augmentation entraînera un accroissement des dépenses énergétiques sur une
saison de chauffe (consommation de combustible plus importante)

C) Combustion incomplète par défaut d'air :

C'est La combustion donnée par 1 m3 de gaz associée a un volume d'air inferieur a I ‘air
stœchiométrique.
L'air associe est en quantité insuffisante pour permettre I ‘oxydation

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 22


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Celle-ci se traduit par la production d'éléments partiellement oxydés, pouvant encore brûler,
comme le monoxyde de carbone (CO).

Effets du CO

 Lorsque l’oxygène est en quantité insuffisante, la combustion d’un hydrocarbure est


incomplète. Elle produit alors du carbone et de l’eau, mais elle peut surtout donner
lieu à la formation d’un gaz incolore, inodore et toxique : le monoxyde de carbone.
 Le monoxyde de carbone remplace progressivement l’oxygène sur les globules
rouges sur lesquels il se fixe 300 fois plus. Or l’oxygène est indispensable au
fonctionnement de toutes les cellules de l’organisme. Le monoxyde de carbone
asphyxie donc peu à peu l’organisme.

 Une personne intoxiquée au monoxyde de carbone ressent tout d’abord de la fatigue, une
faiblesse dans les jambes, des vertiges et des maux de tête, puis apparaissent nausées et
vomissement, ensuite la personne est prise de somnolence, ce qui l’empêche de réagir.
Cette personne a alors besoin d’un apport massif d’oxygène qui ne peut être pratiqué
qu’en milieu hospitalier.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 23


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

II : GENERALITES SUR LES RESEAUX DE DISTRIBUTION

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 24


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

SOMMAIRE

II : GENERALITES SUR LES RESEAUX DE DISTRIBUTION

1. DIFINITION D’UN RESEAU DE DISTRIBUTIONS :

2. STRUCTURE DES RESEAUX DE DISTRIBUTION :

3. LES DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX :

4. PRESSIONS DE DISTRIBUTION

5. CONSTITUTION DES RESEAUX

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 25


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

1. DIFINITION D’UN RESEAU DE DISTRIBUTIONS : 〔RESEAU (MP-BP) 〕

Un réseau de distribution est un ensemble des installations et des organes permettant


d’acheminer et livrer le gaz naturel depuis le point d’arrivée (réseaux de transport), vers des
lieux d’utilisation (le client)

2. STRUCTURE DES RESEAUX DE DISTRIBUTION :

La structure d'un réseau est définie par ses points de livraison (sources), sa fonction (Transit
ou Distribution), son niveau de pression et l'organisation de ses canalisations (maillage-
antenne).
Pour un réseau de distribution, les structures types sont les suivantes :

 Le réseau primaire M.P.C :


C’est un réseau dont les conduites sont alimentées en MPC par les réseaux de transport à
partir d'un ou plusieurs postes de livraison.

Il a une fonction essentiellement de transit et il est destiné à alimenter le réseau aval (MPB)
par l'intermédiaire de postes de détente.
Ce réseau est dimensionné pour répondre à la demande dans les conditions les plus
défavorables (au risque 2%).

 Le réseau secondaire :
C’est un réseau dont les canalisations sont alimentées par un ou plusieurs postes de détente à
partir du réseau transport HP ou du réseau primaire MPC et assurent les transits de gaz.

Elles peuvent aussi livrer du gaz aux installations des clients industriels. Elles sont en BP ou
en MPB.
Les règles généralement retenues pour leur calcul admettent qu'elles seront maillées à
l’horizon de l'étude.

 Le réseau tertiaire :
C’est un réseau dont les canalisations servent uniquement à la desserte des usagers.
Elles partent d'un nœud du réseau secondaire et n'assurent aucun transit.
Elles ont des structures ramifiées. Elles sont exploitées soit en BP soit en MPB.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 26


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

La structure d'un réseau est identifiée par de différents éléments se définissant ainsi :

 Un nœud :

Point de discontinuité sur le parcours d'une canalisation d'un réseau.


 Les types de nœuds sont :
 Point d'alimentation ou source,
 Point de rencontre de plusieurs canalisations,
 Changement de diamètre,
 Bout de canalisation.

 Un Tronçon :
Est une portion de conduite caractérisée par son diamètre et sa longueur.
Il est limité par deux nœuds caractéristiques appelés nœud d’origine et nœud extrémité.

 Une maille :
Ensemble de tronçons constituant un contour fermé.
 Dans un réseau on distingue deux parties :
 partie "antennes"
 partie "maillée
 Une Source :
C’est le nœud d’alimentation du réseau en gaz, caractérisé par une pression et un débit.
Pour les études de réseaux MPB, la source d’alimentation possède une pression imposée de 5
bars absolus.

3. LES DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX :

Les réseaux de distribution comprennent des conduites, des postes de détentes, des
branchements et des colonnes montantes.
Ils se classent en quatre catégories suivant le niveau de la pression de service :
Dans la technique de distribution du gaz on rencontre généralement trois types de réseaux.
1) Réseau Maillé
2) Réseau Ramifié
3) Réseau Mixte

 RESEAU MAILLE : c’est un réseau comportant un ensemble de tronçons constituant


soit un contour fermé
soit au moins deux source d’alimentation..

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 27


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 RESEAU RAMIFIE (en antenne) :

C’est un réseau où les conduites partent d’un point d’alimentation en se ramifiant.


• Dans ce type de réseau le gaz circule toujours dans le même sens.

 RESEAU MIXTE

4. PRESSIONS DE DISTRIBUTION
a l’entrée des agglomérations, les réseaux de transport qui véhiculent du gaz sous haute
pression, cèdent leur gaz aux réseaux de distribution qui fonctionnent à des pressions plus
faibles
Les réseaux de distribution se classent en quatre catégories suivant le niveau de pression de
service :

 Catégorie BP (basse pression) : réseaux fonctionnant à une pression correspondant


sensiblement à la pression effective nécessaire à l'entrée des appareils d'utilisation de
21 mbar.

 Catégorie MPA (Moyen Pression Type A) :


réseau fonctionnant à des pressions comprises entre 50 et 400 mbars et qui dessert le

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 28


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

client par l’intermédiaire d’un détendeur régulateur situé à l’entrée de son installation,
cette catégorie n’est plus autorisée par sonelgaz.

 Catégorie MPB (moyenne pression type B) :

Réseaux fonctionnant à des pressions entre 0.4 et 4 bars relatifs délivrant le gaz sur
les réseaux de pression inférieure et chez les clients par l'intermédiaire de détendeurs.
 21 mbar (BP) pour les clients domestiques, tertiaires et petites industries,
 300 mbar (MP) pour les clients tertiaires et industriels.
 1000 mbar (MP) pour les clients tertiaires et industriels

 Catégorie MPC (moyenne pression type C) :

Réseaux fonctionnant à des pressions comprises entre 4 et 16 bars relatifs, délivrant le gaz
sur les réseaux de pression inférieure et chez les clients importants par l'intermédiaire des
postes de détente.

 Intérêt de réseaux MPB


Les réseaux MPB sont à développer pour des raisons :

 Technique : leur puissance est nettement supérieure à diamètre égale de conduite, à celle des
réseaux BP, autrement dit :
 Pour transiter un même débit de gaz, il faut un diamètre cinq fois plus faible en MPB
qu’en BP
 Pour un même diamètre de conduite en peut transiter n fois plus de débit en MPB
qu’en Bp
 Économiques : la construction d’un réseau MPB par rapport à un réseau BP résulte du cout
plus faible des canalisations, des travaux de terrassement et de pose
 De qualité de service : la détente du gaz directement à l’amont de l’installation du client,
assure au niveau des appareils d’utilisation une pression constante.
 De sécurités : les détendeurs-régulateurs individuels ou collectifs sont pourvus de sécurités
qui protègent l’installation par un dispositif de coupure automatique produisant l’interruption
du gaz en cas de sur ou sous pression amont et aval

5. CONSTITUTION DES RESEAUX

/ Un réseau de distribution comprend :


 des conduites,
 des postes de détentes,
 des branchements,
 des colonnes montantes.

Les réseaux M.P.B. sont constitués de conduites en acier et en polyéthylène et pour certaines
parties (réseaux tertiaires) en cuivre.

Depuis 1996 l'emploi de ce dernier, en ouvrages enterrés n'est plus autorisé par le
Distributeur.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 29


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

A l'aval de ces réseaux, se situent des branchements individuels ou collectifs et des conduites
montantes dans le cas des immeubles collectifs, qui alimentent les installations intérieures des
clients.

 Les tubes :

Tubes utilisés pour le transport des fluides sous pressions, ont une forme circulaire pour deux
raisons :
 Répartition uniforme des efforts internes sur les parois, donc épaisseur minimale ce
qui réduit la masse du métal.
 Réduction au minimum possible des pertes de charges par frottement.

 Calibre :

Numéro correspondant approximativement au diamètre intérieur d'une canalisation ou d'un de


ses organes accessoires.
Il constitue un numéro de correspondance entre éléments divers d'une canalisation.

 Épaisseur :

Elles sont fixées en fonction des conditions suivantes :


• Résistance à la pression intérieure
• Rigidité et résistance à pressions extérieures
L’épaisseur est donnée par la formule suivante :
e : épaisseur en mm
p : pression interne effective en bar
Pd
e= ×C d : Diamètre intérieur en mm
2t t : contrainte admissible pour le métal en bar
C : surépaisseur de sécurité
 Longueurs de tubes

La longueur des tubes ne doit pas être trop faible ce qui nous conduit à un très grand nombre
de joints lors des assemblages ni trop forte ce qui causera des difficultés de transport et de
manutention.
Les longueurs courantes varient de 6 à 12 m.

 Rugosité :

La rugosité doit être aussi faible que possible pour minimiser les pertes de charges.

 Choix du type de matériel :

Le choix du matériel dépend de :


• La pression max de service
• La qualité de sa fabrication
• Sa disponibilité sur le marché
• Normes et spécifications techniques

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 30


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

III : MATERIEL DE RESEAUX DE DISTRIBUTION

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 31


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

SOMMAIRE

1) LE TUBE EN ACIER

 Tubes en acier sans soudure à extrémité lisse


 Tubes en acier soudes en hélice
 Avantages
 Inconvénients
 Les modes d’assemblages

2) LE TUBE EN CUIVRE

 Caractéristiques géométriques et tolérances


 Avantages
 Inconvénients
 Mode d’assemblage du cuivre

3) TUBE EN POLYETHYLENE (PE)

a) Définition
b) Notion de MRS :
c) Notion de SDR
d) marquage des tubes
e) Avantages et inconvénients
f) Mode d’assemblage de PE

4) MATERIEL DE RESEAUX DE DISTRIBUTION EN (MPB)

 Matériels d’obturation
 Joints isolants
 Régulateurs détendeurs
 Les coffrets

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 32


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

1) LE TUBE EN ACIER

L'acier est un alliage métallique constitué principalement de fer et de carbone (dans des
proportions comprises entre 0,02 % et 2 % en masse pour le carbone).
Ils existent :

 Tubes en acier sans soudure a extrémité lisse

Dimensions et masses :

Diamètre Epaisseur Masse Calibre Diamètreintérieur Diamètre


Extérieur (mm) (mm) (Kg) N° Approximatif En Pouces

88,9 3,2 6,76 80 82,5 3


114,3 3,6 9,83 100 107,1 4
168,3 4,5 18,2 150 159,3 6
219,1 5,9 31,0 200 207,3 8
273,0 6,3 41,4 250 260,4 10
323,9 7,1 55,5 300 319,7 14
355,6 8,0 68,6 350 339,6 14
406,4 8,8 86,3 400 388,8 16

LONGUEURS DE LIVRAISON : Longueur de 4 à 8 mètres

 TUBES EN ACIER SOUDES EN HELICE

Diamètre extérieur Epaisseur Masse(Kg) Calibre Diamètre intérieur Diamètre


(mm) (mm) N° Approximatif En Pouces

168,3 4,5 18,2 150 159,3 6


219,1 3,5 18,6 200 212,1 8
273,0 3,5 23,3 250 266,0 10
323,9 4 31,6 300 315,9 14
355,6 4 34,7 350 347,6 14
406,4 5 49,5 400 396,4 16

LONGUEURS DE LIVRAISON : de 6 à 14 mètre

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 33


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Avantages
 Solidité
 Ayant une grande résistance mécanique
 Ne craignant pas comme les autres tubes la perforation, les aplatissements, ni
les chocs

 Rigidité
 Autorisant la réduction d’un nombre de points de fixation
 Point de fusion élevé : évitant le tube de ramollir ou de fondre même en cas
d’incendie

 Inconvénients
 Difficulté de montage
 Difficulté de modifier les installations existantes
 Corrosion importantes
 Points faibles (filtrage engendre la diminution du diamètre)

 LES MODES D’ASSEMBLAGES :

1-Par raccord : raccords union ; té ; manchons….. (Pour les petits diamètres).


2-Par joints à brides : un joint (en cuir gras ou en caoutchouc..) est nécessaire, le serrage se
fait par boulons.

3- Par soudage :
 La réunion est assurée par une interpénétration du matériau de base et du produit
d’apport, provoquée par la fusion localisée des parties à assembler avec celle du
produit d’apport.
 L'assemblage des tubes acier est exécuté par soudure oxyacétylénique ou par soudure
électrique, il permet d'avoir une homogénéité maximale des caractéristiques du métal
dans la zone soudée.
Soudage des tubes de diamètre ≤60,3 mm :

Le soudage bout à bout au chalumeau oxyacétylénique est autorisé.


Si toute fois, un soudeur est suffisamment habile pour exécuter de tels assemblages par l'arc
électrique, cette dernière technique est choisie de préférence à la condition que l'épaisseur du
tube soit supérieure à 2,5mm.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 34


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Soudage des tubes de diamètre >60,3 mm :

Le soudage se fait uniquement à l'arc électrique

 Le soudage oxyacéthylénique

Procédé de soudage aux gaz dans lequel on utilise de l’acétylène comme gaz combustible
(flamme très chaude 3 100 °C et réductrice).
 Le métal est porté à une température moindre que dans la soudure électrique, mais la
zone de chauffe est plus étendue. Elle s'applique donc mieux au soudage d'éléments de
faible épaisseur où une chaleur trop localisée risquerait de provoquer des coulages de
métal.

 Le soudage électrique à l’arc :


Procédé de soudage dans lequel la fusion est obtenue par l’effet d’un arc électrique.
La chaleur nécessaire à la fusion des métaux en présence est apportée par l'arc électrique créé
en reliant le matériau à souder au pôle positif d'un générateur électrique et l'électrode au pôle
négatif.

2) LE TUBE EN CUIVRE

Les tubes cuivres sont fournis soit :


 en couronnes de 25m (cuivre recuit) pour les Ø allant jusqu’à 20/22.
 en barres de 6m (cuivre écroui).
La gamme utilisée par sonelgaz est :
14/16; 20/22 ; 26/28 ; 40/42

 Caractéristiques géométriques et tolérances

Diamètre Epaisseur (mm) Calibre N° Tolérances sur Tolérances sur


extérieur (mm) diamètre extérieur épaisseur de paroi

10̽ ̽ 1 8
± 0,04 ± 13 %
12 ̽ 1 10
16 1 15
22 1 20 ± 0,06
28 1 25
36 ̽ 1 32
± 15 %
42 1 40 ± 0,07
50 1,5 50

NB (*) Ces diamètres ne sont plus utilises sur les installations de gaz

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 35


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Marquage

Les tubes de diamètre compris entre 10 mm et 54 mm inclus doivent être marqués de manière
indélébile sur la longueur à des distances répétées n’excédant pas 600 mm, et comporter au
moins les indications suivantes :
 référence de la norme base de fabrication du tube (EN 1057)
 dimensions nominales de la section droite : diamètre extérieur X épaisseur
 identification de l’état R 290
 marque d’identification du fabricant
 date de fabrication : année et trimestre (I à IV) ou année et mois

 Avantages
 Mise en œuvre facile avec des moyens peut importantes
 Corrosion très faible

 Inconvénients

 Prix d’achat élevé


 Précaution à prendre pour éviter les couples électriques formés par le contact des
métaux différents

 Mode d’assemblage du cuivre

Le mode d’assemblage se fait par :

1) Raccords Mécanique : les dérivations sur canalisations cuivre doivent être


réalisés au moyen de té a braser.

2) Brasage :

Opération consistant à assembler deux parties métalliques d'un assemblage à l'aide d'un métal
d'apport à l'état liquide, ayant une température de fusion inférieure à celle des pièces à réunir
et mouillant le métal de base qui ne participe pas, par fusion, à la constitution du joint.

 Le brasage est dit " capillaire " lorsque le métal d'apport pénètre par capillarité entre
les deux surfaces à assembler qui se présentent en recouvrement.

Les types de brasage :

 Brasage capillaire fort : Un brasage capillaire est dit fort, si la température de fusion
est supérieure à 450°C.

 Brasage capillaire tendre : Le brasage capillaire est dit tendre, si la température de


fusion est inférieure à 450°C.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 36


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Métaux pour brasage :

 Métaux pour brasage tendre

Les métaux d'apport utilisés en brasage fort sont très souvent des alliages constitués de deux,
trois ou quatre éléments métalliques (Ag-Cu), (Ag, Cu, Zn) ou (Ag-Cu-Zn-Sn).

 Les alliages quaternaires sont les seuls utilisés en distribution du gaz,

 Métaux pour brasage tendre :

Les alliages les plus couramment utilisés sont les alliages : Étain - plomb (Sn - Pb)
NB : Le piquage sur conduite cuivre est interdit.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 37


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

3) TUBE EN POLYETHYLENE (PE)

a) Définition
Le polyéthylène utilisé dans l’industrie gazière est une matière thermoplastique fabriquée par
synthèse chimique à partir de l’éthylène C2H4.
Le tube en polyéthylène est manifestement le mieux adapté aux besoins de réseaux de
distribution de gaz naturel.

b) Notion de MRS :

Chaque matière (résine) PE est caractérisée par la résistance qu’elle procure à la pression du
fluide qui y circule.

 Les canalisations en polyéthylène se classent selon la MRS de la résine utilisée pour


leur fabrication.
 Cette valeur de MRS est pondérée par un coefficient de sécurité (C=1.25 pour l’eau et
C=2 pour Gaz) pour calculer
 C’est à partir de la connaissance de la résistance hydrostatique à long terme d’une
résine que sera calculé le dimensionnement des tubes (l’épaisseur de leur paroi) pour
permettre le fonctionnement en toute sécurité de la canalisation.

c) Notion de SDR :

Pour une matière et une pression données. Le rapport des dimensions nominales des tubes
(diamètre et épaisseur) est constant.
 Cette constante est désignée sous le sigle SDR qui se traduit par (Rapport
Dimensionnel Standardisé).

D : Diamètre extérieur en mm D ex
SDR=
E : Epaisseur nominale en mm E

SDR Epaisseur
(mm)
7 17.85
11 11.36
17 7.35

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 38


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Classification de la résine
Classification résine Contrainte minimale requise Résistance hydrostatique

(selon ISO) (MRS) à long terme (à 20°C)


PE 100 10,0 MPa 8,0 MPa
PE 80 8,0 MPa 6,3 MPa
PE 63 6,3 MPa 5,0 MPa
PE 40 4,0 MPa 3,2 MPa
PE 32 3,2 MPa 2,5 MPa

 Dimensions et masses

PE 80 – SDR 11
Diamètre nominal Epaisseur nominale Masse métrique
Dn (mm) e (mm) (kg/m)

20 3 0,162

40 3,7 0,428

63 5,8 1,050

90 8,2 2,130

125 11,4 4,090

PE 100 - SDR 17,6

Diamètre nominal Epaisseur nominale Masse métrique (kg/m)


Dn (mm) e (mm)

200 11,4 6,800


250 14,2 10,700

 Etat de livraison

Les tubes de diamètre 90, 125, 200 et 250 seront livrés en longueurs droites de 6 ou 12
mètres (longueurs à préciser lors de la commande).
Les tubes de diamètres 20, 40 et 63 seront livrés en couronne de longueur minimale 50
mètres

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 39


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

d) Marquage des tubes

 Les éléments du marquage doivent être imprimés directement sur le tube de façon
qu’après stockage, manutention et pose, la lisibilité soit maintenue pendant la durée
d’utilisation des tubes.
 La couleur des informations imprimées doit être différente de la couleur de base du
tube.
 La qualité et les dimensions du marquage doivent être telles qu’elles soient facilement
lisibles sans grossissement.
 Tous les tubes doivent être marqués de façon visible et indélébile avec les données
minimales du tableau suivant :
Aspects Marquage ou symbole

-Nom du fabricant et/ou marque commerciale -Nom ou symbole


- Fluide interne -GAZ
- Dimensions -Diamètre nominale, dn
-Série de conception -SDR (par exemple SDR 11/ 17.6)
-Matière et désignation -Par exemple PE 80/ PE 100
-Information du fabricant*
*De façon à permettre une traçabilité, les détails suivants doivent être fourni: -La période de fabrication,
année et mois (en chiffre ou en code). -Le nom ou le site de production, si le fabricant produit en endroits, au
niveau national ou international.

Exemple 1

ENPC-CHLEF-PE 80 GAZ 4-40*3,7-05 96-741-A

 ENPC-CHLEF : Désignation commerciale du fabricant,


 PE 80 : Symbole d’identification du PE,
 GAZ 4 : l’application visée sous une Pmax. de service de 4 bars,
 40*3,7 : dimensions du tube (Dext=40mm et Ep=3,7mm),
 05 96 : Date de fabrication (mois de mai 1996),
 741 : Numéro du lot de fabrication,
 A : l’origine de la matière.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 40


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Exemple 2
CHIALI TUBES- PE80-125*11.4-GAZ 4-01 05 09-LOT N° 545-A

e) AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

AVANTAGES INCONVÉNIENTS
Les tubes en polyéthylène ont des avantages  Sa flexibilité signifie qu’il s’agit d’un
significatifs par rapport aux tubes de cuivre ou matériau tendre donc plus exposé aux
d’acier, soit : dommages pendant le transport ou la
 Il n’est pas conducteur donc pas sujet à mise en place.
la corrosion galvanique.  Il est thermoplastique donc moins
 C’est un matériau thermoplastique, facile robuste aux températures élevées.
à assembler par chauffage et contact sous  Le polyéthylène sous pression est sujet
pression des pièces composantes. au fluage à froid (dépassement de
limite d’élasticité).

f) MODE D’ASSEMBLAGE DE PE

L’assemblage dans les tubes en PE se fait par soudage on portant les surfaces à assembler a
plus de 200°c on distingue :
1) Le soudage bout à bout
2) L’électro soudage (utilisation de manchons, prises tés, réductions..).
3) Polyfusion (utilisation de douille chauffante).

 OUTILLAGE POUR REALISATION :

 Groupe électrogène à 6Kva, 220/48 Volts.


 Abouteuse avec pilote de traçabilité

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 41


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Homologuées à SONELGAZ.

HURNER
PILOTEFUSE
 Appareil d’électro soudage (d’électro fusion) avec pilote de traçabilité Jusqu’a
diamètre 250 et homologuées à SONELGAZ,

 Recommandations :

 On ne doit procéder au soudage que si la température de la surface à souder, mesurée à


la partie supérieure du tube, est comprise entre (- 5°C et +35°C).

 Si cette température est inférieure à -5°C, on peut envisager le réchauffement des


matériels PE avant leur soudage en portant, au moyen d'une enceinte appropriée (par
exemple, une tente) la zone de travail et les matériels à une température comprise dans
la plage de soudage.

 Pour éviter l'échauffement des surfaces des matériels PE exposés au soleil et


particulièrement pour éviter que leur température dépasse +35°C, il faut, avant le
soudage et pendant le temps nécessaire, protéger ces matériels contre le soleil (par
exemple au moyen de parasols).
Quel que soit le procédé de soudage appliqué, la zone de la soudure ne doit pas être soumise à
aucune sollicitation pendant le soudage et jusqu'au refroidissement complet, l'opération
d'immobilisation est impérative

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 42


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

1) PROCEDE D’ASSEMBLAGE PAR SOUDAGE BOUT A BOUT

La réalisation d’un assemblage par soudage bout à bout consiste à Joindre les extrémités de
tubes en barres droites entre eux ou avec des pièces de forme à extrémités lisses après avoir
préalablement obtenu la fusion des extrémités à assembler par chauffage au moyen d’une
machine de soudage.
Dans ce procédé, les tubes et/ou pièces de forme doivent avoir la même épaisseur dans la zone
de fusion

Une partie mobile Une partie fixe

 LES DIFFERENTES ETAPES DU SOUDAGE :

On distingue 5 étapes lors d'un soudage bout à bout :

1) L’étape d'égalisation,
2) L’étape de chauffage,
3) L’étape d'éjection de l'élément chauffant (miroir),
4) L’étape de soudage,
5) L’étape de refroidissement.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 43


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

L’étape d’égalisation
L’étape de chauffage
L’étape d’éjection de l’élément chauffant
L’étape de soudage
L’étape de refroidissement

1) L'ETAPE D'EGALISATION :
Cette étape permet de s'assurer du bon contact des deux sections à assembler sur l'élément
chauffant de la soudure bout à bout,
Cette étape permet la création d'un bon pont thermique.

2) L'ETAPE DE CHAUFFAGE :

Cette étape permet à la température de se propager à l'intérieur de la matière.


A cette étape la valeur de pression est proche de zéro, permettant seulement de compenser la
force de friction de façon à éviter le décollement de la surface de l'élément de l'élément
chauffant.

3) L'EJECTION DE L'ELEMENT CHAUFFANT :

Cette étape permet d'enlever l'élément chauffant de façon à permettre la mise en contact
des surfaces à souder.
Cette étape doit d'être la plus courte possible de façon à éviter l'oxydation, les déperditions de
température, ou l'introduction d'éléments étrangers incompatibles avec le soudage.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 44


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

4) L'ETAPE DE SOUDAGE :

Pendant cette étape, à l'interface des deux sections, le bourrelet final se créé, les chaînes
moléculaires se rassemblent de façon à rendre l'assemblage homogène.

5) L'ETAPE DE REFROIDISSEMENT :

La pression de soudage est maintenue pendant le temps de refroidissement durant lequel


l’assemblage ne doit pas subir de contraintes mécaniques.
Un refroidissement brutal ou l’utilisation de réfrigérants sont naturellement proscrits. Un
bourrelet uniforme se constitue sur le pourtour du joint.
Les étapes suivantes doivent être suivies lors d’un assemblage par soudage bout à bout
 Préparation des tubes et/ou pièces à extrémité lisse.
 Mise en place coaxialement dans les mors de la machine.
 Rabotage des surfaces.
 Mise en place du miroir.
 Pression des pièces à assembler sur le miroir durant les paramètres définis.
 Retrait du miroir.
 Mise en pression des pièces à assembler sur le miroir durant les paramètres définis.
 A la fin du temps défini, démontage des mors de la machine.
Vérification de l’homogénéité du bourrelet.

 Défauts de soudage
Une erreur dans les paramètres de soudage induit des défauts dans la mise en œuvre du PE, en
effet l’extrême mauvaise qualité c’est le collage.
Le collage est difficilement détectable d’autant plus qu’il résiste aux essais à 6 bars.

2) PROCEDE D’ASSEMBLAGE PAR ELECTRO SOUDAGE

La réalisation d’un assemblage par électro soudage met en œuvre des pièces de raccordement
électro soudables (pièces de forme ou manchon dans lesquels
 Une résistance électrique a été intégrée lors de la fabrication) permettant de raccorder,
à l’aide d’une machine de soudage, deux tubes entre eux ou un tube et une pièce de
forme à extrémité lisse

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 45


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 LES ÉTAPES :

Pour exécuter correctement un électrsoudage la fouille au droit du raccordement doit être


Suffisamment dimensionnée pour installer puis utiliser au mieux le positionneur-redresseur.

En cas de mauvais temps (pluie, neige, vents, etc…), les opérations de mise en œuvre du PE
doivent toujours être effectuées avec une protection (tente, bâche).Toute trace d’humidité
dans la zone de soudage entraînerait une mauvaise qualité de soudure.

Les différentes étapes à suivre sont :

1) La fouille doit être de dimensions suffisantes pour installer et utiliser au mieux le


positionneur.
 Garder l’accessoire dans son emballage d’origine jusqu’à son utilisation.
2) Marquer et couper le premier tube à la longueur désirée en veillant bien à ce que la
coupe soit perpendiculaire à l’axe du tube.

 Utiliser pour la coupe un outil approprié (coupe tube pour petits diamètres et
guillotine pour grands diamètres).
 Présenter le deuxième tube et le marquer à la longueur désirée. Couper le
deuxième tube en suivant la même procédure que le premier
 Attention: Il est interdit d’utiliser une scie
3) Gratter ensuite légèrement et régulièrement toutes les surfaces à
souder des tubes:(longueur d’un manchon+1cm pour le premier
tube) et (longueur ½ manchon+ 1cm pour le deuxième tube).
 l’épaisseur de la pellicule de polyéthylène doit être de 0.20 à
0.40mm.
 le grattage doit être obligatoirement réalisé avec un outil à
lame.
 Attention: le grattage avec un couteau ou du papier abrasif
est interdit.

4) Eliminer les coupeaux en bout des tubes après grattage et protéger les extrémités des
tubes pour éviter de les salir ou de les toucher avec les doigts.

5) Nettoyer les tubes avec un solvant approprié et un chiffon propre.

6) Marquer sur chaque extrémité des tubes la longueur du demi-manchon avec un


marqueur.
7) Prendre le manchon et nettoyer l’intérieur du manchon avec le solvant dégraissant et le
chiffon propre.

8) Emboiter le manchon sur le tube qui a été gratté sur une longueur de manchon.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 46


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

9) Faire coulisser le manchon sur le deuxième tube Jusqu’à la marque tracée


précédemment et qui indique que le manchon se trouve bien au centre de deux tubes.

10) Vérifier la tension du groupe électrogène avant de mettre en service le poste de


soudage.

11) Suivre scrupuleusement les instructions données par la fiche de soudage et la machine
à souder.

12) Relier les bornes électriques du manchon au poste de soudage.

13) Lire le code à barres comme demandé par la machine.

14) Après soudage, indiquer sur le raccord l’heure prévue de fin de refroidissement (voir
fiche de soudage fourni avec le raccord).

15) Laisser refroidir l’assemblage jusqu’à l’heure indiquée. Démonter le positionneur.

16) Procéder aux essais d’étancheité à l’eau savonneuse.

17) Après avoir réalisé un essai d’étanchéité, il est nécessaire de rincer avec de l’eau claire
toutes les parties concernés. Il est recommandé ensuite de les essuyer.

 Défauts constatés sur les assemblages PE par électrosoudage:

 Dégagement des fumées pendant le cycle de soudage.


 Sortie du PE fondu à l’extérieur du raccord à cause de mauvais
positionnement ; sur énergie….
 Ejection de PE fondu.
 Arrêt de soudage.
 absence de remontée d’un ou des témoins de fusion.
 Déformation persistante du raccord après refroidissement.

 Identification des raccords

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 47


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Les raccords

Les raccords PE utilisés par SONELGAZ sont destinés à la distribution des gaz combustible.
Ils permettent de réaliser l’ensemble de jonctions nécessaire à la construction du réseau de
distribution dans la gamme de diamètre de 20 à 250mm. Ces raccords sont :

 les raccords à emboiture électro soudable (manchons)

 Les raccords PE/Cu à braser.


 les raccords PE /coté a visser à joint sphéro-conique.
 Les raccords PE/acier a soudé.

Les raccords PE/ PE coudes les raccords PE/PE tés.

Joints de transition

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 48


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

-Ce fil est à placer


approximativement à 150 mm de la
génératrice supérieure de la
conduite en polyéthylène.
-Il est interdit de faire enrouler le fil
traceur autour de la conduite
(décharge électrique).

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 49


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

4 . MATERIEL DE RESEAUX DE DISTRIBUTION EN AMP

 LES ROBINETS

Un robinet est un organe d’obturation commandé par l'extérieur qui permet d'établir,
d'interrompre ou de modifier le débit d'un fluide dans une canalisation ou une installation.
Les robinets se désignent généralement par le nom de leur obturateur

• Les principaux types sont :

 les robinets à vannes ou robinets-vannes,


 les robinets à soupapes,
 les robinets à papillon,
 les robinets à tournants (cylindriques - coniques - sphériques).

Le type de robinet utilisé sur les réseaux gaz est le robinet à tournant. Autrefois, appelés
robinets à boisseau, les robinets à tournants sont constitués d'un corps et d'un obturateur.
L’obturateur se déplace dans un mouvement de rotation perpendiculaire au sens du fluide,
appelé tournant.

Le tournant est percé d'un orifice (lumière) qui laisse passer le gaz en position d'ouverture.
Le tournant se termine à sa partie supérieure, par une tige solidaire qui permet la manœuvre
manuelle ou motorisée.
C'est le système le plus sur et dont la manœuvre de fermeture est la plus rapide ( quart de tour ).

• L’emplacement :

Trois (03) types d'emplacements sont pris en considération :

 en chambre,
 en position enterrée,
 en élévation

• Le mode de manœuvre :

Le cas général est la manœuvre par quart de tour, la fermeture s’obtenant par rotation dans le
sens des aiguilles d'une montre.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 50


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

La forme du tournant détermine son appellation, on distingue :


 Les robinets à tournant sphérique
 Les robinets à tournant cylindrique avec lumière du tournant rectangulaire.
 Les robinets à tournant conique standard avec lumière du tournant trapézoïdale et la
petite base du tronc de cone en bas
 Les robinets à tournant conique inversé avec lumière du tournant trapézoïdale et la
petite base du tronc de cone en haut

 Les robinets à tournants cylindriques et coniques sont utilisés exclusivement pour la


fonction sectionnement.
 Les robinets à tournant sphérique peuvent aussi être utilisés exceptionnellement pour
le réglage du débit. Suivant le processus
 Les pertes de charges pour les robinets à tournant restent généralement faibles et
disparaissent en position d’ouverture totale.

- INCONVENIENTS :

 Manque de visibilité de l'ouverture ou fermeture.


 Nécessité de tournants lubrifiés pour parfaire l'étanchéité à l’exception des tournants
sphériques

• Robinets à tournant sphérique (Ball valve) La lumière du tournant est


sphérique.
Ce type de robinet à tendance à remplacer, de plus en plus, les robinets à tournant Cylindrique
ou conique.
C'est le système le plus sûr et dont la manœuvre de fermeture est la plus rapide (quart de
tour).
Ils sont aptes au sectionnement et exceptionnellement au réglage de débit et ils sont très
employés sur le gaz combustible vers les brûleurs des fours.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 51


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

• Robinet à tournant conique standard

Le Diaphragme évite à la garniture d'être endommagée par la rotation du tournant, serré entre
le corps et le couvercle il est un joint efficace contre les fuites à l'extérieur.

Les Rainures sur le tournant et des évidements dans le corps sont conçus pour le graissage
de telle sorte que lorsqu'une rainure traverse la lumière durant la rotation, elle est isolée du
système de graissage sous pression d'où faible perte de graisse pendant la conduite.

• Robinet à tournant conique inversé :

Les robinets à tournant conique inversé sont employés sur Liquides propres.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 52


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Ils comportent une réserve de graisse, mise en pression par un piston et un ressort, Suffisante
pour plusieurs milliers de manœuvres.
Ils sont utilisés pour des diamètres DN 15 à DN 50 et des pressions < 7 bars.

• Les robinets à piston

L’Obturateur est un piston cylindrique, se déplaçant perpendiculairement au sens du fluide.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 53


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Les modes de raccordements :


 Les robinets enterrés sont raccordés :
 par bride,
 par soudage bout à bout.
 Les robinets en élévation sont raccordés :
 par brasure, soudure ou brides,
 par raccords à jonction sphéro-coniques ( MPB ),

 Le mode de manœuvre :
Le cas général est la manœuvre par quart de tour, la fermeture s'obtenant par rotation dans le
sens des aiguilles d'une montre.

 LES JOINTS ISOLANTS

Rôle : le joint isolant est un accessoire qui permet d’interrompre la conductibilité électrique
de deux métaux de même nature ou de nature différente
Il ya trois type de joints :

a) Les joints isolant démontables (amovibles)


Ils se placent toujours à l’air libre et isolent un branchement d’une conduite montante

b) Les joints isolants non démontables (prochind)


Ils se placent généralement enterrés pour isoler un réseau d’un branchement

c) Les joints isolants à brides


Même emplacement que les joints non démontables.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 54


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Les brides sont serrées l’un contre l’autre par des boulons avec interposition d’un joint
de faible épaisseur (1à 2 mm) la matière constituant le joint est en général, un carton à
base d’amiante (Klingérite), avant montage, la rondelle est enduite d’un mastic

 DETENDEURS REGULATEURS

Introduction

La fonction première du détendeur régulateur est d’abaisser la pression délivrée par le réseau
à une pression inférieure et de la maintenir à une valeur constante, réglée d’avance,
indépendamment du débit.
Il assure la sécurité par coupure du débit de gaz en cas :
 d’excès de débit : raccordement à un appareil réclamant un débit supérieur aux
possibilités du régulateur ou bien une rupture de la canalisation en aval ;
 de manque de pression amont : canalisation amont surchargée ou de diamètre
insuffisant pour assurer le débit de l’appareil raccordé ;
 de manque de pression aval : demande de gaz trop importante ou tuyauteries aval
endommagée

Il assure également la sécurité en cas d’excès de pression aval : non-étanchéité d’un clapet
interne au régulateur, avec échappement par évent.

 DIFFERENTS TYPES DE DΈTENDEURS-RΈGULATEURS

On distingue deux grands types de détendeurs-régulateurs suivant le


mode d’action sur la membrane

TYPE 1 : détendeurs à action directe :

Ce sont les détendeurs dans lesquels la pression aval agit directement sous la membrane et
dont l’action est compensée par un ressort ou un poids ou un coussin gazeux

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 55


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Détendeurs régulateurs à coussin gazeux


Ce sont des régulateurs détendeurs, dans lesquels le poids est remplacé par une capacité de
gaz sous pression .leurs fonctionnement est le même que ceux à poids et à ressort

Membrane Coussin gazeux

Robinet Robinet pointeau 2


pointeau 1 Soupape

Pour augmenter la Pc il suffit de gonfler la Pr par le robinet pointeau 2 branché


à l’aval

TYPE 2 : détendeurs à action indirecte :

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 56


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Ce sont les détendeurs dans lesquels le poids ou le ressort est remplacé par une pression de
gaz, elle-même régulée en fonction de la pression aval par un seconde détendeur appelé pilote

Détendeurs régulateurs de branchement

Il existe différents Modèles de régulateurs pour équiper les réseaux, appelés régulateurs de
branchements et désignés par le débit : B6 – B10-B25

1- MODELE DES DETENDEURS UTILISENT A LA SONELGAZ :

 Modèle B6, B10 et B25 (DROIT) c’est de marque SINGER sous licence AMC

 Modèle B6, B10, B25 (Equerre) c’est de la marque ENERGICAL/ MESURA

 Modèle B6, B10, B25 de marque clesse mandet


2- CARACTERISTIQUES
Pression nominale Amont : minimale = 0,4 bar
Maximale = 4 bar
Pression nominale Aval : Gaz Naturel H = 21 mbar
Gaz naturel L = 25 mbar
Propane = 39 mbar

désignation Gaz naturel propane


B6 06m3/h 04m3/h
B10 10m3 /h 6,5m3/h
B25 25m3/h 15m3 /h

3- MARQUAGE : chaque détendeur régulateur doit porter les inscriptions suivantes :

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 57


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Marque ou sigle du constructeur


 Modèle (B6, B10, B25)
 Année de construction
 Sens du courant gazeux ( E-Entrée ; S-Sortie )
 Plaque de codification
 Pression nominale aval sur le plombage du dispositif de réglage de pression.

4- PLOMBAGES :

Plombages de tous les orifices et de l'accès au dispositif de réglage de la pression aval.

5- SECURITE :

Le détendeur régulateur doit être muni d'un déclencheur de sécurité :


- Sécurité lors d'un excès de pression aval
- Sécurité lors d'un manque de pression amont
- Sécurité lors d'un excès de débit
- Sécurité lors d'une détérioration d'une membrane

RACCORDEMENT

Calibre Entrée Calibre Sortie


B6 15JSP.PDG 20JP.PdC
B10 15JSP.PDG 32JP.PdC
B25 15JSP.PDG 32JP.PdC

N.B :
JSC : Joint Sphéro- Conique
JP : Joint Plat
PdG : Pas du Gaz (Filetage- Taraudage)
PdC : Pas du Compteur (Filetage- Taraudage)

 LES COFFRETS :

Abri destiné à protéger le matériel de branchement et de comptage contre les climats et les
intempéries.
Le coffret doit être encastré, il doit rester étanche dans le mur, aéré vers l’extérieur et protégé
contre les infiltrations d'eau.
La hauteur de pose du coffret S100, S300 ou du portillon S400 est comprise entre 80 cm et
120 cm.

 Coffret S100 : comporte joint isolant + robinet.


 Coffret S200 : comporte joint isolant + robinet + détendeur.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 58


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Coffret S300 : comporte joint isolant + robinet +détendeur + compteur.


 Coffret S400 : comporte joint isolant + robinet +détendeur + compteur.

IV : LES COMPTEURS GAZ

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 59


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Sommaire

INTRODUCTION

DESIGNATION DES COMPTEURS

CHOIX D’UN COMPTEUR

PLAQUE SIGNALETIQUE

LES DIFFERENTS TYPES DE COMPTEURS

1.1 COMPTEURS A PAROIS DEFORMABLES :


2. Principe de fonctionnement
3. AVANTAGES ET INCONVENIENTS
COMPTEURS A PISTONS ROTATIFS
4. Principe de fonctionnement
AVANTAGES ET INCONVENIENTS

LES COMPTEURS GAZ

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 60


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

5. INTRODUCTION :
Les appareils de comptage du gaz appelés aussi compteurs de gaz sont des instruments de
mesure qui permettent à SONELGAZ de mesurer et de facturer l’énergie consommée par le
client.
 SONELGAZ en vertu d’un accord avec l’abonné, la facturation du débit de gaz est
exprimée en thermies par heure (th/h) pour ce dernier
 Ce débit est appelé Débits mis à Disposition (DMD)

6. DESIGNATION DES COMPTEURS :

Les compteurs sont désignés par la lettre G (gaz) suivi d’un chiffre permettant de connaitre le
débit minimal d’exactitude.
Exemple : G4
G6

7. CHOIX D’UN COMPTEUR :

 Le type de compteurs à installer doit être choisi selon les trois paramètres suivants:
3 3
 Le débit maximum m /h ou Nm /h
3 3
 Le débit minimum m /h ou Nm /h

 La pression d’utilisation en mbar

8. PLAQUE SIGNALETIQUE :
Chaque compteur doit porter les inscriptions suivantes :

 Raison sociale du fabriquant


 Le numéro d’approbation par le service des instruments et mesures.
 Le numéro du compteur.
 L’année de fabrication.
 Les débits maximal et minimal.
 La pression maximale de fonctionnement
 Le volume mesuré à chaque cycle.
 La désignation normalisée du compteur

9. LES DIFFERENTS TYPES DE COMPTEURS :


Les compteurs de gaz utilisés en distribution sont de trois types :
9.1 COMPTEURS A PAROIS DEFORMABLES :

Les appareils de ce type sont placés


chez la clientèle domestique ainsi que
chez les abonnés commerciaux et
industriels de petite et moyenne
importance appelant des débits de 4
à100
Tél. 032m 3
44/h
88 72, Fax 032 44 80 61
90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Principe de fonctionnement

La membrane, mobile et étanche au gaz, de chaque compartiment est mise en mouvement par
la différence de pression entre l’amont et l’aval du compteur. Les tiroirs de distribution
admettent le gaz alternativement d’un cote de la membrane, puis de l’autre, et d’un
compartiment a l’autre.
Les deux membranes sont reliées chacune a un embiellage qui transforme le mouvement
alternatif des soufflets en un mouvement de rotation continu entrainant le totalisateur
mécanique.

 AVANTAGES ET INCONVENIENTS
Ce type de compteur se caractérise par des avantages et des inconvénients :
 AVANTAGE :
- grande dynamique de mesure,
- exactitude aux faibles débits,
- entretien minimal,
- période de vérification : 20 ans,
- fonctionnement à faible pression et débit.
 INCONVENIENTS :
- encombrement important pour les grands calibres,
- bruyant,
- risque de coupure de gaz en cas de blocage.
- volume de gaz emmagasiné de façon permanente dans le compteur est
important

 DOMAINE D'UTILISATION DES COMPTEURS :


Les compteurs à parois déformables sont utilisés pour les pressions et les
débits suivants
Débit (m3/h) Pression de service (mbar)

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 62


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

2,4 - 3,6 - 6 - 9,6 - 15 - 24 - 39 - 37


60 (propane)
4 - 6 - 10 - 16 - 40 - 65 21

La gamme des compteurs est donnée dans le tableau suivant :

Désignatio Débit maximal Débit minimal Valeur Ancienne


n Qmax Qmini minima désignati
m3/h [m3/h] le du on
volume
Gaz Gaz cycliqu
naturel propane naturel propane e
V [dm3]
G 2,5 4 2,4 0,025 0,015 1,2 4/20
G4 6 3,6 0,040 0,024 2 6/20
G6 10 6,0 0,060 0,030 3,5 10/32
G 10 16 9,6 0,100 0,060 6 16/32
G 16 25 15 0,160 0,096 10 25/40
G 25 40 24 0,250 0,150 18 40/50

G 40 65 39 0,400 0,240 30 65/65


G 65 100 60 0.650 0, 390 55 100/80
3
NB : Ancienne appellation : le premier chiffre indique le débit max en m /h et le second indique le diamètre de
la tubulure

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 63


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

9.2 COMPTEURS A PISTONS ROTATIFS :

Elles sont installées au niveau des postes de détente (poste de livraison) destinés aux clients
appelé gros consommateurs, ils sont les propriétés de ces derniers et ils sont entretenu et
renouvelé par sonelgaz a la charge de consommateur

 Principe de fonctionnement
Ce compteur se compose essentiellement de 2 mobiles en forme de 8 perpendiculaire entre
eux, ils tournent dans une enveloppe cylindrique.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 64


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 La demande de fourniture de gaz produit une différence de pression entre l’entrée et la


sortie du compteur celle-ci provoque la rotation du mobile.
 Pour chaque tour complet d’une pale, le mobile passe deux fois dans la position
horizontale, fermant ainsi deux volumes entre lui-même et l’enveloppe, il s’ensuit que
le volume cyclique du compteur égal à 4 fois le volume emprisonné.

 AVANTAGE :

 bonne dynamique de mesure,


 faible sensibilité aux perturbations,
 fonctionnement à basse et haute pression.

 INCONVENIENTS :

 nécessite un entretien périodique (lubrification),


 nécessite une bonne filtration du gaz,
 coupure de gaz en cas de blocage,
 période de vérification : 5 ans.
 Domaine d'utilisation des compteurs :

Ce type de compteurs est adapté pour les deux niveaux de pressions de services utilisées par
les distributeurs.
Débit (m3/h) Pression de service (mbar)
65-100-160-250 21-300

La gamme des compteurs est donnée dans le tableau suivant :

Désignation Débit max. m3/h Débits min. m3/h


G40 65 3
G65 100 5
G100 160 8
G160 250 13
G250 400 20

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 65


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

G400 650 32
G650 1000 50

3.3 COMPTEURS DE VITESSE A TURBINE :

Ce type de compteur peut être considéré comme un anémomètre (vitesse du vent) auquel on
ajoute une couronne de distribution dont le rôle est de transformer une partie de l’énergie
cinétique du courant gazeux en énergie mécanique. Il occasionne une faible perte de charge et
en cas de blocage accidentel du mouvement, il laisse toujours passer le gaz

 PRICIPE DE FONCTIONNEMENT

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 66


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Le flux gazeux est canalisé par un diffuseur pour avoir un débit en régime laminaire .Celui-ci
traverse la turbine dont les ailettes sont orientées d’un certain angle par rapport à l’axe du
courant gazeux. La turbine sous l’action de la force d’écoulement du gaz entrainée en rotation
avec une vitesse angulaire qui est proportionnelle au débit c’est -à-dire au volume de gaz
mesuré par unité de temps. Un système d’engrenage relie la turbine au totaliseur et
éventuellement à un système d’enregistrement à distance

Ces compteurs sont caractérisés par les avantages et les inconvénients suivants :

 AVANTAGE :

 entretien minimal,
 pas de coupure de gaz en cas de blocage,
 faible encombrement.

 INCONVENIENTS :
 risque de détérioration des ailettes suite à :
 Une mauvaise filtration,
 Une survitesse pendant le démarrage du poste.
 faible dynamique de mesure,
 surcomptage en fonctionnement "tout ou rien"
 période de vérification : 5 ans.

DOMAINE D'UTILISATION DES COMPTEURS :

Ce type de compteurs est utilisé pour les débits supérieurs à 100 m3/h et pour toutes les
pressions de service usuelles.

Débit (m3/h) Pression de service (mbar)


160-250-400-650-1000-1600-2500 21-300-1000

La gamme des compteurs est donnée dans le tableau suivant :

Désignation Débit maximal (m3/h) Débit minimal (m3/h)


G100 160 8

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 67


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

G160 250 13
G250 400 20
G400 650 32
G650 1000 50
G1000 1600 80
G1600 2500 125
G2500 4000 200
G4000 6500 320

10. CORRECTION DU VOLUME


L’unité de mesure du compteur de gaz de votre installation domestique est le mètre cube (m3).
Votre consommation est ensuite facturée en kilowattheures (kWh). Il y a donc conversion de
mètres cubes en kilowattheures.

Ce coefficient de conversion, qui sert à transformer en énergie le volume mesuré par le


compteur, varie en fonction du lieu et en fonction du temps. Dans la pratique, pour la clientèle
résidentielle, la valeur du coefficient de conversion va dépendre de 2 paramètres : l’altitude et
la composition du gaz.

 L’altitude réduit la pression atmosphérique et la densité du gaz.


 Quand l’altitude augmente, la densité du gaz baisse et un même volume représente
de moins en moins d’énergie.
 La composition varie de façon importante en fonction du type de gaz naturel distribué : le
gaz H ou B.
 Le gaz H, a un haut pouvoir calorifique (coefficient autour de 11).
 Le gaz B se caractérise par un plus faible pouvoir calorifique (entre 9 et 10)

↘ Le coefficient de conversion permet à tous de faire bouillir un litre d’eau pour le


même coût !

La LOI DES GAZ

Pression ×Volume
=Constante
T

Ces 3 termes (Pression, Volume et Température) sont indissociables


pour caractériser la
Quantité de gaz dans une unité de Volume.

Pour les calculs, distinguons quelques conditions liées au traitement du


mesurage des GAZ.
 Les conditions de service

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 68


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 VS = Volume de service
 PS = Pression de service en bar ou Pa [Absolue]
 TS = Température de service en °K
 QVS = Débit volumique aux conditions de service

 Les conditions Normales


 VN = Volume aux conditions Normales
 PN = Pression Normale [1,013 bar absolu]
 TN = Température Normale [273,15°K]
 QVN = Débit Volumique en Nm3/h ou Nm3/s

N pour dire Normo

 Les conditions Standard


 VST = Volume aux conditions standard
 PST = Pression standard = 1,013 bar absolu
 TST = température Standard = 15°C soit 288,15°K
 QVST = débit volumique en St m3/h ou St m3/s

La pratique de la facturation


 Le volume VN à la pression normale de 1013 mbar (millibar) = 1013 hPa (hecto
Pascal) à la température de 0 °C c′est-à-dire 273,15°K est la référence à laquelle est
associé le prix unitaire du gaz.

 Le volume VST à la pression PST et à la température TST (de service) sera


ramené au volume VN dans les conditions normales de pression et de température par
les relations suivantes :

↘Si TN et TST sont en °C alors,


PN . VN PST . VST
=
TN TST

PN . VN PST . VST
=
273 ,15 TST +273 , 15

↘VN = VST.
PST 273 ,15
.
PN TST +237 , 15

↘VN = VST × αP × αT

 αP : est le coefficient correcteur de pression


 αT : est le coefficient correcteur de température

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 69


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

NB: la correction de volume ne se fait pas lorsqu’elle est déjà prise en compte dans la
correction du PCS.
 Q(th)=volume relevé * PCS corrigé

11. INTRODUCTION AU COMPTAGE ELECTRONIQUE

 INTRODUCTION
Dans le cadre de sa politique d’amélioration de la surveillance et de l’exploitation des postes
de livraisons aux distributions publiques et aux clients industriel. La Sonelgaz à introduit en
1995 à titre d’expérimentation, des systèmes électroniques permettant la retransmission des
débits, pression température, vert le centre de surveillance

 LE SYSTEME DE LA TELEEXPLOITATION
Ce système à été choisi pour la télé -exploitation des postes de comptage d’un réseau de
distribution de gaz. En règle générale, l’organe primaire de mesure est un compteur à turbine
ou à un compteur à pistons rotatifs auquel on ajouté un intégrateur qui à pour fonction
essentielle l’enregistrement des consommations mesurées par le compteur de gaz délivrant des
impulsions basse fréquence. Il dispose d’un modem intégré qui permet de l’interroger à
travers le réseau téléphonique commuté.
En utilisant un micro-ordinateur équipé d’un modem.il est possible d’effectuer la télé relève
des bases de données grâce à un programme informatique.
Ce système peut également assurer des fonctions annexes, telle que la surveillance ou le suivi
de maintenance préventive, destinées aux exploitations du réseau

CONVERTISSEUR PTZ :

Définition
Un convertisseur de volume de gaz est un dispositif électronique qui permet de ramener les
volumes de gaz mesurés dans les conditions de service à des volumes de gaz
contractuels(15°C, 1bar) .

1-2 Références de bases de la conversion (adoptées par SONELGAZ)

• Tb = 15°C (288,15°K)
• Pb = 1bar
• Zb = 1

FORMULATION DE LA CONVERSION PTZ

P × Tb× Zb
V Corrigé = Pb × T × Z ×V brut

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 70


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Vbrut : Volume de gaz mesuré par le compteur

Vcorrigé : Volume corrigé

Pb : Pression de base (1 bar)

Tb : Température de base 15 °C

Zb : Facteur de compressibilité dans les conditions de base ( Zb = 1)

Z: Facteur de compressibilité calculé selon les méthodes suivantes :

FONCTIONNEMENT DU CONVERTISSEUR DE VOLUME PTZ

On distingue deux fonctionnalités principales :


 Le calcul automatique du volume converti (corrigé) au moyen de la formule de
conversion présentée précédemment.
 Mesure et affichage des paramètres pression et température de service.
 Le contrôle des paramètres physique du gaz (P, T) : signalisation des défauts ou
anomalies qui surviennent au cours du fonctionnement de l’appareil convertisseur
PTZ.
 Archivage de la base de données comptage et des paramètres pression et température

Schéma d’une Installation type d’un Compteur à Turbine + Correcteur PTZ

Remarque : La prise de pression peut être sur le compteur mécanique

VÉRIFICATION DU CONVERTISSEUR
 Vérifications visuelles

Une vérification du convertisseur doit être effectuée chaque décade par un agent du
district et doit procéder aux opérations suivantes:

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 71


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

 Vérification visuelle de l’état du convertisseur (présence de dommages physiques,


présence d’alarmes,…)
 Relève de la pression
 Relève de la température
 Relève de l’index corrigé du convertisseur
 Vérification de la synchronisation des index brut du compteur et convertisseur
 Relève mensuelle
Le district doit effectuer mensuellement une relève par PC portable du correcteur,
pour alimenter le base de données comptage.

Procédure de vérification (semestrielle)


 Effectuer un top de comparaison de 30 minute
 Relever les index brut initial du compteur (I1) et du convertisseur (I2 )
 Relever les index brut final du compteur (I3) et du convertisseur (I4 )
 Volume compteur à turbine : V compteur= (I3 – I1)
 Volume brut convertisseur : V convertisseur = (I4 – I2)

Si : V compteur = V convertisseur , les index compteur et convertisseur sont synchronisées

( transmission des impulsions correcte)

Si : V compteur différent du V convertisseur , les index compteur et convertisseur ne sont


pas synchronisées, procéder au contrôle de l’emetteur BF

La mesure de la pression du gaz doit s’effectuer avec un manomètre de précision.

La mesure de la température doit s’effectuer avec un thermomètre digital de précision

CALCULATEUR ÉLECTRONIQUE DE DÉBIT


Définition
 Le calculateur électronique de débit est un dispositif électronique qui calcule le
débit selon la norme ISO 5167 (la plus utilisée)
 Le calculateur électronique de débit recueille les signaux électriques 4-20 mA des
grandeurs (P,T,DP) provenant des capteurs transmetteurs installés à proximité de
la rampe de comptage
VÉRIFICATION DU CALCULATEUR DE DÉBIT (SEMESTRIELLE)

 Vérification de pression du gaz avec un manomètre de précision ou une balance


électronique.
 Vérification de la température doit s’effectuer avec un thermomètre digital de
précision.

Schéma d’une Installation d’un Débitmètre à Diaphragme

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 72


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

TÉLÉ RELÈVE DES CORRECTEURS ET CALCULATEURS

Il s’agit d’exploiter le correcteur ou le calculateur à distance via une ligne téléphonique fixe
ou GSM.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 73


90
TECHNOLOGIE GAZ LG 001/GD V. 0.0

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 74


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

I. 1. GENERALITES
La plupart des métaux usuels se trouvent dans la nature sous forme de minerais (oxydes,
sels) qui constituent des formes stables de ces métaux.
Une fois abandonnée à l’action de la nature (structures enterrées ou immergées,…), Ces
métaux se transforment plus ou moins rapidement pour revenir à l’état stable de minerais :
Cette dégradation est l’œuvre de la corrosion.

2. ÉLEMENTS ET RAPPELS D’ELECTROCHIMIE

 Structure de l’atome :
Un corps pur est formé de molécules, toutes identiques. Les molécules sont elles-mêmes
formées d’un ou plusieurs atomes.
L’atome est constitué de :
 Le noyau
 les électrons qui gravitent autour de lui.
L’atome est électriquement neutre, le noyau est donc chargé d’électricité positive pour
annuler les charges d’électricité négatives des électrons

Les électrons et le noyau d'un atome sont liés par l'interaction


électromagnétique. En effet, le noyau atomique a une charge électrique
positive, grâce aux protons, alors que les électrons ont une charge
électrique négative. Ainsi, parce que leurs charges électriques sont
opposées, le noyau atomique et les électrons s'attirent, ce qui permet aux
atomes de ne pas perdre leurs électrons.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 75


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

GLOSAAIRE
 Ions :
 Un ion est un atome qui a perdu ou capté un ou plusieurs électrons.
 Un atome peut perdre un ou plusieurs électrons ; il devient un ion positif.
 Un atome peut capter un ou plusieurs électrons ; on dit que l’atome est devenu un ion négatif.
 Isolants :
Dans les isolants, les atomes sont associés en molécules électriquement neutres.
 Conducteurs métalliques :
Dans un conducteur métallique, le courant électrique est une migration d’électrons qui se dirigent
vers le pôle positif du générateur.
Par convention, le courant électrique circule en sens inverse de celui des électrons, c’est-à-dire du
pôle (+) au pôle (–) à l’extérieur du générateur.

PH d’une solution :

+
Le PH est par définition, une mesure de l’activité des ions H contenues dans une eau.
PH˂7 : solution acide
PH = 7 : solution neutre
PH˃7 : solution basique
Conducteurs liquides (électrolytes) :

 On appelle "ELECTROLYTE" un milieu conducteur de l'électricité, dont la conduction est de


nature ionique et non pas électronique comme avec les métaux.

 Tous les électrolytes (eau + sel, base ou acide) conduisent le courant

Nacl Na+ + cl-

 Sous l’action d’un champ électrique, les ions positifs se dirigent vers le potentiel le plus bas, tandis
que les ions négatifs se dirigent vers le potentiel le plus haut.

NB : La conductivité des électrolytes est faible par rapport à celle des métaux.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 76


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

 Un Oxydant : est une espèce chimique capable de fixer un ou des électrons :

OX + ne- Red

Oxydation
Fe(s) Fe2+ + 2 e-
 Un réducteur : est une espèce chimique capable de libérer un ou des électrons :

Red Ox + n e-

Réduction
1
O2 + H2O + 2e- 2OH-
2

 Oxydation : c’est une perte des électrons.

 Réduction : c’est un gain des électrons.

 Anode : c’est l’électrode où se produit l’oxydation.

 Cathode : c’est l’électrode où se produit la réduction.

 Un couple oxydant/réducteur peut être présenté sous forme : Fe2+/Fe.

 Il en est de même pour l’oxygène : O2/OHˉ.

 Le sol comme électrolyte

Le sol est un amalgame (mélange) complexe de solides, liquides et gaz, parfois agressif, ce
qui conduit à des corrosions extrêmement rapides, mais qu'il est, dans certains cas,
parfaitement inerte et n'a qu'une action tout à fait négligeable.
L'agressivité absolue du sol pour un métal découle de ses propriétés physiques et chimiques.

 Propriétés physiques des sols

 Le sol contient de grandes quantités de minéraux différents de granulométrie


variable selon leur provenance.

 Les sables contiennent des particules pouvant atteindre 2 mm, les particules
constitutives de l'argile n'ont que quelques microns de diamètre.

 Les sols contiennent de l'eau

 Les sols contiennent des gaz

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 77


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

 A la profondeur des conduites, il y a presque toujours de l'air, donc de


l'oxygène, beaucoup dans les sols sableux ou poreux, moins dans les sols
compacts argileux.

 Propriétés chimiques des sols

Elles sont mises en évidence par la mesure du pH. La plupart des sols ont un pH compris entre
5 et 8.
 Les sols contiennent des sels dissous à des concentrations de 100 à 1500 ppm.
La teneur en sel est fonction des précipitations.
 Les cations les plus répandus, cause d'agressivité, sont les ions potassium (K+), sodium
(Na+), magnésium (Mg+2) et calcium (Ca+2).
 Les anions présents, chlorures (Cl-) et sulfates ( SO4-2), augmentent la conductibilité de
l'électrolyte et facilitent donc les transferts électriques causant les corrosions.

Influence de la nature du sol


L'agressivité d'un sol dépend principalement :
• De sa résistivité
• De sa nature chimique, du pH
• De son taux d'humidité,
• De la granulométrie, de l'aération du milieu.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 78


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

II. LA CORROSION

1. DÉFINITION :

On définit la corrosion comme la destruction des métaux qui se produit


sous l'effet de réactions chimiques ou électrochimiques, lorsqu'ils sont en
contact avec un électrolyte.

Dans le domaine qui nous concerne, la corrosion est un phénomène


purement électrochimique puisqu'il s'agit d'échanges d'électrons en
présence d'un électrolyte. Il y a dissolution du métal.

III. DIFFERENTS TYPES DE CORROSION

➀ CORROSION CHIMIQUE :

C’est l’attaque directe du métal par le milieu ambiant en fonction de :


 sa composition chimique
 son aération,
 la présence de produits agressifs (eau industrielle)
EX :
Si on plonge un morceau de fer dans une solution d’acide chlorhydrique (HCL), l’acide va
attaquer le fer suivant la réaction chimique suivante :
Fe + 2HCl FeCl2+H2

Qui s’interprète de la façon suivante : la solution électrolytique renferme des ions positifs
d’hydrogène H+ et des ions négatifs de chlore Cl-, comme tout corps plongé dans un
électrolyte, le fer à tendance à faire passer des ions Fe++ dans la solution, ceux-ci s’unissent
aux ions Cl- pour former des atomes neutre de chlorure de fer FeCl2 donc il y a corrosion du
fer par l’acide de HCl
 Remarque : la corrosion chimique pure se rencontre assez peu en pratique.

➁CORROSION ELECTROCHIMIQUE :

Elle est caractérisée par circulation d’un courant électrique engendré par le système (conduite
– sol).
Cette corrosion est susceptible à l’hétérogénéité soit :
 du métal,
 du sol (électrolyte).

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 79


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

➁ .1 Hétérogénéité de l’électrolyte :

a) Le phénomène d'aération différentielle

Ce phénomène, étudié par EVANS, est dû au couplage du métal, de zones aérés et de zones
désaérées.

La zone désaérée joue le rôle d’anode : il y a oxydation du fer suivant la demi-réaction :

Fe Fe+2 + 2e-

La zone aérée joue le rôle de cathode. La demi-réaction de réduction peut s’écrire :

O2 + 4 e- + 4H+ 2H2O

Les électrons vont de l’anode à la cathode à travers le métal, tandis que les ions ferreux partent de la
zone anodique vers l’électrolyte.

ALORS !
La conduite qui traverse des différents terrains sera soumise à des différences de potentiel. On dira
qu’il y a dans ce cas « pile géologique » et naturellement des zones (sur la conduite) anodiques et
cathodiques.
Le potentiel le plus négatif étant dans le terrain argileux (zone anodique). C’est-à-dire la partie de la
conduite qui se trouve dans cette zone se corrodée

 Piles géologiques :

Pour éviter ce phénomène les conduites doivent être posées sur un lit de sable.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 80


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

b) Corrosion bactérienne :

Il y a des bactéries se trouvant dans le sol qui provoquent la corrosion des ouvrages
métalliques enterrés, cela est dû à l’absence d’air (oxygène).
 Ces dernières corrosions se caractérisent par le dégagement d’une odeur
sulfureuse très prononcée.
 Elles se rencontrent dans les terrains imperméables, souvent à proximité de la mer
ou avec des eaux déjà chargées de bactéries.
 Des micro-organismes se rencontrent également dans des terres chargées de
détritus organiques.

c) corrosion par les courants vagabonds

On appelle "courants vagabonds" les courants continus qui circulent dans le sol. Ces
courants se rencontrent principalement dans : les lignes de chemin de fer

La traction électrique en courant continu (S.N.C.F., R.E.R. ou autre) ou tout autre type
d'appareillage (pont roulant, grues, etc ...) ont en principe une alimentation par un pôle isolé et
un retour par les rails de roulement.

En fait, la continuité de ces liaisons de retour n'est pas toujours parfaite et leur isolement par
rapport au sol souvent défectueux
Un partie des courants passe donc des rails dans le sol, rentre dans la canalisation voisine,
circule dans la conduite et repasse de cette canalisation vers la source.
C'est dans le secteur de cette sortie de courant qu'il y a perte de métal.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 81


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

➁ .2) Hétérogénéité de la conduite :

a) Couples galvaniques :

Il en résulte que lorsque deux métaux, de nature différente, sont reliés électriquement et
plongés dans le même électrolyte, il y’a formation d’une pile.
 Le métal dont le potentiel est plus négatif devient l’anode de la pile : il se
corrode ;
 l’autre métal devient cathode et est le siège de réactions de réduction des ions
de l’électrolyte.
Alors le métal de la cathode est protégé.

Alors :
La corrosion humide (électrochimique) doit donc réunir simultanément quatre facteurs pour
pouvoir se déclencher :

 Une anode : c'est la partie du métal où se développe la réaction d'oxydation


entraînant une dissolution de cette partie sous forme de cations positifs dans le
milieu aqueux.

 Une cathode : c'est la partie du métal où se développe la réaction de réduction


d'une espèce contenue dans l'électrolyte (dégagement d'hydrogène par réduction
d'ions H+ , formation d'eau par réduction de l'oxygène en milieu acide, formation
d'ions OH- par réduction de l'oxygène en milieu basique, dépôt d'un métal par
réduction d'un de ses cations…)

 Un conducteur électrique qui puisse véhiculer les électrons libérés à l'anode vers
la cathode. Ce rôle est assuré par le métal lui-même.

 Un conducteur ionique qui puisse permettre la migration des cations libérés à


l'anode vers les anions libérés à la cathode pour assurer la neutralité électrique et
fermer le circuit électrique Ce rôle est joué par le milieu électrolytique lui-même.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 82


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

IV. POTENTIEL D’ELECTRODE

Soit une lame métallique (métal M)


Ce potentiel
plongeant dans une solution est
contenant les ions métalliques M n +. caractéristi
que du
Il existe une différence de potentiel couple mis
entre la lame métallique et la en jeu.
solution.
Par définition, cette différence de
potentiel est appelée potentiel E (M n + / M

 Mesures de potentiel
L'électrode standard à hydrogène a été choisie arbitrairement comme zéro de l'échelle
des potentiels, mais dans la pratique on utilise des électrodes de référence plus simples,
telles l'électrode Cu/Cu SO4,
 L'électrode de référence arbitrairement
choisie est l'électrode standard à
l'hydrogène. Elle est constituée d'un
métal inerte (platine) plongé dans une
solution d'acide normale à 25° C dans
laquelle on effectue un barbotage
d'hydrogène sous une pression d’une
atmosphère.

 Le platine sert uniquement de donneur


et d'accepteur d'électrons pour la
réaction :

 L’acide sulfurique est un composé


chimique de formule H2SO4

Les échanges de courant électrique à l’interface métal-électrolyte sont régis par des
différences de potentiel.
Ce potentiel a une valeur déterminée pour un métal donné et permet le classement des métaux
suivant leur aptitude à s’ioniser.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 83


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

 L'échelle de NERNST
L'échelle de NERNST permet ainsi le classement des métaux du point de vue de leur
noblesse et de déterminer le comportement d’un métal par rapport à un autre.

 L'électrode Cu/CuSO4 est la plus couramment employée pour les


mesures de potentiel sur les conduites enterrées.
 Le potentiel de cette électrode de référence est, à 25°C, égal à +316 mV par rapport à
l'ENH.

Pour la fiabilité de la mesure il


faut prendre les précautions
suivantes :

 La tige en cuivre doit être


propre et non oxydée.
 La solution doit être
saturée (reste au fond des
cristaux sulfate de cuivre).
 Humidifier l’emplacement
de l’électrode.
 Eviter de placer l’électrode
dans des endroits trop
résistants,
L’électrode doit être placée au
droit de l’axe de la conduite

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 84


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

 Diagramme de corrosion (POURBAIX).


Le suivant diagramme représente la corrosion du fer dans une solution aqueuse,
 En ordonnée : le potentiel en voltes
 En abscisse : le PH de solution (degré d’acidité ou d’alcalinité)
PH˂7 : solution acide
PH = 7 : solution neutre
PH˃7 : solution basique

Un domaine de corrosion où le fer se dissou


dans la solution, stabilité des ions ferreux e
ferrique (Fe3+, Fe2+)

Un domaine de passivation où le fer est


protégé par un film superficiel qui l'isole du
milieu ambiant (Fe+2O3)

Un domaine d'immunité où le fer reste à l'état


métallique et ne peut donc se corroder,
Domaine d'immunité retenu par le professeur
POURBAIX :
• Potentiel : - 933 mV
Domaine d'immunité pratique :
• Potentiel : - 850 mV

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 85


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Le présent diagramme montre qu’il est possible de protéger le fer par les trois méthodes
suivantes :
1) Elever le potentiel pour se trouver dans la zone de passivation .Ce procédé est connu
sous le nom de protection anodique, c’est-à-dire que le métal est protégé par son
propre oxyde. Cette protection ne l’est pas pour le fer, du fait de l’instabilité de ses
oxydes protecteurs et par crainte d’éventuelle variation du PH.

2) Rendre le milieu alcalin (basique) de manière à dépasser le PH 10

3) Abaisser le potentiel pour se trouver dans la zone d’immunité (dégagement


d’hydrogène).Ce procédé beaucoup plus utilisé est connu sous le nom de protection
cathodique
 Mesure de la résistivité des sols

Elle est généralement effectuée avant la pose de l’ouvrage.

On utilise la méthode des quatre piquets ou du WENNER qui consiste à enfoncer dans le sol
en ligne droite et équidistants quatre piquets.

 On alimente les piquets extrêmes à l’aide d’un générateur de courant et on mesure


aux bornes des deux piquets intermédiaires la chute de potentiel.

 En faisant varier la distance d’écartement des électrodes (a) on peut mesurer la


résistivité à différentes profondeurs.

Description des piquets :


Les piquets sont des tiges en acier de diamètre 12
mm et d'une longueur de 40 cm environ.
 Pour que la mesure soit faite dans de
bonnes conditions il suffit d'enfoncer les
piquets d'une dizaine de centimètres (<
a/5) et de veiller tout particulièrement
au bon contact avec le sol des deux B N M A
piquets extrêmes.

V
ρsol= 2 π a I = 2 π a R

 sol : Résistivité du sol en Ohm.m à une profondeur inf. a/5


 a : Distance entre les piquets en mètre.
 V : Différence de potentiel en volts entre piquets N et M.
 I : Intensité de courant en ampère entre les piquets N et M.
 R : Résistance du sol en Ohm.
 Classification des sols

✎Plus la résistivité de 86
Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 l'électrolyte est faible plus le
90
milieu est conducteur de
l'électricité.
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Résistivité du sol (Ω.m) Degré d’agressivité du sol

< 10 Très Fortement agressif

10 - 20 Fortement agressif

20 - 35 Moyennement agressif

35 - 50 Faiblement agressif

50 - 100 Très faiblement agressif

> 100 Non agressif

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 87


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

V. LA PROTECTION CATHODIQUE

La protection cathodique est une technique permettant :

 De réduire la vitesse de corrosion d'un matériau métallique, en


présence d'un milieu aqueux,

 En diminuant le potentiel de corrosion du métal (polarisation


cathodique d'où le terme protection cathodique).

Pour cela on fait circuler un courant électrique entre une anode auxiliaire
et le matériau à protéger qui constitue la cathode.

Ce courant qui circule donc du milieu vers le métal, est ajusté de façon à
atteindre une valeur de potentiel pour laquelle la vitesse de corrosion du
métal devient très faible.

NB : Cette protection s'applique à toute structure métallique en contact


avec un environnement aqueux notamment les ouvrages en acier au
carbone enterrés ou immergés

1) LA PROTECTION PASSIVE
1-1- ROLES :

Elle a 4 rôles :
➀Réalisation de l'isolement du métal par rapport au milieu : tout défaut de cet isolement,
qu'ils soient d'origine, à la pose de l'ouvrage, ou qu'ils apparaissent au cours de la vie de
l'ouvrage, mettent le métal en contact avec le sol et nécessiteront l'application de la protection
active.
➁Réalisation de l'isolement des différents métaux constitutifs d'un réseau : Pour éviter
les couples galvaniques entre métaux de nature différente et ainsi éviter la corrosion du métal
le moins noble, il est nécessaire d'intercaler à la jonction bimétallique un raccord isolant
organe dont le rôle est de couper le circuit électrique et d'empêcher la circulation de courant
entre anodes et cathodes
➂ Délimitation de l'ouvrage à protéger cathodiquement : La protection cathodique est
étudiée pour assurer la protection d'un ouvrage précis, (sans les structures annexes)
La délimitation "électrique" du réseau sera réalisée par le raccord isolant.
➃Isolation du réseau des autres structures étrangères enterrées : La protection passive
c'est aussi d'éviter le contact électrique de l'ouvrage à protéger avec des conduites ou ouvrages
appartenant à des tiers et qui par l'importance des mises à la terre qu'il créerait, mettrait en
péril la protection cathodique du réseau de gaz.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 88


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

a) Différents Types de revêtements


 Revêtement à liant hydrocarboné (type C).
 Revêtement par bande adhésive.
 Revêtement en PE extrudé.
 Revêtement par Gaine thermo rétractable.
La méthode de contrôle à haute tension dite du balai électrique, est
recommandée pour des films d'épaisseur supérieure à 300 μm
Contrôle de la résistance d'isolement
Le contrôle consiste à vérifier la qualité d'isolement au moyen d'un
appareil générateur haute tension dénommé "balai électrique".

La valeur de la tension d'épreuve sera pour un :


 Revêtement type C : 10.000 Volts pour un revêtement simple 15.000 Volts pour un revêtement renforcé.
 Revêtement PE extrudé : 25.000 Volts.
 Revêtement par bandes adhésives : 10.000 Volts
 Gaine thermo rétractable : 10.000 volts
Les tensions prescrites ne doivent être en aucun cas dépassées pour éviter de provoquer
la détérioration du revêtement. Si ce passage révèle des emplacements défectueux, ceux-ci
doivent être réparés avec le plus grand soin

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 89


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

b) Différents types de raccords isolants

-Si la lampe ne s'allume pas,


le raccord est donc bon

Contrôle d'un joint isolant :

Le bon état des joints isolants est un élément primordial du bon fonctionnement de la
protection cathodique...
Tout raccord isolant doit faire l'objet d'un essai au moment de la pose avant l'enrobage des
soudures de raccordement

Principe de la méthode :
On applique entre les canalisations amont et aval du raccord isolant une différence de
potentiel par l'intermédiaire d'une pile.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 90


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Contrôle des raccords isolants


en service :
- on mesure le potentiel conduite /
sol par rapport à une électrode de
référence Cu/CuSO4 en amont du
joint isolant soit U1,
- on mesure ensuite le potentiel
conduite / sol par rapport à une
électrode de référence Cu/CuSO4
en aval du joint isolant soit U2.
On conclura que :
- le joint est en bon état si la
valeur du potentiel U2 avoisine
celle de la conduite,
- le joint est douteux si U2 varie
de quelques dizaines de mV dans
le même sens que U1,
- le joint est mauvais si U2 est
égale à U1.

2. PROTECTION ACTIVE

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 91


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Pour modifier le potentiel du métal à protéger cathodiquement, on utilise une anode installée
dans le même électrolyte.
Les anodes peuvent être de deux types :
• soit des anodes ayant un potentiel plus électronégatif que le métal à protéger (anode
galvanique ou sacrificielle),
• soit imposant une différence de potentiel entre les deux métaux (méthode à courant
imposé).

2.1 Protection Par anodes sacrificielles

Cette méthode est généralement réservée pour la protection des ouvrages de faible longueur
ou dans des milieux ou les résistivités sont très faibles.

Par cette méthode, on crée un couple galvanique dont la pièce à protéger sera la cathode de la
pile et l'anode, un métal judicieusement choisi pour son potentiel plus électronégatif que celui
de la pièce à protéger.

Les métaux les plus couramment utilisés pour assurer la masse anodique de ce type de
protection sont le Magnésium, le Zinc

NB : L'efficacité d'une installation de protection cathodique dépend des contrôles annuels qui
y sont réalisés. Par l’exploitant

 installation des anodes avec prise de potentiel :

Les anodes doivent être posées comme suit :


- au milieu de l'ouvrage à protéger,
- à une distance supérieure à 3 mètres de la conduite à protéger et de tout autre ouvrage
Métallique enterré,
- dans des terrains les plus humides possibles,
- la partie supérieure de l'anode doit être sous le niveau de la génératrice inférieure de la
Conduite.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 92


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

 régulateur de corrosion (backfill) :

Généralement ces anodes sont livrées dans un sac de jute contenant le régulateur (backfill)
qui est composé d'un mélange de bentonite, de gypse et d'eau, avec une longueur de câble
Suffisante pour le raccordement. Ce régulateur permet une consommation régulière de
l’anode, et réduit la résistance de contact anode / sol.
EX : Pour une anode de 20 Kg il faut :

o 50 Kg de bentonite,
o 12,5 Kg de gypse (sulfate de calcium),
o une grande quantité d'eau

ALORS :
✎la protection cathodique du fer est assurée en dessous de (- 850 mV)
 Le courant de protection entre du sol vers le métal tout le long de l'ouvrage.

 Le potentiel (conduite/sol) diminue en valeur absolue au fur et à mesure que l'on


s'éloigne de la source et ceci d'autant plus rapidement que la valeur d'isolement du
revêtement est faible.

 Un revêtement de qualité est donc indispensable pour éviter la multiplication des

2.2 Protection Par courant impose ou par soutirage.

La protection cathodique par "soutirage de courant", consiste à relier les structures à protéger
au pôle négatif(-) d'un générateur de courant continu, dont le pôle positif (+) est relié à un
déversoir de courant plongeant dans le même électrolyte que la structure à protéger.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 93


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Le courant continu débité par le générateur est diffusé dans l'électrolyte par le déversoir et est
capté par les structures à protéger qui sont ainsi portées à un potentiel électronégatif par
rapport au sol

Principe :
La protection par courant imposé utilise une source de courant continu qui débite dans un
circuit comprenant :
 Un déversoir (ou masse anodique)
 L’électrolyte (sol ou eau)
 La structure à protéger
Le pole positif de la source est relié au déversoir alors que le pole négatif est relié à la
structure à protéger
Le courant venant du déversoir traverse le sol, puis entre dans la structure créant ainsi
l’abaissement de potentiel recherché

 Domaines d’application :

Le soutirage de courant s’emploie chaque fois que l’intensité nécessaire à la protection est
importante
 Réalisation des soutirages

La protection cathodique par courant imposé se définit par deux paramètres :


 La densité de courant de protection
 Les caractéristiques du générateur
 La densité de courant de protection :

La densité de courant qui est l’intensité par unité de surface dépend essentiellement :
 De la qualité d’isolement du revêtement
 De l’agressivité du milieu environnant

 Le déversoir
Le déversoir sert à injecter le courant de protection cathodique dans le sol. Il doit donc

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 94


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

être constitué de matériaux conducteurs de courant, Les matériaux utilisés pour la réalisation
de déversoir sont :
 L'acier sous la forme de rails de rebut S.N.C.F., type lourd (50 kg au mètre)
 rondins en graphite ou ferrosilicium

 "Backfill" :
Le milieu de remplissage, qui entoure le déversoir Ce milieu homogène permettra, de plus,
une corrosion plus uniforme du déversoir et prolongera ainsi sa durée de vie.
 Implantation du déversoir :

 Le déversoir devra être installé à environ 50 mètres de la canalisation


 il faudra veiller impérativement à s'écarter d'au moins 50 mètres de tout
Ouvrage métallique enterré susceptible de capter les courants déversés

2.3 Protection cathodique en présence de courants vagabonds


L'appareil installé s’appelle un drainage de courant polarisé là où ces
courants quittent l'ouvrage pour rejoindre, par le sol, la sous-station émettrice.
Au point de "sortie de courant" on établit une liaison électrique par câble entre la conduite et
la sous-station. L'écoulement des courants de traction se fait alors par l'intermédiaire
d'un conducteur métallique (conduction ohmique) et n'entraîne plus de corrosions de la
conduite.
La liaison par câble munie d'une diode (au silicium ou au germanium) qui assure le seul
passage d'un courant de la conduite vers la voie.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 95


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

NB : Le drainage n'amène pas forcément le métal au potentiel de protection, c'est pourquoi il


faut généralement lui associer sur un même réseau un ou plusieurs dispositifs de protection
cathodique (anodes ou soutirages).

VI. CONTROLE DE L'EFFICACITE DE LA PROTECTION CONTRE LA


CORROSION

a) Mesure du potentiel

La mesure du potentiel s’effectue à l’aide d’un voltmètre dont la résistance interne est de
l’ordre de 20 000 ohms par volt pour les revêtements type C.
• Utiliser de préférence des voltmètres à aiguille et à zéro centrale.
• Éviter les appareils à affichage digital, à proscrire dans le cas de mesure en
présence de courants vagabonds.
• L’électrode de référence doit être positionnée le plus prés possible de la
conduite.
• On relie la borne positive du voltmètre ou la borne « commun » à l’électrode de
référence.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 96


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

• On relie la borne négative ou la borne « V continu » à la canalisation dont on


veut connaître le potentiel par rapport au sol.
• Pour les appareils à aiguille à zéro central, si l’aiguille dévie à droite, les valeurs lues
sont affectées du signe moins. Pour assurer que la mesure est correcte, la faire sur
plusieurs calibres du voltmètre ; ce qui donner la même valeur.
• Il faut soigner particulièrement le contact électrode sol (ne pas poser l’électrode sur
des cailloux, graviers, sable,…; humidifier le sol au droit de la mesure si besoin est).
• Utiliser une électrode de référence en bon état :
• Électrode correctement remplie de sulfate de cuivre saturé,
• Barreau de cuivre non oxydé (à nettoyer à chaque campagne de mesure).

2 . Points de mesure :
2. 1 - Rôle :
Ils sont destinés à contrôler :

 les potentiels du réseau par rapport au sol,


 le potentiel par rapport au sol de part et d’autre d’un raccord isolant enterré pour en
vérifier l’efficacité, et le non contact entre le tube et une gaine métallique.

2.2 - Emplacement :
Emplacement des points de mesure :

 tous les 500 mètres environ, en zone urbaine


 tous les 2 à 3 km en zone rurale,
En règle générale, sur tous les points les plus éloignés du réseau à surveiller, partout où le
tube en acier est dans un fourreau métallique. Dans ce cas, il faut disposer obligatoirement de
deux points de mesure :
 L’un sur le tube,
 l’autre sur le fourreau : le tube d’aération, dans la mesure où il est revêtu, sert de
prise de potentiel.
 Si le fourreau a une longueur inférieure à 50 m, on dispose un seul ensemble de deux
 si le fourreau a plus de 50 m, on dispose un ensemble de deux points de mesure, de
part et d’autre de ce fourreau.
 Les prises de potentiel sont réalisées à l’aide d’un câble électrique cuivre de section 16
mm² revêtu d’un isolant résistant à l’agressivité des sols.
 L’accès aux extrémités libres des câbles est réalisé sous coffret (voir 34PL3).

NB : Deux types de prise de mesure sont utilisés :

- prise type compagne - prise type urbain

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 97


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

3. ENTRETIEN DES INSTALLATIONS DE PC

1 - Contrôle des prises de potentiel :


- Vérifier la continuité électrique de chaque prise, son état général et son emplacement dans
l'environnement

2 - Contrôle des raccords isolants :


- Vérifier l'efficacité des raccords isolants en ligne non shunté en exploitation normale tels
que raccords acier-acier, acier-fonte, acier-cuivre. (voir les raccords isolants sous
branchement s'ils ne sont pas défectueux ou court-circuités
3 - Contrôle de la continuité électrique :
- Vérifier la continuité électrique des différents shunts des accessoires en ligne et nettoyer les
connexions.

4 - Contrôle de l'isolement tube-fourreau et ouvrage d'art :


- L'isolement entre tube-fourreau et tube-ouvrage métallique sont également vérifiés

5 - Contrôle des anodes réactives :


- Vérifier le serrage de la connexion et son parfait état de propreté,
- éliminer la couche d'oxyde éventuellement.

6 - Contrôle des postes de soutirage (P.S) :


- Vérifier le fonctionnement normal de l'équipement en procédant à des mesures de tension, et
d’intensité ; ce contrôle est systématique après chaque orage,
- relever la consommation électrique sur le compteur,
- contrôler le serrage des connexions,
- contrôler le bon état des fusibles.

7 - Contrôle des postes de drainage :


Vérifier périodiquement l'état :
- du fusible provenant de la voie électrifiée, par une mesure du potentiel du câble
correspondant par rapport au sol,
- du fusible de l'appareil de drainage,
- de l'éclateur de l'appareil de drainages,
- des lampes régulatrices du tableau,
- des diodes de silicium et (ou) au germanium en mesurant la résistance ohmique dans les
deux sens.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 98


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

CONTROLES A EFFECTUER

CONDUITES PERIODICITE

-Mesures des potentiels conduite/sol. à minima 2 fois par an


- Mesures des courants de protection.

ANODES REACTIVES


- Mesures des potentiels par rapport au sol : 
. de l'anode seule, 
. de la conduite seule, à minima 2 fois par an
. de l'anode et de la conduite raccordée. 
-Mesures du débit de l'anode 

SOUTIRAGES DE COURANT

Transformateur redresseur : 
- relevé de la tension, une fois par mois
- relevé de l'intensité débitée, 
- relevé de la consommation d'énergie, à minima 2 fois par an
- mesures de la tension de sortie, hebdomadaire et après chaque orage
- mesures de l'intensité débitée, hebdomadaire
- vérification du bon fonctionnement, tous les 3 ans
- vérification des câbles de connexion
- contrôle de la valeur de la prise de terre des
masses.

DRAINAGE

tous les quinze jours


- relevé des indications de l'ampèremètre 
(mini-maxi pendant un intervalle de temps de à minima 2 fois par an
10 mn environ) : 
- enregistrement du potentiel conduite / sol. hebdomadaire et après chaque orage
- enregistrement de l'intensité drainée. tous les 3 ans
- enregistrement du potentiel rail / sol.
- vérification du bon fonctionnement.
- contrôle de la valeur de la prise de terre des
masses.

FOURREAUX METALLIQUES


-mesure de potentiel conduite / sol, à minima 2 fois par an
- mesure de potentiel fourreau / sol.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 99


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Résumé d'aide à l'interprétation des mesures :


CONSTATS CAUSES VERIFICATIONS ET
DISPOSITIONS A PRENDRE
potentiel conduite/sol 1- erreur de mesure - mauvais contact entre
≥1000 mV, l'électrode et le sol
et/ou dégradation du (présence de bitume, de
potentiel entre deux gravier,...)
(02) - mauvais entretien de l'électrode
campagnes de mesures de
référence (barreau de cuivre
2- câble de PP coupé ou oxydé, manque
Desserré de sulfate de cuivre,...)
- serrer ou réparer le câble
3- défaut de protection
Passive
- contact avec un ouvrage tiers
(conduite
métallique, câble PTT,...)
- raccords isolants défectueux
- contact conduite-fourreau
4- courant de protection - détérioration du revêtement
insuffisant
- vérification s'il y a eu
accroissement de la
zone protégée (raccordement de
nouvelles
extensions)
- résistance du déversoir élevée
- déversoir consommé ou câble
coupé.
accroissement sensible 1- joint isolant - vérification et remplacement,
du courant de défectueux
protection - localiser et éliminer le contact
avec chute de potentiel 2- contact avec un
aux bornes ouvrage tiers
- faire la recherche de défaut et
3- un défaut d'isolement l’éliminer
important de la conduite
abaissement du 1- erreur de mesure - (voir plus haut)
potentiel conduite/sol
entre 2 campagnes de 2- modification des - réajuster les réglages du
mesures réglages dispositif de
du dispositif de Protection
protection
- rétablir le shunt
3- ouverture du shunt
d'un
raccord isolant (une - arroser le déversoir en période
partie de chaude.
réseau se trouve hors
protection cathodique)
4- variation inter
saisonnière
baisse du courant de 1- ampèremètre - à remplacer
protection (faible) avec défectueux
le potentiel aux bornes (fusible) - à réparer
élevés 2- câbles de liaison au
redresseur coupés - arroser le déversoir ou à

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 100


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

3- déversoir résistant ou remplacer


consommé
absence de courant et 1- fusible d'entrée du - remplacer le fusible
de tension aux bornes redresseur est
du redresseur défectueux
(fusionné) ou diode - remplacer la diode
claquée.
2- redresseur en - remettre en marche
position d'arrêt
3- rupture d’alimentation
électrique du redresseur

VERIFICATION DE L'ISOLEMENT DE LA CONDUITE PAR RAPPORT A


D'AUTRES OUVRAGES

Vérification de l'isolement conduite-fourreau(Le potentiel du fourreau est en général celui de


l'acier dans le sol (- 500 à -700 mV).

MESURE DE POTENTIEL D‘UNE CANALISATION

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 101


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

MESURE DE POTENTIEL : D’UNE CONDUITE PROTEGEE PAR ANODE


REACTIVE

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 102


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

VERIFICATION DE LA RESISTANCE D’UN JOINT ISOLANT


AVEC VOLTMETRE (METHODE DE POTENTIEL)

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 103


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

NOTA : On mesure le potentiel en amont et en aval du raccord isolant


- si le potentiel est différent en A et donc le joint isolant est bon.
- Si le potentiel est le même entre A et B donc le joint est fuyard.

VII. RECHERCHE DES DEFAUTS D'ISOLEMENT

Lorsque toutes les conclusions de mesures définies dans « Interprétation des résultats de
mesure de protection cathodique » ont été tirées, il peut être utile de procéder à une recherche
de défauts au moyen d'un appareil de recherche de défauts.

1- Principe de la méthode :

L'appareil est constitué d’un émetteur, un récepteur et les accessoires nécessaires.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 104


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

En un point accessible de l'ouvrage ( prise de potentiel, robinet ) on injecte à l'aide de


l'émetteur branché entre la canalisation et une prise de terre séparée, un courant alternatif de
fréquence audible ( 500 à 1000 Hz )
La circulation de ce courant dans l'ouvrage engendre autour du tube un champ
magnétique que l'on détecte à l'aide du récepteur portable constitué essentiellement d'une
bobine, d'un amplificateur et d'un casque d'écoute.

2 - Appareillage utilisé :

- un émetteur qui sert à injecter un courant alternatif, branché sur la canalisation hors de la
zone de défaut présumée,
- une prise de terre et les câbles de liaison,
-une sonde qui sert à capter le signal émis par l’émetteur et le transmet au recepteur
- un récepteur , constitué essentiellement d’une bobine, d’un amplificateur et d’un casque
d’écoute, celui-ci amplifie le signal reçu et le transforme en un signal sonore et visuel.

3 - Conditions d'emploi :

- l'émetteur doit être branché entre la canalisation hors de la zone de défaut et une prise de
terre séparée ( point de mesure du potentiel précédant la zone défectueuse,), il sert à injecter
un courant alternatif.
- un récepteur permettant de suivre la canalisation en plaçant convenablement la bobine pour
obtenir un bon niveau sonore.
- on recherche d'abord l'emplacement exact de la canalisation à l'aide du récepteur :

- on suit la conduite en plaçant convenablement la bobine pour obtenir un bon niveau sonore
et en vérifiant, de temps à autre, la position exacte de la canalisation,
- une chute brutale du niveau sonore indique la mise à la terre de la conduite ( se méfier des
changements de direction de la conduite; l'utilisation d'un plan est nécessaire ).

5 - Processus de la recherche de défauts :

Après analyse des résultats des mesures périodiques, s'il y a présomption de l'existence de
défauts d'isolement dans un secteur donné, il est souhaitable de séparer électriquement ce

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 105


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

secteur du reste du réseau, et s'il y a lieu, de le déboucler électriquement. Il sera alors procédé
à la recherche de défaut.
Il faut avoir une bonne expérience pour obtenir de bons résultats. Les premières
déductions doivent être recoupées en déplaçant l'émetteur aussi souvent que nécessaire.
Toutefois, on portera une grande attention à l'interprétation des résultats ; ces appareils sont
devenus de plus en plus perfectionnés et sensibles. Le manque d'expérience risque
parfois de conduire à effectuer des réparations inutiles, alors que la protection active sert
précisément à pallier aux imperfections de la protection passive.

6- Remarques :

- les détecteurs de défauts permettent aussi de déterminer la profondeur d'enfouissement d'un


ouvrage et matérialiser le tracé de la conduite,
- la détection sonore peut utilement être complétée par des indications visuelles,
- Ils permettent également de vérifier l'efficacité des joints isolants de réseau (après
déconnexion) ou débranchement,
- l'expérience montre qu'en général :
. par temps sec, la recherche de contact entre ouvrages est détectée facilement,
. par temps humide, la recherche de défauts de protection passive est plus efficace.
Aussi, pour obtenir de bons résultats dans une recherche de défauts, il est recommandé de:
- avoir des plans de protection cathodique mis à jour pour situer le réseau.
- déconnecter certains joints isolants de manière à démailler électriquement le réseau, et ne
travailler que sur la zone suspecte.
- débrancher tous les dispositifs de protection cathodique agissant sur cette zone.

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 106


90
LG 001/GC 00
TECHNOLOGIEN DU GAZ CHAPITRE V : LA PROTECTION CATHODIQUE

Tél. 032 44 88 72, Fax 032 44 80 107


90

Vous aimerez peut-être aussi