Deuxième des Humanités Scientifiques
COURS DES
MATHEMATIQUES
Algèbre
Ir Civil Métallurgiste Kiyebwa
03/11/2024
I
EPIGRAPHE
I
AVANT-PROPOS
II
TABLE DES MATIERES
III
LISTE DES ABREVIATIONS ET SYMBOLES
− V : Vrai ;
− F : Faux ;
− Non p : négation de la proposition ;
− Et : la conjonction ;
− Ou : Disjonction ;
− ⇒ : implication ;
− ⟺ : Equivalence
Chap I. Utilisation du langage mathématique
I.1 Vocabulaire de la logique
Une assertion est un énoncé dont peut affirmer s’il est vrai ou s’il est faux.
Ex : 3<10 : ceci est une assertion vraie ; 5<2 : ceci est une assertion fausse.
Les énoncés que nous rencontrons le plus souvent sont d’une nature plus générale. Ils
contiendront des variables, ils seront vrais pour certaines valeurs attribuées aux variables, faux
pour toutes les autres valeurs. Un tel énoncé s’appelle ‘’proposition’’.
Nous représenterons une proposition par une lettre minuscule. Ex : p, q, r...
Ex : x<10 est une proposition.
I.2 Calcul propositionnel
I.2.1 La négation
La négation d’une proposition ‘’p’’ que nous noterons ‘’non p’’ est vraie lorsque p est fausse,
fausse lorsque p est vraie. On notera également la négation de p par 𝑝̅ , p. etc.
La table de vérité de la négation d’une proposition est représentée par le tableau suivant :
Tableau I.1 Table de vérité de la négation d'une proposition p
p non p
V F
F V
La détermination du nombre d’assertion de différentes propositions répond au calcul suivant :
2𝑛 avec n le nombre de proposition.
I.2.2 La conjonction
La conjonction (Multiplication logique) de deux propositions p, q que nous noterons ‘’p et q’’
est vraie si et seulement si p et q sont vraie simultanément et fausse dans tous les autres cas.
Tableau I.2 Table de vérité de la conjonction de deux propositions
p q P et q
V V V
V F F
F V F
F F F
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Deux propositions sont dites incompatibles si leur conjonction est toujours fausse. La
proposition ‘’p et non p’’ est toujours fausse c’est le principe de non contradiction.
Ex : les propositions x <3 et x> 5 sont incompatibles.
On note aussi la conjonction de deux propositions par : pEq ; pxq ; 𝑝 ∧ 𝑞, 𝑝 ∩ 𝑞.
I.2.3 La disjonction
La disjonction (Addition logique) de deux propositions p, q que nous noterons ‘’p ou q’’ est
vraie si au moins une des propositions p, q est vraie, fausse dans tous les autres cas, c’est-à-dire
si et seulement si p et q sont fausses simultanément.
Tableau I.3 Table de vérité de la disjonction de deux propositions
p q p ou q
V V V
V F V
F V V
F F F
On remarquera que le sens du mot ‘’ou’’ précise celui du langage courant pour lequel ‘’ou’’ a
deux sens :
− Le ‘’ou’’ d’inclusion qui signifie au moins des deux ;
− Le ‘’ou’’ d’exclusion qui signifie ou bien p est vraie (q est fausse) ou bien q est vraie (p
est fausse).
La proposition ‘’ou bien p, ou bien non p’’ est toujours vraie. C’est le principe du tiers exclu.
En d’autres termes c’est la différence symétrique.
On peut aussi noter la conjonction de deux propositions par : pOq, p+q, pVq, pUq.
I.2.4 L’implication
La proposition ‘’ (non p) ou q’’ appelée implication se note 𝑝 ⇒ 𝑞 et s’énonce : ‘’ p implique
q’’ ou ‘’ p entraîne q’’. p et q étant des assertions si ‘’ 𝑝 ⇒ 𝑞 ‘’est vraie on dit que c’est un
théorème c’est-à-dire une assertion démontrée dont p est l’hypothèse (supposition qu’on fait
sans demander si elle est vraie ou fausse mais pour en tirer des conséquences à vérifier) et q la
conclusion. Le sens que nous avons donné aux mots ‘’implique’’ et ‘’entraîne’’ est plus général
que le sens du langage courant.
Ex : 4 est un nombre premier ; Kinshasa est la capitale de la RDC sont des assertions vraies.
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I.2.5 L’équivalence
Deux propositions sont équivalentes si chacune implique l’autre. Par convention se note :
(𝑝 ⇒ 𝑞) et (𝑞 ⇒ 𝑝) ou p⟺ 𝑞
Tableau I.4 Table de vérité de l'équivalence de deux propositions
p q p⟺ 𝑞
V V V
V F F
F V F
F F V
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Exercices sur le chapitre I
1. Trouver les propositions équivalentes à :
a. [(𝑝 𝑜𝑢 𝑞)𝑒𝑡 (𝑟 𝑜𝑢 𝑠)]
b. [(𝑝 𝑒𝑡 𝑞)𝑜𝑢 (𝑟 𝑒𝑡 𝑠)]
2. Vérifier que la conjonction et la disjonction sont associatives c’est-à-dire :
a. [𝑝 𝑒𝑡 (𝑞 𝑒𝑡 𝑟)] ⟺ [(𝑝 𝑒𝑡 𝑞)𝑒𝑡 𝑟]
b. [𝑝 𝑜𝑢 (𝑞 𝑜𝑢 𝑟)] ⟺ [(𝑝 𝑜𝑢 𝑞)𝑜𝑢 𝑟]
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Résolution des Exercices sur le chapitre I
1. A.
P q r s p et q r et s (p et q) ou (r et s)
V V V V V V V
V V V F V F V
V V F V V F V
V V F F V F V
V F V V F V V
V F V F F F F
V F F V F F F
V F F F F F F
F V V V F V V
F V V F F F F
F V F V F F F
F V F F F F F
F F V V F V V
F F V F F F F
F F F V F F F
F F F F F F F
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B.
P q r s p ou q r ou s (p ou q) et (r ou s)
V V V V V V V
V V V F V V V
V V F V V V V
V V F F V F F
V F V V V V V
V F V F V V V
V F F V V V V
V F F F V F F
F V V V V V V
F V V F V V V
F V F V V V V
F V F F V F F
F F V V F V F
F F V F F V F
F F F V F V F
F F F F F F F
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2. A.
P Q r q et r p et q [𝑝 𝑒𝑡 (𝑞 𝑒𝑡 𝑟)] [(𝑝 𝑒𝑡 𝑞)𝑒𝑡 𝑟] [𝑝 𝑒𝑡 (𝑞 𝑒𝑡 𝑟)] ⟺ [(𝑝 𝑒𝑡 𝑞)𝑒𝑡 𝑟]
V V V V V V V V
V V F F V F F V
V F V F F F F V
V F F F F F F V
F V V V F F F V
F V F F F F F V
F F V F F F F V
F F F F F F F V
B.
p q r q ou r p ou q [𝑝 𝑜𝑢 (𝑞 𝑜𝑢 𝑟)] [(𝑝 𝑜𝑢 𝑞)𝑜𝑢 𝑟] [𝑝 𝑜𝑢 (𝑞 𝑜𝑢 𝑟)] ⟺ [(𝑝 𝑜𝑢 𝑞)𝑜𝑢 𝑟]
V V V V V V V V
V V F V V V V V
V F V V V V V V
V F F V V V V V
F V V V V V V V
F V F F V F V F
F F V V F V V V
F F F F F F F V
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Chap II. Puissance et radicaux
II.1 Puissances d’exposant entier relatif
𝑎𝑛 = 𝑎. 𝑎 … 𝑎 (𝑛 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠) 𝑛 > 0
𝑎𝑛 se lit a puissance n où a exposant n.
1
𝑎−𝑛 = 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑎𝑛 =
𝑎𝑛
𝑎0 = 1
1
𝑎 est un nombre rationnel non nul : { 𝑎 = 𝑎
1
𝑎−1 = 𝑎
II.1.1 Signe d’une puissance d’exposant positif
Soit 𝑎𝑛 une puissance de base un nombre rationnel et exposant positif.
− Si la base est positive, la puissance est toujours positive ;
− Si la base est négative, la puissance est positive si l’exposant est pair et négative si
l’exposant est impair.
Ex :
− 23 = 8
− (−2)2 = (−2). (−2) = 4
II.1.2 Propriétés des puissances
Pour tous les réels non nuls a et b, pour tout entier relatif (n, p et q) on a :
• Multiplication et division de puissances avec la même base
𝑎𝑝 . 𝑎𝑞 = 𝑎𝑝+𝑎
Ex :
− 23 . 22 = 23+2 = 25 =32
− 56 . 53 = 56+3 = 59
− 73 . 7−3 = 73−3 = 70 = 1
− 3−3 . 36 = 3−3+6 = 33 = 27
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23
1 𝑆𝑠𝑖 𝑝 = 𝑞 ; 𝑒𝑥: =1
23
𝑎𝑝 25
= 𝑎 𝑝−𝑞
𝑠𝑠𝑖 𝑝 > 𝑞 ; 𝑒𝑥: = 22 = 4
𝑎𝑞 23
1 23 1 1
{𝑎𝑞−𝑝 𝑠𝑠𝑖 𝑞 > 𝑝 ; 𝑒𝑥: = =
25 25−3 32
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• Puissance d’une multiplication et d’une division
(𝑎. 𝑏)𝑛 = 𝑎𝑛 . 𝑏 𝑛
Ex :
− (2.3)2 = 22 . 32 = 24
𝑎 𝑛 𝑎𝑛
( ) = 𝑛
𝑏 𝑏
4 2 42 16
Ex : (3) = 32 = 9
• Puissance d’une puissance
(𝑎𝑝 )𝑞 = 𝑎𝑝.𝑞
Ex :
(23 )3 = 23.3 = 29
𝑎 𝑛 𝑚 𝑎𝑛.𝑚
[( ) ] = 𝑛.𝑚
𝑏 𝑏
3
2 2 22.3 64
Ex : [(3) ] = 32.3 = 729
• Puissance négative d’un nombre rationnel
𝑎 −𝑛 𝑏 𝑛
( ) =( )
𝑏 𝑎
5 −2 6 2
Ex : (6) = (𝑆)
1 −𝑛
( ) = 𝑎𝑛
𝑎
1 −3
Ex : (2) = 23 = 8
II.2 Notation scientifique
II.2.1 Notation Scientifique
La notation scientifique d’un décimal x est son écriture sous la forme 𝑥 = 𝑑. 10𝑛 avec :
− d un décimal ayant un seul chiffre connu avant la virgule ;
− n est un entier relatif appelé ordre de la magnitude.
Ex : 𝑥 = 3,25 = 325. 10−2
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II.2.2 Addition et soustraction en notation scientifique
Pour additionner ou soustraire des nombres en notation scientifique il faut que l’exposant de la
puissance de 10 soit égal dans tous les termes, c’est-à-dire, que l’ordre de la magnitude doit être
la même. On additionne les nombres décimaux et on laisse la puissance de 10 qu’on a.
Ex : 3,5 . 104 + 2,5. 103 = 35. 103 + 2,5. 103 = 37,5. 103
II.2.3 Multiplication et division en notation scientifique
Pour multiplier ou diviser des nombres en notation scientifique, on multiplie ou on divise d’un
côté les puissances de 10 et de l’autre côté les nombres précédents.
Ex :
1,2 × 3,3 = 12. 10−1 × 33. 10−1 = 3,96
3,96 396. 10−2
=
0,12 12. 10−2
II.3 Radicaux algébriques
II.3.1 Définition
On appelle radicaux algébriques d’indice n les réels x vérifiant l’équation 𝑥 𝑛 = 𝑎
𝑛
La racine n’ème d’un nombre réel a, qui se note √𝑎 est le nombre réel x tel que 𝑥 𝑛 = 𝑎. Nous
𝑛
observons que le radical √𝑎 aura donc n pour indice et a pour radicant.
II.3.2 Propriétés
Si n est pair :
• Le réel admet la racine n’ème 0 ;
• Tout nombre strictement négatif n’admet pas de racine n’ème si n est impair ;
• Tout nombre réel admet une racine n’ème.
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II.4 Puissances d’exposants fractionnaire
𝑚
Une puissance d’exposant fractionnaire 𝑎 𝑛 est un radical d’indice n et radicand 𝑎𝑚 nous
noterons que :
𝑚 𝑛
𝑎 𝑛 = √𝑎𝑚
Deux radicaux sont équivalents si, en exprimant comme puissance d’exposant fractionnaire,
les bases sont égales et les fractions des exposants sont équivalentes, c’est-à-dire :
𝑚 𝑝
𝑚 𝑝
𝑎 𝑛 est équivalent à 𝑎 𝑞 ssi = .
𝑛 𝑞
II.5 Opérations avec les radicaux
II.5.1 Réduction des radicaux à un indice commun
𝑛 𝑚
Soient √𝑎 𝑒𝑡 √𝑏 alors aurons ce qui suit :
𝑛 𝑛.𝑚 𝑚 𝑛.𝑚
√𝑎 = √𝑎𝑚 ; √𝑏 = √𝑏 𝑛
II.5.2 Simplification des radicaux
𝑛
Mettre sous la forme 𝑏. √𝑎 avec n un nombre rationnel.
II.5.3 Addition et soustraction des radicaux
Deux radicaux semblables ont le même radicant. Pour additionner ou soustraire les radicaux il
faut qu’ils soient semblables.
Ex : 4. √2 + √2 = 5. √2
II.5.4 Produit et quotient des radicaux
𝑛 𝑛
√𝑎. 𝑏 = 𝑛√𝑎 . √𝑏
6 6 6
Ex : √2.3=√2. √3
𝑛
𝑛𝑎 √𝑎
√ =𝑛
𝑏 √𝑏
6
6 2 √2
Ex : √3 = 6
√3
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II.5.5 Puissance et racines des radicaux
𝑛 𝑚 𝑛.𝑚
√ √𝑎 = √𝑎
3 6
Ex : √ √2 = √2
𝑛 𝑚 𝑛
( √𝑎 ) = √𝑎𝑚
5
Ex : (√2) = √25
II.6 Rationalisation
Rationnaliser c’est rendre rationnel le dénominateur irrationnel d’une fraction. Il faut distinguer
deux types de rationalisation en fonction du dénominateur.
II.6.1 Dénominateur avec un seul radical
𝑛 𝑛
𝑎 𝑎. √𝑏 𝑛−1 𝑎. √𝑏 𝑛−1
𝑛 = 𝑛 𝑛 =
√𝑏 √𝑏. √𝑏 𝑛−1 𝑏
3 3
1 √22 √22
Ex : 3 = 3 3 2
=
√2 √2. √2 2
II.6.2 Dénominateur avec un binôme
Dans ce cas on multiplie le numérateur et le dénominateur par la quantité conjuguée du
dénominateur.
L’expression conjuguée de √𝑎 + √𝑏 est √𝑎 − √𝑏 et vice versa. Nous noterons donc ce qui suit :
2 2
(√𝑎 + √𝑏 ). (√𝑎 − √𝑏 ) = (√𝑎) − (√𝑏) = 𝑎 − 𝑏
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Exercices sur le chapitre II
I. Déterminer dans chacun des cas suivants les racines algébriques :
a. 𝑥 2 = 9
b. 𝑥 2 = 49
c. 𝑥 2 = 5
d. 𝑥 3 = 27
II. Simplifier les radicaux suivants :
6
a. √8. 𝑎6 . 𝑏12
6
b. √27. 𝑎4 .
5
c. √32. 𝑎7 . 𝑏 9
3 27.𝑎5 .𝑏 3
d. √ 16.𝑐 8
e. √𝑎2𝑛+1 . 𝑏 3𝑛+8
𝑎4𝑛−4 .𝑏 5𝑛−1
f. √ 𝐶 4𝑛−2𝑝
3
g. √2𝑎. √2𝑎
𝑛
h. √ √𝑎2𝑛+4
3 7 7
i. ( √ √−8𝑎3 )
III. Simplifier en passant par les puissances à exposant fractionnaire (a,b positifs) :
12
a. √𝑎9
24
b. √𝑎12
6
c. √𝑎4 . 𝑏 2
IV. Effectuer
3 3 3
a. √56 − √189 − √448
3 3 3
b. 4√24 + √−3 + √−81
3 4
c. √𝑎. √−𝑎. √𝑎
V. Calculer
3
3 √−4.2√2
a. 6
√2
33
−3 √−4+ √32
b. 5√2
3 3
√−12𝑎4 𝑏 5 √45𝑏
c. 3 ×3
√−5𝑏2 √−4𝑎𝑏
3 2
√𝑎 𝑎√60𝑎
d. ×3
√5𝑎 √250𝑎3
VI. Mettre sous forme d’une puissance à exposants positifs :
1
a. (4. 𝑎−2 . 9. 𝑥 2 )−2
−3 −5
𝑎−2 .𝑏 𝑏 −1 .𝑎
b. (𝑎3 .𝑏−4 ) ÷ (𝑎−3 .𝑏2)
2 1 2
−
𝑥 3 .𝑎2 3 𝑥 −1
c. ( 𝑥 𝑎−1 ) ÷ √𝑎−3
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VII. Rendre rationnel le dénominateur
Rappel :
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
( √𝑎 − √𝑏 )( √𝑎𝑛−1 + √𝑎𝑛−2 𝑏 + √𝑎𝑛−3 𝑏 2 + √𝑎𝑛−3 𝑏 3 + ⋯ + √𝑏 𝑛−2 + √𝑏 𝑛−1 ) = 𝑎 − 𝑏
pour n pair
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
( √𝑎 + √𝑏 )( √𝑎𝑛−1 − √𝑎𝑛−2 𝑏 + √𝑎𝑛−3 𝑏 2 − √𝑎𝑛−3 𝑏 3 + ⋯ − √𝑏 𝑛−2 + √𝑏 𝑛−1 ) = 𝑎 + 𝑏
pour n impair.
a. Calculer pour n=2 ; n=3 ; n=5
√2
b. 3
√4
√5
c. 3
√−3
2
d. 3
√√5−√3
2
e. 3 3
√5− √3
𝑎−1
f. 5
√𝑎2 − 5√𝑎
VIII. Démontrer (x, y désignent des réels positifs)
3
3 3 3 3
(√ √𝑎2 + √𝑏 2 ) = √𝑎2 + √𝑎4 . 𝑏 2 + √𝑏 2 + √𝑎4 . 𝑏 2
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Chap III. Les polynômes dans R
III.1 Définition
Un nombre de variable x est une expression de la forme 𝑎𝑥 𝑛 où 𝑎 ∈ 𝑅 et 𝑛 ∈ 𝑁. a est appelé
coefficient et n est appelé le degré du monôme.
Exemple :
− 3𝑥 Est un monôme de variable x, de degré 1 et de coefficient 3 ;
2𝑦 3 2
− − Est un monôme de variable y, de degré 3 et de coefficient − 7 ;
7
− √3𝑥 2 Est un monôme de la variable x, de degré 2 et de coefficient √3 ;
− -3 est un monôme constant, c’est-à-dire de degré 0,
2 1
− 2𝑥 −1 = 𝑥 Et 𝑥 −3 = 𝑥 3 ne sont pas des monômes de la variable x.
Nous considérons dans ce chapitre uniquement des monômes d’une seule variable, c’est-à-dire
nous évitons des expressions telles que 5𝑥 3 𝑦 2 (monôme de deux variables x et y) ou 9𝑎𝑏𝑐 2
(monôme à trois variables a, b et c).
Deux monômes de même degré et la même variable sont appelés monômes semblables.
Exemples :
− 4𝑥 3 − 𝑥 3 Et √7𝑥 3 sont des monômes semblables (de degré 3) ;
3𝑥 5
− − , 4𝑥 2 . 𝑥 2 et 7𝑥 4 . 𝑥 sont des monômes semblables (variables distincts).
8
− 3𝑥 Et 2𝑥 3 ne sont pas des monômes semblables (degrés distincts).
2
Nous pouvons réduire une somme de monômes semblables en les additionnant. Par exemple :
4𝑥 3 +8𝑥 3 − 2𝑥 3 = 10𝑥 3 .
Un polynôme de la variable x est une somme de monômes de la variable x. un polynôme de la
variable x sera noté souvent 𝑃(𝑥), 𝑄(𝑥) … le degré du polynôme 𝑃 noté 𝑑𝑒𝑔𝑃 est celui de son
monôme de plus haut degré.
Exemple(s) :
− 𝑃(𝑥) = 5𝑥 3 + 7𝑥 2 − 4𝑥 − 1 Est un polynôme de la variable x et de degré 3. Il est
ordonné suivant les puissances décroissantes de x. Son terme constant (le terme sans la
variable x) est -1 ;
− 𝑄(𝑥) = 3 − 8𝑥 + 5𝑥 2 − 2𝑥 4 Est un polynôme de la variable x et de degré 4. Il est
ordonné suivant les puissances décroissantes de x. il est incomplet parce qu’il n’a pas
de terme en 𝑥 3 .
Un polynôme est dit réduit lorsqu’il ne comporte plus de monômes semblables.
Ex : 𝑄(𝑥) = 10𝑥 2 − 12𝑥 − 2
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Soit : 𝑇(𝑥) un polynôme ; 𝑇(𝑥) = (3𝑥 4 − 2)(𝑥 3 + 1) pour déterminer son degré nous allons
le développer :
𝑇(𝑥) = 3𝑥 7 + 3𝑥 4 − 2𝑥 3 − 2 ; on voit que 𝑇(𝑥) est de degré 7. On peut aussi obtenir ce
résultat par le calcul grâce à la formule :
deg(𝑃. 𝑄) = 𝑑𝑒𝑔𝑃 + 𝑑𝑒𝑔𝑄 (𝐼𝐼𝐼. 1)
𝑅(𝑧) = 4𝑧 − 𝑧 −1 Et 𝑉(𝑎) = √𝑎 + 𝑎 − 4𝑎2 ne sont pas des polynômes.
Cas particuliers : soit 𝑎 ≠ 0 :
− Un binôme du premier degré est un polynôme de la forme :
𝐴(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏 (𝐼𝐼𝐼. 2)
− Un trinôme du deuxième degré est un polynôme de la forme :
𝐵(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 (𝐼𝐼𝐼. 3)
III.2 Evaluation d’un polynôme
Soit le polynôme 𝐴(𝑥) = 3𝑥 3 − 4𝑥 2 + 6𝑥 − 5. Remplaçons x par 2 : 𝐴(2) = 15 On dit qu’on
a évalué le polynôme en x = 2. 15 est la valeur numérique du polynôme en x = 2. On dit aussi
que 15 est l’image de 2 par A. On peut évaluer le polynôme A en tout autre réel.
III.3 Représentation graphique d’un polynôme
Un repère du plan est la donnée de deux axes sécants gradués :
− L’axe des x ou axe des abscisses, (le plus souvent horizontale),
− L’axe des y ou axe des ordonnées, (le plus souvent verticale), et de leur point
d’intersection, appelé l’origine.
Dans un repère, chaque point est déterminé par son couple de coordonnées (x,y), x étant son
abscisse et y son ordonnée.
Exemple : compléter le tableau des images ci-dessous du polynôme 𝑃(𝑥) = 𝑥 2 − 𝑥 − 6.
𝑥 –4 –3 –2 –1 0 1 2 3 4 5
𝑦 = 𝑃(𝑥) 14 6 0 -4 -6 -6 -4 0 6 14
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Représentez graphiquement les points (x, y) du tableau des images du polynôme P(x) dans le
repère ci-dessous :
Figure III.1 Repère (O,i,j)
Les points représentés font partie du graphe du polynôme P(x). Le graphe complet du polynôme
est obtenu en représentant tous les points (x, P(x)), où x . Tracez le graphe du polynôme
P(x) sans calculer des images supplémentaires. Dans le cas d’un polynôme du 2e degré, la
courbe obtenue est appelée une parabole.
III.4 Egalité de deux polynômes
Deux polynômes P(x) et Q(x) sont égaux et on écrit P(x) = Q(x) lorsqu’ils prennent la même
valeur numérique en tout réel, c’est-à-dire (∀xR) P(x) = Q(x).
Ex : Lesquels des polynômes ci-dessous sont égaux ?
𝑃(𝑥) = (𝑥 + 1)(𝑥 − 2) ; 𝑄(𝑥) = 𝑥 2 − 𝑥 − 2 ; 𝑅(𝑥) = 𝑥 2 + 𝑥 − 2
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III.4.1 Propriétés
Deux polynômes P(x) et Q(x) sont égaux s’ils ont le même degré et les coefficients de leurs
monômes de même degré sont égaux.
Nous allons démontrer cette propriété dans le cas de deux polynômes de degré ≤ 2. On peut
écrire ces polynômes sous la forme générale.
𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 Et 𝑄(𝑥) = 𝑎′𝑥 2 + 𝑏′𝑥 + 𝑐′
Supposons que 𝑃 = 𝑄. Il faut démontrer que 𝑎 = 𝑎′ , 𝑏 = 𝑏 ′ 𝑒𝑡 𝑐 = 𝑐′
On a par définition (∀ 𝑥 ∈ 𝑅) 𝑃(𝑥) = 𝑄(𝑥)
Pour x=0, on obtient : 𝑃(0) = 𝑄(0) ⟹ c = c’ (1)
Pour x=1, on obtient, en utilisant (1) :
𝑃(1) = 𝑄(1) ⇒
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