Hydroelectric It e
Hydroelectric It e
Source thermique
naturelle Conversion de Conversion de
l’énergie thermique l’énergie
en énergie mécanique en
Production de la mécanique énergie électrique
chaleur par
combustion
1
1) Les centrales thermiques conventionnelles ;
2) Les centrales nucléaires ;
3) Les centrales solaires photovoltaiques ;
4) Les centrales solaires thermodynamiques ;
5) Les centrales géothermiques ;
6) Les centrales maréthermiques.
Les centrales thermiques conventionnelles sont les plus répandues ; elles sont
constituées d'une chaudière et d'une turbine à vapeur (Cycle de Rankine). Leur
carburant est le plus souvent du charbon mais on trouve aussi des chaudières utilisant
de la biomasse, du gaz naturel, du pétrole, du fioul ou des déchets municipaux.
2
La centrale thermique de Kharkiv en Ukraine, utilise le charbon de houille du bassin de
Donbass et admet plusieurs turbines de puissance nominales de 400 et 800 MW. La
majorité des centrales nucléaires en exploitation à l’époque actuelle, admettent comme
fluide caloporteur du circuit primaire, le graphite liquide ou de l’eau lourde.
La puissance nominale d’une turbine installée dans une centrale nucléaire peut
dépasser 1000MW ; celle utilisée à Kharkiv une décennie avant la fin du vingtième
siècle étaient puissantes de 1200MW chacune. L’image ci-dessous montre les
condenseurs d’une centrale nucléaire, constitués par des refroidisseurs air-eau.
3
Présentement dans l’industrie, l’on utilise des module fonctionnant suivant le cycle de
Rankine, en vue de recycler les gaz chauds et d’en amoindrir l’incidence sur les plans
écologiques et environnementaux. La figure suivante en illustre un modèle.
Fig.6 : Module ORCHID, sur site, de puissance 1MW, température source entre 90°C et 200°C.
4
Les centrales solaires thermodynamiques permettent de développer une puissance
relativement élevé en comparaison avec leurs consœurs photovoltaïques.
5
Les centrales géothermiques sont très répandues dans les zones adjacentes à la
fracture tellurique du globe terrestre. On en trouve en Russie dans la région de
Komtsatk, en Italie, au Nicaragua. En Afrique, il existe une station expérimentale en
Tanzanie. La figure 9 illustre une centrale géothermique de production d’énergie
électrique.
éoliennes, les modèles actuels sont conçus pour être totalement silencieux.
Le bruit est également gênant, d'après certains témoignages,
L'investissement est conséquent, avec des rendements sujets aux caprices du
lorsque qu'une éolienne est installée près d'une habitation.
vent et assez moyens comparés
Ceci était vrai pourà les
d'autres systèmes concurrents.
premières
6
II Les centrales de production hydroélectrique :
les centrales dites gravitaires pour lesquelles les apports d'eau dans la réserve
sont essentiellement gravitaires
les stations de transfert d'énergie par pompage (S-T-E-P) aussi connues sous
l'appellation centrales hydrauliques à réserve pompée, pour lesquelles un
dispositif artificiel permet de pomper l'eau d'un bassin inférieur vers un bassin
supérieur. Celles-ci comprennent d'ailleurs fréquemment une partie gravitaire.
les usines marémotrices au sens large qui utilisent l'énergie du mouvement des
mers, qu'il s'agisse du flux alterné des marées (marémotrice au sens strict), des
courants marins permanents (hydroliennes au sens strict) ou du mouvement
des vagues ( centrales houlomotrices)
7
montagneuses : déplacements de population, éventuellement inondations de terres
agricoles, modifications des écosystèmes aquatiques et terrestre, blocage des
alluvions…
L'énergie des vagues ou énergie houlomotrice est une énergie marine utilisant la
puissance du mouvement des vagues de houle.
8
Depuis 2003, le laboratoire de mécanique des fluides de l'École centrale de Nantes et
le département mécatronique de l'École normale supérieure de Cachan développent
cependant un système appelé Searev, qui utilise l'énergie de la houle. L'appareil, qui
ressemble à un petit sous-marin, sera immergé à une dizaine de kilomètres des côtes.
Encore plus strictement que pour une éolienne, l’incompressibilité du fluide, impose
que le produit de la vitesse 𝑣 par la section S de la veine de fluide qui traversera ou
a traversé le disque soit constant. Devant le disque de l'hydrolienne, le fluide est ralenti
et la veine s'élargit. Au niveau de l'hydrolienne, le changement de section est
négligeable et donc (paradoxalement) la vitesse du fluide est constante. Après le
disque, le fluide est encore ralenti et la veine s'élargit encore. Un modèle élémentaire
de fonctionnement des hélices, dû à Rankine et Froude permet d'évaluer la fraction de
la puissance cinétique récupérable au moyen d'un disque perpendiculaire à un fluide
9
en mouvement. C'est la limite de Betz, égale à 16/27 = 59 %. Cette limite peut être
dépassée si le courant de fluide est forcé dans une veine de section variable au lieu de
circuler librement autour de l'hélice.
La vitesse d’écoulement de l’eau partant du plan libre jusqu’au fond du lit s’exprime
par la relation suivante:
𝟏⁄
𝒛 𝟕
𝒗 = 𝒗𝟎 (𝒅)
avec :
𝒗 : vitesse de l’eau à la profondeur Z à partir du plan libre ;
𝒗𝟎 : vitesse de l’eau au niveau du plan libre [m/s] ;
𝑧 : distance séparant le point considéré du
plan libre de l’eau [m]
𝑑: distance séparant le plan libre du lit de la rivière [m]
Par rapport à une éolienne, les hydroliennes tirent profit de la masse volumique de
l'eau, 832 fois plus élevée que celle de l'air (environ 1,23 kg·m-3 à 15 °C). Malgré une
vitesse de fluide en général plus faible, la puissance récupérable par unité de surface
d'hélice est beaucoup plus grande pour une hydrolienne que pour une éolienne.
Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même
puissance, cela étant dû à la masse volumique de l'eau qui est environ 800 fois
supérieure à celle de l'air.
Les potentiels des courants marins sont très importants, EDF estime que 5 GW
(soit environ 3 réacteurs nucléaires de type EPR) peuvent être installés à
proximité des côtes françaises.
10
L’hydrolienne utilise une énergie renouvelable (le courant marin) et elle ne
pollue pas, en termes de déchets issus de combustion tels que CO2 ou de
déchets radioactifs.
11
Les hydroliennes créent des zones de turbulences, qui modifient la
sédimentation et le courant, avec de possibles effets sur la flore et faune juste
en aval de leur positionnement. Ces aspects sont analysés par les études
d'impacts.
12
II.4 Les barrages hydroélectriques :
II.4.1 Les centrales marémotrices :
L'énergie marémotrice est issue des mouvements de l'eau créés par les marées et
causés par l'effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil.
13
institutionnelles, opérationnelles et financières des aménagements sont très
différentes. Le tableau I, nous en donne, une catégorisation qui est communément
admise.
Hydraulique
- Roues à eau. Utilisation de la force mécanique
artisanale
500 kW - 10
"Petites centrales" Niveau technique international
MW
Remarques :
14
Dans la plupart des cas, le barrage a pour unique fonction de garantir le niveau d’eau
constant nécessaire au fonctionnement de la prise d’eau. Si quelques capacités de
marnage existent, elles n’excèdent pas quelques heures de fonctionnement.
Les petites centrales classiques sont par conséquent, dans leur majorité, des ouvrages
au fil de l’eau, ce qui les rend particulièrement tributaires du régime hydrologique de
la rivière sur laquelle elles se trouvent.
15
Tableau IV : Les plus grands barrages hydroélectriques du monde.
16
Cette puissance théorique est donnée par l’expression suivante :
𝜌𝑔𝑄ℎ
𝑃=
1000ƞ
avec :
𝑃1 𝑣12 𝑃2 𝑣22
+ 𝑔𝑧1 + = + 𝑔𝑧2 + + 𝐸𝑡 + ∆𝐻
𝜌 2 𝜌 2
Avec :
Selon la hauteur de chute, les centrales peuvent être classées en trois catégories :
Cette classification n’est pas rigide mais elle permet de définir la catégorie des sites et
correspond de plus à des types de machines différents.
17
II.4.2.2.2 Aménagement des sites
18
II.4.2.2.2.2 Aménagement en pied de barrage [3]
19
Figure 14 : Aménagement de basse chute utilisant un barrage existant
Sinon, pour autant que le barrage ne soit pas trop haut, un système en siphon peut
être installé. Des aménagements de ce type (figure 5) fournissent une solution
élégante pour des dénivellations jusqu’à 10 mètres et pour des groupes de puissance
inférieure à 1000 kW , bien que des exceptions existent par exemple en Suède (11
MW) ou aux USA (30.5 m).La turbine peut être livré pré-monté sur le site et installé
sans modification importante du barrage.
Deux types d’aménagements peuvent être concus pour exploiter une dénivellation
dans un canal d’irrigation :
20
latéral,comme sur la figure. Pour des raisons évidentes de coût ,une telle
solution doit être conçue en même temps que le canal.
Si le canal existe déjà ,un aménagement ,comme celui représenté sur la figure
7,est une option convenable.Le canal doit être légèrement agrandi pour inclure
la prise d’eau et le déversoir.Pour réduire la largeur de la prise d’eau au
minimuim,un déversoir ayant un seuil long doit être installé.A partir de la prise
d’eau ,une conduite forcée longeant le canal dirige l’eau en pression vers la
turbine .L’eau passe dans la turbine et retourne au cours d’eau par un court
canal de fuite.
En général,il n’ya pas de poissons dans les canaux d’irrigation et les passes à poissons
ne sont pas réquises.
21
II.4.2.2.2.4 Aménagements intégrés dans un réseau d’eau potable
L’eau potable est souvent fournie à une agglomération en transportant l’eau par une
conduite en charge depuis un réservoir d’eau amont.
22
L’amélioration des techniques et des bétons dans le premier quart du XXe siècle a
permis d’envisager la réalisation de retenues plus conséquentes, capables de réguler
la production hydro-électrique [4].
La géologie (nature des roches sur lesquelles sera édifié le barrage, agrégats extraits
sur place) et la topographie (largeur de la vallée), commande le type de barrage utilisé
[4]. Les barrages forment avec le terrain sur lequel ils sont construits un ensemble
indissociable : à chaque site, un type de barrage, un dimensionnement adapté tant sur
le plan technique qu'économique. C'est pourquoi il n'existe pas de barrage type
standard [4].
De plus, certains sont formés par la juxtaposition de plusieurs structures différentes
justifiées par des caractéristiques de sol de fondation particulières et aussi par des
choix économiques [4].
Les barrages peuvent être classés en deux groupes :
Les barrages rigides, en béton ou en maçonnerie,
Les barrages souples, en enrochement ou en terre,
Les premiers font l'objet de nombreuses méthodes de calcul basées sur la résistance
des matériaux et la théorie de l'élasticité notamment [5].
Les seconds, et surtout les barrages en terre, sont un des principaux champs
d'application de la mécanique des sols [5].
- Les barrage-poids ;
- Les barrages à contrefort ;
- Les barrages-voutes.
23
Les ramifications de chaque groupe sont données par la figure
Typologie et description
Les petits barrages en béton se regroupent principalement en trois types :
Barrages voûtes
Ils résistent à la poussée de l'eau par leur forme qui leur permet de répercuter la
poussée hydrostatique sur la fondation par des arcs travaillant en compression. La
voûte des ouvrages de faible hauteur, peut être très mince et présente une simple
courbure [6 ].
Barrages poids
Par leur poids et par leur section trapézoïdale, ils résistent à la poussée de l'eau. Tout
comme les barrages en maçonnerie, les barrages en béton sont des ouvrages rigides
et en conséquence leur conception sera aussi conditionnée par la qualité des
fondations [6].
Barrages à contreforts
Ils sont composés d'un voile en béton armé et d'une série de contreforts destinés à
reprendre la poussée de l'eau et à la transmettre à la fondation [6-7].
24
Barrage-voûte
Il est généralement en béton dont la forme courbe permet report des efforts de
poussée de l’eau sur les rives rocheuses de la vallée [6].
Ce type de barrage convient bien lorsque la topographie permet de fermer la vallée
par une forme arquée de longueur réduite (figure 10).
Les barrages-voûtes sont en effet peu employés pour les retenues de petite hauteur.
Les conditions pour adopter une telle solution sont par ailleurs assez strictes. Nous
envisageons en effet la construction d'un barrage-voûte que lorsque la vallée est
étroite et rocheuse [6].
Barrages à contreforts
Il est constitué :
25
- D’une bouchure entre les contreforts transmettant à ceux ci la poussée de l'eau.
Il est bien adapté aux vallées larges avec une fondation rocheuse de bonne qualité [9-
10 ].
Dans des vallées plus larges où le barrage-poids supposerait des volumes de béton
trop importants et où le barrage voûte ne serait pas réalisable, nous pensons à
construire des barrages à contreforts, par ailleurs beaucoup moins sensibles aux sous-
pressions que le barrage-poids, mais plus fragiles [11].
Barrages-poids
Les barrages poids en béton sont très proches mécaniquement des barrages en
maçonnerie [9].
Seul le poids en effet résiste, à la poussée hydrostatique, à la poussée des sédiments
et aux sous-pressions. Celles-ci ont une action déstabilisatrice très importante et il
conviendra de les diminuer à l'aide de dispositifs tels que rideaux d'injection et galeries
de drainage [9].
Quoi qu'il en soit, le calcul de l'ouvrage, par ailleurs peu complexe, devra les prendre
soigneusement en compte [11].
26
Figure 10 : Coupe transversale d’un barrage en béton
27
Barrage DneprGues en Ukraine
Le barrage a été construit en rive droite du fleuve, profitant du Nkokolo, une vallée
sèche ancien lit du fleuve, dont les berges atteignaient 150 mètres de haut au niveau
des chutes d'Inga, parallèles au site.
Un barrage, le barrage de Shongo, a permis de mettre sous eau le Nkokolo. L'eau est
captée à 10 kilomètres en amont du site du barrage Inga I, à une altitude de 125
mètres, pour atteindre 115 mètres au niveau du bief alimentant le barrage Inga I. À
cet endroit, la hauteur de chute est d'environ 45 mètres (115 - 70 mètres) entre le bief
et le flot du fleuve Congo coulant en contrebas du site.
28
Les travaux de construction de la centrale et du barrage débutèrent en 1965, et
l'inauguration intervint en 1971. La centrale hydro-électrique comprend 6 turbines
produisant chacune 60 mégawatt de puissance, soit 360 MW en t
Depuis lors, faute d'entretien et suite à la mauvaise gérance sous le régime Mobutu et
la situation de guerre depuis 1997, le barrage Inga I et son voisin Inga II sont dans
un état de délabrement réduisant leur capacité de 80%. La production électrique ne
dépasse pas 20%, faute de pièces de rechange. Les jacinthes d'eau sont l'une des
principales causes d'encombrement du barrage et de dégradation de ses turbines. Les
centrales électriques ne parviennent même plus à assurer une alimentation électrique
fiable à la seule ville de Kinshasa, alors que les projets initiaux prévoyaient une
alimentation de toute l'Afrique australe, justifiant également la construction de la ligne
électrique Inga-Shaba.
Le barrage a été construit en rive droite du fleuve, profitant du Nkokolo, une vallée
sèche ancien lit du fleuve, dont les berges atteignaient 150 mètres de haut au niveau
des chutes d'Inga, parallèles au site.
Un barrage, le barrage de Shongo, a permis de mettre sous eau le Nkokolo. L'eau est
captée à 10 kilomètres en amont du site du barrage Inga II, à une altitude de 125
mètres, pour atteindre 115 mètres au niveau du bief alimentant les barrages Inga I et
Inga II. Un canal d'une longueur de quelques centaines de mètres, situé à l'ouest du
barrage Inga I, alimente le barrage Inga II. À cet endroit, la hauteur de chute est
d'environ 50 mètres (115 - 65 mètres) entre le bief et le flot du fleuve Congo coulant
en contrebas du site.
29
L'inauguration a eu lieu en 1982. La centrale hydro-électrique comprend 8 turbines
produisant chacune 175 mégawatts, soit 1 400 MW en tout.
Depuis lors, faute d'entretien et suite à la mauvaise gérance sous le régime Mobutu et
la situation de guerre depuis 1997, le barrage Inga II et son voisin Inga I sont dans
un état de délabrement réduisant leur capacité de production électrique à 20 %, faute
de pièces de rechange. Les jacinthes d'eau sont l'une des principales causes
d'encombrement du barrage et de dégradation de ses turbines. Les centrales
électriques ne parviennent même plus à assurer une alimentation fiable à la seule ville
de Kinshasa, alors que les projets initiaux prévoyaient une alimentation de toute
l'Afrique australe, justifiant également la construction de la ligne électrique Inga-
Shaba.
nga I, II, et III ont été ou devraient être construits en rive droite du fleuve, profitant
du Nkokolo, une vallée sèche ancien lit du fleuve. Ses berges atteignaient, avant mise
sous eau, 150 mètres de haut au niveau des chutes d'Inga, parallèles au site. Il est
utilisé pour alimenter en eau Inga I et Inga II, éventuellement Inga III.
Un barrage, le barrage de Shongo, a permis de mettre sous eau le Nkokolo. L'eau est
captée à 10 kilomètres en amont du site du barrage Inga II, à une altitude de 125
mètres, pour atteindre 115 mètres au niveau du bief alimentant les barrages Inga I et
Inga II. Un canal d'une longueur de quelques centaines de mètres, situé à l'ouest du
barrage Inga I (45 mètres de dénivelé, 115-70 mètres), alimente le barrage Inga II
(50 mètres de dénivelé, 115-65 mètres). Un canal creusé en amont des deux autres
barrages permettrait d'établir le barrage Inga III en contrebas des deux autres, et
d'ainsi bénéficier d'un dénivelé de 55 mètres (115-60 mètres). Les 3 barrages
développeraient ainsi une puissance totale de 6 275 MW à pleine puissance (Inga I et
II fonctionnent actuellement à environ 20 % de leur capacité, et Inga III n'existe pas
encore).
Le barrage Grand Inga permettrait quant à lui la production de quelque 39 000 MW.
Le projet prévoit la construction d’un barrage en amont de la prise d’eau de Nkokolo,
qui permettrait de générer une retenue d’eau à une altitude de 200 mètres (contre
30
125 mètres actuellement au même endroit) dans la vallée de la rivière Bundi, qui serait
elle-même barrée quelques kilomètres plus loin par un barrage au niveau de son
confluent avec le Congo (actuellement à 45 mètres d’altitude). Entre la retenue d’eau
et le fleuve, désormais 155 mètres de dénivelé sur le deuxième fleuve le plus puissant
du monde. Une centrale ici construite permettrait de produire 39 000 MW, soit le
double du potentiel du barrage des Trois-Gorges sur le Yangzi Jiang. Pour un
investissement et des coûts écologiques sensiblement moindres qu’aux Trois-Gorges,
à Assouan ou Itaipu.
In fine, le total du complexe des barrages d'Inga (parfois dénommé lui-même "Grand
Inga") comprendrait 4 unités de production, pour une puissance totale de 45 275 MW
répartie comme suit :
31
9 Komo Douodjina 4,6
10 Koudou Néméjong 2,5
11 Koudou Seka 0,4
12 Lengoué Liouesso P.R. 1,6
13 Lengoué Liouesso amont 13,0
14 Lengoué Zoulabout 2,5
Département N° Cours d’eau Nom du site Puissance
MW
32
1 Djouélé ngouékou 2,0
2 Dziélé Ngokéli 24,0
3 Komo Olombo 4,0
4 Léfini Imboulou 120,0
5 Léfini Kouémbali grande 150,0
6 Léfini Kouémbali petite 1_,0
7 Louara Ossio 2,6
8 Louara Ombima 8,6
9 Mpama Mpama 7,2
Plateaux
Total 3140 -
11890
33
Kouilou 1 Kouilou Sounda 1000,0
POTENTIEL TOTAL AU CONGO 5412,6 à
14162,6
On sait que les régions tropicales de l'Afrique possèdent avec leurs fleuves, leurs
chutes et leurs lacs les réserves d'énergie hydro-électriques les plus considérables du
monde; mais seule une fraction infime de ce potentiel était mise en valeur dans
l'Afrique Centrale et au Congo en particulier, notamment dont le bassin versant ne
mesure que 6000 km2. Néanmoins son débit est relativement abondant (module: 122
m3/sec, soit 22.7/l/s/km2) et, en dépit d'une saison sèche déjà prononcée, régulier : le
débit d'étiage est de 110 m3/s, le débit des crues annuelles, de 300 m3/s; et un
coefficient d’écoulement de 56.5%.
Historique [1]
34
premiers rapides du Congo, une prise d'eau et une galerie d'amenée de 1 km qui
conduit jusqu'aux ouvrages aval situés 25 m plus bas que le niveau de retenue normal.
Ces ouvrages aval comprennent les cheminées d'équilibre, les conduites forcées,
l'usine avec deux turbines d'une puissance de 10.500 CV, enfin un canal de fuite qui
débouche dans un bras du Congo fermé maintenant par un barrage. Le débit aménagé
au cours de la première étape est de 72 m3/sec; celle de l'A.E.F., atteint presque
300.000 habitants (dont 20.000 Européens) avec une banlieue industrielle très
développée. C'est là que se trouvait provisoirement le principal débouché de la
centrale du Djoué puisque Kinshassa absorbait en pointe 70.000 kW contre 2.800 pour
Brazzaville. Mais ne prenait rien pendant la nuit, de sorte que la turbine tournait alors
pour satisfaire à la seule demande de Brazzaville : 600 kW pendant la nuit. En outre
les Belges avaient commencé à équiper leurs chutes et dans deux ans ils ne prirent
plus rien.
La puissance disponible était alors de 13.500 kW à 28.000 kW. L'usine était reliée
à la centrale de Brazzaville par une ligne à 30.000 V et à la centrale de Kinshassa par
une autre ligne de 30.000 V qui franchissait le fleuve un peu en aval.
L'écoulement d'une pareille quantité d'électricité dans un pays peu peuplé et peu
industrialisé posait un problème difficile. Il existait bien dans le voisinage de la centrale
une agglomération urbaine, Brazzaville, capitale de toute la Fédération, mais cette
capitale comptait moins de 100.000 habitants: 5.000 Européens environ et 77.000
Africains à faible capacité de consommation. Il n'existait que quelques petites
industries (tissage du coton, métallurgie, réparations de bateaux); dans l'hinterland le
plateau Batéké est désert.
35
Figure 2 : Carte de la centrale hydroélectrique du DJOUE [1]
36
Hydrologie du DJOUE :
Barrage :
Prise d’eau :
Grosses grilles 48 x 3 m;
Grilles fines 2 x15 x 7,5 m ;
Dégrilleur
Vanne wagon 4,80 x 5 m.
Galerie d’amenée :
Longueur 795 m ;
Section 25 m 2.
Débit 72 m3/s
En béton et creusée dans le rocher
Conduites forcées :
Métallique
37
Longueur 82 m
Diamètre 3,4 m
Vanne papillon 3,2 m
Cheminées d’équilibre :
Diamètre 10 m
Hauteur 16 m
Turbines :
Fabricant NEYRPIC
Hélice à pales fixes 6
Débit 36 m3/s
Vitesse nominale 250 tr/min
Vitesse d’emballement 600 tr/min
Chute 25 m
Puissance 10500 CV
Alternateurs :
Fabricant CEM
Type WV 360-24 triphasé
Vitesse nominale 250 tr/min
Puissance apparente 9400 kVA
Tension nominale 5500 V
Courant nominal 955 A
Facteur de puissance 0.8
Poste de transformation :
38
Deux (2) jeux de barres 30 kV
Trois (3) travées lignes 30 kV
CHAPITRE 3 : Généralités
Centrales hydroélectriques
39
ainsi une dénivellation (ou hauteur de chute),en énergie électrique.La puissance de la
centrale est proportionnelle au débit prélévé dans le cours d’eau et à la dénivellation.
Selon la hauteur de chute, les centrales peuvent être classées en trois catégories :
Cette classification n’est pas rigide mais permet de définir la catégorie des sites.Elle
correspond de plus à des types de machines différents.
40
Image 2 : illustre la centrale de Beauharmois au Québec : Puissance 1660MW ; hauteur
de chute 24m ;
source:http://www.hydroquebec.com/production/hydroelectrique/saint_laurent/beau
haois/index.html.
41
Sinon,pour autant que le barrage ne soit pas trop haut,un système en siphon peut être
installé.Des aménagements de ce type (figure 5) fournissent une solution élégante
pour des dénivellations jusqu’à 10 mètres et pour des groupes de puissance inférieure
à 1000 kW ,bien que des exceptions existent par exemple en Suède (11 MW) ou aux
USA (30.5 m).La turbine peut être livré pré-monté sur le site et installé sans
modification importante du barrage.
Deux types d’aménagements peuvent être concus pour exploiter une dénivellation
dans un canal d’irrigation :
42
Figure 6 :Aménagement intégré utilisant un canal d’irrigation.
Si le canal existe déjà ,un aménagement ,comme celui représenté sur la figure
7,est une option convenable.Le canal doit être légèrement agrandi pour inclure
la prise d’eau et le déversoir.Pour réduire la largeur de la prise d’eau au
minimuim,un déversoir ayant un seuil long doit être installé.A partir de la prise
d’eau ,une conduite forcée longeant le canal dirige l’eau en pression vers la
turbine .L’eau passe dans la turbine et retourne au cours d’eau par un court
canal de fuite.
En général,il n’ya pas de poissons dans les canaux d’irrigation et les passes à poissons
ne sont pas réquises.
43
L’eau potable est souvent fournie à une agglomération en transportant l’eau par une
conduite en charge depuis un réservoir d’eau amont.
Les barrages
Définition
Un barrage est un ouvrage d’Art placé en travers d’un cours d’eau, destiné à retenir et
stocker de l’eau ou à la dériver [4].
44
L’amélioration des techniques et des bétons dans le premier quart du XX e siècle
permet d’envisager la réalisation de retenues plus conséquentes, capables de réguler
la production hydro-électrique [4].
La géologie (nature des roches sur lesquelles sera édifié le barrage, agrégats extraits
sur place) et la topographie (largeur de la vallée), commande le type de barrage utilisé
[4].
Les barrages forment avec le terrain sur lequel ils sont construits un ensemble
indissociable : à chaque site, un type de barrage, un dimensionnement adapté tant sur
le plan technique qu'économique. C'est pourquoi il n'existe pas de barrage type
standard [4].
Les premiers font l'objet de nombreuses méthodes de calcul basées sur la résistance
des matériaux et la théorie de l'élasticité notamment [5].
Les seconds, et surtout les barrages en terre, sont un des principaux champs
d'application de la mécanique des sols [5].
45
Différents types de barrage
Barrage en béton
Les barrages en béton se partages en trois groupes [6] (Figure 9 )
Typologie et description
Les petits barrages en béton se regroupent principalement en trois types :
Barrages voûtes
Ils résistent à la poussée de l'eau par leur forme qui leur permet de répercuter la
poussée hydrostatique sur la fondation par des arcs travaillant en compression. La
voûte des ouvrages de faible hauteur, peut être très mince et présente une simple
courbure [6 ].
Barrages poids
46
Par leur poids et par leur section trapézoïdale, ils résistent à la poussée de l'eau. Tout
comme les barrages en maçonnerie, les barrages en béton sont des ouvrages rigides
et en conséquence leur conception sera aussi conditionnée par la qualité des
fondations [6].
Barrages à contreforts
Ils sont composés d'un voile en béton armé et d'une série de contreforts destinés à
reprendre la poussée de l'eau et à la transmettre à la fondation [6-7].
Barrage-voûte
Il est généralement en béton dont la forme courbe permet report des efforts de
poussée de l’eau sur les rives rocheuses de la vallée [6].
Ce type de barrage convient bien lorsque la topographie permet de fermer la vallée
par une forme arquée de longueur réduite (figure 10).
Les barrages-voûtes sont en effet peu employés pour les retenues de petite hauteur.
Les conditions pour adopter une telle solution sont par ailleurs assez strictes. Nous
envisageons en effet la construction d'un barrage-voûte que lorsque la vallée est
étroite et rocheuse [6].
47
Image 3 : Exemple d’un Barrage voûte (barrage de St-Pierre-Cognet)
Barrages à contreforts
Il est constitué :
Dans des vallées plus larges où le barrage-poids supposerait des volumes de béton
trop importants et où le barrage voûte ne serait pas réalisable, nous pensons à
construire des barrages à contreforts, par ailleurs beaucoup moins sensibles aux sous-
pressions que le barrage-poids, mais plus fragiles [11].
48
Barrages-poids
Les barrages poids en béton sont très proches mécaniquement des barrages en
maçonnerie [9].
Seul le poids en effet résiste, à la poussée hydrostatique, à la poussée des sédiments
et aux sous-pressions. Celles-ci ont une action déstabilisatrice très importante et il
conviendra de les diminuer à l'aide de dispositifs tels que rideaux d'injection et galeries
de drainage [9].
Quoi qu'il en soit, le calcul de l'ouvrage, par ailleurs peu complexe, devra les prendre
soigneusement en compte [11].
49
un système de raccordement à la tuyauterie (soudures, vis, brides, ...) ;
un système de manœuvre de l’obturateur (volant, levier, actionneur, ... +
tige) ;
un système qui assure l’étanchéité dynamique vers l’extérieur (joint, presse
garnitures, ...).
FONCTIONS
Il peut s’agir d’un joint en élastomère, d’un soufflet ou plus classiquement d’un presse
garnitures (ou presse - étoupes) .
On trouve aussi classiquement un dispositif d’étanchéité de secours dit « back seat »,
placé au niveau de la liaison tige obturateur .
Une fonction de sécurité pour protéger le réservoir contre des sur- ou sous-
pressions, survitesses, ... et le milieu extérieur contre une vidange du réservoir.
Une fonction de réglage du débit en fonction du degré d’ouverture du système.
Seuls certains types de robinets sont susceptibles d’être utilisés dans ce but.
Ces robinets n’équipent pas en général les réservoirs de stockage où la fonction
de régulation n’est pas nécessaire.
Une fonction de non-retour assurée par les clapets.
50
Outre ces fonctions à assurer, différents paramètres dictent le choix de(s) type(s) de
vanne(s) compatible(s) avec une installation :
la nature du fluide ;
les conditions de service (température, pression) ;
la taille du robinet ;
le type de commande du robinet ;
la perte de charge qu’il engendre en grande ouverture ;
la vitesse maximale du fluide dans la canalisation etc....
FAMILLES DE VANNES
Les vannes peuvent être différenciées à partir des caractéristiques du système qui
permet de manœuvrer l’obturateur. Ce système peut être multi tour ou quart de tour.
Le système quart de tour est un type de commande plus rapide et plus facilement
associable à des actionneurs pneumatiques et hydrauliques que le système multi tour.
51
Les dispositifs de commande manuels sont par ailleurs généralement verrouillés
(plombs ou cadenas) et les dispositifs électriques, pneumatiques et hydrauliques
peuvent a priori être commandés à distance.
De manière parallèle par rapport à la veine fluide, il s’agit des robinets suivants :
– robinet à soupape ;
– robinet à piston ;
– robinet à membrane ;
– soupape automatique de sûreté, de décharge.
Lorsque le déplacement de l’obturateur est angulaire, il s’agit des robinets
suivants :
– robinet à papillon ;
– robinet à tournant sphérique ;
– robinet à tournant cylindrique ou conique ;
– clapet à battant ou à papillon.
52
Turbines
Leur histoire
La roue hydraulique, utilisée pour la première fois en Grèce Antique, a été adoptée par
la suite dans les moulins à blé et diffusée dans l'Europe ancienne et médiévale. Les
premières roues étaient constituées d'un arbre vertical muni d’aubes ou de pales
radiales, placées dans un petit ruisseau ou dans un bief de moulin et permettaient de
produire 370W. Ensuite vint la roue à arbre horizontal connectée à une roue à aube
Verticale avait la partie inférieure plongée dans le courant, entraînant ainsi l’ensemble
avec un rendement meilleur que dans le cas d’un arbre vertical. Au fil du temps les
roues à aubes utilisèrent la partie supérieure surtout dans les montagnes ce qui
augmenta le rendement grâce à la chute d'eau. La puissance maximale de la roue
hydraulique en bois passa de 2000W à environ 37000W au cours du Moyen Âge. Avec
le développement industriel du XI ième siècle, ces roues ont été abandonnées au profit
de turbines à grande vitesse de rotation qui étaient seules capables d'utiliser la
pression des hauteurs d'eau des retenues, technique utilisée jusqu'à ce jour avec le
développement de l'énergie électrique hydraulique. C'est au milieu du XIX ième siècle,
que la première turbine à eau fut développée.
Leur fonctionnement
Une turbine est un moteur dont l'élément essentiel est une roue portant à sa périphérie
des ailettes ou des aubes appelées augets, mises en rotation par l'eau du barrage.
Ainsi la pression et la vitesse de l'eau entraînent la rotation de la turbine. L'arbre de
cette turbine mettra en fonctionnement l'alternateur. On retrouve principalement deux
types de turbine, les turbines à action et les turbines à réaction.
53
Lors de la conception d'un barrage les turbines hydroélectriques sont prises en charge
à fin de déterminer laquelle est la plus appropriée pour le barrage selon sa taille, son
rendement et son type. De plus, avant de réaliser un système de turbine de grande
puissance, les ingénieurs développent des modèles réduits pour étudier le
comportement de la roue de turbine en fonction de la hauteur de chute. Les lois de
similitude permettent de savoir, de manière assez précise, quelles seront les
caractéristiques de la turbine hydraulique à réaliser.
Pour que la fréquence du courant reste constante la vitesse de la turbine doit être fixe
quelques soit les variations de la pression de l'eau. Pour produire du courant à 50Hz
la vitesse de rotation de la turbine doit être de 3000tr/min.
Ce besoin nécessite des commandes pour ouvrir ou fermer les passages de l’aube
directrice, afin de réguler le débit et, dans le cas de la turbine de Kaplan, pour faire
varier le pas de l’hélice. Dans une turbine utilisant une roue de Pelton, on règle le débit
d’eau en ouvrant ou en fermant les tuyères d’alimentation. Dans ce cas il faut faire
attention à l'effet de bélier hydraulique en mettant en place une tuyère de dérivation
de trop plein.
Différents types de turbines hydrauliques:
54
l'eau sort de manière cylindrique et uniforme. Elle vient immédiatement percuter des
cuillères métalliques rattachées à la roue ce sont les augets.
L'eau ensuite glissera sur les côtés de la turbine. Lorsque la chute est supérieure à
200m on utilise une conduite forcée, de l'eau acheminée depuis un réservoir supérieur
par un long tuyau, jusqu'à une tuyère. L'énergie potentielle est alors convertie en
énergie cinétique. Le jet obtenue, dirigé perpendiculairement à l'axe de la turbine (qui
est verticale) sur des augets incurvés, « rebondit » et entraine la rotation de la roue
sur laquelle ils sont fixés. On obtient ainsi de l'énergie mécanique qui permet produit
une énergie dite d'appoint, utile donc quelque heure par jour lors de fortes demandes
d'électricité aux heures de midi ou par grand froid. Ces turbines existent dans une
gamme de puissance très variée: de 1kW à plus de 12MW. Elles s'adaptent facilement
sur des chutes à débits variables puisque leur rendement n'est pas trop influencé par
les fluctuations de débits.
55
conduite en colimaçon dans les directrices qui mettent ensuite en mouvement
perpétuel la roue et l'arbre de la turbine pour ensuite s'écouler en dessous de la
turbine. C'est la turbine la plus utilisée pour les pressions ou les hauteurs de chute
équivalentes à une colonne d'eau de 15 à 500 mètres, créant ainsi des puissances
de l'ordre du kilowatt à plusieurs centaines de mégawatt.
Ce type de turbine est utilisé pour des petites chutes inférieures à 30m, elles se
trouvent au fil de l'eau et non pas de réservoir. La Kaplan à la caractéristique de pouvoir
être réglable lors de son fonctionnement, parce que la roue à une forme d'hélice et on
peut développer plusieurs variantes pour réguler la puissance fournie. On les retrouve
généralement sur des barrages à faibles et très faibles chute, notamment sur les
centrales au fil de l'eau.
I
mage 9 : Turbine Kaplan
56
Figure 11 : Roue hydraulique
Figure 12 : Turbine
Kaplan
57
Figure 15 : Turbine Francis
58
Les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), en plus de produire de l'énergie à
partir de l'écoulement naturel, comportent un mode pompage permettant de stocker l'énergie
produite par d'autres types de centrales lorsque la consommation est basse, par exemple la
nuit, pour la redistribuer, en mode turbinage, lors des pics de consommation
59
Ces centrales possèdent deux bassins, un bassin supérieur et un bassin inférieur entre
lesquels est placée une machine hydroélectrique réversible : la partie hydraulique peut
fonctionner aussi bien en pompe, qu'en turbine et la partie électrique aussi bien en
moteur qu'en alternateur (machine synchrone). En mode accumulation la machine
utilise le courant fourni pour remonter l'eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur
et en mode production la machine convertit l'énergie potentielle gravitationnelle de
l'eau en électricité.
On distingue ainsi :
les centrales dites "au fil de l'eau", dont la constante de vidage est généralement
inférieure à 2 heures ;
les centrales "éclusées", dont la constante de vidage est comprise entre 2 et 200
heures ;
les "lacs" (ou réservoirs), dont la constante de vidage est supérieure à 200 heures.
60
61
BIBLIOGRAPHIE
62