Comptabilité Speciale
Comptabilité Speciale
REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX -TRAVAIL -PATRIE
PEACE- WORK- FATHERLAND
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
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INSTITUT SUPERIEUR GERMINAL DE MOKOLO
GERMINAL HIGHER INSTITUTE OF MOKOLO
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DIRECTION GENERALE
GENERAL MANAGEMENT
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LeLe choix
choix dede
lala réussite
réussite
2024 / 2025
Comptabilité et Finance
Support de Cours
COMPTABILITE SPECIALE
Février 2025
1
Introduction générale
D’une manière générale, la comptabilité est une science universelle dont la tenue ne devrait pas
faire l’objet d’une différence notable dans les espaces différents. Pour cela, les principes
comptables ont été établis afin d’assurer au moins dans les espaces relativement homogènes des
comparaisons fiables de la situation des entreprises.
On peut également noter que la comptabilité est une science sujette à des obligations fermes à
respecter et qui confère la possibilité de recourir aux juges en cas de dérogation non prévue.
Dans la pratique, le plan comptable tel qu’édité selon le système comptable OHADA n’a pas
tenu compte des particularités de certaines entreprises et c’est ainsi que certains secteurs
d’activité ne peuvent pas utiliser totalement ou partiellement le SYSCOHADA, ont mis sur pied
leurs propres plan comptable (plan comptable spécifique). A titre d’exemple, on peut citer :
- Le plan comptable des entreprises d’assurances et de réassurances régit par le code CIMA
(conseil interafricain des marchés d’assurances) ;
- Le plan comptable des firmes bancaires régit par la COBAC.
L’importance de ce cours de comptabilité spéciale est qu’elle tient compte des spécificités de
tous les secteurs d’activités économiques en s’appuyant sur les principes fondamentaux. Nous
allons dans le cadre de ce cours nous intéresser à la comptabilité des entreprises telles que :
2
Chapitre 1 : La comptabilité des entreprises d’assurance et de réassurance
Nous allons dans le cadre de cette comptabilité présenté l’originalité des entreprises
d’assurances et de réassurances (I), ensuite les principes comptables généraux qui font l’objet
d’une interprétation particulière dans les entreprises d’assurances et de réassurances (II) et
enfin, nous présenterons l’organisation comptable au sein de ces entreprises (III).
Les entreprises d’assurances se caractérisent par une inversion du cycle de production et par un
décalage entre la survenance du fait dommageable générateur du paiement des indemnités et le
règlement effectif de ces indemnités.
Les compagnies d’assurances n’achètent pas de marchandises pour les revendre comme dans
les sociétés de commerce. Elles vendent un produit (le contrat d’assurance) et rende ensuite le
service correspondant (le paiement d’un sinistre par exemple). Ce qui est appelé inversion du
cycle de production dans les entreprises d’assurances.
Ceci est valable en assurance automobile et non en assurance vie. Car en assurance vie, ce
décalage n’existe pas pratiquement, mais les opérations se dénouent à long terme. Les primes
encaissées restent longtemps à la disposition de l’assureur avant d’être frappée d’un sinistre. Ce
double phénomène entraine les conséquences suivantes :
- L’assureur détient une masse importante des capitaux qu’il devra gérer d’où l’importance
des actifs immobilisés et des résultats financiers (produit et plus ou moins-value sur cession
d’élément d’actif) ;
- L’assureur ne sera alerté par aucun signal d’alarme en cas de difficulté à faire face à ses
engagements d’où l’importance des provisions techniques ;
- L’assureur ne connait son prix de revient à long terme d’où la nécessité d’avoir pendant
les premiers exercices recours à des provisions pour sinistre à payer pour une large part sont
des estimations pour des évaluations ;
- La non-concordance possible entre l’exercice de comptabilisation de la prime et celui de la
survenance du fait dommageable implique l’utilisation d’un compte de répartition des
produits dans le temps ;
3
- La non-concordance entre l’exercice du fait dommageable et celui d’indemnité nécessité
pour les besoins d’exploitation une double comptabilisation par exercice de règlement et
par exercice de survenance pour les assurances IARD (indemnité, Accident, risques,
divers).
Parmi les principes comptables généraux, nous évoquerons ceux qui font l’objet d’une
interprétation particulière.
Les états financiers doivent pouvoir faire l’objet de comparaison dans le temps, ce qui nécessite
une constance dans leurs méthodes d’élaboration. Le législateur a précisé en assurance,
l’utilisation conjoint de plusieurs méthodes pour le calcul des provisions techniques. Les
méthodes dégageant le résultat le plus élevé devant par groupe des risques homogènes être
retenu.
2. Le principe de prudence
3. Le principe de non-compensation
Les éléments de l’actif et du passif doivent faire l’objet des variations séparées, il en est de
même pour les charges des produits. Le code des assurances admet à l’inventaire la
compensation ente les pertes résultant de la baisse des cours et les bénéfices potentiels
provenant de la hausse de ces cours.
Le résultat de chaque exercice doit être indépendant de celui qui le précède et de celui qui le
suit. Pour les opérations autres que la vie et la comptabilisation, le principe de la spécialisation
des exercices s’étend à la notion d’exercice d’assurance : exercice de prise des faits de la
garantie des primes, exercice de survenance pour les risques divers.
4
5. Le principe s’étend à la notion d’exercice d’assurance
Exercice de prise de fait de la garantie pour les primes, exercice de survenance pour les risques
divers ou bien exercice de souscription de la police pour les assurances maritimes et de
transport.
Les immobilisations et les stocks sont évalués à leurs coûts historiques d’entrée dans le
patrimoine de l’entreprise ou coût d’acquisition dans les entreprises d’assurances. Il faut
toutefois souligner sur ce plan, une particularité de comptabilisation des avoirs et engagement
en monnaie étrangère.
1. La comptabilité de l’agence
Parmi les intermédiaires habiletés à présenter les opérations d’assurances, l’article 511 alinéa 1
cite notamment les agents généraux et les courtiers. L’AFNOR définit l’agent général comme
une personne physique mandataire d’une ou plusieurs entreprises d’assurances et à gérer des
contrats d’assurance souscrits dans les limites et conditions fixées par son traité de nomination.
Le rôle de la comptabilité agence consiste à suivre les comptes individuels de chaque agent.
Elle centralise les informations :
Plusieurs sociétés d’assurance utilisent dont les intermédiaires qui, pour le compte de celle-ci
prospect et effectue des multiples opérations auprès des assurés. Pour cette raison, nous avons
pensé aborder la comptabilité des sociétés d’assurances au travers des opérations réalisées avec
les agents.
5
1.1. Comptabilisation des primes
On dit que la société d’assurance travail en émission des primes, car elle enregistre directement
en comptabilité avant même que l’assuré n’ait payé l’émission des contrats effectués par leurs
services. On distingue les primes à terme et les primes au comptant.
Les primes à terme sont celle ordonnancées à partir de l’échéancier mensuel pour les contrats à
« tacite reconduction ». Pourtant les primes au comptant regroupent toutes celles qui ne sont
pas à terme.
Il s’agit par exemple des primes sur affaire nouvelle. Il peut arriver que les quittances émises
par la société soient retournées pour annulation. Nous allons examiner ces deux cas :
D C Libellés D C
411 Agent X
70 Primes émises X
435 Taxe dû à l’Etat X
(commission de la quittance)
Commission
65 Agent X
411 (constatation de la prime) X
- Le retour des quittances : lorsque l’agent retourne les quittances qu’il n’a pas encore encaissé
par divers motifs, la société enregistre que l’agent ne le doit plus mais en contrepartie récupère
la commission et la taxe. En comptabilité on passe généralement deux écritures : l’annulation
de la quittance et la reprise de la commission.
D C Libellés D C
70 Primes émises X
435 Taxe dû à l’Etat X
411 Agent X
(Annulation de la quittance)
Client
411 Commission X
65 (reprise de la commission) X
6
Application : le 01/12/2023, un bordereau de quittance de 1 000 000F de primes net est émis.
La commission de l’agent est de 20% et le taux de l’agent 10%. Le 31/12/2023 l’agent retourne
200 000F de quittance à terme pour annulation.
Solution
Prime net = 1 000 000 Pnette = 200 000
Prime TTC = 1 000 000*1,1 = 1 100 000 Prime TTC = 200 000*1,1 = 220 000
Taxe = 100 000 Taxe = 20 000
Commission = 1 000 000*20% = 200 000 Commission = 200 000*20% = 40 000
D C Libellés D C
01/12/2023
411 Agent 1 100 000
70 Primes émises 1 000 000
435 Taxe dû à l’Etat 100 000
(commission de la quittance)
65 200 000
Commission
411 200 000
Agent
(constatation de la prime)
30/12/2023
70 Primes émises 200 000
435 Taxe dû à l’Etat 20 000
411 Agent 220 000
(Annulation de la quittance)
411 Client 40 000
65 Commission 40 000
(reprise de la commission)
L’agent en tant mandataire de la société peut être amené à effectuer des paiements des sinistres
ou des encaissements, des recours auprès des tiers. De même, la compagnie peut effectuer des
règlements pour le compte de l’agent ou parfois lui accorder de frais de publicité.
Application : au cours du mois du 12/2023, Protective a réalisé les opérations suivantes avec
son agent.
Le 11/12 l’agent paye des sinistres pour 150 000F et encaisse des recours pour 50 000F.
Le 14/12 Protective a règle pour le compte de l’agent les frais pour fourniture de bureau 10 000F
et lui a accordé un forfait postal mensuel pour 5 000F ainsi qu’une commission de gestion de
sinistre de 1%.
7
TAF : Journaliser ces opérations dans la comptabilité de Protective
Solution
D C Libellés D C
11/12/2023
60 Sinistre 150 000
411 Agent 150 000
(paiement sinistre)
Agent
411 Sinistre 50 000
60 (encaissement recours) 50 000
14/12/2023
411 Agent 10 000
66 Frais divers de gestion 10 000
(paiement pour fourniture de bureau)
Frais divers de gestion
66 5 000
Commission pour sinistre (150 000*1%)
65 1500
Agent
411 6 500
(Accord frais postal et commission)
L’agent envoi régulièrement les fonds à la compagnie, fonds reçus des assurés en paiement de
leurs quittances. Par ailleurs, la société peut lui faire occasionnellement parvenir les fonds en
vue de payer lui-même un sinistre important. Ces mouvements de fonds se font généralement
par virement bancaire et parfois par chèque.
Application : Pendant le mois de décembre 2023, l’agent de la société Protective veut payer un
sinistre important de 2 000 000F, mais pour ce faire, il adresse une demande de 2 000 000F le
10/12 que la société effectuée immédiatement par virement bancaire.
Le 15/12, la société Protective lui accorde 1% de frais de gestion du sinistre.
Le 31/12 l’agent fait parvenir à la société un virement de 500 000F.
TAF : journaliser ces opération dans la comptabilité de protective.
Solution
D C Libellés D C
10/12/2023
411 Agent 2 000 000
56 Banque 2000 000
(avance de fonds à l’agent)
8
60 Sinistre
411 Agent 2000 000
(Règlement sinistre) 2000 000
15/12/2023
65 Commission pour sinistre 20 000
411 Agent 20000
(constatation commission)
31/12/2023
56 Banque 500 000
411 Agent 500 000
(virement reçu)
Ce sont celles qui n’ont pas encore été réglées par les assurés jusqu’à la clôture du mois. Il
importe à l’agent de faire un récapitulatif de ces états impayés et faire parvenir à la société pour
que celle-ci défalque du compte courant agent. Il convient à cet effet d’enlever sur le solde dû
par l’agent le montant de quittances qu’il n’a pu réellement encaisser sans oublier de leur
réincorporer dans son compte le mois souvent tant qu’ils ne les retournent pas pour annulation.
TAF : Procéder à la clôture le 31/12 N et à la réouverture des états impayés à l’année 01/01
N+1
Solution
D C Libellés D C
31/12/N
49 Compte d’attente 330 000
411 Agent 330 000
(Retour quittance sur commission)
Agent
411 Compte d’attente 60 000
49 (reprise de la commission sur état impayé) 60 000
01/01/N+1
411 Agent 330 000
49 Compte d’attente 330 000
(règlement quittances)
49 Compta d’attente 60 000
411 Agent 60 000
(retour quittance sur commission)
9
1.5. Présentation du compte courant agent
Le compte courant agent est un état récapitulatif dressé par la société qui reprend dans un
compte synthétique les opérations mensuelles effectuées avec chacun des agents. Etant donné,
les multiples opérations effectuées entre la société et les agents, ils s’avèrent nécessaire de
récapituler pour chacun des agents les opérations mensuelles dans un compte où les
mouvements comptables sont présentés, regroupées par rubrique. Le tableau suivant fait un
regroupement des éléments pouvant se retrouver dans le compte courant agent.
10
TAF : 1) Enregistrer dans la comptabilité de la société les opérations qui s’imposent.
2) Présenter le compte courant agent et calculer le solde sachant que le solde d’ouverture
était de 520 000.
Solution
1) l’enregistrement des opérations
D C Libellés D C
01/12/2023
411 Agent 1 100 000
70 Prime sur commission 1 000 000
435 Taxe dû à l’état 100 000
(Commission de la prime)
commission
65 Agent 200 000
411 200 000
02/12/2023
60 Sinistre 150 000
411 Agent 150 000
(paiement sinistre)
10/12/2023
411 Agent 2 000 000
56 Banque 2 000 000
(virement bancaire, avance de fonds de l’agent)
14/12/2023
411 Agent 10 000
66 Frais divers de gestion 10 000
(paiement de fourniture de bureau)
66 Frais divers de gestion 5 000
65 Commission pour sinistre 1 500
411 Agent 6 500
(Règlement fourniture bureau et commission)
15/12/2023
60 Sinistre 2 000 000
411 Agent 2 000 000
(règlement sinistre)
65 Commission 20 000
41 Agent 20 000
(constatation commission)
11
30/12/2023
56 Banque 500 000
41 Agent 500 000
(virement de l’agent)
70 Prime sur commission 200 000
435 Taxe dû 20 000
41 Agent 220 000
(annulation de la quittance)
411 Agent 40 000
65 Commission 40 000
(reprise sur commission)
31/12/2023
49 Compte d’attente 330 000
41 Agent 330 000
(retour quittance sur commission)
411 Agent 60 000
49 Compte d’attente 60 000
(reprise sur commission 300 000*20%)
Comme nous avons signalé au début de ce chapitre, les compagnies investissent dans les valeurs
immeubles, de ce fait et compte tenu du nombre important, les transactions, un service est
chargé d’enregistrer les entrées et les sorties des valeurs et de comptabiliser les plus-values
réalisées ainsi que les revenus et les frais de gestion de portefeuille placement.
12
La comptabilisation des achats de valeur est faite au prix d’achat. Les frais d’achat sont
enregistrés au compte 67 (frais financier) pour les immeubles, les frais d’inscription sont portés
dans le compte 204 (frais d’acquisition des immobilisations) qui peuvent être amortie en totalité
la première ou une fraction sur cinq ans maximum.
Le plan comptable des assurances relient pour les sorties et les entrées des valeurs :
- la méthode des prix d’achat moyen pondéré (PAMP) pour les cessions des titres acquis
antérieurement (avant le 31/12/N)
- la method FIFO (First in first out)
Les achats sont enregistrés sans tenir compte des frais et pour déterminer le prix de sortie, on
prend le PAM unitaire que l’on multiplie par le nombre du titre vendu.
Application : Les opérations suivantes ont été réalisées par l’entreprise Protective plus pendant
le mois de janvier concernant les actions troc :
- le 02/01 achat de 100 actions à 15 000F, frais 30 000F
- le 05/01 achat de 100 actions à 17 000F, frais 35 000F
- le 10/01 vente de 50 actions pour 882 000F
- le 15/01 vente de 50 actions pour 833 000F
- le 20/01 achat de 100 actions à 15 000F, frais 30 000F
- le 25/01 vente de 50 actions pour 735 000F
TAF : Présenter la fiche de stock selon la méthode PAMP et enregistrer les opérations dans le
journal de l’entreprise
Solution
- fiche de stock
13
- Enregistrement des opérations
D C Libellés D C
02/01
23 Valeur mobilière 1 500 000
675 Frais financier 30 000 1 530 000
56 Banque
(achat de 100 titres)
05/01
Valeur mobilière
23 1 700 000
Frais financier
675 35 000 1 735 000
Banque
56
(achat de 100 titres)
10/01
56 Banque 882 000
La tenue du livre comptable suivant est obligatoire : le journal divisionnaire, le grand livre
(ensemble de compte ouvert dans le compte de l’entreprise). Ce livre comptable doit être tenu
au jour le jour et sans blanc. En ce qui concerne le grand livre, il doit être tenu dans l’ordre de
plan comptable allégé (PCA).
La réassurance est une technique par laquelle l’assureur direct appelé cédant cède une partie de
sinistre à un réassureur. Cette technique répond à deux objectifs, d’une part augmente la
capacité de souscription de réassureur direct et d’autre part diviser un risque souscrit.
14
L’incidence de réassurance sur la comptabilité est très grande. En effet, il importe de présenter
les comptes de cession en réassurance en diminution de compte d’exploitation pour conserver
l’homogénéité de compréhension de résultat. Il est à noter par ailleurs que tout le contrat de
réassurance appelé traité dénonciable et révisable annuellement. Ceci entraine les calculs des
arrêtés des comptes. Prendrons en compte, la prime et sinistre que débordent du traité (entrée
et sortie de portefeuille). En fin, les multiples opérations que s’effectuent entre assureur et
réassureur entrainent la création de compte courant d’une part et d’autre part des comptes
d’exploitation (dépôt).
On distingue deux types de traité : les traités proportionnels et les traités non proportionnels.
Ils sont appelés proportionnels parce que l’assureur cédant (assureur direct) donne au réassureur
une partie de prime qu’il a encaissé en contrepartie. Celui-ci lui rembourse une partie du sinistre
en fonction du pourcentage de la prime que l’assureur direct lui a versé. Il existe deux sortes de
traités proportionnels : le traité en participation ou en quotte part et le traité en excédant de
capitaux.
Alors que les traités proportionnels étaient basés sur la cession par l’excédent d’une partie de
prime par le réassureur, les traités non proportionnels ne prennent que la base le sinistre. Une
étude statistique est effectuée par le réassureur sur une base des données. En fonction du
résultat, le réassureur demandera à l’assureur direct une rémunération forfaitaire pour l’année
et en contrepartie, il prendra en charge une partie du sinistre selon le terme du traité. On
distingue également deux types de traité non proportionnel : le traité en excédant de sinistre et
le traité en excédant du taux de sinistre.
Les opérations comptables que découlent que nous venons d’exposer sont regroupées dans le
compte courant tenu pour chacun de réassureur par l’assureur direct. Pour comptabiliser les
opérations au compte courant, l’assureur direct dresse les comptes techniques 100% par
exercice.
15
Les comptes sont dressés par le cédant pour le montant réassuré. La comptabilisation pour
chaque réassureur intervenant sera effectuée en fonction du résultat du compte global et du
pourcentage revenant à chaque réassureur.
Application : l’entreprise Protective Plus se réassure par la catégorie incendie, risque agricole
par un traité de quotte part auprès de différents réassureurs donc la participation dépend des
exercices.
Solution
Eléments D C
Sortie du portefeuille
- Prime (35 000 000*40%) 14 000 000 -
- Commission (14 000 000*30%) - 4 200 000
Solde (débiteur) 9 800 000
Total 14 000 000 14 000 000
16
-compte technique 100% de 2008 en 2008
Prime2008 : 41 000 000*50% = 20 500 000
Commission2008 : 20 500 000*30% = 6 150 000
Sinistre = 7 800 000*50% = 3 900 000
Eléments D C
Entrée de portefeuille
- Prime (2007) - 14 000 000
- Commission (2007) 4 200 000 -
- Prime (2008) - 20 500 000
- Commission (2008) 6 150 000 -
- Sinistre 3 900 000 -
Solde (créditeur) 20 250 000 -
Total 34 500 000 34 500 000
D RéaA C D RéaB C
2 450 000 4 900 000 8 100 000
SD : 2 450 000 SC : 3 200 000
2 450 000 2 450 000 8 100 000 8 100 000
D RéaC C D RéaD C
2 450 000 8 100 000 4 050 000
SC : 5 650 000 SC : 4 050 000
8 100 000 8 100 000 8 100 000 8 100 000
17
Le journal de l’entreprise
D C Libellés D C
75 Commission réassurance 1 050 000
400 Compte courant RéaA 2 450 000
709 Part RéaA 3 500 000
(sortie de RéaA)
709 Part de réassurance (B, C, D) 20 500 000
400
609 Compte courant (B, C, D) 10 450 000
75 Part sinistre 3 900 000
Commission 6 150 000
(enregistrement de traité 2008)
56
18
Chapitre 2 : Comptabilité des entreprises immobilières
Un immeuble peut être loué soit à usage d’habitation soit à usage commercial.
Le bailleur rend un énorme service aux locataires qui sont de mettre à la disponibilité de ce
dernier un immeuble lui appartenant en contrepartie de ce service, il paie le loyer. Le contrat
qui lie les deux parties peut être un bail (contrat écrit ou un engagement). Le prix du loyer tient
compte de la surface à laquelle on applique le coefficient divers destiné à tenir compte di
confort, de la situation géographique, de l’entretien et de l’existence des infrastructures
structurant (eau, électricité, gaz, internet). Il tient compte également de certaines charges
locatives. C’est ainsi que le propriétaire a le droit d’exiger le remboursement de certaines
charges. Ces charges sont dites récupérables peuvent être regroupées en trois catégories. Les
prestations individuelles, les prestations collectives et taxes locatives.
Les taxes locatives récupérables : elles concernent les nettoyages des égouts, des ordures
ménagères et de plus en plus, on parle d’épuration.
Les prestations individuelles : concernent l’échauffement, l’électricité, l’eau, l’internet, la
télévision, le téléphone.
Les prestations collectives : concernent l’entretien et l’éclairage commun.
Les propriétaires doivent tenir à la disponibilité du locataire 15 jours avant l’échéance la
justification tant des dépenses engagées par lui comme celles engagées par le locataire. Lorsque
l’imputation rigoureuse de certaines charges collectives n’est pas possible, on divise
proportionnellement le montant du loyer.
19
On peut noter par ailleurs les charges non récupérables qui concernent le plus souvent les
grosses réparations, les impôts fonciers, les frais de concierge, frais de gérance et frais
d’assurance.
Le contrat de louage dispose que la location à but commercial peut être constatée par un bail
écrit ou verbal. La pratique du bail écrit d’une courte durée est très répandue. Dans le cadre de
la législation sur le droit de propriété commerciale, la protection du locataire est règlementée.
Dans la fixation du prix du bail renouvelle ou lors des révisions du loyer, le tribunal joue un
rôle très important. En matière commerciale, la fixation du montant des charges est laissée à la
libre discussion des parties. Certains impôts et charges sont souvent le pourcentage du coût du
loyer.
Elles se fondent à travers les agences immobilières que doivent disposer d’une garantie
financière suffisante. Elles auront l’obligation de disposer dans leur comptabilité d’un compte
banque bloqué appelé compte banque séquestre. L’agent ne doit utiliser ce compte que pour
la transaction exclusivement.
Une transaction immobilière met en relation au moins 03 individus : l’acquéreur, l’agent
immobilier et l’acheteur. Cependant, d’autres personnes peuvent intervenir, il s’agit par
exemple du notaire, de l’agent commercial généralement appelé négociateur immobilier qui
est un consultant auprès de l’entreprise immobilière.
Cette organisation portera d’une part sur les locataires d’immeubles et sur les transactions
d’immeuble d’autre part.
20
Les dépenses sont divisées en deux catégories à savoir : les charges locatives récupérables et
les charges locatives non récupérables. L’enregistrement de ces deux catégories se fera à l’aide
de deux livres : la main courante des charges et le livre de trésorerie dépense.
Solution
21
2) Journal classique
D C Libellés D C
624 Prestations collectives 122 450
6228 Prestations individuelles récupérables 178 450
6053 Charges non récupérables 184 300
641 Taxes locatives récupérables 220 350
401 Fournisseur 485 200
442 Etat 220 350
(suivant la main courante des charges)
-Livre de trésorerie dépense : qui enregistre les opérations au comptant et les règlements. Le
tracé proposé est le suivant.
Totaux
Solution
22
2) écritures au journal
D C Libellés D C
6053 Autres charges 74 350
401 Fournisseur 82 500
442 Etat 143 000
401 Banque 229 850
(suivant le livre trésorerie dépense)
Les recettes sont essentiellement constituées par les loyers, il s’agit du principal compte de
production qui remplace le compte vente dans la comptabilité commerciale. Dans ce cas,
l’enregistrement se fera à partir de la quittance de loyer et sur deux livres : la main courante des
productions et le livre trésorerie recette.
-La main courante des productions : le détail indiqué que la quittance : loyer de base, les
majorations, la climatisation ; les taxes locatives, les prestations collectives, les prestations
individuelles (climatisation) déterminent le tracé de la main courante des recettes ou production
homologue journal des ventes dans les entreprises commerciales. Le tracé est le suivant :
Solution
1) Main courante des productions
23
à débiter Libéllés Comptes à créditer
411 7078 624 6228 641
1 033 050 Loyer 1 033 050 - - -
213 000 Taxes locatives récupérables - - - 213 000
122 450 Prestations collectives récup - 122 450 - -
157 200 Climatisation - - 157 200 -
21 250 Prestations individuelles récup - - 21 250 -
7 350 Enregistrement et timbre - - - 7 350
1 554 300 Totaux 1 033 050 122 450 178 450 220 350
2) Le journal
D C Libellés D C
411 Fournisseur 1 554 300
7078 Loyer 1 033 050
624 Prestations collectives 122 450
6228 Prestations individuelles 178 450
641 Taxes collectives récup 220 350
(suivant la main courante des productions)
-Le livre de trésorerie recette : il enregistre les encaissements issus des locataires.
Solution
1) Livre trésorerie recette
24
2) Journal
D C Libellés D C
521 Banque 796 800
571 Caisse 757 500
411 Client 1 554 300
(suivant le livre trésorerie recette)
Solution
D C Libellés D C
01/04
7078 Loyers 1 033 050
412 Clients propriétaires 745 445
708 Commission 103 305
781/6053 Transferts des charges 184 300
(transfert des loyers au propriétaire)
14/04
412 Client propriétaire 745 445
521 Banque 745 445
(paiement des loyers)
Le système de base adapté sera le même, mais subira quelque modification. En effet, il est utile
pour le propriétaire de connaitre le rendement de chacun de ses immeubles. La comptabilité
sera organisée dans le but. On tiendra une main courante séparée par immeuble tant pour les
dépenses que pour les recettes. Le tracé des registres sera analogues, les écritures similaires ;
mais par immeuble. Il y aura autant des comptes d’exploitation générale que d’immeubles ce
qui sera d’autant plus facile que les charges et les produits imputables à chaque immeuble soient
séparés.
25
1.2.1. L’organisation de la comptabilité du gérant de plusieurs immeubles
En général, l’organisation de la comptabilité sera plus complexe en raison d’abord du plus grand
nombre d’immeuble, ensuite de la position particulière du gérant qui est un mandataire
administratif pour le compte des propriétaires. En général, il est rémunéré par les loyers perçus
par un pourcentage et comme tout un bon mandataire, il doit rendre compte de la gestion. La
comptabilité doit être établie d’une part dans le but d’enregistrer tous les faits relatifs à
l’administration des immeubles et d’autre part dans le but de dégager les résultats d’exploitation
de son propre cabinet de gérance. Les mains courantes sont établies par immeuble puis
centralisées.
1.2.2. Les comptes de charges de produits d’un cabinet de gestion d’immeubles multiples
Pour le cabinet, les produits sont essentiellement constitués des commissions perçues sur les
loyers. En outre, le gérant aura souvent des recettes annexes : les indemnités diverses, le
montant d’expertise immobilière qui sont constatées par des comptes des produits spéciaux.
Les charges seront constatées par les frais relatifs à la marche du cabinet, c’est-à-dire les frais
autres que les charges locatives. En définitive, les comptes des charges non récupérables seront
soldés pour chaque immeuble.
26
Solution
1) Calcul du résultat
Charges Produits
Amortissement : 2 500 000 Commission : 47 500 000
Frais divers de gestion : 23 500 000 Produits financiers : 2 000 000
Profit : 23 500 000
49 500 000 49 500 000
2) le bilan
Actifs Passif
Eléments Montants Eléments Montants
Immobilisation 23 000 000 Capital 50 000 000
Locataires 20 000 000 Réserve 42 000 000
Charges locatives 15 000 000 Créances diverses 32 000 000
Acompte versé au propriétaire 68 500 000 Acompte pour réparation 18 500 000
Banque 52 000 000 Loyer dû au propriétaire 32 500 000
Caisse 20 000 000 Résultat 23 500 000
TOTAL 198 500 0000 TOTAL 198 500 0000
Elles restent soumises à toutes les règles et obligations de la comptabilité générale. Les seules
particularités proviennent de la quantité de la société du service qui ne génère en aucun cas des
stocks dont les comptes de la classe 3 n’existent pas. Il existe deux cas de transaction :
- Transaction faisant intervenir le compte banque séquestre c’est-à-dire que le montant de la
transaction est purement et simplement enregistré dans un compte ouvert par un agent
immobilier à cet effet.
- La transaction ne faisant pas intervenir le compte banque séquestre. Ici, le montant de la
transaction est directement enregistré chez le notaire.
Solution
D C Libellés D C
01/2024
Client-vendeur 9 540 000
411 706 Vente service 8 000 000
443 TVA 1 540 000
(constations commission agent imo)
Honoraires
2 400 000
6324 TVA
462 000
445 Fournisseur Agent ccl 2 862 000
401
(constations commission agent ccl)
04/2024
521 Banque 9 540 000
28
2.2. Transaction faisant intervenir le compte banque séquestre
Ce type d’écriture respecte les deux temps forts d’une transaction. Dans un premier temps on
constatera la réservation puis les réalisations définitives (parfois un mois auprès). Les acteurs
devant intervenir dans la transaction sont : le vendeur, l’acquéreur, l’agent immobilier, le
notaire et si possible l’agent commercial.
TAF : 1) Quelles sont les caractéristiques des différents intervenants dans la transaction ?
2) Enregistrer ces opérations dans le journal en respectant les dates
Solution
1) les caractéristiques des intervenants
Agent immobilier : entreprise NOUSSI et CIE
Agent commercial : NICKSON
Vendeur : Marouane
Acquéreur : FARO FARO
Le notaire
29
Commission TTC : 14 310 000
Commission agent commercial HT : 12 000 000*40% = 4 800 000
TVA : = 924 000
Honoraires agent ccl TTC= 5 724 000
D C Libellés D C
05/06
520 Banque séquestre 15 000 000
4191 Client avance reçu 15 000 000
(mise à la séquence de l’avance)
Honoraires notaire
6324 7 622 000
411 Banque séquestre
7 622 000
(règlement notaire)
411 Client-vendeur 14 310 000
706 Vente service 12 000 000
443 TVA 2 310 000
(constatation commission A I)
Banque 7 378 000
521 Banque séquestre 7 378 000
520
(15 000 000-7 622 000= 7 378 000 virement
du compte banque séquestre dans le compte
banque comme début de paiement)
6324 Honoraire A C 4 800 000
445 TVA 924 000
401 Fournisseur A C 5 732 000
(constatation commission A C)
15/07
521 Banque 6 932 000
411 Client-vendeur 6 932 000
(14 310 000-7 378 000= 6 932 000 chèque
pour solde de tout compte)
401 Fournisseur 5 724 000
521 Banque 5 724 000
(paiement de l’A C)
30
Chapitre 3 : La comptabilisation des bâtiments et travaux publics
1.2. Le chantier
Dans le temps ou dans l’espace, un chantier peut sommairement s’analyser en diverses parties
bien distinctes : les travaux préalables et l’exécution proprement dite du chantier.
Par exemple, pour la construction d’un hôtel dans une banlieue, la construction proprement dite
de l’édifice se pourra se réaliser que lorsque les conditions sont respectées : l’installation des
logements provisoires pour les ouvriers, l’ouverture des routes et même parfois des voies ferrées
pour raccommoder les lieux de travail au voie de communication existante. Ensuite,
l’établissement des canaux de déviation pour libérer temporellement les eaux et pour faire
traverser temporairement les usagers. On peut concevoir après les travaux ne peuvent se réaliser
que par étapes sur plusieurs années. Le prolongement de la durée des chantiers peut aboutir à
une constatation à chaque instant et notamment à la fin de chaque exercice qu’il y a une
importante part des travaux en cours d’exécution posant un problème d’écart d’exécution. On
ne peut sous ces conditions établir un compte d’exploitation en septembre.
31
2.1. Avant l’exécution
Le maître d’ouvrage désireux de connaitre le niveau de dépense auquel il est exposé doit
demander un devis estimatif des coûts de travaux à effectuer. L’ingénieur ou l’architecte doit
regrouper les divers éléments et produire un devis estimatif. L’accord peut se matérialiser par
la rédaction d’un marché descriptif des opérations se définies comme un contrat qui engage les
parties à en respecter les clauses (les termes, les délais, les formes d’exécution et le prix). En
période d’inflation, ou de fluctuation économique, le marché (contrat) sera libéralement assorti
d’une formule de révision de prix appelé avenant.
A la fin d’exécution des travaux engagés selon le procédé au mètre carré c’est-à-dire sans
aucune convention fixant le prix de l’ouvrage. Ceux-ci sont décrits, mesurés et comparées à des
travaux unitaires types indiqués par la mercuriale des prix.
L’importance des travaux engagés pour le matériel et pour les dépenses excèdent de beaucoup
les moyens propres de financement des entreprises surtout si l’on considère que certains travaux
peuvent durer plusieurs années. Il sera nécessaire que les entreprises prévoient un
échelonnement autant que possible basé sur l’achèvement progressif des diverses tranches de
travaux. Il sera donc émis successivement des situations provisoires de travaux constituant la
justification de la demande d’acompte. Le maître de l’œuvre et son architecte ou l’ingénieur
en jugeront les biens fondés et le règlement de la somme demandée se fera assorti d’un
abattement ou d’un rabais.
Pour certains travaux nécessitant l’acquisition des matériaux très couteux, il pourra être
envisagé des avances de démarrage qui s’amortissent progressivement par déduction sur les
acomptes successifs demandés jusqu’à l’absorption complète.
Parfois pour obtenir l’agreement du maître d’ouvrage, l’entreprise devra verser une caution
servant de garantie pour bonne exécution.
Le plus souvent, il pourrait avoir une retenue de garantie consistant pour le maître d’ouvrage
de conserver une proportion de montant de chaque demande d’acompte constituant
progressivement une marge de sécurité. Ceci constitue un lourd fardeau financier pour
l’entreprise car le remboursement peut intervenir très longtemps après l’exécution et en principe
un an après livraison définitive.
32
2.3. Après la livraison : la liquidation de la garantie
Le terme de réception ou de livraison met l’accent sur le fait que jusqu’à la livraison définitive,
l’ouvrage sera la propriété de celui qui l’a construite parce que les sommes qu’il a reçu ne sont
que des avances sur les règlements définitifs à venir. L’entrepreneur est tenu de faire figurer
ces avances dans son bilan parmi les valeurs exigibles à court terme en contrepartie du prix de
revient des travaux qu’il doit faire en valeur d’exploitation.
La responsabilité selon le code civil dure pendant 10 ans qui suivent la livraison des travaux.
La preuve étant à la charge du maître d’ouvrage. Enfin, si le maître d’ouvrage veut résilier un
contrat ou marché en cours d’exécution. Il doit indemniser l’entrepreneur du montant de ses
débours ainsi que du bénéfice correspondant par rapport aux travaux exécutés.
Cette comptabilité tenue sous forme centralisatrice comprenant les journaux aux classiques. On
peut citer entre autres : le journal des achats, de travaux ou de monnaie, de trésorerie, le livre
de paie, le journal des opérations diverses.
- La méthode à l’achèvement
Cette méthode consiste à enregistrer les travaux que lorsqu’ils sont terminés et le mémoire émis
c’est-à-dire les travaux réceptionnés. Réduit à la forme classique peut s’exprimer théoriquement
par l’écriture suivante.
D C Libellés D C
411 Client X
705 Agent X
(pour livraison définitive)
Le livre classique des ventes doit s’appeler ici livre des travaux ou de mémoire et il est
recommandé d’ouvrir un compte par chantier surtout lorsqu’un client habituel fait effectuer les
travaux distincts.
33
- La méthode par étape
Cette méthode tient compte de la longueur du secteur travaux. Ici on n’émettra le mémoire
définitif qu’après plusieurs livraisons partielles ou provisoires suscitant une demande
d’acompte. La tranche des travaux livrés sera examinée par l’ingénieur ou l’architecte et que
selon leur accord le maître d’ouvrage pourra régler avec ou sans abattement. Dans ce cas, l’on
passera les écritures suivantes.
Application : L’entreprise ZAM est spécialisée dans les BTP et a gagné un marché de
construction de deux salles de classe à l’école primaire de Bertoua montant du marché
40 000 000F. Le contrat prévoit que le chantier sera livré en deux tranches (fondation et ensuite
l’élévation et finition). Après 03 mois d’exécution des travaux, les fondations étaient terminées
et l’entreprise ZAM a envoyé le mémoire provisoire n°1 justifiant sa demande d’acompte de
15 000 000F. Deux jours après, il reçoit un chèque du montant correspondant. 06 mois plus
tard, le chantier est définitivement livré et ZAM profite pour envoyer le dernier mémoire
provisoire. Après vérification par l’architecte, un rabais de 10% est demandé avec l’émission
du chèque.
34
Solution
DC Libellés D C
01/04
411 Client 17 887 500
342 Travaux en cours 15 000 000
443 TVA 2 887 500
(Envoi de la première situation provisoire)
03/04
521 17 887 500
Banque
Ce cas se rencontre lorsque le client est l’Etat ou une collectivité territoriale. A cet effet, on
verse la garantie en début du chantier. Deux écritures sont donc nécessaires.
D C Libellés D C
646 Frais d’enregistrement X
2756 Caution X
342 Banque X
(Dépôt caution)
35
- Au moment de remboursement ou de liquidation de la garantie
La demande de remboursement peut être introduite à chaque demande d’acompte ou après la
livraison totale de chantier.
D C Libellés D C
411 Client X
342 Travaux en cours X
443 TVA X
2756 Caution X
(Demande d’acompte avec demande de garantie)
D C Libellés D C
521 Banque X
2756 Caution X
(liquidation de la garantie)
2.3. Les retenues de garantie opérées par le client sur les acomptes provisoires
Par analogie avec la caution, le client peut opérer les retenues de garanties au fur et à mesure
des règlements des situations provisoires. Le marché peut en effet prévoir que jusqu’à la
livraison définitive, le maître de celui-ci sera en droit de garder par devers lui à titre de garantie
un certain pourcentage sur le montant des travaux déjà effectués. L’écriture comptable ci-après
est enregistrée.
D C Libellés D C
521 Banque X
4117 Client retenu/garantie X
411 Client X
(paiement d’acompte)
Chaque fraction retenue viendra grossir la masse de la garantie laissée par l’entrepreneur au
compte 4117 et qui ne sera soldé qu’à la livraison définitive des travaux.
D C Libellés D C
521 Banque X
4117 Client retenu/garantie X
(pour liquidation de la garantie)
D C Libellés D C
521 Banque X
4191 Avance de démarrage X
(réception de l’avance)
Le remboursement de cette avance se fera par fraction jusqu’à l’épuisement à chaque versement
d’acompte.
D C Libellés D C
521 Banque X
4191 Avance de démarrage X
411 Client X
(Envoi situation provisoire)
Application : L’entreprise MOULLION est spécialisée dans les travaux de bâtiments publics.
Le 01/01/2012, il a engagé un marché de construction d’un bâtiment appartenant au super
marché anneau. La valeur du marché est de 400 000 000HT. Le contrat prévoit
- Une retenue de garantie se constituant par prélèvement de 5% sur les tranches de travaux et
remboursables à la livraison définitive des travaux
- Que le chantier devra être livré en 04 tranches
- Que l’entreprise MOULLION devra percevoir une avance de 120 000 000 F au début des
travaux et remboursable lors de règlement des situations provisoires de façon inversement
proportionnel à la durée d’exécution de chaque phase de travail (1 mois, 2, 4, 8)
- L’architecte du super marché avait demandé un rabais de 10% qui lui avait été accordé sur
la livraison provisoire 3.
TAF : Passer au journal les écritures nécessaires
Solution
37
B = 32 000 000
C = 16 000 000
D = 8 000 000
D C Libellés D C
01/01
521 Banque 120 000 000
4191 Client avance 120 000 000
(Réception avance)
-1-
411 119 920 000
Honoraires notaire
38
411 Client 106 250 000
4117 Client retenu/garantie 5 000 000
4191 Client avance 8 000 000
411 Client 119 250 000
(règlement quatrième acompte)
342 Travaux en cours 400 000 000
705 Travaux facturés 400 000 000
(livraison définitive)
39
Chapitre 4 : La comptabilité des firmes bancaires
Naturellement, il n’existe pas de compte vente des marchandises, d’achat et stock. Le compte
701 (vente des marchandises) est remplacé par différents comptes de produits principaux. La
profession est essentiellement juridique et le problème qui se pose souvent est de savoir
comment on doit enregistrer les capitaux lorsqu’ils ne sont pas accompagnés des déplacements
immédiats des fonds. En effet étant donné la très grande diversité des opérations, la diversité
de certains capitaux, la multiplicité des clients correspondant, il existe de nombreux livres
extracomptables qui permettent de suivre le déroulement des opérations. La comptabilité
bancaire doit donc utiliser des nombreux journaux dont certains ne se rencontrent dans cette
profession. Il existe également plusieurs grands livres auxiliaires correspondant au grand
nombre de comptes des tiers classés par opération c’est-à-dire par nature.
Le bilan des banques est tout à fait particulier. Ce caractère particulier résulte d’une part de
l’existence au bilan des comptes prêts spéciaux et d’autre part du classement même des comptes
qui vont des réalisables aux immobilisations c’est-à-dire à l’inverse des ordres habituels des
autres bilans.
La banque doit fournir des extraits de comptes très fréquemment à ses clients et pouvoir donner
immédiatement à ceux-ci le solde de leur compte. Pour réussir à résoudre ce problème qui
demande une comptabilisation journalière parfaitement tenue, la comptabilité bancaire procède
à des enregistrements immédiats, à des récapitulations journalières, à des contrôles
extrêmement fréquents. Elles sont par conséquent informatisées.
Pour l’étude de l’écriture comptable bancaire, il est plus facile de se baser sur la nature des
opérations pratiquées que sur l’écriture des journaux auxiliaires car ceux-ci peuvent varier
d’une banque à une autre selon la spécialisation. L’organisation générale de la comptabilité
d’une banque peut être résumée par les opérations bancaires successives suivantes :
- Les dépôts et mouvements de fonds
- Les opérations de crédit à la clientèle
40
La collecte directe des dépôts permet de procurer à la banque des ressources plus stables et
moins couteuses que celles des marchés financiers ou monétaires. A ce titre, les dépôts de la
clientèle constituent un facteur déterminant de la rentabilité et de la sécurité. Ils sont de deux
catégories :
- Le solde créditeur des opérations de paiement réalisé sur les comptes bancaires ordinaires
et peuvent être considérés comme des dépôts à vue
- L’épargne des particuliers ou des entreprises placés dans les comptes rémunérés : compte
d’épargne, compte à terme, bon de caisse
Le versement peut être fait par le titulaire du compte ou par une autre personne qui n devrait
pas en principe justifier de son identité. Le bordereau de versement comporte principalement le
nom et l’adresse du titulaire de compte, le numéro de compte, la date et le montant du
versement, le billetage, le nom et signature de la personne qui effectue le versement. En
comptabilité, on passe l’écriture suivante en cas de dépôt.
D C Libellés D C
571 Caisse, billets, monnaie X
371 Compte courant X
372 Compte chèque X
373 Compte sur livret X
381 Disposition à payer X
452 Compte de liaison X
(Avis de versement d’espèce)
Les retraits ne peuvent être effectués que par le titulaire du compte ou son mandataire. Le retrait
s’effectue au moyen du chèque, du client ou du chèque de guichet si celui-ci n’en possède pas
d’une carte magnétique. A l’occasion du retrait, le comptable contrepasse l’écriture de dépôt.
D C Libellés D C
371 Compte courant X
372 Compte chèque X
373 Compte sur livret X
381 Disposition à payer X
452 Compte de liaison X
571 Caisse X
(Retrait d’espèce)
1.2. La comptabilisation des intérêts sur les comptes d’épargne et les dépôts à terme
41
Les comptes d’épargne ou compte sur livret sont des comptes à vue qui présentent l’avantage
pour le client de disposer d’une épargne disponible à tout moment tout en rémunéré. Quant aux
modalités de rémunération, ces comptes d’épargnes sont rémunérés aux taux créditeurs
minimum. Le calcul des intérêts est fonction des dates de valeur (date de prise des faits des
opérations) des différents mouvements à savoir :
- Les retraits effectués du 01 au 15 du mois ont pour date de valeur la fin du mois précédant ;
- Les retraits effectués du 16 au fin du mois ont pour date de valeur le 15 du mois ;
- Les versements fait du 01 au 15 du mois ont pour date de valeur le 16 du mois ;
- Les versements faits du 16 à la fin du mois ont pur date de valeur le 01 du mois suivant.
Sur le traitement fiscal, des intérêts, le code général des impôts accorde l’exonération de
l’IRCM au taux de 16,5% pour les dépôts n’excédant pas 10 millions. Les intérêts sont
généralement versés pour certains le 30 juin et le 31 décembre de chaque année et pour d’autres
à la fin de chaque mois ou seulement le 31 décembre, et s’enregistrent comme suit :
D C Libellés D C
613 Intérêt compte/livret X
379 Dettes rattachées X
(constatation intérêts courus)
D C Libellés D C
379 Banque X
443 IRCM X
373 Intérêt sur livret X
(avis de crédit d’intérêt)
42
Solution
D C Libellés D C
01/08
571 Caisse 3 200 000
373 Compte sur livret 3 200 000
(Dépôt en compte)
31/08
613 6 575
Intérêt compte/livret
379 6 575
Dette rattachée
(intérêt mois d’Août 13 150/2)
43
16/09
571 Caisse 8 000 000
373 Compte sur livret 8 000 000
(dépôt en compte)
28/09
373 Compte sur livret 5 000 000
Caisse 5 000 000
571 (retrait au compte)
30/09
613 Intérêt compte sur livret 2 876
379 Dette rattachée 2 876
(intérêt septembre)
15/10
571 Caisse 6 000 000
373 Compte sur livret 6 000 000
(dépôt en compte)
31/10
613 Intérêt compte sur livret 37 563
379 Dette rattachée 37 563
(intérêt Octobre)
31/11
613 Intérêt compte sur livret 50 137
379 Dette rattachée 50 137
(intérêt Novembre)
31/12
613 Intérêt compte sur livret 51 808
379 Dette rattachée 51 808
(intérêt décembre)
379 Dette rattachée 148 958
443 IRCM 3 779
373 Compte sur livret 145 179
(Avis crédit intérêt couru)
Ces comptes enregistrent les dépôts de la clientèle qui par convention écrite font l’objet d’un
blocage d’une durée minimum de trois mois avec un maximum de deux ans classés sous la
catégorie des comptes à terme sous le numéro 361. Les DAT sont souscrits par des personnes
et beaucoup plus des compagnies d’assurances. Les fonds demeurent bloqués jusqu’à
l’expiration du terme sauf dans l’hypothèse de remboursement anticipé généralement assorti de
44
pénalité. Le client peut aussi obtenir des avances sur son DAT remboursable avant ou à
l’échéance de dépôt. Leur rémunération est librement négociée en fonction du montant, de la
durée et du coût moyen des ressources. Les intérêts sont versés à l’échéance.
Sur le plan fiscal et d’une manière générale, les intérêts font l’objet d’un prélèvement libératoire
au taux de 16,5%. Par contre, les entreprises qui en font pour profession habituelle à l’instar des
compagnies d’assurances et des établissements financiers sont exonérées et bénéficient en plus
de la TVA facturée.
TAF : Enregistrer dans le journal classique de la banque les opérations qui s’imposent.
Solution
Intérêts = 6 000 000*10/36 500 =9 863
IRCM se calcule sur les intérêts
I = 17 753 + 71 013 = 88 766
IRCM = 88 766*16,5% =14 646
D C Libellés D C
20/06
371 Compte courant 6 000 000
361 Dépôt à terme 6 000 000
(souscription au DAT)
30/06
612 9 863
Intérêt sur DAT
369 9 863
Dette rattachée
(intérêt mois de juin)
31/07
612 Intérêt sur DAT 30 575
369 Dette rattachée 30 575
(intérêt juillet : 6 000 000*6*31/36 500)
18/09
361 DAT 6 000 000
371 Compte courant 6 000 000
(Tombée de l’échéance)
612 Intérêt compte sur DAT 17 753
369 Dette rattachée 71 013
371 Compte courant 74 120
434 IRCM 14 646
(paiement des intérêts)
45
NB : Si la société Batimax était un professionnel des dépôts comme les compagnies
d’assurances, elle devrait être exonérée de l’IRCM et être assujettie à la TVA dont l’écriture
devrait être la suivante au moment de paiement des intérêts.
D C Libellés D C
612 Intérêt sur DAT 17 753
369 Dette rattachée 71 013
433 IRCM 17 087
371 Compte courant 105 853
(Paiement des intérêts)
L’activité de crédit a pour objet de satisfaire sous forme de prêt d’argent les besoins de
financement des entreprises et des ménages. Les crédits occupent une place fondamentale dans
l’activité des banques. Ils sont porteurs d’intérêts que doit payer le débiteur ou le bénéficiaire
du crédit. A ces intérêts s’ajoutent des diverses assurances, frais et commissions. Les crédits à
la clientèle sont spécialisés agios exclus.
Les intérêts échus sont portés au débit du compte client s’il y a provision et des intérêts échus
non perçus sont capitalisés au débit du compte 341 (créances impayées). Les crédits à la
clientèle peuvent être définis selon leur durée ou aussi selon leur nature ou selon leur mode de
remboursement. Ainsi, on distingue les crédits à CT, à MT et à LT.
Les crédits à LT compte numéro 30 sont ceux dont la durée de remboursement excède 10 ans
et les crédits à MT, compte numéro 31 sont ceux dont la durée est comprise entre 2 et &0 ans.
Ces crédits financent généralement les besoins d’investissement des ménages et des entreprises.
Le crédit à CT compte 32 sont des crédits dont la durée de remboursement ne dépasse pas 2
ans. Ils regroupent par exemple les chèques escomptés, les effets de commission escomptés, les
crédits de trésorerie, les crédits d’équipements.
46
La possession de maintenir un compte débiteur, autrement dit de tirer au-delà de son avoir
constitue la forme de crédit la plus simple. En dehors des découverts occasionnels et de faible
montant qui font l’objet d’un accord tacite, ce découvert fait l’objet de procédure bien définie.
Economiquement, il est destiné à faciliter les règlements courants des bénéficiaires et pour
amortir les aléas de leur trésorerie. La comptabilisation des découverts ne présente pas des
spécialités puisqu’ils ne sont que la résultante des mouvements débiteur et créditeur du compte
371 (compte courant des entreprises) ou du compte 372 (compte chèque des particuliers). Le
taux d’intérêt appliqué à ces débits est généralement le taux débiteur maximum.
b- L’escompte commercial
C’est une opération par laquelle le bénéficiaire d’un effet de commerce cède celui-ci à son
banquier avant l’échéance en contrepartie d’une avance de trésorerie moyennant paiement des
frais. Le bénéficiaire demeurant garant du paiement si le débiteur ne l’honore pas à temps.
Les agios perçus d’avance comprennent les intérêts perçus sur le nominal de la date de
négociation à celle d’échéance, la commission d’encaissement. Les opérations d’escompte
peuvent donner lieu à des retenues de garantie destinées à garantir partiellement la banque en
cas d’impayé. Ces garanties sont créditées dans un sous compte du client ordinaire (compte 374
retenu de garantie).
Application : En règlement de sa facture V302 sur la vente des marchandises la société Batimax
à bénéficier d’une traite de 2 453 000F au 30/09/N. Le 12/07/N, l’effet est négocié auprès de la
BICEC aux conditions ci-après :
- Taux d’escompte, 13%
- Diverses commissions, 24 000HT
- Retenue de garantie, 20%
TAF : Passer les écritures dans les livres de la BICEC
Solution
47
D C Libellés D C
12/07
321 Effet de commerce 2 453 000
374 Garantie 490 600
371 Compte courant 1 962 400
(escompte de l’effet de commerce avec garantie)
371 98 513
Compte courant
472 Intérêt provisoire 69 893
721 Commission effet 24 000
434 TVA 4 620
(Imputation des agios)
31/07
472 Intérêt perçu d’avance 16 599
713 Intérêt sur crédit à CT 16 599
(Intérêt couru mois juillet)
31/08
472 Intérêt perçu d’avance 27 083
713 Intérêt sur crédit à CT 27 083
(Intérêt couru mois Août)
31/09
472 Intérêt perçu d’avance 26 210
713 Intérêt sur crédit à CT 26 210
(Intérêt couru mois Septembre)
560 Banque 2 453 000
321 Effet de commerce 2 453 000
(Encaissement de l’effet)
374 Garantie 490 600
371 Compte courant 490 600
(remboursement de garantie)
Généralement ce type d’échéance va avec le crédit à court terme. Si le banquier qui nous prête
ou utilise l’année commerciale et dans le cas contraire c’est l’année civile.
Application : En date du 16/09/N, la BICEC met en place un prêt de 5 000 000F au profit de
la société Batimax pour l’acquisition d’un camion-citerne. Ledit prêt est accordé au taux de
14% l’an, remboursement le 16/12/N en une échéance unique. La banque procède à la
capitalisation mensuelle des intérêts.
Solution :
48
D C Libellés D C
16/09
323 Crédit d’équipement 5 000 000
371 Compte courant Batimax 5 000 000
(Mise en place du crédit)
30/09
328 26 849 26 849
Dette rattachée à CT
713 Intérêt couru
(Intérêt septembre)
31/10
328 Dette rattachée à CT 59 452
713 Intérêt couru 59 452
(Intérêt Octobre)
30/11
328 Dette rattachée à CT 27 083
713 Intérêt couru 27 083
(Intérêt novembre)
16/12
371 Compte courant Batimax 5 000 000
323 Crédit d’équipement 5 000 000
(remboursement)
371 Compte courant Batimax 208 115
713 Intérêt couru 30 685
328 Dette rattachée à CT 143 835
434 TVA 33 595
(Paiement intérêt dû)
Ce sont des crédits de toute nature, dont les échéances de remboursement sont échelonnés sur
la durée du crédit à travers un tableau d’amortissement préalablement établi et accepté par le
client bénéficiaire dans toutes ses conditionnalités à savoir l’échéancier de remboursement.
L’échéance d’un remboursement est égal au montant de l’amortissement de capital plus intérêt
de la période plus TVA correspondant aux intérêts dus. Dans notre contexte, les échéances sont
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généralement constantes et dans d’autres circonstances elles sont variables. Lorsque le montant
des échéances est constant, les amortissements du capital évoluent en progression géométrique
croissante de raison (1 + i).
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