Melissa
Melissa
comme une pierre à l’édifice dans le corps scientifique. Nous croyons qu’il aidera et
contribuera aux résultats des recherches de ceux qu’on précédent.
culturel » et les « dimensions temporelles ». Dans son livre “The Silent Language” (1959),
Hall introduit l’idée que certaines cultures sont « hautement contextuelles » tandis que
d’autres sont « faiblement contextuelles ».
Cultures hautement contextuelles : Ces cultures (comme celles du Japon ou de nombreux pays
arabes) dépendent fortement du contexte pour interpréter les messages. Les non-dits, les
gestes et le cadre social jouent un rôle crucial dans la communication.
Cultures faiblement contextuelles : À l’inverse, ces cultures (comme celles des États-Unis ou
du Canada) privilégient une communication explicite où le message verbal est plus important
que le contexte.
Hall a également exploré la notion de temps dans différentes cultures, distinguant entre les
cultures monochroniques (qui valorisent la ponctualité et la planification) et polychroniques
(qui favorisent des relations flexibles au détriment du strict respect du temps).
Thomas Schmutz (2010, p.20) dans son ouvrage intitulé : Comment améliorer la notoriété et
l'image d'une institution publique dit que l'image se crée se fait sur la base de:ce qu'on voit: Le
physique de l'entreprise, soit l'identité visuelle (de l'architecture extérieure/intérieure, la
signalétique, le logo/la signature jusqu'à la typographie, les couleurs, symboles); ce qu'on
entend: La communication émise par l'institution; ce qu'on observe: Les actions, produits et
services, le comportement de l'institution. Pour arriver à ce résultat, il est parti de la
comparaison la notoriété et l'image de la Fondation Beyeler à Bâle avec la notoriété et l'image
du Centre Paul Klee à Berne.
Thomas Schmntz souligne le fait que les actions de l'entreprise sont toujours critiquées par le
public. Il est connu de tous que la population attend beaucoup de l'entreprise. Ce qui veut dire
que si une entreprise ne se fait pas observer positivement, elle est appelée à disparaître dès
qu'il y a changement de régime. Car ses actions sont perçues négativement. Ce qui veut dire
que MMG doit bien améliorer ce que son public entend et voit en mettant sa communication
dans une stratégie de communication.
Liliane DEMONT-LUGOL et alii (DEMONT-LUGOL L., et alii, 2008) dans leur ouvrage
Communication des entreprises : Stratégies et pratiques montrent qu'au-delà de la promotion
de ses produits et services, l'entreprise a besoin de prendre la parole pour expliquer ses
missions aux différents publics. Elle doit faire face au comportement critique des
consommateurs, aux enjeux du développement durable, aux risques de fusions et acquisitions,
aux crises qui surviennent dans la difficile gestion des salariés... La multiplication des
messages émis, la pluralité et la diversité des destinataires risquent d'aboutir à des
contradictions dans les images diffusées. Pour éviter cela, l'entreprise doit mener une
5
réflexion stratégique globale sur l'image et mettre en cohérence les différentes actions de
communication. Positionner l'entreprise, c'est choisir l'image que l'on souhaite lui donner (voir
« la démarche stratégique »). Une bonne image doit être juste et éviter tout décalage important
entre l'image voulue par l'entreprise et la réalité. Elle doit valoriser l'entreprise de manière à
faire ressortir les points forts et à gommer ce qui pourrait paraître une insuffisance.
Avec Liliane DEMONT-LUGOL nous comprenons qu'il est important que toute action de
communication s’inscrive dans une stratégie de communication.
Cette dernière assure la cohérence de toutes les actions de communication. Cela permet aux
entreprises comme MMG de savoir équilibrer leurs actions aux attentes de la population et à
leurs forces économiques.
Bernard François (1998, p.48-49) Dans son livre intitulé « Communication, organisation et
usages des sciences humaines et sociales. Fragments de réflexion sur la communication
d'entreprises et d'organisations », l'auteur pense que l'image organisationnelle est une notion
protéiforme difficilement saisissable même si elle semble centrale, voire incontournable, dans
les préoccupations institutionnelles. Même les acteurs humanitaires n'échappent pas à cette
règle. Depuis les années 1990, la communication est devenue une ressource principalement
incarnée par la mise en place des véritables directions de la communication et des outils plus
performants et plus pointus pour attirer l'attention des publics.
Bernard François souligne l'importance de l'image pour une entreprise comme MMG. Car
actuellement, toutes les forces de l'entreprise sont orientées dans le sens de lui construire une
image forte qui assure sa pérennité.
Quant à Abraham Mole (1998, p.25.), l'image d'une organisation est le résultat de
l'interprétation des signes perçus par l'individu (devenant ainsi une opinion, c'est-à-dire le
résultat de l’« évaluation » effectuée, consciemment ou non d'ailleurs). L'individu reçoit donc
des signes qu'il interprète. Ces signes sont envoyés de façon volontaire ou non « on ne peut
pas ne pas communiquer ». Le récepteur de ces signes se crée alors une image de ce qu'il a
perçu, de l'évaluation qu'il a faite selon sa propre échelle de valeur. La réputation étant
présente pour chaque chose (personne, objet, événement, etc.) nous allons recentrer ici nos
propos sur la réputation des organisations. L'image alors perçue par un individu devient une
image dite de marque selon le dictionnaire de la langue française Larousse 2009, la notoriété
est « le caractère de ce qui est notoire, connu d'un grand nombre de personnes ».
Abraham souligne le fait que tous les signes émis par une entreprise sont très importants. Ils
peuvent participer à la construction de son image et assurer sa pérennité ou alors lui donner
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une mauvaise image. Cela rejoint l'idée de toujours mettre toute forme de communication
dans une stratégie de communication. Il en va de soi pour les entreprises comme MMG.
Albert Serge et Whetten Danny (1985, p.263-264). Soulignent dans
Identité des organisations à leur tour que l'identité est présentée comme le résultat de ce qui
est vu par les acteurs internes comme étant les caractéristiques centrales distinctives et
continues de leurs organisations. Cette identité se construit à travers les échanges et donc,
obéit à un processus sans fin de construction, et puis, les influences de l'image sont
conséquentes à deux titres.
L'image au sens de la croyance des membres de ceux qu'ils environnent, pensent de leur
organisation, gèrent une comparaison inévitable avec l'identité.
0.4 Problématique
La notion de problématique est essentielle dans le cadre de la recherche académique et
intellectuelle. Émile Benveniste, un linguiste français, définit la problématique comme un
ensemble de questions qui se transforment en “problèmes” lorsque ces questions sont
intégrées dans une réflexion plus large. Selon lui, une problématique ne se limite pas à une
simple série de questions ; elle inclut également une dimension d’inachèvement, soulignant
que certaines grandes questions, comme celle du langage, n’ont pas de réponses définitives.
Pierre Bourdieu, sociologue français, propose une vision pragmatique de la problématique en
tant qu’ensemble de questions qui émergent d’un champ social spécifique. Selon Bourdieu, il
est essentiel de comprendre le contexte social et culturel dans lequel se pose une question afin
d’élaborer une problématique pertinente.
Dans un environnement international où les opérations minières s'étendent souvent dans des
régions culturellement diverses, la communication interculturelle devient une composante du
succès des projets miniers. Cette dynamique soulève des questions fondamentales sur les défis
rencontrés par les entreprises telles que MMG, non seulement en relation avec leurs agents
issus de différentes cultures, mais également dans leurs interactions avec les communautés
locales et la préservation de l'environnement.
D’une part, au sein de MMG, les agents peuvent éprouver des difficultés à naviguer dans un
environnement de travail multiculturel, ce qui peut mener à des malentendus, des conflits et
une détérioration de la collaboration. D’autre part, les relations avec les communautés locales
peuvent être fragiles. Les différences culturelles, les attentes divergentes et les préoccupations
concernant l'impact environnemental des opérations minières peuvent exacerber les tensions
entre l’entreprise et les populations autochtones.
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0.5 Hypothèses
Une hypothèse scientifique est une supposition ou une proposition qui n’a pas encore été
prouvée ou réfutée, formulée dans le cadre d’un processus de recherche. Elle sert de point de
départ pour l’investigation et guide la collecte et l’analyse des données. L’hypothèse doit être
testable, ce qui signifie qu’elle doit pouvoir être confirmée ou infirmée par des expériences ou
des observations.
Une hypothèse « est une proposition de réponse à la question posée. Elle tend à formuler une
relation entre des faits significatifs. Même plus ou moins précise, elle aide à sélectionner les
faits observés. » (Grawitz, 2001, p. 398).
Nous postulons donc que l'amélioration de la communication interculturelle au sein de MMG
peut significativement renforcer la cohésion des équipes et favoriser des relations plus
constructives avec les communautés locales. En mettant en place des formations adaptées sur
la sensibilisation culturelle et en développant des stratégies de communication inclusives,
MMG pourrait non seulement réduire les malentendus et les conflits au sein de ses équipes
multinationales, mais aussi instaurer un climat de confiance et de collaboration avec les
populations environnantes.
Nous pensons également qu'une approche proactive, qui intègre les préoccupations et les
valeurs des communautés locales dans le processus décisionnel, pourrait atténuer les tensions
et renforcer la légitimité des projets miniers. Ainsi, cette hypothèse souligne l'importance
d'une communication interculturelle efficace comme levier essentiel pour garantir le succès et
la durabilité des opérations de MMG dans un environnement complexe et diversifié.
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0.6.2 Techniques
Il est important pour un chercheur de spécifier la technique ou les techniques qu’il utilisera
pour récolter les informations dont il y’a besoin. A cet effet, nous avons choisi d’utiliser les
méthodes suivantes :
0.7Délimitation du travail
Tout travail scientifique nécessite une délimitation précise tant sur le plan temporel que
spatial. Ainsi, notre étude a été spécifiquement encadrée dans ces deux dimensions.
En ce qui concerne l’aspect temporel, cette étude s’étend sur la période de 2021 à 2025, soit
une durée de quatre ans, principalement en raison de la disponibilité des données.
Pour ce qui est de la délimitation spatiale, notre recherche se concentre sur le village de
Kinsevere, qui se trouve à 32 km de la ville de Lubumbashi, dans la localité de Kilongo, au
sein du territoire de Kipushi.
spécifique pour l'acteur. Ces communications processus interviennent sur différents contextes
de la situation et font émerger la construction du sens de la situation pour l'acteur concerné.
L'objet de la théorie sémio-contextuelle des communications (Mucchielli,
2000) est de faire émerger, dans une approche systémique et constructiviste, le sens qui
accompagne toute communication généralisée, expression d'intentionnalités explicites ou
latentes dans une situation d'échange par et pour des acteurs. L'annotation sémio-contextuelle
consiste à repérer dans le récit - issu de la mise au net des éléments d'informations collectés -
les processus de communication et l'impact de ces processus sur les contextes de la situation
(spatial, physique, temporel, position, normes, relations, enjeux). Ces annotations, à situer au
plus près du texte, facilitent l'émergence du sens et l'analyse qui va permettre la
compréhension générale de la situation (MUCCHIELLI A., 2000, p.88).
Voici les sept contextes (Idem, pp. 153-156) autour desquels s'articule cette théorie:
Le contexte spatial
Le lieu de réunion, l'aménagement de la salle, la position des individus autour de la table, la
distance entre les personnes, les moyens techniques, etc. sont des composantes qui évoquées
ou manipulées par les acteurs d'une situation influencent le sens des communications.
Le contexte physique et sensoriel
Des impacts sensoriels multiples (visuels, sonores, olfactifs, tactiles) en combinaison avec un
contexte spatial organisé et des acteurs prédisposés, peuvent transformer les modalités de
perception et la signification des communications.
Le contexte temporel
Toute communication généralisée s'inscrit dans un contexte historique (elle vient se
positionner dans le cadre de ce qui a déjà été communiqué) et dynamique (elle se caractérise
par un rythme, régulier ou en rupture, et par des appels au temps, explicites ou implicites).
Le contexte des positions respectives des acteurs
Chaque individu propose à travers son langage (tutoiement /vouvoiement) mais aussi son
paralangage (habillement) sa vision du positionnement des acteurs de la situation. L'échange
est une lutte permanente dans laquelle tout individu cherche à valoriser sa position.
Le contexte culturel de référence aux normes
Que ce soit dans la vie professionnelle ou dans la vie personnelle, les normes (culturelles et
sociales) et les règles (règlements, pratiques et usages) forment un « déjà là » et définissent un
sens a priori partagé par un groupe d'individus.
Le contexte relationnel immédiat
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COMMUNICATION
Le dictionnaire français Larousse définit la communication comme une action, un fait de
communiquer avec quelque chose ; une action de communiquer avec quelqu’un, d’être en
rapport avec autrui, en général par le langage ; un échange verbal entre un locuteur et un
interlocuteur dont il sollicite une réponse.
Une mise en relation et conversation de deux correspondants par téléphone ou par un autre
moyen de télécommunication.
En sociologie et en linguistique, la communication est l’ensemble des phénomènes qui
peuvent intervenir lorsqu’un individu transmet une information à un ou plusieurs autres
individus à l’aide du langage articulé ou d’autres codes. La science de la communication a
pour objet de conceptualiser et de rationaliser les processus d’échange, de transmission
d’information entre deux entités.
La chaîne de communication est constituée :
De l’émetteur (ou expéditeur)
De récepteur (ou destinataire)
Du message qui est transmis de l’un à l’autre
Du code qui sert à transmettre le message
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Le canal de transmission
Le contexte.
La même entité peut-être alternativement émetteur ou récepteur.
Dans une entreprise, la communication est l’ensemble des techniques et moyens lui servant à
se présenter elle-même, son activité ou ses produits et services (Toupie dictionnaire 2007)
Charles Cooley (1909) définissait ainsi la communication : « C’est le mécanisme par lequel
les relations humaines existent et se développent, incluant les symboles de l’esprit avec les
moyens de les transmettre à travers l’espace et de les maintenir dans le temps ».
Selon Roy,« La communication est un processus verbal ou non par lequel on partage une
information avec quelqu’un ou avec un groupe de manière que celui-ci comprendre
constituent les différents moment de ce processus
La communication permet aux partenaires de se connaître, d’établir une relation entre eux.
Cela peut entraîner des modifications d’attitude et de comportement ». (Claude Roy 1995)
[Link] (2017) envisage la communication comme un transfert d’information de
l’émetteur vers le récepteur.
Dans ce modèle, nous avons un émetteur qui code un message qui est envoyé dans un canal à
destination d’un récepteur
Modèle de Shannon et Weaver
source :Wikipedia
Interculturalité
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L'interculturalité est le processus générique par lequel les individus et les groupes engagent la
différence culturelle en vue de la dépasser, sous conditions, notamment, d’une modification
de la définition de soi (Denoux ,1994)
Selon Claude Clanet, le terme interculturel introduit les notions de réciprocité dans les
échanges et de complexité dans les relations entre cultures
Le phénomène interculturel est une affaire de rencontres, des faits qu’il n’existe pas une
culture mais des cultures, au sein desquelles parfois d’autres cultures coexistent et
interagissent.
Chaque pays, peuples, être humain, organisation possède une culture différente. La culture
peut comprendre différents éléments : Il y’a la culture que chaque être humain possède , la
culture commune à un groupe de personnes ( comme la culture congolaise qui comprend son
histoire ,sa gastronomie , ses valeurs …) ou à une organisation (Wikipedia) Par « Interculturel
», on entend dans un contexte social caractérisé par la diversité des valeurs ,des rituels , des
conceptions , des façons de voir et de vivre à la fois culturelle mais aussi ethnique qui peuvent
constituer les principes fondamentaux à tout développement personnel et comportement social
. Ce phénomène est essentiellement marqué par l’interaction sociale, l’échange et le respect.
( Petit glossaire en mouvement)
Nous pouvons, par ses définitions, dire que l’interculturel est l’ensemble des relations existant
entre différents pays, différents peuples, différentes cultures.
Edgar Morin considère l'interculturalité comme un processus dynamique qui implique une
interaction et un échange entre cultures, permettant ainsi une compréhension mutuelle et une
cohabitation harmonieuse. Pour Morin, l'interculturalité est essentielle pour construire une
société où les différences culturelles sont reconnues et respectées.
Communication Interculturelle
C’est tout échange verbal ou non des personnes de cultures divergentes, souvent obligées de
cohabiter et de collaborer les unes avec les autres. Elle désigne l'échange d'informations entre
individus de cultures différentes impliquant la compréhension et le respect des divers
systèmes de valeurs, croyances, et pratiques culturelles. L'objectif est de surmonter les
barrières linguistiques et culturelles pour favoriser une interaction efficace et harmonieuse.
Cela nécessite souvent des compétences spécifiques, telles que l'empathie, l'écoute active, et
la sensibilité culturelle.
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Le secteur minier
Le secteur minier désigne l’ensemble des activités économiques liées à l’extraction,
l’exploration et la commercialisation des ressources minérales.
Cela inclut la prospection géologique, le développement de sites miniers, l'exploitation
proprement dite ainsi que le traitement des minerais pour en extraire les matériaux utiles. Le
secteur est vital pour l'économie mondiale car il fournit les matières premières essentielles à
de nombreux produits industriels et technologiques. Cependant, il doit également gérer des
enjeux environnementaux et sociaux importants liés à ses opérations.
Mine
On peut définir la mine comme tout espace, tout gisement ou surface destiné à l’exploitation,
l’exploration et l’extraction des minérais.
Ce sont des sites où l'on extrait des ressources naturelles du sous-sol, telles que les minéraux,
métaux précieux, charbon ou pierres précieuses. L'exploitation minière peut être souterraine
ou à ciel ouvert, selon la localisation et le type de ressource à extraire.
Types de mines
Nous distinguons trois types de mines dont :
Mines souterraines : l’exploitation se fait sous terre, à l’aide de tunnels et de galeries
Mines à ciel ouvert : pour les mines à ciel ouvert, l’extraction se fait en creusant de
grandes fosses à la surface.
Mines alluviales : celles-ci se distinguent des autres en exploitant des ressources
provenant de dépôts alluviaux c'est-à -dire par l’exploitation se faisant grâce aux cours
d’eaux .
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2.1 INTRODUCTION
Ce chapitre se base sur la présentation de notre champ empirique qui est l'entreprise MMG
KINSEVERE.
SITUATION GÉOGRAPHIQUE
MIMG KINSEVERE est une entreprise minière située en République démocratique du Congo
dans la province du HAUT KATANGA, a environ 30 km de la ville de Lubumbashi dans la
direction nord-est et a 1 km au sud de la carrière de LUSEWISHI. Le secteur se situe entre
27°30° de longitude Est et 11'15° de latitude sud. Cette région est réputée pour les dépôts de
ses minerais d'une qualité exceptionnelle.
Le site de MMG KINSEVERE est d'une superficie de 5,95 km et se compose de trois
carrières alignées suivant la direction nord, comme le montre la figure 1 ci-dessus à savoir :
TSHIFUFIA CENTRALE ;
SHIFUFIA MASHI ;
KINSEVERE HILL
TSHIFUFIA et 5600 tonnes de minerais étaient produites à une teneur moyenne de 3,14 % de
cuivre et 0,7 % de cobalt. La toute première cathode de cuivre fut produite le 04 mai 2011, ces
résultats combien prometteurs intéressèrent les investisseurs australiens de l'entreprise
MINERALS and METALS GROUP (MIMG en sigle).
L'entreprise MIMG KINSEVERE, créée en 2007, est une multinationale qui possède
plusieurs sites miniers dans différents pays du monde, mais le projet de KINSEVERE dit «
phase II » est le premier et le plus important investissement en République démocratique du
Congo. Il est dit « phase II » parce qu'il est une suite du projet de l'entreprise ANVIL
MINING, qui fut l'objet d'un grand investissement de la part de MMG, et c'est une usine qui
extrait le cuivre par solvant (SX) et par l'électrolyse (EW) avec un objectif de production
annuelle de 60 000 tonnes de cuivre par an, en raison de 5000 tonnes/mois.
ÉLÉMENTS STRATÉGIQUES
L'objet social est la raison d'existence d'une entité pour l'exploitation du cuivre, obtenir des
lingots de cuivre grâce à une usine d'électrolyse. Une exploitation minière croit lorsque
l'engagement des employés et des entrepreneurs envers le développement durable est
fondamental à sa réussite et accorde une importance primordiale à l'engagement a la
communauté pour la protection de l'environnement, ces principes sont mis en œuvre pour :
Motiver les employés à avoir le sens de leadership et la participation à l'amélioration
continue de l'entreprise.
Respecter la dignité humaine ainsi que les droits des individus et des communautés associées
à nos exploitations :
Améliorer constamment notre performance environnementale tout en veillant à la nature.
Élaborer des stratégies de réhabilitations disposant d'un financement suffisant pour
toutes les exploitations de l'exploration a la fermeture.
Mettre en œuvre des bonnes pratiques de gouvernance d'entreprise, de transparence,
d'équité en vigueur annuellement pour notre performance.
3. We work together (Nous travaillons ensemble) : Cela met en avant l'esprit d'équipe
et la collaboration. Travailler ensemble permet de tirer parti des compétences et des
idées de chacun pour atteindre des objectifs communs.
4. We do what we say (Nous tenons nos promesses) : Cette valeur insiste sur
l'importance de l'intégrité et de la responsabilité. Il est essentiel de respecter ses
engagements et d'être fiable dans ses actions.
5. We want to be better (Nous voulons nous améliorer) : Cela reflète un engagement
envers l'amélioration continue. L'organisation cherche constamment à évoluer, à
apprendre et à innover pour offrir de meilleures performances et résultats.
Ces valeurs forment un cadre éthique et opérationnel qui guide le comportement et les
interactions au sein de l’entreprise.
Commerciale
Elle s'occupe des ordonnancements et veille au bon déroulement des opérations de paie et de
commandes. Elle gère la logistique, les NTIC et les approvisionnements sur le site. Elle sert
aussi de liaison entre l'entreprise et ses fournisseurs.
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Operations
Elle s'occupe de la production de l'usine et procède aux différentes manipulations pour le
paramétrage des grandeurs relatives à la qualité et a la quantité du produit à obtenir.
Shec
Elle établit des recommandations en rapport avec l'ergonomie et la sécurité sur le lieu de
travail.
Quant au département de social, il se concentre sur les actions sociales de l'entreprise en
faveur de la population. De département de sécurité s'occupe de la prise des stratégies pour
assurer la protection de l'outil de production et des enfants.
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En partenariat avec les autorités administratives du territoire de Kipushi et une ONG locale,
KINSEVERE a lancé une session de formation sur les questions de gouvernance locale pour
les chefs traditionnels, les chefs de villages et les anciens des 26 villages autour de
KINSEVERE.
Pendant cinq ans, KINSEVERE a payé par mois 54 enseignants des écoles construites par
l'entreprise. Ce paiement permet à ce que l'enseignement soit gratuit pour les communautés
autour de la mine.
Sur le plan économique
MMG kinsevere SARL reste confiant dans les perspectives à moyen terme des niveaux
durable de croissance économique. Les changements de leadership politique et des données
économiques positives ont apporté une plus grande stabilité des marchés des matières
premières. Et nous nous attendons à ce que l'industrialisation et la modernisation des
économies en développement soutiennent à long terme la demande de matières premières.
Avec une équipe dirigeante internationale expérimentée, un portefeuille croissant d'actifs des
métaux non ferreux et un nombre d'options de croissance, MMG kinsevere reste sur son
objectif reconnu comme l'une des trois premières moyennes entreprises au monde.
Sur le plan technologique
MMG kinsevere SARL, rend plus facile l'utilisation des systèmes informatiques. Le
département de l'informatique met en œuvre des nouvelles fonctionnalités pour rendre plus
facile l'utilisation des systèmes de l'entreprise aux employés
Sur le plan légal
La MMG kinsevere SARL a investi 65.000 dollars américains pour la construction du centre
de santé de kikongo, y compris la fourniture du matériel médical et des médicaments. Les
nouvelles installations médicales de la communauté, d'une capacité de 20 lits, dispenseront
des soins de qualité a plus de 2.000 personnes venant des 12 villages entourant le site de la
mine.
Depuis son ouverture, le centre de santé communautaire à traiter plus de 500 patients,
principalement pour anémie, accouchement et transfusion sanguine, avec le centre de santé
communautaire sur place, les patients n'ont plus besoin de faire des voyages fatiguant et
couteux pour accéder aux soins médicaux.
Le centre de santé est constitué de deux bâtiments jumeaux et offre aux patients des services
de consultation, une pharmacie, un laboratoire, des transfusions sanguines sécurisées, des
traitements médicaux, une maternité et une infirmerie. Le centre est équipé d'une
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CONCLUSION PARTIELLE
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Dans le présent chapitre comme mentionné ci-haut, nous avons présenté notre champ
empirique qui est la MMG, nous avons présenté ses produits, sa mission et ses objectifs ainsi
que son statut juridique. Nous avons également analysé l'environnement avec les deux outils :
SWOT et PESTEL pour savoir quelles sont les forces, les faiblesses, les opportunités ainsi
que les menaces de la MMG et aussi l'environnement politique, économique, socio-culturel
ainsi que légal.
Dans le prochain chapitre, nous allons présenter les résultats de nos investigations au sein de
la MMG qui nous permettront d'affirmer ou d'infirmer nos hypothèses.