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Physique Optique 2 Ème HS Ok (2024 - 2025)

Ce document présente des notes de cours de physique-optique pour les classes de 2e Humanités Scientifiques, initiées par le Professeur KAMBALE MISONIA Archimède. Il aborde les concepts fondamentaux de l'optique géométrique, y compris la nature de la lumière, la propagation rectiligne, et les systèmes optiques tels que les miroirs et les lentilles. Le cours vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des phénomènes lumineux et de leurs applications.
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Physique Optique 2 Ème HS Ok (2024 - 2025)

Ce document présente des notes de cours de physique-optique pour les classes de 2e Humanités Scientifiques, initiées par le Professeur KAMBALE MISONIA Archimède. Il aborde les concepts fondamentaux de l'optique géométrique, y compris la nature de la lumière, la propagation rectiligne, et les systèmes optiques tels que les miroirs et les lentilles. Le cours vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des phénomènes lumineux et de leurs applications.
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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

EDUCATION NATIONALE ET NOUVELLE CITOYENNETE


INSTITUT (COLLEGE Pi X) KAMBALI
E-mail : [email protected]
N° SECOPE : 6107427
B.P : 104 Butembo

Année scolaire

KAMBALE MISONIA Archimède


R.D. CONGO/Nord – Kivu/Ville de Butembo
ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET TECHNIQUE
Sous – Division Educationnelle : Butembo II

Notes de cours de Physique-Optique destinées aux classes de 2e


Humanités Scientifiques

Initiées par le Professeur KAMBALE MISONIA Archimède


Niveau d’étude : LA en Physique
Version 2025
Date : ……………………………le ………../…….…/202…. Page |1

INTRODUCTION
0.1. Descriptif du cours
Il existe un agent physique qui impressionne notre rétine, c’est la lumière. En effet, la
lumière est tout rayonnement de corps perçu par l'œil ou Clarté solaire ou encore Tout ce qui
sert à éclairer. La lumière est un rayonnement ou onde électromagnétique visible. Une onde
est soit un mouvement ondulatoire ou concentrique soit une vibration périodique d'un
milieu, qui se propage dans l'espace ou dans un autre corps matériel comme aussi dans le
vide. C’est donc une perturbation périodique de l’espace qui se propage.
On appelle optique, la partie de la physique qui traite des phénomènes lumineux et
des lois de la vision ainsi que ses applications. C’est à d’autres termes l’étude de la lumière,
de sa propagation et de ses effets.
Il faut noter en passant que la lumière est actuellement le principal moyen pour
l’homme, de découvrir le monde qui l’entoure.
Cependant, pour étudier certains phénomènes liés à la lumière, entre autres les
effets des miroirs et des lentilles, on ne se soucie pas de la nature de la lumière ; on
suppose que celle-ci se propage sous forme de rayons et on fait appel aux lois
fondamentales de la géométrie. C’est cette approche de l’étude de la lumière basée sur
le principe de la propagation rectiligne de la lumière, et portant le nom d’optique
géométrique, qui sera traitée dans le cadre de ce cours.
0.2. Objectifs du cours
Objectif de ce module est de présenter un cours aussi complet que
possible de l’optique géométrique et de ses applications. L’étudiant sera en mesure :
- D’assimiler les fondements de l’optique géométrique et d’avoir une idée
précise sur la nature de la lumière et sur les milieux transparents ;
- De connaître les lois générales et les principes fondamentaux qui régissent
l’optique géométrique dans les milieux homogènes et inhomogènes;
- De comprendre la notion d’image d’un objet donnée par un système optique
ainsi que les notions de stigmatisme rigoureux et approché ;

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Version 2025
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- D’appliquer les notions précédentes à l’étude des systèmes optiques à faces


planes comme le miroir plan, le dioptre plan et la lame à faces parallèles;
- De maîtriser la construction de la marche d’un rayon lumineux à travers un
prisme et de comprendre le phénomène de dispersion de la lumière ;
- De déterminer les éléments caractéristiques des miroirs, des dioptres plans et des
lentilles et de construire les images données par ces systèmes et par leur
association ;
- De connaître les principaux instruments d’optique et leur domaine
d’utilisation dans l’observation des objets et la mesure de leur dimension,
l’obtention et la reproduction des images, …
- De différencier les grandeurs photométriques
0.3. Plan du cours

CHAPITRE 1. GENERALITES SUR L’OPTIQUE GEOMETRIQUE ............................................................................................. 5

1.1. SOURCES LUMINEUSES ........................................................................................................................................... 5


1.2. LES EFFETS DE LA LUMIERE ...................................................................................................................................... 6
1.3. MILIEUX DE PROPAGATION ..................................................................................................................................... 7
1.4. NATURE DUALE DE LA LUMIERE .............................................................................................................................. 8
1.5. COULEURS PRIMAIRES, SECONDAIRE & TERTIAIRES ............................................................................................... 9
1.5.1. Concepts couleur et lumière ........................................................................................................................... 9
1.5.2. La synthèse additive et soustractive ............................................................................................................. 14
1.5.3. Quelques questions sur certains phénomènes naturels ............................................................................... 17

CHAPITRE 2. LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE ......................................................................................... 25

2.1. PRINCIPE DE LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE ................................................................................ 25


2.1.1. Le principe de Fermat ................................................................................................................................... 25
2.1.2. Classification des faisceaux lumineux........................................................................................................... 26
2.1.3. La célérité de la lumière ............................................................................................................................... 26
2.1.4. La longueur d’onde et spectre électromagnétique....................................................................................... 26
2.1.5. Les photons et effet photoélectrique ............................................................................................................ 32
2.2. PHENOMENES DE REFLEXION ET REFRACTION DE LA LUMIERE ............................................................................ 42
2.2.1. NOTIONS DE REFLEXION ET REFRACTION .................................................................................................... 42
2.2.2. LOIS FONDAMENTALES DE L’OPTIQUE GEOMETRIQUE ............................................................................... 43
2.2.3. REFRACTION LIMITE ET REFLEXION TOTALE ................................................................................................. 44
2.3. CONSEQUENCES DE LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE .................................................................... 45
2.3.1. Ombre et pénombre ..................................................................................................................................... 45
2.3.2. Phénomène d’Eclipse .................................................................................................................................... 48
2.3.3. La chambre noire .......................................................................................................................................... 50
2.3.4. Diamètre apparent d’un objet ...................................................................................................................... 51
2.4. EXERCICES NUMERIQUES SUR LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE..................................................... 52

CHAPITRE 3. DIOPTRES PLANS ET DIOPTRES SPHERIQUES ............................................................................................ 55


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3.1. LES MIROIRS .......................................................................................................................................................... 55


3.1.1. MIROIR PLAN ................................................................................................................................................ 55
3.1.2. MIROIR SPHERIQUE ...................................................................................................................................... 60
3.1.3. EXERCICES SUR LA REFLEXION ET REFRACTION ........................................................................................... 64
3.2. DIOPTRES PLANS ................................................................................................................................................... 65
3.2.1. LAMES A FACES PARALLELES ........................................................................................................................ 65
3.2.2. LE PRISME ..................................................................................................................................................... 66
3.3. DIOPTRES SPHERIQUES ......................................................................................................................................... 70
3.3.1. DESCRIPTION D’UNE LENTILLE ..................................................................................................................... 70
3.3.2. LENTILLES CONVERGENTES .......................................................................................................................... 71
3.3.3. LENTILLE DIVERGENTE .................................................................................................................................. 72
3.3.4. POINTS ET RAYONS PARTICULIERS .............................................................................................................. 73
3.3.5. Construction des images .............................................................................................................................. 73
3.3.6. Distance focale et vergence ......................................................................................................................... 73
3.3.7. EXERCICES NUMERIQUES SUR LES DIOPTRES ............................................................................................... 75

CHAPITRE 4. INSTRUMENTS OPTIQUES D’OBSERVATION.............................................................................................. 77

4.1. ŒIL PHYSIQUE ....................................................................................................................................................... 77


4.1.1. Introduction .................................................................................................................................................. 77
4.1.2. Principaux dioptres de l’œil .......................................................................................................................... 79
4.1.3. Acuité visuelle ............................................................................................................................................... 79
4.1.4. Accommodation ........................................................................................................................................... 80
4.1.5. Amétropie de l’œil ou anomalies de la vision ............................................................................................... 81
4.1.6. Persistances des impressions rétiniennes ..................................................................................................... 83
4.2. AUTRES INSTRUMENTS D’OPTIQUE ...................................................................................................................... 83
4.2.1. Caractéristiques des instruments d’optique ................................................................................................. 83
4.2.2. Loupe ............................................................................................................................................................ 85
4.2.3. Microscope optique ...................................................................................................................................... 89
4.2.4. Lunette astronomique .................................................................................................................................. 92
4.2.5. Télescope ...................................................................................................................................................... 95
4.2.6. EXERCICES D’APPLICATION ........................................................................................................................... 97

CHAPITRE 5. NOTIONS DE PHOTOMETRIE ..................................................................................................................... 98

5.1. GENERALITES......................................................................................................................................................... 98
5.1.1. Définition ...................................................................................................................................................... 98
5.1.2. Types de photométries ................................................................................................................................. 98
5.1.3. Angle solide .................................................................................................................................................. 99
5.2. GRANDEURS ET UNITES PHOTOMETRIQUES ......................................................................................................... 99
5.2.1. Grandeurs photométriques énergétiques .................................................................................................... 99
5.2.2. Grandeurs photométriques visuelles ............................................................................................................ 99

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0.4. Bibliographie
Tout en signalant que tous les ouvrages de Physique générale traitant de l’électricité
peuvent servir de référence, nous donnons ici à titre indicatif la liste exhaustive des livres que
nous avions trouvé à la Bibliothèque centrale de l’ISP/Bukavu et à la bibliothèque du Collège
KAMBALI, sûrement que l’on peut trouver aussi ailleurs.

1. A. Dessart, J.C. Jodogne et J. Jodogne (1970), Cours de Physique, tome IV : Electricité, Ed. A. De
Boeck, Bruxelles.
2. A. Van de Vorst (1991), Introduction à la Physique, tome II : Electromagnétisme et Optique, De
Boeck-Wesmael S.A., Bruxelles.
3. D.C. Giancoli (1993), Physique générale 2 : Electricité et magnétisme, De Boeck-Wesmael S.A.,
Bruxelles.
4. E. Hecht (1999), Physique, De Boeck-Wesmael S.A., Bruxelles.
5. J. KANE et M. STERNHEIM (2008), Physique : Cours, QCM, Exemples et exercices corrigés, 3è Ed,
DUNOD, Paris.
6. KAMBALE KIOMA GOGO, (1999) ; Recueil d’exercices de physique 6e scientifique et questions
posées aux examens d’Etat, ISP Bukavu, Kin.(RDC).
7. M. Alonso et E. J. Finn (1977), Physique générale, tome II : Champs et ondes, Ed. de Renouveau
Pédagogique, Paris.
8. R. Resnick et D. Halliday (1972), Physique 2 : Electricité et magnétisme, Ed. de Renouveau
Pédagogique, Ottawa.
9. R.A. Serway (1992) Physique II : Electricité et magnétisme, De Boeck-Wesmael S.A., Bruxelles.
10. Victor KAZADI NGALAMULUME, (2016) ; Physique 5 : Electricité générale ; éd. CRP, Kin. (RDC).
11. A. DELARUELLE et A.I. CLAES (1977), Eléments de Physique, tome 2: Chaleur – Acoustique –
Optique, Wesmael – Charlier, Namur.
12. A. DESSART et J. JODOGNE (1969), Optique géométrique, De Boeck, Bruxelles.
13. A. VAN DEVORST (1981), Introduction à la Physique, tome 2: Electromagnétisme et optique, De
Boeck-Wesmael, Bruxelles.
14. D.C. GIANCOLLI, Physique générale, tome 3: Ondes, optique et Physique moderne, De Boeck,
Bruxelles.
15. E. HECHT (1999), Physique, De Boeck, Bruxelles.
16. H. BENSON (2005), Physique 3: Ondes, optique et Physique moderne, De Boeck et Larcier,
Bruxelles.
17. M. ALONSO et E.J. FINN (1997), Physique générale, tome 2 : Champs et ondes, InterEditions,
Paris.
18. R. TATON (1971), Bases de l’optique et principe des instruments, Eyrolles, Paris.
19. R.A. SERWAY (1992), Physique 3: Optique et Physique moderne, De Boeck-Wesmael, Bruxelles.

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Chapitre 1. GENERALITES SUR L’OPTIQUE


GEOMETRIQUE
1.1. SOURCES LUMINEUSES
On appelle source lumineuse, tout corps capable d’émettre
naturellement ou artificiellement de la lumière.
a) De part leur nature, on distingue :
 Des sources primaires ou directes de lumière ou corps lumineux sont des
corps capables d’émettre par eux-mêmes la lumière soit naturellement
soit artificiellement.
Ex: Etoiles, solides portés à incandescence, gaz luminescents, la flamme
d’une bougie,…
 Des Les sources secondaires ou indirectes de lumière ou corps éclairés
sont des corps qui n’émettent de la lumière que parce qu’ils en reçoivent
d’autres sources. Ce sont donc de corps éclairés qui renvoient de la
lumière provenant d’une autre source.
Ex: Lune, une grande partie des objets (dont nous – mêmes) qui nous
entourent, le satellite, le miroir, les projecteurs,…
b) De part leurs dimensions, on distingue :
 Des sources étendues : ce sont des corps de grandes dimensions.
Ex : Le soleil, la lune, l’écran de cinéma,…
 Des sources ponctuelles : qui nous apparaissent suffisamment petites
pour que leurs dimensions puissent être négligées par rapport aux
distances considérés au point d’observation. C’est le cas, par exemple,
d’une étoile vue de la Terre ; Une étoile éloignée dans les firmaments,
l’étincelle,….

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 Des sources de faibles dimensions : qui diminuent sensiblement de


dimensions selon le cas. Parmi celles – ci les plus brillants sont telles
que : l’arc – électrique, les lampes et les filaments de ramassage,…
N.B : Une source lumineuse ponctuelle émet la lumière de façon uniforme
dans toutes les directions.

1.2. LES EFFETS DE LA LUMIERE


L’existence de la lumière est évidente par les preuves tels que :
 Notre œil la perçoit. En effet, la vision est conditionnée par la présence de la
lumière et l’emmétropie. « On ne peut voir un corps que s’il éclaire. »
 Elle produit des effets importants dans la vie de l’homme selon le cas.
Ceux – ci sont catégorisés en :
- Effets chimiques : ceux – ci sont témoignés par des actions telles que la destruction
ou décomposition des pigments, le changement de couleurs, …
- Effets calorifiques ou thermiques : illustrés par exemple par la production de la
chaleur par la lumière, …
- Effets biologique et physiologiques : Justifiés par les actions telles que le
développement, l’attraction de certains organismes animaux et végétaux, la
destruction de cellules organiques,…, par de la lumière.
En effet, la lumière est essentielle au maintien de toutes les formes de vie. Nous
avons besoin de la lumière pour voir, mais nous avons également besoin de la
lumière pour soutenir d’autres fonctions corporelles. Grâce à la lumière, nous
pouvons influencer l’humeur, améliorer le sommeil et traiter la dépression. La
lumière a un effet d’alerte direct et peut affecter la productivité, l’apprentissage et
la consolidation de la mémoire.
- Effets électriques: par – ex. production du courant par la lumière.

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- Effets télématiques : par – ex. la commande des appareils à distance, l’émission


des messages,… par la lumière.
Voici quelques domaines d’application de l’optique :
 Perception du monde qui nous entoure (formation des images)
 Instruments d’optiques (jumelles, télescope, microscope, ...).
 Optique cohérente (interférométrie, hologramme)
 Propagation d’information via la lumière (optique intégrée).
 Sources lumineuses (laser, lampe Sodium, LED ...).
 Détecteurs (Caméra IR, photodétecteurs, cellules photovoltaïques, matériaux SC).

1.3. MILIEUX DE PROPAGATION


On distingue 3 types de milieu de propagation selon qu’il y a trois catégories de
corps matériels :
- Milieu transparent : c’est un milieu qui met à usage les transparents. Un corps est
dit transparent s’il se laisse traverser par la lumière.
Ex : L’air, l’eau en couche mince, une lame de verre, …
- Milieu translucide : c’est celui qui absorbe la lumière partiellement. C'est-à-dire, il
réduit l’intensité de la lumière suivant sa nature, son épaisseur, sa couleur. Ex : Le
bois sec, le papier, le caoutchouc, les lames de vitres badigeonnées à la chaux, …
La lumière absorbée est généralement transformée en chaleur. Ceci, s’explique par
le fait que les vêtements des teintes faussées par exemples sont plus chauds alors
que ceux de teintes clairs sont froids.
- Milieu opaque : c’est celui qui arrête totalement la lumière.
Ex : Le livre, le bois, métaux, pierre, le mur,…

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Remarque :
 La transparence et l’opacité sont des propriétés relatives qui dépendent notamment de
l’épaisseur des corps: une feuille d’or très mince laisse filtrer une lumière verte ; la
grande épaisseur d’eau rend obscures les profondeurs sous – marines.
 La nature du milieu de propagation est caractérisée par un paramètre n dénommé
indice de propagation du milieu. L’indice n d’un milieu est défini comme le rapport
de la vitesse de la lumière dans le vide sur sa vitesse dans le milieu matériel
C
considéré. Autrement dit, n  C’est l’indice absolu de propagation.
v

Plus l’indice absolu d’un milieu transparent est élevé, plus ce milieu est dit
réfringent. Par exemple le verre (n = 3/2) est plus réfringent que l’eau (n = 4/3).
Par ailleurs, l’indice relatif pour une superposition de deux milieux A et B est le
nB
nombre n B 
A nA

Plus l’indice de propagation est élevé, plus le corps va passer de la transparence à la


translucidité pour à fin l’opacité

1.4. NATURE DUALE DE LA LUMIERE


Pour l’explication de différents phénomènes où participe l’énergie lumineuse,
deux conceptions sur la nature de la lumière se sont formées historiquement en
Physique :
 D’après la théorie ondulatoire (ou théorie électromagnétique), soutenue par
Maxwell, Huygens, Young, …, l’énergie lumineuse est constituée d’ondes
électromagnétiques.
 Quant à la théorie corpusculaire (ou théorie photonique), soutenue par les grecs de
l’antiquité, Newton, Einstein, …, elle stipule que le rayonnement lumineux et les
autres rayonnements semblables (rayons X, rayons, …) sont constitués de flux de
particules spéciales, les photons (onde électromagnétique visible).

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La lumière est donc une combinaison d’onde et photon. Ce qui traduit la


dualité onde – corpusculaire de la lumière.
Autrement dit, les propriétés corpusculaires fournissent des renseignements sur la
matière et les propriétés de la matière renseignent sur le rayonnement.
De ce fait, alors que la théorie ondulatoire explique les phénomènes
d’interférence, de diffraction, de polarisation et de dispersion de la lumière ; la théorie
photonique explique l’effet photoélectrique, la luminescence, la diffusion de la lumière
par les électrons et d’autres phénomènes.

1.5. COULEURS PRIMAIRES, SECONDAIRE & TERTIAIRES


1.5.1. Concepts couleur et lumière
Nous nommons « couleur », la perception d’une excitation lumineuse suite
à un processus neuro-photochimique par l’œil d’une ou plusieurs fréquences
d’ondes lumineuses avec une amplitude donnée. Les couleurs fondamentales sont
celles auxquelles se ramènent les autres (A. Kabasele Yengayenga, 2012 – 2013, p 157).
1. Où se créent les couleurs ?
La couleur est avant tout une sensation qui est perçue au niveau du cerveau via l'œil,
récepteur de la lumière.
La couleur n'est pas une pellicule posée sur l'objet, c'est seulement dans le cerveau
que la couleur se construit. La couleur est une sensation dans le cerveau de
l'observateur.
Cette sensation perçue au niveau de l’œil est transmise au cerveau via le nerf optique.
2. Comment notre œil fonctionne-t-il ?
L’œil est un appareil optique complexe dont les récepteurs sensoriels sont
localisés sur la rétine, membrane tapissant le fond de l’œil, tandis que le nerf optique
transmet les messages au cerveau. Seuls les hommes et quelques rares animaux, tels
les singes, sont capables de voir les couleurs.
Le secret de la vision des couleurs réside dans la sensibilité à la lumière de la

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Version 2025
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rétine. Celle-ci possède deux types de récepteurs, appelés bâtonnets et cônes en


raison de leur forme.
Les bâtonnets (environ 120 millions de cellules) ne contiennent qu'un seul pigment et
sont responsables de la vision sous faible éclairage. Le pigment de ces bâtonnets est
sensible à toutes les couleurs et réagit même dans l'obscurité. C'est ce qui permet la
vision nocturne (en noir et blanc).
Les cônes (environ 5 millions de cellules) sont sensibles aux couleurs.
Ces cellules réagissent différemment à la lumière réfléchie par des objets colorés.
Elles contiennent trois types de pigments chimiquement différents. Ces pigments
sont des protéines qui absorbent la lumière : certaines sont surtout sensibles aux
grandes longueurs d'ondes du spectre visible (le rouge) d'autres aux longueurs
d'ondes intermédiaires (le vert) et d'autres enfin aux courtes longueurs d'ondes
(le bleu).
Il existe trois types de cônes selon qu'ils sont sensibles au bleu, au vert, ou au rouge.
Le mélange de ces trois couleurs produit toutes les autres couleurs.
Lorsque les cellules de la rétine sont éclairées par la lumière à laquelle elles sont
sensibles, elles émettent des signaux électriques vers le cerveau, où le traitement
donne la sensation d'une teinte particulière.
L'œil humain réagit différemment aux couleurs visibles, il est plus sensible au vert.
Ceci explique, par exemple, la répartition inégale des couleurs du disque de Newton.
(Expérience du disque de Newton).
Les cellules ganglionnaires :
Ces cellules, situées derrière la rétine, ont pour rôle de transmettre l'information
reçue, sous forme d'impulsions, au cerveau qui pourra alors décoder la couleur. Par
exemple, un code d'impulsion rapide correspond au rouge, alors qu'un plus lent
correspond au bleu.
Anatomie de l’œil : coupe transversale.

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Rôle du cerveau dans la vision des couleurs :


De l’œil au cerveau : notre œil capte et véhicule la lumière jusqu’à la rétine. Chacun
des millions de cônes de la rétine capte une petite partie de l’image. Les cônes sont
organisés en petits groupes qui transmettent leurs messages à des cellules nerveuses
spécialisées, les neurones bipolaires.
Chaque neurone bipolaire ne reçoit des informations que d’un seul groupe de cônes et
les envoie au cerveau via le nerf optique.
Le cerveau est capable de reconstituer l’image à partir de ces signaux. Il rassemble les
informations et reconstitue le puzzle (l’image colorée).

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Constitution de la rétine
3. C’est quoi la persistance rétinienne ?
On sait depuis le 19e siècle que si l'on maintient fixe une image sur la rétine, elle
s'évanouit pour laisser place à une impression de cécité, appelée "champ vide". Cette
disparition tient au fait que chacun des récepteurs (les cônes) s'adapte à la lumière
qui le frappe. Les récepteurs sont conçus pour signaler au système nerveux les
changements et non les états permanents.
La vue fonctionne bien tant que l'œil bouge ; dès qu'il s'immobilise, elle s'altère.

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Si l'on regarde fixement un point coloré pendant une vingtaine de secondes, et


qu'ensuite on porte son regard sur un fond uni ; la persistance de l'image dure pendant
un bref instant.
On constate que la force de l'habitude reste souvent, pour le cerveau, le moteur le plus
puissant lors de la perception des illusions d'optiques.
Les psychologues et physiologistes ne sont pas prêts de s'arrêter sur le chemin des
controverses nées lors de tentatives d'explication de ces" effets d'optiques".
4. Que signifie être daltonien?
On appelle daltonisme la déficience de l'aptitude à distinguer les couleurs de la partie
du spectre qui s'étend du rouge au vert. Environ huit pour cent des hommes et un
pour cent des femmes en sont atteints. Les daltoniens ne sont pas capables de faire la
distinction entre le vert, le rouge et le gris. Cette mauvaise perception des couleurs,
résulte d’anomalies au niveau des cônes, comme l’absence de certains types de
pigments.
Dans la vie courante, les daltoniens apprennent à distinguer les objets de couleurs par
leur situation dans l’espace (par exemple : les feux de circulation).
5. De quoi dépend la couleur d’un objet ?
La couleur de l’objet dépend de l’objet, mais aussi de la lumière qui l’éclaire. Les
objets sont des « voleurs de couleurs ».
Les objets absorbent tout ou une partie des rayons colorés de la lumière qui les
atteint et selon les rayons renvoyés vers l’œil, ces objets nous apparaissent d’une
couleur ou d’une autre.
La couleur d’un objet, c’est la couleur de la lumière qu’il renvoie à notre œil. C’est la
partie de la lumière solaire qu’il n’absorbe pas. Pour apprécier la couleur d’un
objet, il faut le mettre à la lumière du jour, au soleil (lumière blanche).
C'est pourquoi, avant d'acheter un vêtement, il vaut mieux s'assurer de sa couleur à
l'extérieur du magasin, à la lumière blanche naturelle.
Les objets blancs réfléchissent totalement les sept couleurs du spectre solaire ; les
objets noirs absorbent totalement toutes les couleurs et ne réfléchissent rien.
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Un pull rouge nous apparaît rouge lorsqu’il est éclairé par de la lumière blanche, parce
qu’il absorbe toutes les couleurs du spectre solaire à l’exception de la lumière rouge
qui est renvoyée vers notre œil.
Un pull rouge éclairé par de la lumière verte nous apparaîtra noir, car les pigments
qu’il contient absorbent la lumière verte et ne renvoient rien vers notre œil.

1.5.2. La synthèse additive et soustractive

1. Que signifie le terme « couleurs primaires » ?


Les couleurs primaires sont appelées ainsi parce qu’elles sont la base des autres
couleurs et qu’en principe, il est impossible de les créer par le mélange des autres
couleurs entre elles ; en pratique, ce n’est pas toujours le cas, du moins avec certains
pigments.
Si la lumière blanche contient effectivement toutes les couleurs du spectre, il suffit de
trois d’entre elles pour la reconstituer : ce sont les trois couleurs primaires de la
lumière.
Le rouge, le bleu et le vert sont les trois couleurs principales et sont appelés couleurs
primaires de la lumière.
Le mélange de ces trois couleurs, dans des proportions différentes, permet d’obtenir
toutes les couleurs du spectre (exemple : la télévision couleur).
2. Pourquoi le rouge, le vert, et le bleu sont les couleurs primaires de la lumière?
Le rouge correspond aux longueurs d'ondes longues (+750 nm)
Le vert correspond aux longueurs d'ondes moyennes (+600 nm)
Le bleu correspond aux longueurs d'ondes courtes (+400 nm)
Les cônes, qui sont les cellules photosensibles de la rétine, contiennent trois types de
pigments qui absorbent chacun une gamme de longueurs d'ondes, correspondant au
rouge, au vert et au bleu.
Leurs trois courbes d'absorption élaborent le message chromatique. L’addition de ces
trois couleurs donne le blanc.
3. Que signifie le terme couleurs secondaires ?

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Les couleurs secondaires proviennent du mélange des couleurs primaires. Le


mélange des lumières rouge, vert et bleu donne de la lumière blanche.
Si on mélange les couleurs primaires deux à deux (synthèse additive), on obtient
trois couleurs secondaires : le cyan, le magenta et le jaune.
Le mélange d’une lumière verte avec une bleue donne du cyan. Des lumières bleues
et rouges donnent du magenta.
Des lumières vertes et rouges donnent du jaune.
Synthèse additive

4. Quelle est la différence entre les couleurs pigments et les couleurs de la


lumière ?
Les « couleurs lumières » sont celles que l’on trouve dans le spectre solaire
lors de la décomposition de la lumière visible.
Les « couleurs pigmentaires » proviennent des pigments colorés de substances
végétales, minérales, parfois animales et le plus souvent chimiques.
Les peintures ou les encres se comportent comme des filtres. Les peintures
contiennent des pigments, qui éclairés en lumière blanche, vont absorber certaines
couleurs et en diffuser d’autres. Dans les peintures, l’ensemble des couleurs produit le
noir. Quand elle est au soleil, la peinture
rouge renvoie de la lumière rouge. Et la peinture verte renvoie de la lumière verte.
Mais, si on mélange les deux peintures (vert+ rouge), on obtient du marron foncé.
Alors que dans lorsqu’on additionne des lumières colorées (rouge+ vert), on obtient
du jaune. C’est une bonne façon de voir que la peinture" enlève" quelque chose à la
lumière. La rouge enlève tout sauf le rouge. La verte enlève tout sauf le vert. Si on les
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mélange, les deux travaillent à la fois, et toute la lumière du soleil est absorbée. On ne
voit que du noir.
Les couleurs primaires des peintures et des encres ne sont pas celles de la lumière. Il
s’agit du jaune, du cyan, et du magenta.
En mélangeant ces trois tons, on peut obtenir toutes les autres couleurs.
• Magenta et jaune donnent rouge.
• Jaune et cyan donnent vert.
• Magenta et cyan donnent bleu.
• Magenta, cyan et jaune donnent du noir.
Une encre cyan absorbe le rouge et diffuse le cyan (bleu + vert) Une encre jaune
diffuse le vert et le rouge, absorbe le bleu.
Un mélange d’encre cyan et jaune ne diffuse que le vert.
Synthèse soustractive

5. Quelles sont les couleurs complémentaires ?


Chaque couleur primaire a une couleur complémentaire.
Celle-ci est obtenue par le mélange des deux autres couleurs primaires :
o Le magenta est complémentaire du vert
o Le cyan est complémentaire du rouge.
o L e jaune est complémentaire du bleu.
Une couleur primaire et sa couleur complémentaire donnent de la lumière blanche.
NB : Au théâtre, la lumière blanche reconstituée au moyen de filtres bleus, verts et
rouges placés sur les projecteurs, donne un résultat plus lumineux. Le bleu et le jaune
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qui contiennent toutes les couleurs sont également utilisés au théâtre et permettent de
produire de la lumière blanche ainsi que toutes les autres couleurs du spectre.

1.5.3. Quelques questions sur certains phénomènes naturels

1) Comment se forme un arc-en-ciel ?

La formation d’un arc-en-ciel est dû à la double réfraction des rayons solaires


traversant une goutte d'eau de pluie, avec, en plus, une réflexion à l'intérieur de cette
goutte qui renvoie les rayons vers l'observateur.
D'abord, il faut se souvenir de l'expérience de newton : Un prisme de verre sépare un
rayon de lumière blanche en un ruban de couleurs spectrales : une juxtaposition du
violet, du bleu, du vert, du jaune, de l’orange et du rouge. Le bleu est plus dévié que
le rouge.
Les gouttes de pluie jouent le rôle de minuscules petits prismes qui dispersent la
lumière blanche émise par le soleil. Le rayon jaune sort en faisant un angle de 42°
avec la direction des rayons du soleil. Pour le bleu, cet angle vaudra seulement 41° et
pour le rouge 43°.
Pour "tracer sur le ciel " le cercle rouge, il faudrait ouvrir le compas à 43° (un peu
plus que pour le jaune), et pour le bleu, à 41° (un peu moins que pour le jaune).
Chaque couleur correspond à une fréquence bien définie (la lumière est un
phénomène ondulatoire), et la déviation que subit un rayon en passant d'un milieu
dans un autre dépend de cette fréquence.
Cette déviation provient de ce que la vitesse de la lumière chute brusquement quand
elle quitte le vide pour entrer dans un milieu transparent : de 300.000 km/s dans le
vide elle tombe à 225.000 km/s dans l'eau, à 190.000 dans le verre.

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2) Toutes les couleurs sont-elles dans l'arc-en-ciel ?


Non, il n'y a pas de rose, de beige, de marron, de gris....
Ce qu'il y a dans l'arc-en-ciel, ce sont les "vraies couleurs", c'est-à-dire, celles qui
sont capables de traverser le prisme sans se diviser en plusieurs rayons. Notre œil
est imparfait et ne fait pas la distinction entre les vraies couleurs et les couleurs
résultantes d'un mélange. Aussi, il ne sait pas différencier du "vrai "jaune, et un
mélange jaune résultant de l'addition de lumière rouge et verte. Certaines couleurs,
comme le marron, ou le gris sont forcément des mélanges ; elles ne sont pas dans
l'arc-en-ciel.
3) Pourquoi les arcs-en-ciel sont-ils forcément en arc de cercle ?
Les arcs-en-ciel sont en réalité circulaires. Mais lorsqu’on a les pieds sur terre, on ne
peut en voir qu’une portion. Il est parfois possible de les voir en entier, depuis un
avion, par exemple. Un arc-en- ciel est le résultat de la superposition d’autant de «
mini arcs-en-ciel » qu’il y a de gouttes de pluie dans le ciel. Il donne ainsi une
représentation à grande échelle de ce qu’il se passe lorsqu’une goutte d’eau est
traversée par un rayon de lumière. La goutte étant sphérique, chaque goutte projette
un halo circulaire : un arc-en-ciel sphérique.
4) Pourquoi voit-on parfois un deuxième arc-en-ciel ?

Il arrive qu’un deuxième arc, moins intense, soit visible à l’extérieur du premier.
Les couleurs de cet arc secondaire se trouvent dans l’ordre inverse des couleurs
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de l’arc primaire : rouge à l’intérieur, violet à l’extérieur. L’arc secondaire résulte


d’une double réflexion du rayon à l’intérieur des gouttes de pluie avant d’être réfracté
et renvoyé vers notre œil. Dans ce cas, ce sont les rayons avec un angle supérieur à
51° qui sont visibles.

5) Peut-on observer un arc-en-ciel à midi ?


Non, il n'y a pas d'arc-en-ciel aux alentours de midi ni, d'une manière générale,
quand le soleil est haut dans le ciel. La hauteur du soleil au-dessus de l'horizon ne doit
pas dépasser 42 degrés d'angle.
6) Pourquoi un disque compact montre-t-il des reflets colorés quand il est éclaire ?
La surface d’un disque compact est composée de minuscules sillons parallèles et
recouverte d’une pellicule métallique réfléchissante. Lorsque la lumière frappe la
surface du disque, les ondes lumineuses sont dispersées dans différentes directions par
les sillons. Il se produit alors un phénomène d’interférence : certaines ondes se
superposent et s’annulent (interférence destructive), tandis que d’autres se combinent
pour faire apparaître de nouvelles couleurs (interférence constructive). Les couleurs
réfléchies dépendent de l’angle d’observation. Appelé «indescence », c’est ce
phénomène qui donne également leurs couleurs aux bulles de savons et aux taches
d’huile à la surface de l’eau.
7) Pourquoi le ciel nous apparaît-il bleu ?
Les couleurs du ciel résultent de la diffusion de la lumière solaire par les molécules
d'air.
Lorsque la lumière solaire atteint une molécule, les différents rayonnements

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constitutifs sont diffusés dans toutes les directions, avec des intensités différentes.
Les rayonnements de courte longueur d'onde, comme le bleu sont plus
diffusés que les rayonnements de grandes longueurs d'onde, comme le rouge.
L'intensité de la lumière bleue diffusée par une molécule d'air est huit fois
supérieure à celle de la lumière rouge diffusée. Pour en savoir plus : "Dossier Pour
la Science: la couleur. (Hors-série avril 2000 pp.14-18).
8) Pourquoi le disque de newton nous apparaît-il blanc quand il tourne à grande
vitesse ?
Le disque de Newton est un disque peint en secteurs, présentant les couleurs du
spectre solaire dans l’ordre où elles se suivent. Lorsque le disque tourne rapidement,
les différents secteurs, donc les couleurs différentes, viennent former successivement
leur image sur les mêmes points de la rétine, et par la suite de la persistance des
impressions lumineuses les couleurs se superposent les unes aux autres et le disque
apparaît blanc. Ce phénomène est dû à la persistance rétinienne.
La couleur produite par le disque en mouvement n’est pas toujours le blanc. La
couleur produite par le disque en mouvement dépend de la pureté et de la clarté de la
couleur de chaque secteur. Plus les couleurs sont lumineuses et plus la vitesse de
rotation du disque est élevée, plus le résultat sera clair.
La qualité et la nature de la lumière incidente qui éclaire le disque joue
également un rôle fondamental dans le résultat de l’expérience. Les proportions des
différents secteurs colorés peuvent varier selon les auteurs. Soit les secteurs sont
égaux soit inégaux.
9) Pourquoi les couleurs du disque de newton n’ont-elles pas toujours toutes les
mêmes proportions ?
Lorsque tous les secteurs colorés sont égaux et que le disque tourne rapidement,
chacune des couleurs du spectre représentées sur le disque de Newton imprimera son
image sur la rétine de manière égale. On adopte alors comme postulat de départ que
notre œil possède la même sensibilité aux différentes couleurs du spectre. Ce n’est pas
le cas, l’œil humain est plus sensible à certaines ondes lumineuses, ce sont celles
situées au centre du spectre (+/-500nm à +/-650nm), elles correspondent aux

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couleurs vert et jaune. La perception du vert et du jaune étant plus grande, il faut, pour
reproduire la sensation de blanc sur la rétine, équilibrer les choses. C’est possible en
limitant le temps d’impression de ces couleurs sur la rétine, pour cela il faut réduire la
place qu’elles occupent sur le disque et par conséquent accentuer la présence des
couleurs correspondant aux extrémités du spectre.

10) Pourquoi la couleur de certaines voitures change-t-elle dans un tunnel


d’autoroute ?
La perception de la couleur d’un objet dépend de la couleur de l’objet (nature des
pigments) mais aussi du type d’éclairage utilisé. Dans un tunnel d’autoroute,
l’éclairage est le plus souvent constitué par des lampes au sodium qui émettent un
rayonnement dans les tonalités jaunes. Les voitures, dont les couleurs sont visibles à
la lumière du soleil (car toutes les longueurs d’onde de la lumière visible sont
présentes dans le spectre solaire), nous apparaissent noires lorsqu’elles sont éclairées
par de la lumière jaune. La lumière jaune, caractéristique des lampes de sodium, est
absorbée par les pigments de la peinture des voitures, à l’exception des voitures de
couleur jaune ou de couleur blanche.
11) Où va la lumière quand elle rencontre un obstacle ?
La lumière est une onde électromagnétique, c’est-à-dire un champ électrique
et un champ magnétique qui vibrent simultanément et perpendiculairement l’un
à l’autre dans l’espace. Les ondes électromagnétiques se propagent sans support
matériel. La lumière peut se déplacer dans le vide.

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Lorsqu’elle rencontre un mur, une onde lumineuse peut être soit réfléchie, soit
absorbée par la matière du mur. Ce sont ces phénomènes d’absorption et réflexion qui
sont à l’origine de la couleur des matériaux.
12) Pourquoi les objets sont-ils plus foncés lorsqu’ils sont mouillés ?
La couleur ou la teinte d’un objet dépend de la quantité de lumière qui est réfléchie
par cet objet pour atteindre notre œil. Lorsqu’un objet est mouillé, les minuscules
imperfections à la surface de l’objet sont remplies d’eau et ne réfléchissent plus de la
même manière la lumière. Comme moins de lumière parvient à notre œil, l’objet
apparaît plus foncé.
13) Comment fonctionne un filtre ?
Un filtre est une substance colorée qui transmet la lumière colorée correspondant
à sa propre couleur et absorbe partiellement ou totalement les autres lumières
colorées.
Les filtres sont fabriqués avec des feuilles de plastique ou du verre coloré ; seuls les
rayons de la même couleur que le filtre sont capables de le traverser. Un filtre
absorbe la couleur complémentaire à sa couleur. La superposition de filtres équivaut à
soustraire des couleurs.
On peut réaliser une synthèse soustractive, en superposant trois filtres colorés.
Lorsqu’on superpose des filtres magenta, cyan et jaune, on obtient du noir.
14) Pourquoi dit-on que la nuit, tous les chats sont gris ?
Les couleurs apparaissent à la clarté du jour et s'éteignent avec lui.
Couleurs et lumière, ces deux phénomènes sont étroitement liés bien que distincts. Les
couleurs s'estompent lorsque l'intensité lumineuse diminue.
Durant la nuit, sous faible éclairage, ce sont les bâtonnets présents dans la rétine, qui
interviennent dans la vision. Le pigment de ces bâtonnets est sensible à toutes les
couleurs et réagit même dans l'obscurité. C'est ce qui permet la vision nocturne (en noir
et blanc).
15) Comment expliquer l'existence du gris ?
Le gris est une teinte intermédiaire entre le blanc et le noir, il atténue de la même façon
les sept couleurs du spectre solaire.

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Ainsi, un filtre gris réduit la quantité de lumière qui le traverse mais ne modifie pas
la répartition des couleurs que contient la lumière entrante. On dira que ce filtre est
neutre.
Le pull gris éclairé en lumière blanche renvoie tous les rayons du spectre solaire à
notre œil, mais de manière atténuée. Le gris agit sur l'intensité lumineuse (elle
diminue), mais pas sur la teinte. Donc, un pull gris éclairé par des spots halogènes
produisant de la lumière violette réagira comme un pull blanc en réfléchissant le
violet à notre œil, mais de manière atténuée.
16) Qu’est-ce que la vision stéréoscopique ?
N’occupant pas la même position, l’oeil gauche et l’oeil droit reçoivent des images
légèrement différentes. C’est en analysant ces différences que le cerveau calcule la
distance entre des objets regardés, ce qui nous permet d’avoir une vision en relief, dit
stéréoscopique.
On peut tenter de recréer artificiellement cette impression de relief à partir d’une
surface plane, au moyen de dessins rouges et verts décalés et à l’aide de lunettes
spéciales. On place un filtre rouge devant l’œil gauche et un filtre vert devant l’œil
droit. Le filtre rouge ne laisse passer que la lumière rouge (une image) et le filtre vert
ne laisse passer que la lumière verte (une image).
Le cerveau reçoit donc deux images différentes à partir desquelles il reconstruit une
seule image mais en relief.
17) Si l’eau est incolore, pourquoi la neige est-elle blanche et l’eau des océans
bleue?
L’apparence de la matière ne tient pas seulement à la nature des éléments qui la
constituent mais aussi et surtout à la façon dont ces éléments sont associés entre
eux. Les différents états de la matière (solide, liquide, gazeux) peuvent êtres
responsables des différences d’apparence. Si la glace est généralement translucide, la
neige est blanche. La neige est un milieu hétérogène, présentant une structure
cristalline qui diffuse la lumière avec des indices de réfraction différents de ceux de la
glace. Quant à l’eau liquide, lorsqu’elle est pure, elle est transparente. La lumière la
traverse sans être absorbée, sauf sur des distances dépassant plusieurs mètres. Le
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bleu des océans est dû à l’absorption puis à la réémission de la lumière par des
particules en suspension.
18) Quelle est la différence entre lumière naturelle et lumière artificielle ?
Il existe différents types de sources lumineuses : les sources naturelles et de
nombreuses sources artificielles.
La lumière naturelle est principalement composée du soleil, il y a aussi la lune, les
étoiles et les éclairs d’orage.
La lumière artificielle est une lumière qui ne se trouve pas à l’état naturel. Par
exemple, la lumière émise par la flamme d’une bougie, les lampes de poche, les
lampes à incandescence. Les néons et les tubes fluorescents sont deux sources
remplies de gaz devenant lumineux lorsque le courant les traverse. La couleur de la
lumière émise dépend de la température et de la nature du gaz.

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Chapitre 2. LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA


LUMIERE
Par propagation rectiligne de la lumière, on entend une transmission de la lumière
dans un milieu de propagation.

2.1. PRINCIPE DE LA PROPAGATION RECTILIGNE DE LA


LUMIERE
2.1.1. Le principe de Fermat

L’expérience montre que la lumière, pour passer d’un point à l’autre, emprunte
le chemin le plus court. Etant donné un milieu homogène, la vitesse C de l’onde
lumineuse est constante. Il s’en suit que le temps t que met la lumière pour aller de
L
la source à un point A en parcourant le trajet L est tel que : t 
C
De cet expérience découle le principe tel que : « Le chemin effectivement suivi
par la lumière pour aller d’un point à l’autre est celui pour lequel le temps de parcourt
est minimum » en toute rigueur extremum.
Ce principe a deux conséquences immédiates, notamment : le principe de la
propagation rectiligne de la lumière et le principe du retour inverse de la lumière.
1) Expérience : Vous avez sûrement observé de la lumière solaire pénétrer par une
ouverture étroite dans une salle obscure renfermant de l’air. Le constat est tel que
l’illumination des poussières contenues dans l’air constituant le milieu de
propagation permet de reconnaître les limites de la région éclairée : les limites sont
limites et la trajectoire devient une ligne droite.
2) Enoncé du PPR: «Dans milieu transparent et homogène, la lumière se propage en
ligne droite ». C’est le principe de la propagation rectiligne de la lumière.
3) Enoncé du PRI: « Le trajet suivi par la lumière est indépendant du sens de
propagation de la lumière ».

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2.1.2. Classification des faisceaux lumineux


Un faisceau lumineux est l’ensemble ou superposition de plusieurs rayons
lumineux. En effet, un rayon lumineux est toute ligne droite suivant laquelle se
propage la lumière.
Par conséquent, on appelle pinceau lumineux, le plus petit faisceau lumineux.
Selon les positions des rayons qui composent les faisceaux, on distingue :

 Le faisceau parallèle : dont les rayons sont parallèles entre – eux.

 Le faisceau convergent constitué des rayons convergents

 Le faisceau divergent composé des rayons divergents.

2.1.3. La célérité de la lumière


Par définition, la célérité est la vitesse de propagation des phénomènes
lumineux et de toute autre onde.
La célérité est toujours très grande. Cependant, elle dépend non seulement la
nature du milieu de propagation mais aussi de la fréquence de la radiation quelque fois
aussi de la distance à parcourir. Ainsi, par exemple, pour certains milieux, on a :
 300 000km / s  3.10 8 m / s : dans le vide comme dans l’air.
 175000km / s à 200 000km / s : dans les verres
 225 000km / s : dans l’eau à 20°c
  200 000km / s : dans les plexiglas (Matière plastique transparente et rigide).
2.1.4. La longueur d’onde et spectre électromagnétique
2.1.4.1. Terminologie sur les mouvements vibratoires
 Un mouvement vibratoire, est un mouvement de va et vient qui se reproduit
identiquement à lui – même à des dates successives séparées par des intervalles de
temps égaux appelé période (T).
T
 On appelle demi – période   d’un mouvement vibratoire, le temps nécessaire
2

pour effectuer une demi – vibration appelée battement.


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 On appelle onde, la propagation d’un mouvement vibratoire.


 Une vibration est une perturbation.
 On appelle fréquence d’un mouvement vibratoire, le nombre des vibrations
effectuées par unité de temps :
1
N  f   en (trs/s ou Hz)
T

Lors de la propagation d'une onde d'un point vers un autre, il n'y a pas de
transport de matière (les vagues ne font pas avancer le bateau) mais plutôt de l’énergie
et de la quantité de mouvement
 Les ondes sont dites transversales lorsque les vibrations sont perpendiculaires à la
direction de propagation du signal.
 Les ondes sont dites longitudinales lorsque les vibrations sont parallèles à la
direction de propagation du signal.
 Les ondes sont dites mécaniques lorsqu’elles nécessitent un milieu matériel pour
leur propagation.
Exemples : Les vagues à la surface de l'eau, Ondes sur une corde vibrante, ondes
sismiques, ondes sonores,…où se propage un état de tension, de vitesse et de
pression...
 Les ondes sont dites électromagnétiques lorsqu’elles ne nécessitent pas un milieu
matériel pour leur propagation. Elles se propagent même dans le vide à la vitesse de
la lumière appelée célérité C  3.108 m / s .
Exemples : La lumière, ondes radio, les rayons infrarouges, les rayons x, rayons
gamma, les ultraviolets, les ondes radios, les ondes TV,…
 Les ondes de spin : Propagations des états d'orientation d'atomes etc.
 Un ébranlement est une déformation d’un milieu élastique (corde tendue, Ressort
tendu,…) ;
 L’endroit où se produit la déformation initiale est appelé source.

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 Pour se propager, un signal ou un ébranlement mécanique doit traverser un milieu


matériel. Cependant, tous les milieux ne sont pas aptes à transmettre indistinctement
tous les signaux.
Ainsi :
- Les solides transmettent les ébranlements transversaux et longitudinaux ;
- Les fluides (Liquides et gaz) ne transmettent que les ébranlements longitudinaux.
2.1.4.2. La longueur d’onde
On appelle longueur d’onde  , la distance parcourue par une onde pendant une
durée égale à une période T. C’est autrement dit une distance entre deux points
consécutifs dans le même état vibratoire, dans la propagation d'un phénomène
périodique. Etant donné que la lumière se déplace suivant une ligne droite, elle
d
effectue donc un mouvement rectiligne dont la vitesse linéaire est en principe : v 
t
v
  v.T  en (m ou en m ou encore en nm ).
N

où N est la fréquence du mouvement (en Hz) et v la vitesse de propagation de l’onde.


2.1.4.3. Ondes électromagnétiques et spectre électromagnétique
Les ondes sont dites électromagnétiques lorsqu’elles ne nécessitent pas un
milieu matériel pour leur propagation. Elles se propagent même dans le vide à la vitesse
de la lumière appelée célérité C  3.108 m / s .
Exemples : La lumière, ondes radio, les rayons infrarouges, les rayons x, rayons gamma,
les ultraviolets, les ondes radios, les ondes TV,…
C
Pour la lumière et l’OEM, v  C  3.10 8 m / s et on a :   C.T 
N
Le spectre électromagnétique est la décomposition du rayonnement
électromagnétique selon ses différentes composantes en termes de fréquence (ou
période), d’énergie des photons ou encore de longueur d’onde associée.
Voici le spectre des ondes électromagnétiques :

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Voici le spectre des ondes électromagnétiques et domaines d’application:


FREQUENCES APPELLATION DOMAINES D’APPLICATION
0 Hz Champs statiques Electricité statique
3-300 Hz Extrêmement Réseau électrique et
Basses Fréquences électroménager
(ELF)
300 Hz à Fréquences Ecrans vidéo, chauffage par
30 KHz Intermédiaires induction
30 KHz à 300 GHz Radiofréquences Radiodiffusion, Télédiffusion,
Téléphone mobile, Four à micro-
ondes, Radars, Communications
par satellites.
300 GHz à 385 THZ Infrarouge Détecteurs anti-vol,
Télécommandes
385 THz à 750 THz Visible Soleil, Lasers
750 THz à 3 PHz Ultraviolet Soleil, photothérapie
3 PHz à 30 PHz Rayons x Radiologie
Au delà de 30 PHz Rayons gamma Physique nucléaire

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Une onde électromagnétique consiste en une propagation


simultanée des ondes électrique et magnétique vibrant en phase dans des plans
orthogonaux.

2.1.4.4. Energie rayonnante et Quanta d’énergie


Tout quantum de rayonnement électromagnétique, ou photon, a une énergie
proportionnelle à la fréquence de l’onde.
L’énergie d’un photon de fréquence  est : C
E  h  h

La constante de proportionnalité, h  6,626.10 34 J . s ou J / Hz est appelée constante de


Planck. (ou 4,136.10 15 eV / Hz car 1eV  1,6.10 19 J )
En physique, le nombre d’onde est une grandeur proportionnelle au nombre
d’oscillations qu’effectue une onde par une unité de longueur : c’est le nombre de
longueur d’onde présentes sur une distance de 2 unités de longueur.
2 2 
k   en (radian par m)
 vp vp

où  est la longueur d’onde,  est la fréquence ; v p est la vitesse de phase de l’onde et

 est la fréquence angulaire ou pulsation

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On convient de considérer la lumière comme des ondes électromagnétiques dont


la longueur d’onde varie entre 3900 Å et 7900 Å. Newton fut le premier à comprendre
que la lumière blanche est en réalité un mélange de toutes les couleurs du spectre visible
des ondes électromagnétiques.
Couleur  (m)  (1014 Hz)
Rouge 0,68 4,41
Orange 0,60 5,00
Jaune 0,55 5,45
Vert 0,52 5,77
Bleu 0,47 6,38
Indigo 0,43 6,67
Violet 0,42 7,14
2.1.4.5. Equation du mouvement harmonique simple
Un mouvement vibratoire dont l’élongation x et y est une fonction sinusoïdale du
temps est un mouvement d’équation horaire écrite sous la forme générale :
d 2x
x  a sin(t   ) ou y  a sin(t   ) et    x     2 x
dt 2
2
D’où x   x  x   x  0 c’est l’équation différentielle du mouvement harmonique
2

simple.
Sa solution la plus générale est du type : x  A cos  t  B sin  t que l’on obtient en posant
A  a cos  et B   a sin 
En effet, x  a cos(t   )  a cos  t cos   a sin  t sin 

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2.1.5. Les photons et effet photoélectrique


2.1.5.1. L’intensité d’une onde électromagnétique

2.1.5.2. L’intensité classique de la lumière monochromatique

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2.1.5.3. L’effet photoélectrique

2.1.5.4. Application de la collision d’un photon

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2.1.5.5. Caractéristique de l’effet photoélectrique

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2.1.5.6. La quantification de la lumière

2.1.5.7. Le quanta d’énergie du photon

2.1.5.8. La quantification de l’énergie de lumière monochromatique

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2.1.5.9. La quantification d’énergie d’une source de la lumière


quelconque

2.1.5.10. Explication quantique de l’effet photoélectrique

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2.1.5.11. Le travail d’extraction

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2.1.5.12. Montage pour étudier l’effet photoélectrique

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1. Exemples d’Items
1. Déterminer :
a) les champs qui caractérisent une onde électromagnétique
b) la relation qui définit l’énergie d’un rayonnement électromagnétique
c) la plage des longueurs d’onde qui correspond à la lumière visible
2. Calculer l’énergie émise par les ondes radio suivantes :
a) Radio AM: 106 Hz
b) Radio FM: 108 Hz
2. Situation similaire à traiter
Faire une recherche documentaire ou à l’internet pour :

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2. dresser un tableau qui comportera comme rubriques : longueur d’onde, fréquence et


catégorie d’ondes électromagnétiques.
3. proposer les précautions peu couteuses, émises par les agences sanitaires, afin de
protéger les êtres vivants contre l’exposition aux champs électromagnétiques.
3. Exercices numériques sur les généralités sur les mouvements vibratoires
1. Une onde électromagnétique infrarouge a un nombre d’onde de 2000π/m. Quelles
sont la longueur d’onde, la fréquence et la période ?
2. Quelle est la longueur d’onde dans le vide d’une onde électromagnétique de
fréquence égale 20Hz ?
3. Déterminer la longueur d’onde dans le vide, la fréquence et l’énergie en joules
d’un photon de 2eV.
4. Quelle est la valeur, en joules et en électronvolts, de l’énergie d’un photon de
lumière bleue dont la longueur d’onde est égale à 450nm ?
5. Calculer la longueur d’onde d’un photon de 600eV.
6. Calculer la vitesse à laquelle les électrons les plus rapides sont libérés d’une
surface, pour laquelle la longueur d’onde seuil est égale à 600nm, lorsque la
surface reçoit une lumière de 400nm.
7. Déterminer l’énergie cinétique maximale des électrons libérés, d’une surface de
potassium, par des ultraviolets de 200nm. Quelle sera la valeur de la ddp nécessaire
pour arrêter ces électrons ? La longueur d’onde seuil pour le potassium est égale à
440nm.
8. Des électrons d’une énergie cinétique maximum de 3eV sont éjectés d’une surface
métallique par de la lumière ultraviolette de longueur d’onde 150nm. Calculer
l’énergie d’extraction des électrons et la longueur d’onde seuil pour ce métal.
Quelle est la ddp nécessaire pour arrêter les électrons émis ? Déterminer aussi la
vitesse d’éjection de ces électrons.
9. Lequel des énoncés suivants est faux pour le photon:
a. il est de nature électromagnétique
b. il se déplace toujours à la vitesse c indépendante de la fréquence
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c. il a une énergie indépendante de la fréquence


d. il a des propriétés ondulatoires.
10. Laquelle des ondes suivantes a besoin d’un milieu matériel pour se propager ?
a. la lumière b. les ondes radio c. les ondes sonores d. les rayons X
e. aucune de celles-ci.
11. Le nombre d’onde:
a. varie en raison inverse de la longueur d’onde,
b. varie avec le nombre d’impulsions dans le signal,
c. varie en raison inverse de la fréquence,
d. dépend de la vitesse de l’onde,
e. aucune de celles-ci.

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2.2. PHENOMENES DE REFLEXION ET REFRACTION DE LA


LUMIERE
2.2.1. NOTIONS DE REFLEXION ET REFRACTION
Lorsqu’un faisceau lumineux parallèle tombe sur la surface plane séparant deux
milieux transparents homogènes tels que l’air et l’eau, trois phénomènes se produisent:

(1) : Air

(2) : Eau

- Une partie du faisceau incident revient dans le premier milieu suivant une direction
bien déterminée: c’est le phénomène de réflexion de la lumière.
- Une partie du faisceau incident pénètre dans le second milieu en subissant, à la
surface de séparation des 2 milieux, un changement brusque de direction: c’est le
phénomène de réfraction de la lumière.
- Enfin, une partie du faisceau incident revient dans le premier milieu suivant toutes
les directions : c’est le phénomène de diffusion de la lumière.
Remarque :
1. La diffusion de la lumière résulte des phénomènes d’absorption et de réémission
rapide de l’énergie du rayonnement par les atomes et les molécules. Les processus
de réflexion et de réfraction sont des manifestations macroscopiques de la diffusion
qui survient à un niveau microscopique (subatomique).
Citons quelques exemples de diffusions vécues quotidiennement :
 La lumière arrivant du soleil dans une seule direction est diffusée par l’atmosphère
dans toutes les directions. En absence de l’atmosphère, le ciel du jour serait aussi
noir que l’espace extérieur vide ou le ciel de la lune.

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 Lorsqu’un faisceau de lumière traverse un milieu composé des molécules éloignées


les unes des autres, la lumière diffusée latéralement est surtout bleue: c’est pourquoi
le ciel est bleu.
 Quand le soleil est bas à l’horizon, sa lumière passe à travers une épaisseur d’air
beaucoup plus grande qu’à midi (lorsque le soleil est au zénith). Avec le bleu du
spectre atténué sensiblement, le rouge et le jaune se propagent vers la terre, ce qui
donne les couleurs familières de flammes au « soleil levant » et au « soleil
couchant ».
2. L’optique géométrique étudie la propagation des fronts d’onde (ou des rayons
lumineux) comme une suite de réflexions et de réfractions sur les surfaces séparant
les différents milieux du système en négligeant tout phénomène de diffraction et en
supposant la propagation rectiligne.
3. Le phénomène de dispersion c’est un phénomène de décomposition de la lumière
blanche en lumière monochromatique lors de son passage dans un milieu plus
réfringent à un milieu moins réfringent.
Exemple : La dispersion par un prisme dans un verre

2.2.2. LOIS FONDAMENTALES DE L’OPTIQUE GEOMETRIQUE


Voici en résumé les 3 lois, établies simultanément par René Descartes et
Willebrord Snell, qui régissent le rayon réfléchi et le rayon réfracté.
1. Loi de la coplanarité : Le rayon incident, le rayon réfléchi, le rayon réfracté et la
normale au point d’incidence sont situés dans le même plan appelé plan d’incidence.
2. Loi de la réflexion : L’angle d’incidence et l’angle de réflexion, mesurés à partir de
la normale au point d’incidence, sont égaux : i = i’.
3. Loi de la réfraction : L’angle d’incidence et l’angle de réfraction sont liés suivant la
relation sin i n C’est la loi de la réfraction (ou relation de Snell – Descartes
 2  n 21
sin r n1

pour la réfraction

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2.2.3. REFRACTION LIMITE ET REFLEXION TOTALE

2.2.3.1. Passage d’un rayon lumineux d’un milieu moins réfringent dans
un milieu plus réfringent

n1 < n2 ⇒ ⇒ ⇒ .
i
(1) : n1
90°

(2) : n2 r

En passant du milieu (1) au milieu (2), le rayon lumineux se rapproche de la normale au


point d’incidence.
I 0° 90°

R 0°
 = angle de réfraction limite : sin 90  n 2 n
  sin   1
sin  n1 n2

2.2.3.2. Passage d’un rayon lumineux d’un milieu plus réfringent dans
un milieu moins réfringent
i
n1 > n2 ⇒ ⇒ ⇒ .

r
90°
En passant du milieu (1) au milieu (2), le rayon lumineux s’écarte de la normale au
point d’incidence.

- Pour i   : Pas de réfraction  on observe un phénomène de réflexion totale.

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- Pour i   : La réflexion est partielle (faible réflexion mais la plus grande partie de la
lumière passe dans le rayon réfracté).

Cuve contenant de l’eau avec une source


lumineuse

2.2.3.3. Applications de la réflexion totale


En pratique, le phénomène de réflexion totale est utilisé dans :
- les fontaines lumineuses
- les fibres optiques qui sont souvent utilisés comme guides d’onde
- les prismes à réflexion totale

2.3. CONSEQUENCES DE LA PROPAGATION RECTILIGNE DE


LA LUMIERE
2.3.1. Ombre et pénombre

Soit une source ponctuelle S, un écran, et interposé entre S et l’écran, un corps


opaque, par exemple la sphère.
Corps opaque Pénombre propre

Source

Pénombre propre
Cône d’ombre
Ombre propre Ombre portée

a) Le corps présente, à l’observation, deux régions distinctes :


- L’une éclairée : elle reçoit directement des rayons lumineux issus de la source ;

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- L’autre obscure : aucun de ses points ne peut être relié directement à S, en ligne
droite, sans qu’on ait à traverser la matière opaque ; c’est la région d’ombre
propre.
b) Derrière le corps opaque se trouve un volume d’air qui ne reçoit pas de lumière
venue de S. Ce volume est limité par un cône de sommet S s’appuyant sur le
contour qui sépare sur l’objet opaque les zones d’éclairement et d’ombre propre ; il
est appelé cône d’ombre de M.
c) L’écran lui – même présente deux régions :
- L’une éclairée : elle reçoit directement la lumière de la source ;
- L’autre obscure : elle fait partie du cône d’ombre de M, c’est l’ombre portée par M
sur l’écran.
L’ombre propre et l’ombre portée sont séparées des régions éclairées voisines
par des lignes aux contours nets.

Si nous remplaçons la source ponctuelle par une source étendue, les lignes de
séparation entre les régions obscures et éclairées perdent de leur netteté pour faire
place à des zones dégradées dont l’éclairement augmente insensiblement de l’ombre
vers la lumière ; ce sont les régions de pénombre.

Examinons le cas d’une source figurée par le filament rectiligne AB ci –


dessous. Volume de pénombre
Pénombre portée
Volume d’ombre
Q
R
B
(2) Ombre
R1
portée
T
Q1
A (1) Ecran
Eclairement total
Pénombre propre
Ombre propre
Eclairement total

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Si la source était réduite aux deux points A et B seuls, les deux cônes d’ombre
(1) et (2), se projetant sur l’écran par leurs contours respectifs, limiterait 4 zones :

- la lumière ;
- ombre portée donnée par A seul ;
- ombre portée donnée par B seul ;
- ombre portée donnée à la fois par A et B.
Mais tous les points du filament AB émettant de la lumière, et il en résulte que
tous les points de l’écran peuvent être plus ou moins éclairés ; en effet, le point P peut
être joint par des rayons lumineux rectilignes issus de tous les points de AB ; il
appartient à la région d’éclairement total.

Le point Q peut recevoir de la lumière de tous les points lumineux du segment


BQ1 seulement, il sera assez bien éclairé.

Le point R, lui, ne reçoit que les rayons issus du BR1, il sera beaucoup moins
éclairé. Q et R appartiennent à une région dont l’éclairement va en décroissant vers le
centre de la figure ; c’est la région de pénombre portée.

Le point T, qui ne peut être relié en ligne droite à aucun point de AB, ne reçoit
aucune lumière ; il appartient à la région de l’ombre portée.

Sur l’obstacle opaque, on trouve également trois zones : éclairement total,


ombre propre, pénombre propre. Entre l’écran et le corps opaque on observe un
volume d’ombre entouré par un volume de pénombre. Aucune ligne à contours nets
ne limite les trois zones d’ombre, de pénombre, d’éclairement total (R. Faucher, 1966,
p. 298).

En somme, l’optique est une physique du rayonnement, car elle étudie la


lumière et tente de l’interpréter.

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Elle se présente à la fois comme science et comme ensemble des techniques à


rapport aux instruments fonctionnant en présence de la lumière depuis l’Antiquité.
Cela a permis l’élargissement de l’optique avec une compréhension des phénomènes
lumineux qui s’est approfondie.

Exemple : Entre une source lumineuse ponctuelle et écran, on place un disque opaque
de 0,20m de diamètre. Quel est le diamètre de l’ombre portée sur l’écran ? Le disque
se trouve à une distance de 0,80 m de la source et de l’écran.

Résolution

OA= 0,10 m
E
S 0 
Selon les relations des triangles semblables, on a :
0,80m A 0,80m B
1,60m SO SE
  SO. EB  A0. SE
AO EB

AO. SE 0,10  1,60


 EB    0,20m
SO 0,80

Donc le diamètre de l’ombre portée est de 0,40 m.

2.3.2. Phénomène d’Eclipse

Le mot éclipse vient du verbe s’éclipser qui veut dire se cacher, s’écarter de la
vue d’une personne.

En physique, comme en géographie, on parle de l’éclipse lorsque le soleil, la


terre et la lune sont alignés sur une même droite.

La terre et la lune, toutes deux plus petites que le soleil, projettent derrière
elles, dans l’espace, un long cône d’ombre et de pénombre. Ainsi, bien le l’éclipse est
le phénomène qui a lieu quant un astre empêche un autre aux rayons du soleil.

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2.3.2.1. Phénomène de l’Eclipse de la lune

Il y a Eclipse de la lune quand la terre empêche les rayons solaires d’atteindre la


lune. C'est-à-dire la lune traverse le cône d’ombre ou de pénombre que projette la
terre lorsque qu’elle se trouve entre le soleil et la lune.

Dans sa position 1, la lune se trouve dans le cône d’ombre projeté par la terre ;
il y a éclipse totale. Dans les positions 2 et 3, la lune passe dans la région de
pénombre ; il y a éclipse partielle.
La longueur des ombres nous offre le moyen de calculer la hauteur d’un point
inaccessible. Ce phénomène fut résolu par Euclide.
2.3.2.2. L’éclipse du soleil

Comme la terre tourne autour du soleil et la lune tourne autour de la terre, il


arrive que la lune se place entre le soleil et la terre. Elle empêche ainsi certains rayons
lumineux du soleil d’atteindre la terre. C'est-à-dire le soleil disparaît aux regards des
observateurs terrestres. Il y a donc éclipse de soleil.

L’éclipse est totale pour les observateurs situés dans la région AB de la surface
terrestre.

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2.3.3. La chambre noire

2.3.3.1. Expérience et description

Une chambre noire est une boîte en 6 faces toutes opaques dont l’une est percée
d’un trou (objectif). La face opposée à la face troué est transmissible (ex. papier huilé,
verre dépoli).
En observant un objet lumineux, placé devant le trou de la chambre noire à travers
le papier huilé, on obtient une image :
- très nette
- plus petite que l’objet
- renversée.
Cette image perd de sa netteté à mesure que l’ouverture de la chambre devient
plus grande.
A
B’

A’

Ce système permet de photographier les objets.

Les éloignements comme les rapprochements des objets par rapport à l’objectif,
influencent sur la taille de l’image positivement ou négativement. Sinon, il faut des
positions les plus précises que possibles pour éviter l’écrêtage et la calquature de
l’image. Pour y parvenir, bien évidement, on se sert des principes sur les angles et les
côtés aux triangles et surtout les triangles semblables.

2.3.3.2. Déduction de formules

En effet, deux triangles sont dits semblables ssi issues d’un sommet commun sont
de même types.
Exemple : Soit deux triangles ABC et ADE ou 0AB et 0A’B’ présentés par les figures ci
– après :

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B D
B
Grandeur
Petite
Grandeur hauteur

hauteur (GH)
A
Petite base E C Petite base
(PB)
0 A’ Grande base
A Grande base (GB)
Petite

B’

Les triangles ABC et ADE sont semblables mais aussi les triangles 0AB et 0A’B’ car
issue respectivement des sommets communs A et 0, sont posés sur une même base et
sont tous rectangles.

Ainsi, le rapport entre les bases est toujours égal au rapport des hauteurs des
GB GH
triangles semblables. C'est-à-dire 
PB PH

2.3.4. Diamètre apparent d’un objet

Soit un objet AB et un observateur dont l’œil est en un point 0.


L’angle  des droites 0A et 0B joignant 0 aux extrémités A et B de l’objet est appelé
soit angle apparent de l’objet AB soit diamètre apparent de l’objet AB.
B

0

A A’

N.B : Le diamètre apparent dépend bien évidement :


- de la position et de la grandeur de l’objet ;
- de la distance de l’objet par rapport à l’observateur ;
- de la position de l’œil, …
De ce fait, pour déterminer les différentes positions et mesures, il faut maîtriser
les principes liés aux relations d’angles et cotés d’un triangle quelconque.

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2.4. EXERCICES NUMERIQUES SUR LA PROPAGATION


RECTILIGNE DE LA LUMIERE
1. L’étoile la plus proche du Soleil est Proxima du Centaure, sa lumière met 4 ans et 4mois
pour venir jusqu’à nous. Calculer la distance qui nous sépare de Proxima du Centaure
2. Le rayon Laser effectue un trajet aller-retour Terre-Lune en 2,6s. Calculer la Terre-lune.
3. Calculer le temps mis par la lumière provenant du Soleil pour nous parvenir la distance
moyenne entre la Terre et le Soleil étant de 150 millions de kilomètres.
4. L’étoile polaire est située à environ 42 années-lumière de la Terre. A quel temps cette étoile
a émis la lumière que nous recevons maintenant sur Terre.
5. Un bâton vertical de 1m de longueur projette son ombre, longue de 4m, sur le sol
horizontal. Quel angle (exprimé en radians et en degrés) fait la verticale avec une droite
passant par le sommet du bâton et le centre du Soleil ?
6. Calculer, à un moment de la journée où les rayons du soleil sont inclinés de 30° sur
l’horizontale,
a) la longueur de l’ombre portée sur le sol d’un homme de 1,80 m.
b) la hauteur d’un arbre dont l’ombre portée sur le sol mesure 8 m.
7. La lumière de l’étoile polaire met 46,5ans à nous parvenir. Quelle est la distance de cette
étoile à la Terre ? Vitesse de propagation de la lumière : 300000km/s
8. L’œil O d’un observateur OH est à 1,58m du sol et voit sous un angle de 30° un mât
vertical planté à la distance AH =10m. Quelle est la hauteur du mât ?
9. Un objet de 0,40m de hauteur se trouve à 2,50m du trou d’une chambre noire dont la
profondeur est de 0,25m. Calculer la hauteur de l’image projetée sur l’écran.
10. A quelle distance d’un palmier de 15 m de hauteur doit se placer un observateur avec une
chambre noire pour en obtenir une reproduction de 10 cm de hauteur. La profondeur de la
chambre noire est de 20 cm.
11. La distance qui sépare l’ouverture de la chambre noire de l’écran translucide est de 12,5 cm
et l’écran a 20 cm de hauteur. A quelle distance minimale de l’ouverture de la chambre
noire doit se tenir un homme de 1,8 m de hauteur pour être vu en entier sur l’écran ?
12. Un homme dont la taille est de 1,75 m se dirige vers une lampe S suspendu à une hauteur
h au-dessus du sol. Lorsque le promeneur se trouve au point B, l’ombre portée sur le sol

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horizontal est de 3 m s’il avance de 1,5 m dans la direction de la source lumineuse l’ombre
n’est plus que de 2,25 m. Déterminer la hauteur h de la lampe au-dessus du sol.
13. Entre une source lumineuse ponctuelle et un écran, on place un disque opaque de 0,2 m
de diamètre. Le disque se trouve à une distance de 0,8m de la source et de l’écran.
Solution Ecran

a. Schéma B
C
S
0,2m 0 0’

A
0,8m 0,8m E

b. Données
S0’= S0 +00’= 1,6 m (grande base)

S0= 0,8m (Petite base) alors 00’= 0,8m

0A=0C= 0,1 m (petite hauteur)

c. Raisonnement
Etant donné les triangles C0S semblable à B0’S, on a :

S 0' B0' S 0'C 0 1,6  0,1


  B0'    0,2m
S 0 C0 S0 0,8

Etant donné que B0’ est le rayon de l’ombre portée, son diamètre est le double de
B0’. C'est-à-dire : EB  2.B0'  2.0,2  0,4m

14.L’ombre portée sur un écran par une sphère opaque est un cercle de 0,3m de
rayon. La distance de la source lumineuse ponctuelle à l’écran est de 0,6m et celle
qui sépare la sphère de la source est égale à 0,4. 0,6m Ecran

C
B
Solution S 0,3m
0 0’
a. Schéma
A
b. Données 0,4m D
S0’= S0 +00’= 0,6 m (Grande base)

S0= 0,4 m (Petite base)


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C0’= 0,3m (grande hauteur) alors 0A=0C= 0,1 m

c. Raisonnement
Etant donné les triangles C0’S semblable à B0S, on a :

S 0' C 0' S 0  C 0' 0,4  0,3


  0B    0,2m
S 0 0B S 0' 0,6

Etant donné que 0B est le rayon de l’objet (disque opaque), dont le diamètre est le
double de 0B, on a : AB  2.0 B  2.0 A  2.0,2  0,4m

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Chapitre 3. DIOPTRES PLANS ET DIOPTRES


SPHERIQUES
3.1. LES MIROIRS
La réflexion de la lumière est le changement de direction des ondes lumineuses
(rayons lumineux ou faisceaux lumineux).
Quand un faisceau lumineux tombe à la surface de séparation de deux milieux, il
se produit des phénomènes physiques tels que : la réflexion, la réfraction, la diffusion et
la diffraction.

3.1.1. MIROIR PLAN


3.1.1.1. Description d’un miroir
Un miroir est une surface capable de réfléchir la lumière presqu’en totalité
quelque soit l’angle d’incidence. Si la surface est réfléchissante est plane, le miroir est
dit plan.
Les miroirs sont généralement des surfaces métalliques polies. Dans la pratique,
pour l’oxydation de métal, on taille une surface de verre sur laquelle on dépose une
pellicule métallique. La couche métallique est recouverte de peinture opaque (cas des
miroirs à usage domestique) ou par une couche de silice (cas des miroirs de qualité
optique) pour éviter son altération.
Le miroir plan est représenté graphiquement par un segment de droite ayant
deux côtés ou parties : partie réfléchissante et partie non réfléchissante (hachurée).
Partie réfléchissante

Partie non réfléchissante


3.1.1.2. Marche des rayons lumineux sur un miroir plan
1°) Incidence quelconque
Quand l’angle d’incidence est quelconque, le rayon envoyé au miroir se réfléchit
en faisant un angle de réflexion quelconque mais égal à l’angle d’incidence.

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2°) Incidence normale


On parle d’incidence normale lorsque le rayon incident est perpendiculaire au
miroir ou confondu à la normale (
Dans ce cas, le rayon s’auto-réfléchit. On parle de l’auto-réflexion.

3°) Incidence rasante


Dans ce cas, le rayon est perpendiculaire à la normale et rase ou effleure le
miroir.

4°) Incidence parallèle


On parle d’incidence parallèle lorsque deux ou plusieurs faisceaux parallèles
sont envoyés au miroir et se réfléchissent aussi parallèlement entre-eux.

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3.1.1.3. Formation et construction de l’image d’un point ou d’un objet dans


un miroir plan
1°) Image d’un point
On trace un rayon normal qui se réfléchit sur lui-même. Ensuite par A on mène
un rayon incident qui se réfléchit en respectant la loi : l’angle d’incidence est égal à
l’angle de réflexion.
A

2°) Image d’un objet


 L’objet est un vecteur
B
B
A

 L’objet est une lettre

N.B :- L’image d’un point ou d’un objet par un miroir plan est :
 Virtuelle car les rayons convergents ne sont pas réels ;
 De même grandeur que le point ou l’objet ;
 Symétrique de l’objet par rapport au miroir et
 Inversée car par exemple la main gauche d’une personne devient la main
droite.

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- Si deux miroirs plans forment un angle α, le nombre d’images formées dans ces

miroirs est trouvé par la relation :


- Et s’ils sont parallèles, on a une infinité d’images.

3.1.1.4. Champs d’un miroir plan


Considérons un miroir M. L’œil d’un observateur est placé au point O. On
appelle champ du miroir l’ensemble des points de l’espace vus par O à travers ce miroir.
A’ A Un point A est vu si parmi tous les rayons
lumineux issus de celui-ci, il en existe au moins un qui,
réfléchi par le miroir M, passe par le point O où se
O’ O
trouve l’œil de l’observateur. Cette condition est réalisée
si le rayon incident passe par O’, l’image du point O.
On voit donc que le champ du miroir plan est limité par la pyramide (ou le cône)
de sommet O’ et s’appuyant sur le contour du miroir.

3.1.1.5. Rotation d’un miroir plan


N N’
S R1
α
2α R2
α M1
I α
M2

Considérons un miroir M1. En dirigeant un rayon lumineux SI sur M1 sous une


incidence, ce rayon se réfléchit suivant IR1.
En faisant tourner le miroir d’un angle α, sa normale tourne aussi d’un angle α,
SI restant à sa position initiale
1°) En position M1 R1
2°) En position M2 R2

Conclusion : Lorsqu’un miroir tourne d’un angle autour d’axe situé dans son plan, le
rayon réfléchi tourne d’un angle double .
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3.1.1.6. Usage des miroirs plans


1) La glace : Le miroir qu’on utilise à la maison pour la toilette.
2) Les astronomes réalisent un miroir plan parfaitement réfléchissant et
rigoureusement horizontal en utilisant la surface, bien nettoyée.
3) Les miroirs plans trouvent une application dans la mise au point des
appareils photographiques dits « seplex ».
4) Leurs propriétés sont utilisées dans les périscopes.

5) L’association de miroirs plans permettent de faire apparaître de plus grandes


certaines pièces (salles de café, salons de coiffure,…).
6) Le four solaire : un très grand nombre de petits miroirs plans convenablement
dispo sés permettent de concentrer à un point P les rayons
lumineux du soleil et d’obtenir en ce point des températures très
élevées.
P

7) Le périscope de tranchée : Dans le périscope, la lumière subit deux changements

M1 de direction. L’appareil simplifié (périscope de


tranchée) comprend deux miroirs plans parallèles M1,
M2 inclinés à 45° qui sont disposés aux extrémités d’un
tube vertical T. L’œil O placé devant le miroir M’ voit
par double réflexion les objets situés devant le miroir M.
M2 O

8) Autres applications de miroirs plans sont rétroviseurs des véhicules, caméra,


jumelles.
Nous allons maintenant aborder des systèmes optiques un peu plus
complexes, couramment utilisés pour produire des images. Nous allons commencer
par étudier un miroir sphérique de façon rigoureuse, sans faire d’approximation, mais
assez rapidement nous serons amen´es `a restreindre les rayons incidents à ceux
possédant certaines caractéristiques. Nous définirons alors les conditions de Gauss et

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nous nous placerons dans le cadre de l’optique paraxiale (nous définirons ces termes
plus loin).

3.1.2. MIROIR SPHERIQUE

3.1.2.1. Description du miroir sphérique


Un miroir sphérique est une portion de sphère réfléchissante, généralement en
forme de calotte sphérique. On en rencontre deux types, les miroirs concaves pour
lesquels la réflexion a lieu sur l’intérieur de la sphère, et les miroirs convexes pour
lesquels la réflexion a lieu sur l’extérieur de la sphère. Ces miroirs présentent un intérêt
particulier, car la sphère est une surface relativement facile à usiner avec précision.

Un miroir sphérique est caractérisé par :


- Le centre C de la sphère appelé centre du miroir ;
- Le point S appelé sommet du miroir ;
- L’axe optique, qui est l’axe de symétrie de révolution du miroir, passant par les
points C et S ;
- Le rayon de la sphère R = , appelé rayon de courbure du miroir, quantité
algébrique qui est négative pour un miroir concave et positive pour un miroir
Convexe.
Remarque : en optique géométrique, la mesure des distances est algébrisée. Le long
de l’axe optique, on choisit comme sens positif le sens de propagation de la
lumière (en général de la gauche vers la droite).
La réflexion d’un rayon lumineux sur un miroir sphérique suit les lois
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ordinaires de la réflexion. La normale au miroir au point d’incidence étant chaque fois


le rayon de la sphère passant par ce point, il en résulte qu’un rayon lumineux se
propageant dans une section principale au miroir reste, après réflexion, dans la même
section principale puisque cette section comprend la normale au miroir au point
d’incidence. Il suffira donc de déterminer ce qui se passe dans une section principale
du miroir pour savoir ce qui se passe dans toutes les sections principales du miroir.
Les propriétés des miroirs sphériques ne sont simples que si l’on considère des
miroirs de faibles ouvertures (10° à 15°) et des rayons lumineux faiblement inclinés
sur l’axe principal du miroir (ces rayons sont dits rayons para-axiaux).
Nous supposerons que ces conditions sont toujours réalisées et nous adopterons
comme représentation des miroirs sphériques les schémas suivants :
Miroir concave : Miroir convexe :

C S S C

3.1.2.2. Lois de formation de l’image dans un miroir sphérique


P1 : Tout rayon incident parallèle à l’axe optique d’un miroir sphérique est réfléchi
en passant par le foyer ;
P2 : Tout rayon incident passant par le foyer se réfléchit parallèlement à l’axe optique
du miroir ;
P3 : Tout rayon incident passant par le centre optique C d’un miroir sphérique revient
sur lui-même après réflexion ;
P4 : Tout rayon incident en S sur le miroir est réfléchi symétriquement par
rapport à l’axe optique.

3.1.2.3. Relation de conjugaison


1 1 2
  C’est la formule de Descartes pour la réflexion sur un miroir sphérique.
p q R
Notons que

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 Pour un objet situé à l’infini : p    1  1  2  q  R


 q R 2
R
f  est la distance focale du miroir
2
F est l’image d’un point à l’infini = foyer du miroir

1 1 1
  
C p q f
F

 Pour un miroir plan : R   ⇒ 1  1  2  p  q


p q 
 Cas d’un objet étendu

A' B' A' S h q


Similitude des triangles ABS et A’B’S   i 
AB AS hO p
A' B ' A' F
Similitude des triangles A’FB’ et SFI 
SI SF
Miroir concave Miroir convexe
A' B ' A' S  FS h q f A' B ' SF  SA' h f q
  i    i 
AB SF hO f AB SF hO f
q q f q f q
   qf  pq - pf    qf  pf - pq
p f p f
0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1
0 qpf       0 qpf      
p f q p q f p q f p q f
p'  p
1 1 1 
   q'  q
p' q' f ' 
f'  f
1 1 1
D’où  
p q f

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En résumé
1 1 1
- formule des positions :  
p q f
hi q
- formule du grandissement :    avec les conventions des signes suivantes:
hO p
+ -
Miroir concave Miroir convexe
f, R
(C et F devant le miroir) (C et F derrière le miroir)
Objet réel Objet virtuel
p
(Objet placé devant le miroir) (Objet placé derrière le miroir)
Image réelle Image virtuelle
q
(Image formée devant le miroir) (Image formée derrière le miroir)
Image renversée Image droite

(Image et objet sont de sens contraires) (Image et objet sont de même sens)
Remarques

Les miroirs sphériques sont un cas particulier des miroirs elliptiques, les deux
foyers sont confondus au centre de la surface sphérique.
Les miroirs paraboliques qui sont rigoureusement stigmatiques pour un objet
ou image à l’infini, sont utilisés soit comme télescope (objets à l’infini), soit comme
projecteur (source lumineuse au foyer, image à l’infini ex. phares des véhicules). Les
rétroviseurs des autos sont une application des miroirs sphériques convexes.

Miroir parabolique

En médecine, les images virtuelles, droites, agrandies d’objets


situés entre le foyer et le sommet sont observées dans les petits
miroirs sphériques des dentistes, laryngologues, ophtalmologues… Il faut noter
également les miroirs d’éclairage des préparations sous le microscope, le lit
d’opération…

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3.1.3. EXERCICES SUR LA REFLEXION ET REFRACTION


1. Lorsqu’un miroir plan s’écarte de l’objet d’une distance d, de quelle distance s’écarte
l’image ?
2. L’œil O d’un observateur est placé à 1m d’un miroir plan. A quelle distance est-il de son
image dans ce miroir ? on déplace le miroir parallèlement à lui-même d’abord en avant de
25cm, puis en arrière de 25cm. Que devient dans chaque cas la distance de l’œil à son
image ? Généraliser ces résultats dans l’énoncé d’un théorème concernant la translation
d’un miroir plan.
3. Un observateur, dont la pupille a un diamètre de 4mm, regarde son œil dans une glace.
Sous quel angle voit-il sa pupille, celle-ci est située à 30cm de la glace ?
4. Un petit miroir plan, mobile autour d’un axe vertical, réfléchit un pinceau de rayons
parallèles, perpendiculairement à une règle translucide horizontale placée à 2 mètres du
miroir. Une rotation du miroir amène un déplacement de la raie lumineuse qui se peint sur
la règle de 20mm. Calculer l’angle de rotation du miroir, en radians, puis en minutes et
secondes d’angles.
5. Un périscope comporte deux miroirs parallèles M1 et M2 inclinés à 45° sur la verticale CD.
L’œil, en O, examine l’objet AB. On donne :
B
AB = 2m AC = 11m
C
CD = 1m DO = 0,2m A
M1
Sous quel angle, exprimé en radians et en degrés, minutes
et secondes voit –il l’objet à travers ce dispositif ?
D O
M2
6. Un miroir concave a une distance focale de 30cm. Quel est son rayon de courbure ?
7. Un miroir donne une image de même grandeur que l’objet situé à 25cm du miroir. Quelle
est la distance focale de ce miroir ?
8. Un objet de 4cm de hauteur se trouve à 90cm d’un miroir concave, dont la distance focale
est de 30cm. A quelle distance du miroir se forme l’image et quelle est sa hauteur ?
9. Un miroir convexe de distance focale 30cm donne une image à 20cm. A quelle distance se
trouve l’objet ?
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10. On dispose d’un miroir concave de rayon de courbure 12cm.


a. Déterminer la distance à laquelle on doit placer un objet du miroir pour obtenir une
image 6fois plus grande.
b. Même question mais en considérant un miroir convexe
11. On dispose du même miroir concave qu’au numéro 10 avec le rayon de courbure (12cm).
Où doit-on placer l’objet pour avoir une image virtuelle 6 fois plus grande ?
12. A quelle distance d’un miroir convexe doit-on placer un objet, pour que son image
virtuelle ait comme hauteur le 1/3 de la hauteur de l’objet ?
13. Un objet se trouve à 30cm d’un miroir concave de distance focale 25cm. De combien se
déplace lorsque l’objet se rapproche de 2cm du miroir ?

3.2. DIOPTRES PLANS


3.2.1. LAMES A FACES PARALLELES
Un milieu transparent limité par deux faces planes parallèles est appelé lames à
faces parallèles.
S
Ex: vitre Air i1
I1
n
e r1 p i 2

Air I2 d
r2

Considérons une lame d’épaisseur e et d’indice de réfraction n, située dans l’air,


sur laquelle tombe un rayon lumineux SI1 sous une incidence i1.
On vérifie aisément que :
 Le rayon émergent est parallèle au rayon incident : i1 = r2.
sin i1 sin i 2 1 sin i1 sin r2
En effet, au point I1 :  n et au point I2 :   
sin r1 sin r2 n sin r1 sin i 2

Or i2 = r1 (cfr schéma ci-dessus)


 sin i1  sin r2 D’où i1 = r2

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 Le déplacement latéral d que provoque la lame d’épaisseur e est donné par :


sin( i1  r1 )
d  e
cos r1

e
En effet, d = p sin (i1 – r1) or p 
cosr1

sin(i1  r1 )
D’où d  e 
cos r1

3.2.2. LE PRISME

3.2.2.1. Eléments d’un prisme


Un prisme est un milieu transparent limité par 2 faces planes non parallèles dont
l’intersection constitue l’arête du prisme.

Nous appelons:
- Angle du prisme: L’angle formé par les 2 faces planes.
- Base du prisme: la face opposée à l’arête et limitant le prisme.
- Section principale du prisme: toute section plane perpendiculaire à l’arête du prisme

3.2.2.2. Déviation d’un rayon lumineux à travers un prisme


La réfraction d’un rayon lumineux dans un prisme suit les lois ordinaires de la
réfraction. Il en résulte que tout rayon lumineux se propageant dans une section
principale du prisme reste, après réfraction, dans la même section principale.
Il suffira donc de déterminer ce qui se passe dans une section principale du prisme pour
savoir ce qui se passe dans toutes les sections principales du prisme.

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Â
I1 r2 x 
r1i2 y
Â
Z

On a:  = x + y
Or x = i1 – r1 et y = r2 – i2
  = i1 – r1 + r2 – i2 = i1 + r2 – (i2 + r1)
Par ailleurs: r1 + i2 =  - Z et Aˆ    Z  r1  i 2  Aˆ    i1  r2  Aˆ
La déviation  passe par une valeur minimale min lorsque le rayon lumineux traverse le
prisme de façon symétrique, c’est-à-dire lorsque i1 = r2 et par conséquent r1 = i2.
On a donc  min  2i1  Aˆ avec Aˆ  2r1
   Aˆ 
 1
 ˆ
i1  2  min  A  sin i1
sin  min
 2


 Comme n n  
ˆ
r  1 Aˆ sin r1
sin
A
 1 2 2
Cas particulier
Pour de petites incidences i1, r1, i2, r2  0
 sin i1  i1, sin r1 r1, sin i2  i2 et sin r2  r2
sin i1 i
 n  1  n  i1  nr1
sin r1 r1

sin i 2 1 i 1
  2   r2  ni2
sin r2 n r2 n

  i1  r2  Aˆ
    nr1  ni 2  Aˆ    n(r1  i 2 )  Aˆ
 Aˆ  r1  i 2

   nAˆ  Aˆ    (n  1) Aˆ C’est la formule de Kepler

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3.2.2.3. Conditions d’émergence d’un rayon lumineux à travers un prisme


Appelons ic l’angle d’incidence pour lequel le rayon émergent est rasant à la face
de sortie du prisme.

- Pour i1  ic  i2    il existe un rayon émergent


- Pour i1  ic  i2    il n’existe pas de rayon émergent
Conclusion : ic correspond à la plus petite valeur de l’angle d’incidence pour laquelle on
observe un rayon émergent du prisme. Ainsi la condition liée à l’angle du prisme pour
observer un rayon émergent est   2.

En effet, Â = r1 + i2

Avec r1   (principe de retour inverse de la lumière) et i2   (condition d’émergence)

3.2.2.4. Dispersion ou décomposition spectrale de la lumière


0 1 n2
De la relation   déduite de  , on note que l’indice de réfraction du
n 2 n1

milieu traversé dépend de la longueur d’onde de la lumière incidente.


En général, la lumière de plus courte longueur d’onde est plus fortement
réfractée que la lumière de plus grande longueur d’onde : le violet plus que le vert, le
vert plus que le rouge, etc.
Chaque réfraction d’un faisceau lumineux polychromatique sera par conséquent
accompagnée de dispersion.

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Ecran

Pinceau de lumière Rouge


blanche Orange
Jaune
Vert
Bleu
Indigo
Violet

Ecran

Pinceau de lumière
Polychromatique Rouge
Vert
(Rouge + Vert + Bleu)
Bleu
L’utilisation de la réfraction à travers le prisme permet d’obtenir, en plus de la
déviation vers la base du prisme, une grande dispersion d’un faisceau lumineux. Si on
place un écran à distance finie du prisme, on obtient une série d’images colorées
dénommée spectre de la lumière issue de la source.
d
La dispersion d’un prisme est définie par la relation : D 
d

où  est l’angle de déviation et  est la longueur d’onde.


d d dn
On a : D   
d dn d
d dn
Le facteur dépend de la géométrie du système tandis que le facteur dépend de la
dn d
substance dont est fait le prisme.

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3.3. DIOPTRES SPHERIQUES


3.3.1. DESCRIPTION D’UNE LENTILLE

Une lentille est un solide constitué d’un matériau transparent (verre,


Plexiglas,…) délimité par deux faces dont l’une au moins est courbe, l’autre face
pouvant être plane. C’est un milieu réfringent limité par des portions surfaces
sphériques ou par une surface sphérique et une surface plane.
La lentille est dite sphérique si les faces courbes sont des
portions de sphère. L’axe de symétrie des lentilles
sphériques est appelé axe principal de la lentille.
L’axe (∆) commun aux deux calottes sphériques (ou à
la calotte sphérique et au disque) est appelé axe optique de
la lentille.
La lentille est dite mince si son épaisseur e = O1 O2 sur l’axe optique est petite devant
les rayons R1 et R2 des deux calottes sphériques (comme l’indique la figure ci-
dessous).

Figure : Faces sphériques d’une lentille mince

Dans ce cas, on peut confondre les intersections des deux faces avec l’axe
optique en un même point O appelé centre optique de la lentille.

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3.3.2. LENTILLES CONVERGENTES


Une lentille convergente fait en sorte que les rayons lumineux qui la
traversent se rapprochent de son axe optique. Les lentilles convergentes peuvent
avoir plusieurs formes, mais elles ont toutes au moins un côté convexe, c’est-à- dire
bombé vers l’extérieur.

Symbole des lentilles

Les rayons d’un faisceau parallèle à l’axe optique qui traversent une lentille
convergente sont tous déviés vers l’axe optique de la lentille (qui correspond à la
normale).
Le point de convergence sur l’axe s’appelle foyer de la lentille (figure ci-
dessous). Plus la courbure d’une lentille convergente est prononcée, plus le foyer se
rapproche de la lentille.

Figure Foyer d’une lentille convergente


Les lentilles convergentes ont des bords minces, on les appelle encore
lentilles convexes. Les rayons lumineux d’un faisceau parallèle à l’axe optique
d’une lentille mince convexe convergent, après la traversée, de la lentille vers un
point : le foyer.

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3.3.3. LENTILLE DIVERGENTE


Une lentille divergente fait en sorte que les rayons lumineux qui la
traversent s’éloignent de son axe optique. Les lentilles divergentes peuvent avoir
plusieurs formes, mais elles ont toutes au moins un côté concave, c’est-à-dire
bombé vers l’intérieur.

Symbole lentilles
des
minces à bords épais

Les rayons d’un faisceau parallèle à l’axe optique qui traversent une lentille
divergente sont tous déviés de l’axe optique de la lentille.
Lorsqu’on trace le prolongement des rayons réfractés, on remarque qu’ils
semblent tous provenir d’un point situé sur l’axe de la lentille. Ce point se nomme
foyer de la lentille divergente (figure ci-dessous). Plus la courbure d’une lentille
divergente est prononcée, plus le foyer se rapproche de la lentille.
Les lentilles divergentes ont des bords épais, on les appelle encore lentilles
concaves. Les rayons lumineux d’un faisceau parallèle à l’axe optique d’une lentille
mince concave divergent, après la traversée de la lentille, à partir d’un point : le
foyer.

Figure : Foyer d’une lentille divergente

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3.3.4. POINTS ET RAYONS PARTICULIERS

Après traversée d’une lentille mince convergente :

Figure : Trajets des rayons particuliers

 Un rayon parallèle à l’axe principal passe par le foyer principal image F’ ;


 Un rayon passant par le centre optique O n’est pas dévié ;
 Un rayon passant par le foyer principal objet F sort de la lentille
parallèlement à l’axe principal.

3.3.5. Construction des images


P1 : Un rayon lumineux passant par le centre optique d’une lentille mince n’est pas
dévié ;
P2 : Tout rayon lumineux parallèle à l’axe principal d’une lentille mince se réfracte en
passant réellement ou virtuellement par le foyer ;
P3 : Une image virtuelle est toujours droite tandis qu’une image réelle est renversée ;
P4 : Une lentille convergente ne donne d’un objet une image virtuelle agrandie que si
l’objet est placé plus près de la lentille ;
P5 : Une lentille divergente ne donne d’un objet une image virtuelle réduite quelque soit
la position de l’objet.

3.3.6. Distance focale et vergence

En repérant les positions des foyers F et F’ par rapport à celle du centre


optique O, on peut mesurer les distances OF et OF’. Les mesures donnent des

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valeurs très voisines. Les points F et F’ sont symétriques l’un de l’autre par rapport
au plan de la lentille (figure ci-dessus).
Définition : On appelle distance focale d’une lentille mince la distance :
f = OF = OF’
Les calculs concernant les lentilles font souvent intervenir de façon plus simple
l’inverse de la distance focale.
1
On appelle vergence ou convergence d’une lentille la grandeur : c 
f

L’unité S.I. de vergence est la dioptrie δ : 1 δ = 1 m−1 .


La convergence du système ainsi constitué est la somme des convergences de lentille

constituant le système : c  c1  c2  ...  cn


Où les Ci sont les convergences de lentilles constituant le système.
Application : le microscope optique est constitué de deux lentilles montées sur un
même axe : l’oculaire et l’objectif.

Définition On appelle grandissement γ le rapport entre la taille de l’image et de


l’objet. Si A et B sont deux points de l’objet et A’ et B’ leurs images respectives :
A' B' Hi q
  
AB Ho p

Pour des lentilles biconvexes, la relation donnant la valeur de f est telle que :
1  1 1 
c  (n  1)   
f  R1 R2 

I
Ho

A’
A F O F’
Hi
f f
B’
p q

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R1, R2 et f sont exprimés en mètres, C en dioptries. R1 et R2 sont les rayons de


courbure de la lentille et doivent être comptés :
- positivement si la face est convexe
- négativement si la face est concave
1 1 1
 
f p q

3.3.7. EXERCICES NUMERIQUES SUR LES DIOPTRES

1. Calculer le déplacement latéral produit par une lame de verre (n=3/2) de 2cm
d’épaisseur pour une incidence de 60°
2. Un rayon lumineux fait un déplacement latéral de 5cm dans une lame à faces
parallèles d’indice de réfraction inconnu. Sachant qu’il est renvoyé dans une lame
en formant un angle de 45° avec la normale et subi une réfraction de 30° dans
cette lame. Calculer l’indice et l’épaisseur de la lame
3. On considère une lame de verre de 3cm d’épaisseur d’indice de réfraction n=3/2.
Déterminer le déplacement latéral pour produire une incidence de 45°
4. Calculer la déviation minimale infligée par un prisme d’angle A=60° d’indice 2.
Déterminer aussi les angles d’incidence et de réfraction.
5. On considère un prisme de verre d’angle au sommet A=59° et d’indice n=1,52.
a) On demande de calculer l’angle de déviation que forme le rayon émergent avec
le prolongement du rayon incident pour un angle d’incidence î=35°
b) Calculer l’angle de déviation minimale et indiquer en même temps les valeurs
correspondantes de l’angle d’incidence, de l’angle d’émergence et des angles de
réfraction à l’intérieur du prisme.
6. On verse du benzène dans un prisme creux d’angle 60° servant à la détermination
de l’indice de réfraction des liquides, et on obtient un angle de déviation minimum
de 38°. Calculer :

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a) l’indice de réfraction du benzène


b) l’angle d’incidence au minimum de déviation
7. Quelles sont les propriétés de l’image formée par une lentille convergente dont la
distance focale est égale à +100cm. Lorsque l’objet est placé à :
a) 150cm de la lentille b) 75cm de la lentille ?
8. Où faut-il placer une droite lumineuse pour qu’une lentille convergente mince, de
20cm de distance focale, en donne une image 4 fois plus grande ? Envisager
successivement le cas d’une image réelle et celui d’une image virtuelle.
9. Déterminer la nature, la vergence et la distance focale d’une lentille L2 qui, accolée
à une lentille convergente de 75cm de distance focale, donnerait un objet réel et
pour une seule position du système L1L2, une image nette sur un écran à 4cm de
l’objet.

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Chapitre 4. INSTRUMENTS OPTIQUES


D’OBSERVATION
4.1. ŒIL PHYSIQUE
4.1.1. Introduction
L’œil est un organe à peu près sphérique (il a la forme d’une petite boule). On
parle de globe oculaire. Il est logé dans une cavité du crâne, l’orbite, qui le protège des
chocs et le maintient. Il est relié aux os du crâne par des muscles qui permettent ses
mouvements (pour regarder en haut, sur les côtés ou encore loucher !).
L’œil est entouré d’une paupière inférieure et d’une paupière supérieure
mobile. Grâce à celle-ci, il peut être ouvert ou fermé. La paupière a pour rôle de
protéger l’œil de la lumière (quand on est ébloui ou quand on veut dormir) et des chocs
(on a le réflexe de fermer les yeux dès que le cerveau perçoit un danger pour eux). De
plus, les paupières portent des cils qui retiennent la poussière et l’empêchent de tomber
dans l’œil. Les sourcils, au-dessus des yeux, en surplomb, servent aussi à protéger l’œil
de la poussière ou de l’eau.
L’œil normal dit emmétrope est formé d’un système optique centré dont l’axe
passe par un point de la rétine situé un peu en dessous de la tache jaune.
Un œil normal donne d’un objet situé à l’infini (donc d’un objet éloigné) une
image située sur la rétine.
L’expérience a montré qu’optiquement, en première approximation, on peut
remplacer l’œil par une lentille convergente dont la distance focale serait de l’ordre de
15 à 20 mm (15 mm  f  20 mm).
L’œil humain : Modèle réduit de l’œil :

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NB : L’étendue du champ visuel d’un animal dépend de la position de ses yeux sur la
tête. Chez l’homme et les autres primates, les yeux sont placés sur devant de la
tête, et le champ visuel est d’environ 200° (un peu plus d’un demi-cercle). Mais
chez le lapin, qui a les yeux sur les côtés de la tête et très en arrière, il est de 360°
(un cercle complet) : le lapin voit derrière sa tête !

1. chambre postérieure (remplie d'humeur vitrée), 2. ora serrata, 3. muscle cilliaire, 4.


ligament suspenseur, 5. canal de Schlemm, 6. pupille, 7. chambre antérieure (remplie
d'humeur aqueuse), 8. cornée, 9. iris, 10. cristallin cortical, 11. noyau du cristallin, 12.
corps cilliaire, 13. conjonctive, 14. muscle oblique inférieur, 15. muscle droit inférieur,
16. muscle droit médian, 17. veines et artères rétinales, 18. papille optique ou point
aveugle, 19. lame criblée, 20. artère rétinale centrale, 21. veine rétinale centrale, 22.
nerf optique, 23. veine vortiqueuse, 24. conjonctif, 25. macula, 26. fovéa, 27. sclère,
28. choroïde, 29. muscle droit supérieur, 30. rétine.

L'œil humain est l'organe de la vision de l'être humain ; il lui permet de capter la
lumière, pour ensuite l'analyser et interagir avec son environnement. L'œil humain
permet de distinguer les formes et les couleurs. L'un des grands défis de la technologie
sera de fabriquer des yeux électroniques, capables d'égaler voire de dépasser les
aptitudes des yeux du monde vivant pour, par exemple, remplacer l'œil d'une
personne accidentée. La science qui étudie l'œil s'appelle l'ophtalmologie.

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4.1.2. Principaux dioptres de l’œil

 La cornée (R = 3 mm, e = 0,4 mm, n = 1,37) : C’est la partie antérieure transparente de la


sclérotique qui constitue la « coque » extérieure du globe oculaire.
 L’humeur aqueuse (n = 1,336  neau): est un milieu transparent dans la chambre antérieure
de l’œil.
 Le cristallin : C’est une lentille biconvexe d’indice de réfraction variant entre 1,39 et 1,43
de la périphérie au centre et dont les rayons de courbure sont respectivement 10 mm pour
la face antérieure et – 6 mm pour la face postérieure. R1 = 10 mm et R2 = - 6 mm.
 L’humeur vitrée ou corps vitré (n = 1,336): est une masse gélatineuse remplissant la
majeure partie du volume de l’œil.
L’ensemble de ces milieux constitue le système optique dont le rôle est de former
l’image de l’objet sur la rétine. L’épaisseur totale est de 23 mm.

4.1.3. Acuité visuelle


La distance angulaire de deux points les plus rapprochés que l’œil peut
distinguer définit l’acuité visuelle ou pouvoir séparateur de l’œil.
Un œil normal distingue 1 mm d’épaisseur à 3 m de distance.
10 3
1mm   tg   3,33.10 4 rad  1,91.10 2   1,14'  1'8' '
 3
3m
Le diamètre apparent d’un objet est l’angle sous lequel l’œil voit cet objet.
Le rôle des instruments grossissants est précisément d’augmenter la visibilité
d’un objet en augmentant l’angle sous lequel il est observé. C’est le cas de la loupe et du
microscope pour les objets rapprochés et des lunettes et télescope pour les objets
éloignés.

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4.1.4. Accommodation
Pour des objets très rapprochés (très éloignés) les images se forment au-delà (en
avant) de la rétine. Une mise au point est donc nécessaire pour ramener l’image sur la
rétine. Cette mise au point se produit grâce à la faculté que possède le cristallin
d’accroître la courbure de sa face antérieure et par conséquent sa convergence sous
l’action des muscles ciliaires. L’adaptation de la courbure du cristallin pour amener
l’image à se former sur la rétine est appelée l’accommodation.
L’incurvation du cristallin est évidemment limitée. La distance minimum de
vision distincte est d’environ 25 cm, le point situé à cette distance de l’œil s’appelle
punctum proximum (PP). Pour les adultes âgés : PP=25cm ; pour les adultes moins
âgés : PP=15cm et pour les jeunes : PP=8cm.
La distance la plus grande à laquelle l’œil peut voir l’objet sans accommodation
fixe la position du punctum remotum (PR).
La distance focale de l’œil est maximum lorsque l’œil est au repos, c’est-à-dire
lorsque l’œil n’accommode pas. Quand l’œil regarde un objet situé à la distance
minimale de vision distincte, c’est-à-dire lorsque l’œil accommode au maximum, il
éprouve une sensation de fatigue.
L’amplitude d’accommodation d’un œil est définie par la relation :

où d est la distance minimale de vision distincte de l’œil, c’est-à-dire la distance du PP à


l’œil et D est la distance du PR à l’œil.
Ainsi, pour un œil normal, on a :
1 1
A 2
  4  A  4
25.10 

Remarque :
Il arrive souvent qu’un œil ne voit pas nettement à l’infini parce que le globe de
l’œil est trop long ou trop court vis-à-vis de la convergence optique du cristallin au
repos. L’œil est alors dit amétrope.

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4.1.5. Amétropie de l’œil ou anomalies de la vision


Pour avoir une vision nette, l’image de la source lumineuse à regarder doit se
former exactement sur la rétine. L’œil aura un défaut lorsque l’image se forme ou bien
en avant ou bien en arrière de la rétine. Ce défaut peut être corrigé par le port des
lunettes correctrices.

4.1.5.1. Œil myope


L’œil myope est un œil trop convergent. Les images des objets éloignés se
forment en avant de la rétine. Il s’en suit que l’œil ne sait plus voir des objets éloignés.
L’objet à voir doit être plus rapproché par rapport à un œil normal. L’excès de
convergence de l’œil myope est corrigé par une lentille divergente de puissance
convenable dont le foyer image est situé au PR.

Remarque
Le myope a intérêt à enlever ses verres correcteurs lorsque l’objet est situé entre
le PP et le PR puisqu’il accommode moins sans lunettes ; ainsi ses yeux se fatiguent
moins rapidement.

4.1.5.2. Œil hypermétrope ou hypérope


Un œil est dit hypermétrope si son foyer image est en arrière de la rétine lorsque
l’œil est au repos. C’est un œil trop divergent. L’image d’un point située à l’infini se
forme en arrière de la rétine si l’œil est au repos. Par conséquent, le PR est virtuel ; le
PP est éloigné ; d’où il faut éloigner un objet de l’œil pour le voir. Le PR devient virtuel
par manque d’accommodation. Ce défaut est corrigé par des verres convergents.
Si une personne hypermétrope enlève ses lunettes, elle perçoit nettement les objets
éloignés, mais ses yeux se fatiguent plus rapidement car ils doivent accommoder même
à l’infini.

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4.1.5.3. Œil presbyte


La presbytie, que l’on confond à tort avec l’hypermétropie, consiste en une
décroissance du pouvoir d’accommodation de l’œil due au vieillissement. Ce défaut
affecte chaque individu et il se traduit par l’éloignement du PP: un œil normal atteint de
presbytie voit nettement à l’infini mais ne distingue plus clairement les objets
rapprochés car les images se forment, davantage avec l’âge, en arrière de la rétine.
La presbytie peut être totale et, dans ce cas, le PR et le PP sont confondus. Dans
ces conditions, un œil hypermétrope totalement presbyte n’a aucun point de vision
distincte tandis qu’un œil myope voit nettement à son PR et l’œil normal voit nettement
à l’infini.
La presbytie peut être corrigée par le port des verres convergents. La meilleure
solution consiste à utiliser des verres de convergence variable afin de ne pas changer des
lunettes pour la vision de près et la vision de loin : la partie supérieure des verres est de
grande distance focale (vision de loin), la partie inférieure des verres est de petite
distance focale (vision de près).

4.1.5.4. Autres défauts de l’œil


4.1.5.4.1. Astigmatisme
L’astigmatisme est du à un défaut de sphéricité de la cornée ou du cristallin.
L’œil n’est donc pas alors un système optique stigmatique. La symétrie de révolution de
l’œil n’existe pas. L’image d’un point sera par conséquent une tache et jamais un point.
L’œil astigmate ne peut voir simultanément des droites perpendiculaires situées dans un
même plan.
La déformation de la cornée rend l’œil géométriquement anisotrope et l’œil est
dit astigmate. La correction de ce défaut demande une lentille cylindrique qui a
différentes courbures dans différents plans méridiens (lentilles astigmatiques)

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4.1.5.4.2. Cataracte
Elle est due à l’obscurcissement du cristallin ; ce qui, parfois, peut engendrer la
cécité complète. Le seul remède est une intervention chirurgicale consistant à enlever le
cristallin afin de rendre sa transparence à l’œil. L’œil est alors fortement hypermétrope
et presbyte: il est dit aphake. (sans lentille)

4.1.6. Persistances des impressions rétiniennes


L’impression rétinienne ne disparaît pas en même temps que la cause qui l’a
produite. Lorsqu’un objet disposé devant l’œil disparaît, l’image de cet objet disparaît
de la rétine ; mais, néanmoins, la sensation persiste. La durée de cette persistance est de
l’ordre de 0,1 s. Si l’objet réapparaît après une période de temps inférieure à 0,1 s, l’œil
ne peut percevoir l’interruption et ne cesse donc de voir l’objet.

4.2. AUTRES INSTRUMENTS D’OPTIQUE


4.2.1. Caractéristiques des instruments d’optique

4.2.1.1. Introduction
Quand on examine un objet à l’œil nu, on le rapproche pour augmenter son
diamètre apparent afin d’en saisir tous les détails. Mais, on ne peut pas rapprocher
l’objet à observer à une distance inférieure à la distance minimum de vision distincte,
car alors l’image n’est plus nette sur la rétine.
Les instruments d’optique ont pour but d’augmenter le diamètre apparent des
objets en permettant à l’œil d’en examiner des images convenablement placées et
agrandies. La qualité d’un instrument d’optique est définie par ses caractéristiques.
Les instruments optiques artificiels, destinés à faciliter et à améliorer
l’observation, sont classés en deux groupes :
1° Les instruments de projection : appareils qui forment des images réelles sur un
écran ou une plaque photosensible.
Ex: Appareil photographique.
2° Les instruments oculaires : appareils qui forment des images virtuelles.
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- Pour les objets éloignés, on peut citer les jumelles, les lunettes astronomiques, les
télescopes, etc.
- Pour les objets rapprochés, on peut citer la loupe et le microscope.
Un microscope est un ensemble de lentilles produisant une image virtuelle
agrandie d’un objet de petite dimension. Le microscope le plus simple consiste en une
lentille convergente communément appelée loupe.

4.2.1.2. Caractéristiques des instruments


a. Puissance et grossissement
Lorsque l’observation a lieu directement à travers l’instrument qui donne de
l’objet une image virtuelle éloignée, on définit :
 La puissance P comme le rapport de l’angle ‘ sous lequel on voit un objet à
travers l’instrument à la hauteur AB de l’objet : P  '
AB

 Le grossissement G comme le rapport de l’angle ‘ sous lequel on voit un objet à


travers l’instrument à l’angle  sous lequel on peut voir l’objet à l’œil nu dans les
meilleures conditions de vision distincte : '
G

Le grossissement caractérise le bénéfice que l’œil trouve à utiliser l’instrument. Ainsi


défini, le grossissement dépend de l’observateur par l’intermédiaire de sa distance
minimale de vision distincte.
b. Le grandissement
Lorsqu’on examine une image réelle agrandie de l’objet (projection ou
photographie), on définit le grandissement g (ou ) comme le rapport de la hauteur
A' B'
A’B’ de l’image à la hauteur AB de l’objet : g 
AB

c. Pouvoir séparateur de l’instrument


Quel que soit le mode d’observation, la netteté des images est définie par le
pouvoir séparateur de l’instrument, c’est-à-dire par la distance AB de deux points les

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plus rapprochés que l’on puisse distinguer séparément l’un de l’autre à l’aide de
l’instrument.

4.2.2. Loupe
Un œil emmétrope (normal) ne peut distinguer deux points que lorsque les
rayons qui en sont issus pénètrent dans l’œil en formant un angle supérieur à 1’22’’. On
peut agrandir cet angle en rapprochant de plus en plus l’objet de l’œil. Cependant si
l’objet s’approche à une distance inférieure à la distance minimale de vision distincte
pour une durée prolongée, l’œil se fatigue et finalement quand l’objet se trouve en
dessous du PP, le pouvoir d’accommodation limité de l’œil ne lui permet plus de former
aucune image rétinienne nette.
Cet inconvénient peut être pallié par l’utilisation d’une loupe. Le but de la loupe
est de former à une distance inférieure à la distance minimale de vision distincte une
image de l’objet telle que la distance angulaire entre deux détails proches soit au moins
égale à la distance angulaire entre deux détails correspondants de l’objet supposé très
près de l’œil c’est-à-dire une distance angulaire supérieure à 1’22’’.
La loupe est une lentille convergente de petite distance focale (3 cm  f  5 cm)
à travers laquelle on examine l’objet dont elle donne une image virtuelle éloignée, de
diamètre apparent agrandie.
B’
L’
B M’

A’ F A F’

q f

 =q+ f

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4.2.2.1. Mise au point et puissance d’une loupe


Un instrument optique est dit « au point » lorsque l’œil qui observe voit l’image
de l’objet avec netteté. L’image de l’objet pour pouvoir être observé distinctement doit
se former entre le Pr et le Pp de l’œil de l’observateur. Pour un œil normal, l’objet doit
être situé entre le foyer objet F de la lentille (image à l’infini au Pr de l’œil) et un point
K tel que son image K’ se forme au Pp de l’œil.
Soit  la distance entre l’image et l’œil de l’observateur. La distance L  FK
définit la distance de mise au point de la loupe. Pour tous les points situés entre F et K,
la vision sera distincte. Exprimons L = L(, f) lorsque l’œil se trouve au foyer image F’
de la loupe. Dans ce cas, l’équation des positions est :
1 1 1
  avec q    f et p = f – L
p q f

1 1 1
  
f L   f f
  f  f L 1
 
 f  L  f  f

L   2 f 1
 
 f  L   f  f
 f  Lf  2 f 2  f  f 2  L  Lf
 f 2  L

Si l’œil se trouve en un point autre que le foyer image de la lentille, il suffira de


connaitre la distance entre la position de l’œil et le point image. Une loupe est d’autant
plus intéressante, on dit plus puissante, qu’elle permet de voir les détails d’un objet AB
c’est-à-dire que l’angle ‘ sous lequel on voit l’image de cet objet est plus grand. Or cet
angle ‘ dépend naturellement de la grandeur même de l’objet AB.
B’
L
B M
‘
A’ F A F’

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Par définition, la puissance P d’une loupe est le rapport du diamètre apparent de l’image
tg '
vue de cette loupe à la grandeur de l’objet : P  .
AB
'
Pour de petits angles, tg ‘  ‘  P 
AB

Lorsque l’œil est placé au foyer image F’, on a :


hi h h 1 1
O  F ' : tg '   0 P 0  
f q f f h0 f

' 1
Elle est appelée puissance intrinsèque : Pi  
AB f

La puissance est donc numériquement égale à la convergence. Elle s’exprime en


dioptries .

4.2.2.2. Grossissement
Le grossissement d’une loupe est le rapport du diamètre apparent sur lequel l’œil
tg '
voit l’image et l’objet : G 
tg
'
Pour de petits angles : G 

On vérifie, pour un œil placé au foyer image de la loupe, la relation entre la puissance et
le grossissement de cette loupe :

où d est la distance de l’objet à l’œil de l’observateur.


tg ' P  AB AB P  AB d
En effet, P   tg '  P  AB  G  or tg  G d  Pd 
AB tg d AB f

Remarques
1. La formule ci-dessus montre que le grossissement d’une loupe dépend de la distance
minimum de vision distincte de l’observateur. Ainsi, dans le commerce, afin de
caractériser une loupe par un caractère invariable, convient – on de prendre d = 0,25 m.
On obtient ainsi le grossissement commercial, noté Gc, d’une loupe.
Pi
G c  Pi  0,25 
4
2. Une loupe ne présente évidemment d’intérêt que si son grossissement est supérieur à 1.

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d
Or G = P.d = 1 f  d
f
Une lentille convergente ne peut donc jouer le rôle de loupe que si sa distance focale
est inférieure à la distance minimum de vision distincte de l’observateur.

4.2.2.3. Pouvoir séparateur


L’acuité visuelle de l’œil étant de 3,3.10-4 rad ( 1’), il est facile de calculer la
grandeur AB du plus petit détail d’un objet observable à l’aide d’une loupe de puissance P.
tg ' -4 4 1 3,3.10 4
En effet, en faisant P  ; tg ‘ = 3,3.10 , on obtient : P  3,3.10   AB 
AB AB P

La distance minimum correspondante est :

Comme , où dm est la distance minimale de vision distincte de l’observateur ; on en

tire:

L’usage de la loupe améliore ainsi le pouvoir séparateur 3,3.10-4.dm de l’œil en le


divisant par G.
Instrument très commode, la loupe demeure cependant d’un emploi assez limité
puisque le pouvoir séparateur des meilleures loupes ne dépasse pas 3 m. En effet, on
ne peut guère augmenter le grossissement d’une loupe au-delà de 25 à cause de la
mauvaise qualité des images. Pour améliorer davantage le pouvoir séparateur de l’œil, il
faut faire appel à des assemblages de lentilles (loupes composées) ou au microscope.

4.2.2.4. Usages de la loupe


- Lecture facile d’un texte à petits caractères.
- Examen minutieux des rouages d’une montre, d’une photographie ou d’un document
quelconque.
- Recherche par le naturaliste de la structure d’un insecte, d’une feuille ou d’une fleur.
- Lecture précise des divisions d’une graduation.
- Etc.

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4.2.3. Microscope optique


Un microscope est un instrument qui permet de donner une image agrandie
d’objets trop petits pour être vus à l’œil nu.
Il existe deux grandes sortes de microscopes :
 le microscope optique comporte plusieurs lentilles (petits disques de verre), ainsi
que des dispositifs de mise au point et de choix du grossissement. On place l’objet
à examiner sur une lame de verre, que l’on dispose sous l’objectif de l’appareil.
Cette préparation est éclairée par l’intermédiaire d’un miroir orientable (ou d’une
lampe). Les lentilles situées dans le corps de l’appareil donnent une image
fortement agrandie de l’objet.
 le microscope électronique, où la lumière est remplacée par un faisceau
d’électrons et les lentilles optiques par des lentilles magnétiques.
Le microscope électronique, qui permet d’observer des objets aussi petits que des
virus, est un outil très important pour la recherche scientifique. Le microscope
optique reste cependant l’outil de référence en matière d’enseignement, pour les
examens de laboratoire, et c’est bien sûr l’outil idéal de l’amateur.

4.2.3.1. Microscope réduit


Un microscope se compose de deux systèmes convergents:
1°. L’objectif,
système très convergent dont la distance focale est de l’ordre du mm ; il est constitué
par un ensemble plus ou moins compliqué de lentilles.
2°. L’oculaire,
système formé par une ou plusieurs lentilles de quelques centimètres de distance focale
(1 à 6 cm).
L’objectif et l’oculaire sont centrés sur le même axe et sont solidaires l’un de
l’autre grâce au tube du microscope.

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Dans le microscope réduit, chacun des deux systèmes (objectif et oculaire) est
considéré comme une lentille simple ; la distance du foyer F1 de l’objectif au foyer F2 de
l’oculaire est généralement voisine de 16 cm.

4.2.3.2. Mise au point


Un petit objet AB, placé en avant du foyer F1 de l’objectif L1, donne une image
réelle A1B1 renversée (image objective) placée entre le foyer objet F2 de l’oculaire et
cette dernière lentille. L’oculaire, jouant alors le rôle d’une loupe, donne finalement une
image virtuelle agrandie A’’B’’ (image définitive) de A’B’, image examinée
directement par l’œil.
L1

B F2
F1 F2 O2
A F1 O1 A1

B1

L2
B

La mise au point se fait en déplaçant l’ensemble par rapport à AB. On appelle


profondeur de champ, ou latitude de mise au point, le déplacement de l’objet tel que son
image reste dans l’intervalle d’accommodation de l’observateur. Il faut noter qu’un
déplacement très faible de l’objet AB entraîne un déplacement considérable de l’image
A’’B’’ de sorte que la profondeur de champ du microscope est très faible.

4.2.3.3. Caractéristiques
' ' A' B '
a. Puissance : Par définition, P    .
AB A' B ' AB
' A' B '
Or et sont respectivement la puissance Poc de l’oculaire et le grandissement
A' B ' AB

gob de l’objectif : P  POC  g ob


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La puissance intrinsèque Pi est celle qui correspond à l’observation à l’infini. Dans ce


cas, l’image objective se forme au foyer de l’oculaire et la puissance intrinsèque de
1
l’oculaire a pour valeur : Pi oc  , f2 désignant la distance focale de l’oculaire.
f2
A' B ' O1F2
D’après la figure ci-dessus, on a :  avec O1A  O1F1 = f1, distance focale de
AB O1 A

l’objectif.
A' B' 
On pose F1’F2 = ∆ et on écrit   g ob de sorte que l’on a finalement
AB f2


Pi  Pi oc  g ob  .L’intervalle  ayant sensiblement la même valeur pour tous les
f1 f 2

microscopes, il en résulte que la puissance d’un microscope est inversement


proportionnelle aux distances focales f1 et f2 de l’objectif et de l’oculaire.
' AB
Grossissement : Par définition, G  avec   où dm est la distance minimale
b.  dm

 '  ' dm
de vision distincte de l’observateur.  G    P  dm
 AB

En prenant dm = 0,25 m, on définit le grossissement commercial. Il prend la forme, si la


Pi
puissance intrinsèque Pi est évaluée en dioptries: G c  Pi  0,25 
4

c. Pouvoir séparateur
Par définition, le pouvoir séparateur est la distance AB =  de deux points les plus
rapprochés que le microscope est capable de séparer.
' Pi
D’après les relations P  (puissance d’un instrument d’optique) et G c 
AB 4

(grossissement commercial d’un microscope), si m représente la limite de résolution de


m 3,3.10 4 3,3.10 4
l’œil (m= 3,3.10-4 rad), la distance  est donnée par:   AB   
P P 4Gc

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4.2.4. Lunette astronomique


La lunette astronomique est un instrument d’optique destiné à l’observation des
objets éloignés, des astres notamment. Elle est constituée, comme pour le microscope,
de deux systèmes optiques convergents centrés sur un même axe optique, l’objectif L1 et
l’oculaire L2 (avec f1  f2). L’objectif est de grande distance focale. L’oculaire, qui joue
le rôle de loupe, est de quelques centimètres de distance focale.

Distance focale
L1
L2

O1 F2 F1’ O2 F2’
α A’
α A1

L’objet à l’infini B1

B’

4.2.4.1. Mise au point et puissance de la lunette


Puisque l’objet est à l’infini, l’image intermédiaire A1B1 se trouve toujours en
F’1 (donc, à une distance invariable de l’objectif). Par suite, mettre au point la lunette
consiste simplement à mettre au point, sur A1B1, la loupe oculaire. La latitude de mise
au point de la lunette est, en définitive, celle de la loupe (c’est-à-dire de l’oculaire). Pour
réaliser cette mise au point, on rapproche plus ou moins l’oculaire de l’objectif, en
manœuvrant une vis à crémaillère. En particulier, la lunette devient afocale lorsque la
distance objectif – oculaire vaut f1 + f2 (F1’ et F2 sont confondus et A’B’ est renvoyé à
l’infini).
'
Pour la puissance, nous avons P  .
AB

Mais, dans le cas d’observation d’objets très éloignés (astres), le diamètre apparent ‘
est très petit tandis que AB est très grand (diamètre de l’astre par exemple). Par
conséquent, la puissance P est quasiment nulle. C’est donc une grandeur sans intérêt.

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4.2.4.2. Grossissement de la lunette


La définition du grossissement que nous avons donnée plus haut, valable pour
les instruments d’observation rapprochée, ne peut pas s’appliquer dans ce cas. En effet,
il est impossible de placer l’objet au Pp puisqu’il est situé à l’infini. Nous adopterons
alors la définition suivante du grossissement pour les instruments destinés à
l’observation d’objets très éloignés:
« Le grossissement G d’une lunette astronomique est le rapport du diamètre apparent
‘de l’image au diamètre apparent  de l’objet vu à l’œil nu. » Ce serait une grossière
étourderie d’ajouter « l’objet étant placé à la distance de vision distincte » !
L’angle  est en particulier l’angle sous lequel l’objet AB est vu du centre O1 de
'
l’objectif : G  (objectif à l’infini)

On peut écrire : '  ' A1 B1


G 
 A1 B1 

Du triangle O1A1B1, on a, puisque  est faible :


A1 B1
  tg   G  f1  P2
f1

Par définition, le grossissement intrinsèque Gi correspond à la vision à l’infini.


1 f
Ainsi, puisque Pi  , on a : Gi  1
2
f2 f2

Mesure du grossissement
1
Avec Pi  et la lunette étant réglée pour la vision à l’infini, on cherche à former sur
f
un écran l’image de l’objectif dans l’oculaire.

L1 L2
I
F1’
O1 O2 O2’

F2 J J’
Cercle oculaire

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Cette image circulaire (comme l’objectif) est appelée cercle oculaire de la lunette. La
O1 I O1 F1 ' f1
similitude des triangles IO1 F1’ et JO2F2 permet d’écrire :  
O2 J O2 F2 f2

Il suffit donc de mesurer le rayon O1I de l’objectif et le rayon O1I’ = O2J du cercle
oculaire, pour en déduire le grossissement de la lunette.
Remarque
Comme les lunettes astronomiques donnent des images renversées, il est possible de
redresser l’image:
- soit en interposant entre l’objectif et l’oculaire une autre lentille convergente, c’est le
cas de la longue – vue.
- Soit à l’aide d’un système de prismes à réflexion totale, c’est le cas des lunettes à
prismes. Le grossissement d’une lunette prismatique est généralement compris entre
f m1
5 et 10 : G 
f oc

- Soit en remplaçant l’oculaire convergent par une lentille divergente, c’est le principe
de la lunette de Galilée (physicien, astronome et mathématicien italien, 1564 – 1642,
fondateur de la physique expérimentale.
En 1609, construisit la 1ère lunette astronomique.)

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L1 B’
L2

A’ F2 F2’ F1’
A1

B1

Les lunettes offrent un excellent « piqué » de l’image (un bon contraste accompagné
d’une bonne résolution) mais elles ont un défaut : l’image observée n’est pas lumineuse.
En effet, lors de son trajet, la lumière traverse deux lentilles, d’où une perte de
luminosité. Ensuite, les lentilles peuvent souffrir d’aberrations chromatiques: le verre
dévie les rayonnements lumineux différemment selon leur longueur d’onde, d’où
l’apparition des franges colorées parasites. Les lunettes sont donc plutôt destinées à
l’observation de corps célestes lumineux. Elles excellent, par exemple, dans
l’observation de la lune ou des planètes. Les détails de leur surface apparaîtront avec
une remarquable finesse. En revanche, à de rares exceptions près, elles ne donneront
que des résultats décevants en observation du ciel profond: il est généralement inutile de
traquer des nébuleuses ou des galaxies avec une lunette.

4.2.5. Télescope
Le but de toute observation étant d’obtenir des images nettes et agrandies,
l’utilisation du miroir en lieu et place des lentilles présente de grands avantages. En
effet, non seulement une lentille absorbe une partie de la lumière, mais aussi, le moindre
défaut d’homogénéité altère la qualité des images. D’autre part une seule surface est à
traiter au lieu de deux par lentille.
D’une manière générale, un télescope se compose :
1° d’un objectif : miroir concave (sphérique ou parabolique) formant l’image des astres
observés dans un plan focal ;

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2° d’un oculaire: lentille convergente utilisée comme une loupe formant une image
agrandie de l’objet observé.
Comme l’image d’un objet situé à l’infini se forme dans le plan focal du miroir,
on ne peut l’examiner directement à l’aide d’un oculaire sans intercepter les rayons
incidents. Pour l’observation, on place un miroir plan qui n’intercepte qu’une faible
partie des rayons incidents et qui renvoie la lumière réfléchie dans l’oculaire, placé
perpendiculairement à l’axe du miroir concave.
Télescope de Newton (Isaac, 1642 – 1727, physicien, mathématicien, astronome et
philosophe anglais).

Parallèlement à ses remarquables travaux en optique, le physicien anglais Isaac


Newton réalise en 1671 un télescope qui révolutionne l’observation astronomique : le
télescope réflecteur. Il est constitué d’un miroir primaire concave (miroir de l’objectif),
placé au fond d’un tube ouvert ; le miroir secondaire, incliné à 45°, est plan et réfléchit
la lumière provenant du miroir primaire vers la lentille de l’oculaire. On observe ainsi
une image renversée au fond de l’oculaire.
Télescope de Schmidt - Cassegrain (Jean Cassegrain, 1625 – 1712, physicien français,
réalisa le télescope à réflexion en même temps que Newton).
Les points forts des télescopes sont leur compacité et leur grande luminosité. Il
est plus facile (et donc moins coûteux) de fabriquer de grands miroirs que de larges
lentilles. L’intérêt majeur des télescopes par rapport aux lunettes est leur grande clarté
indispensable pour observer des corps célestes peu lumineux, du ciel profond
(nébuleuses, galaxies). La principale faiblesse des télescopes est liée à leur principe de
fonctionnement, notamment à l’occultation partielle du miroir primaire par le miroir

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secondaire. La conséquence la plus fâcheuse est l’accentuation d’anneaux parasites


(anneaux d’Airy) lors de l’observation d’une source lumineuse ponctuelle. Une autre
faiblesse est l’hypersensibilité aux turbulences de l’air, même par nuit claire.
Contrairement à une longue vue, il est indispensable de monter la lunette ou un
télescope sur un système d’articulation permettant d’orienter l’appareil.

4.2.6. EXERCICES D’APPLICATION


1. Une loupe en verre d’indice 3/2, possède une face plane et une face sphérique de rayon
10cm. Où faut-il placer un objet pour obtenir une image virtuelle à 30cm du centre
optique ?
2. Quel est le grossissement commercial d’une loupe qui, d’un objet réel situé à 8cm du
centre optique, donne une image réelle égale à l’objet ?
3. Un œil, dont la distance minimale de vision distincte est dm=10cm, voit, à travers une
loupe, l’image d’un objet de 1mm sous un angle de 0,05 radian.
Calculer :
1° la puissance et le grossissement ;
2° la distance focale de la loupe sachant que l’œil est normal et n’accommode pas ;
3° la plus petite distance de deux points de l’objet séparés par l’ensemble œil-loupe, si la
limite de séparation de l’œil est α=5.10-4 radian.
4. La puissance intrinsèque d’un microscope est 1000 dioptres ; calculer son grossissement
commercial. Quelle est la longueur d’un objet qui serait vu à l’œil nu, à 25cm, sous un
angle égal au diamètre apparent de l’image que donne le microscope d’un objet de 1
micron quand la mise au point est effectuée pour un œil normal au repos ?
5. Une lunette astronomique munie d’un oculaire de 50 dioptries est d’abord mise au point
par un observateur à vue normale qui n’accommode pas. Dans quel sens et de combien
faut-il déplacer l’oculaire
a) Pour un myope dont le punctum remotum est à 60cm ?
b) Pour un hypermétrope dont le punctum remotum (virtuel) est à 100cm ?

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Chapitre 5. NOTIONS DE PHOTOMETRIE


5.1. GENERALITES
5.1.1. Définition

La photométrie est la mesure des grandeurs physiques relatives aux


rayonnements lumineux, telles que l’intensité lumineuse, le flux lumineux ou
l’éclairement, selon l’impression produite sur l’œil (voir lumière). Par extension, la
photométrie concerne également la mesure de l’énergie de tout rayonnement
électromagnétique. Ainsi, elle est utilisée dans des domaines aussi variés que la
photographie, l’astronomie ou l’industrie de l’éclairage électrique.
Les principes de la photométrie ont été énoncés pour la première fois par le
physicien et naturaliste allemand Johann Lambert vers 1760.

5.1.2. Types de photométries

On distingue généralement deux types de photométries : la photométrie


visuelle et la photométrie physique.
La photométrie visuelle représente l’ensemble des procédés où l’œil est utilisé
pour effectuer des comparaisons sur les lumières à étudier. Ces techniques ont leurs
limites car la quantité de lumière perçue par tout individu dépend de facteurs
physiologiques et psychologiques. Il est donc nécessaire de définir un dispositif capable
de rendre les mesures reproductibles et comparables. C’est pourquoi l’on utilise la
photométrie physique, permettant de comparer l’intensité de la source à mesurer à
celle d’une source étalon.
Chaque source lumineuse fournit un ensemble de radiations différentes et
l’étude des spectres lumineux (analyse spectrale) est très importante pour le choix des
sources lumineuses, d’autant plus que la sensibilité de l’œil est différente selon les
couleurs.
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Sensibilité de l’œil selon les couleurs

5.1.3. Angle solide

C’est l’espace situé entre une surface et un sommet. Il s’exprime en stéradian


.Le stéradian est l’angle solide qui, ayant son sommet au centre d’une sphère, découpe
sur la surface de cette sphère, une aire égale à celle d’un carré de côté égal au rayon
S
de cette sphère :  
R2

5.2. GRANDEURS ET UNITES PHOTOMETRIQUES


5.2.1. Grandeurs photométriques énergétiques

Le flux énergétique est la puissance transportée par l’ensemble des radiations


d’un faisceau lumineux (c’est l’énergie transportée par les photons transmis par unités

de temps). Son unité est le watt (W) :


L’éclairement énergétique ou l’irradiance est le flux reçu par unité de surface

(en W/m2) :

5.2.2. Grandeurs photométriques visuelles

À un flux énergétique déterminé correspond une impression visuelle qui


dépend de la longueur d’onde (ou de l’intervalle de longueurs d’onde) du
rayonnement. Cette impression est caractérisée par le flux lumineux du faisceau
exprimé en lumens.

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Les grandeurs photométriques visuelles sont définies pour le domaine visible.

5.2.2.1. Intensité lumineuse


Elle représente le flux lumineux dans une direction donnée. La somme de
toutes les intensités d’une source est égale à son flux.
Elle permet d’établir les courbes de répartition
photométrique des appareils d’éclairage. Symbole : I ;
unité : la candela (cd)


I Ω est l’angle solide (en stéradian sr)

Cette grandeur a été fixée arbitrairement. C’est à partir d’elle que l’on définit
toutes les autres unités.
Notons que la candela est l’intensité lumineuse, dans une direction donnée,
d’une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence 540.1012 Hz
(ce qui correspond approximativement à la fréquence à laquelle l’œil est le plus
sensible), et dont l’intensité énergétique dans cette direction est 1/683 watts par
stéradian.

5.2.2.2. Flux lumineux


Le flux lumineux est la quantité de lumière émise par une source lumineuse
dans un certain cône. Symbole : ou F ; unité : le lumen (lm)
  I . Ω : angle solide en stéradians (sr)
Le flux lumineux émis par une lampe est sa principale
caractéristique.
Le lumen est le flux émis par une source ponctuelle uniforme
de 1 candela dans un angle solide de 1 stéradian.
F
Une source lumineuse est caractérisée par son efficacité lumineuse k , k 
P
exprimée en lm.W–1 . P représente la puissance de la lampe en Watt

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5.2.2.3. Eclairement
Le flux lumineux produit par une source peut se répartir sur des surfaces
différentes donnant des effets différents. Il a donc fallu définir une unité de flux
lumineux par unité de surface, c’est l’éclairement. Symbole : E ; unité : le lux (lx)
  : Flux lumineux en lumens
E
S
S : surface en mètres carrés
Le lux est l’éclairement E d’une surface de 1 m2 recevant un flux lumineux de 1 lumen.

5.2.2.4. Luminance
Deux sources lumineuses peuvent avoir la même intensité lumineuse I, l’une
provoquera un éblouissement, l’autre pas. La différence est dans la luminance.
Symbole : L ; unité : la candela par mètre carrés (cd/m2)
I I : intensité lumineuse en candela
L
S
S : surface en mètres carrés
La luminance peut caractériser aussi bien une source lumineuse qu’une surface
réfléchissante.
La luminance, le quotient de l’intensité lumineuse dans une direction donnée
par l’aire de la projection orthogonale sur le plan perpendiculaire à cette direction.

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Version 2025
Les deux principaux modules de cette collection originale, testée et approuvée, mettent en œuvre
une approche intégrée de l’enseignement de la physique au collégial et sont adaptés à la réalité de
l’élève d’aujourd’hui et demain dans l’esprit du DASP.
Actuelle, attrayante et efficace, la facture visuelle de l’ouvrage du jour facilite la compréhension de
la matière et la formulation synthétique de bases de l’optique géométrique de telle sorte que les
concepts abordés dans les chapitres vont du concret vers l’abstrait et les explications s’appuient sur
des exemples réalistes. Au cours de prestations, l’élève est guidé par l’enseignant dans son
apprentissage au moyen de notions théoriques rigoureusement présentées et d’une stratégie de
résolution de problèmes appliquée dans les nombreux exemples inspirés et proposés dans la
présente brochure. Ces qualités pédagogiques adaptés au Domaine d’Apprentissage des Sciences
Physiques permettront à l’élève de réussir ses cours de physique au collégial et de témoigner de
l’efficacité de sa base à l’université.

A propos de l’auteur
KAMBALE MISONIA Archimède est né en 1987 à MUVALE/NZIAPANDA – RWESE,
un village situé en 37km au Sud - Est de la ville de Butembo, en Territoire de
LUBERO, Province du Nord- Kivu. Il est fils de KASEREKA KALANDA Edgard et
KATUNGU MUYALI Julienne.
K. M. Archimède est Licencié Agrégé en Pédagogie Appliquée de l’Institut
Supérieur Pédagogique de Bukavu au Sud-Kivu en R.D. Congo depuis 2019 au
département de physique après qu’il ait obtenu son diplôme de Graduat en
Mathématiques – Physique à l’Institut Supérieur Pédagogique de Muhangi à
Butembo au Nord-Kivu en R.D. Congo depuis 2015.
Il est également diplômé d’Etat Congolais en Mathématiques – Physique de l’Institut Mont – Lubwe
au Nord-Kivu en R.D. Congo depuis 2012 après avoir suivi l’Electronique Générale à l’Institut
Technique de Lukanga.
K.M. Archimède est Professeur des Sciences Physiques et Technologiques à l’Institut KAMBALI
(Collège Pie X) de Butembo au Nord-Kivu en R.D. Congo depuis 2019.
K.M.Archimède, depuis 2021, est Assistant au Département de Mathématiques – Physique à
l’Institut Supérieur Pédagogique de Oïcha (ISP-Oicha) au Nord-Kivu en R.D. Congo conformément à
la Décision N°16/ESU/ISP/OIC/CAB.DG/KKT/RKM/2021 du 21 Septembre 2021. Il enseigne les
cours de physique dans bien d’autres Institutions de l’ESU telles à l’ISP Beni, à l’ISTMPGL Butembo,
à l’ISP Kirumba,…
Courriel : [email protected], GSM : (+243)999817062, (+243)825097667
Collaborateurs :
1) KAKULE KAVUNGA Moise, Conseiller d’enseignement secondaire des ECP/3e CBCA Beni – Ville et
Territoire.
2) KAMBALE LOTUNALINDIRE Siméon, Professeur de Physique et Technologie à l’Institut KAMBALI
(Collège Pie X) de Butembo et Assistant au Département de Mathématiques – Physique à l’Institut
Supérieur Pédagogique de Muhangi à Butembo (ISP-Muhangi) au Nord-Kivu en R.D. Congo.
3) MAAGANO NGEKENYE Muyisa, DES et Chef des travaux au Département de Mathématiques –
Physique à l’Institut Supérieur Pédagogique de Muhangi à Butembo (ISP-Muhangi) au Nord-Kivu en
R.D. Congo.

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