CHAPITRE 1 : LA NATURE JURIDIQUE DE LA COUR DES COMPTES
SECTION 1 : SERVICE PUBLIC ET JURIDICTION ADMINISTRATIVE
SPECIALISEE ET FINANCIERE
§1 : Service Public
La Cour des comptes est un service public du pouvoir central créée par la
constitution aux termes des articles 178 et 179 de la Constitution. Elle est un service public
administratif spécialisé, dans sa fonction de soumettre le compte général de la république
chaque année avec ses observations.1 C’est dans ce cadre que la Cour des comptes assiste le
Parlement, l'Assemblée provinciale, l’organe délibérant de l’entité territoriale décentralisée, le
Gouvernement provincial et l’exécutif de l’entité territoriale décentralisée dans le contrôle de
l’exécution des lois et édits budgétaires et décisions budgétaires.
A cet effet, elle transmet chaque année au parlement, à l’assemblée provinciale
et à l’organe délibérant de l’entité territoriale décentralisée, ses observations sur le compte
général du pouvoir central, le compte général de la province et le compte général de l’entité
territoriale décentralisée. La Cour soumet chaque année aux institutions et organes précités un
rapport contenant ses observations, sur le projet de loi portant réédition des comptes, le projet
d’édit ou décision portant réédition des comptes du dernier exercice clos. A l’occasion de
chaque année budgétaire, elle saisit les institutions et organes précités de ses observations sur
le rapport d’exécutions du budget en cour de premier semestre.
A cet effet, il est fait obligation au gouvernement, aux gouvernements
provinciaux et aux collèges exécutifs des entités territoriales décentralisés de transmettre à la
Cour des Comptes au plus tard le 15aout de l’exercice considéré les éléments portant sur
l’exécution du budget au premier semestre. La Cour des Comptes comme service public joue
également le rôle de conseiller du Président de la République, du parlement, des assemblées
provinciales, d’organes délibérants des entités territoriales décentralisée, du gouvernement
central, du gouvernement provincial et de collège exécutif de l’entité territoriale décentralisée,
en matière des finances publiques.
A ce titre, elle procède à tout contrôle de la gestion des finances, et des biens
publics de l’Etat, sur requête du Président de la République, du parlement, de l’assemblée
provinciale et de collège exécutifs de l’entité territoriale décentralisée. Elle peut être associée
aux missions d’évaluation et de contrôle des différentes commissions des institutions et
organes précités. La Cour des comptes peut également offrir ses services à d’autre institution
1
31 VUNDUAWE te PEMAKO, Traité de droit administratif, Bruxelles, larcier, 2007, page
559. 32 Art. 34 al 2, loi sur la cour des comptes. 33 Art. 173, alinéa 1, Constitution, telle que
modifiée et complétée à ce jour. 34 Article 173 alinéa. 3, loi sur la Cour des comptes
en cas de demande d’assistance, elle pourra intégrer dans son domaine sectoriel, qui se
réserve le monopole de direction des enquêtes et de suites à leur donner. Dans ses
interventions, la cour des comptes peut recourir pour des enquêtes à caractère technique, aux
services de l’inspection, générale de finances et, le cas échéant, à d’autres corps de contrôle
ou à toute autre expertise. Les membres de la Cour des comptes ont la qualité des magistrats.
Le personnel de la Cour des comptes est soumis au statut du personnel de carrière des services
publics de l’Etat, ce sont donc des fonctionnaires. En conséquence, ils jouissent de tous les
privilèges de service que le statut reconnait aux agents de carrière de services publics, en
contrepartie ces personnes sont soumises aux mêmes obligations auxquelles le statut soumet
les fonctionnaires de l’Eta
§2 : Juridiction Administratives Spécialisée et
2.1. Juridiction Administratives Spécialisée
La constitution du 18 février 2006 telle modifiée à ce jour prévoit, l’existence
des ordres de juridiction, appelés à évoluer séparément dans les limites de leurs attributions. Il
s’agit d’un ordre des juridictions judiciaires placé sous le contrôle de la Cour de cassation, un
ordre administratif placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et la Cour constitutionnelle, qui
est une juridiction sui generis ou spécial.2
Les juridictions de l’ordre administratif sont constituées d’une part des
juridictions administratives de droit commun à savoir : le conseil d’Etat, les cours
administratives d’appel et les tribunaux administratifs, et d’autres parts, des juridictions
administratives spécialisées dont la Cour des comptes, les juridictions disciplinaires des
administrations publiques ou des ordres professionnels régis par les lois particulières. Le
constituant a prévu que la loi peut créer des juridictions spécialisées, les appellations de ces
juridictions dépendent d’un pays à un autre, elles sont variées et diverses selon les réalités
sociales qualifiées par les législateurs. En RDC, le constituant a opté pour l’appellation de
juridictions spécialisées en même temps, il a proscrit la création de toute autre juridiction
extraordinaire ou d’exception, et cela sous quelque dénomination que ce soit. Il faut entendre
par juridiction spécialisée, une juridiction à laquelle la loi attribue une matière bien
déterminée au regard de sa particularité, qui appelle à un traitement procédural particulier, au
regard d’une expertise ou d’un statut particulier qui impose cette matière à ceux qui sont
appelés à y statuer.
2
35 Art 34, alinéa 5,loi sur la Cour des comptes. 36Art.36, loi sur la Cour des comptes. 37
Art. 37, loi sur la Cour des comptes. 38 Art. 187, alinéa 1, loi organique sur la Cour des
comptes. 39 MUHINDO MALONGA Téléphore, Droit administratif et institutions
administratives, Butembo, PUG-CRIG, 2010, p.186. 40 Art. 149, alinéa 6, Constitution telle
que modifiée et complétée à ce jour. [10]
Parmi ces juridictions, on peut citer la Cour des comptes, les tribunaux de
commerce, le tribunal pour enfant, les juridictions militaires. La Cour des comptes est une
juridiction administrative spécialisée prévue par la Constitution. Elle est chargée de contrôler
dans les conditions prévues et fixées par la loi, de la gestion des finances de l’Etat, des biens
publics ainsi que les comptes des provinces, des entités territoriales décentralisées et des
organismes publics. Elle est régie par une loi organique, qui fixe sa composition, son
organisation et son fonctionnement.
La cour des comptes comme toutes les juridictions administratives spécialisées
sont rattachées aux cours et tribunaux de droit commun, par la loi, soit par voie d’appel soit
par voix de cassation selon le cas. En tant qu’une juridiction, la Cour des comptes exerce un
contrôle juridictionnel et un contrôle extra juridictionnel. Dans son contrôle juridictionnel, la
cour des comptes juge les comptes des comptables publics, des principaux assignataires de
recettes et des dépenses, déclare la gestion de fait, statue sur les fautes de gestion et prononce
les condamnations. Elle statue aussi sur les recours contre les arrêts définitifs rendus en
premier ressort. Elle statue enfin sur les révisions et en rétractation, ainsi que sur les renvois
après cassation.
A travers le temps et les âges, la cour des comptes est un service public dans
son volet de contrôle des finances publiques et d’audit, elle est aussi une juridiction
administrative, en tant que telle, elle juge des comptes publics. Nous étendre longuement sur
les compétences juridictionnelles des cours des comptes. Car, le contrôle juridictionnel
constitue la fonction originelle et traditionnelle de la cour des comptes.3
En RDC, la cour des comptes en tant que juridiction, sa composition est réglée
par la loi organique n 18/024 du 13 novembre 2018.L’article 8, le précise : la cour des
comptes est composée des magistrats du siégé et le procureur général près cette cour. Elle est
présidée par le premier président, ainsi que des présidents des chambres, des conseiller
maitres, des conseiller référendaires et des conseillers.
Le procureur général est assiste d’un ou plusieurs premiers avocats généraux et
d’un ou de plusieurs avocats généraux choisis, selon le cas, parmi les présidents des
chambres, les conseillers maitre et les conseillers référendaires. Le principe de l’inamovibilité
des magistrats, telle que reconnu a ces ceux du siège des cours et tribunaux de l’ordre
judiciaire, prévue par l’article 150 de la constitution, s’applique aux magistrats du siege de la
cour des comptes.
De tout ce qui précède sans caricature l’organisation d’une cour des comptes,
les cours de la France, Belgique, et de la RDC sont tous semblables du point de vue de la
3
Art 2,loi sur la cour des comptes
fonction juridictionnelle, elles sont structurées de la même manière u parquet fonctionne a
cote des chambres.
La constitution du 18 février 2006 telle modifiée à ce jour prévoit, l’existence
des ordres de juridiction, appelés à évoluer séparément dans les limites de leurs attributions. Il
s’agit d’un ordre des juridictions judiciaires placé sous le contrôle de la Cour de cassation, un
ordre administratif placé sous le contrôle du Conseil d’Etat et la Cour constitutionnelle, qui
est une juridiction sui generis ou spécial.
Les juridictions de l’ordre administratif sont constituées d’une part des
juridictions administratives de droit commun à savoir : le conseil d’Etat, les cours
administratives d’appel et les tribunaux administratifs, et d’autres parts, des juridictions
administratives spécialisées dont la Cour des comptes, les juridictions disciplinaires des
administrations publiques ou des ordres professionnels régis par les lois particulières. Le
constituant a prévu que la loi peut créer des juridictions spécialisées, les appellations de ces
juridictions dépendent d’un pays à un autre, elles sont variées et diverses selon les réalités
sociales qualifiées par les législateurs. En RDC, le constituant a opté pour l’appellation de
juridictions spécialisées en même temps, il a proscrit la création de toute autre juridiction
extraordinaire ou d’exception, et cela sous quelque dénomination que ce soit.
Il faut entendre par juridiction spécialisée, une juridiction à laquelle la loi
attribue une matière bien déterminée au regard de sa particularité, qui appelle à un traitement
procédural particulier, au regard d’une expertise ou d’un statut particulier qui impose cette
matière à ceux qui sont appelés à y statuer. Parmi ces juridictions, on peut citer la Cour des
comptes, les tribunaux de commerce, le tribunal pour enfant, les juridictions militaires. La
Cour des comptes est une juridiction administrative spécialisée prévue par la Constitution.
Elle est chargée de contrôler dans les conditions prévues et fixées par la loi, de la gestion des
finances de l’Etat, des biens publics ainsi que les comptes des provinces, des entités
territoriales décentralisées et des organismes publics.
Elle est régie par une loi organique, qui fixe sa composition, son organisation
et son fonctionnement. La cour des comptes comme toutes les juridictions administratives
spécialisées sont rattachées aux cours et tribunaux de droit commun, par la loi, soit par voie
d’appel soit par voix de cassation selon le cas. En tant qu’une juridiction, la Cour des comptes
exerce un contrôle juridictionnel et un contrôle extra juridictionnel. Dans son contrôle
juridictionnel, la cour des comptes juge les comptes des comptables publics, des principaux
assignataires de recettes et des dépenses, déclare la gestion de fait, statue sur les fautes de
gestion et prononce les condamnations. Elle statue aussi sur les recours contre les arrêts
définitifs rendus en premier ressort. Elle statue enfin sur les révisions et en rétractation, ainsi
que sur les renvois après cassation.
2.2. Juridiction Financière
LA COUR DES COMPTES, LA JURIDICTION FINANCIERE DE LA REPUBLIQUE
1.1. Finances publiques
Les Finances publiques sont d’après DUVERGUER Maurice, la science des
moyens par lesquels l’Etat et les autres entités se procurent et utilisent les moyens nécessaires
à la découverte des dépenses publiques par la répartition entre les individus des charges qui en
résultent. Pour Ahmed Silem et Jean-Marie, les finances publiques peuvent être appréhendées
comme étant l’ensemble des recettes et dépenses de l’Etat et des collectivités publiques et
ensuite, la discipline à la foi juridique et économique ayant pour objet l’analyse des recettes et
dépenses publiques 12
1.2. Contrôle des finances publiques
Pour la bonne gestion des biens de l’Etat, il est prévu un certain nombre de
contrôles, sur les personnes physiques ou morales qui bénéficient des fonds de l’Etat. En droit
positif congolais, le législateur distingue le contrôle administratif suivant l’article 111 de la loi
relative aux finances publiques, le contrôle juridictionnel, suivant l’article 123 de la loi sur les
finances publiques et le contrôle politique consacré par l’article127 de la loi relative aux
finances publiques. Le contrôle administratif est celui que l’administration opère sur ses
services. Dans ce contrôle, l’on note, le contrôle exercé par le contrôleur budgétaire.
Celui-ci est a priori, visant tous les actes portant engagement, liquidation et
ordonnancement. Ils sont soumis à son visa préalable notamment : le contrat, arrêtés, mesure
ou décision émanant d’un responsable d’institution, d’un ministre, d’un responsable de
service déconcentré ou d’un fonctionnaire habilité de l’administration. suivant l’article 116 de
la loi relative aux finances publiques, le contrôle exercé par l’ordonnateur porte sur la
régularité des opérations des recettes et des dépenses, l’exhaustivité de leur enregistrement,
l’efficacité de la dépense en conformité avec le budget, le suivi et la maitrise des couts en
relation avec la mise en œuvre des relations, des activités programmées suivant l’article 116
de la loi y relative. Le contrôle exercé par le comptable public qui porte sur la réalisation des
recettes l’exécution des dépenses, l’exécution ainsi que la gestion du patrimoine14.
Le contrôle de l’Inspection Générale des Finances est aussi administratif, cette
institution dispose d’une compétence générale en matière de contrôle des finances et des biens
publics15. Le contrôle juridictionnel est exercé par la Cour des comptes qui est l’institution
supérieure de contrôle des finances publiques, consacrée par l’article 180 de la constitution,
elle réalise un contrôle juridictionnel et extra juridictionnel16. Le dernier contrôle est exercé
par le Parlement, les Assemblées provinciales et les organes délibérants des entités
territoriales décentralisées. En réalité, c’est un contrôle politique. Le contrôle politique sur
l’exécution du budget est en quelque sorte l’aboutissement de tous les autres. Il est a priori,
c’est-à-dire en cours d’exécution de la loi budgétaire et à posteriori, lors du vote de la loi. 4
1.3 Contrôle budgétaire
Elle contrôle les comptes des comptables publics et aussi elle une compétence
pour effectue des contrôles des finances de L’Etat.
Confortement a l’article 3 de la loi organique n 18/024 du 13 novembre 2018,la cour des
comptes est l’institution supérieure de contrôle des finances et des biens publics en RDC. Elle
est une juridiction financière ayant compétences sur toute l’étendue du territoire national, elle
contrôle la régularité des recettes et des dépenses publiques, et aussi vérifier leur conformité a
la loi budgétaire.
Les juridictions financières sont indépendantes des pouvoirs publics. Dans le
cadre prévue par la loi, elles définissent librement leur programme de travail, sont dotées de
pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place, adoptent librement leurs conclusions et jouissent
d’une liberté éditoriales. Précisément dans le débat public grâces a leurs publications, elles ses
veulent utiles aux décideurs comme aux citoyens et contribuent activement a l’amélioration
de la gestion publique et de ses résultats. créé en 1807, la cour des comptes, dont le rôle est
décrit a l’article 47-2 de la constitution, se situe a équidistance du parlement et gouvernement,
qu’elle assiste tous deux. Elle contribue par ses rapports publics a l’information des citoyens.
La cour et les chambres régionales et territoriales des comptes(CRTC) exercent
depuis 1982 une triple compétence sur les collectivités territoriales et leurs établissements
publics. Jugement des comptes des comptables publics, examen de la gestion et contrôle des
actes budgétaires. Elles participent également a l’évaluation des politiques.
D’autres institutions indépendantes sont associées a al cour des comptes ou
placées auprès d’elle, le conseil des prélèvements obligatoires est charge d’apprécier
l’évolution et l’impact économique, social et budgétaire de l’ensemble des prélèvements
obligatoires, et de formuler des recommandations a leur égard.
4
BUABUA Wa KAYEMBE Matthias. Les finances publiques Congolaises, Kinshasa, édition,
Universitaires et Africaine, 2013, p.18. 13 Art 111, loi relative aux finances publiques
Cree par la loi organique du 17 décembre 2012, le haut conseil des finances
publiques contribue a la surveillance des finances publiques en formulant des avis sur les
projets de loi de finances.
Parmi les institutions associées à la cour des comptes, figure également la
commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins.5
SECTION 2 : MISSIONS ET COMPETENCES
§1 : Entant qu’institution supérieure de gestion des finances et bien public et
Evaluatrice des Politiques, Programmes et Action Publique
§2 : Conseillère et Commissaire aux comptes de l’Etat
CHAPITRE 2 : PROCEDURE ET GARANTIES DE L’ACTION DE LA COUR DES
COMPTES
SECTION 1 : Procédure Extra Juridictionnelle et Juridictionnelle
§1 : Procédure extra juridictionnelle
§2 : Procédure Juridictionnelle
SECTION 2 : Garanties de l’action de la Cour des Comptes
§1 ;
§2 :
CONCLUSION
5
Art. 138, loi sur la Cour des comptes. 98 Art. 34, loi sur la Cour des Comptes. 99 Art. 141,
147, loi sur la Cour des comptes 100 Article 141, loi sur la Cour des Comptes