à machoires (Figure 3) :
a. Mâchoires à fermeture totale
(« blind rams ») : permettent
d’obturer totalement le puits et
de faire étanchéité en
l’absence de tout élément dans
le puits ;
b. Mâchoires à fermeture sur tiges
(« pipe rams ») : ne se ferment
que sur des tubes d’un
diamètre défini. Il existe
également des obturateurs à
mâchoires à diamètre variable
(« variable-bore rams ») : elles
se ferment et étanchent sur des
tubes de diamètres variables ;
Figure 3 : Schéma de principe des obturateurs à
c. Mâchoires à fermeture
mâchoires (Source : internet)
cisaillante (« blind shear
rams ») : permettent de cisailler
des éléments tubulaires
(typiquement des tiges de
forage mais pas des
2
cuvelages ) et d’obturer et de
rendre totalement étanche le
puits.
Les obturateurs disposent de joints (ou garniture) en élastomère pour assurer
l’étanchéité.
4.4.2 ASSEMBLAGES D’OBTURATEURS EN FONCTION DE LA PRESSION
Le nombre et types d’obturateurs à mettre en place sur l’assemblage (« stack ») est
fonction de la pression maximale attendue en tête de puits (Maximum Anticiped
Surface Pressure). Ces assemblages de mâchoires sont définis dans :
L’arrêté du 14/10/2016 relatifs aux travaux de recherches par forage et
d’exploitation par puits de substances minières (art. 52) ;
l’API 53.
Le tableau 2 indique les exigences de la règlementation française (lignes grisées) ainsi
que les différentes combinaisons possibles au sens de l’API 53 en ne considérant que
les cas avec un seul obturateur annulaire.
2 Certaines mâchoires dites « super-shear » permettent également le cisaillement des cuvelages.
Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 18 sur 53
Tableau 2 : Exigences de la règlementation française selon la valeur du MASP
MASP Nombre Présence obligatoire des technologies suivantes
(en bar) minimum Obturateur Mâchoires Mâchoires à Mâchoires à
d’obturateurs à annulaire à fermeture fermeture fermeture
installer sur tige totale cisaillante
(classe du BOP)
2 0 1* 1 0
< 210
2 0 1 0 1
3 0 2 1 0
3 0 2 0 1
< 350
3 1 1 1 0
3 1 1 0 1
4 1 2 1 0
< 700
4 1 2 0 1
5 1 3 0 1
> 700 5 1 3 1 0
5 1 2 1 1
Arrangement similaire à celui d’un BOP de classe 5
>1030 6 + 1 obturateur supplémentaire résultant d’une analyse de
risques spécifique (5 obturateurs également autorisés).
(*) Dans le cas de plusieurs diamètres de tige possibles et en l’absence d’obturateur annulaire, des
obturateurs à fermeture sur tige de diamètres adaptés au train de tige doivent être mis en place, ou
alors un obturateur à diamètre variable (VBR).
Selon de bonnes pratiques de compagnies pétrolières, l’obturateur le plus proche de
la tête de puits (celui du bas) ne peut pas être un obturateur à diamètre variable
(« variable-bore rams »).
Selon de bonnes pratiques de compagnies pétrolières, la mise en place d’un
obturateur à machoires cisaillantes est requise pour les puits, considérés critiques,
suivants :
installés à proximité de zones habitées ;
de gaz (quelle que soit la MASP) ;
d’huile, de MASP > 276 bar et d’une concentration en H2S > 10 % ;
disposant de pompes immergées ;
dirigés et disposant de plusieurs galeries de prélèvement en fond de puits
(Smart Well Completions).
4.4.3 COMMANDE DES BOP OU CENTRALE HYDRAULIQUE
Tous les obturateurs sont à commande hydraulique et fonctionnent suivant le principe
de vérins hydrauliques double effet, c’est-à-dire ayant deux directions de travail. Le
principe est d’avoir une réserve de fluide sous pression (accumulateurs), disponible à
chaque instant pour assurer la fermeture ou l’ouverture des obturateurs. Les positions
d’ouverture et de fermeture sont sécurisées par un dispositif dédié.
Une unité de commande est composée d’un ensemble de pompes qui se mettent en
marche et s’arrêtent automatiquement, de manière à maintenir une pression constante
dans les accumulateurs qui constituent la réserve de fluide hydraulique moteur (voir
schéma de principe ci-après).
Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 19 sur 53
Figure 4: Schéma de fonctionnement d'une unité de commande reliée à un BOP
Sommairement, une bouteille d’accumulateur est composée de 2 parties séparées par
une vessie en caoutchouc3 :
d’un côté, un volume de gaz inerte (p.e. azote ou hélium) est pré-comprimé ;
cette opération s’appelle la précharge ;
de l’autre côté, un volume de fluide hydraulique variable. Suivant le volume
pompé à l’intérieur depuis le réservoir de fluide hydraulique, la pression varie.
Le volume de fluide hydraulique utilisable, compris entre 2 niveaux de pression,
représente le volume utile de fluide moteur de commande des obturateurs
installés.
Dans une unité de commande, telle que montrée à titre d'exemple dans la figure ci-
avant, deux systèmes de pompage sont nécessaires. Le système de pompage
primaire, démarre automatiquement à 90 % de la pression de consigne. Le système
de pompage secondaire, démarre automatiquement à 85 % de la pression de
consigne. Le fonctionnement simultané des 2 systèmes de pompage permet la charge
complète en fluide moteur des accumulateurs en moins de 15 minutes. Le
fonctionnement d’un seul système de pompage doit permettre la charge des
accumulateurs en moins de 30 minutes. Chaque système de pompage permet
d’actionner les obturateurs en l’absence d’accumulateurs. Les systèmes de pompage
sont équipés de dispositifs de protection de pression haute (pour prévenir l’éclatement
des accumulateurs) comprenant :
un dispositif automatique d’arrêt de pompage ;
3D’autres technologies d’accumulateurs peuvent être employées comme des accumulateurs à piston.
Toutefois, pour les applications Onshore, la vessie caoutchouc est la plus employée.
Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 20 sur 53