Figure 4: Schéma de fonctionnement d'une unité de commande reliée à un BOP
Sommairement, une bouteille d’accumulateur est composée de 2 parties séparées par
une vessie en caoutchouc3 :
d’un côté, un volume de gaz inerte (p.e. azote ou hélium) est pré-comprimé ;
cette opération s’appelle la précharge ;
de l’autre côté, un volume de fluide hydraulique variable. Suivant le volume
pompé à l’intérieur depuis le réservoir de fluide hydraulique, la pression varie.
Le volume de fluide hydraulique utilisable, compris entre 2 niveaux de pression,
représente le volume utile de fluide moteur de commande des obturateurs
installés.
Dans une unité de commande, telle que montrée à titre d'exemple dans la figure ci-
avant, deux systèmes de pompage sont nécessaires. Le système de pompage
primaire, démarre automatiquement à 90 % de la pression de consigne. Le système
de pompage secondaire, démarre automatiquement à 85 % de la pression de
consigne. Le fonctionnement simultané des 2 systèmes de pompage permet la charge
complète en fluide moteur des accumulateurs en moins de 15 minutes. Le
fonctionnement d’un seul système de pompage doit permettre la charge des
accumulateurs en moins de 30 minutes. Chaque système de pompage permet
d’actionner les obturateurs en l’absence d’accumulateurs. Les systèmes de pompage
sont équipés de dispositifs de protection de pression haute (pour prévenir l’éclatement
des accumulateurs) comprenant :
un dispositif automatique d’arrêt de pompage ;
3D’autres technologies d’accumulateurs peuvent être employées comme des accumulateurs à piston.
Toutefois, pour les applications Onshore, la vessie caoutchouc est la plus employée.
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une soupape s’ouvrant à une pression maximale de 110 % de la pression de
travail des accumulateurs (les dispositifs de types évents d’explosion ou
disques de rupture sont interdits).
Le fluide hydraulique est distribué jusqu’aux obturateurs par un jeu de vannes 4 voies
(une vanne par obturateur) et un manifold. La pression du fluide de commande est
généralement (pour une pression maximale de travail de 3000 psi ~ 210 bars) de :
1 500 psi pour les obturateurs à mâchoires et l’annulaire ;
3 000 psi pour un obturateur à mâchoires cisaillantes. Des unités hydrauliques
de 5000 psi peuvent être également employées pour augmenter la capacité de
coupe des mâchoires cisaillantes (tête de puits de fort diamètre et travaillant
sous forte pression par exemple).
Chaque vanne 4 voies est actionnable directement sur la centrale hydraulique et
depuis la cabine du foreur. De plus, suivant l’analyse de risques pratiquée par
l’exploitant, un poste de commande de secours à distance peut être installé. Selon
certaines bonnes pratiques professionnelles un poste de commande à distance est
obligatoire ; le panneau de commande de secours doit être à une distance minimale
(depuis la tête de puits) de 18 mètres (60 pieds) pour un puits d’huile et de 30,5 mètres
(100 pieds) pour un puits de gaz.
L’article 54 dans ses alinéas 3, 4, 8, 9 et 5 (relatif au forage en mer) reprend les
exigences et bonnes pratiques exposées ci-avant.
L’obturateur annulaire bénéficie quant à lui d’un circuit dédié, où un régulateur permet
le réglage de la pression en fonction des besoins (par exemple, suivant les diamètres
de tiges présentes dans le puits).
Le panneau de commande est constitué, a minima, des éléments suivants :
manomètres indiquant les pressions dans :
o le/les accumulateurs,
o le manifold,
o l’obturateur annulaire si présent et opérationnel,
o le réseau d’air instrument quand les commandes sont pneumatiques4 ;
une commande du régulateur de pression de l’obturateur annulaire (si présent
et opérationnel) ;
les commandes d’ouverture et de fermeture des obturateurs à mâchoires ;
dans le cas où un obturateur à mâchoires cisaillantes est installé, le bouton de
commande est protégé d’un capuchon qui déclenche une alarme sonore et
visuelle (différente de l’alarme H2S) quand il est manipulé (bonnes pratiques).
4.5 LIGNES DE DÉCHARGE ET DE CONTRÔLE
Une fois le puits fermé, le contrôle des venues est généralement assuré via deux
groupes de conduites annexes, qui partent latéralement du BOP (souvent à partir
d’une pièce nommée « drilling spool ») ; la ligne de décharge (« choke line ») et la ligne
de contrôle (« kill line »). Sommairement :
la ligne de décharge permet de réguler l’évacuation de la surpression provenant
du puits par l’intermédiaire d’une duse ;
4 Des système électrohydrauliques peuvent également être employés.
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la ligne de contrôle permet l’injection d’eau, de boue de plus haute densité ou
de ciment.
Les départs de ces lignes sont installés entre 2 obturateurs ou entre l’obturateur le plus
bas et la tête de puits. Ceci afin de permettre :
l’étanchéité sur la tige de forage et la fermeture du puits ;
la circulation des fluides de forage pour l’équilibrage des pressions et l’envoi
éventuel vers un séparateur gaz/boue ou autre traitement (cf. schéma suivant).
Figure 5 : Schéma synthétique des équipements intervenant dans le contrôle d’une venue
(Source : internet)
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