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 les interventions de reconditionnement (workover) : ces interventions sont

qualifiées d’interventions lourdes (au sens de la sécurité) car elles impliquent


de neutraliser le puits et de remplacer la tête de puits de production par un BOP.

4.2 DESCRIPTION SOMMAIRE DE LA PROCÉDURE DE CONTRÔLE DES VENUES

4.2.1 VENUE ET RISQUES ASSOCIÉS


Pour rappel, une venue correspond à une entrée involontaire de fluides provenant
d’une formation géologique dans le sondage ou dans le puits. Le non-contrôle d’une
venue peut conduire à une éruption de puits et aux phénomènes dangereux associés
(explosion, incendie, rejet toxique et/ou pollution).

4.2.2 CAUSES POSSIBLES DE VENUE


Une venue survient quand la pression à l’intérieur du puits est inférieure à la pression
de pore de la formation géologique traversée. Les causes classiques de venues sont :
 en cours de forage :
o densité de boue trop faible (mauvaise estimation de la pression de
gisement au moment de l’établissement du programme de forage,
erreurs de composition en surface, boue gazée, arrêt de circulation…),
o pertes de boue dans les formations traversées,
o collision avec un puits en production,
 en cours de manœuvre :
o mauvais remplissage du puits ou de la garniture,
o phénomène de pistonnage au moment du retrait de la garniture,
 pendant la prise du ciment ; venue dans l’espace annulaire « trou-casing » liée
à la baisse de densité du ciment au moment du séchage. Ce phénomène
normal, est pris en compte lors de l’élaboration du programme de cimentation.

4.2.3 DÉTECTION D’UNE VENUE


La détection précoce des venues est un enjeu essentiel de la sécurité des forages.
Cette détection est principalement réalisée par le personnel de forage à partir de
différentes alarmes et/ou d’analyses de mesures réalisées par le personnel. Plusieurs
méthodes de détection, de précision et de précocité variables, sont généralement
mises en œuvre en parallèle :

 la vitesse d’avancement (« Rate Of Penetration ») : il est généralement noté


que la vitesse de pénétration de l’outil augmente lorsque celui-ci rencontre une
zone à pression anormale (du fait que la formation y est moins compactée). Le
suivi de la vitesse d’avancement, corrélé à d’autres indicateurs, peut donc aider
à la détection précoce d’une venue ;

 la mesure directe du débit de boue en sortie du puits : c’est la méthode de


détection la plus directe et la plus précoce d’une venue. Elle repose sur la
comparaison du débit de boue en entrée (Qin) et en sortie du puits (Qout). Si
Qin > Qout : indice de perte ; si Qin < Qout : indice de venue. Le débit entrant étant
généralement fixe, une variation significative du débit en sortie du puits est un
indicateur d’une venue ou d’une perte. La technologie la plus avancée est celle

Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 14 sur 53


du débitmètre Coriolis qui est généralement employé pour les forages Hautes
Températures / Hautes Pressions;

 le niveau de boue dans les bacs : Cette méthode est la plus couramment utilisée
mais présente une plus grande inertie que la précédente ; la boue circulant en
circuit fermé, son volume global (dans le puits et dans les bacs) est
théoriquement constant, à quelques corrections près que le foreur peut calculer.
Une modification du volume de boue dans les bacs sera donc un signe de
déséquilibre du puits. En particulier, une venue se manifestera par une
augmentation du niveau des bacs et les seuils d’alarmes sont réglés par le
foreur dans cet objectif. Selon des bonnes pratiques professionnelles, par cette
approche, une venue d’un volume équivalent à 10 barils (~1 600 litres) peut être
détectée. Elles précisent par ailleurs, que pour assurer la fiabilité de la mesure
de niveau, 2 indicateurs de niveau doivent être installés (1 mécanique ou
électro-mécanique et 1 ultra-sonique) ;

 la densité de la boue en sortie du puits : une diminution de la densité de la boue


peut être un indicateur d’une venue de gaz, d’huile ou d’eau dans le puits. Une
diminution sensible sera généralement un indicateur de venue de gaz ;

 la teneur en gaz de la boue : il s’agit d’une mesure de la variation de la quantité


d’hydrocarbures gazeux présents dans le mélange gaz-air (gaz total) en sortie
du dégazeur (mesurée en continu). Une analyse par chromatographie permet
de préciser la teneur des différents composants du gaz (C1 à C5). Il faut noter
qu’une boue gazée n’est pas nécessairement un indice de venue. Le forage
peut traverser une formation contenant du gaz, ce qui va provoquer une
augmentation de la teneur en gaz de la boue, sans que le puits soit en
déséquilibre de pression ;

 la détection de gaz en surface : c’est le stade ultime de la détection d’une venue.


Pour cela, un certain nombre de capteurs de détection de gaz (hydrocarbures
gazeux, CO2, H2S) sont disposés à différents endroits de la plate-forme ; en
particulier au niveau de la sortie du puits (goulotte), sur le plancher de forage,
dans la cave, au niveau des bacs à boue, etc. La détection de gaz entraine une
alarme.

Une venue peut-être également détectée par la mesure du poids de la garniture


(généralement au crochet). En effet, une augmentation du poids mesuré est
significative d’une baisse du poids apparent de la garniture dans le puits, une baisse
du poids apparent est significative d’une baisse de la densité des boues et donc d’une
venue. Toutefois, le volume nécessaire de venue pour une détection rend cette
dernière trop tardive pour être retenue en prévention du risque d’éruption de puits.

4.2.4 MAITRISE D’UNE VENUE


Lorsqu’une venue est détectée, le puits est d’abord fermé (le trépan est le plus souvent
remonté pour ne pas perturber la fermeture du BOP) et la circulation arrêtée, de
manière à observer le puits. La lecture de la pression en tête des tiges de forage
permet de déterminer la pression de pore ppore régnant dans la formation. Pour rétablir
l’équilibre du puits, le foreur va devoir instaurer une pression au fond supérieure à cette
pression de pore ppore.

Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 15 sur 53


Pour cela, il va faire circuler dans le puits une boue « lourde », c’est-à-dire de densité
requise pour contrer la pression de pore ppore. Cette boue lourde est pompée soit par
l’intérieur des tiges de forage (si celles-ci et ne sont pas obstruées), soit par
l’intermédiaire de la « kill line ». La boue lourde va ainsi remplacer progressivement la
boue trop légère, qui sera évacuée par la « choke line ».
Tout au long de ce processus, la pression en tête de la « choke line » sera régulée,
par l’intermédiaire des duses situées sur le « manifold » de duses, de façon à ce que
la pression exercée au fond du puits soit maintenue constamment au-dessus de la
pression de formation.
À partir du « manifold » de duses, l’effluent sera dirigé, selon sa nature, vers les
bassins, les tamis vibrants, le dégazeur ou la torche.
Il existe principalement deux procédures types de contrôle des venues, la méthode du
foreur (« driller’s method ») et la méthode « wait and weight ». Ces méthodes sont
décrites dans l’API RP 59.

En cas de venue par l’intérieur de la garniture de forage, un BOP interne (p.e. gray
valve) pourra être placé au sommet du train de tiges. Ce type de dispositif doit être
disponible sur le plancher de forage notamment à l’approche et pendant la traversée
des couches géologiques contenant la ressource minière à haute pression (art. 57 de
l’arrêté du 14/10/2016 relatifs aux travaux de recherches par forage et d’exploitation
par puits de substances minières). Selon les bonnes pratiques de professionnels, un
BOP interne pouvant être installé sur chaque diamètre de tiges employées sur le
chantier de forage doit être disponible.

4.3 POSITIONNEMENT D’UN BOP


Le BOP est positionné entre la tête de puits (extrémité du puits en surface) et le
plancher de forage (« rotary table ») permettant les opérations de forage proprement
dites. La figure ci-dessous présente un exemple de configuration avec 3 obturateurs à
mâchoires (rams), un obturateur annulaire (« annular ») ainsi que les départs des
lignes de contrôle et de décharge (« Kill line » et « Choke line »).

Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 16 sur 53


Figure 1 : Représentation schématique d’un BOP (extrait de la norme API 53)

4.4 COMPOSITION D’UN BOP OU ASSEMBLAGE D’OBTURATEURS DE PUITS

4.4.1 DIFFÉRENTS TYPES D’OBTURATEURS

La fonction de fermeture du puits est assurée par plusieurs types d’obturateurs. Le


nombre d’obturateurs est dépendant de la pression du puits (cf. § 4.3.2.). On distingue,
différents types obturateurs :
 Annulaires (Figure 2) :
Obturateurs annulaires
(« annular preventers ») :
peuvent se fermer et étancher
sur n’importe quel diamètre de
tubulure et même sur le puits en
l’absence de tout élément dans
le puits. Ils permettent la
manœuvre du train de tiges, le
puits étant fermé et sous
pression (« stripping »).
Figure 2 : Schéma de principe des obturateurs
annulaire (Source : internet)

Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 17 sur 53


 à machoires (Figure 3) :
a. Mâchoires à fermeture totale
(« blind rams ») : permettent
d’obturer totalement le puits et
de faire étanchéité en
l’absence de tout élément dans
le puits ;
b. Mâchoires à fermeture sur tiges
(« pipe rams ») : ne se ferment
que sur des tubes d’un
diamètre défini. Il existe
également des obturateurs à
mâchoires à diamètre variable
(« variable-bore rams ») : elles
se ferment et étanchent sur des
tubes de diamètres variables ;
Figure 3 : Schéma de principe des obturateurs à
c. Mâchoires à fermeture
mâchoires (Source : internet)
cisaillante (« blind shear
rams ») : permettent de cisailler
des éléments tubulaires
(typiquement des tiges de
forage mais pas des
2
cuvelages ) et d’obturer et de
rendre totalement étanche le
puits.
Les obturateurs disposent de joints (ou garniture) en élastomère pour assurer
l’étanchéité.

4.4.2 ASSEMBLAGES D’OBTURATEURS EN FONCTION DE LA PRESSION


Le nombre et types d’obturateurs à mettre en place sur l’assemblage (« stack ») est
fonction de la pression maximale attendue en tête de puits (Maximum Anticiped
Surface Pressure). Ces assemblages de mâchoires sont définis dans :
 L’arrêté du 14/10/2016 relatifs aux travaux de recherches par forage et
d’exploitation par puits de substances minières (art. 52) ;
 l’API 53.
Le tableau 2 indique les exigences de la règlementation française (lignes grisées) ainsi
que les différentes combinaisons possibles au sens de l’API 53 en ne considérant que
les cas avec un seul obturateur annulaire.

2 Certaines mâchoires dites « super-shear » permettent également le cisaillement des cuvelages.

Réf. : INERIS- DRA-18-171525-10838C Page 18 sur 53

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