Pfe Elmandour Final
Pfe Elmandour Final
Réalisé par :
Asma ELMANDOUR
Messaoudi Abderrahman
Année Universitaire :
2019-2020
Remerciements
Je remercie DIEU, le tout puissant de m’avoir accordé volonté et
courage pour accomplir ce travail.
Asma Elmandour
Dédicaces
Ce travail est dédié également à toute la famille et à tous mes amis sans
exception qui croient à mes capacités et qui n'ont cessé d'être pour moi
des exemples de persévérance, de courage et de générosité.
Asma ELMANDOUR
Sommaire
LISTE D’ABREVIATION
RESUME
INTRODUCTION GENERALE.
CONCLUSION GENERALE.
BIBLIOGRAPHIE.
This research paper contains the concept of the competency management and its
relation to the strategies and performances of such firm. Moreover, it realizes the reason
why each firm must be careful to detect its need in terms of competence; also each firm
has to invest in its human capital. Furthermore, it has to better manage its intellectual
assets by emphasizing the different rules that the human resources management function
can play in a proactive approach.
« Prenez-moi tous mais laissez-moi mes hommes et je reconstruirai »
Henry Ford
Introduction générale :
1
La distance croissante entre les salariés et leur entreprise fait régulièrement
l’objet d’études sociologiques ou d’articles dans les médias: l’ensemble de ces
réflexions met en évidence le malaise de l’homme au travail et notamment son manque
de motivation grandissant par rapport à un poste qu’il occupe sans en comprendre la
finalité.
Il existe certes, une impressionnante palette de leviers sur lesquels les DRH ou
RRH jouent plus ou moins selon les situations, afin de motiver les collaborateurs de
l’entreprise : la rétribution, l’intérêt du poste, les conditions de travail, le management
direct, le développement des compétences, l’ambiance de travail … autant d’outils
indispensables à la motivation du salarié. On peut être motivé par une politique de
rémunération attractive, un manager bien formé, une ambiance de travail conviviale,
une politique de développement des compétences qui permet de bénéficier de
formations régulièrement … ou par un subtil dosage de ces divers ingrédients.
Trop peu d’entreprises cherchent à répondre à l’une des questions clefs de leurs
salariés : « quelle est la raison d’être de ma présence dans cette entreprise ? », se privant
ainsi d’un levier d’action puissant sur la motivation de leurs collaborateurs, donc sur
leur propre performance. Deux pistes de réflexion peuvent permettre d’apporter un
début de réponse à cette interrogation :
– une réflexion sur les « valeurs » (ou le projet) qui sont en lien avec cette
stratégie et que l’entreprise souhaite véhiculer en externe et en interne.
Mais afin que ces réflexions ne restent pas au stade de l’incantation, elles
doivent être non seulement relayées (et c’est là, le rôle de la communication interne),
2
mais aussi incarnées dans le quotidien des collaborateurs : les compétences ont alors
une place privilégiée dans ce dispositif. Il s’agira en effet, à côté des compétences
classiques (telles que la maîtrise de notions comptables de base ou la connaissance des
processus en œuvre dans l’entreprise) :
Une fois ce travail accompli, tous les outils RH traditionnels (évaluation, plan de
formation ou de développement des compétences, fixation et évaluation des objectifs
annuels…) pourront être adossés à cette réflexion sur les compétences et seront d’autant
plus pertinents qu’ils seront porteurs de sens pour le salarié.
Le premier chapitre aura comme but de mettre l’accent sur la différente notion en
relation avec la gestion des compétences à savoir l’employabilité, flexibilité…ainsi
que donner une vision claire sur l’évolution de la gestion par les RH passant d’une
gestion prévisionnel des effectifs à la gestion des compétences.
Enfin et dans un troisième chapitre, nous allons procéder à une étude empirique,
prenant le cas de CHU MED6 Marrakech.
4
5
CHAPITRE I : Développement de la fonction RH
6
Tableau 1 :La mise en place d’une gestion prévisionnelle des effectifs
chez Kodak-Pathé
Cette époque a été caractérisée par : Une prévision des affectations individuelles
conformes aux besoins de l’entreprise et aux aspirations des individus à travers la
Gestion prévisionnelle des carrières appliquée aux cadres. Ses outils habituels sont la
7
définition de fonction, l’appréciation du potentiel. Cette conception de la gestion
prévisionnelle s’est révélée à l’usage trop centré sur les individus et pas assez
organisationnel
L’école des relations humaines (Elton Mayo, Kurt Lewin, Abraham Maslow,
Jacob Levy Moreno) a réalisé 3 apports majeurs en termes de reconnaissance des
besoins des travailleurs :
Dans le début des années 1970, Merlin-Gerin s’efforce de donner un caractère intégré
à sa gestion du personnel. Elle se consacre d’abord aux cadres. Une équipe de
Développement et Formation des Cadres apporte une aide à la hiérarchie dans ce
domaine. Une commission de 12 à 15 dirigeants, nommés par le Secrétaire Général, se
réunit régulièrement avec cette équipe, notamment pour actualiser les classifications de
postes et proposer les personnes à promouvoir. Tous les postes ont été évalués et
classés en dix niveaux, correspondant à une plage de salaire. Un entretien annuel de
carrière est systématisé. De plus, des plans de carrière sont établis pour les cadres à
haut potentiel et des plans de remplacement pour chaque poste. Ces derniers sont
actualisés chaque année. Le développement personnel sert de guide dans l’élaboration
de plans de formation réalisés en application de la toute nouvelle loi de juillet 1971.
8
3. L'ère de l’entreprise citoyenne :"La gestion prévisionnelle des
emplois 1980"
9
informé du travail réalisé.
10
de construire son projet professionnel. Le personnel est invité, et aidé, à «apprendre à
apprendre», dans ou hors de l’entreprise.
2. Définition
11
obligation de négociation triennale qui doit permettre d'éviter les restructurations
brutales.
La GPEC (en anglais, strategic workforce planning) est composée par l'ensemble
des démarches, procédures et méthodes ayant pour objectif de décrire et d'analyser les
divers avenirs possibles de l'entreprise en vue d'éclairer, d'analyser et d'anticiper les
décisions concernant les ressources humaines.
3. Concepts et notions
- La gestion des RH
La gestion des ressources humaines, ou gestion du personnel, est une des bases
fondamentales qui permettent le développement de tout organisme professionnel, il
s’agit d’une activité qui vise à améliorer la communication transversale, tout en faisant
respecter l’organigramme de l’entreprise.
En effet c’est un ensemble de pratiques du management, ayant pour objectif de
mobiliser et développer les ressources humaines, afin d’obtenir une plus grande
productivité et une meilleure qualité de travail.
- La compétence
- La démarche compétence :
- D’une part, celui de l’engagement effectif des compétences des salariés dans le
cadre de leurs activités de travail (au sens où l’on engage des forces dans une bataille) :
C’est ici essentiellement une affaire d’organisation du travail et de management.
- D’autre part, celui de la formalisation des règles et des outils permettant cette
mobilisation des compétences. Cette instrumentation correspond à trois besoins :
Nommer, développer et reconnaître les compétences.
- L’employabilité:
- L’anticipation :
13
C’est un élément avantageux qui prend la GPEC comme une gestion anticipative
et préventive des ressources humaines, visant à détecter et à résoudre en amont des
questions relatives à l’évolution des métiers, des emplois et des compétences, en
fonction des contraintes de l’environnement de l’entreprise, ou du groupe, et de ses
choix stratégiques, adaptée aux spécificités de l’entreprise, ou du groupe, aux enjeux de
ses acteurs, et proportionnée à ses ressources.
14
CHAPITRE II : La démarche de la gestion de
compétence.
15
La gestion des compétences est un outil transversal du processus RH, elle a
comme objectif principal l’optimisation des performances, de l’employabilité, et de la
compétitivité de l’entreprise afin de la rendre porteur sur un marché caractérisé par une
concurrence internationale accrue causée de la mondialisation, et le progrès technique et
technologique.
D’une part Cet outil vise à faire une concordance entre les compétences dont
l’entreprise a besoin et celle disponible dans le capital humain de l’entreprise : Savoir,
savoir-faire, et savoir être individuel et collectifs. D’autre part la gestion des
compétences peut être considérée comme un outil stratégique qui permet le
développement de l’employabilité des collaborateurs afin de faire face aux conjonctures
du monde économique et des situations imprévues.
Il ne faut pas oublier que la vision principale de la gestion des compétences est
de faire une concordance et un test sur les degrés d’adaptation des compétences aux
besoins de l’entreprise.
1.1 Objectifs :
o Apporter une meilleure visibilité et anticiper l’évolution des métiers, des
emplois, des compétences nécessaires à l’ensemble des parties prenantes,
notamment le management et les salariés, avec des méthodes et des outils
partagés facilitant l’orientation professionnelle et le conseil sur les parcours
professionnels.
o Préciser les politiques et les actions RH d’adaptation qui devront être mises en
œuvre en matière de recrutement interne et externe, de formation continue et
formation promotionnelle, d’alternance ,de mobilité avec les anticipations
nécessaires.
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o Sécuriser les parcours professionnels des salariés et notamment de ceux
occupant des emplois en décroissance ou en évolution, et favoriser le gréement
des métiers d’appel.
o Entretenir un dialogue social de qualité avec les organisations syndicales au
niveau national et local.
o L’adéquation entre les compétences des salariés et les évolutions des emplois
o La maitrise des conséquences des changements technologique et économiques
par le développement continu des nouvelles compétences
o La maintenance de l’employabilité des salariés via la formation
o La meilleur gestion de carrière, par le développement des compétences tout en
détectant les savoir-faire individuels
o Faire face aux différents changements des structures organisationnelles.
1.2Les enjeux
Tableau 5 : Enjeux
17
Paragraphe 2 : les facteurs clés de la réussite de la gestion des
compétences
La gestion des compétences peut être considérée comme l’un des facteurs de
compétitivité qui a une grande importance face aux turbulences de l’environnement et
l’émergence en continu des nouvelles compétences, néanmoins la réussite de sa
démarche nécessite le respect d’un nombre de conditions.
Pour l’ANACT la réussite de cette démarche s’articule autour des axes suivants :
o Un dispositif qui prend en compte les Enjeux de tous les acteurs ; salariés,
direction, les syndicats.
o Un dispositif concerté, voire négocié : la démarche peut donner un accord avec
les partenaires sociaux.
o Un dispositif d’anticipation avant tout : il s’agit d’anticiper l’évolution des
métiers et des compétences à moyen terme
o Un dispositif à distinguer du PES (plan social d’entreprise) : la gestion des
compétences vise à réguler en amont les décalages d’effectifs et de compétences
alors que la PES résout une situation conjoncturelle que l’entreprise n’a pu éviter
L’analyse des postes est supposé d’être l’axe vertébrale sur lequel porte
l’évaluation ; vus qu’à ce niveau on n’identifier pas juste les compétences et les
attitudes, mais également les comportements que ces qualités induisent.
18
La première remarque portera sur le contenu des postes qui sont en variance
permanentes dans le temps et n’a pas une forme fixe ; c’est la raison pour
laquelle il faut éviter de faire des descriptions qui sclérosent la nature des
missions qui définissent un tel poste donné .ce souci de flexibilité est devenu une
évidence dans le contexte économique actuel.
Il ne faut surtout pas oublier qu’un seul poste peut être occupé par une multitude
de personnes d’une manière différente, c’est pourquoi il faut éviter le maximum
possible la réalisation des listes sous estimant la nécessaire adéquation et
possibilité d’initiatives individuelles.
Il faut être prudent des intitulés de poste ; à titre d’exemple ; une même
dénomination dans une entreprise, plusieurs compétences peuvent la
correspondre à cause de l’indifférence entre la situation et
l’environnement .Autrement dit, être un chef de personnel dans le siège de
l’entreprise n’est pas la même chose d’avoir ces mêmes fonctions dans une
filiale à l’étranger.
une autre source de difficulté sera ajoutées au raisons déjà précises ,c’est celle lié à la
complexité et la diversification des missions composantes d’un poste bien déterminé
d’où deviendra nécessaire non plus seulement le choix d’une méthode d’analyse mais
aussi la décision de niveau auquel peut être fait l’inventaire des compétences .
Nul ne peut nier que le fait d’avoir dans toutes les cultures, tous les secteurs d’activité,
et toutes les organisations, une liste universelle de compétences ne peut pas être existée.
La raison pour laquelle il faut pensé aux méthodes permettant de faire la liste des
compétences relatives à un poste ou un emploi.
1. L’observation : Cette méthode est la plus souvent utilisée pour les postes
relativement simples, mais elle est peu applicable aux postes de haut niveau.
2. L’auto-description des activités par le ou les personnes qui occupent le poste à
analyser peut remplacer ou compléter l’observation lorsque celle-ci ne peut
s’appliquer efficacement.
19
3. L’entretien : il peut structurer, en abordant les activités chronologiquement ou
non structuré, sans liste de questions préparées à l’avance. Cette méthode permet
de connaître les impressions du salarié sur le poste occupé.
4. La méthode des incidents critiques : inventée par Flanagan en 1954, cette
méthode consiste à recueillir des incidents dits « critiques » et d’interviewer le
responsable à ce sujet.
5. Le questionnaire : Il permet de faire l’analyse du travail d’une manière
structurée.
L'aptitude de personnel d'être flexible est adaptable compte sur la formation que
l'entreprise fournis à son personnel, et l'efficacité de l'entreprise de recruter les
personnes convenables dans les postes convenables .Cela repose sur deux aspects
principaux
Il existe plusieurs démarche pour évaluer les trois caractéristiques personnelles, c’est à
dire la psychique, les compétences, et les traits personnels.et on peut diviser ces
méthodes d'évaluation en trois catégories à savoir:
20
l'intelligence générale la capacité à identifier les problèmes les analysés et puis
trouver la solution adéquate en plus de niveau d'acquisition des nouvelles
compétences.
Les échantillons : cette catégorie qui s'appelle aussi les tests de situation se
divise en trois sous catégories.
-Les jeux de rôle : ces derniers consistent à expérimenter les comportements, les
réactions des personnes dans un entourage plein d'interaction
-les présentations écrites : des tests écrits pour évaluer le niveau de communication
écrite et la gestion du temps.
Les centres d'évaluation :cette méthode se fait par des tests classiques ,des
entretiens ;et des tests de situation ,a pour but d'évaluer les qualités , les
compétences et les aptitudes de développement individuel afin de faire l'embauche
interne ou externe notamment pour le recrutement des cadres et ses dimensions
d'obtenir le poste.
La prise de décision d'embauche soit interne ou externe dont le but est de bien
combiner et collecter les compétences les capacités et les profils de personnel
avec les ressources individuelles.
lorsque l'entreprise ne vise pas à chercher des compétences extérieures pour des
21
causes économiques.
- est-ce que le concept du développement des compétences est le même que celui
de formation ?
- En quoi l’expérience est-elle une source de compétences ?
- Comment peut-on applique le développement des compétences ?
- Est-il possible d’identifier des compétences individuelles qui aident a prévoir ce
que chacun tirer des expériences qui lui sont proposés ?
1. 3Développement et formation :
Les deux concepts sont totalement déférents et cela pour les raison suivantes :
- le développement des compétences est la volonté à présent ses propre moyens de
développement qui le favorisent
22
- La gestion de carrière et le développement des compétences ne sont que seule
activité qui permet à l’individu de se ménage de nouvelle expériences
- Une priorité doit être donnée an fait d’apprendre à apprendre
En résume ;
Quels que soient leur niveau de départ, leur emploi actuel et leur qualification
initiale, les employés, les cadres comme les techniciens, sont obligés d’apprendre
constamment des «choses » nouvelles. Il peut s’agir, par exemple, d’une tâche à
accomplir qui requiert la maîtrise de procédures originales, ou d’un travail qui doit être
organisé différemment, ou encore d’un nouvel environnement culturel et professionnel
qui oblige à avoir des relations interpersonnelles inédites. Le développement des
compétences est donc – ou devrait être – une préoccupation majeure pour les
entreprises, dans tous les secteurs de l’économie. Ceci d’autant plus que la définition
même des compétences souligne le fait qu’elles résultent d’expériences maîtrisées, donc
que la gestion des carrières peut être, en elle-même, grâce à une mobilité bien gérée,
génératrice de compétences nouvelles.
Le développement individuel des compétences doit donc faire partie de la gestion des
ressources humaines. Ce qui soulève quatre questions.
◗ Quatrième question : nous savons qu’une même méthode pédagogique a des effets
différents sur des individus différents. En est-il de même en ce qui concerne le
développement des compétences par le biais de l’expérience ? Ou bien est-on capable
d’identifier des caractéristiques individuelles qui aident à prévoir ce que chacun tirera
des expériences qui lui sont proposées ? En d’autres termes, la politique de
développement des compétences peut-elle être générale ou doit-elle être individualisée ?
24
Section III : Relation entre la gestion des compétences et la stratégie
Cette version est simple dans sa mise en page. Sa ligne de départ est le système de
l'approche de groupe et l’approche concurrentielle. Ces deux stipulations étant posées, il
est demandé à la fonction ressources humaines qui fonctionnent pour prendre
conscience des compétences requises par ces alternatives stratégique.
Donc ce modèle de relation qui est nommé aussi par alignement vertical1considère que
la gestion des ressources humaines est la plus efficace pour aider la chaîne de coûts de
la société2 et "dont la raison d'être est de faciliter la mise en œuvre d'une méthode
d'entreprise commerciale déterminée dans un autre endroit"3
1
L’alignement vertical est souvent complété par la recherche d’un alignement horizontal qui vise à la
cohérence d’ensemble des divers instruments RH mobilisés par une entreprise (cf. par exemple Gratton
&Truss, 2003).
2
(Porter, 1986)
3
(Besseyre des Horts, 2007).
25
Paragraphe 3: Stratégie et gestion des compétences : un double
processus ? :
Des auteurs comme Guérin et Wils (2006) croient que le lien entre la stratégie et les
capacités est, en réalité, une procédure jumelle d'alignement et de financement ou
d’investissement.
La technique primaire aligne, les ressources humaines avec les besoins RH qui vont
avec le flux de la méthode. L'approche RH est ici réactive: déclinaison de la méthode en
compétences requises et la technique d'investissement a un impact sur l'approche à
travers les talents RH qui est proactive ici, basée totalement sur les capacités détenues.
26
Pour Hassan Chraïbi, (consultant manager chez LMS ORH), la GPEC est un
indicateur intéressant du niveau de développement des pratiques de la gestion des
ressources humaines (GRH) en entreprise.
L'enquête menée par les deux cabinets Mundetis Competences et Invest RH,
permet de dresser un état des lieux de la GPEC, au Maroc et en France, tout en
analysant les points de similitude et de divergence.
En ce qui concerne les acteurs qui animent cette démarche, on trouve principalement les
professionnels RH et la direction générale.
Ainsi, les deux pays s’accordent sur les enjeux majeurs, à savoir l’employabilité,
l’évaluation et la capitalisation des compétences. Toujours est-il qu’au Maroc il y a un
important souci pour la mise en place d'une démarche de compétences, surtout quand
elles essayent de renforcer leur compétitivité.
En France, le schéma est différent, car la compétitivité de l’entreprise ne vient qu’en
cinquième position, bien loin derrière la préparation des salariés aux évolutions des
métiers et des emplois qui reste le but principal de la gestion des compétences.
Au Maroc, les décisions sont prises au niveau des filiales et en France au niveau du
groupe.
Par rapport aux outils de GPEC, l’enquête montre qu’il y a une prédominance
des référentiels de compétences, qui sont utilisés dans tous les processus. Ce résultat
confirme ceux de l’étude du cabinet Diorh, réalisée en 2004, qui a montré que bon
nombre d’entreprises n’utilisaient encore que les outils techniques.
A la question de savoir comment est perçue la GPEC par les managers, près de
63% des entreprises marocaines disent être satisfaites, contre 48% des françaises. En
effet, les managers montrent de l’intérêt pour l’entretien d’évaluation annuel, le plan
27
individuel de développement et l’entretien professionnel (en France) qui sont perçus
comme très utiles.
En ce qui concerne les impacts, la GPEC facilite la mobilité interne pour les
entreprises marocaines, ce qui n’est pas le cas pour les françaises. Toutefois, les
décisions RH sont souvent cohérentes avec cette démarche dans les deux pays.
Comme solutions apportées pour rendre la démarche plus réaliste, les managers
envisagent des actions à mener en vue de renforcer la communication pour que les
salariés s’approprient les démarches compétences. Ils disent aussi vouloir automatiser le
traitement pour recentrer les énergies sur l’aide à la décision, faire du management un
développeur de compétences et passer d’une évaluation sanction à une évaluation
formative, à savoir définir l’étape dans laquelle s’inscrit le salarié dans son
développement professionnel.
Conclusion
En guise de conclusion et à la lumière des éléments déjà cité on peut affirmer sans
aucun risque d’erreur que la gestion des compétences est devenu un élément primordial
28
au sein de toute entreprise désirante de acquérir un avantage concurrentiel vis-à-vis ses
concurrents.
Ajoutant que l’adoption d’une démarche basé sur la gestion des compétences
permettent d’accroitre la flexibilité, l’adaptabilité, et l’employabilité des salariés, cette
nouvelle approche de gestion met l’accent sur l’importance du développement de la
carrière et de la compétences des employées dans le but de réduire, de façon anticipée
d’éventuels »écarts entre les besoins et les ressources humaines de l’entreprise »
29
Suite à l’analyse conceptuelle des différents composantes d’une démarche de
gestion des compétences au sein des organisations en tant qu’un vecteur de performance
,il est indispensable de procéder à une analyse empirique afin de clarifier les différentes
politiques adoptées par un tel établissement pour arriver à ses finalités tout en se basant
sur son capital humain ,et la bonne gestion de ce dernier.
Dans un premier lieu, nousallons procéder à présenter CHU, ses missions,le rôle
de la division RH au sein des stratégies adoptées par cet établissement
1- MISSIONS:
Le CHU Mohammed VI prodigue des soins de niveau tertiaire. A cet égard il offre des
Prestations médicales et chirurgicales courantes et spécialisées en urgence et ou en
activités Programmées;
1-2) L’enseignement:
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Le CHU assume cette mission en partenariat avec la Faculté de Médecine et de
Pharmacie et l’Institut de Formation aux Carrières de la Santé. A ce titre, il concourt à
l’enseignement clinique universitaire et postuniversitaire médicale et pharmaceutique et
participe à la formation pratique du personnel infirmier ;
1-3) La recherche:
Les travaux de recherche médicale et des soins infirmiers sont menés en collaboration
avec la Faculté de Médecine et de Pharmacie et les unités de formation et de recherche
étrangères.
2- ORGANISATION
Le Conseil d’administration
Le Conseil de gestion
Le Directeur
31
Section 3 : LA GESTION DES RESSOURCES HUMAIN AU SEIN
DE CHU
Après une longue discussion avec les responsables RH, il est clair et net que la division
RH joue un rôle primordial au sein des stratégies adoptées par cet établissement.
Le nombre important des effectifs qui pourrait être estimé à 2055 employés ,aussi leurs
diversités en terme de catégorie professionnel rend cette division Rh un régulateur dans
cette entité qui vise dans un premier lieu ,à assurer la bonne gestion administratives
pour l'ensemble des fonctionnaires existants au cœur de CHU ,ainsi que
l'accompagnement et la coordination avec d'autre directions .Dans un second lieu on
trouve que ce régulateur vise aussi le développement des compétences des
fonctionnaires tout en mettant en place une gestion qui a un aspect qualitatif ;autrement
dit une gestion des ressources humaines basée sur les compétences.
Cependant après une analyse faite, on retient que la gestion des ressources humaines
s'inscrit dans un cadre quantitatif ; la rémunération, la promotion, la mobilité, CHU
donne la plus grande part à la qualification '(diplôme), et non pas aux compétences.
Afin d’y arriver l’établissement suit dans certaines étapes, dont il y’a lieux de citer ;
dans un premier lieu, elle passe par, l’identification d’un poste précis, les charges qui lui
sont associés, et les compétences exigés, afin d’assurer un travail complet et consistant,
ceci lui permet de mettre le doigt sur l’écart. Puis dans un deuxième lieu procéder à
définir la politique à suive afin de limiter cet écart, en se réfugiant, par exemple, a des
plan de formations. Ainsi c’est delà que le référentiel des emplois et des compétences
naissent.
En effet de fait que l’identification des besoins émane des appréciations des médecins,
ainsi que la modalité de personnel dépend de leurs volontés et de la pression des
syndicats. On ne saurait, alors, négligé leurs effet sur la politique ressource humain.
Ainsi dans l’établissement CHU, d’après ce que vient de délivrer les responsables
ressources humains, nous retenons que la gestion de ressources humains, ne s’appuie
guère sur des critères qualitatifs (compétences), elle se base essentiellement sur le
diplôme et l’ancienneté.
32
En effet, au sein d’un service d’un service hospitalier la gestion de personnel médicale et faite
par le médecin chef de service tandis que celle des infirmiers est faite par l’infirmiers chef de
service sous la responsabilité du médecin chef de service, et se limite ainsi à la gestion des
plannings
Total Pourcentage
Catégorie
%
Pharmaciens 12 0,58%
Psychologies 8 0,39%
Administrateurs 74 3,60%
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Paragraphe 1: La politique de recrutement
Face aux grands efforts fournis par l’administration pour s’inscrire dans le cadre d’une
gestion à caractère qualitative via le référentiel des emplois et des compétences, la
politique de recrutement se retrouve rigide face à ces efforts tout en gardant et suivant
une logique de grade.
Le processus de recrutement au sein de CHU passe par une multitude d’étape partant
d’une phase préparatoire et arrivant au moment d’affectation du personnel au poste qui
le convient.
34
Figure : Procédure de recrutement suivi par CHU MED6 Marrakech
Affectation au poste
35
par les individus à travers leurs supérieur hiérarchique ou bien via des enquêtes internes
émises par la direction dont l’objectif est la détection des besoins en compétences afin
de préparer les compétences nécessaires pour le développement d’un projet
spécifique(projet institutionnel ,stratégique…)
Il ne faut pas oublier que la direction a fourni plus d’effort pour informatiser la base de
données de tous les employés à travers la mise en place d’un système d’information RH
appelé « AGIRH » ; via ce système la direction aurait l’opportunité d’explorer les
besoins des employés en matière de formation.
La mobilité constitue un enjeu important pour toute entreprise, vu qu’elle est au cœur de
la politique RH. Mais, dès qu’il s’agit des établissements, la mobilité devient de plus en
plus compliquée à cause de la forte influence syndicale et la résistance des intéressés.
Il existe deux types de mobilité. Le premier type est la mobilité horizontale qui repose
essentiellement sur le critère de l’ancienneté pour faire face aux différences entre les
services. Elle se caractérise par les changements de poste à un niveau hiérarchique
identique. Le deuxième type est la mobilité verticale. Il s’agit des changements de poste
afin d’accroitre les responsabilités en se basant sur l’influence syndicale.
36
Section 4 : Evaluation des compétences et détection des besoins en
compétences
En 2014, une étude était faite et matérialisée par un cabinet externe, cette étude
avait comme objectif la définition des postes et les fiches des postes des différents
emplois existant à CHU .cette fiche contient la mission, attribution principal, les taches,
les compétences requises pour les titulaire des postes.ces fiches suivent le dynamisme
de l’organisation. La naissance des nouveaux postes impose une mise à jour des
référentiels des compétences et d’emplois.
A partir de cette identification des postes CHU pourrait faire une évaluation
entre les compétences requises et acquises et par la suite faire le rapprochement en
suivant les grilles d évaluation tout en définissant les encarts qui existent entre ses
ressources disponible et ses besoins en compétences et en emplois.
Le manque d’expertise
La résistance syndicale
A partir d’une analyse faite pour détecter les besoins en IDE polyvalent et
Infermière auxiliaire, nous avons constaté des écarts entre le personnel existants et le
besoin réel au sein du CHU. Ces écarts qui totalisent un sureffectif de plus 127
soignants dans l’ensemble de CHU, cette situation touche en effet tous les hôpitaux.
37
Tableau 7 : analyse des écarts dans CHU
38
Section 5 : recommandation et plans correctif
A la lumière des informations déjà collectées et traitées CHU doit prendre en
considération ces recommandations et mettre en place un plan correctif.
o Dans un premier lieu ,il faut revenir à l’équilibre des effectifs lors des futures
opérations de recrutement ,en tenant compte des résultats du tableau des écarts
entre l’existant et les besoins .
o Dans un second lieu, redynamiser les services de soins infirmiers de façon à ce
que les besoins déterminés par celle soient objectifs et adapté aux besoins réels
du service.
o Dans un dernier lieu, faire du redéploiement un levier de gestion des RH.
39
pouvoir de
l’administration en
matière gestion du
personnel
Recrutement via
partenariat : Son
Ou avantage réside dans
l’assouplissement de la
charge de travail des
responsables RH vue
la diversité et Le recrutement via
Voir même Recrutement via l’importance des partenariat dépend de
une pénurie partenariat de sous- catégories qui l’importance des
forme caractérise le CHU ressources financières
Conclusion du chapitre 3
En Guise de conclusion et à la lumière d’étude déjà faite sur le terrain on peut confirmer que la
gestion des ressources humaines au sein de CHU représente un défis à relever et spécialement
celle relative au personnel infirmier qui représente 75% .IDE polyvalent et Infirmier auxiliaire
sont les emplois les plus sensible que nous avons essayé d’identifier les besoins et les écarts
existant entre le disponible et le souhaité en matière de ces derniers.
40
Conclusion générale :
41
La communication explore les relations entre la gestion des compétences, la
stratégie des entreprises et leurs performances. Après une revue de la littérature sur le
sujet, l'examen des pratiques mises en œuvre dans plusieurs entreprises françaises
confirme que si la fonction RH dans la majorité des cas est concentrée sur la gestion des
compétences individuelles dans une perspective d'alignement stratégique, plusieurs
tentatives démontrent le besoin d'investir des dimensions supplémentaires des
compétences (collective, stratégique, de réseaux) traduisant ainsi la volonté des
directions d'entreprises de mieux gérer leurs actifs intellectuels et organisationnels.
Dans cette perspective, un rôle plus proactif de la fonction peut être envisagée de la
façon suivante:
- Au plan managérial, cela signifie qu’elle active le développement de compétences
via des leviers de coopération entre les collaborateurs, la production, le partage
et le transfert de savoirs et de savoir-faire. Concrètement, il s’agit de favoriser les
pratiques de retour d’expériences ou d’analyse de pratiques, les modalités formelles et
informelles de partage des connaissances via les communautés de pratique ou autres
modalités de travail collaboratif (Le Boulaire & Marsaudon, 2008).
- Au plan organisationnel, la fonction RH doit investir plus qu’elle ne le fait
actuellement,
sur les choix d’organisation et de conditions du travail en apportant son expertise sur
les conséquences des options envisagées en intégrant les dimensions individuelles et
collectives. De manière tangible, il s’agit d’aider les managers opérationnels à intégrer
les enjeux positifs ou négatifs en particulier d’une spécialisation vs un élargissement/
enrichissement des activités, des modes de coordination (directe ou indirecte via des
objectifs ou des procédures), des modes d’apprentissage (individuel, collectif ou
organisationnel), de la multiplication des modes d’organisation par projets,…
- Au plan du choix des investissements, montrer les conséquences alternatives en termes
de ressources technologiques à mobiliser lors d’hypothèses d’automatisation, ou lors
d’élaboration des scénarios d’externalisation (en termes d’impacts sur le portefeuille
des compétences critiques ou d’interface ou le temps d’acquisition de nouvelles
compétences.
- Au plan de la fonction ressources humaines, il s’agit de revisiter les politiques et
processus RH pour vérifier leur contribution à la création et au développement de
compétences non seulement individuelles mais aussi collectives, organisationnelles
et environnementales. Par exemple, la politique de mobilité pourra être évaluée
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dans sa capacité à encourager et promouvoir des parcours horizontaux, verticaux ou/et
transversaux susceptibles de développer une compétence orientée client par exemple.
43
ANNEXE
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Guide d 'entretien
Objet:
L’objectif de cet entretien est de pouvoir savoir à quel point les établissements marocains dinent
une importance au capital immatériel et à la gestion des compétences, ainsi que les différentes
stratégies adoptées pour arriver à une telle performance économique et sociale.
Questions du structure:
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Question sur la gestion :
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Bibliographie
Ouvrage
Revues/Articles
-http://lavieeco.com/news/la-vie-eco-carrieres/gestion-previsionnelle-des-emplois-et-
des-competences-entretien-avec-abdellah-chenguiti-drh-dune-multinationale-
30612.html#J1SchSusjzZbWX83.99
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Table des matières
Introduction générale :.................................................................................................................1
CHAPITRE I : Développement de la fonction RH et la notion des compétences.........................6
Section I. la gestion par les ressources humaines.....................................................................6
Section II. La gestion des compétences : définition et concepts clés......................................11
CHAPITRE II : La démarche de la gestion de compétence........................................................15
Section I. la démarche de la gestion des compétences (objectifs et facteurs clés de réussite).16
Paragraphe 1 : les objectifs et les enjeux de la gestion des compétences............................16
Paragraphe 2 : les facteurs clés de la réussite de la gestion des compétences.....................18
Section II : les compétences entre un aspect d’identification, d’évaluation et de
développement.......................................................................................................................18
Paragraphe 1 : L’identification des compétences ses limites Et ses outils.........................18
Paragraphe 2 : L’évaluation des compétences....................................................................20
Paragraphe 3 : Le développement des compétences..........................................................22
Section III : Relation entre la gestion des compétences et la stratégie....................................25
Paragraphe 1 : De la stratégie aux compétences requises : l’approche « top-down ».........25
Paragraphe 2: Des compétences détenues à la stratégie : l’approche « bottom-up » ou
Resource BasedView (RBV)..............................................................................................25
Paragraphe 3: Stratégie et gestion des compétences : un double processus ? :...................26
Section 4 : Rapport sur le tissu économique marocain et la gestion des compétences............26
CHAPITRE III : Etude de cas : CHU Marrakech.......................................................................29
Section 2 : PRESENTATION DU CHU:...............................................................................30
Section 3 : LA GESTION DES RESSOURCES HUMAIN AU SEIN DE CHU...................32
Paragraphe 1: La politique de recrutement.........................................................................34
Paragraphe 2 : la politique de formation.............................................................................35
Paragraphe 3 : La politique de mobilité..............................................................................36
Section 4 : Evaluation des compétences et détection des besoins en compétences................37
Paragraphe 1 : évaluation des compétences........................................................................37
Paragraphe 2 : détection des besoins et l’ajustement des écarts..........................................37
Section 5 : recommandation et plans correctif........................................................................39
Conclusion du chapitre 3........................................................................................................40
Conclusion générale :.................................................................................................................41
ANNEXE...................................................................................................................................44
Bibliographie..............................................................................................................................47
Table des matières......................................................................................................................48
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