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1. Qu’est-ce que le droit judiciaire privé ?

Le droit judiciaire privé est une branche du droit privé qui


régit l'organisation et le déroulement des procédures
judiciaires entre les particuliers (ou personnes privées). Il
concerne l'ensemble des règles qui encadrent la manière
dont les litiges entre personnes privées doivent être
traités par les juridictions compétentes. Ce domaine
inclut les règles relatives à la compétence des
juridictions, les voies de recours, l'exécution des
jugements, ainsi que les procédures civiles,
commerciales, et sociales.

2. Qu’est-ce que le principe de double degré de


juridiction ? Quel est son intérêt ?
Le principe de double degré de juridiction stipule que
toute décision rendue par un tribunal peut être
susceptible d'appel devant une juridiction supérieure
(cour d'appel). Ce principe garantit qu'une décision
rendue en première instance pourra être examinée à
nouveau par une juridiction hiérarchiquement
supérieure, ce qui permet de vérifier la correcte
application de la loi et de réduire le risque d'erreurs
judiciaires.
L'intérêt de ce principe est de permettre une double
vérification des faits et du droit, assurant ainsi une plus
grande sécurité juridique et une meilleure protection des
droits des parties. Il favorise également un meilleur
contrôle des décisions rendues, ce qui contribue à la
légitimité du système judiciaire.
3. Qu’est-ce que le principe de la collégialité ? Ce
principe est-il absolu ?
Le principe de la collégialité désigne l'obligation, dans
certains cas, qu'un jugement soit rendu par plusieurs
juges (collège de juges), généralement dans les cours
d'appel, les cours suprêmes, ou dans certains tribunaux
spécialisés. Cela vise à assurer une meilleure qualité de la
décision judiciaire, en combinant les compétences et les
points de vue de plusieurs magistrats.
Ce principe n'est pas absolu. En effet, dans certaines
juridictions, une décision peut être rendue par un juge
unique, notamment dans les petites créances ou les
affaires simples. De plus, le principe de collégialité ne
s'applique pas dans toutes les procédures, en fonction de
la nature de l'affaire et des règles procédurales en
vigueur.

4. Qu’est-ce que l’action en justice ?


L’action en justice est le droit pour une personne (le
demandeur) d'introduire un litige devant une juridiction
compétente en vue de défendre ou d'obtenir la
reconnaissance de ses droits. L’action en justice consiste
donc à solliciter l’intervention d’un juge pour trancher un
différend.
5. En quoi l'action se distingue-t-elle de la demande en
justice ?

L’action en justice se distingue de la demande en justice


par son contenu et sa finalité. L’action en justice est l’acte
par lequel une personne décide de recourir au juge pour
faire valoir un droit, qu’il s’agisse d'une action en
revendication, en responsabilité, etc. La demande en
justice, quant à elle, désigne la requête spécifique
formulée par une partie pour obtenir une décision du
juge, c'est-à-dire la manifestation concrète de l’action en
justice dans le cadre de la procédure. En somme, l'action
est le droit de saisir la juridiction, tandis que la demande
en justice est l'acte spécifique qui initie la procédure.
6. Définissez les notions suivantes : action réelle, action
personnelle, action immobilière, action mobilière.
- Action réelle : C'est une action en justice qui porte
sur la défense ou la revendication d'un droit réel, c’est-à-
dire un droit qui s'exerce directement sur une chose
(exemple : une action en revendication de propriété).

- Action personnelle : Il s'agit d'une action visant à


obtenir l'exécution d'une obligation qui pèse sur une
personne, comme une action en paiement ou en
réparation d'un dommage (exemple : action en
remboursement d’une dette).
- Action immobilière : C'est une action relative à des
biens immobiliers, comme la revendication de la
propriété d’un terrain ou d’un bâtiment.
- Action mobilière : C'est une action relative aux
biens meubles (mobilier), tels que les actions en
récupération de biens meubles, en paiement de sommes
d'argent ou autres objets mobiliers.
7. Qu’est-ce que l’intérêt à agir ?
L’intérêt à agir est une condition préalable à
l’introduction d’une action en justice. Il désigne la
nécessité pour une personne d’avoir un intérêt direct,
légitime et personnel à obtenir gain de cause dans le
litige. Cela signifie que le demandeur doit prouver que
l’objet de la procédure affecte directement ses droits ou
ses intérêts, sans quoi il ne pourra pas introduire d’action
en justice.

8. Qu’est-ce qu’une action dite préventive ? Une telle


action est-elle recevable ?
Une action préventive est une action engagée pour
prévenir un dommage ou un litige, avant qu’il ne
survienne. Elle vise généralement à obtenir une décision
qui évite que le préjudice ne se produise. Par exemple,
une action pour obtenir une ordonnance de protection
ou une mesure conservatoire.
L’action préventive peut être recevable, mais elle doit
remplir certaines conditions. Elle n’est généralement
recevable que si le demandeur justifie d’un risque réel et
imminent de dommage. La recevabilité dépend donc du
contexte et des règles procédurales applicables.

9. Quelle est la problématique de la capacité en


matière d’action en justice ?
La capacité en matière d'action en justice fait référence à
la possibilité pour une personne d’intenter une action
devant une juridiction, c'est-à-dire de pouvoir exercer
pleinement ses droits devant le juge.
La problématique se pose particulièrement dans les
situations où la personne n’est pas capable
juridiquement de défendre ses droits en justice. Cette
incapacité peut résulter de divers facteurs, tels que :
- L'incapacité civile : Certaines personnes, telles que
les mineurs, les majeurs protégés (sous tutelle ou
curatelle), ne peuvent pas agir seules en justice. Elles
doivent être représentées par un représentant légal ou
un tuteur.
- L'incapacité d'agir au nom d'une autre personne :
Certaines personnes n'ont pas la capacité d'agir au nom
d'autrui, sauf autorisation ou mandat. Par exemple, un
avocat ne peut agir qu'en vertu d’un mandat explicite, ou
une personne ne peut pas engager une action en justice
pour le compte d’un autre sans être habilitée.
En résumé, la capacité en matière d’action en justice est
une condition préalable à l’exercice de l’action en justice,
et son absence peut rendre l’action irrecevable.
10. Qu’est-ce-que la qualité pour agir ?
La qualité pour agir est une condition fondamentale de
recevabilité de l’action en justice. Elle désigne la qualité
d’une personne à être partie dans un litige. Pour qu'une
personne puisse intenter une action en justice, elle doit
avoir un intérêt légitime à agir et être la personne
directement concernée par le litige.
Autrement dit, une personne qui introduit une action en
justice doit être en mesure de justifier d’un lien direct,
juridique, avec l’objet du litige. Par exemple :
- L'ayant droit : Celui qui a un droit à revendiquer
(comme un héritier qui réclames part d'héritage).
- Le débiteur ou créancier : Celui qui a un intérêt à
exécuter ou à faire exécuter une obligation (par exemple,
pour réclamer une créance impayée).
En résumé, la qualité pour agir repose sur le lien entre la
personne et l’objet de la demande. Sans ce lien, la
demande pourrait être déclarée irrecevable.
11. Peut-on avoir un intérêt direct à agir sans
avoir de qualité pour agir ?
Non, il n'est pas possible d’avoir un intérêt direct à agir
sans qualité pour agir. En effet, l’intérêt à agir est une
condition nécessaire mais non suffisante. La qualité pour
agir doit également être présente.
12. La « caution judicatum solvi » fait-elle partie
des conditions de recevabilité de l’action en
justice ?
La caution judicatum solvi est une garantie financière que
le demandeur peut être obligé de fournir lorsqu'il engage
une action en justice, notamment dans les cas où la
partie adverse pourrait être en difficulté pour récupérer
ses frais si la demande est rejetée. Cette caution est
destinée à garantir le remboursement des frais de justice
au cas où le demandeur perdrait l’affaire. Elle ne fait pas
partir des conditions de recevabilité car elle est
facultative.
13. Énumérez les différents modes de saisine des
juridictions ivoiriennes en relevant leur
particularité.
Il existe trois modes de saisine des juridictions en côte
d’ivoire :
- L’assignation : Devant les juridictions, la demande
en justice est en principe formée par assignation. En
effet, l’article 32, alinéa 1er du CPC énonce que « les
instances en matière civile, commerciale ou
administrative sont introduites par voie d’assignation ».
L’assignation peut être schématiquement présentée
comme l’appel en justice du défendeur par le
demandeur. Cet appel porte le nom générique de
citation. Ainsi, en droit comparé et pour paraphraser le
droit français, on peut retenir que l’assignation est «
l’acte de commissaire de justice par lequel le
demandeur cite son adversaire à comparaitre devant le
juge ».

- La requête : Selon les termes de l’article 32,


alinéa 2 du CPC, « dans les affaires personnelles,
c’est-à-dire celles relatives à l’état des personnes ou
mobilières dont l’intérêt pécuniaire n’excède pas la
somme de 500.000 FCFA, la demande peut être
introduite par voie de requête ».

- La comparution volontaire : Au sens propre du


terme, la comparution est le fait de se présenter en
personne devant une autorité pour accomplir un acte
pour lequel la loi autorise qu’il soit fait par l’intéressé
lui-même. La comparution volontaire est prévue par le
CPC comme l’un des modes de saisine des juridictions.
Toutefois, il ne peut s’agir que d’une voie exceptionnelle.
Deux (02) raisons au moins militent en faveur d’une telle
analyse :
L’article 32, alinéa 1er du CPC qui l’annonce commence
par le mot « Sauf ».
L’article 39 du CPC dispose que « les parties peuvent,
sans requête ni assignation se présenter volontairement
devant la juridiction compétente pour y être jugées ».

14. Quelle est l’incidence des jours non ouvrables


sur la computation des délais de procédure ?
En droit ivoirien, comme dans beaucoup de systèmes
juridiques, les jours non ouvrables (dimanche, jours
fériés) sont ceux au cours desquels il est soit impossible
juridiquement, soit difficile pratiquement d’accomplir ou
de faire accomplir un acte ou une formalité. Cependant,
il ne s’agit pas d’exclure purement et simplement tous les
jours précités de la computation des délais. Mais, lorsque
le dernier jour où un acte peut être accompli est, en
application des règles précédentes, l’un des jours, il y a
prorogation des délais jusqu’au premier jour ouvrable
suivant. Ainsi, en pratique, lorsque le délai expire un
samedi, un dimanche ou un jour férié, l’acte ou la
formalité peut être accompli le premier jour ouvrable
suivant1.

1
15. Un délai en mois est-il équivalent à un délai
de 30 ou 31 jours ?
Non, un délai en mois n'est pas équivalent à un nombre
fixe de jours (30 ou 31). Un délai en mois correspond à
une période de 30 jours ou plus, selon le mois considéré,
mais il dépend du mois spécifié dans le délai. Par
exemple, un délai de "un mois" peut varier selon que le
mois ait 28, 30 ou 31 jours.
En pratique, pour déterminer le terme d’un délai en
mois, on se réfère à la date exacte dans le mois concerné.
Exemple : un délai de 1 mois à partir du 15 janvier se
termine le 15 février, sauf si le mois de février est court
(28 jours), dans ce cas, le délai court jusqu’au 15 février.
16. Est-il exact d’affirmer que le délai de
procédure court à partir de l’événement, de la
décision ou de la notification qui le fait courir ?
Justifiez votre réponse.
Non, il n’est pas exact d’affirmer que le délai de
procédure commence à courir à partir de l’événement,
de la décision ou de la notification qui le fait courir. Cela
diffère qu’il s’agisse d’un délai exprimé en jour ou en
mois et en année.
- S’il s’agit d’un délai en jour, il commence à compter
le lendemain de sa notification. EX : pour un acte signifié
le 12 Décembre 2015, pour un délai de 15 jours, le délai
commence à courir le 13 décembre a cause de la
franchise des délais énoncés par l’article 430 du CPC.
- A contrario, s’il s’agit d’un délai en moi ou en
année, il est exact d’affirmer qu’il court a partir de sa
notification.
17. Quel est le régime procédural des exceptions
de procédure ?
Les exceptions de procédure sont des moyens de défense
qui portent sur des irrégularités affectant le déroulement
de la procédure, et non le fond du litige. Elles ont pour
objectif de contester le bon déroulement de la procédure
judiciaire, et peuvent être soulevées à tout moment de
l'instance, même pour la première fois devant la Cour
d'appel.
Le régime procédural des exceptions de procédure est le
suivant : Article 125 et suivant du code procédure civile
- Forme : L'exception doit être soulevée avant toute
défense au fond (c'est-à-dire avant que le défendeur ne
présente ses arguments sur le fond de l'affaire). Elle peut
être soulevée dès la première instance et doit être
explicitement formulée.
- Caractère dilatoire : En principe, les exceptions de
procédure sont de nature dilatoire. Elles suspendent le
cours de la procédure jusqu'à ce que la question de
l'exception soit tranchée.
- Effet suspensif : En cas d'exception de procédure, le
juge peut suspendre la procédure jusqu’à ce que
l'exception soit résolue.
- Réception de l’exception : Le juge doit examiner
l'exception avant de se prononcer sur le fond de l'affaire,
et il peut rejeter l'exception ou l'accepter et déclarer
l’acte de procédure concerné comme irrecevable.
18. Quel est le régime procédural de la nullité ?
La nullité d'un acte de procédure est un moyen de
défense qui vise à faire déclarer un acte de procédure
irrecevable en raison de son caractère irrégulier ou
illicite. Elle peut concerner des actes tels que
l'assignation, la signification, les citations, les jugements,
etc.
Le régime procédural de la nullité est le suivant :
- Cause de la nullité : La nullité peut être fondée sur
une irrégularité grave dans la procédure. Cela peut
inclure des vices de forme (absence d’un élément
essentiel dans l’acte), des erreurs matérielles ou
l'absence de notification de certains actes.
- Procédure : L'exception de nullité peut être
soulevée par la partie intéressée, soit en cours de
procédure, soit dans les actes de défense, en fonction de
la nature de l’irrégularité.
- Sanction : Si la nullité est reconnue, l'acte en
question peut être déclaré nuls et, dans certains cas, la
procédure peut être annulée si cette irrégularité a affecté
les droits de la partie concernée.
- Irrecevabilité de la nullité : Si la partie ne soulève
pas la nullité dès que possible, elle risque de perdre son
droit de contester l'acte. Cependant, une nullité absolue
(par exemple, un défaut de compétence) peut être
soulevée à tout moment, tandis qu’une nullité relative
(par exemple, un vice de forme) doit être soulevée dans
un délai raisonnable.
19. Quel est le régime procédural de l’exception
d’incompétence ?
L'exception d'incompétence est un moyen de défense qui
permet au défendeur de contester la compétence du
tribunal saisi. Elle peut être soulevée pour deux raisons
principales :
- Incompétence territoriale : Le tribunal saisi n'est
pas compétent en raison du lieu de l’action.
- Incompétence matérielle : Le tribunal n’est pas
compétent en raison de la nature de l'affaire (par
exemple, un tribunal administratif saisi pour une affaire
de droit civil).
Le régime procédural de l'exception d’incompétence est
le suivant :
- Présentation de l’exception : L’exception
d’incompétence doit être soulevée dès le début de
l'instance ou au plus tard avant toute défense au fond
(c’est-à-dire avant que la partie ne réponde sur le fond
du litige).
- Suspension de la procédure: Lorsque l'exception
d'incompétence est soulevée, elle peut entraîner une
suspension de la procédure jusqu'à ce qu’une décision
sur la compétence du tribunal soit rendue.
- Réception de l’exception : Si l'exception est
accueillie, le juge doit renvoyer l’affaire devant la
juridiction compétente. Si l'exception est rejetée, le
tribunal continue l’examen de l’affaire.
20. Un plaideur à qui une irrégularité de
procédure n’a pas causé de préjudice peut-il
soulever la nullité de l’acte en cause ? Justifiez
votre réponse.
En principe non quant-il s’agit d’une nullité relative. Car
elle ne peut être soulevée que par la partie qui se
prévaut d’un préjudice.
Toutefois cela est possible quand il s’agit d’une nullité
absolue.
21. Le caractère mixte et hétérogène de la fin de
non-recevoir.
La fin de non-recevoir est anciennement appelée
exception péremptoire. Elle est définie par l’article
124 CPC en ces termes : « Est une FNR tout
moyen de défense ayant pour objet de faire rejeter
la demande comme irrecevable sans discuter le
fondement de la prétention du demandeur». On dit
qu’elle a un caractère mixte et hétérogène en ce
sens que La FNR ressemble d’une part à une défense
au fond par ses effets, car elle entraine un échec
définitif de la demande puisque du fait de
l’irrecevabilité de celle-ci, il va être mis fin
définitivement (prématurément) au procès. D’autre
part, elle se rapproche de l’exception de procédure
par le terrain sur lequel elle place le débat ; le
défendeur ne contredisant pas la demande sur le
fond, mais la paralyse sans engager ouvertement le
débat avec elle.
22. Donnez la définition de l'exception de
procédure et citez-en 5 et donnez leur
définition ?
L'exception de procédure est une mesure de défense
qui constitue un obstacle temporaire à l'action qui est
dirigée contre la procédure et sa régularité.
a) L'exception d'incompétence : Elle est
invoquée par le plaideur qui prétend que le juge saisi
n'est pas compétent pour statuer sur la demande.
b) L'exception de litispendance : Elle est
invoquée lorsque le même procès dont le tribunal est
saisi est porté devant une seconde juridiction.
c) L'exception de connexité : C'est lorsque deux
affaires ont des rapports étroits mais qui ne sont pas
identiques.
d) L'exception dilatoire : C'est un moyen de
défense qui a pour objet direct d'obtenir que l'instance
soit suspendue.
e) L'exception de nullité : Elle a pour objet
d'obtenir qu'un acte de la procédure soit déclaré nul en
raison de l'irrégularité dont il est atteint.
23. Pourquoi dit-on que le juge de l’action
est le juge de l'exception ?
C'est parce qu'il est compétent pour statuer sur la
demande principale et c'est également lui qui est
compétent pour se prononcer sur tous les moyens
de défense opposables à cette demande.

PARTIE II
II-CAS PRATIQUE

Zemafla est un village qui bien que situé dans la ville


d’Asia, a su conserver ses traditions ancestrales. Chaque
année, au mois de juillet, précisément le 5 juillet, il
organise une fête en l’honneur de son arbre fétiche, un
gros baobab situé dans une clairière à 1 km du village et
considéré comme abritant l’âme de tous les [Link]
4 juillet dernier, la stupeur du village fut grande, car se
rendant à la clairière pour les préparatifs de la fête, ils
découvrirent que l’arbre avait été abattu. Sur les lieux, se
trouvait un tracteur appartenant à la société « Bois
d’Eburnie », une SARL d’exploitation forestière, propriété
de Monsieur Boissy, richissime homme d’affaires. Animés
par la colère, les villageois de Zemafla, avec à leur tête le
chef du village, décidèrent de réparer ce sacrilège dans le
sang. Mais sur conseil des cadres du village, le chef
décida d’assigner en justice personnellement Monsieur
Boissy, au nom du village pour l’obtention de dommages-
intérêts.

Soulevez les problèmes de enfouis dans


ce cas pratique et résolvez-les.

Résolution 3:
Il se pose les problèmes de la personnalité juridique du
village et de la qualité à agir de [Link].
Le village n’a pas la personnalité juridique active mais s’il
était défendeur, la demande serait irrecevable en raison
de la théorie jurisprudentielle de la personnalité
juridique passive.

Il y a aussi défaut de qualité de [Link] car l’action


devrait être en principe intentée contre la personne
morale qu’est la société

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Cas 1 : Un jugement du tribunal d’Agboville avait été


signifié à Mme KITTEDANSA un samedi 29 janvier 2011.
Elle estimait pouvoir interjeter appel contre cette
décision le jeudi 3 mars 2011. Cet appel a-t-il pu
prospérer ? Justifier votre réponse. NB : Le
délai d’appel est d’un mois.
Résolution :

Un jugement a été signifié à M.K1TTEDANSSA le samedi


29 janvier 2011. II compte interjeter appel contre cette
décision le 03 mars 2011. Cette voie de recours a-t-elle
des chances de prospérer ? En d'autres termes, sera-t-
elle forclose relativement à son appel
?

Lorsque les délais sont exprimés en mois, on détermine


l'échéance de ceux-ci en comptant de quantième en
quantième. En l'espèce, le délai, pour interjeter appel est
de 1 mois à compter de la signification de la décision ; il
faut donc déterminer l'échéance de celui-ci en comptant
de quantième en quantième.

Ainsi, la décision ayant été signifiée le 29 janvier 2011,


son échéance normale devrait être le 30 du mois suivant.
Or, celui-ci est le mois de février qui ne compte jamais 30
jours. A cet égard, on sait que si le point de départ d'un
délai d'un mois est le 30 ou le 31 janvier, l'échéance sera
(faute de quantième identique le mois suivant), le 28 ou
le 29 février. En l'espèce, l'échéance normale devrait
donc être (puisque le mois de février 2011 compte 29
jours), le 29 février 2011. Cependant, les délais sont
francs en droit ivoirien. Relativement à son échéance,
dire d'un délai qu'il est franc revient à admettre que l'on
ne compte pas dans le délai, le jour qui d'après la stricte
durée du délai, devrait être le dernier de telle sorte que
le jour suivant est encore par faveur dans le délai (c’est
ce qu’on appelle le délai utile).

En l'espèce, le dimanche 29 février est le dernier jour du


délai (le jour qui d'après la stricte durée du délai devrait
être le dernier). Le lundi 1er mars 2011 se présente
par conséquent comme le dernier jour utile de ce délai.
Or, M.K1TTEDANSSA compte interjeter appel le mardi 03
mars 2011 ; elle sera donc forclose.
Cas 2 : Lors d’une instance, le défendeur soulève
d’emblée, une exception de procédure, puis en cours de
procès, il se prévaut d’une autre exception de procédure.
Le second moyen de défense est-il recevable ? Justifiez
votre réponse.

Résolution :
Ce cas pose le problème du régime procédural des
exceptions de procédure.

Il ressort de l’article 125 du code de procédure civile que,


les exceptions dès lors qu’elles ne sont pas d’ordre public,
elles doivent être soulevées simultanément et aucune
d’elles ne sera reçue si elle a été statuée sur l’une d’elles.
Si donc, la deuxième exception de procédure est d’ordre
privé, elle sera irrecevable faute de n’avoir pas été
soulevée avec la première exception si elle était aussi
d’ordre privé. Au contraire, si la deuxième exception de
procédure à un caractère public, elle sera alors recevable
même quel que soit le caractère d’ordre privé ou public
de la première exception de procédure.

Cas 4 : Monsieur LADJI, riche homme d’affaires,


propriétaire d’un bel immeuble d’habitation au Plateau, a
assigné son locataire en paiement d’arriérés de loyers
devant le tribunal de Bouaké lors d’un séjour dans ladite
localité. Avant, tout débat au fond, le locataire soulève
l’incompétence du tribunal de Bouaké. Qu’en
pensez-vous ?
Résolution :

Le cas pose le problème de la compétence territoriale


L’incompétence du tribunal de Bouaké soulevée par le
locataire sera –t-elle recevable ?
Il ressort de l’article 115 du code de procédure civile, la
partie qui invoque l’incompétence d’un tribunal sous
peine d’irrecevabilité doit indiquer la juridiction qui selon
elle est compétente pour connaitre du litige.
Or en l’espèce, le locataire soulève l’incompétence du
tribunal de Bouaké, sans indiquer la juridiction
normalement compétente.
Son exception sera donc irrecevable.

Cas 5: Madame KONAN a saisi le tribunal de San Pedro


où elle vit avec ses enfants mineurs d’une requête en
divorce pour adultère contre Monsieur KONAN DIGBEU
qui lui réside à Abidjan. Ce dernier invoque
l’incompétence dudit tribunal au motif qu’il réside à
Abidjan et non à San Pedro. Peut-il invoquer
cette exception d’incompétence sur la
base de ce motif ?

Résolution
Le cas pose le problème de la compétence territoriale en
matière de divorce
L’incompétence du tribunal de SAN-PEDRO soulevée par
M. KONAN est-elle recevable ?

Il ressort de la loi relative au divorce, qu’en matière de


divorce, est également territorialement compétent le
tribunal du lieu où réside l’époux qui vit avec les enfants
mineurs.
En l’espèce Madame KONAN vivant à San-Pédro avec les
enfants mineurs, elle peut saisir le tribunal de San-Pédro.
L’exception de [Link] sera irrecevable.

Cas 6 : En janvier 2018, Madame TRA Nadine a


contracté mariage avec Monsieur TRA Norbert.
Seulement depuis le 03 janvier 2020, a été prononcé
entre eux, un jugement de séparation de corps.
Aujourd’hui elle entend ne plus se remettre avec son
époux qui l’a assigné en divorce. Seulement, elle a eu
vent de ce que ce dernier ne veut pas se présenter à
l’audience et qu’il veut retarder la décision au maximum.
Elle se demande par quel moyen, elle peut obtenir du
juge qu’il soit mis fin à cette union. Eclairez-là.

Résolution :
Le cas pratique pose le problème de la demande
reconventionnelle.

Madame TRA Nadine ayant été assigné en divorce, par


quel moyen juridique peut-elle à son tour obtenir de son
propre chef le divorce compte tenu du fait que son mari
retarde maximum la procédure initiée ?
La demande reconventionnelle est le moyen de défense
par lequel, le défendeur, sans même contester la
demande initiale, peut à son tour, introduire son propre
chef de demande. A cet effet, le juge sera saisi des deux
demandes, et devra statuer sur les deux.
Ainsi, il s’agira pour Madame Nadine d’introduire une
demande reconventionnelle en divorce.

Cas 7: Monsieur OUFFOUE a été assigné devant le


tribunal compétent. L’acte d’assignation comporte le nom
« OUFFOUET » contraire à sa personne, dont
l’orthographe du nom ne comporte pas la lettre « T » et
s’écrit « OUFFOUE ».Ce plaideur peut-il soulever un
moyen de défense ? Dans l’affirmative, sera-t-il
recevable ?

Résolution :
Ce cas pose le problème du régime procédural de la
nullité en l’occurrence la nullité relative.

Le fait que le nom comporte la lettre « T » est une erreur


matérielle.
Sur cette base le plaideur peut soulever comme moyen
de défense l’exception de nullité relative. Cependant,
conformément à l’article 123 du code civil, la nullité
relative est recevable que si elle cause un préjudice au
plaideur qui l’invoque.
Or, en l’espèce [Link] ne fait pas la preuve du
préjudice causé par cette nullité relative. Le moyen de
défense à soulever ne sera pas recevable.

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