Chap.
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LES TRANSFORMATEURS D’ENERGIE
Généralités sur les transformateurs d’énergie
Rôle et nécessité des transformateurs d’énergie
• Les transformateurs d’énergie sont des dispositifs statiques dont le rôle
primordial est le transfert de l’énergie électrique entre deux réseaux ayant des
niveaux de tensions différents.
• Le transformateur est un convertisseur « alternatif-alternatif » qui permet de
modifier la valeur efficace d’une tension alternative.
• La fréquence et la forme des tensions dans les réseaux connectés restent
inchangées.
Constitution générale des transformateurs d’énergie
• Les transformateurs sont constitués généralement par un circuit magnétique et un
système de bobinages.
• Le circuit magnétique sert à canaliser le flux magnétique créé par les ampères-
tours des bobinages.
• Il est réalisé par un empilement des tôles en alliage d’acier et de silicium, isolées les
unes des autres par un vernis synthétique ou par oxydation superficielle, et se
caractérise par la « résistance magnétique » ou réluctance Rm à laquelle les lignes
de force du flux doivent faire face le long de leur parcours, et par les pertes
spécifiques de puissance en W/kg
• Le circuit magnétique doit etre fermé:
Permébilité magnétique aussi haute que possible afin de faciliter le plus
possible le passage des lignes de champ magnétique ;
D’hystérésis aussi faible que possible pour limiter les pertes ;
Feuilleté (toles de 0,2mm a 0,3 mmd’épaisseur) afin de limiter les courants
de FOUCAULT ;
De réistance électrique aussi élevée que possible, toujours dans le but
d’affaiblir les courants de FOUCAULT, a cette fin on utilise des aciers au
silicium (2 a 3 %).
• deux enroulements (bobines) :
• le primaire alimenté par un générateur de tension alternative de tension V1
comportant n1 spires;
• le secondaire comporte n2 spires, il fournit sous la tension V2 un courant I2 au
récepteur.
Principe de fonctionnement des transformateurs
• Le principe de fonctionnement des transformateurs sera étudié à l’aide du
montage constitué par un circuit magnétique à deux colonnes portant deux
bobines séparées réalisées chacune sur une colonne, comme le montre la
figure ci-apres.
• L’enroulement considéré comme « primaire », de N1 spires, est alimenté par
une source ou un réseau de tension alternative ; cette tension d’alimentation
est supposée sinusoïdale d’expression :
• Conventions des sens utilisées sur les transformateurs
• Pour chaque enroulement du transformateur, la convention des sens utilisée
sera celle correspondant à son fonctionnement naturel ; il s’agit de :
• a) la convention des sens récepteurs (CSR) pour l’enroulement primaire,
puisqu’il reçoit de la puissance d’une source extérieure ;
• b) la convention des sens générateurs (CSG) pour l’enroulement secondaire,
puisqu’il fournit de la puissance à une charge ou un réseau d’utilisation.
Les transformateurs d’énergie monophasés
• En général, les transformateurs d’énergie monophasés sont utilisés pour
adapter les réseaux de distribution MT de 15kV t les réseaux ruraux en grande
partie monophasés BT de 220V.
Le circuit magnétique des transformateurs d’énergie monophasés
• On rencontre deux formes de circuits magnétiques des transformateurs
d’énergie monophasés : le circuit magnétique à deux colonnes (profil UI) et le
circuit magnétique cuirassé à trois colonnes (profils M et EI).
• Dans le circuit magnétique à deux colonnes,
chaque colonne porte une moitié de chacun
des deux enroulements.
• Dans le circuit magnétique cuirassé, les deux
enroulements sont disposés sur une même
colonne, la colonne principale.
• Les deux colonnes latérales et les culasses
servent uniquement de chemins de retour au
flux magnétique.
Le système de bobinage des transformateurs d’énergie
monophasés
• Le système de bobinage des transformateurs monophasés est constitué par un
enroulement primaire et un enroulement secondaire concentriques, réalisés
l’un sur l’autre, qui sont galvaniquement séparés et bien isolés l’un de l’autre.
• Du point de vue du niveau des tensions aux bornes des deux enroulements, on
distingue l’enroulement Tension Haute (TH) et l’enroulement Tension Basse
(TB).
• De même qu’on peut avoir plusieurs enroulements secondaires, un
enroulement secondaire peut comporter plusieurs prises.
• Les enroulements sont faits de fils de cuivre isolés par un vernis, dont la
section est choisie en fonction de la densité de courant admissible par le
cuivre.
Fonctionnement du transformateur d’énergie monophasé
• L’enroulement primaire sera connecté à une source de tension variable pour
créer le champ magnétique inducteur également variable dont le flux va
traverser l’enroulement secondaire qui, induit, va produire la f.é.m qui va
entraîner un courant dans le récepteur qui sera connecté à cet enroulement
secondaire.
• Nous voulons établir un modèle schématique permettant de décrire le
fonctionnement du transformateur monophasé en charge.
• Ce modèle qui devra présenter un même comportement électrique que le
transformateur réel, aura l’avantage de pouvoir être utilisé pour une étude
quantitative théorique en vue de la prédétermination des conditions modifiées
de fonctionnement du transformateur.
• Toute simplification ne perturbant pas le principe de transformation est
permise
Le transformateur monophasé à vide
• L’enroulement secondaire du transformateur alimenté étant un générateur en
circuit ouvert et on a :
• N’étant traversé par aucun courant, l’enroulement secondaire ne participe pas à
la magnétisation du circuit magnétique.
• La magnétisation de ce circuit est donc assurée par l’enroulement primaire qui
est seul relié à une source de tension alternative.
• La f.m.m assurant cette magnétisation est :
Le transformateur monophasé encharge
• L’enroulement secondaire fonctionne comme un générateur alimentant le
dipôle passif dans lequel il entraîne un courant i2(t), et la f.m.m secondaire qui
en résulte est fournie par l’enroulement primaire.
• Dans un transformateur en charge, le secondaire traversé par un courant
électrique i2(t) provoque des pertes Joule et des fuites de flux. Les pertes dans
le circuit magnétique ne sont dues qu’aux variations du flux principal résultant
dans le circuit magnétique, qui est presque égal à sa valeur à vide.
• La figure ci-dessous montre le schéma équivalent complet du transformateur.
Le transformateur monophasé dans l’approximation de
Kapp
Schémas équivalents du transformateur d’énergie
monophasé
• Pour le réseau en amont d’un transformateur d’énergie, ce dernier avec sa
charge est un dipôle électrique passif dont on peut déterminer les paramètres
du dipôle équivalent qui, soumis à la même tension u1(t) absorberait le même
i1(t).
• De même, pour la charge d’un transformateur d’énergie (réseau aval), ce
dernier avec le réseau qui l’alimente est un dipôle électrique actif dont on peut
déterminer les éléments d’un modèle équivalent de Thévenin.
• Les deux représentations sont équivalentes, et on peut utiliser l’une ou l’autre
selon que le réseau étudié se trouve en amont ou en aval du transformateur
d’énergie.
• Schéma équivalent ramené au niveau de tension primaire
• Il est question de ramener les grandeurs secondaires au niveau de tension
primaire.
• A partir de la maille secondaire, on obtient la tension aux bornes de
l’enroulement secondaire en charge :
• En divisant cette relation par le rapport de transformation du transformateur
m, on obtient :
• L’intensité et la f.é.m induite dans l’enroulement secondaire sont données par :
• Si l’on introduit ces expressions dans celle de la tension secondaire, on obtient :
• A partir de la maille primaire l’on obtient l’expression de la f.é.m d’auto
induction primaire :
• la tension secondaire fournit :
• Si on définit une tension secondaire fictive par :
• Schéma équivalent ramené au niveau de tension secondaire
• Il est question de ramener les grandeurs primaires au niveau de tension
secondaire. A partir de la maille primaire, l’on obtient la tension aux bornes de
l’enroulement primaire en charge :
• En multipliant cette relation par le rapport de transformation du
transformateur m, l’on obtient :
• L’intensité et la f.é.m d’auto-induction dans l’enroulement primaire sont
données par :
• Si l’on introduit ces expressions dans celle de la tension primaire, on obtient :
• A partir de la maille secondaire on obtient l’expression de la f.é.m induite
secondaire :
Détermination des éléments du schéma équivalent ramené au
secondaire
• Le modèle de Thévenin du transformateur monophasé avec le réseau
d’alimentation conduit à des calculs et des graphiques simples.
• Dans le diagramme de la figure ci-haut, les chutes vectorielles de tensions
ohmiques primaire et secondaire, en phase, peuvent être regroupées :
• De même, les chutes vectorielles de tensions inductives primaire et secondaire,
en phase, peuvent être regroupées :
• Ce triangle encore désigné par « triangle de Kapp
», caractérise un transformateur ; il revêt une très
grande importance pour l’étude du
fonctionnement des transformateurs et la
prédétermination de leurs conditions de
fonctionnement.
• Sa position est déterminée par le type de la charge connectée, et sa grandeur
dépend de l’intensité du courant I2 et des paramètres du transformateur.
• Ces derniers, qui sont aussi les caractéristiques du triangle de Kapp peuvent
être déterminés dans deux essais simples, l’essai à vide et l’essai en court-
circuit.
• Essai à vide
Essai en court-circuit
• En court-circuit, la chute interne de tension correspond à la tension
d’alimentation, comme le montre le triangle de Kapp de la figure ci-dessous,
issu du diagramme des tensions.
Les composantes de la chute de tension sont :
• Remarques :
• Dans l’essai à vide, si la tension d’alimentation est différente de la tension
nominale, la puissance des pertes fer mesurée doit être ramenée à la valeur
nominale ;
• Dans l’essai en court-circuit, si la tension d’alimentation n’entraîne pas
l’intensité nominale, la tension de court-circuit et la puissance des pertes joule
mesurées doivent être ramenées à leurs valeurs nominales.
• Le modèle théorique du transformateur monophasé développé plus haut
permet de prédéterminer les conditions de fonctionnement en charge, à partir
des résultats d’essais d’un transformateur de forte puissance sur une plate-
forme.
• On est passé des transformateurs réels, complexes, à des modèles simples et
utilisables, grâce à un certain nombre de simplifications.
• Les prédéterminations auxquelles ils conduisent seront entachées
nécessairement d’une erreur.
•
Prédétermination des conditions de fonctionnement du
transformateur en charge
Etude énergétique des transformateurs d’énergie monophasés
• Flux et arbre des puissances dans un transformateur en charge
Inventaire des pertes dans un transformateur d’énergie en charge
• Pertes dans le circuit ferromagnétique ou pertes fer : Le flux magnétique
variable provoque l’échauffement du circuit ferromagnétique, du fait de
l’hystérésis du matériau ferromagnétique et des courants de Foucault induits
par ce flux variable.
a) Pertes par hystérésis : Le circuit magnétique de volume V du transformateur
est aimanté et désaimanté de manière cyclique à raison de f cycles à la seconde,
comme le montre la figure ci-dessous, Seule une partie de l’énergie fournie au
circuit magnétique pour son aimantation est restituée pendant sa
désaimantation
• La puissance des pertes par hystérésis
est donc exprimée par :
• Pertes dues aux courants de Foucault : Un flux variable de fréquence f
traversant le circuit magnétique crée un champ électrique (qui n’est pas un
champ de potentiel) qui tourbillonne autour de lui.
• Le noyau de fer étant un conducteur électrique, ce champ y induit des f.é.m
qui entraînent des courants tourbillonnaires Rfe est
la résistance électrique du chemin de ces courants) encore désignés par «
courants de Foucault ».
Les pertes dues aux courants de Foucault sont
:
Notions de rendement d’un transformateur monophasé
• La charge d’un transformateur est entièrement définie par les grandeurs
suivantes :
• La puissance active transmise à la charge par le transformateur monophasé est :
• La puissance active consommée par le transformateur monophasé avec la
charge est :
• La méthode de détermination du rendement du transformateur monophasé
par la relation :
• est la méthode dite « directe », qui présente cet inconvénient, qu’elle peut
fournir à de faibles puissances un résultat supérieur à l’unité.
• On lui privilégie la méthode « des pertes séparées » où le rendement est défini
par :
Marche en parallèle de transformateurs d’énergie monophasés
• Un transformateur alimentant une charge trop
importante fonctionnerait très en dessus de
ses conditions nominales, et par conséquent
aurait un mauvais rendement.
• D’autre part, pour une charge qui varie
considérablement, il peut être interessant
d’utiliser plusieurs transformateurs afin de
réduire les pertes à vide pendant les heures
creuses, car les transformateurs sont alimentés
en permanence pour satisfaire instantanément
à une demande.
• Il serait raisonnable de connecter deux
transformateurs de puissances réduites en
parallèle entre des jeux de barres, comme le
montre la figure ci-contre.
• Pour assurer la bonne marche en parallèle de transformateurs monophasés, les
conditions suivantes doivent être remplies :
Les rapports de transformation doivent être égaux, sinon déjà à vide un
courant de compensation circule à l’intérieur des transformateurs ;
Les tensions relatives de court-circuit doivent être égales ou différer d’au plus
10%, sinon le déséquilibre dans la répartition des puissances entre les
transformateurs va entraîner la surcharge du plus petit transformateur.
• Dans ce cas, l’insertion d’une impédance en série avec le secondaire du plus
petit transformateur peut permettre de réduire le déséquilibre de la répartition
des courants ;
• Le rapport des puissances ne doit pas dépasser 3:1. Dans ce cas, les facteurs
de puissance en court-circuit sont sensiblement égaux.
• L’étude qui suit est basée sur le schéma équivalent simplifié, où les deux
transformateurs sont ramenés à leurs primaires.
En considérant que les rapports de
transformation des transformateurs
sont quelconques, la loi des mailles
fournit :
• Les deux primaires étant reliés entre eux, l’on a :
Les transformateurs d’énergie triphasés
Utilisations et constitution des transformateurs d’énergie triphasés
• Dans la production, le transport et la distribution publique et industrielle de
l’énergie électrique, les systèmes triphasés occupent la première place.
• Le transfert de l’énergie électrique entre les réseaux électriques triphasés de
différents niveaux de tensions nécessite l’utilisation de transformateurs
triphasés.
• Un transformateur triphasé est un dispositif électromagnétique à trois phases
dont les tensions de même niveau présentent un déphasage mutuel de
120degre
• Dans le cas le plus simple, un transformateur triphasé peut être constitué par
trois transformateurs monophasés identiques dont l’enroulement primaire et
l’enroulement secondaire sont réalisés sur une même colonne, comme le
montre le schéma de principe de la figure ci-dessous.
• Un tel transformateur triphasé a l’avantage que son circuit magnétique est
symétrique, car les chemins des flux magnétiques ont même longueur.
• Toutefois, il présente l’inconvénient d’être encombrant.
• Les trois colonnes libres peuvent être réunies pour constituer un chemin retour
aux flux magnétiques de chacun des transformateurs-colonnes.
• Si le primaire est alimenté par un système de trois tensions sinusoïdales
formant un système triphasé VA, VB, VC équilibré, alors ces dernières forcent
dans les noyaux respectifs des flux sinusoïdaux de même fréquence et de
même amplitude, représentés par leurs symboles complexes
• Dans la pratique, les circuits magnétiques des transformateurs triphasés sont
coplanaires (les colonnes et la culasse sont disposées dans un même plan), et
on en rencontre deux formes. L’un est un circuit magnétique à trois colonnes
(figure (a)), et l’autre à cinq colonnes (b) dont les deux colonnes latérales
servent de chemins retour aux flux.
Spécifications constructeurs des transformateurs triphasés
• La plaque signalétique d’un transformateur triphasé indique les grandeurs
nominales suivantes : la puissance apparente utile Sn, les tensions primaires et
secondaires entre phases U1n et U2n; les couplages primaire et econdaire Y, y,
D, d ou z, et la tension relative de court-circuit Ucc (%).
• Sur la plaque à bornes des transformateurs de puissance triphasés, les lettres
majuscules A, B et C désignent les bornes primaires, et les lettres minuscules a,
b, et c les bornes secondaires.
Le couplage des enroulements et leur utilisation
• Modes de couplage
• Les couplages de base du primaire et du secondaire des transformateurs
triphasés sont le couplage étoile et le couplage triangle.
• Dans des cas exceptionnels on réalise au secondaire un troisième type de
couplage, le couplage zigzag (z).
• La figure ci-dessous montre les trois couplages possibles des enroulements du
transformateur triphasé.
• Les couplages d’un transformateur sont représentés par deux lettres dont la première
majuscule pour le primaire (Y ou D) et la seconde minuscule pour le secondaire (y, d
ou z), suivies d’un nombre entier k compris entre 0 et 11 appelé indice horaire.
• Chaque lettre caractérisant le type de couplage peut être suivi de la lettre N ou n,
signifiant que le point neutre est sorti et qu’il est accessible.
• Le couplage des enroulements primaires et secondaires introduit un
déphasage entre les tensions primaires et secondaires homologues, les
tensions secondaires étant en retard de phase sur leurs homologues primaires.
• L’indice horaire indique de combien de fois 30° la tension secondaire d’une
colonne est en retard de phase sur la tension primaire homologue :
• Le choix du couplage s’effectue à partir de plusieurs critères : niveau de tension
(Y pour de hautes tensions) ; niveau d’intensité (∆ pour de fortes intensités),
incidence de défauts primaires ( entraîne des courants circulaires au
secondaire s’il est couplé en triangle),
• fonctionnement déséquilibré (aux faibles déséquilibres on
peut choisir Yy, aux déséquilibres importants Yz et aux déséquilibres et
puissances importants Dy pour économiser le cuivre au secondaire) et marche
en parallèle (choisir le même indice horaire) les couplages normalisés sont Yyk,
Dyk et Yzk.
• Les couplages usuels sont : Yy0, Dd0, Yd5, Dd6, Yy6, Yd11, Dz0, Yz5 et Dz6.
• Utilisation des couplages
Le couplage :
• Dy est utilisé dans les transformateurs départ (élévateurs) des centrales de
production.
• Yd est utilisé pour le couplage HT-MT
• Yy avec neutre est utilisé pour le couplage MT-BT, avec un réseau BT assez
bien équilibré
• Yz est utilisé pour le couplage MT-BT, avec un réseau BT mal équilibré.
Fonctionnement équilibré des transformateurs triphasés
• Le fonctionnement du transformateur triphasé est décrit par l’ensemble des
diagrammes vectoriels associés aux trois colonnes représentant ainsi trois
transformateur-colonnes, chacune portant une phase primaire et une phase
secondaire.
• En régime permanent, dans le cas d’un fonctionnement triphasé équilibré
(alimenté par un système de tensions triphasées équilibré, et débitant dans des
récepteurs triphasés symétriques), chaque colonne du transformateur triphasé
se comporte comme un transformateur monophasé.
• Dans chaque phase d’un même système de bobinage triphasé, les phénomènes
électromagnétiques se reproduisent identiquement, mais avec un déphasage
de °±120 .
• Il suffira donc de représenter le diagramme de ses tensions pour une seule
phase du système.
• Ainsi, les schémas équivalents développés pour les transformateurs
monophasés peuvent alors être utilisés pour une colonne du transformateur
triphasé fonctionnant en régime équilibré.
• Pour ce faire, il est nécessaire de ramener les grandeurs électriques de
connexion à celles d’une seule colonne ou phase.
• Cela n’est possible que si les couplages réels sont convertis en un couplage
étoile-étoile équivalents dont on peut considérer une seule phase primaire et
la phase secondaire homologue (réalisée sur la même colonne que la
première), dont les points neutres sont réels ou fictifs.
• Cette méthode d’étude dite du transformateur-colonne est simple si les
couplages sont du type étoile-étoile, étoile-triangle ou triangle-étoile.
• La méthode des dipôles équivalents de Thévenin peut également être utilisée.
La marche à suivre pour l’utilisation de la méthode du transformateur-colonne
est la suivante :
Ramener les données à une colonne en tenant compte des couplages ;
Résoudre le problème au niveau d’une colonne ;
Exprimer les résultats aux bornes des enroulements triphasés en fonction des
couplages.
• Les grandeurs caractéristiques des transformateurs triphasés ne sont pas des
grandeurs de phase, mais en général des grandeurs entre phases et de ligne ;
les puissances et les pertes sont celles des trois colonnes réunies.
• Le rapport de transformation d’un transformateur triphasé est le quotient
• Il dépend des nombres de spires primaires et secondaires et du couplage. Le
rapport de transformation pour une colonne est :
• Marche en parallèle des transformateurs triphasés
• Pour assurer une bonne marche parallèle de transformateurs triphasés, les
conditions ci-après doivent être remplies :
• Les rapports de transformation doivent être égaux et les indices horaires
compatibles, sinon déjà à vide un courant de compensation circule à l’intérieur
des transformateurs ;
• Les tensions relatives de court-circuit doivent être égales ou différer d’au plus
10%, sinon le déséquilibre dans la répartition des puissances entre les
transformateurs va entraîner la surcharge du plus petit transformateur ;
• Les rapports des puissances ne doivent pas dépasser 3:1.
• N.B. : L’ordre de succession des phases doit être respecté.
• Une analyse quantitative peut être faite, basée sur le schéma monophasé
équivalent simplifié
Puissance active fournie par les transformateurs triphasés en
régime équilibré
Rendement des transformateurs triphasés en régime équilibré
• Le calcul des pertes et du rendement doit tenir compte des trois colonnes du
transformateur.
• sont susceptibles de varier, l’expression du rendement d’un
transformateur triphasé est :
EXERCICES