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Mon Memoire

Ce mémoire de fin de formation présente une étude comparative entre le béton goujonné et le béton bitumineux pour la couche de roulement d'une station de traitement des boues de vidange à Ngombe, Douala. L'objectif principal est de déterminer le matériau le plus adapté en tenant compte des caractéristiques mécaniques, économiques et environnementales. Le document est structuré en quatre chapitres, abordant le contexte, la méthodologie, les résultats et les discussions.

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Ce mémoire de fin de formation présente une étude comparative entre le béton goujonné et le béton bitumineux pour la couche de roulement d'une station de traitement des boues de vidange à Ngombe, Douala. L'objectif principal est de déterminer le matériau le plus adapté en tenant compte des caractéristiques mécaniques, économiques et environnementales. Le document est structuré en quatre chapitres, abordant le contexte, la méthodologie, les résultats et les discussions.

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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN FACULTE DES SCIENCES

REPUBLIC OF CAMEROON FACULTY OF SCIENCE


Peace – Work - Fatherland
Département
UNIVERSITÉ DE DSCHANG des Sciences de la Terre
UNIVERSITY OF DSCHANG Department of Earth Science
Scholae Thesaurus Dschangensis Ibi Cordum
BP 96. Dschang (Cameroun) – Tél./Fax (237) 233 45 13 81 BP 67. Dschang (Cameroun)
Website : http://www.univ-dschang.org. Tél (237) 243 69 15 11
E-mail : [email protected] E-mail : [email protected]

MEMOIRE DE FIN DE FORMATION


Etude comparative entre le béton goujonné et le béton bitumineux
utilisé comme couche de roulement : cas du projet de construction
de la station de traitement des boues de vidanges dans la localité de
NGOMBE arrondissement de douala 5ieme
Mémoire soutenu publiquement en vue de l’obtention du diplôme de master
professionnel en science de l’ingénieur
Option : Géologie Appliquée
Spécialité : Géotechnique
Présenté par :
DJEUMENI NZENNANG JUNIOR LAFARGE
Matricule : CM-UDS-18SCI0937
Licencié en sciences de la Terre
Sous l’encadrement :

Académique de : Professionnel de :
Pr. KENFACK Jean Victor ING.KEPSIEU Vaneck
Maitre de conférences Ingénieur Géotechnicien
Ingénieur de Génie-Civil-Géotechnique CFHEC.Ltd
Université de Dschang

11ième Promotion

Année académique :
2023/2024
INTRODUCTION GENERALE

Contexte de l’étude
Dans le cadre d’atteindre son objectif qui est celui d’être émergent en 2035, le
CAMEROUN pays en voie de développement a mis sur pieds un plan de construction de
grandes infrastructures a l’instar d’une station de traitement des boues de vidange dans
la localité de NGOMBE. C’est un projet de développement qui contribue à l’urbanisation de la
localité sur plusieurs plans (économique, social, etc.), dont le but principal est le traitement des
boues de vidanges afin de fabriquer des engrais. Un projet de construction infrastructurel
comme celui-ci ne saurait être viable si les voies de desserte ne respectent pas les exigences
liées aux surcharges des véhicules, à l’intensité du trafic et à la nature de l’activité au sein du
complexe, ce qui rendrait le retour sur investissement moindre. Afin de contribuer au bon
fonctionnement de ce projet, un réseau routier servant à desservir les différents compartiments
du complexe est à réaliser. Ces voies de dessertes étant considérées comme des chaussées à part
entière, elles comportent une structure telle que celle des chaussées classiques c’est à dire une
couche de fondation suivie d’une couche de base et par la fin une couche de revêtement. De
nos jours, avec les avancées technologiques dans le domaine de la construction, une multitude
de structures de chaussées sont mises en œuvre présentant des couches de revêtement diverses
de par les matériaux qui les constituent.
La couche de roulement est la couche de chaussée directement en contact avec les pneumatiques
des véhicules ; encore appelée couche d’usure ou couche de surface, elle est la couche qui, à
travers son état visuel (apparition ou non de dégradation), donne un aperçu sur le comportement
mécanique des couches sous-jacentes. Etant considéré comme la vitrine de la chaussée, elle est
la couche la plus exposée aux agressions répétées du climat et du trafic ; il convient donc de
prêter une attention particulière sur celle-ci. Ainsi il devient important de faire le bon choix
quant au revêtement à adopter lors des travaux, ceci tenant compte des caractéristiques du
milieu, des propriétés physico-mécaniques du matériau, des moyens mis à disposition et des
contraintes environnementales. Dans le cadre de ce projet, l’entreprise China First Highway
Engineering Company (CFHEC) est celle adjudicataire du projet intitulé : construction d’une
station de traitement des boues de vidange dans la localité de NGOMBE arrondissement
de Douala 5ième. Au Cameroun, les chaussées sont généralement revêtues en béton bitumineux
ou en béton hydraulique dans les chantiers routiers, l’objectif ici est de faire pour ce projet, une
etude comparative entre ces deux revêtements cités ci-dessus afin de faire le choix le mieux
disant pour la couche de roulement de ces voies de dessertes.
Problématique
Une surface routière ou revêtement routier est un matériau de surface durable, posé sur une
zone destinée à supporter la circulation automobile ou trafic. Elle est le plus souvent sujette à
de nombreuses dégradations (nids de poule, pelades affaissement des rives, etc.), car étant
exposée aux agressions du climat et du trafic. Ceci nous interpelle sur le choix du matériau afin
d’assurer la résistance de la chaussée durant sa période de service ; Ainsi l’étude comparative
faite ici entre le béton bitumineux et le béton goujonné, vise à proposer le matériau convenable
dépendant des caractéristiques mécanique, économique et environnementale nécessaire pour
être la solution la plus appropriée pour la couche de roulement du corps de chaussée.
Objectifs de l’étude
L’objectif principal de ce travail est de parvenir à proposer la solution la plus indiquée entre
le béton bitumineux et le béton armé pour la confection de la couche de roulement prenant en
compte les contraintes du terrain.
Afin d’atteindre cet objectif, plusieurs objectifs spécifiques devront être abordé il s’agira de :
 Déterminer les caractéristiques physico-mécaniques des matériaux ( granulats)
 Déterminer les caractéristiques du béton bitumineux et du béton goujonné
 Réaliser une étude comparative sur le plan technique, économique et environnemental
entre les deux bétons cités ci-dessus.
Structure du mémoire
Le présent mémoire est structuré en quatre chapitres précédé d’une introduction générale,
et se termine par une conclusion générale suivie des recommandations. Le premier chapitre
porte sur la généralité sur la structure d’accueil de la présentation de la zone étudiée et des
généralités sur les chaussées. Le deuxième chapitre est accentué sur le matériel et les méthodes
utilisés dans le cadre de ce travail. Le troisième chapitre repose sur la présentation et l’analyse
des résultats obtenus, et le quatrième chapitre s’appuie sur l’interprétation de ces résultats suivie
de la discussion qu’elle suscite.
Chapitre I : GENERALITES

Introduction
Un pays ne saurait se développer sans ‘’ouvrages’’, ils sont un atout important pour le
développement socio-économique. Au Cameroun, dans le domaine du génie civil la China First
Highway Engineering Corporation (CFHEC) est une entreprise pionnière dans ce domaine
avec de nombreuses réalisations telles que la construction d’une station de traitement de boue
de vidange, la construction de la prison centrale ou encore la réhabilitation des tronçons routiers
dans la ville de Douala. Immense a été notre réjouissance d’avoir eu l’opportunité de faire un
stage académique dans cette structure, au cours duquel nous avons été insérer dans un projet
afin de proposer une solution au problème rencontré dans le domaine. Le présent chapitre traite
de la présentation de la structure d’accueil, par la suite présente la zone d’étude et pour terminer
des généralités sur les chaussées.

I.1 PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL


I.1.1 Historique
La société China First Highway Engineering est une entreprise chinoise implantée au
Cameroun depuis….. C’est une filiale de la compagnie…. (CRBC), qui s’impose avec la
construction de la prison centrale de Douala. Principale acteur de la réhabilitation du tronçon
routier…. et de la construction de la station de traitement de boue de vidange dans la ville de
Douala qui se trouve le projet porteur de notre étude. Il conduit également les travaux de
construction de l’autoroute Douala-Yaoundé.

I.1.2 Localisation
La direction générale de la société, se trouve à Douala précisément au quartier dit Nyala à
500m de la totale Nkol-mbong tel que représenter dans la figue ci-dessous (fg1). Elle répond
au numéro de téléphone…. ayant pour boite postale BP…. avec pour adresse E-mail :

I.1.3 Organigramme et domaine d’activité


L’entreprise CFHEC est une structure qui fait principalement dans le domaine du génie
civil, elle accentue sa qualité sur les marchés publics notamment dans les secteurs du bâtiment
et des travaux publics. L’entreprise est structurée en plusieurs services qui sont soumissent à
une direction générale. Chaque service ayant un rôle bien précis afin de veiller au bon
fonctionnement de la société. La figure ci-contre résume la structuration de l’entreprise
présentée en organigramme (fg2).

I.2 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE


I.2.1 Cadre géographique du projet
La zone d’étude se situe dans la région du littorale Cameroun, comprise entre les 4ieme et
6ieme parallèle Nord et les 9ieme et 11ieme méridiens Est ; Il est dans le département de la Sanaga-
Maritime arrondissement de Douala 5ieme dans la localité de NGOMBE de coordonnées
générale N04°13’07’’ E09°46’32’’. Le projet se retrouve sur la rive gauche du Wouri au lieu-
dit PK24 accessible en empruntant l’ancienne route Douala- Edéa, il s’étant sur une superficie
de 09,067Ha. Tel que décrit, la figue ci-dessous illustre la localisation de notre zone de travail
(fg3).

I.2.2 Climat
NGOMBE possède un climat de savane à hiver sec selon la classification de Koppen-
Geiger, caractérisé par des précipitations abondantes; la région est marquée d’un climat
équatorial constitué par quatre saisons dont deux saisons sèches et deux saisons de pluies,
repartie sur l’année comme suite :
Une grande saison sèche intense allant de Novembre à Février ;
Une petite saison sèche de Juillet à Août ;
Une grande saison de pluie allant de Septembre à Octobre ;
Une petite saison de pluie de Mars à Juin
On note une température moyenne annuelle de 26°c avec des précipitations moyenne de
2402.8mm durant l’année, l’humidité y est très forte notamment en saison de pluie où elle est
de l’ordre de 85% avec une faible amplitude thermique et une faible insolation. La figure ci-
contre présente la répartition du climat dans la région comme décrite ci-dessous (fg4).
I.2.3 Hydrographie
La région est caractérisée par une abondance de cours d’eaux définissant un réseau
hydrographique très dense et enchevêtré du fait de l’humidité et de l’imperméabilité des
formations cristallines constituant le sol. Elle est arrosée par une panoplie de fleuves et rivières
qui ont pour point focal de convergence, l’estuaire du Wouri. La ville hôte du projet qui se
trouve être Douala est caractérisée par le Wouri qui comporte plusieurs affluents repartis sur
neuf bassins versants majeurs qui sont les suivant : le bassin de BONASSAMA, BESSEKE,
BOBONGO, MGOUA, KOMBO, NSAPE, MBOPI, MANYA et TONGO BASSA. La figue
ci-dessous résume d’une manière générale l’hydrographie de la zone d’étude (fg5).

I.2.4 Géomorphologie
Dans l’ensemble la région hôte de notre projet est composée d’une succession de plateaux
et de collines, elle comporte principalement les formations sédimentaires dans lesquelles on
une abondance de sable et d’argile est notée dû à sa position géographique se trouvant dans la
zone côtière du pays. Elle est limitée au nord par l’escarpement rocheux et au sud par l’océan
atlantique, on rencontre trois grands reliefs principalement :
 La plaine côtière caractérisée par l’estuaire du Wouri dans laquelle les altitudes
varient de 0 à 100m en moyenne, elle présente une façade maritime en arc de cercle
composée de plaine sédimentaire rivières et fleuves
 La zone des plateaux et collines les altitudes peuvent allées jusqu’à 900m
 La zone montagneuse et volcanique ici on y trouve les plus hauts sommets de la
région avec des altitudes dépassant les 900m (fg6)

I.2.5 Géologie
La région est dominée par des formations sédimentaires (fg7)

I.2.6 Pédologie
D’une manière générale, les ressources pédologiques de la région sont pauvres ; mais il
existe cependant quelques diversités en fonction de l’écologie de chaque département.
Dans le Wouri on distingue deux types de sols : les sols ferralitiques jaunes sombres sur les
roches sédimentaires fortement lessivés par les fortes pluies, et les sols d’apport sur alluvions.
Ces sols ont un potentiel agricole faible.
Dans le Moungo la diversité de sol est plus grande c’est ainsi on retrouve :
 Les sols bruns, riches en matières organiques
 Les sols ferralitiques sur les roches basiques, que l’on retrouve dans les environs de
Loum Mbanga et Melong
 Les sols sédimentaires
 Les sols ferralitiques humifères des monts Koupé et Manengouba
La pédologie du Nkam se caractérise principalement par les lato-sol rouges forestiers et lato-
sol jaunes, contrairement au département de la Sanaga Maritime où les sols ont une faible teneur
en matière organique dû au lessivage.

I.3 GENERALITE SUR LES CHAUSSEES


I.3.1 Définition et historique
I.3.1.1 Définition
La chaussée est un ouvrage aménagé pour la construction de circulation des véhicules
routiers ou encore c’est un ensemble de couche successive de nature différente, conçue dans le
but de faciliter le déplacement des biens et des personnes. Elle est composée d’une multitude
de couche comportant des matériaux qui peuvent être de nature variable parmi lesquelles on
retrouve entre autre le béton, l’asphalte, le béton bitumineux, etc. La chaussée a pour rôle de
supporter le poids et le passage des véhicules durant sa période de service, elles sont des
éléments essentiels de notre système de transport, fournissant une surface lisse et solide pour la
circulation des biens et personnes.
I.3.1.2 Historique
Sur le plan historique, les premières chaussées routières remontent à l’antiquité avec des
exemples tels que la voie Aptienne en Italie ou encore la voie romaine en France. Cependant le
développement des chaussées modernes a réellement pris son essor au 19ième siècle avec
l’avènement de la révolution industrielle et de la circulation automobile. Au 20ième siècle, les
autoroutes et les voies rapides ont été construites pour faciliter le transport à grande vitesse sur
des grandes distances. De nos jours la construction routière continue d’évoluer grâce aux
avancées technologiques à la durabilité environnementale et aux exigences croissantes de
sécurité et de confort routier. Afin de répondre aux exigences, une panoplie de structure de
chaussée est proposée chacune ayant des caractéristiques bien définies.
I.3.1.3 Structure de chaussée
La chaussée comporte plusieurs couches mises en œuvre sur une plateforme, elle-même
constituée généralement de la partie supérieure des terrassements et d’une couche de forme. Le
corps de chaussée proprement dit comporte deux couches fondamentales à savoir une couche
d’assise et d’une couche de surface.
La couche d’assise constitue le cœur du comportement mécanique de la chaussée, car elle est
constituée de matériaux liés permettant de résister mécaniquement aux charges répétées, induite
par le trafic. Elle comporte deux couches :
 La couche de fondation : en contact direct avec la couche de forme de la plateforme,
elle permet la répartition des contraintes appliquées à un taux compatible avec les
limites admissible du sol
 La couche de base : qui repose sur la couche de fondation elle est la couche d’assise la
plus proche de la couche de surface
Quant à la couche de surface, elle est constituée d’une couche de liaison et d’une couche de
revêtement. La couche de liaison permet de spécialiser la couche de roulement au confort et à
la sécurité des usagers. (Figure 8)

Figure 8 : Structure d’une chaussée


I.3.2 Généralité sur les revêtements routiers
I.3.2.1 Définition et fonction
La couche de roulement encore appelée revêtement est la couche superficielle de la
chaussée directement en contact avec les pneumatiques des véhicules. C’est elle la couche
aperçue par les usagers conçue pour résister à l’usure causé par le trafic et les éléments
extérieurs, son épaisseur peut varier de 5 à 15cm voir plus selon les besoins spécifiques. Elle
joue un rôle important dans la durabilité et la stabilité de l’ensemble de la structure de la route,
elle assure :
 La fonction de protection de l’assise contre les agressions du trafic et du climat
 La sécurité et le confort des usagers
 La résistance à l’usure et à l’abrasion
 Distribution des charges et d’adhérences
I.3.2.2 Choix du matériau
Les revêtements routiers sont constitués de plusieurs matériaux de nature différente que l’on
peut regrouper en deux grandes classes principale :
Couche d’enrobé bitumineux : constituée d’un mélange d’agrégats (sable et graviers)
et de bitume, dans cette catégorie on y trouve le béton bitumineux et les enduits
superficielles. Les classes granulaires de matériaux utilisées pour la confection de ce
type de revêtement comporte le 0/5, 6/10 et le 10/14
Couche en béton de ciment : constituée d’un mélange de ciment d’agrégat, d’eau et
parfois d’acier. Les granulats comporte les classes de 0/5, 5/10 et le 15/25 constitué de
sable et de gravier. Elle est une couche très résistante et durable à l’usure et ne nécessite
pas de couche supplémentaire pour l’étanchéité. Parmi ces couches, on peut citer le
béton armé continu, le béton goujonné, le béton non goujonné, etc.

I.3.3 Chaussée en béton hydraulique : cas du béton goujonné


La chaussée en béton hydraulique constitue des chaussées rigides, elle est constituée d’un
revêtement en béton de ciment pervibré ou fluide. Sa réalisation est l’aboutissement d’une
élaboration longue et complexe nécessitant un enchainement de choix. À cet effet plusieurs
techniques sont donc proposées pour la structure de la chaussée, une analyse multicritère
(technique, économique, et environnementale) permettent de déterminer la structure la mieux
adoptée. Le béton hydraulique offre une grande gamme de matériau tel que le béton en dalle,
le béton armé ou soit le béton goujonné. Le béton goujonné est un matériau bien connu du
domaine du génie civil, très souvent utilisé comme revêtement il est un matériau adéquat pour
être une solution appropriée ; la figure suivante présente une la constitution d’une chaussée
avec pour couche de surface le béton goujonné.

Figure 9 : Structure d’une chaussée en béton goujonné


I.3.3.1 Dimensionnement
La confection ou dimensionnement d’un corps de chaussée en béton hydraulique dépend
d’un certain nombre de paramètres à l’instar des caractéristiques du sol en place (portance du
sol, indice CBR) la durée de service de l’ouvrage et du trafic. Ces différents facteurs doivent
faire l’objet d’une étude afin d’obtenir une solution technique en accord avec les contraintes du
milieu.
Le trafic
Le principe de dimensionnement consiste à déterminer en premier lieu le trafic, la structure
de chaussée est dimensionnée par rapport au trafic poids lourd total autorisé en charge (PTAC)
car seul les véhicules lourds de plus de 35KN ou 3,5 tonnes ont un effet significatif sur la fatigue
de la chaussée. La classe de trafic est déterminée à partir du trafic poids lourd journalier moyen
pendant l’année de service, on distingue à cet effet six classes de trafic regroupées dans le
tableau ci-contre
Tableau 1 : Classe de trafic poids lourds
Trafic à la mise en service exprimé en
Les classes de trafic
poids lourds
T3+ 86 à 150
T3- 51 à 85
T4 26 à 50
T5 11 à 25
T6 3 à 10
T7 0à2
Caractéristiques du sol en place
Pour dimensionner correctement une chaussée, il est indispensable d’évaluer la portance à long
terme du support. Cette portance est égale à la portance du sol en place mis à nu par les
terrassements, et soit augmentée le cas échéant du gain de portance obtenue soit par une
éventuelle couche de forme, soit par un traitement de ce sol. Ainsi la détermination de la classe
géotechnique du support s’effectue à travers les essais réalisés en laboratoire. Selon le guide
technique des terrassements routiers (GTR) cinq niveaux de portance du sol sont désignés dans
l’ordre croissant par AR0 ; AR1 ; AR2 ; AR3 et AR4. D’autre part le guide technique de
traitement des sols à la chaux et/ou aux liants hydraulique, défini cinq niveaux de portance en
fonction de la plateforme support mentionné dans l’ordre croissant par PF1 ; PF2 ; PF2qs ; PF3
et PF4. Le tableau ci-dessous présente les critères de classification des sols et de la plateforme
support
Tableau 2 : Classification des sols support de chaussées en fonction de la plate-forme et la
portance

Classe de portance Niveau de portance

Plate-
Sol support Examen visuel Indice portant CBR
forme

AR0 // Support très déformable CBR≤6

AR1 PF1 Support déformable 6< CBR≤10

PF2
AR2 Support peu déformable 10< CBR≤20
PF2qs

AR3 PF3 20< CBR≤50


Support très peu
déformable
AR4 PF4 CBR>50

Choix de la structure
La série de tableau illustrée ci-dessous permet de proposer une structure de chaussée en fonction
de la durée de service donnée (20 ; 30 et 50 ans) et des caractéristiques du matériau support.
Tableau 3 : dimensionnement des structures en bétons pour une période de service de 20ans

Trafic
Plateforme
support T7 T6 T5 T4 T3- T3+
20 ans 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans 20 ans

15 BC5g
15 BC5 18 BC5
PF1 22 BC5 23 BC5 24 BC5 26 BC5 21 BC3 -
21 BC3 21 BC3

15 BC5 17 BC5 14 BC5g


PF2 20 BC5 21 BC5 22 BC5 23 BC5 -
18 BC3 18 BC3 18 BC3

14 BC5 16 BC5 13 BC5g 14 BC5g


PF2qs 18 BC5 19 BC5 20 BC5 21 BC5
16 BC3 16 BC3 16 BC3 9 GB3

13 BC5 15 BC5 12 BC5g 13 BC5g


PF3 16 BC5 17 BC5 18 BC5 19 BC5
15 BC3 15 BC3 15 BC3 9 GB3

Tableau 4 : dimensionnement des structures en bétons pour une période de service de 30ans

Trafic
Plateforme
support T7 T6 T5 T4 T3- T3+
30 ans 30 ans 30 ans 30 ans 30 ans 30 ans

15 BC5 18 BC5 15 BC5g


PF1 23 BC5 24 BC5 25 BC5 26 BC5 -
21 BC3 21 BC3 21 BC3

15 BC5 16 BC5 13 BC5g


PF2 20 BC5 21 BC5 22 BC5 23 BC5 -
18 BC3 18 BC3 18 BC3

16 BC5 17 BC5 14 BC5g 14 BC5g


PF2qs 18 BC5 19 BC5 20 BC5 21 BC5
16 BC3 16 BC3 16 BC3 9 GB3

15 BC5 16 BC5 13 BC5g 13 BC5g


PF3 16 BC5 17 BC5 18 BC5 19 BC5
15 BC3 15 BC3 15 BC3 9 GB3
Tableau 5 : dimensionnement des structures en bétons pour une période de service de 50ans

Trafic
Plateforme
support T7 T6 T5 T4 T3- T3+
50 ans 50 ans 50 ans 50 ans 50 ans 50 ans

15 BC5 17 BC5 19 BC5 16 BC5g


PF1 24 BC5 25 BC5 26 BC5 -
21 BC3 21 BC3 21 BC3 21 BC3

15 BC5 17 BC5 19 BC5 16 BC5g


PF2 21 BC5 22 BC5 23 BC5 -
18 BC3 18 BC3 18 BC3 18 BC3

16 BC5 17 BC5 18 BC5 15 BC5g 17 BC5g


PF2qs 19 BC5 20 BC5 21 BC5
16 BC3 16 BC3 16 BC3 16 BC3 9 GB3

15 BC5 16 BC5 18 BC5 15 BC5g 16 BC5g


PF3 17 BC5 18 BC5 19 BC5
15 BC3 15 BC3 15 BC3 15 BC3 9 GB3

I.3.3.2 Caractéristique des goujons


Le goujon est une barre métallique disposé au droit des joints, dans une dalle de béton afin
de diminuer les sollicitations dues au retrait du béton et assurer le transfert de charge. De ce
faite ils doivent présenter des caractéristiques spécifiques afin de remplir leur rôle et ceci
conformément à la norme NF EN 13877-3 qui spécifie les caractéristiques des goujons.
Généralement disposés à mi- épaisseur de la dalle, il est un matériau non négligeable pour
assurer au revêtement des propriétés convenables pour son bon fonctionnement durant la
période de service. Le tableau ci-dessous présente leur dimension et leur espacement en
fonction de l’épaisseur de la couche de surface (tab1).
Tableau 6 : dimensions et espacement des goujons fonction de l’épaisseur du revêtement

Epaisseur de la dalle Espacement


Diamètre des Longueur minimale des
(cm) théorique des
goujons (mm) goujons (cm)
goujons (cm)
13 à 15 20 40 24

16 à 20 25 45 30
21 à 28 30 45 30
29 à 43 40 50 40
I.3.3.3 Caractéristiques du béton
Le béton est un matériau solide et rigide constitué de granulat d’eau et de ciment, c’est le
matériau far dans une structure en béton de ciment il est l’un des matériaux les plus utilisés dans
le cadre de la construction routière, ainsi la maitrise de ces propriétés mécaniques est une
nécessité, ci-dessous les caractéristiques requises du béton sont exposées en adéquation aux
normes NF P 98 086 et NF P 98 170 (Tab2/tab2 et tab15 fascicule page 69). La formulation
de ce béton doit faire l’objet d’une étude tenant compte des caractéristiques des matériaux
disponible et des résistances à atteindre.
Tableau 7: classification des bétons routiers
Désignation des Résistance Résistance en Résistance en
bétons routiers et caractéristique à 28 compression (NF EN fendage (NF P
domaines d’emploi jours (MPa) 206/CN) 98 170)

BC1/Couche d’assise <20 C8/10 ; C12/15 ; C16/20 <1,3

BC2/ Couche d’assise 20 C20/25 1,7

BC3/ Couche d’assise 25 C25/30 2,0

BC4/ Couche de
roulement 29 C30/37 2,4

BC5/ Couche de
roulement 32 C35/45 2,7

BC6/ Couche de
roulement routière et 38 C40/50 3,3
aéroportuaire

I.3.3.4 Mise en œuvre


Les chaussées en béton de ciment contrairement aux autres types de chaussées peuvent se
réaliser à froid, cependant elles nécessitent un ensemble de matériels et de bonnes pratiques
pour assurer une mise en œuvre de qualité du revêtement. Le béton passe par plusieurs phases
depuis la centrale de bétonnage où il est fabriqué jusqu’au chantier où il est disposé. Le béton
étant un matériau dont les propriétés évoluent rapidement, un programme de bétonnage qui
prend en compte les diverses exigences, doit être établie. D’une manière générale le coulage
gravitaire associé à une vibration est la méthode utilisée pour la mise en œuvre, avec l’évolution
de la technologie d’autres procédés technologiques sont à disposition tel que le pompage du
béton ou encore la méthode de répandage dans laquelle l’appareil utilisé est une machine à
coffrage glissant. Il convient de choisir le moyen de bétonnage tenant compte des difficultés du
chantier des moyens à dispositions pour assurer le suivi des paramètres du béton.

I.3.4 Chaussées en béton bitumineux


I.3.4.1 Granulats
Le béton bitumineux est un matériau constitué granulat associé à un liant hydrocarboné qui
est le bitume, il est classé dans la catégorie des chaussées souple de par sa grande flexion aux
contraintes, c’est un matériau sollicité dans le cadre des chaussées à trafic élevé de ce fait pour
optimiser sa qualité une maitrise des propriétés de ces constituant devrait être établie.
Les granulats entrant dans la composition du béton bitumineux comportent en général les
gravillons concassés de taille variable et de sable roulé ou concassé. Ces granulats sont soient
d’origine naturelle c’est-à-dire issu de la désagrégation de roches meuble ou massive ; ou
d’origine artificielle qui proviennent de la transformation thermique des roches, de minerais ou
encore des sous-produits industriels ; ils peuvent provenir de la destruction d’ouvrage de
travaux public ou de bâtiment on parlera ainsi de granulats recycler. Les granulats présentent
un certain nombre de propriétés intrinsèques tel que la dimension des grains, la résistance à la
fragmentation ou encore le taux d’éléments plat qui influence sur la qualité du béton. Afin de
concevoir un béton qui répond aux exigences souhaitées, les granulats doivent être choisi de
façon à assurer la granularité du béton pour cela une étude de ceux-ci à l’aide d’essais
géotechnique est nécessaire. Dans le cadre de notre étude les classes granulaires d/D utilisées
sont : 0/5 ; 6,3/10 et le 10/15.

I.3.4.2 Liant : bitume


Le bitume est un liant hydrocarboné adhésif combiné aux granulats conduit aux matériaux
dit « matériaux enrobé », il joue également un rôle important sur la qualité du béton bitumineux.
Le bitume peut avoir une origine diverse, il peut être d’origine naturelle issu de de la
dégradation de kérogène par la chaleur, il peut provenir de la distillation du pétrole. Employé à
hauteur de 5 à 8% dans les enrobé bitumineux, les bitumes sont regroupé en trois catégories en
fonction de leur pénétrabilité :
 Les bitumes rigides ou durs (10/20 à 35/50)
 Les bitumes semi-rigides
 Les bitumes mous (50/70 à 160/220)
La classe de bitume est choisie en fonction des propriétés intrinsèques des conditions climatique
du milieu ainsi que les conditions des sollicitations définies par le trafic, un bitume ayant des
caractéristiques appropriées assure des performances élevées sur le plan de la résistance à
l’orniérage, à la fatigue et à la fissuration thermique et contribue à la réalisation d’un revêtement
durable. En construction routière les classes de bitumes les plus utilisées sont le 80/100 en
grande partie ; le bitume 60/70 qui résiste bien sur climat chaud ; le bitume 40/50.

Conclusion
Dans ce chapitre il était question pour nous de présenter la structure d’accueil ainsi que le
site abritant les travaux de notre étude, par la suite de ressortir les généralités sur la construction
routières et les types de revêtement employés et leurs caractéristiques.
Chapitre II : MATERIEL ET METHODE

INTRODUCTION
Le présent chapitre traite de la méthodologie de travail adoptée à travers la réalisation des
divers essais géotechniques ainsi que les différents matériels utilisés dans le cadre de notre
étude, dans le but d’acquérir des données qui seront traitées en vue d’obtenir des résultats
satisfaisant nos attentes.

II.1 MATERIEL
Pour le compte de cette étude un certain type d’appareils et d’équipement et logiciels ont
été mobilisé pour le bon déroulement des essais nécessaire pour la réussite du projet. Ces divers
outils sont regroupés dans le tableau ci-dessous (tab3).
Tableau 8 : Matériels ayant servie dans le cadre de l’étude
Matériels de laboratoire Outils de bureau
Excel pour le calcul et le traitement des
Série de tamis pour analyse granulométrique
données
Le paque Argis pour la confection des
Pycnomètre pour essai de poids spécifique
cartes
Balance
Appareil Los Angeles
Grille
Moule pour densité apparente
Presse Marshall
Etuve

II.2 METHODOLOGIE DE TRAVAIL


Les travaux en laboratoire consistent principalement à la réalisation des différents essais
géotechniques retenus dans le cadre de l’étude. Ils ont pour but la détermination des propriétés
physiques et mécaniques des matériaux étudiés.
II.2.1 Paramètres physiques
La connaissance des paramètres physiques des constituants est très importante, elle
condition la qualité du matériau utilisé en couche de surface, de ce fait ces constituants doivent
faire l’objet d’une étude pour la maitrise de ces paramètres et permettre d’optimiser la qualité
du matériau pour qu’il puisse assurer sa fonction.

II.2.1.1 Essai de densité apparente NF P 94-053


But
L’essai de densité apparente (DA) consiste à déterminer la masse volumique apparente ou
densité apparente d’un granulat (sable et gravier), c’est-à-dire la masse en tonne de ce corps
pour 1m3 de volume. Elle est notée Mvapp et résulte du quotient entre la masse sèche de
l’échantillon sur le volume occupé par celui-ci y compris les vides contenus entre les grains.
Mode opératoire
Préparer un échantillon de granulat, puis pesé le moule et noté son poids (M1) connaissant
au préalable son volume (V). Laisser tomber l’échantillon dans le moule à vitesse constante (ni
trop vite ni trop lentement) jusqu’à ce qu’il déborde et forme un cône, en se servant d’une règle
araser la surface du moule et pesé le tout (M2).
Expression des résultats
La densité est obtenue en utilisant la formule suivante :
𝐌
𝐌𝐯𝐚𝐩𝐩 = En t/m3 (1) avec M= M1- M2
𝐕

II.2.1.2 Essai de poids spécifique NF P94 054


But
Le poids spécifique (PS) est une propriété qui caractérise la masse volumique absolue d’un
matériau sans tenir compte des vides. La masse des particules est obtenue par peser et le volume
est mesuré au pycnomètre.
Mode opératoire
Après avoir pesé le pycnomètre et relever son poids (m1), on note la masse (m2)
correspondant au pycnomètre remplie d’eau. Par la suite introduire l’échantillon sec prélevé
dans le pycnomètre, dont la masse doit correspondre au tiers du volume de ce dernier et noter
le poids (m3) de l’échantillon plus le pycnomètre et ensuite introduire de l’eau et laisser. 24h
après compléter le niveau de l’eau jusqu’au trait repère et placer l’ensemble dans une cloche à
vide afin d’exclure les vides crées par la présence d’air. Après exclusion des vides, pesé le tout
et noter le poids (m4).
Expression des résultats
Le poids spécifique recherché est déduite à l’aide de la formule suivante :
𝝆𝝎
𝒎𝟒 = 𝒎𝟐 + 𝒎 ∗ (2);
𝝆𝒔

ρw est la masse volumique de l’eau et ρs est le poids spécifique ou masse volumique absolue ;
m= m3-m1 est la masse de l’échantillon soumis à l’essai en gramme.

II.2.1.3 Essai de coefficient d’aplatissement NF EN 933-3


But
Le coefficient d’aplatissement (CA) un paramètre physique qui caractérise la forme plus ou
moins massive des granulats, à travers le taux d’éléments plat contenus dans un échantillon.
C’est une propriété très importante à prendre en compte lors de l’étude de formulation. Un
granulat à forte proportion en éléments plat produira un béton de qualité moindre, afin
d’optimiser la qualité du béton pour un meilleur rendement, il faut tenir compte d’une certaine
valeur de ce coefficient. L’essai consiste à déterminer les proportions des éléments plats que
contient chaque classe granulaire, elle s’applique aux particules dont les dimensions sont
comprises entre 4mm et 100mm principalement sur les granulats concassés.
Mode opératoire
L’essai consiste à faire une double analyse granulométrique par voie sèche, l’échantillon de
granulat tamisé par le tamis de maille d, le refus pesé de cette classe granulaire est ensuite versé
dans la grille correspondant au tamis d’ouverture d. Après tamisage sur la grille le poids des
passants est noté. Le tableau ci-dessous présente la correspondance entre le diamètre d du tamis
et l’écartement des grilles.
Tableau 9 : Ecartement des grilles en fonction du diamètre des tamis
Classe granulaire d/D Ecartement des grilles E
>50 31,5
40-50 25
31,5-40 20
25-31,5 16
20-25 12,5
16-20 10
12,5-16 8
10-12,5 6,3
8-10 5
6,3-8 4
5-6,3 3,15
4-5 2,5

Expression des résultats


La valeur du CA est obtenue par la formule suivante :
𝚺𝐌𝐞
𝐂𝐀 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ (3)
𝚺𝐌

Avec 𝚺𝐌𝐞: est la somme des poids des passants aux grilles; 𝚺𝐌: est la somme des poids des
passants aux tamis.

II.2.1.4 Equivalent de sable NF P 18-598


But
L’équivalent de sable (ES) est un test permettant de juger la propreté d’un sable qui peut
être de nature concassé ou roulé. C’est un indicateur de la propreté du matériau à travers sa
teneur en fine qui peut être d’origine argileuse végétale ou organique à la surface des grains.
Mode opératoire
Remplir l’éprouvette de solution lavant jusqu’au trait de jauge repéré sur la partie inférieure
de l’éprouvette ; verser l’échantillon dans l’éprouvette à l’aide de l’entonnoir, puis laisser
reposer pendant 10minutes pour humidifier. Après cette dernière, disposé l’ensemble dans une
machine pour agitation pendant 30 secondes ou agiter manuellement pendant 90 secondes,
irriguer le sable avec la solution lavant en se servant du tube laveur quittant du fond vers le
haut, permettant les remontées des fines particules lorsque le niveau de la solution lavant
avoisine le trait repère supérieur, on relève lentement le tube laveur puis laisser reposer pendant
20minutes.
Après le repos on note la hauteur totale H1 à vue lu à l’aide d’une règle graduée partant du fond
de l’éprouvette, puis on relève la hauteur H2 du sable à vue lue à l’aide de la règle graduée. On
déduit ainsi la valeur de l’ES à vue par la formule suivante :
𝑯𝟐
𝑬𝑺𝒗𝒖𝒆 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ 𝑯𝟏 (4)

Ensuite se servir du piston qu’on insère dans l’éprouvette jusqu’à ce que la surface de la tête du
piston se repose sur le sédiment, par la suite on relève la hauteur H3 qui correspond à la hauteur
du sable lue au piston ainsi l’ES au piston est déterminée par ma formule suivante :
𝑯𝟑
𝑬𝑺𝒑 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ 𝑯𝟏 (5)

La valeur de l’ES à retenir est la moyenne de l’ESvue et l’ESp.

II.2.2 Paramètres mécaniques


II.2.2.1 Analyse granulométrique par tamisage NF P 94-056
But
L’analyse granulométrique (AG) par tamisage est un ensemble d’opérations aboutissant à
la séparation selon leur grosseur des éléments constituant un échantillon de matériau sec, en
employant des tamis à maille carré afin d’obtenir une répartition de la masse des particules à
l’état sec en fonction de leur dimension. L’essai consiste à séparer les grains agglomérés d’une
masse connue de matériau au moyen de tamis dont l’ouverture des mailles décroit du haut vers
le bas, et successivement mesurer le poids cumulé sur chaque tamis.
Mode opératoire
De la nature et l’état du matériau ainsi que l’objectif fixé de l’analyse granulométrique
découle le choix de la plus grande maille de tamis du nombre et de la dimension des autres
tamis. Procéder à une prise sur le matériau prélevé conformément à la norme NF P 18-551.
Verser l’échantillon dans le tamis supérieur de la série, le classement granulaire s’obtient par
vibration de l’ensemble au moyen d’un vibro-tamiseur ou par secousse manuelle. Après avoir
terminé le tamisage, peser successivement les refus correspondant au tamis en notant leur poids
cumulé.
Expression des résultats
Les résultats des différentes pesées sont reportés sur une feuille de calcul numérique ou
physique muni d’un graphe permettant de ressortir proprement la répartition de ces grains à
l’aide des formules suivantes :
𝒎
 Pourcentage massique de refus cumulé (%Rc) : %𝐑𝐜 = (𝑴) ∗ 𝟏𝟎𝟎 (6) ; M : masse

initiale de l’échantillon sec(g) ; m : masse refus


 Pourcentage massique des passants cumulé (%Pc) : %𝐏𝐜 = 100 − %𝐑𝐜 (7)
𝐌−𝐦′
 Pourcentage des pertes (%P) : (%𝐏) = ∗ 𝟏𝟎𝟎 (8) ; avec M la masse initiale
𝐌
de l’échantillon et m’ la masse totale des refus cumulés.

Le graphique joint aux résultats obtenus lors de l’essai est appelé courbe granulométrique, c’est
un diagramme réalisé sur une échelle semi-logarithmique. L’appréciation de la qualité de la
courbe granulométrique se fait par l’intermédiaire de deux coefficients :
𝐝𝟔𝟎
 Coefficient d’uniformité (Cu) : 𝐂𝐮 = 𝐝𝟏𝟎 (9) ;

 Coefficient de courbure (CC) : CC= (d30)2/d10*d60 (10).

II.2.2.2 Essai Los Angeles NF P 18-573


But
L’essai Los Angeles (LA) est une méthode normalisée utilisée pour mesurer la résistance à
l’usure des granulats qui vont constituer les matériaux utilisé en construction routière. Il
consiste à mesurer la quantité d’éléments inférieurs à 1,6 mm produit en soumettant
l’échantillon aux chocs de boulets normalisés dans la machine los Angeles. Ce processus simule
l’usure des granulats subissant les conditions de circulation réelles.
Mode opératoire
Tamiser l’échantillon sec à l’aide de tamis pour calibrage, puis laver le matériau tamisé et
sécher à l’étuve à 150°c pendant 24h. Une fois sec prendre une masse de matériau égale à 5000g
± 5g, insérer avec précaution la charge de boulet correspondant à la classe granulaire choisie et
introduire la masse d’échantillon pesé dans l’appareil Los Angeles pour essai. La charge à
appliquer est fixée conformément aux indications prescrites dans le tableau ci-dessous (tab 5).
Effectuer à la machine 500 rotations sauf pour la classe 25-50mm ou l’on effectue 1000 tours
de rotations, à une vitesse régulière comprise entre 30tr/min et 33tr/min. Recueillir le granulat
dans un bac placé en dessous de l’appareil et le tamiser au tamis de 1,6mm et pesé le refus
obtenue à ce tamis et noté son poids m’.
Tableau 10 : charge de boulet à appliquer en fonction de la classe granulaire
Classes granulaires (mm) Nombre de boulets
4-6,3 7
6,3-10 9
10-14 11
10-25 11
16-31,5 12
25-50 12

Expression des résultats


Le coefficient Los Angeles est par définition déterminé à l’aide de la formule suivante :
𝑳𝑨 = 𝟏𝟎𝟎 ∗ 𝒎/𝟓𝟎𝟎𝟎 (11) ; 𝒎 = 𝟓𝟎𝟎𝟎 − 𝒎′.

II.2.2.3 Essai de compression NF EN 12390-3


But
L’essai de compression est un essai de contrôle principalement effectué sur le béton
hydraulique durci, il contribue à vérifier les caractéristiques mécaniques du béton formulé
notamment à travers la mesure de la résistance en compression et de la qualité de béton. À 28
jours il permet de déterminer fc28 qui est la résistance souhaitée à 28 jours ; à 7 et 14 jours il
permet d’obtenir une résistance donnant une idée sur la résistance du béton qu’il faudra
atteindre à 28 jours. Les éprouvettes sont chargées jusqu’à rupture dans une machine pour essai
de compression. Les éprouvettes doivent être cubique, cylindrique ou des carottes conformes.
Mode opératoire
Préparer l’échantillon de béton, procéder à une opération de surfaçage dont le but est
d’obtenir une surface plane de l’éprouvette favorisant une meilleure répartition des charges lors
de l’essai. Ensuite déposer l’éprouvette dans la machine d’essai appelée presse de compression
et régler la vitesse de compression constante dans la plage de 0,2MPa/s à 1MP/s, ainsi
appliquer cette charge sans choc et l’accroitre de façon continue à vitesse constante jusqu’à
apparition de fissure sur l’éprouvette marquant la rupture et donc la fin de l‘essai.
Expression des résultats
La résistance à la compression dépend de la valeur maximale de la force au moment de la
rupture, elle est donnée par l’expression ci-dessous :
𝒇𝒄 = 𝑭/𝑨 (12) ;
fc est la résistance en compression en MPa ou N/mm2, F est la charge maximale ou force
maximale à la rupture en N et A est la section ou l’aire de l’éprouvette sur laquelle la force de
compression est appliquée en mm2.

II.2.2.4 Essai Duriez NF P 98 251-1


But
C’est un essai appliqué exclusivement aux matériaux denses au semi-dense d’enrobé
bitumineux dont les agrégats passent au tamis de 20mm, cet essai a pour but de déterminer sur
des mélanges hydrocarbonés à chaud et à froid (émulsion de bitume) les résistances en
compression avant et après immersion des éprouvettes d’enrobés de poids et de section
déterminés.
Mode opératoire
Suite à la confection des éprouvettes, un piston est placé à la partie supérieure du moule et
le compactage est réalisé par double effet, l’opération doit être effectué de façon à éviter le
maximum de déperditions de température. On applique une pression sur ces échantillons avec
une valeur de la charge appliquée égale à 60KN±0,5% pour les matériaux dont le diamètre
maximal D<14mm, ou la charge appliquée est égale à 180KN±0,5% pour ceux dont le diamètre
est D ≥14mm. Cette charge est appliquée pendant 5min au bout duquel elle est interrompue et
les éprouvettes sont disposées couchées pendant 4h jusqu’au retour à la température ambiante.
Après démoulage les éprouvettes numérotées sont pesés à 1g près et la masse M est relevée et
mentionné aussi le diamètre et la hauteur h qui est à 0,1mm près.
Si J est le jour de confection des éprouvettes, J+1 est la date de début de la conservation de ces
éprouvettes non immergées, elles sont introduites dans une enceinte de température ambiante
de 18°±1°C dans une ambiance de 50%±10% d’humidité relative pendant 7 jours. Quant aux
éprouvettes immergées, elles passent à un traitement de dégazage ensuite l’eau est introduite
dans le bac jusqu’à immersion complète et maintenue à une température de 18°Cpendant 7
jours. À J+8 elles sont retirées pour être soumises à l’essai de compression et le délai entre la
sortie du matériau du dispositif de conservation et le début de l’écrasement ne doit pas excéder
2min. La vitesse du plateau de la presse est réglée à 1mm±0,1mm et la résistance à la
compression simple est déterminée à partir de la charge maximale à la rupture de l’éprouvette.

Expression des résultats


Masse volumique apparente des éprouvettes Mva :
𝐌
𝐌𝐯𝐚 = 𝟒 ∗ (13)
𝛑𝐃∗𝐃∗𝐡
Dans cette expression, M est la masse de l’éprouvette à J+1, D est le diamètre de l’éprouvette
et h la hauteur de celui-ci
Pourcentage des vides V% :
𝐌𝐯𝐚
𝐕% = 𝟏𝟎𝟎 ∗ (𝟏 − 𝐌𝐯𝐫 ) (14)

II.2.2.5 Essai Marshall NF P 98 251-2


L’essai Marshall est un essai en géotechnique principalement réalisé sur des matériaux à
liant hydrocarboné, confectionnés à chaud dans au laboratoire ou prélevés sur le chantier (grave
bitume, béton bitumineux, enduits superficiels). C’est un essai primordial pour caractériser le
comportement mécanique de ces matériaux soumis aux conditions spécifiques.
But
Le présent essai a pour objectif la détermination pour une température et une énergie de
compactage données, le pourcentage des vides contenus dans le matériau ainsi que la stabilité
et le fluage d’un mélange hydrocarboné à chaud.
Mode opératoire
Confectionner les éprouvettes pour l’essai conformément à la norme NF P 98 251-2, après
confection des moules ils sont ensuite démoulés et numérotés, les dimensions de l’éprouvette
sont notées (hauteur, rayon ou diamètre) et la masse volumique apparente MVA est calculée à
l’aide des mesures géométriques. La prochaine opération consiste à mesurer la masse
volumique apparente par peser hydrostatique MVR suivant la norme NF P 98-250-6 sans
paraffine. Les éprouvettes sont conservées pendant 5h au moins à température ambiante. La
stabilité et le fluage sont déterminés en insérant les mâchoires de l’appareil sur les échantillons
et le tout est immergé dans l’eau à 60°C pendant 30min, puis le dispositif est porté pour être
disposer entre les plateaux de la presse afin d’être soumis au test de compression. La vitesse du
plateau de la presse est réglée à 0,85mm/s et l’essai est réalisé en moins d’une minute. La
stabilité Marshall est obtenue en lecture de la valeur maximale lue à la rupture ; quant au fluage
Marshall il correspond à la valeur de l’affaissement de l’éprouvette au moment de la rupture.

II.2.3 Formulation des bétons


Comme pour tout projet qui se veut être fiable, une étude de formulation est nécessaire au
préalable afin de déterminer les quantités optimales des matériaux et la teneur en liant
(hydrocarboné ou hydraulique) afin d’obtenir un produit fini dont les caractéristiques sont
conforment aux attentes fixées. Ainsi dans le cadre de notre projet, ce processus de formulation
se subdivise en deux études à savoir une étude de formulation faite pour un type béton
hydraulique (béton goujonné) pour chaussée et une étude de formulation de béton pour un
revêtement bitumineux.

II.2.3.1 Béton hydraulique pour chaussée : méthode Dreux-Gorisse


La formulation du béton hydraulique est un processus qui consiste à définir le mélange
optimal à travers la détermination des quantités des divers granulats constituant le béton et du
dosage en ciment nécessaire pour assurer la réalisation d’un béton de qualité. Pour cela
plusieurs méthodes de formulation existent parmi lesquelles la méthode de Faury, la méthode
de Valette, la méthode d’Abrams ou encore celle de Dreux-Gorisse. Cette dernière est la
méthode adoptée pour l’étude de formulation du béton hydraulique du projet dans lequel nous
intervenons. La présente méthode se résume en trois grandes étapes majeures partant de la
détermination du rapport C/E, puis la détermination du mélange granulaire à travers l’obtention
des pourcentages des différentes classes granulats associées, et par la fin la déduction des
masses ou quantités des granulats.
Détermination du rapport C/E
Afin de déterminer le rapport C/E, il faut au préalable connaitre la résistance souhaitée à 28
jours pour ensuite appliquer la formule suivante :
𝑪
𝝈′ 𝟐𝟖 = 𝑮 ∗ 𝑹𝒄(𝑬 − 𝟎, 𝟓) (15).

Dans cette expression σ’28 est la résistance majorée à 28 jours en MPa donnée par l’équation

σ’28=1,15*fc28 (16)
Où fc28 est la résistance visées à 28 jours ; G est le coefficient granulaire fonction de la qualité
et dimension des plus gros grains (tab 7) ; Rc est la résistance vraie du ciment en MPa (tab 6);
C dosage en ciment en Kg et E la quantité d’eau en litre. Les tableaux suivant présentent
respectivement les valeurs de résistance vraie du ciment et du coefficient granulaire G
Tableau 11 : Correspondance entre classe vraie et dénomination normalisée des ciments.

Dénomination normalisée 32,5 MPa 42,5 MPa 52,5 MPa

Classe vraie σ’c 45 MPa 55 MPa > 60 MPa


Tableau 12 : Coefficient granulaire G’ en fonction de la qualité et de la taille maximale des
granulats Dmax

Dimension D max des granulats


Qualité des granulats Fins Dmax < 12,5 Moyens Gros Dmax > 50
mm 20 < Dmax < 31,5 mm

Excellente 0,55 0,60 0,65

Bonne, courante 0,45 0,50 0,55

Passable 0,35 0,40 0,45

 Détermination du dosage en ciment (Kg)


Après obtention du rapport C/E, on peut par la suite déterminer la valeur du dosage en
ciment en utilisant l’abaque que présente la figure 10 connaissant la valeur d’affaissement au
cône d’Abrams souhaité

Figure 10 : Abaque de détermination du dosage en ciment


 Détermination de la quantité d’eau
La quantité d’eau nécessaire à la confection du béton est déduite à partie des valeurs de
ciment et du rapport C/E, une fois la quantité d’eau calculée une correction est appliquée tenant
compte de la dimension du plus gros granulat. Cette correction faite sur la quantité d’eau est
primordiale à l’obtention de la maniabilité souhaitée, ci-dessous est présenté la correction à
appliquer (tab 8)
Tableau 13 : Correction sur le dosage de pâte en fonction de Dmax.

Dimension maximale des

granulats (Dmax en mm) 5 8 12,5 20 31,5 50 80

Correction sur le

+
dosage de pâte (en %) +9 +4 0 -4 -8 - 12
15

Détermination du mélange granulaire optimal ou mélange optimal à minimum de


vide

Le but est de parvenir à obtenir les pourcentages des divers granulats (sable, gravillon
et grave) entrant dans la composition du béton. Ces pourcentages permettront la réalisation
d’un squelette granulaire minimisant le plus possible la présence de vide, pour mener à bien
cette tâche la présente méthode définie une démarche à suivre débutant par le tracé de la
droite brisée de référence puis la détermination des pourcentages en volume absolue des
matériaux.

 Tracé de la droite de référence de Dreux


La droite de référence de Dreux (OAB) est une droite courbe marquée d’un point d’inflexion
propre à cette dernière. Elle représente le mélange idéal d’un matériau à minimum de vide et
son point d’inflexion A est défini par les coordonnées X et Y dont les valeurs sont obtenues à
travers les équations suivantes :
En abscisse : si Dmax≤20mm alors 𝑿 = 𝐃𝐦𝐚𝐱/𝟐 (17) ;
Si Dmax>20mm alors 𝑋 = (𝐃𝐦𝐚𝐱 − 𝟓)/𝟐 (18).

En ordonnée : 𝒀 = 𝟓𝟎 − √𝟏, 𝟐𝟓 ∗ 𝐃𝐦𝐚𝐱 + 𝐊′ (19) où𝑲′ = 𝑲 + 𝑲𝒔 + 𝑲𝒑.


Ks et Kp sont des coefficients correctifs définis respectivement par
𝑲𝒔 = 𝟔 ∗ 𝑴𝒔 − 𝟏𝟓 (20)
Ms étant le module de finesse du sable, la valeur de Kp est choisie entre +5 et +10 ceci en
fonction du degré de plasticité désiré conditionnant si le béton sera pompable ou non ; la valeur
de K est déterminer en exploitant le tableau ci-dessous (tab 9)
Tableau 14 : Valeur de K fonction de la forme des grains, le mode de vibration et du dosage
en ciment

Vibration Faible Normale Puissante

Forme des granulats


Roulé Concassé Roulé Concassé Roulé Concassé
(du sable en particulier)

400 + Fluid -2 0 -4 -2 -6 -4

400 0 +2 -2 0 -4 -2
Dosage en 350 +2 +4 0 +2 -2 0

Ciment 300 +4 +6 +2 +4 0 +2

250 +6 +8 +4 +6 +2 +4

200 +8 + 10 +6 +8 +4 +6

La droite de Dreux est donc une courbe d’origine 0, origine du graphe et ayant pour extrémité
le point Dmax caractéristique des plus gros granulats.
 Détermination du pourcentage en volume absolue

Afin de parvenir à déterminer les volumes absolus des granulats, il est impératif de tracer
comme indiqué sur la figue ci-dessous (fg11) les courbes granulométriques et les droites reliant
ces graphes. Ces droites sont définies à 5% des refus du granulat à faible dimension et par 5%
des passants du granulat suivant dont la granularité est plus élevé. L’intersection des droites
avec la courbe de référence permet par prolongement parallèlement à l’axe des abscisses, de
déterminer les pourcentages de chaque granulat lue sur l’axe des ordonnées.
Détermination des quantités des granulats
 Détermination de la compacité (ɣ)
Pour avoir les quantités en masse des granulats nécessaires, il faut au préalable déterminer
la compacité du béton qui représente le volume absolue en m3 de solide contenu dans un mètre
cube de béton (volume absolu de ciment, sable et gravier). Sa valeur dépend de plusieurs
facteurs à l’instar de la consistance souhaitée la taille et la qualité des granulats et des moyens
de vibrations disponible pour la mise en œuvre (tab 10). Suite à cette valeur une correction est
appliquée sur celle-ci, qui dépend de la qualité du sable (concassé ou roulé). Il convient
d’apporter une correction de -0,01 si le sable utilisé est roulé dans le cas contraire la correction
prendra une valeur de -0,03 s’il est concassé. La valeur de compacité ainsi obtenue permet de
calculer le volume total absolu Vg des granulats donné par l’expression suivante :
𝐕𝐠 = ɣ − 𝐕𝐜 (21) où Vc est le volume de ciment.
Tableau 15 : Compacité du béton en fonction de Dmax, de la consistance et du serrage

compacité (c0)
Consistance Serrage Dmax= Dmax=12 Dmax=31, Dmax = Dmax =
Dmax= 8 Dmax = 20
5 ,5 5 50 80

Piquage 0,750 0,780 0,795 0,805 0,810 0,815 0,820

Vibration
0,755 0,785 0,800 0,810 0,815 0,820 0,825
Molle faible
Vibration
(TP-Fl) 0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
normale
Piquage
0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830

Vibration
0,765 0,795 0,810 0,820 0,825 0,830 0,835
faible
Plastique
Vibration
0,770 0,800 0,815 0,825 0,830 0,835 0,840
(P) normale
Vibration
0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
puissante
Vibration
0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
faible
Vibration
Ferme 0,780 0,810 0,825 0,835 0,840 0,845 0,850
normale
(F) Vibration
0,785 0,815 0,830 0,840 0,845 0,850 0,855
puissante

 Détermination des quantités


À partir de la valeur du volume absolu total des granulats et des pourcentages des différents
granulats on déduit les volumes de chaque granulat et par la même lancé les masses des
granulats. Les volumes et masses de sable gravillon et gravier sont données par les expressions
suivantes :
Vs = V * S % (22) ; Vg = V * g % (23) ; VG = V * G % (24)
S = V * S % * ρs(S) (25) ; g = V * g % * ρs(g) (26) ; G = V * G % * ρs(G) (27)
La formulation théorique de béton consiste à déterminer les quantités des constituants du
béton (sable, ciment, eau, gravillon et gravier) optimale permettant de minimiser les vides et
par conséquence conduits à un béton dont les caractéristiques mécaniques répondent aux
exigences souhaitées.

II.2.3.2 Béton bitumineux


Formuler un enrobé bitumineux est un processus qui consiste à déterminer le meilleur
mélange minéral ou granulaire des matériaux constituant ainsi que la teneur en liant
hydrocarboné (bitume) pour l’élaboration de l’enrobé dont les performances visées :
imperméabilité, rugosité et résistances mécanique (orniérage et à la fatigue) lui confère la
capacité de résister aux exigences du milieu. L’objectif de la formulation est donc de parvenir
à déterminer la composition de l’enrobé à travers les un mélange minéral des classes granulaires
constituant le squelette de l’enrobé, dont le pourcentage des vides est ni trop faible ni trop élevé.
En effet un mélange comportant peu de vides empêche l’introduction d’une quantité nécessaire
de liant et un mélange comportant un taux de vides élevé conduit à l’apparition des
déformations post compactage, dans les deux cas le revêtement bitumineux produit présente
dans caractéristiques insuffisantes pour satisfaire les exigences d’où la nécessité de concevoir
une étude de formulation. Cette étude doit aboutir à une formule qui réponde aux attentes, dans
notre cas d’étude la formulation se résume en deux grandes étapes à savoir la détermination de
la composition granulométrique de l’enrobé et par la suite le dosage optimale en liant
conditionné par l’essai Marshall.
Composition minérale de l’enrobé
L’opération renvoie à la détermination les proportions ou pourcentages de diverses classes
granulaires utilisées. Elle consiste à partir, des courbes granulométriques de ces classes retenues
pour la formulation a composé un mélange minéral dont la courbe granulométrique est inscrite
dans la limite du fuseau défini par les spécifications. La première tâche consiste à tracer sur un
même graphe les courbes granulométriques moyennes des granulats, le fuseau granulométrique
relatif au mélange et la courbe médiane de ce fuseau. Par la suite tracer la droite joignant le
point correspondant à 5% de passant sur la première courbe granulométrique, au point
correspondant à 95% de passant de la seconde courbe granulométrique qui suit. Le point
d’intersection de cette droite avec la courbe médiane du fuseau détermine le pourcentage
pondéral du premier granulat et ainsi l’opération est répétée pour obtenir le pourcentage des
autres granulats. À partir des courbes moyennes des classes granulaires on calculera courbe du
mélange minéral : le pourcentage des passant à un tamis est la somme des pourcentages des
passants au même tamis des courbes des constituants pondérés par les proportions
correspondantes.
Détermination de la teneur en liant
La teneur en bitume qui servira pour la réalisation de l’etude de formulation est fixée par le
module de richesse (K) et la surface spécifique (∑) du mélange minéral retenu.
- Le module de richesse K symbolise l’épaisseur du film qui enrobe les granulats, sa
valeur est comprise dans l’intervalle 3,45 à 3,90 pour le béton bitumineux et 2 à 2,6
pour les grave bitume.
- La surface spécifique ∑ exprimée m2/Kg caractérise la surface globale développée
par les grains constitutifs du mélange minéral. Elle est calculée à partir de la
relation suivante :

∑ = 0,25𝐆 + 2,3𝐒 + 12𝐬 + 135𝐟 (28)


Avec G : élément supérieure à 6,3mm ; S : élément compris 6,3 et 0,315mm ; s : élément
compris entre 0,315 et 0,08mm ; et f : élément inférieur à 0,08mm
La surface spécifique étant connue la teneur en liant peut être déduite en se servant de
l’expression suivante :
P=∝*K*(Σ) 1/5 (29).
P étant la teneur en bitume ; ∝ est un coefficient correcteur tenant compte de la masse
volumique des granulats (∝=2,65/MVRg).
La teneur en bitume qui sert pour la réalisation de l’étude de formulation doit être choisie de
façon à ce que le module de richesse reste dans la fourchette de spécification. La valeur optimale
de la teneur en liant sera fixée lors de la réalisation de l’essai Marshall sur des éprouvettes
normalisées.

CONCLUSION
En somme, dans ce chapitre il était question de mettre en lumière toutes les procédures à
suivre utilisées dans le cadre de notre travail, débutant par la réalisation des essais
géotechniques exécutés en laboratoire sur les granulats afin de déterminer leurs propriétés
physico-mécaniques, ainsi que les études de formulation permettant de concevoir des matériaux
dont les caractéristiques sont conforme pour être utilisés comme couche de revêtement. Suite à
ces travaux entrepris, des données ont pu être collecté qui feront l’objet d’une présentation dans
le prochain chapitre.
Chapitre III : PRESENTATION DES RESULTATS

INTRODUCTION
Au précédent chapitre, il était question de présenter toutes les démarches utilisées pour
l’acquisition des données dans le cadre de notre étude, dans ce chapitre il convient d’exposé ces
données récoltées sur le terrain lors des travaux données qui vont être analysé afin d’apprécier
la qualité des matériaux étudiés. Ces informations obtenues à la suite des différents essais sont
exposées telle que dans le chapitre précédent.

III.1 Résultats sur granulats


Dans cette partie de ce chapitre nous disposerons des résultats effectués obtenus suite à
diverse méthodes d’acquisition des données qui ont été réalisées sur les classes granulaires. Il
est a noté dans le cadre de notre projet deux catégories de granulats ont fait l’objet d’une étude ;
la première catégorie est celle constituée par les granulats entrant dans la composition du béton
hydraulique (béton goujonné) comportant les classes granulaires suivantes : 0/5, 5/15 et le 15/25
respectivement pour le sable roulé les gravillons et le concassé. La seconde catégorie quant à
elle regroupe les granulats entrant dans la confection du béton bitumineux, les classes
granulaires choisies pour l’étude sont le 0/5, le 5/10 regroupant succinctement le sable et la
grave tous concassé. Ces granulats en évidence le sable concassé et la grave proviennent de la
carrière de BONEPOUPA et le sable roulé quant à lui vient de la DIBAMBA.

III.1.1 Caractéristiques physiques


III.1.1.1 Densité apparente et poids spécifique
Concernant les granulats constituant le squelette du béton goujonné, les essais ont été
réalisés sur trois échantillons de granulats pour la densité apparente et six échantillons de
granulats pour la détermination du poids spécifique de chacun des granulats. Suite à ces
analyses les résultats obtenus sur la densité apparente donne une valeur moyenne de 1,41 t/m3
pour le sable roulé (0/5) ; 1,56 t/m3 pour le gravillon (5/15) et 1,61 t/m3 pour la grave concassé.
Pour ces mêmes granulats la valeur du poids spécifique varie en moyenne de 2,465 à 2,745.
Les granulats entrant dans la composition du BB ont eux aussi fait l’objet de ces essais dont les
valeurs moyennes de DA de 1,592 pour le sable ; 1,403 pour le 5/10. L’essai de détermination
du poids spécifique quant à lui a permis d’obtenir les valeurs de poids variant de 2,52 à 2,695.
Les valeurs des paramètres obtenues sur ces échantillons de granulats sont regroupées dans le
tableau ci-dessous
Tableau 16 : Valeurs de densité apparente et de poids spécifique des granulats

Béton hydraulique Béton bitumineux


0/5
Classes granulaires 0/5 (roulé) 5/15 15/25 5/10
(concassé)
Densité apparente 1,41 1,56 1,61 1,59 1,40
Poids spécifique 2,465 2,695 2,745 2,52 2,595

III.1.1.2 Coefficient d’aplatissement


L’essai de détermination du coefficient d’aplatissement (CA) est un essai réalisé sur presque
toutes les fractions granulaires à l’exception de la classe 0/5, permettant de quantifier la
proportion des éléments plats contenue dans un échantillon. Une forte teneur de ces éléments
plat dans le squelette granulaire concoure à la réduction de la résistance du béton. Lors de notre
étude cet essai a été effectué sur trois échantillons de granulats de classe 5/15 15/25 et le 5/10
dont les valeurs de CA sont disposées comme suite : s’agissant du concassé 5/10 qui servira à
la confection du béton bitumineux l’on obtient une valeur de 36,3% ; concernant le béton
hydraulique l’on dispose des valeurs de CA de 20,4% et 22,6% respectivement pour le 15/25 et
le 5/15.
III.1.1.3 Equivalent de sable
L’équivalent de sable (ES) est un test effectué principalement sur les granulats de classe 0/5
(sable concassé ou non) afin de définir la propreté et le taux d’élément argileux contenu dans
celui-ci. De cette façon à la suite de l’étude menée sur nos deux types de sable, l’on a abouti
aux valeurs de l’ES de 73,9% pour le sable concassé du béton bitumineux et une autre valeur
de 90,6% pour le sable roulé.

III.1.2 Caractéristiques mécaniques


III.1.2.1 Analyse granulométrique
L’analyse granulométrique par tamisage réalisée sur chaque classe de granulats mise à
disposition pour la formulation des différents bétons, a permis d’obtenir les courbes
granulométriques suivantes illustrer dans la figure 1a et 1b. Les données nécessaires pour la
confection de ces courbes granulométriques sont consignées à l’annexe 1.
Figure 11a : courbes granulométriques obtenues sur les échantillons de granulats entrant la
formulation du béton goujonné

III.1.2.2 Los Angeles


Les résultats obtenus suite à ce test sur les granulats montrent des valeurs de résistance aux
chocs qui varient de 24,2% à 28,6% respectivement pour les classes 10/15 et 5/10 ; les granulats
du béton hydraulique présentent des valeurs moyennes de résistance de 25,7 à 22,4 relativement
pour les classes de 15/25 et 5/15 (tableau 12)
Tableau 17 : résistance à l’usure des granulats entrant dans la formulation des bétons
5/10 10/15 5/15 15/25
Los Angeles
28,6 24,2 22,4 25,7
(LA) %

III.2 Formulation des bétons


III.2.1 Béton hydraulique pour chaussée
Dans le cadre de nos travaux le béton hydraulique formulé pour servir comme matériau de
revêtement est un béton goujonné de classe BC5 dont la résistance attendue à 28 jours (fc28) du
béton est de 32MPa constitué de goujons de 20 mm de diamètre, de longueur 40 cm espacé de
24cm disposé au niveau des joints. Afin de parvenir à réaliser cette tâche la méthode optée a
été celle de Dreux-Gorisse. Suivant celle-ci le premier paramètre à déterminer est le rapport
ciment/eau qui dépend de la résistance en compression, la classe vraie du ciment, et de la qualité
des granulats. En prenant en compte tous ces facteurs, la valeur obtenue de ce rapport lors de
notre étude de formulation est de C/E=2,14 ; par la suite le dosage en ciment a pu être déterminé
en exploitant l’abaque de la figure 10 à hauteur de 432Kg, ce qui conduit à la déduction de la
quantité d’eau nécessaire pour cette formulation de 202 L. La prochaine tâche a été de
déterminer les pourcentages en volume absolue des granulats pour cela il est indispensable de
tracer la courbe de référence de Dreux et les courbes granulométriques des granulats. Le tracé
de cette courbe de référence a pu être effectué à l’aide des points O A et B dont les coordonnées
sont récapituler dans le tableau ci-dessous
Tableau 18 : coordonnées des points O A et B
coordonnées
points O A B
X 0,08 12,5 25
Y 0 39,92 100

Lorsque la courbe de référence est tracée sur le même graphe que les courbes
granulométriques on détermine aisément les pourcentages en volume absolue (fg12), dans notre
cas d’espèce les pourcentages obtenus sont 32% 18% et 50% respectivement pour le sable roulé
les graves concassées 5/15 et 15.

Figure 12 : courbes granulométriques et de référence associée aux pourcentages en volume


absolue des granulats
III.2.1.1 Récapitulatif de composition
En somme la formulation du béton hydraulique servant comme couche de roulement abouti
à la détermination d’un certain nombre de paramètre entrant dans la composition de celui-ci,
ces différents éléments tel que le dosage en ciment la quantité d’eau ou encore la quantité de
chaque classe granulaire obtenus à la suite de l’étude sont résumé dans le tableau ci-dessous :
Tableau 19 : compte rendu de la formulation du béton hydraulique
Concassé Concassé
Sable roulé Ciment Eau
5/15 15/25
Pourcentages en
volume absolue 32 18 50 // //
(%)
Volume absolue
216,85 121,98 338,83 139,35 0,202
(m3)
Quantité (Kg) 534,5 328,7 932,1 432 202 L
Dosage pour
61,9 38,04 101,9 50 23,4
50Kg

III.2.1.2 Résistance à la compression


L’essai est effectué sur six éprouvettes normalisées dont trois écrasés à 7 jours et trois autres
écrasés à 28 jours. L’écrasement des éprouvettes à 7 jours permettant d’extrapoler sur la
résistance du béton à 28 jours a présente des valeurs de résistances en compression variant de
Sur les échantillons écrasés à 7 jours l’on obtient une moyenne de résistance à la compression
de 19,2 MPa (tabeau15). À propos des éprouvettes écrasées à 28 jours elles montrent une valeur
moyenne de 32,9 MPa. Le tableau ci-dessous présente l’ensemble des valeurs de résistances
obtenues à la suite des essais réalisés sur les éprouvettes :
Tableau 20 : Résistances en compression des éprouvettes
Poids des Force à
Conservation N° Résistance Moyenne
éprouvettes maximale
1 15500 390,7 19,4
7 jours 2 15850 481,9 24,0 19,2
3 16020 285,4 14,2
1 15800 586,8 29,2
28 jours 2 16250 667 33,2 32,9
3 16100 670 33,3

III.2.2 Béton bitumineux


La formulation du béton bitumineux étudié en laboratoire a débouché sur plusieurs
formules parmi lesquelles une formule a été retenue pour la suite des travaux, cette formule est
constituée d’un mélange minéral 55% de sable concassé 0/5 et 45% de 5/10, le liant
hydrocarboné utilisé à cet effet est un bitume pur de classe 50/70 dont la densité relative est de
1,012 avec une pénétration de 57,7mm (annexe….).
III.2.2.1 Duriez
Les résultats obtenus suite à la réalisation de l’essai sur le mélange granulaire de la formule
retenue, permet d’obtenir les paramètres Duriez explicités dans le tableau ci-après.
Tableau 21 : Paramètres Duriez
Teneur en liant % 5,60
Module de richesse K 3,58
Résistance à la compression 79,5
R’C/RC 0,78
Densité géométrique (MVa T/m3) 2,236
Densité hydro MVa (T/m3) 2,292
Masse volumique réelle de l’enrobé MVr (T/m3) 2,501
Compacité 91,7
Vides résiduels Vr (%) 8,3

III.2.2.2 Marshall
Les résultats obtenus sur aux tests Marshall en prenant en compte la composition minérale
et la variation du module de K permet de fixer la teneur optimal en liant et aboutir à une
meilleure formule, les caractéristiques de cet essai récoltés sont exposés dans le tableau illustrer
ci-dessous.
Tableau 22 : paramètres Marshall
Teneur en liant % 5,60
Module de richesse 3,58
Stabilité à 60% (kg) 1127
Fluage 1/10mm 2,34
Densité géométrique MVa 2,303
Densité hydro MVa 2,363
Masse volumique enrobé MVr 2,501
compacité 94,4
Vides résiduel Vr(%) 5,6

CONCLUSION
En somme, dans ce chapitre exposé ci-dessus il était question pour nous de présenter les
résultats des investigations menées en laboratoire pour l’élaboration des différents bétons qui
font l’objet de notre travail. Il s’agira de par la suite de ressortir l’interprétation qu’ils suscitent
au prochain chapitre.
Chapitre IV : INTERPRETATION ET DISCUSSION

INTRODUCTION
Le présent chapitre ici exposé, traite des résultats obtenus au précédent chapitre suite à
différentes méthodes étudiées lors de nos travaux. Il sera question pour nous d’interpréter ces
données récoltées pour ensuite ressortir une comparaison de nos deux types de revêtement
étudiées.

IV.1 Interprétation sur granulats


IV.1.1 Paramètres physiques
IV.1.1.1 Densité apparente et poids spécifique
Le poids spécifique (PS) est le poids réel d’un matériau par unité de mesure des grains, il
est donc un indicateur de la masse volumique réelle d’un granulat. Naturellement si un matériau
possède une valeur de PS élevé alors il sera dense. Lors de nos de nos travaux, de poids
spécifique des granulats entrant dans la composition du BH varie entre 2,465 et 2,745 pour des
valeurs de DA comprise entre 1,41 et 1,61 T/m3. Quant aux granulats du BB, ils présentent ils
ont une valeur moyennes de PS entre 2,52 et 2,59 pour des densités apparentes de 1,59 et 1,40
tout comme les granulats du BH ils présentent des valeurs jugé conforme aux spécifications du
CCTP.
IV.1.1.2 Coefficient d’aplatissement
Le coefficient d’aplatissement est un test permettant de caractériser la forme des granulats
compris entre 4mm et 80mm, plus la valeur de ce coefficient est élevé plus le granulat comporte
des éléments plats allongés ou en aiguilles qui rendent la mise en œuvre et le malaxage difficile
impactant sur la résistance du béton. Les granulats du béton bitumineux présentent une
moyenne de 36,3% de CA et ceux du BCg ont une moyenne de 21,5% comme valeur de CA
ces valeur étant supérieur 20%, ces granulats ont une teneur en élément plat moyenne.
IV.1.1.3 Equivalent de sable
L’ES est un essai permettant d’obtenir la propreté d’un sable, et le taux d’élément fin et
argileux, les résultats obtenus sur les échantillons de 0/5 roulé donnant une moyenne de 90,6%,
ce qui implique que le sable est très propre avec une absence presque totale de fines argileuses.
Cette valeur spécification du CCTP qui préconise une valeur supérieure ou égale à 60% pour le
sable roulé. Le sable concassé 0/5 en provenance de la carrière de BONEPOUPA entrant dans
la composition du BB présente quant à lui une valeur de 73,9% valeur comprise entre 70 et
80%, ainsi le sable est un sable propre avec faible teneur en teneur en particules fines argileuses
et donc parfaitement adapter pour formuler un béton.

IV.1.2 Paramètres mécaniques


IV.1.2.1 Analyse granulométrique
Les courbes granulométriques (figure 11a) obtenus sur les classes granulaires 0/5 5/15 et
15/25 montrent une répartition étalée et continue des courbes traduisant une composition
continue et comportant toutes les dimensions de grains. Les courbes granulométriques (figure
11b) des granulats concassé entrant dans la constitution du BB, présentent elle aussi des courbes
étalées sans discontinuité traduisant une répartition homogène des grains dans ces fractions à
proportion moyenne en fine.
IV.1.2.2 Los Angeles
L’essai Los Angeles est un test permettant de d’évaluer la résistance du matériau au choc
ainsi donc plus la valeur de ce coefficient est élevée moins le matériau est résistant au choc.
Dans le cas de nos deux catégories de granulats, ceux constituant le squelette du BCg ont produit
une valeur moyenne de 24,05% pour le LA ; les observations faite conformément à la norme
NF P 18-573 traduisent que les granulats sont de bonne qualité pour les travaux. Ce pendant
pour les granulats du BB l’on dispose d’une valeur moyenne de 26,4 impliquant que les la
qualité des granulats est passable pour être utiliser.

Au regard des résultats obtenus en laboratoire sur nos deux catégories de granulats, il en
ressort que ce soit pour les granulats entrant dans la composition du béton goujonné ou celui du
béton bitumineux, ils ont dans l’ensemble des caractéristiques physico-mécaniques acceptables
pour servir à la confection des bétons.

IV.2 Formulation des bétons


IV.2.1 Béton hydraulique pour chaussée : béton goujonné
Le béton hydraulique choisi pour être utiliser comme matériau de revêtement à fait l’objet
d’une étude de formulation, au bout de cette formulation des échantillons cylindriques ont été
prélevés et soumis au test de compression simple, à la fin de cet essai on obtient une valeur
moyenne de résistance en compression à 28jours de 32,09MPa. Cette étant supérieur à celle
initialement visée de 32MPa pour la couche de revêtement (selon le guide dimensionnement
des chaussées en béton hydraulique), permet d’affirmer que la formulation du Bcg est bonne et
peut être adopté pour les travaux. Néanmoins nous remarquons une différence de 0,9MPa entre
la résistance obtenue et celle fixée par le CCTP, cette légère différence est due à la qualité des
granulats utilisés lors de la formulation dans laquelle nous sommes en présence des granulats
de qualité globalement passable.

IV.2.2 Béton bitumineux


Le béton bitumineux formulé dans le cadre de nos travaux est un béton de classe 0/14
comportant les classes granulaires 0/5 5/10 et le 10/15, dont le liant hydrocarboné utilisé est un
bitume pur de classe 50/70. L’étude de formulation a permis de fixer une formule dont les
caractéristiques ont été présentées au chapitre précédent.
IV.2.2.1 Duriez NF P 98-251-1
Des résultats obtenus et exposés au chapitre passé, nous pouvons dire que le béton
bitumineux formulé dans le cadre de ce projet présente des bonnes caractéristiques de
résistances à la fatigue et l’orniérage. On note aussi un bon rapport (R’C/RC) de résistance du
matériau compte tenu des conditions. Le tableau suivant résume l’ensemble des données et
spécifications consignées (tableau 17)
Tableau 23 : Paramètres Duriez et spécifications
Paramètres Valeur obtenues Spécifications
Teneur en liant % 5,60 5à8
Module de richesse 3,58 3,45 à 3,90
Résistance à la compression 79,5 >60
R’C/RC 0,78 >0,75
Compacité % 91,7 90 à 97

IV.2.2.2 Marshall NF P 98-251-1


Les échantillons de béton formulé soumis à l’essai Marshall ont présenté de bonnes
caractéristiques et répondent aux attentes et exigences, les valeurs de stabilité et fluage Marshall
permettent de conclure que le BB résister bien aux déformations permanentes. On note un
pourcentage de vide de 5,6% dans le squelette granulaire ce qui implique que le taux de vide
entre les grains est suffisant pour satisfaire l’enrobage de ces derniers et conduire à une
meilleure résistance du matériau (Tableau 18)
Tableau 24 : Paramètres Marshall obtenus et spécifications
Paramètres Valeur obtenues Spécifications
Teneur en liant % 5,60 5à8
Module de richesse 3,58 3,45 à 3,90
Stabilité Marshall 1127 >1000
Fluage 2,34 <4
Compacité % 94,4 93 à 97

Pour résumé, des paramètres étudiés ci-dessus nous pouvons affirmer que le béton
bitumineux formuler dans le cadre de notre projet, il répond pleinement aux exigences et
présente des caractéristiques adéquat pour servir comme revêtement en couche de surface. Le
tableau suivant récapitule toutes les informations nécessaires pour la confection de ce béton
(tableau 19)
Tableau 25 : Récapitulatif des paramètres du BB
Caractéristiques Valeurs obtenues
Sable concassé 0/5 55%
Gravillon 5/10 45%
Bitume 5,60%
Densité du mélange (T/m3) 2,501
Marshall //
Densité (T/m3) 2,363
Stabilité Marshall 1127
Compacité % 94,4
Fluage Marshall 2,341
Duriez //
Densité (T/m3) 2,292
Compacité % 91,7
Résistance RC à 18°C air (bars) 79,5
R’C/ RC 0,78
IV.3 Discussion
Dans cette partie de ce chapitre, l’objectif visé est de ressortir une analyse comparative entre
les deux types de revêtements étudiés (BB et BCg) tout au long de de notre travail. Elle débute
par un rappel de la problématique fixant l’objectif de l’étude suivie de l’étude comparative entre
ces deux options. Cette dernière est mise en lumière suivant trois aspects majeurs à savoir : sur
le plan technique dans lequel nous aborderons la sensibilité à la dégradation et au climat des
deux revêtements ; ensuite le plan économique dans lequel il sera question de présenter une
analyse des goûts initiaux d’entretiens et totaux de confection de ces deux options et pour
terminer une analyse sur le plan environnemental afin de déterminer l’option la plus favorable
quant au respect de l’environnement.

IV.3.1 Rappel de la problématique


Grâce aux avancées technologiques il existe une multitude de solution par rapport au
matériau a adopté pour un couche de roulement en construction routière. Ainsi l’étude faite
entre deux type de matériaux de revêtement les plus utilisés dans le domaine du génie-civil
notamment l’enrobé bitumineux et le béton goujonné, vise à proposer un choix conforme aux
exigences technico-mécaniques et économiques d’un projet tout en gardant à l’esprit les
conditions environnementales dans laquelle nous nous trouvons. Les résultats obtenus sur les
granulats à la suite des essais réalisés montrent au ces granulats présentent des caractéristiques
acceptable pour faire office de matière première pour la formulation des bétons. De même ces
bétons formuler ont fait l’objet d’études au bout desquelles l’on a pu apprécier la qualité de ces
derniers répondant aux exigences du CEBTP. Par la suite nous devrons ressortir un compte
rendu confrontant ces deux options afin de proposer l’option le mieux disant.

IV.3.2 étude comparative


IV.3.2.1 Aspect technique

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