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Chikbouni Lamine

Ce mémoire présente un projet de fin d'études en génie de l'environnement, axé sur le traitement des lixiviats de la décharge de Ouled Fayet à l'aide des procédés de coagulation et d'oxydation Fenton. Il inclut une étude expérimentale sur les lixiviats, leur caractérisation, et les méthodes de traitement utilisées. Le travail est supervisé par des professeurs et examiné par un jury composé de membres académiques.

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Chikbouni Lamine

Ce mémoire présente un projet de fin d'études en génie de l'environnement, axé sur le traitement des lixiviats de la décharge de Ouled Fayet à l'aide des procédés de coagulation et d'oxydation Fenton. Il inclut une étude expérimentale sur les lixiviats, leur caractérisation, et les méthodes de traitement utilisées. Le travail est supervisé par des professeurs et examiné par un jury composé de membres académiques.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


ECOLE NATIONALE POLYTECHNIQUE
Département du Génie de l’Environnement

Mémoire du projet de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en Génie de
l’Environnement

Thème :

Traitement des lixiviats de la décharge de Ouled


Fayet par la combinaison des deux procédés
coagulation et oxydation Fenton
Président du jury :
Pr. HARIK, prof. ENP

Examinateurs :
Dr. GHRIB, M.C. ENP
Mr. NAKIB, C.C ENP

Promoteurs :
Pr. R. KERBACHI, prof. ENP
Melle. F. BOUMECHHOUR, C.C U. Boumerdès

Etudié par : Lamine CHIKBOUNI

Promotion Juin 2009


W°w|vtvxá
Je dédie ce travail :
A ma famille : Ma mère, mon père, Nazim, Mouna et Yanis.
A la jeunesse de ma famille : Sarah, Ilyas, Didir, Sofiane,
Zohra, Amine, Walid, Besma, Melissa, Lydia, Salah, Salim,
Smail, Farah.
A ma grande famille : Sabrina, Ryad, Akila, Amel², Feriel²
Dadou, Nadjim, Ziza, Ryad, Mohamed, Mounir, Anissa ,
Yasmina, Nassima, Wided.
Aux chioukha et timgharin de ma famille
A ma famille d’Alger : Yaya &compagnie, tonton Hami d &
compagnie et tonton noreddine & compagnie
A mes amis, tous, sans exception, où qu’ils sont.
A la JSMB, nchallah la coupe de la CAF, et l’équipe nationale,
nchallah la coupe du monde.
Remerciements

Ce travail a été effectué au niveau du laboratoire des sciences et technique de l’environnement


(LSTE) du département de génie de l’environnement de l’école nationale polytechnique (ENP)
sous le haut patronage de son excellence le Pr. [Link].

Je tiens à remercier mes promoteurs M elle [Link]’HOUR et Pr. [Link], pour leurs aides
précieuses, les conseils éclairés et les encouragem ents afin d’être ingénieur d’état en génie de
l’environnement.

Ma reconnaissance va à l’égard du Pr. Harik, professeur à l’école nationale polytechnique d’avoir


accepter de présider le jury de ce mémoire.

Je remercie les membres du jury Dr. Ghrib et Mr. Nakib de m’avoir fait l’honneur d’accepter
d’examiner mon travail.

Je tiens également à remercier M elle Assira CHEIKH pour son aide inestimable, et M elle Oumessade
ALI pour son eau distillée, et toute l’équipe des l aboratoires et du département (Mr . Lounici, Mme
Abdi, Latifa, Dalila, Lila, Nawel, Radia, Redha, M’hamed, Nabil…), ainsi que Mahfoud qui, en
plus de sa disponibilité permanente autant qu’ingén ieur de labo, a tout le temps contribué au
moral des étudiants avec ses fameuses « dendinates », sans oublier Hamida, la meneuse d’ambiance
du département.

Nos sincères remerciements vont aussi à M me BOUCHFER, ainsi que Nabila, Sabrina et Anis de
L’O.N.A de BARAKI, tout le personnel du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet en
particulier Melle Fatiha CHEDEBA, Radia du département du génie chimique et le chauffeur
éboueur de NET-COM qui nous a assuré le transport.

Hommage aussi aux anciens étudiants du département, à commencer par Raouf, un vrai
connaisseur dans le domaine des lixiviats ; Hocine, l’homme au grand cœur, Seif, l’eternel jeune
garçon, Hamza l’artiste, Yacine lemniâi et Karim el marrouqui.

Un grand merci aux autres étudiants qui ont collaboré à l’élaboration de ce travail à savoir
Souhila qui a travaillé sur les lixiviats, mon copain de chambre Karim et ses amis (walid, Nassim
et Adel), mes amis et ex-collègues de Rouiba (Mounir, Hamza et Salim), et Dao Souleymane et
Amadou Soumana Moussa pour m’avoir aidé à concrétiser ce document avec leur imprimante.

Je tiens également à remercier tous mes amis et camarades de promotion sans exception : Echatra,
Echabba (zaama), el mahboula, el ouaàra, el meqeqeqeqelqa, el hadja, el moumna, el mferfcha,
l’acteur, lehrech, bettache, francois le picheur, el hadj lekhder, echikh, ahoulli, laârouch, el ferd,
p’tit prince el houma, et sahraoui taleg roho, pour leur sincère amitié et leur précieux soutien.
Sommaire
Liste des abréviations :
Liste des tableaux
Liste des figures
Introduction Générale ............................. ................................................... .... 1
I/ Les Déchets .................................... ................................................... .......... 3
I.1. Définition du Déchet ............................................................................ .................... 3
I.2. Classification des Déchets Solides .............................................................. .............. 3
I.2.1. Les Déchets Inertes ......................... ................................................... ................................................... 3
I.2.2. Les Déchets Dangereux ...................... ................................................... ................................................ 3
I.2.3. Les Déchets Ménagers et Assimilés .......... ................................................... .......................................... 3

I.3. Traitement et Gestion des Déchets Ménagers ...................................................... .... 4


I.3.1. Caractéristiques des Déchets Ménagers ...... ................................................... ...................................... 4
I.3.2. Indicateurs de l’Etat de Dégradation des Déc hets Ménagers ..................................... .......................... 6
I.3.2.1. Les Indicateurs Physiques ................ ................................................... ........................................... 6
I.3.2.1.A. La Granulométrie........................ ................................................... ......................................... 6
I.3.2.1.B. La Composition du Déchet ............... ................................................... ................................... 7
I.3.2.1.C. Le Tassement des Déchets ............... ................................................... ................................... 7
I.3.2.2. Les Indicateurs Chimiques................. ................................................... .......................................... 7
I.3.2.2.A. La Teneur en Matière Organique et Teneur en Carbone Organique ............................. ........ 7
I.3.2.2.B. L’Analyse Elémentaire .................. ................................................... ....................................... 7
I.3.2.2.C. La teneur en Cellulose ................. ................................................... ........................................ 7
I.3.2.2.D. Le Rapport C/N ......................... ................................................... ........................................... 8
I.3.2.2.E. Indice Lipidique ....................... ................................................... ............................................. 8
I.3.3. Types de Décharges ......................... ................................................... ................................................... 8
I.3.3.1. La Décharge Contrôlée Traditionnelle ..... ................................................... ................................... 8
I.3.3.2. La Décharge Contrôlée Compactée........... ................................................... .................................. 9
I.3.3.3. La Décharge d’Ordures Préalablement Broyées ................................................. ........................... 9
I.3.3.4. Décharges Contrôlées de Déchets Mis en Balles ............................................... ............................ 9
I.3.3.5. Centre de Stockage de Déchets (CSD) Ultimes ................................................. ........................... 10
I.3.3.6. Bioréacteur............................... ................................................... ................................................. 1 0
I.3.4. Elimination et Valorisation des Déchets .... ................................................... ....................................... 11
I.3.4.1. L’Incinération ........................... ................................................... ................................................. 1 1
I.3.4.2. Le Compostage ............................ ................................................... .............................................. 11
I.3.4.3. La Méthanisation ......................... ................................................... ............................................. 11

II/ Le Lixiviat...................................................................................... ............12


II.1. Le phénomène de Lixiviation..................................................................... ............ 12
II.2. Le Lixiviat des Décharges ...................................................................... ................ 12
II.3. Les Etapes de Formation des Lixiviats .......................................................... .......... 12
II.3.1. Les Processus Mécaniques .................. ................................................... ............................................ 13
II.3.2. Les processus Chimiques ................... ................................................... .............................................. 13
II.3.3. Les Processus Biologiques ................. ................................................... .............................................. 13
II.3.3.1. Phase Aérobie ........................... ................................................... ............................................... 13
II.3.3.2. Phase d’Acidogenèse ..................... ................................................... .......................................... 13
II.3.3.3. Phase Anaérobie ......................... ................................................... ............................................. 13
II.3.3.4. Phase Méthanogénique .................... ................................................... ....................................... 14
II.3.3.5. Phase de Dégradation Humique [48] .................................................. ........................................ 14

II.4. Les Types de Lixiviats des Décharges et leur Composition ...................................... 15


II.4.1. Le Lixiviat Jeune ......................... ................................................... ................................................... ... 15
II.4.2. Le Lixiviat Intermédiaire ................. ................................................... ................................................. 1 5
II.4.3. Le Lixiviat Stabilisé ..................... ................................................... ................................................... ... 15

III/Déchets solides, Lixiviats et Environnement ..............................................16


III.1. Nuisances Dues aux Décharges .................................................................. .......... 16
III.2. Pollution par les Lixiviats ................................................................... .................. 18
III.2.1. La Pollution Organique ................... ................................................... ................................................ 18
III.2.2. La Pollution Azotée ...................... ................................................... ................................................... 18
III.2.2.1. L’Azote Ammoniacal .................................................. ................................................... .................. 19
III.2.2.2. Les Nitrites .................................................. ................................................... ................................. 19
III.2.2.3. Les Nitrates ........................... ................................................... .................................................. 19
III.2.3. Pollution par les Orthophosphates......... ................................................... ........................................ 19
III.2.4. Pollution par les Métaux Lourds.......... ................................................... ........................................... 19

IV/ Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges ..........21


[Link] Procédés Physico-chimiques .................................................................. ......... 21
[Link] Procédés Membranaires .................. ................................................... ......................................... 21
IV.1.2. Floculation-Coagulation ................... ................................................... .............................................. 21
IV.1.2.1. Mécanisme de la Coagulation-Floculation. ................................................... ............................. 21
IV.1.2.2. Mécanisme de la Coagulation-Floculation p ar la Théorie de la Double Couche ................. ...... 22
IV.1.2.3. Mécanisme de la Coagulation-Floculation p ar la Théorie Chimique ............................ ............. 24
IV.1.2.4. Facteurs Influençants la Coagulation-Floc ulation ........................................... ........................... 25
IV.1.3. Oxydation ................................. ................................................... ................................................... ... 25
IV.1.3.1. Oxydation Classique ..................... ................................................... ........................................... 25
IV.1.3.2. Oxydation Avancée ....................... ................................................... .......................................... 25
IV.1.4. Adsorption................................ ................................................... ................................................... ... 26

IV.2. Les Procédés Biologiques ....................................................................... .............. 27


IV.2.1. Phytoremédiation .......................... ................................................... ................................................ 27
IV.2.2. Procédés par Boues Activée (Culture Libre) ................................................... ................................... 27
IV.2.3. Lit Bactérien ............................. ................................................... ................................................... ... 28
IV.2.4. Le Lagunage Naturel....................... ................................................... ................................................ 28

V/ Le Procédé de Fenton........................... ................................................... ..30


V.1. Mr. Fenton ................................... ................................................... ..................... 30
V.2. Principe ..................................... ................................................... ........................ 30
V.3. Les Types de Fenton ............................................................................. ................ 31
V.3.1. Procédé de Fenton Classique : .............. ................................................... .......................................... 31
V.3.2. Procédé d’Electro-Fenton ................... ................................................... ............................................ 31
V.3.3. Procédé Photo-Fenton ....................... ................................................... ............................................. 31

VI. Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet .........33


VI.1. Contexte Juridique ............................................................................. ................. 33
VI.2. Présentation du Site ........................................................................... ................. 33
VI.3. Prise de Contact ............................................................................... ................... 35
VI.4. Quelques Données sur les Déchets................................................................ ....... 35
VI.4.1. Les Quantités de Déchets du CET Ouled Fayet .................................................. ............................... 35
VI.4.2. Caractéristiques des Déchets du CET Ouled F ayet .............................................. .............................. 35

VI.5. Caractéristiques Techniques du CET Ouled Fayet ................................................. . 36

VII. Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet ....................41
VII.1. Point de Prélèvement des Lixiviats ............................................................ .......... 41
VII.2. Caractérisation des Lixiviats ................................................................. ............... 43
VII.2.1. Matériel et Méthodes ..................... ................................................... .............................................. 43
VII.2.2. Analyse des Lixiviats .................... ................................................... .................................................. 44
VII.2.3. Discussions et Conclusions ............... ................................................... ............................................. 46

VII.3. Traitement des Lixiviats ...................................................................... ................ 48


VII.3.1. Traitement par Coagulation-Floculation ... ................................................... .................................... 48
VII.3.1.1. Matériels et Méthodes .................. ................................................... ........................................ 48
[Link] de la Dose du FeCl 3 .................................................. ............................................ 49
VII.3.1.3. Optimisation du pH ..................... ................................................... ........................................... 49
VII.3.1.4. Caractéristiques des Lixiviats Après Tra itement ........................................... ............................ 50
VII.3.1.5. Discussions et Conclusions ............. ................................................... ....................................... 50
VII.3.2. Traitement par Oxydation Avancée Fenton .. ................................................... ................................ 50
VII.3.2.1. Matériels et Méthodes .................. ................................................... ........................................ 50
2+
VII.3.2.2. Recherche des Quantités de H 2O2 et de Fe Adéquates ........................................ .................. 51
er
VII.3.2.2.A. 1 Essai............................................. ................................................... .............................. 51
ème
VII.3.2.2.B. 2 Essai ............................................ ................................................... ............................ 51
VII.3.2.3. Optimisation de la Dose du H 2O2 .................................................. ............................................ 52
2+
VII.3.2.4. Optimisation du Rapport Molaire H 2O2/Fe .................................................. .......................... 53
VII.3.2.5. Optimisation du pH ..................... ................................................... ........................................... 53
VII.3.2.6. Caractéristiques des Lixiviats Après Tra itement ........................................... ............................ 54
VII.3.2.7. Discussions et Conclusions ............. ................................................... ....................................... 54
VII.3.3. Combinaison des Traitements.............. ................................................... ......................................... 55
VII.3.3.1. Coagulation-Floculation → Oxydation Fenton (Voie 1) ........................ .................................... 55
VII.3.3.2. Oxydation Fenton → Coagulation-Floculation (Voie 2) ................. ........................................... 56
VII.3.3.3. Caractéristiques des Lixiviats Après Tra itement ........................................... ............................ 57
VII.3.3.4. Discussions et Conclusions ............. ................................................... ....................................... 57
Conclusion Générale............................... ................................................... ....58
Références Bibliographiques : ....................................................................... 60
Annexe I .......................................... ................................................... ...........65
Annexe II ......................................... ................................................... ...........76
Annexe III ........................................ ................................................... ...........80
Annexe IV ......................................... ................................................... ..........83
Liste des abréviations :
CET : Centre d’enfouissement technique
CSD : Centre de stockage des déchets
PEHD : Polyéthylène haute densité
AGV : Acides gras volatils
MES : Matières en suspension
MVS : Matières volatiles sèches
MO : Matières organiques
MM : Matières Minérales
DCO : Demande chimique en oxygène
DCOi : Demande chimique en oxygène initiale
DCOf : Demande Chimique en oxygène finale
DBO5 : Demande biologique en oxygène au bout de 5 jours
pH : potentiel hydrogène
NTK : Azote total kjeldahl
PED : Pays en développement
PCI : Pouvoir calorifique inférieur
ETR : Evapotranspiration réelle
CAG : Charbon actif en grain
CAP : Charbon actif en poudre
SAA : Spectrophotométrie d’absorption atomique
Temp. : Température
Conduc. : Conductivité
UV-Vis : Ultraviolet-visible
JORA : Journal Officiel de la République Algérienne
Liste des Tableaux
-Tableau III.1 Nuisances et impacts générés par les CET .............................................. ........................ 17

-Tableau IV-1 : Les potentiels redox des principaux oxydants ......................................... ..................... 26

-Tableau VI-1: Quantité des déchets reçus au niveau du CET d’Ouled Fayet pour chaque casier........ 35

-Tableau VI-2 Classement des déchets autorisés et interdits du CET de Ouled Fayet .................... ...... 36

-Tableau VI-3: Exploitation des casiers d’enfouisse ment du CET de Ouled Fayet. ....................... ........ 40

-Tableau VII.1 Méthodes d’analyses pour chaque élém ent............................................... ................... 44

-Tableau VII-2 : Caractérisation des lixiviats :.. ................................................... ................................... 45

-Tableau VII-3 : Teneurs moyennes des paramètres caractérisant le lixiviat et normes de rejet ........ 47

-Tableau VII-6 : résultats de traitement par coagulation-floculation ................................. .................. 51

-Tableau VI-3 : résultat de traitement par Fenton : .................................................. ............................ 55

-Tableau VI.3 : résultat des traitements combinés .................................................... ........................... 58


Liste des Figures
Fig I-1 Composition des déchets de la ville d’Alger .................................................. ............................... 4

Fig I-2 Composition des déchets ménagers de quelque s villes tunisiennes (Monastir, Médenine, Sfax
et Nabeul) ....................................... ................................................... ................................................... .. 4

Fig I-3 Composition des déchets ménagers du Maroc . ................................................... ........................ 5

Fig I-4 Composition des déchets ménagers de l’Egypte ................................................. ......................... 5

Fig I-5 Composition des déchets ménagers en France ................................................... ......................... 6

Fig I-6 Composition des déchets ménagers du Mexique .................................................. ...................... 6

Fig I-7 Composition des déchets ménagers en Cote d’ Ivoire ............................................ ...................... 6

Fig II-1 Bilan Hydrique ........................... ................................................... ............................................. 13

Fig III-1 Origine des nuisances dans un CET........ ................................................... ................................ 18

Fig IV-1 Stabilité d’une suspension colloïdale .... ................................................... ................................ 22

Fig IV-2 Théorie de la double couche .............. ................................................... ................................... 23

Fig IV-3 Représentation du bioréacteur complexe sol -plante dans la phytoremédiation des lixiviats. 27

Fig IV-4 Schéma simplifié d’un système à boues acti vées.............................................. ....................... 28

Fig IV-5 Cycle biologique d’une lagune ............ ................................................... .................................. 29

Fig VI-1 Vue du CET depuis google earth........... ................................................... ................................. 34

Fig VI-3 Schéma du CET de Ouled Fayet ............. ................................................... ................................ 35

Fig VI-4 Casier neuve du CET Ouled Fayet .......... ................................................... ................................ 38

Fig VI-5 Buse d’évacuation du biogaz ............. ................................................... ................................... 38

Fig VI-6 Schéma d’un casier ....................... ................................................... ......................................... 39

Fig VI.7 Bassin de décantation.................... ................................................... ........................................ 40

Fig VI.8 Schéma représentant les points de prélèvement des lixiviat................................... ................ 41

Fig VI.9 Points de prélèvement des lixiviats ...... ................................................... ................................. 42

Fig VI-10 Vue du lixiviat au point de prélèvement X .................................................. ........................... 42

Fig VI-11 Ecoulement et prélèvement du lixiviat au point PY .......................................... ..................... 43

Fig VI-12 Optimisation de la dose du coagulant .... ................................................... ............................. 50


Fig VI-13 Optimisation du pH de la coagulation ........ ................................................... ......................... 51

Fig VI-14 Abattement de la DCO en fonction des dose s du réactif et catalyseur à pH=3 ................. .... 53

Fig VI-15 Optimisation de la dose de H 2O2 (pH=3) ........................................... ..................................... 54

Fig VI-16 Optimisation de la dose du catalyseur (pH =3) ............................................... ........................ 55

Fig VI.17 Optimisation du pH de Fenton ............ ................................................... ................................ 56

Fig VI-18 Traitement par le procédé Coagulation-Flo culation suivi par le procédé Fenton .............. ... 58

Fig VI-19 Traitement par le procédé Fenton suivi pa r coagulation-floculation ......................... ........... 58
Introduction
Générale
Introduction Générale

Introduction Générale
Avec l’augmentation des populations et le nouveau mode de consommation, la gestion des
déchets s’affirme comme étant une problématique majeure dans le monde en général, et en
Algérie en particulier.

L’Algérie est classée pays en voie de développement, ce qui signifie en pleine évolution
économique, industrielle mais aussi démographique. En 2006, l’Algérie comptait 32,9
millions d’habitants, le double de ce qu’il en était en 1960, soit 13,8 habitants/km², alors que
les dernier chiffres s’élèvent jusqu’à 35,1 millions d’habitants. Cependant ce chiffre reflète
mal une répartition homogène : on estime que 96% de la population vit sur 17% du territoire
essentiellement dans le nord du pays [1].

Il en résulte une dégradation de l’environnement par entre autre une énorme production de
déchets ; on estime à 10 millions de tonnes de déchets ménagers produits annuellement en
Algérie. Ces déchets sont le plus souvent déposés dans des décharges sauvages engendrant
diverses nuisances sur le milieu. Aujourd’hui, on a répertorié entre 2000 et 3000 décharges
sauvages sur le territoire national.

Devant cette situation, les autorités ont décidé à partir de 2001 de mettre en œuvre une
pratique de bonne gestion des déchets. Cette pratique consiste à mettre en place dans les
grandes villes des centres d’enfouissement techniques (CET). Le premier CET réalisé est
celui de Ouled Fayet qui a été mis en exploitation en 2002.

Le CET de Ouled Fayet a été conçu selon les normes d’hygiènes et de protection de
l’environnement, afin d’éliminer au mieux les déchets et d’éviter au maximum les nuisances
dues à ces derniers.

Bien sur, nulle solution n’est parfaite, et les CET n’échappe à cette règle. Au fait, bien que les
CET facilitent la gestion des déchets ménagers, ils portent certains effets directes néfastes
envers les riverains et l’écosystème environnant ces installations, avec les poussières dégagés
lors des déversements des camions des ordures, les odeurs nauséabondes, son attirance par
certains animaux qui peuvent être vecteur de maladies…

Ce genre d’installation sert de stockage et de gestion des déchets pendant une période de
temps limitée.

En effet, Bien que la durée de fonctionnement des CET soit limitée, leurs impacts n’en
demeurent pas : les ordures ménagères continuent à vivre après leur enfouissement, créant
ainsi d’autres nuisances. La plus importante reste la production du biogaz issue de leur
dégradation, soit en moyenne 150 à 250m3 de gaz produit par la décomposition d’une tonne
de déchets, dont plus de 60% de CH4 et de mercaptans qui, s’ils ne sont pas recueillis, se
trouvent dans l’atmosphère.

1
Introduction Générale

L’autre souci majeur engendré par les CET est celui des liquides formés lors de la percolation
des eaux pluviales avec les déchets en plein décomposition : les lixiviats.

Ces lixiviats, au fil du temps, se chargent en matières organiques et autres métaux lourds, ce
qui fait un vecteur de pollution des plus dangereux.

Cela montre la nécessité de leur traitement avant de les rejeter dans l’écosystème. Car si les
déchets disparaissent de nos vues, leur danger pourrait bien se trouver dans nos assiettes.

L’objectif de ce travail consiste à effectuer une caractérisation suivie d’un traitement des
lixiviats issus du centre d’enfouissement technique de Ouled Fayet par association des
procédés de coagulation-floculation et d’oxydation avancée de Fenton.

Pour cela, on a commencé par présenter des généralités sur les déchets et leur gestion, les
décharges et leur fonctionnement, des généralités sur les lixiviats, leur effets sur
l’environnement et la santé humaine et les diverses voies de traitement pour ce genre
d’effluent sous forme de synthèse bibliographique.

On a ensuite présenté le CET de Ouled Fayet, montrant ainsi son rôle et ses caractéristiques
techniques.

Dans la partie expérimentale, nous présentons les essais réalisés, commençant par une
caractérisation globale de notre lixiviat jusqu'à optimisation des conditions de traitement par
coagulation-floculation et Fenton, ainsi que leur combinaison.

2
Les déchets
Chapitre I Les Déchets

I/ Les Déchets
I.1. Définition du Déchet
Le déchet peut être défini comme étant tout résidu d’un processus de production, de
transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement, tout
bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon [2].

Mais la définition officielle selon la Loi N°01-19 du 12/12/2001 relative à la gestion, au


contrôle et à l’élimination des déchets est : tout résidu d’un processus de production, de
transformation ou d’utilisation et plus généralement toute substance, ou produit et tout bien
meuble dont le propriétaire ou le détenteur se défait, projette de se défaire, ou dont il a
l’obligation de se défaire ou de l’éliminer [2].

I.2. Classification des Déchets Solides


I.2.1. Les Déchets Inertes
Les déchets inertes sont des déchets qui ne subissent en cas de stockage aucune modification
physique, chimique ou biologique importante. Ces déchets ne se décomposent pas, ne brûlent
pas et ne produisent aucune réaction physique, chimique ou biologique de nature à nuire à
l’environnement. Leur potentiel polluant, leur teneur élémentaire en polluants ainsi que leur
écotoxicité sont insignifiants [3].

I.2.2. Les Déchets Dangereux


Les déchets dangereux sont constitués des déchets dangereux des ménages, des déchets de
soins et assimilés à risque et des déchets industriels spéciaux (déchets organiques ou minéraux
comme les hydrocarbures, les goudrons, les solvants, les acides de décapage, tel les cendres
volantes, …etc). Ces déchets sont traités dans des centres de stockage spéciaux.

Les conditions d’implantation et de gestion de ce type de centre de stockage entraînent la mise


en œuvre de conditions d’étanchéité optimum. Toutefois la production de lixiviats est limitée
car les critères d’admission excluent tout déchet fermentescible et les déchets sont rapidement
recouverts et isolés des eaux météoriques [3].

I.2.3. Les Déchets Ménagers et Assimilés


Les déchets ménagers et assimilés, appelés déchets non dangereux, comprennent notamment
les déchets industriels banals qui sont les déchets provenant de l’industrie, du commerce, de
l’artisanat, des services, des administrations et des activités de toutes natures, dès lors qu’ils
ne sont ni inertes ni dangereux. L’évolution de ces déchets dans le site de stockage et leurs
interactions avec le milieu extérieur conduisent à la dispersion de flux polluants,
essentiellement à travers l’émergence de lixiviats qui résultent de la mise en solution par voies
physico-chimiques et biologiques, des éléments polluants dans les eaux de percolation. Ainsi,
des métaux, des molécules organiques et des quantités importantes d’azote ammoniacal se
3
Chapitre I Les Déchets

trouvent concentrées dans les lixiviats [4]. Les caractéristiques des lixiviats
lix varient très
largement d’un centre de stoctockage à un autre. Cette variation est notam
amment basée sur la
nature des déchets, leurs âges
es d’enfouissement,
d leur état de décomposition,
n, la teneur en eau et
la température [3].

I.3. Traitement et Ges


Gestion des Déchets Ménagers
I.3.1. Caractéristiques
es d
des Déchets Ménagers
Les figures I-1 à I-7 illustrennt les résultats de certaines enquêtes et don
donne les principaux
chiffres relatifs à la compositio
ition moyenne des déchets de quelques grandes
es villes [5].

0,7
1,7 11,6 Matières
ières organiques

13,4 Verre
Plastique
iques
54,5
Papiers
ers
16,5
Métaux
aux
Textiles
iles
autres
1,7

Fig I-1 Coomposition des déchets de la ville d’Alger [5]

Papiers
iers et cartons
0,5 2 3
4 4 11 Textiles
tiles
7
0,5 Matière
tières plastiques
Bois
Matière
tières végétales
Sol, terr
terre
68
Verre
Métaux
taux
Non ide
idenifiés

Fig I-2 Composition dess ddéchets ménagers de quelques villes tunisienn


nnes (Monastir,
Médenine, Sfax et Nabeul) [6]

4
Chapitre I Les Déchets

6
20
Fer
Fermentescible
Ver
Verre
Pla
Plastiques
3
70
1 Pap
Papiers cartons

Métaux

Fig I-3 Com


omposition des déchets ménagers du Maroc [7]]

3
13
1,5
Fer
Fermentescible
2,5
Ver
Verre
Pla
Plastiques
60 Pap
Papiers cartons

Métaux

Fig I-4 Comp


mposition des déchets ménagers de l’Egypte [8
[8]

Déchetss putrescibles
pu
0,5
4,1 Papiers cartons
car
6,8
28,8 complexes
xes (tetra brick)
13,1
Textiles
3,2
Textiless san
sanitaire
11,1
Plastiques
ues
25,3
CNC (bois,
ois, caoutchouc)
Verres
3,1 Métaux
2,6 1,4
INC (pierre
erres, gravats)

Fig I-5 Com


omposition des déchets ménagers en France [9]]

5
Chapitre I Les Déchets

1
4 12 Fermentescible
ible
Verre
45
Plastiques+texti
extiles
22
Papiers cartons
ons

8 Métaux
8
Sables bois cend
cendres graviers
Autres

Fig I-6 Comp


mposition des déchets ménagers du Mexique [10]
[10

0,9 13,6
5,8 fermentiscibles
ibles
Verre
9,5
Plastiques
69,7 Papiers, carton
rtons
0,5 Métaux
Sable bois cend
cendres graviers

Fig I-7 Compos


osition des déchets ménagers en Cote d’Ivoire
re [11]
[

Comme on peut le constate tater, ces déchets sont essentiellement comp mposés de matières
organiques. L’utilisation abus
busive des sachets en plastique explique la grande teneur du
plastique dans les déchets algé
gériens (plus que le double que celle des déchet
hets tunisiens).

I.3.2. Indicateurs de l’Et


Etat de Dégradation des Déchets Ménagers
M

I.3.2.1. Les Indicateurs


rs P
Physiques
I.3.2.1.A. La Granulométrie
La séparation par taille estt souvent
s réalisée avant toute autre analyse,, ppermettant ainsi de
séparer les fractions spécifique
ques. Plusieurs fractions sont distinguées : Les fines (< 20 mm),
les moyens (entre 20 mm ett 1100 mm), et les gros (> 100 mm) [12]. Les es fines sont les plus
étudiées, notamment pour leur ur caractère biodégradable.

6
Chapitre I Les Déchets

I.3.2.1.B. La Composition du Déchet


Les principales familles de déchets rencontrées sont les suivantes : Putrescibles, Papiers,
Cartons, Complexes, Textiles, Textiles sanitaires, Plastiques, Combustibles non
Classés, Verre, Métaux, Incombustibles non classés et les Déchets Spéciaux [12]. Toutefois,
le tri des déchets n’est pas toujours réalisé selon ce type de classement.

I.3.2.1.C. Le Tassement des Déchets


L’évaluation des tassements est un bon indicateur de l’état de dégradation des déchets. De
manière générale, les éléments subissant une dégradation voient leur comportement
mécanique évoluer et ceci s’accompagne d’une réduction de la taille des éléments constitutifs
[13].

I.3.2.2. Les Indicateurs Chimiques


I.3.2.2.A. La Teneur en Matière Organique et Teneur en Carbone Organique
La mesure de la perte au feu apporte une indication sur la charge organique présente dans un
déchet.

La matière organique estimée par les solides volatils ne représente pas uniquement la matière
biodégradable. Les composants présents dans le déchet doivent être bien identifiés car le taux
de MO varie selon les catégories de déchets et certains composés génèrent des taux de
matières organiques importants malgré leur faible dégradation au cours du temps. Les
plastiques par exemple sont en effet des éléments qui contiennent de fortes teneurs en matière
organique mais qui sont peu biodégradables [14]. Ceci peut surestimer la valeur réelle de la
matière organique directement reliée à l’état de dégradation du déchet. La teneur en matière
organique semble diminuer avec l’âge du déchet [14], toutefois, pour deux déchets d’âge
identique mais prélevés sur des sites différents, les valeurs peuvent être très variables.

I.3.2.2.B. L’Analyse Elémentaire


Les principaux éléments mesurés sur un déchet sont le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et
l’azote. A partir de ces teneurs, il est possible d’estimer la qualité du déchet et également
d’effectuer des comparaisons avec d’autres échantillons naturels comme les sols et les
sédiments. A titre d’exemple, le rapport C/H typique d’un déchet putrescible est compris entre
5/1 et 7/1 [15]. La mesure du carbone déterminée sur des déchets de différente composition a
indiqué des valeurs entre 8-10 % pour un déchet constitué de sols et de déchets verts alors
qu’elles se situent autour de 25-35 % pour un déchet ménager contenant du papier, du bois et
du textile [16].

I.3.2.2.C. La teneur en Cellulose


Le rapport lignine sur (cellulose + hémicellulose) est un bon indicateur de l’état de
décomposition d’un déchet et du potentiel méthanogène résiduel [17]. Les déchets ménagers
contiennent initialement 40 à 50 % de cellulose, en majorité présente dans les papiers et
cartons, 10 à 15 % de lignine et 12 % d’hémicellulose [17]. La dégradation de la cellulose est
longue, ce composé devient l’un des principaux producteurs de biogaz au cours des dernières
phases de dégradation. Ainsi la teneur en cellulose et le potentiel méthanogène du déchet sont
fortement corrélés, la cellulose et l’hémicellulose représentant 91 % du potentiel méthanogène
7
Chapitre I Les Déchets

[18]. La teneur en cellulose mesurée sur des déchets d’âges différents a indiqué des valeurs
élevées pour un déchet de 4 ans (de l’ordre de 45 %) alors qu’elles sont de 5 % pour un déchet
de 11 ans.

I.3.2.2.D. Le Rapport C/N


Le rapport C/N est le paramètre le plus communément mesuré pour évaluer la maturité d’un
compost.

Il peut-être déterminé en phase solide comme en phase liquide lors d’une mise en contact avec
de l’eau [19]. Un rapport C/N inférieur à 12 en phase solide est considéré comme un
indicateur de maturité pour le compost [20] sachant qu’un rapport C/N proche de 10
correspond à des sols humiques. Actuellement, ce rapport seul n’est plus suffisant pour
déterminer la maturité d’un compost, il est nécessaire de le combiner avec d’autres paramètres
physico-chimiques tels que le pourcentage de MOT, ou des tests de phyto-toxicité [21-24]. Ce
rapport est également utilisé par extension lors du compostage d’ordures ménagères.

I.3.2.2.E. Indice Lipidique


Les lipides sont présents en quantités importantes dans les déchets ménagers et représentent
environ 7 à 15% de la matière sèche pour des déchets frais. La biodégradation des déchets est
généralement marquée par une diminution de la teneur en lipides [25] et certains auteurs
l’utilisent comme indicateur de dégradation [26-28]. En revanche, certains auteurs ne mettent
pas en évidence l’évolution de la teneur en lipides au cours de la dégradation [27] à cause sans
doute de la présence de lipides plus complexes et de la resynthèse microbienne de lipides.
Il faut noter que toutes ces analyses sur solide, bien qu’elles soient pertinentes, demandent
une excavation des déchets enfouis. Or ces dernières ne sont que très rarement effectuées car
elles sont difficiles à réaliser et posent de nombreux problèmes (perforation de la couverture,
entrée d’air…). Il est de plus difficile d’obtenir un échantillon réellement représentatif du
massif de déchets. De plus, bien que le nombre d’indicateurs semble plus important sur le
support solide, il s’avère que seules les parties liquides et gazeuses sont analysées sur site lors
du suivi post exploitation impliquant la nécessité de déterminer des paramètres indicateurs
pertinents à partir de ces supports [29].

I.3.3. Types de Décharges

I.3.3.1. La Décharge Contrôlée Traditionnelle


Dans ce type de décharge :
- Les résidus sont répandus par couches successives d’épaisseur modérée (2m environ).
- Les couches sont exactement nivelées par des talus peu inclinés pour que les ordures ne
soient pas remises à jour par les pluies.
- Le dépôt doit être suffisamment compact, pour éviter les vides importants favorisant les
risques d’incendie et l’entrée d’air préjudiciable à la fermentation anaérobie.
- Le dépôt et les talus, étant ainsi réalisés par couches régulières, celles-ci doivent être
recouvertes de terre ou d’un matériau approprié qui constitue la « couverture », laquelle doit
avoir 10 à 30 cm d’épaisseur suivant la cohésion des matériaux et le soin apporté à leur
tassement [30].

8
Chapitre I Les Déchets

I.3.3.2. La Décharge Contrôlée Compactée


On distingue deux modes de compactage :
- Le compactage qui résulte du roulage sur la décharge de véhicules lourds de collecte et
circulation des bouteurs assurant le régalage des ordures et leurs déplacements vers le front de
la décharge.
- Le compactage plus accentué, recherché systématiquement, est obtenu non seulement par les
engins de mise en place, mais aussi par l’action des engins spéciaux dont le rôle est
d’effectuer un compactage intensif et une dilacération des déchets. Ces engins interviennent
au fur et à mesure des arrivages pour obtenir un tassement d’autant plus efficace que les
couches successives sont plus minces : compacteurs à pieds de mouton.
Ce type de décharge présente aussi un certain nombre d’avantages :
- Un meilleur emploi du volume du site ;
- Un tassement ultérieur sensiblement diminué ;
- Un meilleur aspect général ;
- Le travail en couches minces (0,50 à 0,80 m) qui permet une certaine réduction des travaux
de couverture intermédiaire, sous réserve de certaines précautions notamment vis-à-vis des
conditions climatiques [30].

I.3.3.3. La Décharge d’Ordures Préalablement Broyées


Une nouvelle méthode est apparue depuis une vingtaine d’années, elle consiste à broyer les
ordures avant de les mettre en décharge : il en résulte une structure différente. La matière
étant divisée en petits éléments, la masse plus homogène ne comportant pas de vides
importants. On obtient ainsi un dépôt plus dense sans recourir au compactage. Au contraire,
on évite dans ce cas le compactage pour permettre l’aération et favoriser la fermentation
aérobie.

Ce type de procédé présente en outre d’autres avantages :


- Une exploitation plus facile, les contraintes à observer pour écarter les nuisances étant moins
lourdes que pour les autres types de décharges contrôlées ;
- Une stabilité du sol qui peut s’obtenir plus rapidement grâce au volume des déchets ;
- La mise en culture plus facile et plus rapide, en particulier, la décharge d’ordures broyées est
susceptible de valoriser plus rapidement les sols pauvres, arides ou humides ;
- Il semble bien aussi que la température interne, ainsi que le pouvoir absorbant et même
filtrant des ordures broyées, rendent fort improbables les infiltrations et que, par conséquent,
la pollution des nappes ne soit à redouter que par le ruissellement superficiel [30].

I.3.3.4. Décharges Contrôlées de Déchets Mis en Balles


Elles étaient utilisées sans autre prétraitement pour les déchets urbains et industriels banals ;
au moyen d’une presse qui les comprime à une densité d’environ 0,9 T/m3, les déchets sont
mis sous forme de balles ligaturées d’un volume de 1 à 5 m3. Les balles sont ensuite rangées
sur le site de la décharge par couches successives. Il n’y a donc plus besoin d’engin de
répartition et/ou du compacteur ; l’aspect de la décharge est nettement amélioré.
De même les envols et l’éparpillement des déchets (papiers et autres) sont évités [30].

9
Chapitre I Les Déchets

I.3.3.5. Centre de Stockage de Déchets (CSD) Ultimes


L’évolution de la réglementation européenne et des règlementations nationales des états
membres de l’Union Européenne, ainsi que les progrès techniques en terme de gestion et de
traitement des ordures ont permis d’améliorer la sécurité des installations de stockage. En
France, la loi du 2 juillet 2002 vise la réduction du stockage des déchets pouvant encore
évoluer et exige la mise en décharge de déchets ultimes. Les structures de centre
d’enfouissement ont évolué vers un seul objectif : limiter les impacts environnementaux [30].
L’amélioration continue des techniques permet aujourd’hui d’entrevoir de nouveaux types de
stockage qui, avant d’être des filières d’élimination seront des filières de valorisation [31].

I.3.3.6. Bioréacteur
Le centre d’enfouissement peut également évoluer vers le concept de bioréacteur qui est
caractérisé par deux principes : le confinement et le contrôle des paramètres de fermentation.
D’un point de vue technique, les bioréacteurs sont des sites d’enfouissement traditionnels. La
seule différence repose sur le fait que les lixiviats générés ne sont pas traités en dehors du site,
mais ils sont mis en recirculation dans les résidus. Cette recirculation permet d’accélérer la
dégradation des matières organiques (matières putrescibles) en maintenant un fort taux
d’humidité. Selon certains auteurs, il s’agit d’un retour en arrière en matière de gestion des
matières résiduelles [32].

En effet, après avoir préconisé un apport minimal de liquides et réduit au maximum les
infiltrations d’eau dans les volumes de déchets (afin de limiter la décomposition organique
pour diminuer tous les rejets qui y sont associés, notamment lixiviats et biogaz), les
technologies en matière de gestion des déchets cherchent maintenant à augmenter cette
humidité pour accélérer cette dégradation. Mais la maîtrise industrielle de ce procédé est loin
d’être acquise : les phénomènes complexes qui se déroulent à l’intérieur des casiers restent
mal connus et difficiles à mesurer. Pour fonctionner, les bioréacteurs ont besoin d’un apport
constant d’humidité. Certains considèrent que la teneur en humidité maximale pour optimiser
la dégradation est au dessus de 45% [33]. Ainsi, en plus des lixiviats, il est parfois nécessaire
de rajouter des quantités importantes de liquides, ou tout simplement de l’eau ce qui est
interdit par la réglementation dans certains pays comme le Canada. Ce système dans les PED,
sera difficile à appliquer face aux difficultés liées à l’eau. Certes, cette humidité sert à
accélérer la dégradation des composés organiques présents dans le massif mais tout ce qui est
plastique, métaux et différents contenants restent quasiment intacts. La durée de stabilisation
attendue d’un bioréacteur anaérobie est de l’ordre de quelques années (10 – 15 ans) contre les
siècles dans un site confiné [13,34]. Elle serait de 1 à 5 ans dans un bioréacteur aérobie
[35].Par contre dans les PED, 40 à 50 % des déchets enfouis sont des matières organiques
(papiers, fermentescibles). Le reste n’est pas facilement dégradé.

Toutefois la production du biogaz est réalisée dans un brioréacteur anaérobie en majorité


pendant la phase d’exploitation. De plus, l’accélération de la dégradation des déchets dans un
bioréacteur est aussi, sujet à discussion. La plupart des expériences réalisées à ce jour ont
montré que la forte hétérogénéité des résidus enfouis entraînait des zones de dégradation
importante et des zones inertes où la dégradation est bloquée [36,37]. Cela crée des

10
Chapitre I Les Déchets

tassements non maîtrisés et parfois des effondrements à différents endroits sur l’ensemble de
la surface du site. Ainsi de nombreuses équipes de recherche essaient d’améliorer ce problème
de dégradation hétérogène par divers moyens [36,38-40]. Certains chercheurs ont mis en
évidence des ruptures dans le système de captage de biogaz et des lixiviats, ou dans les puits
verticaux, suite à des effondrements importants [41,42]. Ce genre d’incident peut entraîner un
dysfonctionnement général du bioréacteur. Toutefois plusieurs chercheurs s’accordent à dire
que la dégradation des déchets est accélérée.

I.3.4. Elimination et Valorisation des Déchets

I.3.4.1. L’Incinération
Ce traitement consiste à détruire les déchets par le feu ou plus exactement par une combustion
aussi complète que possible des déchets. Vis-à-vis de l’incinération, la grandeur
caractéristique la plus fréquemment utilisée est le PCI, ce procédé est utilisé pour des déchets
ayant un PCI élevé (PCI>7200KJ/Kg) et une teneur en eau relativement faible (Hu<50%).
L’incinération est souvent couplée à une récupération d’énergie. En effet, l’incinération d’une
tonne d’ordures ménagères produit entre 1,5 à 2 tonnes de vapeur, soit un équivalent
d’énergie de 300 à 350 KWh.

I.3.4.2. Le Compostage
Le compostage est défini comme étant la « décomposition biologique thermophile, en
présence d’oxygène et dans des conditions contrôlées, de biodéchets collectés séparément,
sous l’action de micro- et de macro-organismes, afin de produire du compost » [43]. Le
compostage consiste en un processus de biodégradation aérobie de la matière organique sous
l’action d’une très grande diversité de micro-organismes qui préexistent dans les substrats
concernés. Le compost, produit final du compostage, est de la « matière humique stable,
assainie, riche en matière organique et non nauséabonde, qui résulte du compostage des
biodéchets… » [43]. Il est composé pour l’essentiel d’une fraction organique stabilisée et de
composés minéraux. L’action de composter est donc de produire de la matière organique de
type humique stable [44], il permet alors de réduire la masse des déchets tout en le stabilisant
et de produire un engrais naturel riche en matière organique destiné à l’agriculture [45].

I.3.4.3. La Méthanisation
La méthanisation est un processus de digestion anaérobie pouvant répondre à un double
objectif de valorisation énergétique par récupération de méthane (CH4) et de stabilisation des
déchets organiques.

Le biogaz est utilisé comme combustible et le digestat, produit solide final de la digestion
anaérobie, est utilisable comme amendement organique sur les terres agricoles
(éventuellement après une opération de maturation aérobie complémentaire) [45].

CONCLUSION : Ainsi, les déchets génèrent plusieurs types d’effluent, nous nous intéresseront
en particulier sur les déchets liquides issus des c entres de stockage, à savoir les lixiviats.

11
Le Lixiviat
Chapitre II Le Lixiviat

II/ Le Lixiviat
II.1. Le phénomène de Lixiviation
La lixiviation est une technique d'extraction de produits solubles. Elle consiste à faire passer
lentement un liquide à travers un solide en poudre. Le lixiviat, liquide que produit l'opération,
peut ensuite être traité pour en extraire les substances dissoutes.

Le café filtre est obtenu par lixiviation. L'eau passe à travers la poudre de café moulu.

En edaphologie, la lixiviation est également le processus au cours duquel l'eau de


ruissellement passe au travers des pores du sol, et se rapproche de la percolation.

Elle est aussi utilisée dans l'industrie minière.

Dans le domaine de l'altération des matériaux, la lixiviation est le phénomène de lessivage


d'éléments solubles. Le verre est altéré par dissolution des sels alcalins et alcalinoterreux qui
vont, une fois en contact avec les éléments atmosphériques, (carbone, soufre, hydrogène) se
recristalliser. La lixiviation entraîne une modification de composition du matériau originel.
Pour le verre, la couche lixiviée correspond à la couche résiduelle riche en silice et appauvrie
en cations modificateurs de réseau structurel de base (potassium, sodium, magnésium et
calcium).

En gestion environnementale, le phénomène de lixiviation est le processus au cours duquel


l'eau s'infiltre dans un site de stockage et se charge de matières dangereuses comme les
métaux lourds. L'eau finissant dans la nappe phréatique par ruissellement. Le phénomène est
très présent dans toutes les anciennes décharges ménagères et industrielles où les déchets
n'ont pas été stockés dans un environnement imperméable ou avec un processus de traitement
du ruissellement.

II.2. Le Lixiviat des Décharges


On peut définir le lixiviat comme étant le jus de décharges, soit l’eau qui a percolé à travers
les déchets en se chargeant de polluants [46].
La législation européenne définit le lixiviat comme « tout liquide filtrant par percolation des
déchets mis en décharge et s’écoulant d’une décharge ou contenu dans celle-ci ». Plus
communément, le lixiviat provient de l’eau qui percole à travers les déchets en se chargeant
bactériologiquement et chimiquement en substances minérales et organiques dissoutes ou en
suspension [3].

II.3. Les Etapes de Formation des Lixiviats


Plusieurs processus se superposent lors de la formation des lixiviats de décharge

12
Chapitre II Le Lixivia t

II.3.1. Les Processus Mécaniques


On pourra parler des phénomènes hydrodynamiques, tel que l’infiltration des eaux pluviales,
la vitesse de percolation, la viscosité et la rugosité du milieu… Des équations sont employées
afin de quantifier ces processus : on citera l’équation du bilan hydrique (Fig II-1).

Fig II-1 Bilan Hydrique [30]

II.3.2. Les processus Chimiques


On pourra parler de solubilisation, de complexation, d’oxydoréduction et d’adsorption.

II.3.3. Les Processus Biologiques

II.3.3.1. Phase Aérobie


De courte durée, pendant laquelle se produit l’hydrolyse de la matière organique. Elle
correspond à la mise en place de déchets et est réalisée en milieu neutre. Cette phase dure de
quelques jours à quelques semaines [3].

II.3.3.2. Phase d’Acidogenèse


C’est une phase de transition. Au cours de celle-ci, il y a formation d’acides carboxyliques et
d’acides gras volatils (AGV) au cours de laquelle les conditions aérobies évoluent vers des
conditions anaérobies. Ces acides peuvent représenter jusqu’à 95% du carbone organique total
du lixiviat. Cette phase se caractérise par une chute du potentiel d’oxydo-réduction (le milieu
devient réducteur) et une augmentation de la demande chimique en oxygène (DCO). Pendant
cette phase, la dissolution partielle des phases minérales augmente et charge les eaux en
grande quantité d’ions majeurs et de métaux lourds [3].

II.3.3.3. Phase Anaérobie


Peut être aussi appelée phase acétogénique. Elle est caractérisée par la présence de bactéries
acétogènes qui hydrolysent et transforment la matière organique par fermentation, produisant
des molécules simples solubles (acides gras, ammoniaque). Elle correspond à une
fermentation acide avec production, entre autres, d’acide acétique et d’hydrogène. Les
13
Chapitre II Le Lixiviat

lixiviats produits durant cette


te période
p possèdent de fortes valeurs en deman
ande biochimique en
oxygène (DBO) et un faible [Link] La charge organique du lixiviat est alors trè
très élevée [3].

II.3.3.4. Phase Méthanog


nogénique
Dite aussi méthanique, ellee correspond
c à la phase de production de bio biogaz (CH4 et CO2
essentiellement) qui se dérouloule dans des conditions très réductrices en concurrence
co avec la
réduction des ions sulfates enn ions
i sulfure. Bien que l’activité biologique soit
so au maximum de
son activité, les lixiviats sont
nt souvent qualifiés de « stabilisés ». Cependadant, les produits du
processus acétogénique contin tinuent à être libérés. Pendant cette phase le pH
p augmente et le
milieu devient basique [3]. Cet ette phase peut durer plusieurs années [47].

II.3.3.5. Phase de Dégrad


radation Humique [48]
C’est une phase de maturation ion finale, nommée aussi « sulphur oxydation on » qui présume du
devenir des sulfures par oxyd ydation à long terme [49]. Cette phase, trèss peu
p décrite dans la
littérature, correspond à la stab
tabilisation des constituants de la décharge et à un ralentissement
important des réactions biologi
ogiques et chimiques au sein des déchets [3].

La figure II-2 résume les différ


férentes phases que subit la matière organiquee du
d déchet.

Fig II-2 Différents voies de décomposition biologique anaérobie de la matière


m organique

14
Chapitre II Le Lixivia t

II.4. Les Types de Lixiviats des Décharges et leur Composition


II.4.1. Le Lixiviat Jeune
Il est caractérisé par un pH acide de l’ordre de 6. Le rapport DBO5/DCO est important, du fait
de la présence des microorganismes. La DCO dépasse souvent les 20 000 mg/l et peut même
atteindre des valeurs extravagantes (jusqu'à 80 000 mg/l), les acides carboxyliques
représentent environ 80% de la charge organique [50]. Ainsi, un traitement biologique est
fortement recommandé pour ce genre d’effluent [51].

II.4.2. Le Lixiviat Intermédiaire


C’est une phase de transition entre le lixiviat jeune et le lixiviat stabilisé. Le pH s’approche
généralement de la neutralité et la charge organique est nettement plus faible que celle du
jeune (entre 3 000 et 15 000 mg/l). Le rapport DBO5/DCO avoisine les 0,2. Le pourcentage en
acides carboxyliques est faible (20 à 30%). Ce genre de lixiviat est faiblement biodégradable
et c’est plutôt les procédés physico-chimiques qui sont préconisés pour son traitement [50].

II.4.3. Le Lixiviat Stabilisé


Ou appelé aussi le lixiviat vieux. La DCO ne dépasse pas les 2 000 mg/l et le pH est
légèrement basique (7,5 à 8,5), les acides carboxyliques et les métaux n’existent presque pas
dans ces eaux, mais la teneur des composés à haut poids moléculaire est importante [50].

CONCLUSION CHAPITRALE : nous avons vu lors de ce chapitre qu’au niveau des centres
d’enfouissement technique, il y a formation de ce qu’on appelle les lixiviats, et ceci en
passant par plusieurs étapes, et en faisant participer plusieurs phénomènes, définissant l’âge
et le type de ce dernier. Dans ce qui suit, nous nous intéresseront aux répercussions des
lixiviats sur l’environnement et porter une étude détaillée sur les lixiviats intermédiaires.

15
Déchets
Solides,
Lixiviats et
Environnement
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement

III/Déchets solides, Lixiviats et Environnement


III.1. Nuisances Dues aux Décharges
Bien qu’une décharge soit un projet à durée limitée, ses effets ne le sont pas [30].
Les nuisances envers l’environnement dues aux déchets ménagers sont diverses. On peut les
classer de plusieurs manières.

Ce qui est sur, c’est que les nuisances issues des centres d’enfouissement techniques sont du
aux solides stockés, du biogaz et des lixiviats, on peut alors parler d’une classification selon
l’état physique du déchet.

Les déchets solides peuvent parfois s’envoler dans le milieu portant atteinte ainsi aux
paysages. Les déchets organiques peuvent attirer des animaux et risque de modifier la chaîne
alimentaire, peuvent même aller jusqu'à transmettre certaines maladies. L’isolation de ses
déchets est alors nécessaire.

Les déchets gazeux (biogaz) créent des odeurs nauséabondes dérangeant ainsi les riverains.
Les troubles constatés chez des populations vivant à proximité de décharges malodorantes
sont les insomnies, fatigue, irritation pulmonaire, modification du goût et de l’odorat. Ils
présentent un risque potentiel d’incendies et d’explosion. Ils contribuent aussi à l’effet de
serre. On doit alors assurer leur captage.

Les déchets liquides (les lixiviats) peuvent contaminer les eaux sous-terraines présentes à
proximité du site. Il peut alors y avoir prolifération de certains organismes pathogènes depuis
les puits qui irriguent les champs de culture.

Ils existent aussi certaines nuisances au niveau des centres d’enfouissement techniques dues
essentiellement aux bruits et poussières des véhicules et les bioaérosols émis lors du
déversement des déchets au niveau des casiers.

Le tableau III-1 et la figure III-1 résument les nuisances causées par un centre
d’enfouissement technique envers l’homme et l’environnement.

16
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement

Tableau III.1 Nuisances et impacts générés par les CET [30]

Nature des Origines Impacts


Nuisances
Envols Papiers et plastiques, feuilles,
Pollution du milieu naturel,
Textiles atteintes au paysage
Odeurs Déchets, fermentation,
Désagréments pour le
biogaz personnel et les riverains
Poussières Circulation des véhicules et Désagréments pour le
engins personnel et les riverains
Animaux Attrait nutritif des déchets Transport de maladies, gène
pour l’aviation, atteinte à la
chaîne alimentaire
Incendies et Imprudences, déchets Danger pour le personnel,
Explosion incandescents, nuisances olfactives
Accumulation de biogaz
Bruit Circulation d’engins Désagréments pour le
personnel et les riverains
Défrichement Implantation d’une Appauvrissement paysager,
Déboisement installation de stockage gène visuel
Pollution des sols et des Infiltration du lixiviat Dégradation milieu naturel
eaux
Effet de serre Biogaz non capté Modification du climat,
pathologie des plantes
Risques Toxicité des déchets, Maladies
Sanitaires organismes pathogènes

17
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement

Fig III-1 Origine des nuisances dans un CET

Il faut toute fois mentionner qu’un CET aménagé et géré convenablement, dans les règles de
l’art (étancheification du sous-sol, couche intermédiaire de couverture, récupération du biogaz
et traitement des lixiviats) ne génère pratiquement aucune ou très peu de nuisances sur
l’environnement.

III.2. Pollution par les Lixiviats


Les lixiviats véhiculent une grande variété d’éléments susceptibles de porter atteinte à
l’écosystème :

III.2.1. La Pollution Organique


Les matières organiques consomment, en se dégradant, l’oxygène dissous dans l’eau. Elles
peuvent donc être à l’origine, si elles sont trop abondantes, d’une consommation excessive
d’oxygène, et provoquer l’asphyxie des organismes aquatiques. Le degré de pollution
s’exprime en demande biochimique en oxygène sur 5 jours (DBO5) et en demande chimique
en oxygène (DCO).

III.2.2. La Pollution Azotée


L’azote peut se trouver dans les lixiviats sous quatre formes, dont la somme constitue l’azote
global.

III.2.2.1. L’azote organique (R-NH2)


Pouvant avoir comme origine :
-La décomposition des déchets organiques (protéines, polypeptides, acides aminés)
-Les rejets organiques d’origine humaine ou animale (urée).
-Les engrais azotés.

18
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement

-Les adjuvants de certains détergeant.

III.2.2.1. L’Azote Ammoniacal


Selon les conditions du pH, il se trouve dans les eaux sous forme ionisée (NH4+), peu néfaste
vis-à-vis de la faune aquatique, ou sous forme hydratée (NH3) qui, en revanche, peu entraîner
de graves conséquences sur les milieux récepteurs du fait de sa toxicité. L’ammoniaque
provoque, même à de faibles concentrations, des liaisons bronchiales chez les poissons, qui
limitent les échanges entre le sang et le milieu extérieur. Dans les lixiviats, le pH est compris
entre 6,5 et 8,5, la plus grande partie de l’azote ammoniacal se trouve sous forme ionisée,
donc peu toxique.

III.2.2.2. Les Nitrites


Ils peuvent être présents dans l’eau sous forme non ionisée d’acide nitreux (HNO2) ou ionisée
(NO2-). La première forme, qui apparait dans certaines conditions de température et de pH, est
la plus toxique pour les organismes vivants. Dans le sang, les nitrites ont la faculté de se fixer
sur l’hémoglobine et de bloquer l’échange en oxygène (méthémoglobine). Les nitro-amines
(issues de la combinaison des nitrites et des protéines dans le tube digestif) sont soupçonnées
d’être cancérigènes).

III.2.2.3. Les Nitrates


en eux-mêmes, ils semblent peu toxiques vis-à-vis de la faune aquatique. L’azote des nitrates
avec, dans une moindre mesure, celui des nitrites et de l’ammoniaque, est l’un des éléments
nutritifs majeurs des végétaux, dans lesquels sont métabolisés pour fournir essentiellement
des protéines, des acides nucléiques et les polymères des parois cellulaires. Les nitrates
constituent un facteur d’eutrophisation qui se traduit par une croissance excessive des algues
et des plantes et une consommation supplémentaire de l’oxygène dissous, entraînant une
dégradation du milieu aquatique. Les nitrates sont susceptibles d’être réduits en nitrites dans
le tube digestif.

III.2.3. Pollution par les Orthophosphates


Le phosphore permet le développement ce certaines algues, à forte dose il favorise le
phénomène d’eutrophisation, et peu même tuer certains poisson [45].

III.2.4. Pollution par les Métaux Lourds


Scientifiques, chercheurs, médecins et thérapeutes constatent l’effet désastreux de ces derniers
sur notre santé. Le Mercure, par exemple, se dissout dans les graisses et se dépose dans les
tissus nerveux et musculaires, dans le lait maternel ou encore la peau.

Quant au Plomb, il se dépose dans les os: 90% à 95% de celui-ci, n’ayant pas été éliminé par
la bile, les selles et l’urine.

Le cadmium pénètre dans l’organisme par les voies digestives ou respiratoires et peut
provoquer des troubles de la respiration et des voies urinaires. Il est responsable (à fortes
doses) de troubles hépato-digestifs, sanguins, rénaux et osseux. Il peut également troubler

19
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement

l’approvisionnement énergétique cellulaire et diminuer la synthèse des protéines ainsi que la


formation d’anticorps.

L’arsenic pénètre dans l’organisme principalement par voies digestives mais aussi par voie
respiratoire. Le composé le plus toxique est l’arsenic inorganique qui s’accumule dans la
peau, les cheveux et les ongles. A forte dose, il pourrait favoriser l’apparition de cancers des
poumons, des reins.

Par ingestion d’une dose de 1 à 3 mg de nickel par kg de poids corporel, on observe des
perturbations intestinales, convulsions et asphyxie. Par contact, les symptômes sont :
démangeaisons, dermatites, asthme, inflammations. Par les voies respiratoires, on observe une
élévation du nombre de cancers du poumon et des cavités nasales.

Enfin, l’Aluminium, très abondant dans notre environnement, est très toxique. Il est absorbé
par la peau, les poumons et le tractus digestif. Sa toxicité affecte les os, les reins, l’estomac et
le cerveau.

CONCLUSION : comme il a été décrit dans ce chapitre, les lixiviats portent une grande nuisance
envers l’homme et l’environnement, leur traitement est donc plus que nécessaire. Au cours
du prochain chapitre, nous allons présenter les procédés de traitement de ce genre
d’effluents.

20
Les Principaux Procédés
de Traitement des
Lixiviats de Décharges
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

IV/ Les Principaux Procédés de Traitement des


Lixiviats de Décharges
Il existe des procédés physico-chimiques et des procédés biologiques.

[Link] Procédés Physico-chimiques


Il existe de nombreux procédés physico-chimiques qui ont été utilisés avec succès dans le
traitement des lixiviats.

[Link] Procédés Membranaires


On Appelle membrane tout matériau qui mis sous la forme de parois minces (0,05 mm à 2
mm) a la propriété d'opposer une résistance sélective au transfert des différents constituants
d'un fluide et donc de permettre la séparation de certains des éléments (suspensions, solutés
ou solvants) composant ce fluide [52].

Il existe plusieurs types de procédés membranaires, on cite la perméation, la dialyse, la


filtration (micro, ultra et nano-filtration, l’hyper filtration ou autrement appelé l’osmose
inverse). Ces types de filtration se distinguent par la porosité des membranes et des pressions
du fluide appliquées. Par exemple, la nano-filtration atteint des pressions de l’ordre de 10 à 20
bars [46], tandis qu’elle arrive jusqu’à 80 bars pour l’osmose inverse.

IV.1.2. Floculation-Coagulation
Les procédés de coagulation et de floculation facilitent l'élimination des MES et colloïdales.
Celle-ci est réalisée dans une étape ultérieure de séparation solide liquide: décantation,
flottation ou filtration.

IV.1.2.1. Mécanisme de la Coagulation-Floculation


Les colloïdes sont donc des particules impossibles à décanter naturellement, et pour lesquelles
les phénomènes de surface sont primordiaux. Ces phénomènes régissent la stabilité des
suspensions colloïdales. En effet, les colloïdes sont soumis à deux grands types de forces
- force d'attraction de Van der Vaals, liée à la structure et à la forme des colloïdes ainsi qu'à la
nature du milieu (EA),
- force de répulsion électrostatique, liée aux charges superficielles des colloïdes (EB).
La stabilité d'une suspension colloïdale dépend du bilan des forces d'attraction et de répulsion,
dont le niveau énergétique est donné par : E=EA+EB (Fig IV-1).

21
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

Fig IV-1 Stabilité d’une suspension colloïdale [52]

Pour déstabiliser la suspension, il faut franchir la barrière énergétique ES. Pour cela, et afin de
favoriser l'agglomération des colloïdes, il faut diminuer les forces de répulsion électrostatique.
C'est la coagulation qui réalise cette déstabilisation.

IV.1.2.2. Mécanisme de la Coagulation-Floculation par la Théorie de la


Double Couche
Les colloïdes présents dans l'eau brute sont très généralement chargés négativement
(imperfections du réseau cristallin, ionisation des groupements chimiques périphériques, ...).
Afin de neutraliser cette charge négative de surface, des ions positifs, présents dans l'eau brute
ou ajoutés, viennent former une couche autour du colloïde. Diverses théories ont été
avancées :

· Théorie de HELMHOLTZ: Une couche d'ions positifs recouvre intégralement la surface


du colloïde et assure la neutralité de l'ensemble (couche adhérée).

· Théorie de GOUM-CHAPMAN. La couche d'ions positifs est inégalement répartie autour


du colloïde; la neutralité est obtenue à plus grande distance (couche diffuse).

· Théorie de STERN qui rassemble les deux précédentes et considère la formation d'une
double couche. La première couche est adhérente au colloïde, le potentiel y décroît
rapidement. La seconde couche est plus diffuse, avec une diminution plus lente du potentiel
(Fig IV-2).

22
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

Fig IV-2 Théorie de la double couche [52]

Le colloïde se déplace avec une partie de sa double couche. Cette couche, liée au colloïde,
correspond à la couche fixe de la théorie de Stern. Le colloïde se caractérise par deux
Potentiels :
- E : Potentiel à la surface du colloïde ou potentiel thermodynamique.
- Z : Potentiel à la surface du plan de cisaillement ou potentiel électrocinétique.
Ce potentiel Z, encore appelé potentiel Zéta, régit le déplacement des colloïdes et leur
interaction mutuelle. L'électrophorèse permet de le définir: quand une particule est soumise à
un champ électrique, elle atteint presque instantanément une vitesse telle qu'un équilibre
s'établit entre la force électrique d'attraction et la force de frottement due à la viscosité du
milieu.
Le calcul conduit à la relation suivante entre la mobilité électrophorétique et le potentiel Zéta :

ߝܼ
‫= ݁ܯ‬
݇ߟ

Me : Mobilité électrophorétique
ߝ : Constante diélectrique du milieu
ߟ : Viscosité dynamique
k : 4 ou 6 suivant les hypothèses.
Des particules ayant le même potentiel électrocinétique Zéta possèdent la même mobilité
électrophorétique indépendamment de leur diamètre.

Dans la théorie de la double couche, la coagulation est l'annulation du potentiel Zéta [52].

23
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

IV.1.2.3. Mécanisme de la Coagulation-Floculation par la Théorie


Chimique
Les énergies de liaisons covalentes étant de 20 à 50 fois supérieures aux énergies
électrostatiques, une "théorie chimique" a été également introduite pour interpréter la
déstabilisation des suspensions colloïdales. Ce modèle considère que la charge primaire d'une
particule colloïdale est due à l'ionisation directe des groupements chimiques présents à sa
surface (hydroxyles, carboxyles, phosphates, sulfates, ...). La déstabilisation se réalise par
réaction covalente entre ces groupes et les ions métalliques polyvalents des coagulants. Cette
théorie montre que la précipitation simultanée d'hydroxydes métalliques et le pontage
interparticulaire sont des phénomènes importants dans la coagulation.

La coagulation est la déstabilisation des particules colloïdales par addition d'un réactif
chimique : le coagulant.

La floculation est l'agglomération de ces particules "déchargées" en microfloc, puis en flocons


volumineux et décantables, le floc. Cette floculation peut être améliorée par l'ajout d'un autre
réactif: le floculant ou adjuvant de floculation.

Deux phénomènes de transport régissent la floculation


. La floculation péricinétique liée à la diffusion brownienne (agitation thermique).
La vitesse de floculation ou variation du nombre de particules au cours du temps est donnée
par

݀݊ 4. ߙ. ܶ
=
݀‫ ݐ‬3. ߟ. ݊²

n : Nombre de particules par unité de volume


α : Fraction des chocs efficaces
k : Constante de Boltzmann
T : Température absolue
η : Viscosité dynamique
d : Diamètre de la particule.

La floculation orthocinétique est liée à l'énergie dissipée. L'efficacité de cette floculation qui
permet d'obtenir le floc volumineux séparable est donnée par :

݀݊ 1
− = . ߙ. ݊². ‫ܩ‬. ݀ଷ
݀‫ ݐ‬6

݀݊
pour un régime laminaire, et

− = ݇. ݊². ‫ܩ‬. ݀ଷ
݀‫ݐ‬
pour un régime turbulent [52].
Avec

24
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

ܲ
‫=ܩ‬ඨ
ܸ. ߟ
G : Gradient de vitesse moyen (s-1)
P : Puissance réellement dissipée (W)
η : Viscosité dynamique (kg/m.s)
V : Volume occupé par le fluide (m3).

IV.1.2.4. Facteurs Influençants la Coagulation-Floculation


On cite le pH, les sels dissouts, la température, la turbidité, le type et la quantité du coagulant,
la vitesse et la durée d’agitation…

IV.1.3. Oxydation

IV.1.3.1. Oxydation Classique


Le traitement chimique classique consiste à ajouter un réactif oxydant en solution afin
d’obtenir l’oxydation des polluants organiques. Parmi les réactifs les plus utilisés on peut
citer :
- Le chlore : oxydant puissant et peu coûteux, il présente l’inconvénient d’être peu sélectif, il
produit habituellement des sous produits organochlorés cancérigènes (chloramines).
- Le permanganate de potassium : c'est un oxydant puissant mais cher, qui fonctionne
correctement dans une grande gamme de pH. Il se manipule difficilement et il ajoute du
manganèse à l'eau traitée.
- L’oxygène : c’est un oxydant doux qui nécessite de gros investissements dans les
installations. Son faible coût d’exploitation fait de lui un réactif attrayant.
- le peroxyde d’hydrogène : c’est un oxydant qui est utilisé dans de nombreux procédés. Il
peut être utilisé directement ou avec un catalyseur. Cependant sans catalyseur il ne permet pas
la dégradation de certains composés organiques.
- L’ozone : c’est un oxydant puissant qui présente l’avantage, comme le peroxyde
d’hydrogène et l’oxygène, de ne pas introduire d’éléments supplémentaires dans le milieu. En
revanche il s’agit d’un gaz instable qui doit par conséquent être produit sur site. A pH
basique, il peut produire des radicaux hydroxyles et donc être considéré comme un procédé
d’oxydation avancée [53].

IV.1.3.2. Oxydation Avancée


Les procédés d’oxydation avancée (POA) ont été définis en tant que procédés ayant lieu à
température et pression ambiante et produisant des radicaux très réactifs (en particulier les
radicaux hydroxyles) permettant ainsi le traitement d’effluents aqueux [54].

Les nombreux procédés d’oxydation avancée ont en commun beaucoup de similitudes du fait
de la participation des radicaux hydroxyles dans la plupart des mécanismes.

Les radicaux hydroxyles sont généralement considérés comme les espèces actives
responsables de la destruction des polluants.

25
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

Grâce à leur potentiel rédox standard élevé de 2,8 V (Tableau IV-1), ces radicaux sont
capables d’oxyder la majorité des composés organiques en dioxyde de carbone et en eau, mais
aussi sous forme d’espèces simples telles que les acides formique, acétique, maléique et
oxalique, l’acétone ou de dérivés chlorés comme le chloroforme [55]; cependant ces espèces
simples restent très intéressantes car elles prennent place dans les cycles énergétiques de la
plupart des organismes vivants : leur oxydation biologique est alors possible. Les principaux
composés oxydables par les radicaux hydroxyles sont les alcools, les aldéhydes, les amides,
les amines, les cétones, les colorants diazoïques, les composés aromatiques, les composés
organohalogénés et les ethers [56].

Tableau IV-1 : Les potentiels redox des principaux oxydants [55]

Oxydant E° (V)
Fluor (F2/HF) 3,03
Radical hydroxyle (HO°) 2,80
Oxygène atomique (O°) 2,42
Ozone (O3) 2,07
Peroxyde d’hydrogène (H2O2) 1,77
Permanganate (MnO4-/MnO2) 1,67
Dioxyde de chlore (ClO2) 1,50
Dichlore (Cl2) 1,36
Dibrome (Br2) 1,09

Le nombre important de procédés d’oxydation avancée vient du fait qu’il existe beaucoup de
méthodes pour créer des radicaux hydroxyles. Les réactifs utilisés dans ces procédés sont
coûteux : H2O2, O3. De même que les procédés physiques pour les produire : UV, ultrasons et
plasmas.

IV.1.4. Adsorption
L'adsorption est la méthode la plus appliquée pour l’élimination des composés organiques
récalcitrants du lixiviat de décharge. L'adsorption est un procédé de transfert de masse par
lequel une substance est transférée à partir de la phase liquide à la surface d'un solide. En
raison de ses propriétés physiques inhérentes, grande superficie, structure microporeuse,
capacité élevée d'adsorption et réactivité de surface, l’adsorption utilisant le charbon actif
granulaire (CAG) ou le charbon actif en poudre (PAC) suscite une attention considérable pour
le déplacement des polluants organiques et inorganiques des eaux usagées souillées. Parmi les
adsorbants étudiés, le CAG s'est avéré l'adsorbant le plus efficace pour le déplacement des
métaux lourds (Cd(II), de Cu(II), de Cr(III), de Mn(II), de Pb(II) et de Zn(II)). Environ 80 –
96% des métaux lourds avec une première concentration de 184 mg/l pouvaient être enlevés à
une gamme de pH de 6 à 7,7 avec 2 g/l de CAG. [52]. L’élimination de la DCO par le CAG
donne de bon résultat, avec un abattement de la DCO dépassant les 95% pour seulement 10g
de CAG/l de lixiviat [45].

26
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

IV.2. Les Procédés Biologiques


IV.2.1. Phytoremédiation
C’est un procédé basé sur l’absorption par la flore (les arbres, l’herbe, les buissons…) des
lixiviats des décharges avec l’aide du sol. Ce procédé, répandu dans les zones forestières,
rurales et agricoles, nécessite un lixiviat faiblement chargé et de bonnes connaissances sur la
plante utilisé en tant que bioréacteur [57]. En contre partie, les plantes peuvent profiter du
lixiviat pour subvenir à leur besoins nutritifs [58]. Les feuilles absorbent les nutriments
gazeux et volatiles tel que l’ammonium. Les racines aspirent l’effluent, ainsi son débit est
réduit et les composés dangereux (Na, K, métaux lourds,…) sont stockés au niveau de la
plante et dégage la vapeur d’eau par évapotranspiration : elle joue le rôle d’un filtre. Les
racines jouent aussi le rôle de support pour les bactéries (rhizospher, …) tel un lit bactérien
(Fig IV-3). Au final, le complexe plante-sol assure la fonction de moult procédés à un prix
dérisoire, à savoir la filtration, l’adsorption, l’absorption et le lit bactérien, qu’elle est belle la
nature !

Fig IV-3 Représentation du bioréacteur complexe sol-plante dans la phytoremédiation des


lixiviats [59]

Il existe environs 400 espèces reconnues de plantes hyper accumulatrices tolérantes aux
métaux lourd, elles sont ainsi capables d’accumuler une certaine concentration d’un métal
donné. On peut citer par exemple le tournesol, le pissenlit, le colza, l’orge, différentes
crucifères, l’ortie. Les américains travaillent beaucoup sur des arbres comme le peuplier [60].

IV.2.2. Procédés par Boues Activée (Culture Libre)


Les procédés par boues activées comportent essentiellement une phase de mise en contact de
l'eau à épurer avec un floc bactérien en présence d'oxygène (aération) suivie par une phase de
séparation de ce floc (clarification).

Ils sont en fait une intensification de ce qui se passe dans le milieu naturel. La différence
provient d'une plus grande concentration en micro-organismes et, par conséquent, d'une

27
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

demande volumique en oxygène plus importante. De plus, pour maintenir en suspension la


masse bactérienne, une agitation artificielle est nécessaire (Fig IV-4) [52].

Fig IV-4 Schéma simplifié d’un système à boues activées [52]

IV.2.3. Lit Bactérien


Le principe de fonctionnement d'un lit bactérien, quelquefois appelé filtre bactérien ou filtre
percolateur, par analogie au terme anglais "biofilter", consiste à faire ruisseler l'eau à traiter
sur une masse de matériau, de surface spécifique comprise entre 50 et 200 m2/m3, servant de
support aux microorganismes épurateurs qui y forment un film plus ou moins épais.

IV.2.4. Le Lagunage Naturel


Le rayonnement solaire est la source d'énergie qui permet la production de matière vivante par
les chaînes alimentaires aquatiques (chaînes trophiques). L'épuration des effluents est réalisée
essentiellement par des bactéries aérobies dont l'oxygénation est assurée par l'action
chlorophyllienne de végétaux qui participent aussi à la synthèse directe de la matière
organique [52].
- les microphytes ou algues microscopiques. Ce sont essentiellement des algues vertes ou
bleues difficilement séparables,
- les macrophytes ou végétaux macroscopiques qui comprennent des formes libres (ex.
lentilles d'eau) ou fixées (ex. roseaux) [52]. La figure IV-5 montre le cycle biologique d’une
lagune.

28
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges

Fig IV-5 Cycle biologique d’une lagune [52]

CONCLUSION : L’association entre ces procédés peut donner des résultats satisfaisants. Parmi
cette panoplie de procédés, la coagulation-floculation a été retenu pour sa combinaison avec
le procédé de Fenton lors de notre étude, voyons voir ce que c’est que le Fenton.

29
Le Procédé de
Fenton
Chapitre V Le Procédé de Fenton

V/ Le Procédé de Fenton
V.1. Mr. Fenton
Henry John Horstman Fenton (18 Février 1854 - 13 Janvier 1929) est née en Angleterre. Il a
suivi ces études a Magdalen College School, King's College London et Christ's College,
Cambridge. Il est devenu demonstrator en chimie à Cambridge en 1878 et lecturer
d’université en chimie de 1904 à 1924.

V.2. Principe
Le procédé de Fenton est basé sur des réactions d’oxydation avancée avec de l’eau oxygénée
en présence d’un catalyseur ferreux générant ainsi des radicaux hydroxyles. Son utilisation est
préconisée quand on a à faire à des molécules récalcitrantes, c’est-à-dire à des particules non
biodégradables, tel que les déchets sanitaire des hôpitaux (les hormones, les antibiotiques…),
les déchets d’industrie biologiques (les enzymes, certaines protéines…), les lixiviats des
décharges...

Comme toute réaction radicalaire, le mécanisme de réaction est composé de trois phases
partageant une série de réaction [61]:
Initiation:

H2O2 + Fe2+ → Fe3+ + OH− + OH, k1 = 70 M−1 s−1 (1)

H2O2 + Fe3+ → Fe(OOH)2+ + H+ ↔ Fe2+ + HO2 + H+ , k2 = 0.01 M−1 s−1 (2)

OH− + Fe3+ → Fe(OH)2+ ↔ Fe2+ + OH (3)

Propagation:

OH + H2O2 → HO2 + H2O, k3 = 3.3 × 107 M−1 s−1 (4)

HO2 + H2O2 → OH + H2O + O2 (5)

HO2 + HO2− → OH + OH− + O2 (6)

Terminaison:

Fe2+ + OH → Fe3+ + OH−, k4 = 3.2 × 108 M−1 s−1 (7)

HO2 + Fe3+ → Fe2+ + H+ + O2 (8)

30
Chapitre V Le Procédé de Fenton

OH + HO2 → H2O + O2 (9)

OH + OH → H2O2 (10)
Comme on peut le constater dans cette chaîne de réactions, la phase d’initiation n’est lancée
qu’en présence d’ions ferreux dans un milieu riche en protons (pH=3) [61]. Des composés
intermédiaire sont formées tel que les ions ferriques, et le Fe(OH)2. Ainsi, les radicaux OH
formés vont se multiplier lors de la phase de propagation et vont servir à oxyder la pollution,
ne produisant que du CO2 et de l’eau. Lors de la phase de terminaison, il y a recombinaison
des radicaux produisant ainsi de l’eau oxygénée et l’oxygène.

V.3. Les Types de Fenton


Tout est une question de la forme du catalyseur ferreux.

V.3.1. Procédé de Fenton Classique :


Rien de faramineux, la présence des ions ferreux est assurée par l’ajout progressive de ces
derniers sous forme de sulfates de fer II 7 fois hydraté (ou tout autre composé générant des
ions Fe2+). Le rapport molaire [H2O2]/[Fe2+] pour un lixiviat intermédiaire ou stabilisé doit
tendre vers 6 [61,63]. Bien qu’il soit simple et standard, les réactions (1) et (7) ont
respectivement une constante de réaction de 70 M-1.s-1 et 3,2.108 M-1.s-1, une réaction qui
favorise l’oxydation des ions Fe2+ en ions Fe3+, alors que la réaction (2) nous montre que la
constante de réaction qui favorise la réduction des ions Fe3+ en ions Fe2+ est à peine de 0,01
M-1s-1 ; une consommation des sulfates de fer lors de ce procédé est alors excessive et on
assiste à la formation d’une quantité importante des boues, ce qui oblige un autre traitement
de séparation de ces derniers.

V.3.2. Procédé d’Electro-Fenton


Afin d’éviter la consommation abusive du catalyseur et limiter les boues, on a pensé à y
remédier par adjonction d’une électrode de fer qui génère, en présence d’un milieu acide, les
ions ferreux, qui, après leur réaction et transformation en ions ferriques, sont retransformés en
ions ferreux par application d’un potentiel électrique. Plus donc la peine de rajouter des
composés ferreux, et les boues auront disparus, reste à facturer l’électricité consommée.

V.3.3. Procédé Photo-Fenton


En plus des ions ferreux, le procédé peut être boosté par les rayons ultra-violets, qui, sont
connus pour leur pouvoir d’une part de former les radicaux hydroxyles [61], et de régénérer
d’autre part les ions Fe2+, en passant par l’oxalate. On peut songer à minimiser la quantité du
FeSO4 rien qu’avec les rayons solaires [61].
H2O2 + Fe2+ + hν → Fe3+ + OH− + OH (11)

Fe3+ + H2O + hν → Fe2+ + OH + H+ (12)

31
Chapitre V Le Procédé de Fenton

Fe(C2O4)33− + hν → Fe2+ + 2C2O42− + C2O4− (13)

C2O4− + Fe(C2O4)33− → Fe2+ + 3C2O42− + 2CO2 (14)

C2O4− + O2 → O2− + 2CO2 (15)

Fe(OH)2+ + hν → Fe2+ + OH (16)

Fe2+ + H2O2 → Fe3+ + OH + OH− (17)

Fe3+ + H2O2 → Fe2+ + HO2 + H+ (18)

OH + RH → R + H2O (19)

R + O2 → RO2 (20)

CONCLUSION : on a retenu la combinaison des procédés de coagulation-floculation avec


Fenton, ces procédés vont être appliqués pour le traitement des lixiviats intermédiaires du
centre d’enfouissement technique de Ouled Fayet d’Alger.

32
Présentation du Centre
d’Enfouissement
Technique de Ouled
Fayet
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

VI. Présentation du Centre d’Enfouissement Technique


de Ouled Fayet
VI.1. Contexte Juridique
Le site de la décharge publique de Ouled Fayet a été retenu par l’étude du schéma général
d’assainissement du grand Alger, approuvé par décret présidentiel n°76.53 en date du
25/03/76 qui recommandait l’aménagement de deux nouvelles décharges, l’une à l’Ouest
(OULED FAYET), l’autre à l’Est (OULED MOUILLEH. Boudouaou). Le schéma a été mis
en œuvre par le lancement des travaux de la décharge de Ouled Fayet en 1988/ 1989 suite à
un accord entre l’APC et le conseil populaire de la ville d’Alger.

Les travaux d’aménagement, qui ont débuté en 1998, étaient indispensables à la mise en
place d’un système d’exploitation des déchets, visant en priorité à protéger l’environnement
du site de toutes nuisances susceptibles d’être générées. Ces travaux portent notamment sur :

1- L’imperméabilisation du fond des casiers.


2- La mise en place de points de contrôle des eaux superficielles.
3- La mise en place d’une buse pour l’évacuation des eaux de pluie du bassin versant.
4- La mise en place d’une chemise de drainage pour l’évacuation des percolats de chaque
casier.
5- Les matériaux issus du déblai des casiers, devront faire l’objet d’un stockage de façon
sélective afin de différencier les argiles, les sables et les terres végétales.
6- L‘installation d’un bassin de stockage des eaux de percolation.
7- La mise en place et en service d’un pont bascule à l’entrée de la décharge.
8- La construction des bâtiments d’entretiens et des bureaux.
9- Les plantations périphériques intérieures et extérieures (mur de clôture) d’une longueur de
2600 m [64].

VI.2. Présentation du Site


Le site est situé à 15 Km au Sud-Ouest d’Alger avec une surface de 40 ha dont 20 ha
d’enfouissement de type décharge contrôlée compactée, la pluviométrie moyenne s’élève à
800-900 mm/an [65].

Le site comporte 5 casiers étanchéifiés (argile+géomembrane+géotextile) (Fig VI-1 et VI-2) :


C1, C2 et C3 sont remplis et couverts (360.000 m3 pour C1 et C2, 1 000 000m3 pour C3), C5
en cours d’exploitation quant au C4 il est toujours vide [65].
Décharge réhabilitée en 1999, Ouverture du CET en 2002 : Casiers 1 et 2 fermés en juin 2004
et Casier 3 fermé en 2007.

33
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

Fig VI-1 Vue du CET depuis google earth

Fig VI-3 Schéma du CET de Ouled Fayet

34
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

VI.3. Prise de Contact


La prise de contact s’est réalisée en allant directement sur site avec l’autorisation obtenu à la
direction générale de NET-COM à Alger Centre. On a été accueilli au niveau du centre par le
directeur de la décharge Mr. Benzine et l’ingénieur Melle Chedeba Fatiha, qui nous a servi de
guide au niveau de l’installation.

VI.4. Quelques Données sur les Déchets


VI.4.1. Les Quantités de Déchets du CET Ouled Fayet
Le centre d’enfouissement technique de Ouled Fayet a une capacité prévue de 6.000.000 m3,
soit prés de 3.000.000 tonnes pour une durée de vie estimée à 10 ans. Actuellement la
quantité moyenne de déchets déversés dans le CET de Ouled Fayet est de 450 tonnes par jour.
Le nombre moyen de voyages effectués par jour est de 100 voyages [66].
Le nombre de casiers exploités à ce jour est de 04 casiers, dont la quantité des déchets reçus
pour chaque casier est donnée en tableau VI-1

Tableau VI-1: Quantité des déchets reçus au niveau du CET d’Ouled Fayet pour chaque casier

Nombre de Voyages Tonnage


Quantité Taux
CASIER
compactée d’exploitation
Ordures Terre de Ordures Terre de
Total Total
Ménagères Couverture Ménagères Couverture
N°1 29 130 2 743 31 873 132 791 19 168 151 959 85 147 119 % (saturé)

N°2 19 090 668 19 758 79 420 4 676 84 096 47 092 116 % (saturé)

N°3 180 952 12 905 193 857 972 771 86287 1 059 058 593 072 123% (saturé)

N°4 0 0 0 0 0 0 0 0

VI.4.2. Caractéristiques des Déchets du CET Ouled Fayet


Certains déchets sont interdits au niveau du CET Ouled Fayet, le tableau VI-2 nous montre les
déchets interdits et autorisés au niveau de ce centre [1].

35
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

Tableau VI-2 Classement des déchets autorisés et interdits du CET de Ouled Fayet [1]

Les déchets admissibles Les déchets interdits

Ordures ménagères. Déchets dangereux et déchets industriels


Objets encombrants. spéciaux.
Déchets de voirie. Déchets d’activités de soins et assimilés.
Déchets industriels et commerciaux Déchets radioactifs.
assimilables aux ordures ménagères. Déchets contenant plus de 50mg/Kg de
Déchets verts. PCB.
Boues dont la siccité ≥ 30%. Déchets inflammables et explosifs.
Déchets fermentescibles et fortement Déchets liquides ou solides dont la siccité
évolutifs de l’industrie et de l’agriculture. ≤ 30%.
Déchet de bois ; papier, carton Pneumatiques usagés.

VI.5. Caractéristiques Techniques du CET Ouled Fayet


Après étude du sol et des propriétés géologiques du site retenu pour l’implantation de la
décharge, commence alors les travaux de terrassement, une excavation d’une dizaine de
mètres de profondeur et d’une superficie de 10.000 m2 est creusée donnant naissance à un
casier. Sur le fond de ce dernier, une couche d’argile ou de marne y est déposée. Intervient
ensuite la pose de la géomembrane en polyéthylène haute densité (PEHD), Un matériau
étanche, permet d’éviter toute infiltration dans le substratum, sur le fond et les talus ou parois
du casier, la pose de cette géomembrane exige une maîtrise des techniques de soudures. Cette
dernière est alors recouverte par une couche de géotextile (matériau souple absorbant les
chocs) pour la protéger des contraintes de cisaillement [64].

Fig VI-4 Casier neuve du CET Ouled Fayet

36
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

Un caniveau de drainage perforé et entouré du grillage pour recueillir les lixiviats est aménagé
dans l’axe du casier dans le sens de sa largeur. Le drain est lié au bassin de décantation situé à
l’Est du site.

Enfin une dernière couche de 50 cm de gravier de dimensions différentes, (10% de calcaire)


est déposée.

Des cheminées d’évacuation de biogaz provenant de la décomposition des déchets sont


installées avant l’épandage de la couche du gravier. Ce système de captage, est réalisé à l’aide
des buses verticales à parois perforées empilées au fur et à mesure de la progression de la
hauteur des déchets dans le casier (Fig VI-5).

Fig VI-5 Buse d’évacuation du biogaz

A partir de cette ultime phase, l’épandage des déchets domestiques peut commencer.
La géomembrane utilisée dans le CET d’Ouled Fayet est en PEHD, livrée en rouleaux de 130
m de longueur, 1,5 mm d’épaisseur et 975 m2 de surface, présentant les caractéristiques
suivante :
-Résistance à la rupture : 30N/mm2
-Résistance à la déchirure : 215 N
-Comportement dans l’eau perte : 0,1%
La géomembrane en PEHD est résistante à la plupart des acides, aux produits pétroliers, aux
bases et aux solutions du sel ; elle peut être en contact avec l’eau potable. Elle se dissout
seulement dans quelque solution quand la température est plus élevée. Grâce à l’adjuvant de

37
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

la suie, elle est résistante aux rayons U.V [64]. La figure VI-6 illustre schématiquement
l’aménagement d’un casier.

Fig VI-6 Schéma d’un casier

Bassin de décantation de lixiviats : Les eaux de percolation du casier N° 5 sont récupérées


par un canal de réception dont le débit est estimé à 1.85 l/s dans un bassin ayant un volume de
124 m3 (Fig VI-7). Il y a lieu de signaler, que la nature est considérée comme le réceptacle
final pour les lixiviats qui ne subissent aucun traitement au préalable. Actuellement, le bassin
de décantation est saturé et le drainage se fait directement vers l’oued de Ben Brahem à
travers le canal d’évacuation [64].

38
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

Fig VI.7 Bassin de décantation

Le tableau VI-3 donne : la profondeur, la capacité et le taux d’exploitation de chaque casier


ainsi que la durée d’exploitation de chacun.

Tableau VI-3: Exploitation des casiers d’enfouissement du CET de Ouled Fayet.

Casier Profondeur (m) Capacité m3 Taux Durée de vie


d’exploitation
Casier N°1 12 130.000 soit 116 % 12 mois
65.000 tonnes de Saturation
déchets définitive
compactés
Casier N°2 10 80.000 soit 105 % 07 mois et 19
40.000 tonnes de Jours .Saturation
déchets définitive
compactés
Casier N°3 20 960.000 soit 123% 23 mois
480.000 tonnes Saturation
de déchets définitive
compactés
Casier N°4 22 1.250.000 soit 00 Réalisé et non
625.000 tonnes exploité
de déchets
compactés
Casier N°5 16 500.000 soit 150% En cours
250.000 tonnes d’exploitation
de déchets
compactés

39
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet

Vu les problèmes techniques survenus au niveau du casier 4 non exploité, l’exploitation du


casier 5 n’a pas cessé dépassant même sa capacité.

CONCLUSION : Comme il a été mentionné lors de ce chapitre, la nature (Oued Ben Brahem)
représente le réceptacle final des lixiviats issus du centre d’enfouissement technique de Ouled
Fayet. Que peuvent-t-ils bien contenir ? Un traitement est-il nécessaire ? Quel genre de
traitement leur conviendrait? Et quelles sont les conditions optimales du traitement ? Ces
questions vont être soulevées lors du prochain chapitre, tout en argumentant à travers une
série d’expériences

40
Etude Expérimentale
des Lixiviats Issus du
CET Ouled Fayet
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

VII. Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET


Ouled Fayet
VII.1. Point de Prélèvement des Lixiviats
Durant notre étude, on s’intéresse à un lixiviat intermédiaire. C’est le lixiviat émanant des
casiers 1, 2, et 3 en connexion avec le drain du casier 4 qui, rappelons-le, n’est pas encore
opérationnel. Les eaux du casier 4 sont des eaux pluviales, ils ne font que diluer, voir même
prétraiter les eaux provenant des casiers 1, 2 et 3.
Deux points de prélèvement ont été pris en considération, l’un se situant directement à la
sortie du drain collecteur (point X), l’autre un peu plus loin après passage de ces lixiviats par
un trajet naturel à proximité du oued Ben Brahem (point Y) : ceci nous permettra d’illustrer le
pouvoir auto-épuratoire du sol. Nous illustrons en figures VI-8 à VI-11 le CET avec des
photos des points de prélèvement.

Fig VI.8 Schéma représentant les points de prélèvement des lixiviat

41
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Fig VI.9 Points de prélèvement des lixiviats

Fig VI-10 Vue du lixiviat au point de prélèvement X

42
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Fig VI-11 Ecoulement et prélèvement du lixiviat au point PY

VII.2. Caractérisation des Lixiviats


La caractérisation des lixiviats nous permet de connaître les paramètres physiques et
chimiques de cet effluent.

VII.2.1. Matériel et Méthodes


Chaque élément possède plusieurs méthodes spécifiques. Le Tableau VII.1 regroupe les
méthodes utilisées dans notre caractérisation. Les détails des méthodes d’analyse sont donné
dans l’annexe I.

43
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Tableau VII.1 Méthodes d’analyses pour chaque élément.

Elément Méthode
Température Mesure directe avec thermomètre
pH Mesure directe avec pH-mètre
Conductivité Mesure directe avec conductimètre
E redox Mesure directe avec pH-mètre
MES/MVS Différence de poids
DCO Oxydation par le bichromate+spectrophotométrie
DBO Respirométrie
Ammoniaque Spectrophotométrie
Nitrate Spectrophotométrie
Nitrite Spectrophotométrie
NTK Minéralisation, distillation, titrage
Sulfates Spectrophotométrie
O-phosphates Spectrophotométrie
Chlorures Titrage
Ca2+ et Mg2+ Titrage
Métaux lourds Spectroscopie d’absorption atomique

VII.2.2. Analyse des Lixiviats


La caractérisation des lixiviats intermédiaires de la décharge de Ouled Fayet a été réalisé par
la détermination de ces paramètres : la température (ambiante et celle du lixiviat), le pH, le
potentiel redox, la conductivité, les MES, les MVS, les résidus secs, la DCO, la DBO5, les
NH4+, les nitrates, les nitrites, l’azote total Kjeldahl, les sulfates, les orthophosphates, les
chlorures, la dureté calcique et magnésienne, le fer, le mercure, le nickel, le cuivre, le zinc et
le plomb.

Ces analyses ont été menées au sein du laboratoire du génie de l’environnement de l’ENP.

Les résultats sont récapitulés dans les tableaux VI-4 et VI-5.

44
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Tableau VII-2 : Caractérisation des lixiviats :

Point Y Point X
29/04/2009 08/05/2009 11/05/2009 19/05/2009 06/06/2009
pH 7,9 8,2 8,1 8,2 8
E redox (mV) -77 -82 / / /
Conductivité (mS/cm) 11,35 12,07 / / /
Température (°C) 29 30 20 20 18
Temp. ambiante (°C) 35 38 27 24 20
MES (mg/l) 2,2 5,1 10,5 11,0 9,7
MVS (mg/l) 1,4 2,4 3,5 3,9 3,5
Résidus secs (mg/l) 179,4 262,6 462,6 421,7 489,3
DCO (mg/l) 2079,40 2043,58 4641,25 2465,61 4436,26
DBO5 (mg/l) 135 200 421 427 /
DBO5/DCO 0,065 0,098 0,091 0,17 /
NH4+ (mg/l) 1888,07 2744,59 4404,08 5868,00 1912,58
Nitrates (mg/l) 5,88 16,43 19,80 13,45 14,24
Nitrites (mg/l) 0,23 2,61 0,70 5,05 1,68
NTK (mg/l) 1960 2800 4480 5992 /
Sulfates (mg/l) 351,70 661,40 665,45 1325,19 1440,58
O-phosphates (mg/l) 221,42 734,71 / 22,56 205,83
Chlorures (g/l) 3,5 2,5 5,3 1,4 1,6
Ca2+ (mg/l) 30,0 36,0 22,0 25,2 23,2
Mg2+ (mg/l) ND ND ND ND ND
Fe (mg/l) 21,5 / / / /
Hg (mg/l) ND / / / /
Ni (mg/l) 1,7 / / / /
Cu (mg/l) ND / / / /
Zn (mg/l) 1,5 / / / /
Pb (mg/l) ND / / / /

ND : non détecté.

45
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Tableau VII-3 : Teneurs moyennes des paramètres caractérisant le lixiviat et normes de rejet
[69]

Point Y Point X Norme


Intervalle Moyenne Intervalle Moyenne [69]
de variation de variation
pH [7,9;8,2] 8,05 [8;8,2] 8,1 6,5-8,5
E redox (mV) [-82;-77] -79,5 / / /
Conduc.(mS/cm) [11,35;12,07] 11,71 / / /
Température (°C) [29;30] 29,5 [18;20] 19,3 30
Temp. ambiante (°C) [35;38] 36,5 [20;25] 23,7 /
MES (mg/l) [2,2;5,1] 3,65 [9,7;11,0] 10,4 40
MVS (mg/l) [1,4;2,4] 1,9 [3,5;3,9] 3,63 /
Résidus secs (mg/l) [179,4; 262,6] 221 [421,7;489,3] 457,87 /
DCO (mg/l) [2043,5;2079,3] 2061,48 [2465,6;4641,2] 3847,71 120
DBO5 (mg/l) [135;200] 157,5 [421;427] 424 35
DBO5/DCO [0,065;0,098] 0,0815 [0,091;0,170]] 0,130 /
NH4+ (g/l) [1,88;2,74] 2316, 33 [1912,58;5868] 4061,55 /
Nitrates (mg/l) [1,32;3,70] 2,51 [3,04;4,47] 3,57 /
Nitrites (mg/l) [0,23;2,61] 1,42 [0,71;5,05] 2,480 /
NTK (mg/l) [1960;2800] 2380 [4480;5992] 5236 40
Sulfates (mg/l) [351,69;661,40] 506,55 [665,45;1325,19] 995,32 /
O-phosphates (mg/l) [72,35;240,10] 156,23 [7,37;67,26] 37,32 10
Chlorures (g/l) [2,5;3,5] 3,0 [1,4;5,3] 2,8 /
Ca2+ (mg/l) [30;36] 33 [22,0;25,2] 23,5 /
Mg2+ (mg/l) ND ND ND ND /
Fe / 21,5 / / 3
Mn / ND / / 1
Cd / 1,7 / / 0,2
Cu / ND / / 0,5
Zn / 1,5 / / 3
Pb / ND / / 0,5

VII.2.3. Discussions et Conclusions


Notre lixiviat a un pH aux alentours de 8, cette basicité était prévisible puisque c’est un
lixiviat intermédiaire issu des casiers fermés depuis quelques années, où la phase
d’acétogénèse est dépassé. La conductivité nous donne une idée sur les sels dissouts. Elle est
importante, vu que le lixiviat contient toute sorte de minéraux issus des ordures. La
température est moyenne, ceci nous laisse penser que l’activité biologique n’est pas
importante. Le potentiel redox est négatif, ce lixiviat est un milieu réducteur.

46
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Sur le lixiviat étudié la DCO s’élève en moyenne à plus de 2000mg/l. Bien que cette charge
polluante est élevée, elle reste relativement faible par rapport aux lixiviats jeunes où la DCO
atteint 20 000 mg O2/l et plus. Cette diminution est due à la dégradation par les
microorganismes des matières organiques biodégradables, c’est l’une caractéristiques des
lixiviats intermédiaires.

La DBO5 n’est pas très excessive, bien qu’elle dépasse largement la norme, (à peu près 10
fois plus), La DBO5 présente de très faibles valeurs, par rapport à la DCO, soit un rapport de
biodégradabilité très faible de l’ordre de 0,1, ce qui nous éloigne toute proposition d’un
traitement par voie biologique.

Les résultats obtenus montrent que les MES et MVS du lixiviat étudié n’atteignent pas des
niveaux élevés et restent en dessous des normes. Par contre, les matières dissoutes (résidus
secs), sont très élevées correspondant à une forte charge minérale du lixiviat.

Dans nos lixiviats de très forts taux d’ammonium sont mesurés, de l’ordre de quelques
grammes par litre. Les teneurs en nitrates et nitrites dans les lixiviats étudiés ne sont pas
élevées. Comme le lixiviat est un milieu réducteur, c’est surtout l’azote dans sa forme réduite
(N-ammoniacal) qui prédomine. Par ailleurs les déchets industriels ou agricoles qui peuvent
renfermer des nitrates ne sont pas autorisés dans ce CET.

Les teneurs mesurées en phosphates dans le lixiviat sont caractéristiques des lixiviats issus de
déchets ménagers non triés.

Le lixiviat présente une forte teneur en sulfates qui contribue avec les chlorures à la forte
conductivité et salinité du lixiviat.

On remarque que le point PY est beaucoup plus chargé en ions Ca2+ que le point PX, cette
augmentation a lieu lors du trajet des lixiviats sur le sol argileux.

Vu que le CET ne reçoit pas des déchets industriels et dangereux, il était prévisible que la
teneur en métaux lourd n’est pas très importante dans notre effluent, bien qu’on remarque un
excès de fer, vu qu’en général, les déchets ménager présente souvent des objets de ferraille.

Pour conclure :

Les résultats obtenus montrent que le lixiviat étudié véhicule une forte charge organique peu
biodégradable, une forte charge minérale et une pollution azotée importante sous forme
principalement d’azote ammoniacal.

La caractérisation nous a montré aussi que notre lixiviat est bel et bien intermédiaire, avec une
DCO entre 2000 et 5000mg/l et un pH légèrement basique.

La DCO et tout les autres éléments, présentent des valeurs différentes entre le point X et le
point Y : elle diminue considérablement pendant le trajet.

47
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Point X : ce lixiviat avec un pH légèrement basique, une DCO comprise entre 3 et 15 g/l, et
une faible biodégradabilité (<0,2), est bel et bien intermédiaire, et ce malgré sa dilution par les
eaux de pluies émanant du casier 4 vide.

Point Y : ce percolât représente un lixiviat prétraité par le sol, avec une autoépuration au
contact avec l’oxygène de l’air libre.

VII.3. Traitement des Lixiviats


Pour ce lixiviat, avec les caractéristiques précitées, les procédés physico-chimiques de
traitement sont fortement recommandés. Dans ce contexte, nous nous somme attachés à
examiner les deux procédés : la coagulation-floculation et l’oxydation avancée Fenton ainsi
que leur combinaison.

VII.3.1. Traitement par Coagulation-Floculation

VII.3.1.1. Matériels et Méthodes


On a utilisé un Jar test équipé de 6 béchers d’un litre. Le stock des lixiviats est retiré du
réfrigérateur, laissé pendant environ 2 heures à la température ambiante et agité pour remettre
les particules décantées en suspension. Les essais sont réalisés sur 500 ml de lixiviat : une
quantité inférieure pourrait portait préjudice sur les résultats finaux, une dose supérieure
risque de faire déborder les lixiviats lors des phases rapides d’agitation. Le pH est ajusté par
ajout, à l’aide de pipettes, d’acide sulfurique et de la soude. On procède ensuite en trois
phases successives :

-Une phase initiale avec une agitation rapide de 300 tr/min pendant une minute : c’est
dans cette phase ou l’on déverse le coagulant. Le coagulant utilisé est une solution de
FeCl3.6H2O à une concentration de 200g/l (ce qui correspond à une concentration de 120g/l
de FeCl3 déshydratée). On a utilisé ce coagulant pour les bons résultats qu’il a donné lors des
études antérieures [45].

-Une phase lente ou la vitesse d’agitation est réduite jusqu’à 50 tr/min pendant 20
minutes : c’est le temps de réaction.

-Et une phase finale de repos d’une heure : elle correspond à la décantation des flocs.
Le prélèvement du surnageant se fait ensuite à l’aide d’une pipette à 1cm de l’interface air-
eau, cet échantillon prélevé servira à la caractérisation des lixiviats ainsi traité (couleur,
potentiel redox, pH et DCO). L’optimum correspond à la valeur minimale de la DCO obtenue
après traitement, ou au maximum du taux d’abattement de la DCO défini comme suit :

 − 
= × 100 (%)


DCOi : valeur de la DCO avant traitement.


DCOf : valeur de la DCO après traitement.

Les résultats sont regroupés dans l’annexe III.

48
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

[Link] de la Dose du FeCl3


Ce travail est basé sur les résultats des recherches antérieures faite sur ce procédé [45], ou
nous avons déduit qu’une faible dose de FeCl3 et un pH légèrement acide suffisaient à pour
avoir un bon rendement (Fig VI-12).

pH 4,5
50
1,2; 44,78
40
30
Abattement de la DCO

20
10
0 pH 4,5

-10 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3

-20
-30
-40
Dose du coagulant (g/l)

Fig VI-12 Optimisation de la dose du coagulant

Des essais préalables ont été menés lors de cette expérience sans ajustement du pH (8,2), ceci
à donné des taux d’abattement négatives (Annexe III).

VII.3.1.3. Optimisation du pH
A partir du résultat précédant (dose optimale à 1,2g/l), on varie les pH en maintenant la dose
du coagulant constante. Les résultats obtenus sont illustrées en Fig VI-13. Le pH optimal se
situe à 6 correspondant à un abattement de la DCO de 64,18%.

80
[FeCl3] = 1,2 g/l
70
6; 64,18
Abattement de la DCO (%)

60

50

40

30
[FeCl3] = 1,2 g/l
20

10

0
2 3 4 5 6 7 8
pH
Fig VI-13 Optimisation du pH de la coagulation

49
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

VII.3.1.4. Caractéristiques des Lixiviats Après Traitement


Le tableau suivant regroupe les valeurs caractérisant notre effluent traité par coagulation
floculation:
Tableau VII-6 : résultats de traitement par coagulation-floculation
Avant Traitement Après traitement Norme
pH 8 5,03 6,5-8,5
NH4+ (mg/l) 1912,58 3388,68 /
Nitrates (mg/l) 14,24 0,91 /
Nitrites (mg/l) 1,68 0,89 /
O-phosphates (mg/l) 205,83 31,10 10
Sulfates (mg/l) 1440,58 5395,34 /
DCO (mg/l) 4436,26 1527,24 120
DBO5 (mg/l) / / 35
DBO5/DCO / / /

VII.3.1.5. Discussions et Conclusions


La coagulation a donné un rendement, après optimisation du pH et de la dose du coagulant,
supérieur à 60%. Ce qui confirme les précédents travaux établis sur ce procédé.

La dose optimale du coagulant pour une DCOi=2465,61 mg/l, est de 1,2g/l de FeCl3, ce qui
correspond à un rapport massique FeCl3/DCOi=0,5.

Quant au pH, une légère acidité suffit pour rentabiliser le procédé (pH=6).

Les boues issues du procédé sont nauséabondes, on en déduit qu’elles contiennent un fort taux
de pollution. La pollution a été donc déplacée et concentrée sous forme de boues. Ces derniers
doivent faire l’objet d’un traitement ou incinération avant rejet dans le milieu naturel.

VII.3.2. Traitement par Oxydation Avancée Fenton

VII.3.2.1. Matériels et Méthodes


On remplit 6 béchers d’un litre avec 500ml de lixiviats en stock. Placés sous jar-test, on ajuste
à l’aide d’un pH-mètre, d’une solution de H2SO4 98% et de NaOH 2N le pH désiré. On
procède alors suivant 2 phases :

-Une première phase de réaction qui dure 2h, où la vitesse d’agitation est maintenue à
300tr/min, et ceci afin de réaliser un réacteur parfaitement agité en batch. Dès que le jar-test
est lancée, on ajoute en même temps le réactif (H2O2 30%, d=1,11) et le catalyseur
(FeSO4.7H2O).

-Une deuxième phase de repos de 45 min, celle-ci permet la décantation des sels
(notamment les sels ferriques) formés lors du processus.

On prélève ensuite quelques millilitres du surnageant à l’aide d’une pipette graduée pour
analyse.

50
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

Le paramètre d’optimisation est la DCO.

Les résultats sont tabulés dans l’annexe IV.

VII.3.2.2. Recherche des Quantités de H2O2 et de Fe2+ Adéquates


VII.3.2.2.A. 1 er Essai
Lors de cet essai, on a maintenu le rapport massique H2O2/DCOi=5 et 1, soit pour une DCO
initiale DCOi=2465,61 mg/l, correspondent à des quantités respectives de H2O2 =12,32g/l et
2,4g /l, tout en variant la quantité du catalyseur.

On a remarqué, suite à cette série d’expériences, qu’il y a eu une atténuation quasi-totale de la


couleur (jusqu’à 15 Hazens), mais la DCO croit fortement par rapport à la teneur initiale, et il
n’y a eu aucune apparition de boue ferrique. Ceci peut être expliqué de plusieurs manières :

Par la formation de composés issus de l’oxydation de la matière organique tel que la


transformation de l’azote organique en azote ammoniacal, en plus de cela la formation
d’autres substances réductrices tel que les sulfides et sulfites qui contribuent à l’augmentation
de la DCO, La mesure du COT convient mieux à l’expression de l’abattement de la matière
organique que la DCO car celui-ci est indépendant des étapes d’oxydation de la matière
organique et ne tient pas en compte les composés inorganique qui contribue à la demande en
oxygène lors de la mesure de la DCO [68].

Soit par une forte présence de H2O2 résiduel qui, rappelons-le, est un oxydant moins fort que
les radicaux hydroxyles et le Bichromate, agit sur le réactif de mesure de la DCO (Bichromate
de potassium) et se comporte ainsi comme polluant.

Cette deuxième hypothèse est confirmée par une expérience qui consiste à mesurer la DCO
d’une infime dose d’H2O2 500 fois dilué. La valeur de la DCO trouvée dépassait largement les
1000mg/l !

VII.3.2.2.B. 2 ème Essai


En se référant sur les travaux faits sur les lixiviats [61], on a remarqué qu’une quantité de
H2O2 de l’ordre de 1g par gramme de DCO et un rapport molaire H2O2/Fe2+ de 6 pour un
lixiviat intermédiaire de DCO initiale ne dépassant pas les 5000 mg/l, suffisait pour avoir un
rendement considérable. Ces essais nous ont permis de situer les doses.

51
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet

45
40,30
40 Rapport
massique
35
H2O2/DCO
30
25 Rapport
Molaire
20
H2O2/Fe
15
10,20 9,78
10 Abattement
de la DCO (%)
5 0,81 1,24
0
1 2 3 4 5 6 7

Fig VI-14 Abattement dee la DCO en fonction des doses du réactif et catalyseur
cat à pH=3

Il en résulte que l’abattementt maximal


m ort molaire H2O2/Fe2+
de la DCO correspond à un rapport
aux alentours de 8 et à un rapp
pport massique H2O2/DCOi avoisinant l’unité (0,8-1,3).
(0

VII.3.2.3. Optimisation
ndde la Dose du H2O2
Une fois on a eu une appro proche sur les quantités optimales de H2O2 et Fe2+, essayons
maintenant d’affiner le rapport
ort H2O2/DCOi :

60 55,22

50
Abattement de la DCO(%)

40

Abattementt de la DCO avec un


30
Rapport Molair
olaire H2O2/Fe2+
R=7,5
20

10

0
1,62 1,78 2,02 2,18 2,43 3,24
Rapport
ort massique
m H2O2/DCO
Fig VI-15
15 Optimisation de la dose de H2O2 (pH=3)

Avec un abattement dépassan


ant les 50% (55,22%), la dose optimale du H2O2
H est de 1,62 g
pour 1g de DCO.

52
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet

VII.3.2.4. Optimisation
nddu Rapport Molaire H2O2/Fe2+
Comme il a été expliqué dans ns le chapitre V.1, la quantité du catalyseur relative
re à la dose de
H2O2 influe fortement sur le rendement
re du procédé, optimisons ce paramètrètre.
La figure VI-16 représente leles taux d’abattements de la DCO pour des es valeurs de rapport
molaire comprise entre 2 et 20.

56,72
60
Abattement de la DCO (%)

50

40

30 Abattemmentent de la DCO avec


un rapportt ma
massique
20 H2O2/DCO=1,
O=1,62

10

0
2 6 8 10 14 20

Rapports
rts molaires
m H2O2/Fe2+

Fig VI-16 Optimisation


O de la dose du catalyseur (pH=3)
3)

Comme on peut le constater, pourp des faibles rapports molaires H2O2/Fe2+, l’abattement n’est
pas aussi important que pourr uun rapport molaire de l’ordre de 6 à 10 : unn excès
e de fer peut se
comporter comme un polluant ant et perturber l’analyse en oxydant le bichrom
romate de potassium,
faussant ainsi les résultats [67]
7].

VII.3.2.5. Optimisation
nddu pH
Comme signalé au chapitre V.2, le procédé Fenton nécessite un milie lieu protonique pour
enclencher la chaîne de réactio
tions. Voyons dans la figure VI-17 l’influence
ce de la concentration
en proton sur le procédé :

53
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet

70 63,62

60
Abattement de la DCO (%)

50

40

30

20

10

0
2 2,5 3 3,5 4 4,5
pH

Fig
ig VI.17 Optimisation du pH de Fenton

Les résultats donnés en fig VI--17 montrent que le pH optimal est 2,5.

VII.3.2.6. Caractéristique
iques des Lixiviats Après Traitement
Le tableau VI-3 regroupe less valeurs
v caractérisant notre effluent traité parr fe
fenton :

Tableau VI-3 : résultat de traite


aitement par Fenton :
Avantnt Traitement Après traitement Norme
No
pH 8 5,03 6,5
6,5-8,5
NH4+ (mg/l) 1912,5
2,58 2171,20 /
Nitrates (mg/l) 14,24 3,39544 /
Nitrites (mg/l) 1,68 1,29126 /
O-phosphates (mg/l) 205,83 ,83 125,162475 10
Sulfates (mg/l) 0,58
1440,5 7583,34 /
DCO (mg/l) 4436,2
6,26 1600,16 120
DBO5 (mg/l) / / 35
DBO5/DCO / / /

L’augmentation des sulfatess est


es du à l’adjonction de ce dernier lors des étapes
ét du traitement
sous forme d’acide sulfuriquee eet de sulfates de fer.

L’abattement de la DCO est de plus de 60%.

VII.3.2.7. Discussions et C
Conclusions
Lors de l’optimisation, on s’es
s’est basé sur 3 paramètres : la quantité du réactif,
réa la quantité du
catalyseur, et le pH.

Après le traitement, les bouesbo issues du procédé Fenton étaientt presque inodores,
contrairement à celle produi uite par la coagulation-floculation. C’est parce
pa qu’elles sont
2+ 3+
ferriques : elles sont produites
tes lors de la transformation du Fe en Fe lors
lo du processus et

54
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

n’entraine avec elles aucune pollution organique, vu que cette dernière est minéralisée et
dégagée sous forme de CO2 après oxydation, contrairement à la coagulation-floculation, on a
alors, lors de ce procédé, une élimination de la pollution.

On a remarqué que pour un excès de ces doses, un effet scanvenger peut apparaître.

L’analyse est sensible au taux résiduel des réactifs et catalyseur après traitement : ainsi, on a
pu non seulement optimiser les doses de manière à réduire au maximum le taux de pollution,
mais aussi de sorte à économiser les réactifs.

Les conditions optimales de traitement par le procédé d’oxydation avancée Fenton pour un
lixiviat intermédiaire sont :

H2O2/DCO= 1,62 (rapport massique)


H2O2/Fe2+= 8 (rapport molaire)
pH=2,5

En respectant ces conditions, on obtient un rendement proche de 60%.

VII.3.3. Combinaison des Traitements


Lors de la combinaison de traitement, on a utilisé un lixiviat de DCOi=4436,26mg/l, vu que
l’ancien stock a été complètement consommé. 2 voies ont été suivies :

VII.3.3.1. Coagulation-Floculation → Oxydation Fenton (Voie 1)


On opère selon les conditions optimales précédemment trouvées lors des essais de coagulation
(chapitre VI.8.1), soit à un pH=6 et une dose du coagulant de 0,5mg/mg de DCO. Ceci
correspond, pour une DCO initiale du lixiviat 4436,26mg/l, à une quantité de 2,2g/l. on
obtient alors un lixiviat partiellement traité auquel on mesure la DCO1. Cette DCO1 nous a
permis de connaitre la quantité de H2O2 et de Fe2+ à ajouter lors du second traitement, et ceci
en se référant sur les valeurs optimales obtenues lors de l’étude du procédés de Fenton
(chapitre VI.8.2). Soit un rapport massique H2O2/DCO1=1,62 et rapport molaire
H2O2/Fe2+=8. Le pH est aussi réajusté à 2,5, et ce, toujours, selon les conditions optimales
trouvées lors du chapitre VI.8.2.

Les résultats obtenus sont illustrés en fig VI-18.

L’association de l’oxydation Fenton à la coagulation améliore d’une manière notable le


rendement. L’abattement de la DCO passe de 65% à 80%.

55
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet

80,33
,33
90
65,57
80
Abattement de la DCO
70
60
50
40
30
20 0
10
0
Etape 0 ava
avant Etape 1 traitement Etape 2 traitement
ent
traitemen
ment par Coagulation par Fenton
Etapes

Fig VI-18 Traitement par le procédé Coagulation-Floculation suivi parr le procédé Fenton

VII.3.3.2. Oxydation Fent


enton → Coagulation-Floculation (Voie
(Vo 2)
Voyons maintenant ce qui see passe
p si on procède par un chemin inverse :
Les résultats de ce couplage de procédés est illustré en fig VI-19

66,39 63,93
70
Abattement de la DCO (%)

60
50
40
30
20
0
10
0
Etape 0 ava
avant Etape 1 Traitement Etape 2 traitement
ent
traitemen
ment par Fenton par coagulation
Etapes

Fig VI-19 Traitement


nt par le procédé Fenton suivi par coagulation--floculation

La par contre, on constate que


ue la coagulation à diminué l’efficacité du traite
itement. Cela ne peut
avoir qu’une seule explication
on :

Le traitement de Fenton a quas


asiment éliminé toute forme de pollution décan
cantable.

Le coagulant, ne trouvant pas de particules sur lesquels il puisse se comb


mbiner et former des
flocs, puisqu’elles ont été élim
liminées par le peroxyde d’hydrogène, est rest
esté en suspension se
comportant ainsi comme pollualluant, se manifestant ainsi par une augmentatio
tion de la DCO.

56
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet

VII.3.3.3. Caractéristiques des Lixiviats Après Traitement


Le tableau VI.3 regroupe les valeurs caractérisant notre effluent traité par la combinaison de
traitement coagulation-floculation-Fenton et vis versa :

Tableau VI.3 : résultat des traitements combinés


Avant traitement Après traitement Norme
Voie 1 Voie 2
pH 8 / / 6,5-8,5
+
NH4 (mg/l) 1912,58 2803,18 1130,30 /
Nitrates (mg/l) 14,24 0,97 0,65 /
Nitrites (mg/l) 1,68 1,10 1,61 /
O-phosphates (mg/l) 205,83 33,32 146,67 10
Sulfates (mg/l) 1440,6 9845,7 11115,2 /
DCO (mg/l) 4436,26 872,71 1600,00 120
DBO5 (mg/l) / 205 183 35
DBO5/DCO / 0,23 0,11 /

Comme nous le montre le rapport DBO5/DCO, la combinaison des traitements a augmenté la


biodégradabilité de l’effluent. Ceci est expliqué du fait qu’en plus de la chute de la DCO
(élimination de la pollution), l’oxydation transforme les particules récalcitrantes en un
certains nombre de composés organiques jouant le rôle de substrat pour les microorganismes
(acides, aldéhydes, ethers…) [56]

VII.3.3.4. Discussions et Conclusions


L’ordre de combinaison des procédés de traitement influe de manière considérable sur
l’efficacité. Il faut donc savoir choisir le bon ordre, et cela selon leur action.

Dans notre cas, il est conseillé de commencer par une coagulation-floculation, est ceci afin de
dégager les grosses particules, pour enchainer ensuite par un procédé d’oxydation Fenton qui
permettra d’éliminer le restant des molécules récalcitrantes.

Cet ordre a aussi un intérêt économique, et cela parce que :

1-L’ajustement du pH consomme une quantité moindre d’acide sulfurique : un ajout d’une


petite dose d’acide permettrait d’avoir un pH de 6, favorisant au départ une coagulation, après
précipitation des boues ferriques, le pH diminue encore (environ 4), ce qui favorise, après
avoir rajouté une autre petite dose d’acide, l’actionnement du procédé de Fenton. Ce qui est
impossible par le chemin inverse, ou l’on doit faire diminuer le pH jusqu’à 2,5 avec une
grande quantité d’acide pour le procédé de Fenton, puis le remonter à nouveau jusqu'à 6 par
une base pour la coagulation.

2-Sachant que les réactifs utilisés dans le procédé de Fenton sont plus couteux que ceux
utilisés dans la coagulation-floculation, commencer à traiter par Fenton gonflerait la facture.

57
Conclusion
Générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale
Dans la vie quotidienne, on se demande jamais où vont nos ordures, et quel impact peuvent-ils
bien générer. Ce travail nous a permis d’évaluer les nuisances envers l’environnement causées
quotidiennement par la population de la ville d’Alger et son mode de consommation.

Des critiques peuvent être bénéfiques pour la gestion de l’environnement en Algérie, où


aucune station de recyclage des déchets ou de revalorisation des lixiviats et des biogaz n’a été
installée à proximité de ce CET, ceci peut porter préjudice à la qualité de l’environnement aux
environs du centre d’enfouissement technique en particulier (poussières toxiques, mauvaises
odeurs des biogaz, contamination des sols et des nappes sous-jacentes par les lixiviats…), et
au niveau planétaire de manière générale (le non recyclage des déchets favorise une
surproduction du consommable non biodégradable ce qui ce répercute sur notre planète lors
des processus de fabrication s’éloignant ainsi du concept du développement durable, les
biogaz participent à l’effet de serre, …etc).

La nuisance que nous avons étudiée est l’eau de percolât dans une décharge, une pollution
dangereuse qui peut se manifester à n’importe quel moment causant des dommages
inestimables, qu’ils soient environnementaux, économiques ou humains (les maladies, les
cancers, les médicaments, …etc). On a montré que les lixiviats véhiculent une importante
pollution organique, minérale et azotée et qu’ils constituent un milieu réducteur.

On a étudié la combinaison de deux traitements physico-chimiques, à savoir le procédé de


coagulation-floculation et le procédé d’oxydation avancée Fenton.

Notre travail s’est aussi effectué sur un lixiviat intermédiaire, issu d’un casier fermé depuis un
bon bout de temps, de DCOi de l’ordre de 3000mg/l.

La combinaison des traitements est très efficace lorsqu’on a à faire à une pollution de
différentes formes, l’étude de la combinaison coagulation-Fenton nous a donné des résultats
intéressants, mais un traitement tertiaire est conseillé pour atteindre les normes de rejets, on
pourra penser au traitement par adsorption sur CAG, tant qu’il a donné de bon résultats.

On a aussi montré le pouvoir auto épuratoire du sol : il peut remplacer moult procédés.

Une autre solution paraît bonne, c’est l’envoi de ces lixiviats prétraités vers des stations
d’épuration des eaux usées domestiques, le transport peut être assuré par des camions citerne,
une citerne qui joue aussi le rôle de bassin de décantation voir même un réacteur de
prétraitement.

On a aussi montré l’importance de l’ordre de combinaison des traitements, et cela que ça soit
pour des raisons techniques ou économiques. L’ordre conseillé dans notre cas est d’abord la
coagulation ensuite Fenton.

58
Conclusion Générale

Enfin, le problème des déchets ne concerne pas seulement les gens du domaine technique et
de gestion, mais il est aussi important pour toute la société, et ce, en respectant un mode de
consommation qui minimise la génération des déchets. Ainsi on doit instaurer dans le
comportement des populations, notamment ceux des pays en voie de développement, la
philosophie du développement durable.

59
Références
Bibliographiques
Références Bibliographique

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[69] Journal Officiel de la République Algérienne, valeurs limites des paramètres de rejets
d’effluents liquides industriels.

64
Annexe I
Annexe I

Détermination Demande chimique en oxygène (DCO)

Standard Methods

Principe : Oxydation chimique des matières réductrices par un excès de K2Cr2O7. Cette
oxydation se réalise en milieu acide (H2SO4), en présence de sulfate de mercure comme
catalyseur (HgSO4), à ébullition à reflux pendant 2 heures dans un ballon ou un tube muni d’un
réfrigérateur.

Réactifs :

- Acide sulfurique [H2SO4] à environ 4mol/l


- Acide sulfurique-sulfate d’argent
- Dichromate de potassium à 0,04 mol/l et contenant le sulfate de mercure (II)

Appareillage :

- Appareil à reflux
- Bloc chauffant
- Spectrophotomètre

Mode opératoire :

- Introduire dans un tube à fond plat de DCO 2,5 ml de l’échantillon à analyser.


- Ajouter 1,5 ml de dichromate de potassium K2Cr2O7 (qui contient du HgSO4).
- Ajouter lentement et avec précaution 3,5 ml d’acide sulfurique-sulfate d’argent en agitant
soigneusement le tube et en refroidissant sous un courant d’eau froide de façon à éviter toute
perte de substances organiques volatils.
- Porter à ébullition dans un bloc chauffant pendant 2 h.

Expression des résultats :

- Effectuer la lecture sur le photomètre à λ = 600 nm.


- La teneur en DCO est déduite du graphe d’étalonnage.

65
Annexe I

Détermination de la Demande Biochimique en Oxygène

NFT 90-103

Principe : L’échantillon d’eau introduit dans une enceinte thermostatée est mis en incubation en
présence d’air. Les micro-organismes présents consomment l’oxygène dissous qui est remplacé
en permanence par l’oxygène en provenance du volume d’air situé au dessus de l’échantillon.
L’anhydride carbonique (CO2) dégagé est piégé par l’hydroxyde de potassium. Cette
détermination en oxygène crée une dépression qui est enregistrée par une élévation du niveau de
mercure.

Mode opératoire :

La prise d’essai dépend de la charge de l’échantillon, qui elle-même dépend de l’origine de


l’échantillon industriel ou urbain, de la couleur, de l’odeur et de la charge en matières en
suspension. Voici le volume de l’échantillon d’après la DBO présumée

La charge DBO Prise facteur La charge DBO Prise facteur


présumée d’essai présumée d’essai
mg/l mg/l
Très faible 0 - 40 432 1 Très faible 0 - 35 428 0.1
Faible 0 - 80 365 2 Faible 0 - 70 360 0.2
Moyenne 0 - 200 250 5 Moyenne 0 - 175 244 0.5
Plus que la 0 - 400 164 10 Plus que la 0 - 350 157 1.0
moyenne moyenne
Un peu 0 - 800 97 20 Chargée 0 - 700 94 2.0
chargée

Chargée 0 - 2000 43.5 50 Très 0 - 1400 56 4.0


chargée

Très 0 - 4000 22.7 100


chargée

66
Annexe I

Dosage des MES par centrifugation


NFT 90-015

Principe : la séparation des MES de l’eau se fait par centrifugation. L’échantillon est mis en
rotation à grande vitesse. L’application de la force centrifuge sur les particules solides permet de
les rassembler dans le fond du tube sous forme d’un culot. Ce culot sera lavé puis récupéré et mis
à sécher à 105°C. Le résidu sec est ensuite pesé. Il correspond aux MES contenues dans
l’échantillon.

Appareillage :

- Centrifugeuse
- Dessiccateur

Mode opératoire :

- Attendre que les échantillons soient à température ambiante.

- Homogénéiser le contenu du flacon par agitation.

Si cela est possible, introduire la totalité de l’échantillon dans le pot de la centrifugeuse, de


volume de 200 à 500 ml, et centrifuger 20mn environ. Le volume VE en ml doit conduire la
pesée d’au moins 30mg de MES.

- Eliminer l’eau surnageante, remettre en suspension le culot dans de l’eau distillée (en
remplissant jusqu’au niveau initial) et centrifuger pendant 20mn.

- Recueillir le culot déposé dans une capsule préalablement séchée à 105°C et pesée à 0,1 mg
prés : M1. Rincer le pot de centrifugation deux fois, avec chaque fois environ 20ml d’eau distillée
et recueillir les eaux d’entrainement dans la capsule.

- Sécher ensuite la capsule et son contenu à 105°C ± 2°C, laisser refroidir dans un dessiccateur et
peser à 0,5 mg prés :M2 .Recommencer les opérations de séchage, de refroidissement et de pesée
jusqu'à ce que la différence entre deux pesées successives ne dépasse pas 0,5mg.

Expression des résultats : La teneur en MES est calculée à partir de la formule suivante :

(2 − 1) × 1000


 = ( ⁄ )


67
Annexe I

Détermination des MVS


Principe : les matières organiques ont la propriété d’être minéralisées à haute température :

Matières Organiques (C, H, O, N…) → CO2 + H2O + NH3 + H2S…

Les molécules produites par calcination de la MO sont sous forme gazeuse à haute température et
vont donc se volatiliser.

C’est pour cette raison que l’on détermine la teneur en MO par calcination à 550°C et par pesée
du résidu (les cendres) qui représente les matières minérales. Par différence entre la masse de
matières sèches initiale et la masse de matières minérales restante, on détermine la masse de
matières organiques.

On peut donc écrire : MES = Matières organiques (MVS) + Matières minérales (MM)

Mode opératoire :

Cette analyse peut être effectuée après la détermination des MES.

- A la fin de cette analyse, déterminer le poids P1 en g, correspond au poids de la coupelle en


porcelaine et des matières sèches qu’elle contient.

- Placer ensuite la coupelle en porcelaine dans un four à 550°C pendant une durée de 2 heures.

- Après refroidissement dans un dessiccateur, la coupelle, ne contient plus que de les cendres, est
à nouveau pesée : poids P2 en g.

La différence (P2 - P1) représente le poids des MVS de l’échantillon.

Expression des résultats : le taux de MVS en % est donné par la formule suivante :

1 − 2
(%) = ( ) × 100
1 − 0
P0 : poids de la coupelle vide initialement.

68
Annexe I

Dosage Des Nitrites (NO2 -)

ISO 6777-1984

Principe : Les nitrites régissent avec la sulfanilamide pour former un composé diazoïque qui, après
copulation avec le N-1-Naphtyléthylènediamine dichloride donne naissance à une coloration rose
mesurée à 543 nm.

Réactifs :

Réactifs de diazotation :
- Sulfanilamide.
- N-1- Naphtyléthylènediamine.
- Acide phosphorique (d=1,7).
- Eau distillée

Appareillage :

Spectrophotomètre UV-Vis

Mode opératoire :

- Dans une fiole jaugée introduire 150ml de l’échantillon à analyser.

- Ajouter 1ml du réactif de diazotation.

- Attendre au moins 20mn après l’ajout du réactif, l’apparition de la coloration rose indique la
présence des nitrites.

Expression des résultats :

-Effectuer la lecture sur le spectrophotomètre à λ = 543 nm.

-La teneur en nitrates est déduite de la courbe d’étalonnage.

69
Annexe I

Dosage De L’Azote Ammoniacal (NH4+)


ISO 7150/1-1984

Principe : Mesure spéctrophotométrique à 655nm du composé bleu formé par réaction de


l’ammonium avec les ions salicylate et hypochlorite en présence de nitroprussiate de sodium comme
catalyseur.

Réactifs :

Réactif A :
- Acide dichloroisocyanurique.
- Hydroxyde de sodium.
- Eau distillée

Réactif B :
- Tri citrate de sodium.
- Salicylate de sodium.
- Nitroprussiate de sodium.
- Eau distillée

Appareillage :

Spectrophotomètre UV-Vis

Mode opératoire :

- Introduire dans une fiole 1ml de l’échantillon à analyser

- Compléter à 100ml avec de l’eau distillée et mélanger.

- Prélever 10ml de cette dernière solution et ajouter 4ml de réactif A+ 4ml de réactif B

- Compléter jusqu'à 50ml par de l’eau distillée

- Prévoir une fiole avec 10ml d’eau distillée pour le blanc réactif

- Laisser reposer pendant 1h 30mn

Effectuer la lecture spéctrophotométrique à 655 nm.

Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.

70
Annexe I

Dosage des nitrates


ISO 7890-3 et NFT 90-045

Principe : En présence de salicylate de sodium, le nitrate donne du paranitrozonylate de sodium


de couleur jaune susceptible d’un dosage colorimétrique.

Réactifs :

-Solution de salicylate de sodium à 0,5%

-Solution d’hydroxyde de sodium à 30%

-H2SO4 concentré

-Tartrate double de sodium et de potassium :

- Hydroxyde de sodium
- Tartrate de sodium et de potassium
- Eau distillée

Appareillage :

-Spectrophotomètre UV-Vis

Mode opératoire :

-Prendre 10ml de l’échantillon à analyser.

-Ajouter 2à3 gouttes de NaOH à 30%.

-Evaporer à sec au bain marie à température comprise entre 75°C et 88 °C puis laisser refroidir.

-Dissoudre le résidu dans 2ml de H2SO4, laisser au repos 10min.

-Ajouter 15ml de l’eau distillée et 15ml de tartrate double de sodium et de potassium

Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.

71
Annexe I

Dosage de l’azote Kjeldahl NTK

Norme ISO 5663-1984

Principe : Transformation de l’azote organique en azote ammoniacal que l’on sépare et mesure
par titrage.

Réactifs :

• Acide sulfurique pur H2SO4 (pur à 98%, d=1.84).


• Catalyseur de minéralisation : sulfate de potassium (99.5 g) + sélénium en poudre (5 g).
• Solution d’acide borique : acide borique (10 g) + eau distillée (qsp 1000 ml).
• Solution d’hydroxyde de sodium 30%
• Solution d’acide sulfurique à 0.1 N.
• Indicateur de Tashiro (bleu de méthylène + rouge de méthyle).

Appareillage :

• Digesteur (Gerhardt)
• Distillateur (Gerhardt)

Mode opératoire :

• Minéralisation : Prendre 50ml d’échantillon + 1g de catalyseur + 10 ml d’acide sulfurique pur +


4heures de minéralisation, à la fin laisser refroidir à température ambiante.

• Distillation : Après avoir transvasé le contenu de chaque tube dans une éprouvette, diluer
jusqu’à 100ml Fixer le tube dans le distillateur, l’ajout de la solution NaOH se fait de manière
automatique, tout comme la distillation et le nettoyage.

Expression des résultats : par titrage avec de l’acide sulfurique à 0.1 N jusqu’au virage de
couleur.

 ×  ×  × 
 = ( !/#)


VE: volume en ml de l’acide sulfurique utilisé pour le dosage.

C : la concentration en mol/l de l’acide sulfurique.

P : le volume de la prise d’essai.

72
Annexe I

Dosage Des Sulfates

Rodier

Principe : Cette méthode est basée sur le fait que les ions SO4-2 se précipitent en milieu acide et
en présence du chlorure de baryum (BaCl2) pour former (BaSO4). Ce dernier est stabilisé à l’aide
d’une solution de Tween 20. Les suspensions homogènes sont mesurées au spectrophotomètre.

Réactifs :

-Solution d’acide chloridrique 1/10 en volume.

-Solution chlorure de baryum :


- Solution de Tween 20 (20ml)
- Chlorure de baryum dihydraté (10g)
- Eau distillée (qsp 1000ml)

Appareillage :

Spectrophotomètre UV-Vis

Mode opératoire :

-Introduire dans un tube 50ml d’échantillon

-Ajouter 1ml de la solution d’acide chloridrique

-Ajouter 5ml de la solution BaCl2

-Agiter énergiquement et laisser reposer pendant 15mn

-Agiter de nouveau et analyser au spectrophotomètre à 650 nm.

Expression de résultats : se référer à la courbe d’étalonnage

73
Annexe I

Dosage Des Ortho phosphates (PO43-)

ISO 6878/1-1986

Principe : Les ions orthophosphates en solution acide et en présence d’ions molybdate et


antimoine forment un complexe d’antimonyl-phosphomolybdate qui, après réduction par l’acide
ascorbique, donne un complexe de molybdène fortement coloré en bleu. Le développement de la
coloration est accéléré par l’utilisation d’un catalyseur, le tartrate double de potassium et
d’antimoine. La mesure de l’absorbance de ce complexe se fait à 880nm et permet de déterminer
la concentration en orthophosphates de l’échantillon.

Appareillage :

Spectrophotomètre UV-Vis

Réactifs :

-Réactif combiné :
- Solution acide sulfurique 15% en volume.
- Solution de molybdate d’ammonium 4%.
- Solution tartrate double d’antimoine et de potassium 2,8%.
- Eau distillée.

-Solution d’acide ascorbique à 2%

-Réactif de compensation

Mode opératoire :

-Introduire dans une fiole de 25ml 20ml d’échantillon à analyser.


-Ajouter quelques millilitres du réactif de compensation jusqu'à élimination de la couleur.
-Ajouter 1ml de solution d’acide ascorbique.
-Ajouter 4 ml du réactif combiné.
-Attendre exactement 30mn pour effectuer la lecture au spectrophotomètre à λ =880 nm.

Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.

74
Annexe I

Dosage des métaux

ISO N° 82-88

Procédure d’analyse :

- Attaquer les échantillons avec (5ml HNO3 + 2 ml H2O2) pour 100 ml d’échantillon

- Procéder à la digestion des échantillons dans des fioles de 100 ml et ajuster avec de l’eau
distillée.

- Passer à la détermination des métaux (Cd, Cr, Cu, Co, Ni, Fe, Pb, Zn) par la spectrométrie
d’absorption atomique (SAA).

Expression des résultats : le résultat est donné directement en mg/l à l’aide de l’interface
SOLAAR par ordinateur.

75
Annexe II
Annexe II

Courbes d’étalonnage :
DCO :

DO Concentration (mg/l)
0,000 0
0,025 100
0,038 150
0,055 200
0,095 350
0,111 400

4,5
4 y = 35,83x + 0,065
R² = 0,998
3,5
3
2,5
C*100 (mg/l)

2 Série1
1,5
Linéaire (Série1)
1
0,5
0
0 0,05 0,1 0,15
DO

NH4+ :

DO Concentration (mg/l)
0 0,0
0,073 0,1
0,405 0,6
0,218 0,3
0,278 0,4
0,336 0,5

76
Annexe II

0,7

0,6 y = 1,487x - 0,008


R² = 0,998
0,5

0,4
C (mg/l)

0,3 Série1

0,2 Linéaire (Série1)

0,1

0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
-0,1
DO

NO2- :

DO Concentration (mg/l)
0,000 0,00
0,058 0,02
0,114 0,05
0,314 0,10
0,421 0,15
0,628 0,2

0,25

y = 0,319x + 0,004
0,2 R² = 0,990

0,15
C(mg/l)

0,1 Série1
Linéaire (Série1)
0,05

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8
DO

77
Annexe II

PO42- :

DO Concentration (mg/l)
0,000 0,00
0,005 0,05
0,112 1,00
0,051 0,50
0,085 0,75

1,2
y = 8,873x + 0,011
1
R² = 0,997
0,8
C(mg/l)

0,6
Série1
0,4
Linéaire (Série1)

0,2

0
0 0,05 0,1 0,15
DO

SO42- :

DO Concentration (mg/l)
0,000 0,0
0,036 9,6
0,102 19,2
0,154 28,8
0,212 38,4
0,321 52,6

78
Annexe II

60
y = 161,9x + 2,495
50 R² = 0,991

40
C(mg/l)

30
Série1
20
Linéaire (Série1)

10

0
0 0,1 0,2 0,3 0,4
DO

NO3- :

DO Concentration (mg/l)
0 0
0,158 0,5
0,338 1
0,496 1,5
0,678 2
0,997 3

3,5

3 y = 2,987x + 0,005
R² = 0,999
2,5

2
Série1
1,5
Linéaire (Série1)
1

0,5

0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2

79
Annexe III
Annexe III

Traitement par coagulation-floculation


Optimisation de la dose du coagulant sans ajustement du pH

N°_tube pH DCOi (mg/l) FeCl3 (g/l) mFeCl3/DCO


1 8,2 2465,6 0,5 0,2
2 8,2 2465,6 1,0 0,4
3 8,2 2465,6 1,5 0,6
4 8,2 2465,6 2,0 0,8
5 8,2 2465,6 2,5 1,0
6 8,2 2465,6 3,0 1,2

N°_tube pH Conduct P. redox Couleur DCOf τ(%)


(mS/cm) (mV) (Hazen)
1 8.76 56.9 -50 125*5 22465,0 -832,83
2 8.80 54.9 -51 125*5 22644,2 -840,29
3 8.82 55.0 -52 125*5 17268,2 -616,41
4 8.18 61.5 -24 125*4 13863,4 -474,62
5 8.01 63.2 -18 125*4 12788,2 -429,85
6 8.45 26.6 -35 125*4 14401,0 -497,01

Optimisation de la dose du coagulant à pH=4,5

N°_tube pH DCOi (mg/l) FeCl3 (g/l) mFeCl3/DCO


1 4,5 2465,6 0,2 0,08
2 4,5 2465,6 0,4 0,16
3 4,5 2465,6 0,6 0,24
4 4,5 2465,6 0,8 0,32
5 4,5 2465,6 1,0 0,40
6 4,5 2465,6 1,2 0,49
1 4,5 2465,6 1,4 0,57
2 4,5 2465,6 1,6 0,65
3 4,5 2465,6 1,8 0,73
4 4,5 2465,6 2,0 0,81
5 4,5 2465,6 2,2 0,89
6 4,5 2465,6 2,4 0,97
7 4,5 2465,6 2,6 1,05

80
Annexe III

N°_tube pH Conduct P. redox Couleur DCOf τ(%)


(mS/cm) (mV) (Hazen) (mgO2/l)
1 4.92 82.0 110 175*4 14401,00 -26,86
2 4.45 83.5 127 140 3111,40 20,89
3 4.20 82.5 140 140 1964,52 31,34
4 4.13 83.2 140 140 1713,64 37,31
5 3.97 84.1 150 140 1570,28 32,83
6 4.00 86.6 145 140 1677,8 44,78
1 3.90 67.9 155 125 1391,08 35,82
2 3.90 69.7 150 125 1606,12 35,82
3 3.85 72.2 155 125 1606,12 34,33
4 3.80 69.4 155 175 1641,96 35,82
5 3.80 70.7 155 175 1606,12 31,34
6 3.75 71.3 156 175 1713,64 35,82
7 3.40 80.9 170 275 1606,12 26,86

Optimisation du pH

N°_tube pH DCOi (mg/l) FeCl3 (g/l) mFeCl3/DCO


1 3 2465,6 1,2 0,49
2 3,5 2465,6 1,2 0,49
3 4 2465,6 1,2 0,49
4 4,5 2465,6 1,2 0,49
5 5 2465,6 1,2 0,49
6 5,5 2465,6 1,2 0,49
7 5,8 2465,6 1,2 0,49
8 6 2465,6 1,2 0,49
9 6,3 2465,6 1,2 0,49
10 6,5 2465,6 1,2 0,49
11 7 2465,6 1,2 0,49

81
Annexe III

N°_tube pH Conduct P. redox Couleur DCOf τ(%)


(mS/cm) (mV) (Hazen) (mgO2/l)
1 3.85 68.5 162 225 2036,2 17,91
2 4.00 67.6 146 225 1785,32 28,36
3 4.09 66.4 146 150 1785,32 28,36
4 4.20 65.8 138 150 1426,92 43,28
5 4.16 66.9 140 100 1570,28 37,31
6 4.09 73.5 140 70 1606,12 35,82
7 5.01 74.2 140 70 1570,28 37,31
8 5.03 62.8 101 100 925,16 64,18
9 5.21 63.4 110 100 1570,28 37,31
10 4.55 69.8 125 70 1641,96 34,33
11 4.91 66.4 112 70 1319,4 47,76

82
Annexe IV
Annexe IV

Traitement par fenton


Recherche des quantités adéquates : 1ER essai

N°_tube pH DCOi V (ml) n (moles) m (g) m (g) n Fe2+ mH2O2/ nH2O2/


(mg/l) H2O2 H2O2 H2O2 FeSO4 (moles) DCO nFe2+

1 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 2,3446 0,015 4,25 20


2 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 1,5630 0,010 4,25 30
3 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 1,1722 0,007 4,25 40
4 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 0,9379 0,006 4,25 50
5 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 0,7815 0,005 4,25 60
6 3 2465,6 15,75 0,309 10,5 0,6699 0,004 4,25 70

N°_tube P. redox Couleur DCOf τ (%)


(mV) (Hazen) (mg/l)
1 150 15 3648 -49,25
2 155 225 1283,2 49,25
3 148 15 4006,3 -64,17
4 150 15 2035,6 17,91
5 152 15 4364,6 -79,10
6 152 15 3648,0 -49,25

Recherche des quantités adéquates : 2ème essai

N°_tube pH DCOi V (ml) n (moles) m (g) m (g) n Fe2+ mH2O2/ nH2O2/


(mg/l) H2O2 H2O2 H2O2 FeSO4 (moles) DCO nFe2+

1 3 2465,6 1,8 0,035 1,20 0,500 0,00329 0,486 10,72


2 3 2465,6 2,25 0,044 1,50 1,000 0,00658 0,608 6,70
3 3 2465,6 4,6 0,090 3,06 1,400 0,0092 1,243 9,78
4 3 2465,6 3 0,059 2,00 0,875 0,0058 0,810 10,21
5 3 2465,6 0,9 0,018 0,60 0,300 0,00197 0,243 8,93
6 3 2465,6 0,3 0,006 0,20 0,100 0,00065 0,081 8,93
7 3 2465,6 2,1 0,0411 1,40 0,700 0,0046 0,567 8,93

83
Annexe IV

N°_tube P. redox Couleur DCOf τ (%)


(mV) (Hazen) (mg/l)
1 160 150 2143,14 13,43
2 163 85 1820,67 26,86
3 161 85 1498,2 40,29
4 160 85 1498,2 40,29
5 160 250 2286,46 7,46
6 162 250 2393,95 2,98
7 164 225 1749,01 29,85

Optimisation de la dose de H2O2

N°_tube P. redox Couleur DCOf τ (%)


(mV) (Hazen) (mg/l)
1 163 180 1139,90 55,22
2 162 180 1354,88 46,26
3 158 180 1820,67 26,86
4 162 180 1354,88 46,26
5 162 180 1713,18 31,34
6 162 180 1820,67 26,86

N°_tube pH DCOi V (ml) n (moles) m (g) m (g) n Fe2+ mH2O2 nH2O


(mg/l) H2O2 H2O2 H2O2 FeSO4.7H20 (moles) / 2/
DCO nFe2+
1 3 2465,6 6 0,117 3,998 4,44 0,0159 1,6 7,4
2 3 2465,6 6,6 0,129 4,398 4,89 0,0175 1,8 7,4
3 3 2465,6 7,5 0,147 4,998 5,50 0,0197 2,0 7,4
4 3 2465,6 8,1 0,158 5,397 5,90 0,0212 2,2 7,4
5 3 2465,6 9 0,176 5,997 6,60 0,0237 2,4 7,4
6 3 2465,6 12 0,235 7,996 8,80 0,0316 3,2 7,4

Optimisation du rapport molaire H2O2/Fe2+

N°_tube pH DCOi V (ml) n (moles) m (g) m (g) n Fe2+ mH2O2/ nH2O2/


(mg/l) H2O2 H2O2 H2O2 FeSO4.7H20 (moles) DCO nFe2+

1 3 2465,6 6 0,117 3,4 16,3464 0,0588 1,6 2


2 3 2465,6 6 0,117 3,4 5,4488 0,0196 1,6 6
3 3 2465,6 6 0,117 3,4 4,0866 0,0147 1,6 8
4 3 2465,6 6 0,117 3,4 3,2693 0,0117 1,6 10
5 3 2465,6 6 0,117 3,4 2,3352 0,0084 1,6 14
6 3 2465,6 6 0,117 3,4 1,6346 0,0058 1,6 20

84
Annexe IV

N°_tube P. redox Couleur DCOf τ (%)


(mV) (Hazen) (mg/l)
1 176 275 1390,71 44,77
2 155 275 1104,07 56,71
3 152 150 1104,07 56,71
4 155 150 1104,07 56,71
5 157 50 1139,90 55,22
6 156 50 1211,56 52,23

Optimisation du pH

N°_tube pH DCOi V (ml) n (moles) m (g) m (g) n Fe2+ mH2O2/ nH2O2/


(mg/l) H2O2 H2O2 H2O2 FeSO4.7H20 (moles) DCO nFe2+

1 2 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 2


2 2,5 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 6
3 3 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 8
4 3,5 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 10
5 4 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 14
6 4,5 2465,6 6 0,117 3,4 4 0,0147 1,6 20

N°_tube P. redox Couleur DCOf τ (%)


(mV) (Hazen) (mg/l)
1 176 275 1068,2 58,02
2 155 275 924,9 63,62
3 152 150 1426,5 42,16
4 155 150 1247,3 50,56
5 157 50 1319,0 46,83
6 156 50 1426,5 43,10

85
‫ملخص‬

‫دراسة خصائص المياه الناتجة المتوسطة السن لمركزالدفن التقني ألوالد فايت أثبثت أن ھذه األخيرة تحتوي علي نسبة‬
‫ علجت ھذه المياه بطرق فيزيوكميائية‬.‫ل‬/‫مغ‬3000 ‫كبيرة من التلوث حيث بلغت قيمة الطلب الكيميائي لالكسجين حوالي‬
‫ الربط بين ھاتين الطريقتين خلص‬.‫ مرات و االكسدة المتقدمة الفنتونية‬7 ‫التجلط بكلورور الحديد المميه‬-‫اال و ھما التسبخ‬
.%80‫المياه من التلوث العضوي و المعدني ب‬

.‫ اكسدة فانتون‬, ‫التجلط‬-‫التسبخ‬, ‫المياه الملوثة دراسة الخصائص‬, ‫ مركز التفريغ التقني‬: ‫كلمات مفتاحية‬

Abstract

The characterization of intermediate leachates of CET Ouled Fayet showed that they present
a very high level of pollution. COD reached average levels of around 3000 mg / l. These
leachates have been treated by chemical treatments, which are coagulation flocculation with
FeCl3, 6H2O and advanced oxidation Fenton. The combination of these two processes has
reduced the organic and mineral pollution over 80%.

Keywords: discharge control, treatment of leachate, characterization, coagulation-


flocculation, oxidation, Fenton.

Résumé

L’étude de la caractérisation des lixiviats intermédiaires du CET de Ouled Fayet a montré que
ces derniers présentent une très forte charge polluante. La DCO atteint des niveaux moyens
de l’ordre de 3000 mg/l. Ces lixiviats ont fait l’objet d’un traitement physico-chimique par
coagulation floculation avec FeCl3, 6H2O et par oxydation avancée Fenton. La combinaison
de ces deux procédés a aboutit à un abattement de la charge organique et minérale dépassant
les 80%.

Mots clés: décharge contrôle, traitement des lixiviats, caractérisation, coagulation-


floculation, oxydation, Fenton.

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