Chikbouni Lamine
Chikbouni Lamine
Mémoire du projet de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’ingénieur d’état en Génie de
l’Environnement
Thème :
Examinateurs :
Dr. GHRIB, M.C. ENP
Mr. NAKIB, C.C ENP
Promoteurs :
Pr. R. KERBACHI, prof. ENP
Melle. F. BOUMECHHOUR, C.C U. Boumerdès
Je tiens à remercier mes promoteurs M elle [Link]’HOUR et Pr. [Link], pour leurs aides
précieuses, les conseils éclairés et les encouragem ents afin d’être ingénieur d’état en génie de
l’environnement.
Je remercie les membres du jury Dr. Ghrib et Mr. Nakib de m’avoir fait l’honneur d’accepter
d’examiner mon travail.
Je tiens également à remercier M elle Assira CHEIKH pour son aide inestimable, et M elle Oumessade
ALI pour son eau distillée, et toute l’équipe des l aboratoires et du département (Mr . Lounici, Mme
Abdi, Latifa, Dalila, Lila, Nawel, Radia, Redha, M’hamed, Nabil…), ainsi que Mahfoud qui, en
plus de sa disponibilité permanente autant qu’ingén ieur de labo, a tout le temps contribué au
moral des étudiants avec ses fameuses « dendinates », sans oublier Hamida, la meneuse d’ambiance
du département.
Nos sincères remerciements vont aussi à M me BOUCHFER, ainsi que Nabila, Sabrina et Anis de
L’O.N.A de BARAKI, tout le personnel du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet en
particulier Melle Fatiha CHEDEBA, Radia du département du génie chimique et le chauffeur
éboueur de NET-COM qui nous a assuré le transport.
Hommage aussi aux anciens étudiants du département, à commencer par Raouf, un vrai
connaisseur dans le domaine des lixiviats ; Hocine, l’homme au grand cœur, Seif, l’eternel jeune
garçon, Hamza l’artiste, Yacine lemniâi et Karim el marrouqui.
Un grand merci aux autres étudiants qui ont collaboré à l’élaboration de ce travail à savoir
Souhila qui a travaillé sur les lixiviats, mon copain de chambre Karim et ses amis (walid, Nassim
et Adel), mes amis et ex-collègues de Rouiba (Mounir, Hamza et Salim), et Dao Souleymane et
Amadou Soumana Moussa pour m’avoir aidé à concrétiser ce document avec leur imprimante.
Je tiens également à remercier tous mes amis et camarades de promotion sans exception : Echatra,
Echabba (zaama), el mahboula, el ouaàra, el meqeqeqeqelqa, el hadja, el moumna, el mferfcha,
l’acteur, lehrech, bettache, francois le picheur, el hadj lekhder, echikh, ahoulli, laârouch, el ferd,
p’tit prince el houma, et sahraoui taleg roho, pour leur sincère amitié et leur précieux soutien.
Sommaire
Liste des abréviations :
Liste des tableaux
Liste des figures
Introduction Générale ............................. ................................................... .... 1
I/ Les Déchets .................................... ................................................... .......... 3
I.1. Définition du Déchet ............................................................................ .................... 3
I.2. Classification des Déchets Solides .............................................................. .............. 3
I.2.1. Les Déchets Inertes ......................... ................................................... ................................................... 3
I.2.2. Les Déchets Dangereux ...................... ................................................... ................................................ 3
I.2.3. Les Déchets Ménagers et Assimilés .......... ................................................... .......................................... 3
VII. Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet ....................41
VII.1. Point de Prélèvement des Lixiviats ............................................................ .......... 41
VII.2. Caractérisation des Lixiviats ................................................................. ............... 43
VII.2.1. Matériel et Méthodes ..................... ................................................... .............................................. 43
VII.2.2. Analyse des Lixiviats .................... ................................................... .................................................. 44
VII.2.3. Discussions et Conclusions ............... ................................................... ............................................. 46
-Tableau IV-1 : Les potentiels redox des principaux oxydants ......................................... ..................... 26
-Tableau VI-1: Quantité des déchets reçus au niveau du CET d’Ouled Fayet pour chaque casier........ 35
-Tableau VI-2 Classement des déchets autorisés et interdits du CET de Ouled Fayet .................... ...... 36
-Tableau VI-3: Exploitation des casiers d’enfouisse ment du CET de Ouled Fayet. ....................... ........ 40
-Tableau VII-3 : Teneurs moyennes des paramètres caractérisant le lixiviat et normes de rejet ........ 47
Fig I-2 Composition des déchets ménagers de quelque s villes tunisiennes (Monastir, Médenine, Sfax
et Nabeul) ....................................... ................................................... ................................................... .. 4
Fig I-7 Composition des déchets ménagers en Cote d’ Ivoire ............................................ ...................... 6
Fig IV-3 Représentation du bioréacteur complexe sol -plante dans la phytoremédiation des lixiviats. 27
Fig IV-4 Schéma simplifié d’un système à boues acti vées.............................................. ....................... 28
Fig VI-4 Casier neuve du CET Ouled Fayet .......... ................................................... ................................ 38
Fig VI.8 Schéma représentant les points de prélèvement des lixiviat................................... ................ 41
Fig VI-14 Abattement de la DCO en fonction des dose s du réactif et catalyseur à pH=3 ................. .... 53
Fig VI-18 Traitement par le procédé Coagulation-Flo culation suivi par le procédé Fenton .............. ... 58
Fig VI-19 Traitement par le procédé Fenton suivi pa r coagulation-floculation ......................... ........... 58
Introduction
Générale
Introduction Générale
Introduction Générale
Avec l’augmentation des populations et le nouveau mode de consommation, la gestion des
déchets s’affirme comme étant une problématique majeure dans le monde en général, et en
Algérie en particulier.
L’Algérie est classée pays en voie de développement, ce qui signifie en pleine évolution
économique, industrielle mais aussi démographique. En 2006, l’Algérie comptait 32,9
millions d’habitants, le double de ce qu’il en était en 1960, soit 13,8 habitants/km², alors que
les dernier chiffres s’élèvent jusqu’à 35,1 millions d’habitants. Cependant ce chiffre reflète
mal une répartition homogène : on estime que 96% de la population vit sur 17% du territoire
essentiellement dans le nord du pays [1].
Il en résulte une dégradation de l’environnement par entre autre une énorme production de
déchets ; on estime à 10 millions de tonnes de déchets ménagers produits annuellement en
Algérie. Ces déchets sont le plus souvent déposés dans des décharges sauvages engendrant
diverses nuisances sur le milieu. Aujourd’hui, on a répertorié entre 2000 et 3000 décharges
sauvages sur le territoire national.
Devant cette situation, les autorités ont décidé à partir de 2001 de mettre en œuvre une
pratique de bonne gestion des déchets. Cette pratique consiste à mettre en place dans les
grandes villes des centres d’enfouissement techniques (CET). Le premier CET réalisé est
celui de Ouled Fayet qui a été mis en exploitation en 2002.
Le CET de Ouled Fayet a été conçu selon les normes d’hygiènes et de protection de
l’environnement, afin d’éliminer au mieux les déchets et d’éviter au maximum les nuisances
dues à ces derniers.
Bien sur, nulle solution n’est parfaite, et les CET n’échappe à cette règle. Au fait, bien que les
CET facilitent la gestion des déchets ménagers, ils portent certains effets directes néfastes
envers les riverains et l’écosystème environnant ces installations, avec les poussières dégagés
lors des déversements des camions des ordures, les odeurs nauséabondes, son attirance par
certains animaux qui peuvent être vecteur de maladies…
Ce genre d’installation sert de stockage et de gestion des déchets pendant une période de
temps limitée.
En effet, Bien que la durée de fonctionnement des CET soit limitée, leurs impacts n’en
demeurent pas : les ordures ménagères continuent à vivre après leur enfouissement, créant
ainsi d’autres nuisances. La plus importante reste la production du biogaz issue de leur
dégradation, soit en moyenne 150 à 250m3 de gaz produit par la décomposition d’une tonne
de déchets, dont plus de 60% de CH4 et de mercaptans qui, s’ils ne sont pas recueillis, se
trouvent dans l’atmosphère.
1
Introduction Générale
L’autre souci majeur engendré par les CET est celui des liquides formés lors de la percolation
des eaux pluviales avec les déchets en plein décomposition : les lixiviats.
Ces lixiviats, au fil du temps, se chargent en matières organiques et autres métaux lourds, ce
qui fait un vecteur de pollution des plus dangereux.
Cela montre la nécessité de leur traitement avant de les rejeter dans l’écosystème. Car si les
déchets disparaissent de nos vues, leur danger pourrait bien se trouver dans nos assiettes.
L’objectif de ce travail consiste à effectuer une caractérisation suivie d’un traitement des
lixiviats issus du centre d’enfouissement technique de Ouled Fayet par association des
procédés de coagulation-floculation et d’oxydation avancée de Fenton.
Pour cela, on a commencé par présenter des généralités sur les déchets et leur gestion, les
décharges et leur fonctionnement, des généralités sur les lixiviats, leur effets sur
l’environnement et la santé humaine et les diverses voies de traitement pour ce genre
d’effluent sous forme de synthèse bibliographique.
On a ensuite présenté le CET de Ouled Fayet, montrant ainsi son rôle et ses caractéristiques
techniques.
Dans la partie expérimentale, nous présentons les essais réalisés, commençant par une
caractérisation globale de notre lixiviat jusqu'à optimisation des conditions de traitement par
coagulation-floculation et Fenton, ainsi que leur combinaison.
2
Les déchets
Chapitre I Les Déchets
I/ Les Déchets
I.1. Définition du Déchet
Le déchet peut être défini comme étant tout résidu d’un processus de production, de
transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement, tout
bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon [2].
trouvent concentrées dans les lixiviats [4]. Les caractéristiques des lixiviats
lix varient très
largement d’un centre de stoctockage à un autre. Cette variation est notam
amment basée sur la
nature des déchets, leurs âges
es d’enfouissement,
d leur état de décomposition,
n, la teneur en eau et
la température [3].
0,7
1,7 11,6 Matières
ières organiques
13,4 Verre
Plastique
iques
54,5
Papiers
ers
16,5
Métaux
aux
Textiles
iles
autres
1,7
Papiers
iers et cartons
0,5 2 3
4 4 11 Textiles
tiles
7
0,5 Matière
tières plastiques
Bois
Matière
tières végétales
Sol, terr
terre
68
Verre
Métaux
taux
Non ide
idenifiés
4
Chapitre I Les Déchets
6
20
Fer
Fermentescible
Ver
Verre
Pla
Plastiques
3
70
1 Pap
Papiers cartons
Mé
Métaux
3
13
1,5
Fer
Fermentescible
2,5
Ver
Verre
Pla
Plastiques
60 Pap
Papiers cartons
Mé
Métaux
Déchetss putrescibles
pu
0,5
4,1 Papiers cartons
car
6,8
28,8 complexes
xes (tetra brick)
13,1
Textiles
3,2
Textiless san
sanitaire
11,1
Plastiques
ues
25,3
CNC (bois,
ois, caoutchouc)
Verres
3,1 Métaux
2,6 1,4
INC (pierre
erres, gravats)
5
Chapitre I Les Déchets
1
4 12 Fermentescible
ible
Verre
45
Plastiques+texti
extiles
22
Papiers cartons
ons
8 Métaux
8
Sables bois cend
cendres graviers
Autres
0,9 13,6
5,8 fermentiscibles
ibles
Verre
9,5
Plastiques
69,7 Papiers, carton
rtons
0,5 Métaux
Sable bois cend
cendres graviers
Comme on peut le constate tater, ces déchets sont essentiellement comp mposés de matières
organiques. L’utilisation abus
busive des sachets en plastique explique la grande teneur du
plastique dans les déchets algé
gériens (plus que le double que celle des déchet
hets tunisiens).
6
Chapitre I Les Déchets
La matière organique estimée par les solides volatils ne représente pas uniquement la matière
biodégradable. Les composants présents dans le déchet doivent être bien identifiés car le taux
de MO varie selon les catégories de déchets et certains composés génèrent des taux de
matières organiques importants malgré leur faible dégradation au cours du temps. Les
plastiques par exemple sont en effet des éléments qui contiennent de fortes teneurs en matière
organique mais qui sont peu biodégradables [14]. Ceci peut surestimer la valeur réelle de la
matière organique directement reliée à l’état de dégradation du déchet. La teneur en matière
organique semble diminuer avec l’âge du déchet [14], toutefois, pour deux déchets d’âge
identique mais prélevés sur des sites différents, les valeurs peuvent être très variables.
[18]. La teneur en cellulose mesurée sur des déchets d’âges différents a indiqué des valeurs
élevées pour un déchet de 4 ans (de l’ordre de 45 %) alors qu’elles sont de 5 % pour un déchet
de 11 ans.
Il peut-être déterminé en phase solide comme en phase liquide lors d’une mise en contact avec
de l’eau [19]. Un rapport C/N inférieur à 12 en phase solide est considéré comme un
indicateur de maturité pour le compost [20] sachant qu’un rapport C/N proche de 10
correspond à des sols humiques. Actuellement, ce rapport seul n’est plus suffisant pour
déterminer la maturité d’un compost, il est nécessaire de le combiner avec d’autres paramètres
physico-chimiques tels que le pourcentage de MOT, ou des tests de phyto-toxicité [21-24]. Ce
rapport est également utilisé par extension lors du compostage d’ordures ménagères.
8
Chapitre I Les Déchets
9
Chapitre I Les Déchets
I.3.3.6. Bioréacteur
Le centre d’enfouissement peut également évoluer vers le concept de bioréacteur qui est
caractérisé par deux principes : le confinement et le contrôle des paramètres de fermentation.
D’un point de vue technique, les bioréacteurs sont des sites d’enfouissement traditionnels. La
seule différence repose sur le fait que les lixiviats générés ne sont pas traités en dehors du site,
mais ils sont mis en recirculation dans les résidus. Cette recirculation permet d’accélérer la
dégradation des matières organiques (matières putrescibles) en maintenant un fort taux
d’humidité. Selon certains auteurs, il s’agit d’un retour en arrière en matière de gestion des
matières résiduelles [32].
En effet, après avoir préconisé un apport minimal de liquides et réduit au maximum les
infiltrations d’eau dans les volumes de déchets (afin de limiter la décomposition organique
pour diminuer tous les rejets qui y sont associés, notamment lixiviats et biogaz), les
technologies en matière de gestion des déchets cherchent maintenant à augmenter cette
humidité pour accélérer cette dégradation. Mais la maîtrise industrielle de ce procédé est loin
d’être acquise : les phénomènes complexes qui se déroulent à l’intérieur des casiers restent
mal connus et difficiles à mesurer. Pour fonctionner, les bioréacteurs ont besoin d’un apport
constant d’humidité. Certains considèrent que la teneur en humidité maximale pour optimiser
la dégradation est au dessus de 45% [33]. Ainsi, en plus des lixiviats, il est parfois nécessaire
de rajouter des quantités importantes de liquides, ou tout simplement de l’eau ce qui est
interdit par la réglementation dans certains pays comme le Canada. Ce système dans les PED,
sera difficile à appliquer face aux difficultés liées à l’eau. Certes, cette humidité sert à
accélérer la dégradation des composés organiques présents dans le massif mais tout ce qui est
plastique, métaux et différents contenants restent quasiment intacts. La durée de stabilisation
attendue d’un bioréacteur anaérobie est de l’ordre de quelques années (10 – 15 ans) contre les
siècles dans un site confiné [13,34]. Elle serait de 1 à 5 ans dans un bioréacteur aérobie
[35].Par contre dans les PED, 40 à 50 % des déchets enfouis sont des matières organiques
(papiers, fermentescibles). Le reste n’est pas facilement dégradé.
10
Chapitre I Les Déchets
tassements non maîtrisés et parfois des effondrements à différents endroits sur l’ensemble de
la surface du site. Ainsi de nombreuses équipes de recherche essaient d’améliorer ce problème
de dégradation hétérogène par divers moyens [36,38-40]. Certains chercheurs ont mis en
évidence des ruptures dans le système de captage de biogaz et des lixiviats, ou dans les puits
verticaux, suite à des effondrements importants [41,42]. Ce genre d’incident peut entraîner un
dysfonctionnement général du bioréacteur. Toutefois plusieurs chercheurs s’accordent à dire
que la dégradation des déchets est accélérée.
I.3.4.1. L’Incinération
Ce traitement consiste à détruire les déchets par le feu ou plus exactement par une combustion
aussi complète que possible des déchets. Vis-à-vis de l’incinération, la grandeur
caractéristique la plus fréquemment utilisée est le PCI, ce procédé est utilisé pour des déchets
ayant un PCI élevé (PCI>7200KJ/Kg) et une teneur en eau relativement faible (Hu<50%).
L’incinération est souvent couplée à une récupération d’énergie. En effet, l’incinération d’une
tonne d’ordures ménagères produit entre 1,5 à 2 tonnes de vapeur, soit un équivalent
d’énergie de 300 à 350 KWh.
I.3.4.2. Le Compostage
Le compostage est défini comme étant la « décomposition biologique thermophile, en
présence d’oxygène et dans des conditions contrôlées, de biodéchets collectés séparément,
sous l’action de micro- et de macro-organismes, afin de produire du compost » [43]. Le
compostage consiste en un processus de biodégradation aérobie de la matière organique sous
l’action d’une très grande diversité de micro-organismes qui préexistent dans les substrats
concernés. Le compost, produit final du compostage, est de la « matière humique stable,
assainie, riche en matière organique et non nauséabonde, qui résulte du compostage des
biodéchets… » [43]. Il est composé pour l’essentiel d’une fraction organique stabilisée et de
composés minéraux. L’action de composter est donc de produire de la matière organique de
type humique stable [44], il permet alors de réduire la masse des déchets tout en le stabilisant
et de produire un engrais naturel riche en matière organique destiné à l’agriculture [45].
I.3.4.3. La Méthanisation
La méthanisation est un processus de digestion anaérobie pouvant répondre à un double
objectif de valorisation énergétique par récupération de méthane (CH4) et de stabilisation des
déchets organiques.
Le biogaz est utilisé comme combustible et le digestat, produit solide final de la digestion
anaérobie, est utilisable comme amendement organique sur les terres agricoles
(éventuellement après une opération de maturation aérobie complémentaire) [45].
CONCLUSION : Ainsi, les déchets génèrent plusieurs types d’effluent, nous nous intéresseront
en particulier sur les déchets liquides issus des c entres de stockage, à savoir les lixiviats.
11
Le Lixiviat
Chapitre II Le Lixiviat
II/ Le Lixiviat
II.1. Le phénomène de Lixiviation
La lixiviation est une technique d'extraction de produits solubles. Elle consiste à faire passer
lentement un liquide à travers un solide en poudre. Le lixiviat, liquide que produit l'opération,
peut ensuite être traité pour en extraire les substances dissoutes.
Le café filtre est obtenu par lixiviation. L'eau passe à travers la poudre de café moulu.
12
Chapitre II Le Lixivia t
14
Chapitre II Le Lixivia t
CONCLUSION CHAPITRALE : nous avons vu lors de ce chapitre qu’au niveau des centres
d’enfouissement technique, il y a formation de ce qu’on appelle les lixiviats, et ceci en
passant par plusieurs étapes, et en faisant participer plusieurs phénomènes, définissant l’âge
et le type de ce dernier. Dans ce qui suit, nous nous intéresseront aux répercussions des
lixiviats sur l’environnement et porter une étude détaillée sur les lixiviats intermédiaires.
15
Déchets
Solides,
Lixiviats et
Environnement
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement
Ce qui est sur, c’est que les nuisances issues des centres d’enfouissement techniques sont du
aux solides stockés, du biogaz et des lixiviats, on peut alors parler d’une classification selon
l’état physique du déchet.
Les déchets solides peuvent parfois s’envoler dans le milieu portant atteinte ainsi aux
paysages. Les déchets organiques peuvent attirer des animaux et risque de modifier la chaîne
alimentaire, peuvent même aller jusqu'à transmettre certaines maladies. L’isolation de ses
déchets est alors nécessaire.
Les déchets gazeux (biogaz) créent des odeurs nauséabondes dérangeant ainsi les riverains.
Les troubles constatés chez des populations vivant à proximité de décharges malodorantes
sont les insomnies, fatigue, irritation pulmonaire, modification du goût et de l’odorat. Ils
présentent un risque potentiel d’incendies et d’explosion. Ils contribuent aussi à l’effet de
serre. On doit alors assurer leur captage.
Les déchets liquides (les lixiviats) peuvent contaminer les eaux sous-terraines présentes à
proximité du site. Il peut alors y avoir prolifération de certains organismes pathogènes depuis
les puits qui irriguent les champs de culture.
Ils existent aussi certaines nuisances au niveau des centres d’enfouissement techniques dues
essentiellement aux bruits et poussières des véhicules et les bioaérosols émis lors du
déversement des déchets au niveau des casiers.
Le tableau III-1 et la figure III-1 résument les nuisances causées par un centre
d’enfouissement technique envers l’homme et l’environnement.
16
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement
17
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement
Il faut toute fois mentionner qu’un CET aménagé et géré convenablement, dans les règles de
l’art (étancheification du sous-sol, couche intermédiaire de couverture, récupération du biogaz
et traitement des lixiviats) ne génère pratiquement aucune ou très peu de nuisances sur
l’environnement.
18
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement
Quant au Plomb, il se dépose dans les os: 90% à 95% de celui-ci, n’ayant pas été éliminé par
la bile, les selles et l’urine.
Le cadmium pénètre dans l’organisme par les voies digestives ou respiratoires et peut
provoquer des troubles de la respiration et des voies urinaires. Il est responsable (à fortes
doses) de troubles hépato-digestifs, sanguins, rénaux et osseux. Il peut également troubler
19
Chapitre III Déchets Solides, Lixiviats et Environnement
L’arsenic pénètre dans l’organisme principalement par voies digestives mais aussi par voie
respiratoire. Le composé le plus toxique est l’arsenic inorganique qui s’accumule dans la
peau, les cheveux et les ongles. A forte dose, il pourrait favoriser l’apparition de cancers des
poumons, des reins.
Par ingestion d’une dose de 1 à 3 mg de nickel par kg de poids corporel, on observe des
perturbations intestinales, convulsions et asphyxie. Par contact, les symptômes sont :
démangeaisons, dermatites, asthme, inflammations. Par les voies respiratoires, on observe une
élévation du nombre de cancers du poumon et des cavités nasales.
Enfin, l’Aluminium, très abondant dans notre environnement, est très toxique. Il est absorbé
par la peau, les poumons et le tractus digestif. Sa toxicité affecte les os, les reins, l’estomac et
le cerveau.
CONCLUSION : comme il a été décrit dans ce chapitre, les lixiviats portent une grande nuisance
envers l’homme et l’environnement, leur traitement est donc plus que nécessaire. Au cours
du prochain chapitre, nous allons présenter les procédés de traitement de ce genre
d’effluents.
20
Les Principaux Procédés
de Traitement des
Lixiviats de Décharges
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
IV.1.2. Floculation-Coagulation
Les procédés de coagulation et de floculation facilitent l'élimination des MES et colloïdales.
Celle-ci est réalisée dans une étape ultérieure de séparation solide liquide: décantation,
flottation ou filtration.
21
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
Pour déstabiliser la suspension, il faut franchir la barrière énergétique ES. Pour cela, et afin de
favoriser l'agglomération des colloïdes, il faut diminuer les forces de répulsion électrostatique.
C'est la coagulation qui réalise cette déstabilisation.
· Théorie de STERN qui rassemble les deux précédentes et considère la formation d'une
double couche. La première couche est adhérente au colloïde, le potentiel y décroît
rapidement. La seconde couche est plus diffuse, avec une diminution plus lente du potentiel
(Fig IV-2).
22
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
Le colloïde se déplace avec une partie de sa double couche. Cette couche, liée au colloïde,
correspond à la couche fixe de la théorie de Stern. Le colloïde se caractérise par deux
Potentiels :
- E : Potentiel à la surface du colloïde ou potentiel thermodynamique.
- Z : Potentiel à la surface du plan de cisaillement ou potentiel électrocinétique.
Ce potentiel Z, encore appelé potentiel Zéta, régit le déplacement des colloïdes et leur
interaction mutuelle. L'électrophorèse permet de le définir: quand une particule est soumise à
un champ électrique, elle atteint presque instantanément une vitesse telle qu'un équilibre
s'établit entre la force électrique d'attraction et la force de frottement due à la viscosité du
milieu.
Le calcul conduit à la relation suivante entre la mobilité électrophorétique et le potentiel Zéta :
ߝܼ
= ݁ܯ
݇ߟ
Me : Mobilité électrophorétique
ߝ : Constante diélectrique du milieu
ߟ : Viscosité dynamique
k : 4 ou 6 suivant les hypothèses.
Des particules ayant le même potentiel électrocinétique Zéta possèdent la même mobilité
électrophorétique indépendamment de leur diamètre.
Dans la théorie de la double couche, la coagulation est l'annulation du potentiel Zéta [52].
23
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
La coagulation est la déstabilisation des particules colloïdales par addition d'un réactif
chimique : le coagulant.
݀݊ 4. ߙ. ܶ
=
݀ ݐ3. ߟ. ݊²
La floculation orthocinétique est liée à l'énergie dissipée. L'efficacité de cette floculation qui
permet d'obtenir le floc volumineux séparable est donnée par :
݀݊ 1
− = . ߙ. ݊². ܩ. ݀ଷ
݀ ݐ6
݀݊
pour un régime laminaire, et
− = ݇. ݊². ܩ. ݀ଷ
݀ݐ
pour un régime turbulent [52].
Avec
24
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
ܲ
=ܩඨ
ܸ. ߟ
G : Gradient de vitesse moyen (s-1)
P : Puissance réellement dissipée (W)
η : Viscosité dynamique (kg/m.s)
V : Volume occupé par le fluide (m3).
IV.1.3. Oxydation
Les nombreux procédés d’oxydation avancée ont en commun beaucoup de similitudes du fait
de la participation des radicaux hydroxyles dans la plupart des mécanismes.
Les radicaux hydroxyles sont généralement considérés comme les espèces actives
responsables de la destruction des polluants.
25
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
Grâce à leur potentiel rédox standard élevé de 2,8 V (Tableau IV-1), ces radicaux sont
capables d’oxyder la majorité des composés organiques en dioxyde de carbone et en eau, mais
aussi sous forme d’espèces simples telles que les acides formique, acétique, maléique et
oxalique, l’acétone ou de dérivés chlorés comme le chloroforme [55]; cependant ces espèces
simples restent très intéressantes car elles prennent place dans les cycles énergétiques de la
plupart des organismes vivants : leur oxydation biologique est alors possible. Les principaux
composés oxydables par les radicaux hydroxyles sont les alcools, les aldéhydes, les amides,
les amines, les cétones, les colorants diazoïques, les composés aromatiques, les composés
organohalogénés et les ethers [56].
Oxydant E° (V)
Fluor (F2/HF) 3,03
Radical hydroxyle (HO°) 2,80
Oxygène atomique (O°) 2,42
Ozone (O3) 2,07
Peroxyde d’hydrogène (H2O2) 1,77
Permanganate (MnO4-/MnO2) 1,67
Dioxyde de chlore (ClO2) 1,50
Dichlore (Cl2) 1,36
Dibrome (Br2) 1,09
Le nombre important de procédés d’oxydation avancée vient du fait qu’il existe beaucoup de
méthodes pour créer des radicaux hydroxyles. Les réactifs utilisés dans ces procédés sont
coûteux : H2O2, O3. De même que les procédés physiques pour les produire : UV, ultrasons et
plasmas.
IV.1.4. Adsorption
L'adsorption est la méthode la plus appliquée pour l’élimination des composés organiques
récalcitrants du lixiviat de décharge. L'adsorption est un procédé de transfert de masse par
lequel une substance est transférée à partir de la phase liquide à la surface d'un solide. En
raison de ses propriétés physiques inhérentes, grande superficie, structure microporeuse,
capacité élevée d'adsorption et réactivité de surface, l’adsorption utilisant le charbon actif
granulaire (CAG) ou le charbon actif en poudre (PAC) suscite une attention considérable pour
le déplacement des polluants organiques et inorganiques des eaux usagées souillées. Parmi les
adsorbants étudiés, le CAG s'est avéré l'adsorbant le plus efficace pour le déplacement des
métaux lourds (Cd(II), de Cu(II), de Cr(III), de Mn(II), de Pb(II) et de Zn(II)). Environ 80 –
96% des métaux lourds avec une première concentration de 184 mg/l pouvaient être enlevés à
une gamme de pH de 6 à 7,7 avec 2 g/l de CAG. [52]. L’élimination de la DCO par le CAG
donne de bon résultat, avec un abattement de la DCO dépassant les 95% pour seulement 10g
de CAG/l de lixiviat [45].
26
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
Il existe environs 400 espèces reconnues de plantes hyper accumulatrices tolérantes aux
métaux lourd, elles sont ainsi capables d’accumuler une certaine concentration d’un métal
donné. On peut citer par exemple le tournesol, le pissenlit, le colza, l’orge, différentes
crucifères, l’ortie. Les américains travaillent beaucoup sur des arbres comme le peuplier [60].
Ils sont en fait une intensification de ce qui se passe dans le milieu naturel. La différence
provient d'une plus grande concentration en micro-organismes et, par conséquent, d'une
27
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
28
Chapitre IV Les Principaux Procédés de Traitement des Lixiviats de Décharges
CONCLUSION : L’association entre ces procédés peut donner des résultats satisfaisants. Parmi
cette panoplie de procédés, la coagulation-floculation a été retenu pour sa combinaison avec
le procédé de Fenton lors de notre étude, voyons voir ce que c’est que le Fenton.
29
Le Procédé de
Fenton
Chapitre V Le Procédé de Fenton
V/ Le Procédé de Fenton
V.1. Mr. Fenton
Henry John Horstman Fenton (18 Février 1854 - 13 Janvier 1929) est née en Angleterre. Il a
suivi ces études a Magdalen College School, King's College London et Christ's College,
Cambridge. Il est devenu demonstrator en chimie à Cambridge en 1878 et lecturer
d’université en chimie de 1904 à 1924.
V.2. Principe
Le procédé de Fenton est basé sur des réactions d’oxydation avancée avec de l’eau oxygénée
en présence d’un catalyseur ferreux générant ainsi des radicaux hydroxyles. Son utilisation est
préconisée quand on a à faire à des molécules récalcitrantes, c’est-à-dire à des particules non
biodégradables, tel que les déchets sanitaire des hôpitaux (les hormones, les antibiotiques…),
les déchets d’industrie biologiques (les enzymes, certaines protéines…), les lixiviats des
décharges...
Comme toute réaction radicalaire, le mécanisme de réaction est composé de trois phases
partageant une série de réaction [61]:
Initiation:
Propagation:
Terminaison:
30
Chapitre V Le Procédé de Fenton
OH + OH → H2O2 (10)
Comme on peut le constater dans cette chaîne de réactions, la phase d’initiation n’est lancée
qu’en présence d’ions ferreux dans un milieu riche en protons (pH=3) [61]. Des composés
intermédiaire sont formées tel que les ions ferriques, et le Fe(OH)2. Ainsi, les radicaux OH
formés vont se multiplier lors de la phase de propagation et vont servir à oxyder la pollution,
ne produisant que du CO2 et de l’eau. Lors de la phase de terminaison, il y a recombinaison
des radicaux produisant ainsi de l’eau oxygénée et l’oxygène.
31
Chapitre V Le Procédé de Fenton
OH + RH → R + H2O (19)
R + O2 → RO2 (20)
32
Présentation du Centre
d’Enfouissement
Technique de Ouled
Fayet
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
Les travaux d’aménagement, qui ont débuté en 1998, étaient indispensables à la mise en
place d’un système d’exploitation des déchets, visant en priorité à protéger l’environnement
du site de toutes nuisances susceptibles d’être générées. Ces travaux portent notamment sur :
33
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
34
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
Tableau VI-1: Quantité des déchets reçus au niveau du CET d’Ouled Fayet pour chaque casier
N°2 19 090 668 19 758 79 420 4 676 84 096 47 092 116 % (saturé)
N°3 180 952 12 905 193 857 972 771 86287 1 059 058 593 072 123% (saturé)
N°4 0 0 0 0 0 0 0 0
35
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
Tableau VI-2 Classement des déchets autorisés et interdits du CET de Ouled Fayet [1]
36
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
Un caniveau de drainage perforé et entouré du grillage pour recueillir les lixiviats est aménagé
dans l’axe du casier dans le sens de sa largeur. Le drain est lié au bassin de décantation situé à
l’Est du site.
A partir de cette ultime phase, l’épandage des déchets domestiques peut commencer.
La géomembrane utilisée dans le CET d’Ouled Fayet est en PEHD, livrée en rouleaux de 130
m de longueur, 1,5 mm d’épaisseur et 975 m2 de surface, présentant les caractéristiques
suivante :
-Résistance à la rupture : 30N/mm2
-Résistance à la déchirure : 215 N
-Comportement dans l’eau perte : 0,1%
La géomembrane en PEHD est résistante à la plupart des acides, aux produits pétroliers, aux
bases et aux solutions du sel ; elle peut être en contact avec l’eau potable. Elle se dissout
seulement dans quelque solution quand la température est plus élevée. Grâce à l’adjuvant de
37
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
la suie, elle est résistante aux rayons U.V [64]. La figure VI-6 illustre schématiquement
l’aménagement d’un casier.
38
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
39
Chapitre VI Présentation du Centre d’Enfouissement Technique de Ouled Fayet
CONCLUSION : Comme il a été mentionné lors de ce chapitre, la nature (Oued Ben Brahem)
représente le réceptacle final des lixiviats issus du centre d’enfouissement technique de Ouled
Fayet. Que peuvent-t-ils bien contenir ? Un traitement est-il nécessaire ? Quel genre de
traitement leur conviendrait? Et quelles sont les conditions optimales du traitement ? Ces
questions vont être soulevées lors du prochain chapitre, tout en argumentant à travers une
série d’expériences
40
Etude Expérimentale
des Lixiviats Issus du
CET Ouled Fayet
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
41
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
42
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
43
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Elément Méthode
Température Mesure directe avec thermomètre
pH Mesure directe avec pH-mètre
Conductivité Mesure directe avec conductimètre
E redox Mesure directe avec pH-mètre
MES/MVS Différence de poids
DCO Oxydation par le bichromate+spectrophotométrie
DBO Respirométrie
Ammoniaque Spectrophotométrie
Nitrate Spectrophotométrie
Nitrite Spectrophotométrie
NTK Minéralisation, distillation, titrage
Sulfates Spectrophotométrie
O-phosphates Spectrophotométrie
Chlorures Titrage
Ca2+ et Mg2+ Titrage
Métaux lourds Spectroscopie d’absorption atomique
Ces analyses ont été menées au sein du laboratoire du génie de l’environnement de l’ENP.
44
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Point Y Point X
29/04/2009 08/05/2009 11/05/2009 19/05/2009 06/06/2009
pH 7,9 8,2 8,1 8,2 8
E redox (mV) -77 -82 / / /
Conductivité (mS/cm) 11,35 12,07 / / /
Température (°C) 29 30 20 20 18
Temp. ambiante (°C) 35 38 27 24 20
MES (mg/l) 2,2 5,1 10,5 11,0 9,7
MVS (mg/l) 1,4 2,4 3,5 3,9 3,5
Résidus secs (mg/l) 179,4 262,6 462,6 421,7 489,3
DCO (mg/l) 2079,40 2043,58 4641,25 2465,61 4436,26
DBO5 (mg/l) 135 200 421 427 /
DBO5/DCO 0,065 0,098 0,091 0,17 /
NH4+ (mg/l) 1888,07 2744,59 4404,08 5868,00 1912,58
Nitrates (mg/l) 5,88 16,43 19,80 13,45 14,24
Nitrites (mg/l) 0,23 2,61 0,70 5,05 1,68
NTK (mg/l) 1960 2800 4480 5992 /
Sulfates (mg/l) 351,70 661,40 665,45 1325,19 1440,58
O-phosphates (mg/l) 221,42 734,71 / 22,56 205,83
Chlorures (g/l) 3,5 2,5 5,3 1,4 1,6
Ca2+ (mg/l) 30,0 36,0 22,0 25,2 23,2
Mg2+ (mg/l) ND ND ND ND ND
Fe (mg/l) 21,5 / / / /
Hg (mg/l) ND / / / /
Ni (mg/l) 1,7 / / / /
Cu (mg/l) ND / / / /
Zn (mg/l) 1,5 / / / /
Pb (mg/l) ND / / / /
ND : non détecté.
45
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Tableau VII-3 : Teneurs moyennes des paramètres caractérisant le lixiviat et normes de rejet
[69]
46
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Sur le lixiviat étudié la DCO s’élève en moyenne à plus de 2000mg/l. Bien que cette charge
polluante est élevée, elle reste relativement faible par rapport aux lixiviats jeunes où la DCO
atteint 20 000 mg O2/l et plus. Cette diminution est due à la dégradation par les
microorganismes des matières organiques biodégradables, c’est l’une caractéristiques des
lixiviats intermédiaires.
La DBO5 n’est pas très excessive, bien qu’elle dépasse largement la norme, (à peu près 10
fois plus), La DBO5 présente de très faibles valeurs, par rapport à la DCO, soit un rapport de
biodégradabilité très faible de l’ordre de 0,1, ce qui nous éloigne toute proposition d’un
traitement par voie biologique.
Les résultats obtenus montrent que les MES et MVS du lixiviat étudié n’atteignent pas des
niveaux élevés et restent en dessous des normes. Par contre, les matières dissoutes (résidus
secs), sont très élevées correspondant à une forte charge minérale du lixiviat.
Dans nos lixiviats de très forts taux d’ammonium sont mesurés, de l’ordre de quelques
grammes par litre. Les teneurs en nitrates et nitrites dans les lixiviats étudiés ne sont pas
élevées. Comme le lixiviat est un milieu réducteur, c’est surtout l’azote dans sa forme réduite
(N-ammoniacal) qui prédomine. Par ailleurs les déchets industriels ou agricoles qui peuvent
renfermer des nitrates ne sont pas autorisés dans ce CET.
Les teneurs mesurées en phosphates dans le lixiviat sont caractéristiques des lixiviats issus de
déchets ménagers non triés.
Le lixiviat présente une forte teneur en sulfates qui contribue avec les chlorures à la forte
conductivité et salinité du lixiviat.
On remarque que le point PY est beaucoup plus chargé en ions Ca2+ que le point PX, cette
augmentation a lieu lors du trajet des lixiviats sur le sol argileux.
Vu que le CET ne reçoit pas des déchets industriels et dangereux, il était prévisible que la
teneur en métaux lourd n’est pas très importante dans notre effluent, bien qu’on remarque un
excès de fer, vu qu’en général, les déchets ménager présente souvent des objets de ferraille.
Pour conclure :
Les résultats obtenus montrent que le lixiviat étudié véhicule une forte charge organique peu
biodégradable, une forte charge minérale et une pollution azotée importante sous forme
principalement d’azote ammoniacal.
La caractérisation nous a montré aussi que notre lixiviat est bel et bien intermédiaire, avec une
DCO entre 2000 et 5000mg/l et un pH légèrement basique.
La DCO et tout les autres éléments, présentent des valeurs différentes entre le point X et le
point Y : elle diminue considérablement pendant le trajet.
47
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Point X : ce lixiviat avec un pH légèrement basique, une DCO comprise entre 3 et 15 g/l, et
une faible biodégradabilité (<0,2), est bel et bien intermédiaire, et ce malgré sa dilution par les
eaux de pluies émanant du casier 4 vide.
Point Y : ce percolât représente un lixiviat prétraité par le sol, avec une autoépuration au
contact avec l’oxygène de l’air libre.
-Une phase initiale avec une agitation rapide de 300 tr/min pendant une minute : c’est
dans cette phase ou l’on déverse le coagulant. Le coagulant utilisé est une solution de
FeCl3.6H2O à une concentration de 200g/l (ce qui correspond à une concentration de 120g/l
de FeCl3 déshydratée). On a utilisé ce coagulant pour les bons résultats qu’il a donné lors des
études antérieures [45].
-Une phase lente ou la vitesse d’agitation est réduite jusqu’à 50 tr/min pendant 20
minutes : c’est le temps de réaction.
-Et une phase finale de repos d’une heure : elle correspond à la décantation des flocs.
Le prélèvement du surnageant se fait ensuite à l’aide d’une pipette à 1cm de l’interface air-
eau, cet échantillon prélevé servira à la caractérisation des lixiviats ainsi traité (couleur,
potentiel redox, pH et DCO). L’optimum correspond à la valeur minimale de la DCO obtenue
après traitement, ou au maximum du taux d’abattement de la DCO défini comme suit :
−
= × 100 (%)
48
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
pH 4,5
50
1,2; 44,78
40
30
Abattement de la DCO
20
10
0 pH 4,5
-20
-30
-40
Dose du coagulant (g/l)
Des essais préalables ont été menés lors de cette expérience sans ajustement du pH (8,2), ceci
à donné des taux d’abattement négatives (Annexe III).
VII.3.1.3. Optimisation du pH
A partir du résultat précédant (dose optimale à 1,2g/l), on varie les pH en maintenant la dose
du coagulant constante. Les résultats obtenus sont illustrées en Fig VI-13. Le pH optimal se
situe à 6 correspondant à un abattement de la DCO de 64,18%.
80
[FeCl3] = 1,2 g/l
70
6; 64,18
Abattement de la DCO (%)
60
50
40
30
[FeCl3] = 1,2 g/l
20
10
0
2 3 4 5 6 7 8
pH
Fig VI-13 Optimisation du pH de la coagulation
49
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
La dose optimale du coagulant pour une DCOi=2465,61 mg/l, est de 1,2g/l de FeCl3, ce qui
correspond à un rapport massique FeCl3/DCOi=0,5.
Quant au pH, une légère acidité suffit pour rentabiliser le procédé (pH=6).
Les boues issues du procédé sont nauséabondes, on en déduit qu’elles contiennent un fort taux
de pollution. La pollution a été donc déplacée et concentrée sous forme de boues. Ces derniers
doivent faire l’objet d’un traitement ou incinération avant rejet dans le milieu naturel.
-Une première phase de réaction qui dure 2h, où la vitesse d’agitation est maintenue à
300tr/min, et ceci afin de réaliser un réacteur parfaitement agité en batch. Dès que le jar-test
est lancée, on ajoute en même temps le réactif (H2O2 30%, d=1,11) et le catalyseur
(FeSO4.7H2O).
-Une deuxième phase de repos de 45 min, celle-ci permet la décantation des sels
(notamment les sels ferriques) formés lors du processus.
On prélève ensuite quelques millilitres du surnageant à l’aide d’une pipette graduée pour
analyse.
50
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Soit par une forte présence de H2O2 résiduel qui, rappelons-le, est un oxydant moins fort que
les radicaux hydroxyles et le Bichromate, agit sur le réactif de mesure de la DCO (Bichromate
de potassium) et se comporte ainsi comme polluant.
Cette deuxième hypothèse est confirmée par une expérience qui consiste à mesurer la DCO
d’une infime dose d’H2O2 500 fois dilué. La valeur de la DCO trouvée dépassait largement les
1000mg/l !
51
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet
45
40,30
40 Rapport
massique
35
H2O2/DCO
30
25 Rapport
Molaire
20
H2O2/Fe
15
10,20 9,78
10 Abattement
de la DCO (%)
5 0,81 1,24
0
1 2 3 4 5 6 7
Fig VI-14 Abattement dee la DCO en fonction des doses du réactif et catalyseur
cat à pH=3
VII.3.2.3. Optimisation
ndde la Dose du H2O2
Une fois on a eu une appro proche sur les quantités optimales de H2O2 et Fe2+, essayons
maintenant d’affiner le rapport
ort H2O2/DCOi :
60 55,22
50
Abattement de la DCO(%)
40
10
0
1,62 1,78 2,02 2,18 2,43 3,24
Rapport
ort massique
m H2O2/DCO
Fig VI-15
15 Optimisation de la dose de H2O2 (pH=3)
52
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet
VII.3.2.4. Optimisation
nddu Rapport Molaire H2O2/Fe2+
Comme il a été expliqué dans ns le chapitre V.1, la quantité du catalyseur relative
re à la dose de
H2O2 influe fortement sur le rendement
re du procédé, optimisons ce paramètrètre.
La figure VI-16 représente leles taux d’abattements de la DCO pour des es valeurs de rapport
molaire comprise entre 2 et 20.
56,72
60
Abattement de la DCO (%)
50
40
10
0
2 6 8 10 14 20
Rapports
rts molaires
m H2O2/Fe2+
Comme on peut le constater, pourp des faibles rapports molaires H2O2/Fe2+, l’abattement n’est
pas aussi important que pourr uun rapport molaire de l’ordre de 6 à 10 : unn excès
e de fer peut se
comporter comme un polluant ant et perturber l’analyse en oxydant le bichrom
romate de potassium,
faussant ainsi les résultats [67]
7].
VII.3.2.5. Optimisation
nddu pH
Comme signalé au chapitre V.2, le procédé Fenton nécessite un milie lieu protonique pour
enclencher la chaîne de réactio
tions. Voyons dans la figure VI-17 l’influence
ce de la concentration
en proton sur le procédé :
53
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet
70 63,62
60
Abattement de la DCO (%)
50
40
30
20
10
0
2 2,5 3 3,5 4 4,5
pH
Fig
ig VI.17 Optimisation du pH de Fenton
Les résultats donnés en fig VI--17 montrent que le pH optimal est 2,5.
VII.3.2.6. Caractéristique
iques des Lixiviats Après Traitement
Le tableau VI-3 regroupe less valeurs
v caractérisant notre effluent traité parr fe
fenton :
VII.3.2.7. Discussions et C
Conclusions
Lors de l’optimisation, on s’es
s’est basé sur 3 paramètres : la quantité du réactif,
réa la quantité du
catalyseur, et le pH.
Après le traitement, les bouesbo issues du procédé Fenton étaientt presque inodores,
contrairement à celle produi uite par la coagulation-floculation. C’est parce
pa qu’elles sont
2+ 3+
ferriques : elles sont produites
tes lors de la transformation du Fe en Fe lors
lo du processus et
54
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
n’entraine avec elles aucune pollution organique, vu que cette dernière est minéralisée et
dégagée sous forme de CO2 après oxydation, contrairement à la coagulation-floculation, on a
alors, lors de ce procédé, une élimination de la pollution.
On a remarqué que pour un excès de ces doses, un effet scanvenger peut apparaître.
L’analyse est sensible au taux résiduel des réactifs et catalyseur après traitement : ainsi, on a
pu non seulement optimiser les doses de manière à réduire au maximum le taux de pollution,
mais aussi de sorte à économiser les réactifs.
Les conditions optimales de traitement par le procédé d’oxydation avancée Fenton pour un
lixiviat intermédiaire sont :
55
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixivi
ixiviats Issus du CET Ouled Fayet
80,33
,33
90
65,57
80
Abattement de la DCO
70
60
50
40
30
20 0
10
0
Etape 0 ava
avant Etape 1 traitement Etape 2 traitement
ent
traitemen
ment par Coagulation par Fenton
Etapes
Fig VI-18 Traitement par le procédé Coagulation-Floculation suivi parr le procédé Fenton
66,39 63,93
70
Abattement de la DCO (%)
60
50
40
30
20
0
10
0
Etape 0 ava
avant Etape 1 Traitement Etape 2 traitement
ent
traitemen
ment par Fenton par coagulation
Etapes
56
Chapitre VII Etude Expérimentale des Lixiviats Issus du CET Ouled Fayet
Dans notre cas, il est conseillé de commencer par une coagulation-floculation, est ceci afin de
dégager les grosses particules, pour enchainer ensuite par un procédé d’oxydation Fenton qui
permettra d’éliminer le restant des molécules récalcitrantes.
2-Sachant que les réactifs utilisés dans le procédé de Fenton sont plus couteux que ceux
utilisés dans la coagulation-floculation, commencer à traiter par Fenton gonflerait la facture.
57
Conclusion
Générale
Conclusion Générale
Conclusion Générale
Dans la vie quotidienne, on se demande jamais où vont nos ordures, et quel impact peuvent-ils
bien générer. Ce travail nous a permis d’évaluer les nuisances envers l’environnement causées
quotidiennement par la population de la ville d’Alger et son mode de consommation.
La nuisance que nous avons étudiée est l’eau de percolât dans une décharge, une pollution
dangereuse qui peut se manifester à n’importe quel moment causant des dommages
inestimables, qu’ils soient environnementaux, économiques ou humains (les maladies, les
cancers, les médicaments, …etc). On a montré que les lixiviats véhiculent une importante
pollution organique, minérale et azotée et qu’ils constituent un milieu réducteur.
Notre travail s’est aussi effectué sur un lixiviat intermédiaire, issu d’un casier fermé depuis un
bon bout de temps, de DCOi de l’ordre de 3000mg/l.
La combinaison des traitements est très efficace lorsqu’on a à faire à une pollution de
différentes formes, l’étude de la combinaison coagulation-Fenton nous a donné des résultats
intéressants, mais un traitement tertiaire est conseillé pour atteindre les normes de rejets, on
pourra penser au traitement par adsorption sur CAG, tant qu’il a donné de bon résultats.
On a aussi montré le pouvoir auto épuratoire du sol : il peut remplacer moult procédés.
Une autre solution paraît bonne, c’est l’envoi de ces lixiviats prétraités vers des stations
d’épuration des eaux usées domestiques, le transport peut être assuré par des camions citerne,
une citerne qui joue aussi le rôle de bassin de décantation voir même un réacteur de
prétraitement.
On a aussi montré l’importance de l’ordre de combinaison des traitements, et cela que ça soit
pour des raisons techniques ou économiques. L’ordre conseillé dans notre cas est d’abord la
coagulation ensuite Fenton.
58
Conclusion Générale
Enfin, le problème des déchets ne concerne pas seulement les gens du domaine technique et
de gestion, mais il est aussi important pour toute la société, et ce, en respectant un mode de
consommation qui minimise la génération des déchets. Ainsi on doit instaurer dans le
comportement des populations, notamment ceux des pays en voie de développement, la
philosophie du développement durable.
59
Références
Bibliographiques
Références Bibliographique
Références Bibliographiques :
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molécules organiques dans le contexte Du stockage des déchets. Cas de molécules à courtes
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64
Annexe I
Annexe I
Standard Methods
Principe : Oxydation chimique des matières réductrices par un excès de K2Cr2O7. Cette
oxydation se réalise en milieu acide (H2SO4), en présence de sulfate de mercure comme
catalyseur (HgSO4), à ébullition à reflux pendant 2 heures dans un ballon ou un tube muni d’un
réfrigérateur.
Réactifs :
Appareillage :
- Appareil à reflux
- Bloc chauffant
- Spectrophotomètre
Mode opératoire :
65
Annexe I
NFT 90-103
Principe : L’échantillon d’eau introduit dans une enceinte thermostatée est mis en incubation en
présence d’air. Les micro-organismes présents consomment l’oxygène dissous qui est remplacé
en permanence par l’oxygène en provenance du volume d’air situé au dessus de l’échantillon.
L’anhydride carbonique (CO2) dégagé est piégé par l’hydroxyde de potassium. Cette
détermination en oxygène crée une dépression qui est enregistrée par une élévation du niveau de
mercure.
Mode opératoire :
66
Annexe I
Principe : la séparation des MES de l’eau se fait par centrifugation. L’échantillon est mis en
rotation à grande vitesse. L’application de la force centrifuge sur les particules solides permet de
les rassembler dans le fond du tube sous forme d’un culot. Ce culot sera lavé puis récupéré et mis
à sécher à 105°C. Le résidu sec est ensuite pesé. Il correspond aux MES contenues dans
l’échantillon.
Appareillage :
- Centrifugeuse
- Dessiccateur
Mode opératoire :
- Eliminer l’eau surnageante, remettre en suspension le culot dans de l’eau distillée (en
remplissant jusqu’au niveau initial) et centrifuger pendant 20mn.
- Recueillir le culot déposé dans une capsule préalablement séchée à 105°C et pesée à 0,1 mg
prés : M1. Rincer le pot de centrifugation deux fois, avec chaque fois environ 20ml d’eau distillée
et recueillir les eaux d’entrainement dans la capsule.
- Sécher ensuite la capsule et son contenu à 105°C ± 2°C, laisser refroidir dans un dessiccateur et
peser à 0,5 mg prés :M2 .Recommencer les opérations de séchage, de refroidissement et de pesée
jusqu'à ce que la différence entre deux pesées successives ne dépasse pas 0,5mg.
Expression des résultats : La teneur en MES est calculée à partir de la formule suivante :
67
Annexe I
Les molécules produites par calcination de la MO sont sous forme gazeuse à haute température et
vont donc se volatiliser.
C’est pour cette raison que l’on détermine la teneur en MO par calcination à 550°C et par pesée
du résidu (les cendres) qui représente les matières minérales. Par différence entre la masse de
matières sèches initiale et la masse de matières minérales restante, on détermine la masse de
matières organiques.
On peut donc écrire : MES = Matières organiques (MVS) + Matières minérales (MM)
Mode opératoire :
- Placer ensuite la coupelle en porcelaine dans un four à 550°C pendant une durée de 2 heures.
- Après refroidissement dans un dessiccateur, la coupelle, ne contient plus que de les cendres, est
à nouveau pesée : poids P2 en g.
Expression des résultats : le taux de MVS en % est donné par la formule suivante :
1 − 2
(%) = ( ) × 100
1 − 0
P0 : poids de la coupelle vide initialement.
68
Annexe I
ISO 6777-1984
Principe : Les nitrites régissent avec la sulfanilamide pour former un composé diazoïque qui, après
copulation avec le N-1-Naphtyléthylènediamine dichloride donne naissance à une coloration rose
mesurée à 543 nm.
Réactifs :
Réactifs de diazotation :
- Sulfanilamide.
- N-1- Naphtyléthylènediamine.
- Acide phosphorique (d=1,7).
- Eau distillée
Appareillage :
Spectrophotomètre UV-Vis
Mode opératoire :
- Attendre au moins 20mn après l’ajout du réactif, l’apparition de la coloration rose indique la
présence des nitrites.
69
Annexe I
Réactifs :
Réactif A :
- Acide dichloroisocyanurique.
- Hydroxyde de sodium.
- Eau distillée
Réactif B :
- Tri citrate de sodium.
- Salicylate de sodium.
- Nitroprussiate de sodium.
- Eau distillée
Appareillage :
Spectrophotomètre UV-Vis
Mode opératoire :
- Prélever 10ml de cette dernière solution et ajouter 4ml de réactif A+ 4ml de réactif B
- Prévoir une fiole avec 10ml d’eau distillée pour le blanc réactif
Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.
70
Annexe I
Réactifs :
-H2SO4 concentré
- Hydroxyde de sodium
- Tartrate de sodium et de potassium
- Eau distillée
Appareillage :
-Spectrophotomètre UV-Vis
Mode opératoire :
-Evaporer à sec au bain marie à température comprise entre 75°C et 88 °C puis laisser refroidir.
Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.
71
Annexe I
Principe : Transformation de l’azote organique en azote ammoniacal que l’on sépare et mesure
par titrage.
Réactifs :
Appareillage :
• Digesteur (Gerhardt)
• Distillateur (Gerhardt)
Mode opératoire :
• Distillation : Après avoir transvasé le contenu de chaque tube dans une éprouvette, diluer
jusqu’à 100ml Fixer le tube dans le distillateur, l’ajout de la solution NaOH se fait de manière
automatique, tout comme la distillation et le nettoyage.
Expression des résultats : par titrage avec de l’acide sulfurique à 0.1 N jusqu’au virage de
couleur.
× × ×
= ( !/#)
72
Annexe I
Rodier
Principe : Cette méthode est basée sur le fait que les ions SO4-2 se précipitent en milieu acide et
en présence du chlorure de baryum (BaCl2) pour former (BaSO4). Ce dernier est stabilisé à l’aide
d’une solution de Tween 20. Les suspensions homogènes sont mesurées au spectrophotomètre.
Réactifs :
Appareillage :
Spectrophotomètre UV-Vis
Mode opératoire :
73
Annexe I
ISO 6878/1-1986
Appareillage :
Spectrophotomètre UV-Vis
Réactifs :
-Réactif combiné :
- Solution acide sulfurique 15% en volume.
- Solution de molybdate d’ammonium 4%.
- Solution tartrate double d’antimoine et de potassium 2,8%.
- Eau distillée.
-Réactif de compensation
Mode opératoire :
Expression des résultats : les résultats sont déduits à partir de la courbe d’étalonnage.
74
Annexe I
ISO N° 82-88
Procédure d’analyse :
- Attaquer les échantillons avec (5ml HNO3 + 2 ml H2O2) pour 100 ml d’échantillon
- Procéder à la digestion des échantillons dans des fioles de 100 ml et ajuster avec de l’eau
distillée.
- Passer à la détermination des métaux (Cd, Cr, Cu, Co, Ni, Fe, Pb, Zn) par la spectrométrie
d’absorption atomique (SAA).
Expression des résultats : le résultat est donné directement en mg/l à l’aide de l’interface
SOLAAR par ordinateur.
75
Annexe II
Annexe II
Courbes d’étalonnage :
DCO :
DO Concentration (mg/l)
0,000 0
0,025 100
0,038 150
0,055 200
0,095 350
0,111 400
4,5
4 y = 35,83x + 0,065
R² = 0,998
3,5
3
2,5
C*100 (mg/l)
2 Série1
1,5
Linéaire (Série1)
1
0,5
0
0 0,05 0,1 0,15
DO
NH4+ :
DO Concentration (mg/l)
0 0,0
0,073 0,1
0,405 0,6
0,218 0,3
0,278 0,4
0,336 0,5
76
Annexe II
0,7
0,4
C (mg/l)
0,3 Série1
0,1
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
-0,1
DO
NO2- :
DO Concentration (mg/l)
0,000 0,00
0,058 0,02
0,114 0,05
0,314 0,10
0,421 0,15
0,628 0,2
0,25
y = 0,319x + 0,004
0,2 R² = 0,990
0,15
C(mg/l)
0,1 Série1
Linéaire (Série1)
0,05
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8
DO
77
Annexe II
PO42- :
DO Concentration (mg/l)
0,000 0,00
0,005 0,05
0,112 1,00
0,051 0,50
0,085 0,75
1,2
y = 8,873x + 0,011
1
R² = 0,997
0,8
C(mg/l)
0,6
Série1
0,4
Linéaire (Série1)
0,2
0
0 0,05 0,1 0,15
DO
SO42- :
DO Concentration (mg/l)
0,000 0,0
0,036 9,6
0,102 19,2
0,154 28,8
0,212 38,4
0,321 52,6
78
Annexe II
60
y = 161,9x + 2,495
50 R² = 0,991
40
C(mg/l)
30
Série1
20
Linéaire (Série1)
10
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4
DO
NO3- :
DO Concentration (mg/l)
0 0
0,158 0,5
0,338 1
0,496 1,5
0,678 2
0,997 3
3,5
3 y = 2,987x + 0,005
R² = 0,999
2,5
2
Série1
1,5
Linéaire (Série1)
1
0,5
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2
79
Annexe III
Annexe III
80
Annexe III
Optimisation du pH
81
Annexe III
82
Annexe IV
Annexe IV
83
Annexe IV
84
Annexe IV
Optimisation du pH
85
ملخص
دراسة خصائص المياه الناتجة المتوسطة السن لمركزالدفن التقني ألوالد فايت أثبثت أن ھذه األخيرة تحتوي علي نسبة
علجت ھذه المياه بطرق فيزيوكميائية.ل/مغ3000 كبيرة من التلوث حيث بلغت قيمة الطلب الكيميائي لالكسجين حوالي
الربط بين ھاتين الطريقتين خلص. مرات و االكسدة المتقدمة الفنتونية7 التجلط بكلورور الحديد المميه-اال و ھما التسبخ
.%80المياه من التلوث العضوي و المعدني ب
. اكسدة فانتون, التجلط-التسبخ, المياه الملوثة دراسة الخصائص, مركز التفريغ التقني: كلمات مفتاحية
Abstract
The characterization of intermediate leachates of CET Ouled Fayet showed that they present
a very high level of pollution. COD reached average levels of around 3000 mg / l. These
leachates have been treated by chemical treatments, which are coagulation flocculation with
FeCl3, 6H2O and advanced oxidation Fenton. The combination of these two processes has
reduced the organic and mineral pollution over 80%.
Résumé
L’étude de la caractérisation des lixiviats intermédiaires du CET de Ouled Fayet a montré que
ces derniers présentent une très forte charge polluante. La DCO atteint des niveaux moyens
de l’ordre de 3000 mg/l. Ces lixiviats ont fait l’objet d’un traitement physico-chimique par
coagulation floculation avec FeCl3, 6H2O et par oxydation avancée Fenton. La combinaison
de ces deux procédés a aboutit à un abattement de la charge organique et minérale dépassant
les 80%.