Machines à courant continu
Généralités
Definition :
Une machine à courant continu est un appareil électromécanique ou un ensemble d’organes
électromagnétique qui assure par l’intermédiaire d’un champ magnétique :
- Soit la transformation de l’énergie électrique en énergie mécanique(moteur)
- Soit ma transformation de l’énergie mécanique en énergie électrique(génératrice)
2.Constitution
Une machine à continu Une machine à courant continu comprend quatre parties principales
: – l’inducteur ;
– l’induit ;
– le collecteur ;
– les balais également appelés charbons.
L’inducteur
Le bobinage inducteur, traversé par le courant inducteur, produit le flux magnétique dans la
machine. Il est constitué d’un électro-aimant qui engendre la force magnétomotrice (F.M.M.)
nécessaire à la production du flux. Dans les machines bipolaires (à deux pôles), deux bobines
excitatrices sont portées par deux pièces polaires montées à l’intérieur d’une culasse. La culasse
est généralement en fonte d’acier, tandis que les pièces polaires sont formées de tôle d’acier
doux.
L’induit
L’induit est composé d’un ensemble de bobines identiques réparties uniformément autour d’un
noyau cylindrique. Il est monté sur un arbre et tourne entre les pôles de l’inducteur. L’induit
constitue un ensemble de conducteurs qui coupent les lignes de champ magnétique. Les bobines
sont disposées de telle façon que leurs deux côtés coupent respectivement le flux provenant d’un
pôle nord et d’un pôle sud de l’inducteur. Le noyau est formé d’un assemblage de tôles en fer
doux. Ces tôles sont isolées électriquement les unes des autres et portent des encoches destinées
à recevoir les bobines, Les conducteurs de l’induit sont parcourus par le courant absorbé ou
débité par la machine. Ils sont isolés du noyau par des couches de feuilles isolantes, Pour résister
aux forces centrifuges, ils sont maintenus solidement en place dans les encoches au moyen de
cales en fibre de verre. Si le courant est inférieur à une cinquantaine d’ampères, on emploie des
conducteurs ronds. Au-delà de 50 A, les conducteurs sont rectangulaires, ce qui permet une
meilleure utilisation du volume de l’encoche
Collecteurs et balais
Le collecteur est un ensemble cylindrique de lames de cuivre isolées les unes des autres par des
feuilles de mica. Le collecteur est monté sur l’arbre de la machine, mais isolé de celui-ci. Les
deux fils sortant de chaque bobine de l’induit sont successivement et symétriquement soudés aux
lames du collecteur.
Dans une machine bipolaire, deux balais fixes et diamétralement opposés appuient sur le
collecteur. Ainsi, ils assurent le contact électrique entre l’induit et le circuit extérieur. La
construction du collecteur relève de la mécanique de précision, Les machines multipolaires ont
autant de balais que de pôles. Les balais permettent l’injection ou la collecte du courant sur le
collecteur. Lors de la construction des premières machines à courant continu, les balais étaient
constitués de fils de cuivre disposés comme la paille de riz ou les branches sur les balais pour
nettoyer, d’où le nom de balais (voir figure 3.13). Les balais (aussi appelés « charbon ») sont en
carbone (on choisit souvent du graphite). D’une part, ce matériaux possède une bonne
conductivité d’autre part, le frottement du couple cuivre/carbone est faible et ainsi, le collecteur
ne s’use pas prématurément. La pression des balais sur le collecteur peut être réglée par des
Chapitre 2 : Moteur à courant continu
Définition
Un moteur à courant continu est une machine électrique qui convertit l’énergie électrique en
énergie mécanique par l’action des forces électromagnétiques générées dans son induit. Il
fonctionne grâce à l’interaction entre le champ magnétique du stator et le courant circulant dans
l’induit, produisant un couple qui entraîne la rotation du rotor. Sa vitesse est proportionnelle à la
tension appliquée, tandis que son couple est directement lié au courant absorbé. L’inversion du
courant dans l’induit est assurée par un collecteur à segments et des balais, permettant un
fonctionnement continu.
Symbole
Prince de fonctionnement
Le moteur à courant continu fonctionne sur le principe de la force électromagnétique exercée sur
un conducteur parcouru par un courant dans un champ magnétique.
Lorsqu’un courant traverse l’induit, un champ magnétique est généré autour des bobines. Ce
champ interagit avec celui des pôles du stator, créant des forces qui exercent un couple sur le
rotor. La loi de Laplace décrit cette force , où est l’induction magnétique, l’intensité du courant
et la longueur du conducteur dans le champ.
Pour assurer une rotation continue, le collecteur à segments, couplé aux balais, inverse
périodiquement le sens du courant dans les bobines, maintenant ainsi le couple moteur dans une
direction constante. La vitesse de rotation est proportionnelle à la tension d’alimentation, tandis
que le couple dépend du courant absorbé.
Force contre-électromotrice
Considérons une machine bipolaire dont l'inducteur est un aimant permanent (ou un électro
aimant ),et dont l'induit, de résistance Ro est raccordé à une source de tension Es.
Avant que l’interrupteur ne soit fermé, l’induit est immobile. Dès qu’il est fermé, la source fait
passer un courant très intense dans l’induit, car la résistance de celui-ci est très faible Or, nous
savons (principe II de l’électromagnétisme) que le passage du courant dans les conducteurs de
l’induit, situés dans le champ magnétique de l’aimant permanent, engendre une force sur chacun
d’eux. L’action de ces forces produit un couple qui fait tourner l’induit.
D’autre part, dès que l’induit se met à tourner, un autre phénomène se manifeste : l’effet
générateur. En effet, dans toute machine à courant continu, une tension est induite dans les
conducteurs de l’induit dès que ceux-ci coupent des lignes de flux, quelle que soit la cause
produisant le mouvement de l’induit.
La rotation du moteur induit une tension , appelée force contre-électromotrice.
La valeur et la polarité de la tension sont les mêmes que celles qu’on obtiendrait si la machine
fonctionnait comme génératrice. Comme pour cette dernière, la tension induite est
proportionnelle à la vitesse de rotation du moteur et au flux entre les pôles. Elle peut donc être
exprimée par la même équation que celle utilisée pour les génératrices, soit :
Pour le moteur,cette tension induite Eo porte le nom de force contre électromotrice (f.é.c.m) car
sa polarité est telle qu'elle agit contre la tension de la source . Elle s'y oppose en ce sens que la
tension totale agissant sur le circuit de série est égale à (Es-Eo) volts.
Accélération du moteur
La tension résultant agissant sur le circuit valant (Es-Eo). Le courant I n'est limité que par la
résistance Ro, ce qui donne :
Lorsque le moteur est au repos, la vitesse est nulle,donc là tension induite Eo=0 et l'équation ci-
dessus devient :
C'est à dire qu'au démarrage le courant est énorme car la résistance de l'induit Ro est très basse.
En effet,ce courant de démarrage peut être de 15 à 20 fois plus grand que le courant de pleine
charge du moteur. La grande force agissant alors sur les conducteurs produit un couple de
démarrage puissant provoquant une accélération rapide de l'induit .
À mesure que la vitesse croît, Eo augmente et la valeur de la tension résultante (Es-Eo) diminue.
On en conclue que le courant I diminue avec l'augmentation de la vitesse.
Pendant que le courant diminue dans l'induit le moteur continue d'accélérer jusqu'à une vitesse
limite.
Pour la marche à vide cette vitesse est telle qu'elle produit une force contre électromotrice
légèrement inférieure à la tension de la source. En effet si la f.c.é.m pouvait devenir égale à la
tension de la source, la tension résultante (Es-Eo) serait nulle. Ce qui donnerait une valeur nulle
pour le courant I,dans ces conditions aucune force électromagnétique n'agirait sur les
conducteurs de l'induit. Cependant pour continuer à tourner le moteur doit toujours produire un
couple suffisant pour vaincre le frottement. Par conséquent la f.c.é.m doit être quelque peu
inférieure à la tension de la source pour permettre le passage du faible courant nécessaire à la
production de couple.
Exemple :
L'induit d'une machine bipolaire dont la résistance est de 1ohm, génère une tension de 50 volts
lorsque sa vitesse de rotation est de 500r/min. L'inducteur est composé de deux aimants
permanents. L'inducteur est raccordé à une source de 150volts.
Calculer :
a) le courant de démarrage
b) la f.c.é.m Eo lorsque le moteur tourne à 1000r/min ; 1460 r/min.
c) le courant de l'induit à 100r/min à 1460 r/min
Solution
a) Au moment où le moteur démarre, l’induit ne tourne pas et, par conséquent, la tension induite
(Fig. 28-3a). Le courant de démarrage étant seulement limité par la résistance de l’induit, sa
valeur est :
b) Étant donné que la tension induite à 500 r/min est de 50V, la f.c.é.m. du moteur à 1000 r/min
sera 100V, et à 1460 r/min, 146V.
Remarquer que la f.c.é.m. (ou tension induite) est proportionnelle à la vitesse.
c) La f.c.é.m. étant de 100V à 1000 r/min, il s’ensuit que la tension résultante dans le circuit de
l’induit (Fig. 28-3b) est :
Es - Eo= 150 - 100 = 50V
Le courant dans l’induit vaut donc :
Lorsque le moteur atteint une vitesse de 1460 r/min (Fig. 28-3c), la f.c.é.m. sera 146V, soit une
tension presque égale à la tension de la source. Dans ces circonstances, le courant dans l’induit
n’est que :
et le couple développé par le moteur est beaucoup plus petit qu’auparavant.
Classification des moteurs à courant continu
Introduction
Les moteurs à courant continu (CC) sont largement utilisés dans les applications industrielles et
domestiques en raison de leur facilité de contrôle et de leur capacité à fournir un couple élevé dès
le démarrage. Ils sont classés en fonction de la manière dont l’inducteur (le stator) et l’induit (le
rotor) sont connectés électriquement. Cette classification influence directement leurs
caractéristiques de performance, leur vitesse, leur couple et leur domaine d'application.
Dans cette étude approfondie, nous examinerons les différentes catégories de moteurs à courant
continu, en expliquant leur principe de fonctionnement, leurs avantages et leurs inconvénients,
ainsi que leur utilisation dans divers contextes industriels.
1. Les types de moteurs à courant continu
Les moteurs à courant continu se divisent principalement en quatre catégories :
1. Moteur à excitation indépendante
2. Moteur série
3. Moteur shunt
4. Moteur à excitation composée (compound)
Chacun de ces types possède des caractéristiques distinctes qui influencent son comportement en
charge, son efficacité et son contrôle.
2. Moteur à excitation indépendante
Symbole
2.1 Principe de fonctionnement
Dans un moteur à excitation indépendante, le circuit d'excitation (stator) et le circuit d'induit
(rotor) sont alimentés séparément. Cela signifie que l'intensité du champ magnétique est
indépendante du courant circulant dans l'induit.
La vitesse du moteur peut être ajustée en contrôlant soit la tension appliquée à l’induit, soit le
courant d'excitation. Cette indépendance permet une grande flexibilité de contrôle, notamment
dans les applications nécessitant une régulation fine de la vitesse.
2.2 Avantages
Excellente régulation de vitesse, car l’excitation est indépendante du courant de charge.
Précision et stabilité élevées, idéales pour les applications nécessitant un contrôle précis.
Possibilité de fonctionner à différentes vitesses en ajustant le champ d’excitation.
Faible influence des variations de charge sur la vitesse.
2.3 Inconvénients
Nécessite deux sources d’alimentation, ce qui augmente la complexité du système.
Coût plus élevé comparé aux moteurs à excitation série ou shunt.
Utilisation limitée aux applications nécessitant un contrôle précis de la vitesse.
3. Moteur à excitation série
Symbole
3.1 Principe de fonctionnement
Dans un moteur à excitation série, l'induit et l’inducteur sont connectés en série. Cela signifie
que le même courant traverse les deux circuits, entraînant une forte variation du champ
magnétique en fonction de la charge appliquée.
Es=Eo+(R.induit+R inducteur)I
Eo=Es +( R.induit+ R inducteur)I
Le champ magnétique étant proportionnel au courant, ce moteur produit un couple très élevé au
démarrage. Toutefois, sa vitesse diminue rapidement sous charge, et à vide, il peut atteindre des
vitesses dangereusement élevées.
3.2 Avantages
Couple de démarrage très élevé, idéal pour les charges lourdes.
Adapté aux applications nécessitant des variations de couple importantes.
Structure simple et robuste.
Réponse rapide aux variations de charge.
3.3 Inconvénients
Vitesse non stable, car elle dépend fortement de la charge.
Ne peut pas fonctionner à vide, car la vitesse peut devenir excessive et causer des dommages.
Moins précis en termes de contrôle de vitesse que les autres types de moteurs CC.
4. Moteur à excitation shunt
Symbole
4.1 Principe de fonctionnement
Dans un moteur shunt, l'inducteur est connecté en parallèle avec l'induit. Cela signifie que la
tension appliquée au stator est la même que celle appliquée à l’induit, mais le courant est réparti
différemment.
Ce type de moteur possède une vitesse pratiquement constante, car le champ magnétique reste
stable indépendamment de la charge appliquée.
4.2 Avantages
Vitesse quasi constante, idéale pour les applications nécessitant un contrôle précis.
Moins sensible aux variations de charge.
Efficacité énergétique supérieure à celle des moteurs série.
Moins de risque de surchauffe par rapport aux moteurs série sous faible charge.
4.3 Inconvénients
Couple de démarrage plus faible comparé aux moteurs série.
Moins efficace pour les charges nécessitant un couple élevé au démarrage.
Régulation plus difficile sous de fortes variations de charge.
5. Moteur à excitation composée (compound)
Principe de fonctionnement
Ce moteur combine les caractéristiques des moteurs série et shunt en utilisant deux enroulements
d’excitation :
Un enroulement en série, qui contribue à un couple élevé au démarrage.
Un enroulement en parallèle (shunt), qui stabilise la vitesse en charge.
Il existe deux types de moteurs compound :
Cumulatif : les champs magnétisants des enroulements série et shunt s’ajoutent.
Différentiel : les champs s’opposent, ce qui peut causer des instabilités et n’est utilisé que dans
des applications spécifiques.
Avantages
Bon compromis entre couple élevé au démarrage et stabilité de vitesse.
Moins de variation de vitesse sous charge que le moteur série.
Plus flexible pour diverses applications.
Inconvénients
Plus complexe à concevoir et à entretenir.
Moins précis en régulation de vitesse que le moteur à excitation indépendante.
Coût plus élevé que les moteurs série et shunt.
Comparaison entre les types de moteurs à courant continu
Les moteurs à courant continu offrent une grande flexibilité d’utilisation grâce à leurs différentes
configurations.
Le moteur à excitation indépendante est idéal pour les applications nécessitant un contrôle précis
de la vitesse.
Le moteur série est parfait pour les applications nécessitant un couple de démarrage élevé mais
ne peut pas fonctionner à vide.
Le moteur shunt assure une vitesse stable et convient aux charges constantes.
Le moteur compound combine les avantages des moteurs série et shunt pour offrir un bon
compromis entre couple et stabilité.
Le choix du moteur dépend donc des exigences spécifiques de l’application, telles que le
contrôle de la vitesse, la nécessité d’un couple de démarrage élevé et la variation de charge.
Pertes echauffement et rendement des machines electriques
Pertes mecaniques
Les pertes mecanique proviennent :
1. Du frottementdans les paliers ;
2. Du frottement des balais sur le colecteur ou sur les bagues ;
3. Du frottemment de l’air sur l’induit et sur le ventilateur destiné au refroidissement de
la mechine.
Les pertes quo proviennent du frottement du rotor sur les organes fixes(paliers,balais)
contribuent à l’echauffement de la machine. Plus la machine tourne vite,plus les
pertes mecaniques deviennent importantes. Ces pertes dependent des nombreux
facteurs et il est trè difficile de prédire leur valeur. Pour les determiner avec
exactitude ,il faut faire des essais sur la machine.
Les pertes dans les conducteurs
Les perts electriques sont divisées en deux grandes categories :les pertes dans les conducteur et
les pertes dans le fer. Dans les conducteurs ;elles sont dues à l’efet joule. Elles s’expriment par la
formule P=RI. Au lieu d’utiliser cette formule il est parfois plus commode de calculer les pertes
d’après la masse desconducteurs. Les pertes massiques sont données par la formule :
Pertes electriques dans le fer
Il ne se produit aucune pertes dans une pièce de fer traverséé par un flux qui ne change ni
d’intensiténi de directiction. Ainsi il se produit des pertse dans les cuivres de la bobine
seulement ; il n’yen a aucune dans le fer du noyau.
Par contre,des pertes importantes se produisent dans les parties enfre où le flux, bien que
constant en intensité,change de sens periodiquement et rapidement.
A noter que les pertes dans le fer d’un induit imposent un couple de freinage mécanique, tout
comme les pertes par frottement sur les paliers.
Pertes par hysteresis :les pertes par hysteresis sont proportionnelles au nombre de fois que
l’aimantation change de sens par seconde,donc è la vitesse de rotation de parties tournantes. Elles
varient à peu près comme la densité du flux à l’exposant 1,6.
Pertes par courant de foucault : ce sont des pertes qui se produisent dans la masse magnetique et
qui sont aux courant qui y sont induit et ce courant appllée courant de foucault.Dans la
fabrication des machines on reduit ces pertes en feuilleuttant le circuit magnetique.
Rendement d’une machine
Le rendement d’une machine est le rapport entre la puissance utile P2 et la puissance fournie à
la machine. La puissance fournie est egale à ma somme de la puissanceutile et de pertes. On a
alors :
EXEMPLES
Un moteur compound à cc de 10Kw,1150r /min,230V,50A a les pertes suivantes à pleine
charge :
Pertes par frottement sur les paliers=40W
Pertes par frottement des balais =50W
Pertes par ventilation=200W
Perts mecaniques totales=290W
Pertes joule dans le champ shunt =120W
Pertes dans les fer de l’induit=420W
Total des pertes constantes=830W
Pertes joule à ppleine charge dans :
A) L’induit
B) Le champ serie =25W Commenté [JP1]:
C) L’enroulement de commutation
Totale des pertes variables=595W
a) Evaluer les pertes et le rendement à vide,ainsi qu’à 25 Commenté [JP2]: