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Francais Cours

Le document aborde la méthodologie qualitative en sciences économiques et de gestion, en définissant ses objectifs et ses caractéristiques, notamment la recherche de sens et la compréhension des comportements humains. Il souligne les avantages et inconvénients de cette approche, ainsi que les différences avec la méthodologie quantitative. Enfin, il discute des stratégies de recueil de données et des exigences éthiques et méthodologiques liées à la recherche qualitative.

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Le document aborde la méthodologie qualitative en sciences économiques et de gestion, en définissant ses objectifs et ses caractéristiques, notamment la recherche de sens et la compréhension des comportements humains. Il souligne les avantages et inconvénients de cette approche, ainsi que les différences avec la méthodologie quantitative. Enfin, il discute des stratégies de recueil de données et des exigences éthiques et méthodologiques liées à la recherche qualitative.

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Méthodologie qualitative en sciences économiques

et de gestion
Chapitre 2
Séquence 2

Pr. Najoua MAAFI


ENCG-C
2024-2025
Introduction
• En sciences sociales, le label méthodes qualitatives n’a pas de signification précise.
« C’est une expression qui couvre l’ensemble des techniques interprétatives qui cherchent à décrire,
décoder, traduire et généralement percer le sens et non la fréquence de certains phénomènes
survenant dans le monde social. Opérer sur un mode qualitatif c’est traiter des symboles linguistiques
et donc tenter de réduire la distance entre le signifié et le signifiant, entre la théorie et la donnée, entre
le contexte et l’action. Les phénomènes sont plus ambigus. » Jodelet, 20031.
Introduction

• En Sciences économiques et de gestion, les méthodes qualitatives visent à chercher du sens, à


comprendre des phénomènes ou des comportements. L’analyse qualitative peut être définie
comme une démarche discursive de reformulation, d’explicitation ou de théorisation d’un
témoignage, d’une expérience ou d’un phénomène. C’est un travail complexe qui consiste, à l’aide
des seules ressources de la langue, à porter un matériau qualitatif dense et plus ou moins explicite
à un niveau de compréhension ou de théorisation satisfaisant (Paillé, 1996).
 Définitions: Approche théorique

 Selon Taylor et Bogdan (1984), la recherche qualitative est « la


recherche qui produit et analyse des données descriptives, telles
que les paroles écrites ou dites et le comportement observatoire
des personnes »

 Pour KAKAI (2008) « Elle renvoie à une méthode de recherche


intéressée par le sens et l’observation d’un phénomène social en
milieu naturel »
 Définitions
 Essayer de définir le concept de recherche qualitative revient à se
demander :

 Si cela correspond à faire de la recherche sans traiter des chiffres

 Quel est l’objectif scientifique de ce type de recherche ?

 Quelles sont les caractéristiques propres de la recherche


qualitative.
 Définitions
 La recherche qualitative est essentiellement de caractère
subjective. Elle cherche à comprendre le comportement humain
et les raisons qui régissent ce type de comportement.

 La recherche qualitative met l'accent sur ​la collecte d’informations


principalement verbales, donc des données non mesurables. Les
informations recueillies sont ensuite analysées de manière
interprétative, subjective ou même diagnostic.
 BUTS ET intérêts
 Buts
• On utilise les méthodes de la recherche qualitative pour :
 détecter des besoins;
 prendre une décision;
 améliorer le fonctionnement ou les performances d’un système ou
d’une organisation;
 tester des hypothèses scientifiques.
Intérêts
• Explorer des terrains inconnus
• Identifier et approfondir la compréhension d’un problème spécifique et
complexe (facteurs difficiles à mesurer objectivement)
• Fournir un éventail d’idées, d’expériences ou de réactions personnelles
• Identifier des besoins et des solutions adéquates à un problème spécifique
• Explorer pas seulement ce qui se passe mais aussi pourquoi
• Identifier des pistes à approfondir par une recherche quantitative
(triangulation)
• Compréhension de (l’économie), déterminants de la (richesse économique)
• Pistes pour améliorer (ex:))la qualité de l’économie
• Travaux parallèles avec des échantillon différents
• Avantages et inconvénients de la méthodologie qualitative:

• Avantages:
 richesse des données,
 flexibilité,
 Compréhension contextuelle,
 Exploration de nouveaux sujets
• Inconvénients:
 Subjectivité
 Difficulté de généralisation
 Analyse complexe
 Moins de rigueur scientifique
Domaines d’investigations des techniques qualitatives
traditionnelles
Approche qualitative/approche quantitative
 La principale différence entre ces deux approches est qu’une étude
qualitative donne des résultats à caractère subjectif et qui ne sont pas
quantifiables.
 A l’inverse, dans une étude quantitative, il s’agira de rechercher
l’interprétation dans la littérature, la théorie et le contexte de la zone
d’étude etc.
 Ces deux approches posent des questions très différentes :

 Quantitative sert à décrire un phénomène en répondant à des


questions fermées de type qui ? quand ? où ? comment ? Combien ?

 Qualitative a pour but d’examiner le comportement des acteurs


grâce à des questions ouvertes telles que pourquoi ? Qu’en pensez
vous ?
 Ces deux techniques peuvent être complémentaires
 Leur réalisation successive permet d’obtenir une analyse plus
complète de ce que tu essayes d’investiguer.
 En commençant par réaliser une étude qualitative, tu cerneras les
comportements d’un échantillon réduit de population, celui d’un
groupe de discussion par exemple.
 Ceci te permettra d’établir des pistes de développement
intéressantes. Avec ces résultats, tu as en main tout ce qu’il te faut
pour préparer une enquête quantitative.
Approches
• L’essentiel du travail en analyse qualitative porte sur des données qualitatives: des traces
matérielles telles que principalement les mots, les locutions, les textes mais aussi les images,
icônes,…
• Une donnée qualitative est une donnée de signification immédiate revêtant une forme discursive
(Paillé et Mucchielli, 2003).
• Pour Evrard et al. (2002), les données qualitatives correspondent à des variables mesurées sur des
échelles nominales ou ordinales
• Miles et Huberman (1991) présentent les données qualitatives comme des mots et non pas comme
des chiffres.
Approches
• Les méthodes qualitatives sont souvent présentées comme peu fiables. Les objets étudiés par les
études qualitatives sont généralement complexes et comprennent de nombreuses variables et
interrelations.
• Peut-on être sûr que les données obtenues mesurent correctement le phénomène étudié ?
• Les données recueillies et analysées sont souvent considérées comme plus subjectives. Par
ailleurs, le contexte d’étude des recherches qualitatives est souvent particulier, les résultats ne sont
pas généralisables.
Approches
• Les méthodes qualitatives ne font donc pas l’unanimité parmi les chercheurs. Elles commencent
néanmoins à trouver une place importante dans les recherches en Sciences économiques et de
gestion.
• La question qui se pose dès lors concerne la définition des méthodes qualitatives. Qu’est-ce qu’une
méthode qualitative ? Existe-t-il une différence entre analyse qualitative des données et analyse
des données qualitatives ? Comment répertorier les différentes stratégies d’accès à l’objet de
recherche, les modes de recueil et les techniques d’analyse au sein des méthodes qualitatives ?
EPISTEMOLOGIE ET METHODES QUALITATIVES

• Elle s’interroge sur ce qu’est la science en discutant de la nature, de la méthode ou de la valeur de


la connaissance (Girod-Séville et Perret, in Méthodes de recherche en management, 2000).
• Le cadre de référence « épistémologie, théorie, technique »
• Une recherche sur l’entreprise est scientifique si elle s’appuie sur ces trois pôles (De Bruyne, 1974)
Paradigmes et méthodes qualitatives
• Positivisme (élaboration de lois et essai de falsification) et le constructivisme (construction d’un
construit sur une réalité).
• On peut y ajouter l’interprétativisme. Kuhn, en 1983
• De Bruyne2 (1994) distingue, pour sa part 4 paradigmes : le positivisme, la sociologie
compréhensive, le fonctionnalisme et le constructivisme
• Le positivisme
• Ce paradigme, dont l’un des principaux représentant est Karl Popper3, est né au 19ème siècle afin
de se démarquer de certains discours moraux, idéologiques ou religieux
• un travail de recherche linéaire : théorie-hypothèses-observations-généralisation-théorie.
• Les recherches doivent être reproductibles, généralisables et cumulatives
• Les principes de ce paradigme peuvent être énoncés (Wacheux, 1996) :
- les faits sont la base de la connaissance scientifique,
- le chercheur nie ses intuitions,
- la découverte de lois qui régissent la société est la finalité ultime
Le constructivisme (ou structuralisme
pour certains auteurs)
• le chercheur produit des explications qui ne sont pas la réalité mais un construit sur une
réalité susceptible de l’expliquer
• La connaissance produite est alors subjective et contextuelle.
• Comme le paradigme positiviste, des principes y sont liés (Wacheux, 1996) :
- Les phénomènes sont des tissus de relations,
- la pensée est un programme d’expériences à réaliser,
- la démonstration prime sur la constatation.
Interprétativisme
• Subjectivité: la réalité est construite socialement et que les individus interprètent le monde à travers
leurs propres expériences et contextes

• Contexte : Les chercheurs doivent comprendre les situations sociales, culturelles et historiques dans
lesquelles les participants évoluent, car cela influence leurs perceptions et leurs comportements.

• Interaction: Les chercheurs doivent établir une relation de confiance pour obtenir des données riches
et significatives.

• Flexibilité: Les chercheurs peuvent ajuster leurs méthodes en fonction des découvertes émergentes au
cours de l'étude.

• Analyse qualitative: Les données sont généralement collectées par le biais d'entretiens,
d'observations ou d'analyses de documents, et l'analyse se concentre sur l'interprétation des significations
plutôt que sur la quantification.
Modes d’inférences dans la méthodologie qualitative

• La formulation du design implique le choix de modes d’inférences


- la déduction: La déduction fonde la démarche hypothético-déductive

- l’induction : on vérifie une relation sur un certain nombre d’exemples concrets et le chercheur pose
que la relation est vraie pour toutes les observations à venir. la découverte une constance (loi)
- l’abduction: confère à une inférence un statut explicatif ou compréhensif qui pour être une loi
nécessite des tests.
Démarche expérimentale/démarche ethnographique dans la
recherche qualitative
Démarche expérimentale/démarche ethnographique dans la
recherche qualitative
Voici quelques exemples de problématiques et de questions de recherche qualitative pour chacune des démarches :
 Démarche expérimentale

• Problématique : l'impact des incitations financières sur la productivité des employés


• Question de recherche : Comment la mise en place d'un système de primes influence-t-elle la performance des équipes
dans une entreprise de vente au détail ?
• Problématique : les différentes méthodes de formation affectent l'apprentissage des employés
• Question de recherche : Quelle est l'efficacité comparative des formations en présentiel versus les formations en ligne sur
la rétention des connaissances des employés dans le secteur technologique ?
 Démarche ethnographique

• Problématique : la culture organisationnelle influence les comportements des employés dans une entreprise
• Question de recherche : Quelles pratiques informelles émergent dans le quotidien des employés d'une start-up et
comment celles-ci affectent-elles la collaboration et l'innovation ?
• Problématique : les dynamiques sociales au sein d'une équipe de travail influencent la prise de décision
• Question de recherche : Comment les interactions informelles entre les membres d'une équipe de projet impactent-elles
le processus décisionnel dans une entreprise de services ?
LA POSTURE DU CHERCHEUR DANS LES METHODES QUALITATIVES

• Les postulats
- L’approche qualitative doit être holistique et globale.
- La recherche de la naturalité
- La saisie dynamique d’un monde en transformation
• Les exigences
Les principales exigences d’une analyse qualitative sont l’écoute et l’empathie :
• L’écoute : le succès d’une étude qualitative passe par le fait de donner la parole avant de la prendre
soi-même
• L’empathie : c’est la sympathie intellectuelle par laquelle nous sommes capables de comprendre le
vécu de quelqu’un d’autre sans l’éprouver de façon réelle dans notre propre affectivité (Paillé et
Mucchielli, 2003).
D’autres impératifs sont associés à toute recherche qualitative
• Impératif d’enracinement : Cela fait référence à la nécessité de situer la recherche dans un
contexte spécifique, en tenant compte des réalités culturelles, sociales et historiques. Cela
permet de donner du sens aux données collectées.
• Impératif d’exhaustivité : Cet impératif souligne l'importance de couvrir tous les aspects
pertinents du sujet étudié. Une recherche exhaustive permet d'obtenir une vision complète et
nuancée du phénomène analysé.

• Impératif de complétude : Semblable à l'exhaustivité, cet impératif insiste sur le fait que toutes
les dimensions et perspectives doivent être prises en compte pour éviter les biais et les lacunes
dans l'analyse.
• Impératif de justesse : Cela implique que les données et les interprétations doivent être précises
et fidèles à la réalité observée. La justesse est cruciale pour garantir la crédibilité des résultats.
• Impératif de communicabilité : Cet impératif met l'accent sur la nécessité de rendre les résultats
de la recherche accessibles et compréhensibles pour le public cible. Une bonne communication
des résultats est essentielle pour leur impact.

• Impératif de conservation : Cela fait référence à l'importance de conserver les données et les
résultats de recherche de manière appropriée, afin qu'ils puissent être consultés et réutilisés
ultérieurement.
LA MISE EN OEUVRE DES METHODES QUALITATIVES

Wacheux (1996), dans son ouvrage, distingue les stratégies d’accès au réel des modes de recueil
des données.
• Précisions sur les stratégies d’accès à l’objet de la recherche qualitative
Les stratégies d’accès à l’objet de la recherche qualitative:
• L’étude de cas: Cette méthode permet d'explorer en profondeur un phénomène particulier dans son
contexte réel
• La simulation: Cette approche consiste à recréer des situations réelles pour observer les comportements
et les réactions des participants.
• Les tests projectifs: Ces outils psychologiques visent à révéler des aspects inconscients de la personnalité
des participants en leur demandant d'interpréter des stimuli ambigus
• Les jeux de rôles: Cette méthode engage les participants dans des scénarios fictifs pour observer leurs
interactions et comportements
• La méthode des incidents critiques: : Cette approche se concentre sur des événements spécifiques qui
ont eu un impact significatif sur l'expérience des participants
• La méthode biographique: Elle consiste à recueillir des récits de vie pour comprendre comment les
expériences personnelles influencent les perceptions et les comportements
• La phénoménologie: Cette méthode vise à comprendre l'expérience vécue des individus en se
concentrant sur leur perception et leur interprétation du monde.
• La netnographie: Cette approche s'intéresse à l'étude des cultures et des communautés en ligne.
Le recueil de données

Les données lors d’une analyse qualitative sont recueillies principalement par entretien ou
observation.
• Les entretiens:
Les entretiens individuels
Une présentation sous forme de typologie des entretiens individuels permet de répondre aux
questions : pourquoi des entretiens : position dans la recherche, comment : par quelle méthode, et
pour obtenir quelles données ? (Romelaer, 1998, séminaire CEFAG).
END : entretien non directif : laisse une grande liberté au participant, permettant une exploration
approfondie de ses pensées et sentiments sans contraintes.
ESDC : entretien semi-directif centré: combine une structure avec des questions ouvertes, permettant
au chercheur de guider la conversation tout en laissant de la place pour des réponses détaillées.
END actif: Bien que le terme ne soit pas développé, il pourrait faire référence à une approche où le chercheur
s'engage activement dans la conversation tout en maintenant une certaine flexibilité.
Entretien guidé proche du questionnaire: est plus structuré, ressemblant à un questionnaire, ce qui
peut faciliter la comparaison des réponses entre différents participants.
Le recueil de données
• Les entretiens:
• Les focus group
Les focus group permettent la diversité et la divergence d’opinions
Les focus group sont composés idéalement de 8 à 12 personnes
Le nombre de focus-groups à mettre en place dépend de l’objet de la recherche.
Morgan (1998) suggère que lorsque le sujet est d’une diversité modérée, le chercheur a besoin de 3 à
5 groupes pour en épuiser la diversité.
Le guide d’entretien
C’est l’instrument capable de répondre aux problématiques de la recherche aussi bien lors
d’un entretien individuel que lors d’un focus-group.
• un guide d’entretien se compose de trois parties distinctes :
→ La partie introductive
→ La partie consacrée aux éléments de description du participant et aux critères qui présideront à
son identification dans l’échantillon.
→ Les questions à poser lors de l’interview proprement dite
* Technique du « split question » ou de Funnel : question assez générale pour continuer ensuite avec
des questions plus précises
* Technique de Funnel inversée quand les participants ne sont pas censés avoir beaucoup de
connaissances à propos d’un thème particulier
Le guide d’entretien

• La réalisation du guide d’entretien doit aussi prendre en considération trois effets qui peuvent
introduire des biais :
- Effet de consistance
- Effet de fatigue
- Effet de redondance
L’observation
L’observation est une technique assez difficile à mettre en œuvre et l’aspect primordial de tout
recueil des données par cette méthode est de mettre en place une relation de confiance avec les
acteurs de l’entreprise.
Plusieurs positions sont possibles pour la technique de l’observation (Giordano, 2003):
- Participant complet: Dans cette position, l'observateur s'implique totalement dans l'environnement,
devenant un membre actif du groupe. Cela peut permettre une compréhension plus profonde des
dynamiques internes, mais cela peut aussi introduire des biais, car l'observateur pourrait être influencé par
ses propres expériences.
- Participant qui observe: Ici, l'observateur participe aux activités tout en gardant une certaine distance pour
observer. Cette position permet de recueillir des données tout en étant impliqué, mais elle nécessite un
équilibre délicat pour ne pas perdre de vue l'objectivité.
- Observateur qui participe: Dans ce cas, l'observateur prend part aux activités tout en gardant un rôle
d'observation. Cela peut enrichir l'analyse, mais il est crucial de rester conscient de l'impact de cette
participation sur les observations.
- Observateur complet : Cette position implique une observation sans interaction avec les acteurs. Bien que
cela puisse minimiser les biais, cela peut également limiter la profondeur des données recueillies, car
l'observateur ne peut pas saisir les nuances des interactions humaines.
• Plusieurs notes peuvent alors être établies:
- Les notes de terrain: Ces notes sont généralement basées sur des observations directes et des expériences
vécues sur le terrain. Elles peuvent inclure des données collectées lors d'enquêtes, d'interviews ou
d'observations
- Notes méthodologiques: Ces notes se concentrent sur les méthodes utilisées pour collecter et analyser les
données. Elles décrivent les approches, les techniques et les outils employés dans le processus de recherche.
- Notes d’analyses: Ces notes sont le résultat d'une réflexion approfondie sur les données collectées. Elles
incluent des interprétations, des conclusions et des recommandations basées sur l'analyse des informations.
Types de triangulation
• De manière générale et en conclusion de cette partie mise en œuvre des méthodes qualitatives, le
chercheur doit mettre en place une triangulation afin d’assurer la fiabilité de la recherche.
• Plusieurs types de triangulation peuvent être mis en œuvre:
- Triangulation des données
- Triangulation méthodologique
- Triangulation des chercheurs
- Triangulation théorique
Méthodes d’analyses qualitatives en sciences économiques
et de Gestion

• De nombreuses méthodes sont à la disposition des chercheurs pour l’analyse des données
qualitatives. : la sémiologie, l’analyse de contenu…
• l’ouvrage d’Huberman et Miles (1991) chez De Boeck
• La thématisation, la catégorisation et la théorisation
• Retranscription:
• Codage et analyse : principes
• Difficulté du codage:
• Comment coder?
• Repérage des codes
• Caractéristiques et objectifs d’un code
 Caractéristiques d'un code:

1. Simplicité et clarté
2. Flexibilité
3. Exhaustivité
4. Pertinence

 Objectifs d'un code:

1. Organisation des données


2. Facilitation de l'interprétation
3. Comparaison et contraste
[Link]èse des résultats
Illustration
Imaginons un entretien mené auprès de clients d'un restaurant pour évaluer leur satisfaction. Les réponses peuvent être variées, allant de "La nourriture était délicieuse" à "Le
service était trop lent".

• Codes possibles :

• "Qualité de la nourriture" : pour toutes les réponses concernant la nourriture.

• "Service" : pour les commentaires sur le service.

• "Ambiance" : pour les remarques sur l'atmosphère du restaurant.

• En utilisant ces codes, l'analyste peut rapidement regrouper les commentaires et identifier que la majorité des clients sont satisfaits de la qualité de la nourriture, mais que le
service est un point d'amélioration.
 Codage ouvert:
Exemple : Supposons que vous analysiez des entretiens sur l'expérience des étudiants en ligne. Vous pourriez identifier des codes
comme "isolement", "flexibilité", "difficulté technique", et "soutien social" en lisant les réponses des participants.
 Codage ciblé:
Exemple : En reprenant les codes précédents, vous pourriez créer des catégories comme "Défis de l'apprentissage en ligne" (qui
inclurait "isolement" et "difficulté technique") et "Avantages de l'apprentissage en ligne" (qui inclurait "flexibilité" et "soutien
social"). Cela vous aide à voir les relations entre les différents aspects de l'expérience des étudiants
 Codage selon concept:
Exemple : À partir des catégories précédentes, vous pourriez développer un concept central comme "L'équilibre entre défis et
avantages dans l'apprentissage en ligne". Ce concept pourrait alors guider votre interprétation des données et la rédaction de vos
conclusions.
La thématisation

L’analyse thématique est la première phase d’analyse qualitative


La thématisation, c’est la transposition d’un corpus donné en un certain nombre de thèmes
représentatifs du contenu analysé et ce en rapport avec l’orientation de la recherche.
• Pour délimiter les thèmes on peut faire:
- une démarche continue: Cela pourrait impliquer une analyse itérative où les thèmes sont
ajustés et affinés au fur et à mesure que l'analyse progresse.
- séquenciée: Cela pourrait faire référence à une approche plus structurée, où les thèmes sont définis étape
par étape, ce qui peut être utile pour maintenir une certaine rigueur dans le processus d'analyse.
Démarche continue

Cas concret : Étude sur l'expérience des consommateurs dans une grande surface

Collecte de données : Un chercheur mène des entretiens avec des consommateurs sur leur expérience dans la
garnde surface

Première analyse : Après avoir transcrit quelques entretiens, le chercheur commence à identifier des thèmes
émergents, comme "communication avec le personnel", "confort des installations" et "temps d'attente".

Affinement itératif : Au fur et à mesure que le chercheur analyse plus d'entretiens, il réalise que certains
thèmes se chevauchent ou que de nouveaux thèmes apparaissent, comme "impact émotionnel" ou
"satisfaction globale". Il ajuste donc ses thèmes en conséquence, en fusionnant certains et en en ajoutant
d'autres.

• Finalisation : À la fin de l'analyse, le chercheur a une liste de thèmes qui reflète fidèlement l'expérience des
patients, ayant évolué grâce à une réflexion continue tout au long du processus.
Démarche séquenciée

Cas concret : Analyse des retours d'expérience sur un programme de formation

Collecte de données : Un formateur recueille des questionnaires de satisfaction auprès des participants à un
programme de formation.

Étape 1 - Définition des thèmes initiaux : Le formateur commence par définir des thèmes préliminaires basés sur les
questions du questionnaire, tels que "contenu de la formation", "qualité des formateurs" et "utilité des outils
pédagogiques".

Étape 2 - Analyse des données : Il analyse les réponses en se concentrant sur chaque thème défini, en notant les
commentaires et les suggestions des participants.

Étape 3 - Révision des thèmes : Après avoir analysé les données, le formateur peut décider de modifier certains
thèmes ou d'en ajouter de nouveaux, mais il le fait de manière structurée, en suivant un plan établi.

Étape 4 - Rapport final : Le formateur compile ses résultats en un rapport qui présente les thèmes de manière claire
et ordonnée, facilitant ainsi la compréhension des points forts et des axes d'amélioration du programme.

• Ces deux approches montrent comment l'analyse thématique peut être adaptée en fonction des besoins de la
recherche et de la nature des données collectées. La démarche continue favorise la flexibilité et l'adaptabilité,
tandis que la démarche séquenciée offre une structure et une rigueur dans le processus d'analyse.
• La théorisation:

Concept de théorisation : La théorisation consiste à élaborer des concepts et des


théories à partir des données empiriques. Dans une démarche qualitative, cela implique
de passer de l'observation des faits à une compréhension plus profonde des dynamiques
sous-jacentes;
Processus inductif : La théorisation en recherche qualitative est souvent inductive. Cela
signifie que le chercheur commence par des observations spécifiques pour ensuite
développer des théories générales
Illustration par des exemples : Prenons l'exemple d'une étude sur l'impact du télétravail
sur la vie des employés. En recueillant des témoignages, le chercheur peut observer que
certains employés ressentent une plus grande flexibilité, tandis que d'autres éprouvent
un sentiment d'isolement;
Rôle de la réflexivité : La théorisation en démarche qualitative nécessite également une
réflexivité de la part du chercheur. Cela signifie qu'il doit être conscient de ses propres
biais et de l'impact de sa position sur la recherche
• La catégorisation:

Identification des thèmes : Lors de l'analyse qualitative, les


chercheurs identifient des motifs récurrents ou des idées clés qui
émergent.
Création de catégories : Une fois les thèmes identifiés, les chercheurs
créent des catégories qui regroupent les données similaires. Cela peut
impliquer de créer des sous-catégories pour affiner encore plus
l'analyse
Interprétation des données : La catégorisation permet aux
chercheurs de donner un sens aux données en les reliant à des
concepts théoriques ou à des questions de recherche. Cela aide à
dégager des conclusions et à formuler des recommandations
la catégorisation est également un outil d'analyse critique. En regroupant les informations, les
chercheurs peuvent :
 Mettre en lumière des relations : En observant comment différentes catégories interagissent, on peut
découvrir des relations inattendues;
 Faciliter la communication des résultats : Les catégories permettent de présenter les résultats de
manière claire et structurée, ce qui est essentiel pour partager les conclusions avec d'autres
chercheurs, des décideurs ou le grand public.
Ex: Analyse des segments de marché : Lorsqu'une entreprise souhaite comprendre ses clients, elle peut
catégoriser ceux-ci en fonction de divers critères tels que l'âge, le revenu, le comportement d'achat ou les
préférences. Cela permet de mieux cibler les stratégies marketing.
Ex: Évaluation des performances des employés : Dans une démarche qualitative, les gestionnaires
peuvent catégoriser les performances des employés en différentes classes (ex. : performances élevées,
moyennes, faibles) en se basant sur des évaluations subjectives, des feedbacks et des entretiens.
Ex: Étude des motivations des consommateurs : Les chercheurs peuvent mener des entretiens pour
comprendre les motivations d'achat des consommateurs et ensuite catégoriser ces motivations en
groupes, comme les besoins fonctionnels, émotionnels ou sociaux.
Ex: Classification des risques financiers : Dans la gestion des risques, les entreprises peuvent catégoriser
les différents types de risques (marché, crédit, opérationnel) en fonction de leur impact potentiel et de
leur probabilité d'occurrence, ce qui aide à prioriser les actions à entreprendre.
Ex: Analyse des stratégies concurrentielles : Les entreprises peuvent analyser et catégoriser les
stratégies de leurs concurrents en différentes typologies (ex. : stratégie de coût, stratégie de
différenciation) pour mieux comprendre le paysage concurrentiel et adapter leur propre stratégie.
Méthodologie qualitative en sciences économiques et de gestion

« Le travail de recherche scientifique »


(suite)
Chapitre 1
séquence 2
Pr. Najoua MAAFI
ENCG-C
2024-2025
• INTRODUCTION
• Le travail de recherche est la construction d’un «objet scientifique». Il permet à l’auteur de:
• - Explorer un phénomène
• - Résoudre un problème
• - Questionner ou réfuter des résultats fournis dans des travaux antérieurs ou une thèse
• - Expérimenter un nouveau procédé, une nouvelle solution, une nouvelle théorie
• - Appliquer une pratique à un phénomène
• - De décrire un phénomène
• - Expliquer un phénomène
• -…

• ou une synthèse de deux ou plusieurs de ces objectifs.


1. LA METHODE DE RECHERCHE: GENERALITES

• 1.1. Qu’est-ce que la recherche?


• La recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche rationnelle qui permet d’examiner des
phénomènes, des problèmes à résoudre, et d’obtenir des réponses précises à partir d’investigations. Ce
processus se caractérise par le fait qu’il est systématique et rigoureux
 Quels sont les principes de base la Recherche Scientifique ?
• Les principes qui renforcent les étapes du processus de recherche,
comprennent:

 l’énoncé de question pertinentes;


 l’établissement de liens entre la théorie et la recherche;
 l’utilisation de méthodes appropriées;
 l’enchaînement logique des opérations;
 la répétition des études et, enfin, la communication et la critique.
1.2. Les différents niveaux de recherche

• Il y a trois niveaux essentiels dans la recherche en sciences sociales et science humaines:


• - La description
• - La classification
• - L’explication / compréhension
1.3. Les modes d’investigation
• Les modes d’investigations sont déterminés par les paradigmes de recherche et les objectifs du chercheur. Ce
dernier a le choix entre trois modes d’investigation: l’approche quantitative, l’approche qualitative et
l’approche mixte.
• 1.3.1. L’approche quantitative
• Cette approche vise à recueillir des données observables et quantifiables. Ce type de recherche consiste à
décrire, à expliquer, à contrôler et à prédire en se fondant sur l’observation de faits et événements, positifs‟,
c’est-à-dire existant indépendamment du chercheur, des faits objectifs.
• Exemple :
• « La consommation des ménages croît avec le revenu » ; Cette proposition contient les concepts «
consommation des ménages », « revenu » et le lien entre les deux est exprimé par les mots « croît avec ».
• 1.3.2. L’approche qualitative
• Dans l’approche qualitative, le chercheur part d’une situation concrète comportant un phénomène particulier
qu’il ambitionne de comprendre et non de démontrer, de prouver ou de contrôler. Il veut donner sens au
phénomène à travers ou au-delà de l’observation, de la description de l’interprétation et de l’appréciation du
contexte et du phénomène tel qu’il se présente.
1.3. Les modes d’investigation :suite
• 1.3.3. L’approche mixte
• Cette approche est une combinaison des deux précédentes. Elle permet au chercheur de mobiliser aussi bien
les avantages du mode quantitatif que ceux du mode qualitatif. Cette conduite aide à maitriser le phénomène
dans „toutes‟ ses dimensions.
1.4. Les différents types d’étude
• 1.4.1. Les études exploratoires et explicatives
• La recherche exploratoire-explicative consiste à décrire, nommer ou caractériser un phénomène, une situation
ou un événement de sorte qu’il apparaisse familier. Le chercheur collecte les données en s’appuyant sur des
observations, sur des entretiens ou des questionnaires
• Le chercheur peut utiliser:
(i). La recherche documentaire valorise les écrits et les compte rendus conservés qui rendent compte de la vie de
l’entreprise. La démarche historique est basée sur la recherche documentaire.
(ii). L’entrevue de groupe permet d’éveiller des réactions internes à un groupe et de favoriser le brainstorming.
C’est parfaitement adapté lorsque le thème de recherche n’est pas intime.
(iii). L’analyse de cas, très souvent utilisée en management stratégique, repose sur des principes développés par
ailleurs.
• 1.4.2. Les études descriptives et corrélationnelles
• Elles consistent à décrire comment les variables ou les concepts interagissent et comment ils peuvent être
associés. La recherche porte sur la découverte de relations entre les facteurs ou les variables.
• Ces méthodes rendent compte de l’actualité à l’aide de techniques telles que:
(i). L’analyse longitudinale permet de visualiser par exemple les effets des actions marketing, commerciales ou
stratégiques sur une période temporelle.
(ii). La coupe instantanée, c’est l’enquête traditionnelle par questionnaire.

• Les explorations revêtent toujours deux aspects:


- Les entretiens exploratoires
- L’exploration du site
• 1.4.3. Les études corrélationnelles-explicatives
• Le chercheur veut savoir s’il y a une association entre les facteurs et vérifier si les facteurs agissent ou varient
entre ensemble. La question fondamentale est d’identifier ce qui se produit lorsqu’une relation particulière
existe.
• 1.4.4. Les études expérimentales, explicatives et prédictives
• Il s’agit ici de vérification d’hypothèses causales. L’étude veut prédire une relation causale, expliquer,
contrôler. Le chercheur agit sur l’un des variables pour étudier son effet sur l’autre.
• L’expression de ces relations se fait traditionnellement sous la forme y=f(x)
• 1.4.5. Les études qualitatives
• 2. LES STRATÉGIES DE VÉRIFICATION
• La stratégie de vérification est le choix que l‟on fait par rapport au nombre de cas à utiliser et au type de
recherche à réaliser pour assurer la vérification la plus complète possible de l‟hypothèse.
• Nous pouvons citer six types de stratégie de vérification:
• 2.1. L’observation
• Elle consiste à observer le fait et à découvrir „tous‟ les facteurs qui le composent ou qui l’influence. Elle est
pratiquée à l’aide des sens de perception ou d’instruments spécifiques.
• 2.2. La stratégie expérimentale
• C’est une observation provoquée dans laquelle le chercheur contrôle et manipule à la fois la variable
indépendante et la variable dépendante. Il peut manipuler les facteurs d’intervention pour en déterminer les
effets possibles sur l’objet de l’intervention.
• 2.3. La stratégie quasi-expérimentale
• Le chercheur ne manipule que la variable indépendante. Il ne vérifie que les conditions d’intervention de la
variable indépendante. Il ne maitrise pas la variable dépendante ou ne s’en préoccupe pas et se contente
d’observer ses réactions aux stimuli provoqués par la variable dépendante. On l’utilise notamment dans des
travaux de simulation.
• 2.4. L’enquête
• Elle est l’une des stratégies les plus sollicitées dans les sciences sociales. Dans cette stratégie, le chercheur ne
contrôle aucune des variables en cause.
• 2.5. L’étude de cas
• Elle est fréquemment utilisée en sciences sociales. Ici, le chercheur n’agit pas non plus sur les variables en
cause; il cherche seulement à observer les interrelations possibles entre ces variables. Au lieu de porter son
investigation sur un grand nombre de personnes ou de faits, il étudie un nombre limité de cas considérés
comme significatifs.
• 2.6. La recherche-action
• Il s’agit d’une recherche menée de telle sorte que les acteurs sociaux, sujets de la recherche, s’y trouvent eux-
mêmes engagés en contribuant à identifier et à élaborer une solution au problème étudié.
• 3. LE PROCESSUS DE RECHERCHE
• La méthode de recherche emprunte généralement un cheminement ordonné qui part de l‟observation à la
discussion des conclusions scientifiques en passant respectivement par un problème de recherche, une
question de recherche, une hypothèse, un objectif de recherche et une méthode de résolution. Ce processus
peut être regroupé en trois grandes phases:
Méthodologie qualitative en sciences
économiques et de gestion
« Le travail de recherche scientifique »
Chapitre 1
séquence 1

Pr. Najoua MAAFI


ENCG-C
2024-2025
Le travail de recherche est la construction d’un objet scientifique. Il permet a
l’auteur scientifique:

 D’expliquer un phénomène
 Résoudre un problème
 Expérimenter un nouveau procédé, une nouvelle théorie
 Appliquer une pratique à un phénomène
 Décrire un phénomène
 ou une synthèse de deux ou plusieurs de ces objectifs
Qu’est-ce que la recherche?

• La recherche scientifique est un processus dynamique ou une


démarche rationnelle qui permet d’examiner des phénomènes, des
problèmes a résoudre et d’obtenir des réponses précises à partir
d’investigation. Ce processus rigoureux conduit à l’acquisition de
nouvelles connaissances
Le processus de recherche

• La méthode de recherche emprunte généralement un cheminement


ordonné qui part de l’observation à la discussion des conclusions
scientifiques en passant par un problème de recherche, une question
de recherche, une hypothèse, un objectif de recherche et une
méthode de résolution
• LES QUESTIONS DU CHERCHEUR DEBUTANT

• que "faire de la recherche" ?


• Quelles sont les étapes d'une recherche ?
• Comment choisir une méthodologie ?
• Quel plan choisir ?
• Quel calendrier respecter ?
• Comment choisir et présenter ses citations et références ?
Choix du SUJET
L'attitude du chercheur

• - Le chercheur indique les fondements, les points de départ, les


postulats sur lesquels il fait reposer son travail.

• - Il définit précisément les notions qu'il utilise.

• - Il questionne et justifie les choix (de méthodes ou de contenu) qu'il


a dû faire.
La problématique, le problème et les questions de recherche

• La problématique est la question à laquelle on essaye de répondre


pendant la recherche.

Le problème de recherche est formulé en s’appuyant sur les lectures


(travaux et ouvrages) et les observations préliminaires de terrain

Les questions de recherche sont des énoncés interrogatifs qui


formulent et explicitent le problème identifié
• Pour concevoir et problématiser l'objet de la recherche, on a besoin à
la fois de construire cet objet à partir du problème identifié, de
questions et hypothèses qui l'explicitent davantage, et de
l'approfondir encore à partir de tout ce qui a été écrit (revue de
littérature) ou fait à son propos.
Le chercheur doit expliquer sa méthode et la livrer ainsi à
l'examen des autres chercheurs.

La recherche est un phénomène collectif à travers le fait que


chacun va essayer de comprendre, et éventuellement de
comparer ou reproduire les résultats des autres, afin de les
confirmer, de les compléter ou de les réfuter.
Quelques principes déontologiques

• Il est impossible d'éviter les erreurs.


• Il y a des erreurs même dans les théories éprouvées.
• Il ne faut pas camoufler ses erreurs.
• Il faut se mettre à l'école de ses erreurs…
• Faire preuve d'autocritique et de vigilance.
• Nous avons besoin des autres, la critique venant d'autrui est une
nécessité.
• 4. La méthodologie : indiquer et justifier les méthodes de recueil de
données et d'investigation choisies. Donner tous les détails
nécessaires.
5. Présentation des résultats (observations, analyses, etc.). Des
annexes peuvent être fournies si les résultats sont trop lourds à
présenter dans le corps du texte(documents, tableaux
statistiques etc.).
• 6. Discussion des résultats : présenter en quoi ces résultats répondent
à la question posée dans la problématique. La présentation et la
discussion peuvent faire l'objet d'un même chapitre.
• De toute façon, la méthode choisie et les résultats qu'elle a produits
doivent être décrits "avec suffisamment de précision pour que
quelqu'un d'autre puisse les comprendre" (c'est le minimum). Dans
les sciences de la nature, dans la méthode expérimentale, il faut
même que cet autre chercheur puisse "reproduire (ces travaux), les
vérifier, les confirmer ou réfuter" (Balibar 2014, p. 28).
• 7. Conclusions : résumer les apports et les limites de l'étude, indiquer les
implications et prolongements possibles.

• 8. Annexes (éventuelles).

• 9. Bibliographie et webographie.

• 10. Table des matières (plan détaillé avec les pages correspondantes).

• 11. (S'il y a lieu), table des annexes, figures, tableaux.


• En préparant son plan, l'étudiant devra veiller à la répartition du
nombre de pages par partie ou chapitre. Le but est d'éviter un
déséquilibre trop grand entre les parties. Exemple fréquent :
introduction, revue de littérature et méthodologie trop lourdes par
rapport à la présentation et la discussion des résultats.
Сomment formuler une problématique de mémoire/PFE?

• La problématique de mémoire/PFE constitue le fil rouge de tout le


document. En effet, c’est à partir de là que vous pourrez délimiter
exactement votre sujet. C’est donc une partie très importante. C’est
pourquoi il est crucial de bien la poser avant d’engager toutes les
autres étapes, y compris la collecte de données. Mais pour cela, vous
devez savoir comment formuler une problématique de mémoire ?
Ce qu’il faut savoir sur la problématique de mémoire/PFE ?
• Vous vous posez peut-être la question de savoir qu’est-ce qu’une problématique
de mémoire. De manière simple, la définition de la problématique d’un mémoire
renvoie à la question centrale de recherche. En effet, lorsqu’on formule un
thème, il est possible de l’aborder sous différents angles.

• La problématique permet à travers une question bien formulée d’attaquer le


sujet sous un angle spécifique. Une fois la question centrale formulée, il est
possible de poser d’autres questions secondaires qui permettront de
confirmer votre angle d’attaque.

• Les questions posées sont ouvertes, laissant plusieurs possibilités de réponse.


Celle mal formulée aboutira bien évidemment à de mauvaises réponses. C’est
pourquoi il est extrêmement important de savoir comment définir une
problématique avant d’établir le cadre théorique et conceptuel du
mémoire/PFE et d’engager la collecte de données, l’élaboration du plan de travail,
etc.
La Question centrale et la problématique

Voici quelques exemples de questions centrales de recherche dans le domaine de l'économie et de la gestion
:
[Link] les politiques monétaires influencent-elles la croissance économique dans les pays en
développement ?
[Link] est l'impact de la digitalisation sur la productivité des entreprises dans le secteur des services ?
[Link] les comportements des consommateurs évoluent-ils face à la durabilité et aux pratiques
éthiques des entreprises ?
[Link] sont les stratégies les plus efficaces pour gérer le changement organisationnel dans les grandes
entreprises ?
[Link] les fluctuations des taux de change affectent-elles les décisions d'investissement des
multinationales ?
[Link] rôle joue l'innovation dans la compétitivité des PME sur le marché global ?
[Link] les crises économiques influencent-elles la gestion des ressources humaines dans les
entreprises ?
[Link] sont les déterminants de la fidélité des clients dans le secteur de la vente au détail ?
Ces questions peuvent servir de point de départ pour des recherches approfondies et peuvent être adaptées
en fonction des intérêts spécifiques des chercheurs.
Quelques exemples de problématique de mémoire
Ci-dessous, nous vous proposons quelques idées de problématiques de
mémoire pour différentes disciplines :
Sujet et problématique : différences fondamentales

• Certains étudiants arrivent encore à confondre le sujet de mémoire et la problématique.


Ce qu’il faut dire d’emblée, c’est que la dernière découle du sujet. En d’autres termes,
c’est à partir du thème que l’on formule la problématique. Donc, le sujet de mémoire
s’appuie sur la rédaction du document.
• Très souvent, celui-ci a une portée très large et peut toucher de nombreux domaines. Il
constitue en réalité le point de départ de la recherche. Cependant, à cause de sa portée
trop large, il est suivi d’une problématique qui permet en quelque sorte de circonscrire le
thème sous un angle donné.
• ➡️ Exemple d’un sujet de mémoire/PFE : Développement et urbanisation exacerbée
des villes marocaines : quels impacts ?
• ➡️ Problématique : En quoi l’augmentation non contrôlée du taux d’urbanisation peut-
elle limiter les performances des villes françaises en matière de développement durable
?
Différence entre problématique et question centrale de recherche
• La problématique et la question centrale de recherche sont deux termes très proches qui se
confondent parfois. Ils jouent un rôle presque similaire, mais avec quelques nuances. En effet, la
première permet de définir ou encore de circonscrire le cadre global de la recherche. Pour cela,
elle identifie précisément le problème que pose le sujet sous un angle donné.

• la problématique permet de mettre en lumière les lacunes de la littérature existante sur un sujet
donné. Il est question en effet de démontrer que votre recherche est pertinente, car l’angle sous
lequel vous abordez le problème a peu ou pas été étudié par les prédécesseurs.

• la problématique donne une vision assez claire des recherches que l’étudiant devra mener. C’est à
partir de celle-ci que l’on formule la question centrale du mémoire et qu’on élabore la
méthodologie à suivre.

• la question centrale, il faut dire qu’elle découle en réalité de la problématique et représente


l’objectif même de la recherche. Elle servira de base à la collecte de données pour le cadre
empirique, à l’analyse et à l’interprétation des résultats. À la suite de la question centrale de
recherche de votre mémoire, il est important de formuler des hypothèses qui seront confirmées
ou non à la fin de l’étude.

• ➡️ Exemple de problématique : De nombreux professionnels de l’éducation au Maroc ne


maîtrisent pas l’utilisation des TIC et sont obsolètes dans leurs pratiques.

• ➡️ Question de recherche centrale : Quelles stratégies l’État peut-il mettre sur pied pour
favoriser l’intégration des TIC dans le secteur de l’éducation au Maroc ?
Les critères clé d’une bonne problématique

• La formulation de la problématique est extrêmement importante. Une mauvaise section ne peut donc
conduire qu’à de mauvais résultats, et vice-versa. Alors, si vous voulez savoir comment trouver une bonne
problématique de mémoire, voici quelques critères ou caractéristiques à considérer :

• La clarté : Votre problématique doit être suffisamment claire et mettre en lumière de manière naturelle le
problème que pose le thème. L’on doit pouvoir identifier clairement sous quel angle vous abordez votre
sujet de mémoire.
• La pertinence : Il faut travailler sur cette partie ayant un véritable enjeu dans votre spécialité. Votre projet
doit pouvoir apporter une plus-value en termes de connaissances dans votre domaine d’étude.
• L’originalité : Essayez de travailler sur une problématique originale qui a peu été explorée par vos
prédécesseurs.
• La faisabilité et le réalisme : Il ne sert à rien d’être trop prétentieux et d’aborder ce que vous aurez du mal à
résoudre avec les ressources disponibles. Alors, assurez-vous d’avoir suffisamment de temps et d’être en
mesure de mobiliser tout nécessaire pour mener à bien votre recherche.
• La contextualisation : Il est essentiel de bien analyser le contexte dans lequel vous vous trouvez, afin de vous
assurer de l’intérêt réel de votre problématique. Essayez au maximum de l’adapter au contexte actuel dans
lequel vous vous trouvez.
Les étapes de formulation d’une problématique

• Formuler ou créer une problématique de mémoire demande un gros travail en amont. Plusieurs
personnes ne savent pas comment définir une problématique et se lancent à l’aveugle, ce qui
produit très souvent de mauvais résultats. Son libellé est en réalité la résultante de plusieurs
étapes par lesquelles il faut absolument passer.

• Étape 1 : Le choix du sujet


• Comme vous le savez déjà, la problématique découle toujours du thème abordé. Il est donc
nécessaire de faire au préalable le choix du sujet sur lequel vous souhaitez vous appesantir. Ce
n’est pas un choix à prendre à la légère lorsqu’on sait à quel point la rédaction de
mémoire/PFE demande du temps et de l’énergie. Alors, assurez-vous de choisir ce qui vous
intéresse vraiment et pour lequel vous êtes prêt à vous investir totalement.

• Un sujet de mémoire ennuyeux ou peu intéressant vous démotivera et vous empêchera de vous
donner à fond. Le conseil que nous vous donnons, c’est de considérer les domaines de votre
spécialité qui vous passionnent réellement. Une fois que vous les avez identifiés, essayez de
trouver des thèmes pertinents que vous pourrez aborder dans le cadre de votre travail.
• Étape 2 : Identifier et se renseigner sur les contours du problème posé
• Une fois le choix du sujet fait, il faudra identifier de manière claire le problème que pose
ledit sujet. Sachez que celui-ci peut mettre en lumière un ou plusieurs problèmes. Vous
ne pouvez pas vous attaquer à tous ces problèmes dans un seul et même travail. Ce que
nous vous recommandons de faire, c’est d’identifier le problème qui vous parle le plus et
pour lequel vous avez un certain intérêt (académique, personnel, professionnel, etc.)
Vous devrez ensuite analyser la pertinence dudit problème. Est-ce un problème qui
mérite réellement qu’on s’y attarde ? Pourquoi ? Telles sont les questions que vous
devrez vous poser.
• D’autre part, quel est le contexte du problème ? Quelles sont ses causes ? Ses
manifestations, ses conséquences, etc. Par ailleurs, nous vous recommandons
d’identifier les ressources qu’il faudra mobiliser pour traiter efficacement du problème
posé. Avez-vous la possibilité de rassembler ces ressources en temps opportun ?
• C’est nécessaire d’être fixé là-dessus. Si vous avez des doutes, essayez de vous
rapprocher de votre directeur de mémoire, afin de savoir ce qu’il est possible d’avoir des
solutions alternatives. Dans le cas contraire, nous vous recommandons de trouver un
autre problème découlant du même sujet ou d’un autre sujet.
• Étape 3 : La formulation de la problématique
• Il s’agit de la toute dernière étape qui consiste à mettre par écrit la
problématique que vous allez aborder dans votre travail. Pour la
formuler, il est important de faire de bons choix de mots. D’autre part,
la formulation doit permettre au lecteur de comprendre tout de suite
le problème que vous souhaitez résoudre dans le cadre de votre
mémoire de fin d’études.
• Évitez donc de faire des phrases trop longues et complexes, car au
finish cela rend la compréhension plus difficile. Par contre, vous
pouvez formuler votre problématique en plusieurs courtes phrases.
Le plus important, c’est qu’elles soient suffisamment claires et
pertinentes.
Comment poser la problématique d’un sujet de mémoire/PFE

• les étudiants sont appelés à rédiger un mémoire/PFE qui couronne les deux années passées dans
ce cursus. Sa rédaction constitue l’une des étapes principales pour obtenir le diplôme. C’est
pourquoi il est très important d’aborder une problématique d’actualité et surtout d’une
pertinence remarquable. Pour cela, nous vous recommandons de :

• Choisir un sujet de mémoire qui vous intéresse : Tout au long de votre cursus de master, vous
avez très probablement étudié de nombreux domaines de votre filière. Certains étaient sans
doute plus intéressants que d’autres. Nous vous conseillons donc de vous tourner vers les
domaines qui ont particulièrement suscité votre intérêt. Une fois cela fait, formulez un sujet
captivant et digne d’intérêt.
• Identifier un problème peu ou pas encore exploré : Cette étape consiste à déceler le véritable
problème que pose le thème. Celui-ci peut mettre en lumière plusieurs problèmes, mais vous
devez trouver un angle peu exploré par les chercheurs. Pour cela, il faut consulter le maximum de
documents ayant trait à votre sujet. Vous saurez ainsi ce qui a déjà été fait, et ce qui ne l’a pas
encore été.
• Formuler une question centrale et des hypothèses de recherche : Après avoir clairement défini
l’angle sous lequel vous souhaitez aborder le sujet, vous devrez poser une question qui permettra
de comprendre exactement où vous voulez aller. À la suite de cette question, vous formulerez des
hypothèses de recherche. Celles-ci seront confirmées ou infirmées à la fin de votre travail.
Quelques outils nécessaires à l’élaboration d’une bonne
problématique

• Au vu de sa complexité, il est important de prendre du temps pour définir


une problématique de mémoire pertinente. Entre autres approches et
outils, nous avons :
[Link] de littérature : L’état de l’art scientifique vous permettra de prendre
connaissance de ce qui a déjà été fait en rapport avec le problème que
vous souhaitez aborder. Vous pourrez notamment identifier les lacunes des
précédents travaux.
[Link] de l’actualité : Il est essentiel d’être au parfum de l’actualité afin
de connaître quelles sont les tendances liées au problème que vous allez
traiter.
3.Séances de brainstorming : Vous pouvez échanger avec vos camarades et
même vos enseignants afin d’avoir une idée poussée des problèmes phares
qu’il est possible d’aborder dans votre spécialité.
Idées pour créer une problématique de mémoire
Plan type d'une problématique

1 - Formulation du problème

Approche philosophique

Approche théorique

Approche méthodologique et empirique

2- Questionnement, axes de recherches et/ou hypothèses

Définition du problème de recherche

Champs des connaissances

Représentation et conceptualisation
Plan type d’une problématique: suite
3- Résultats attendus (contributions théoriques et managériales)

4 - Méthodologie générale et protocole de recherche

Stratégie de recherche

Accès au terrain

Planification des opérations

5- Techniques d'analyse des données

6-Plan final de rédaction

7- Bibliographie extensive

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