Déterminants :
Ce fichier est préparé par Compil’Court d’ENSA Agadir.
∀ error found ∈ doc : contact us on discord.
Let’s make ENSA AGADIR great again!
Calcul des déterminants :
Règle de Sarrus :
La règle de Sarrus consiste à écrire les trois colonnes de la matrice et de répéter les deux premières
colonnes à droite de la matrice.
On fait les produits des coefficients de chaque diagonales et d’en faire la somme si la diagonale
est descendante ou la différence si la diagonale est ascendante :
− − −
a11 a12 a13 a11 a12
a21 a22 a23 a21 a22
a31 a32 a33 a31 a32
+ + +
. Cette règle n’est valable que pour les détérminants d’ordre 3 × 3.
Déterminant des matrices supérieures ou inférieures :
Soit A = (aij )1≤i,j≤n une matrice triangulaire, alors :
n
Y
det(A) = aii
i=1
Preuve :
Soit A une matrice triangulaire supérieure, c’est-à-dire : aij = 0 ∀i > j, on a
X n
Y
det A = ε(σ) aσ(i)i
σ∈Sn i=1
On a : n
Y
aσ(i)i = 0 ∀i ∈ {1, . . . , n} tel que σ(i) > i
i=1
Donc il ne reste que les σ vérifiant σ(i) ≤ i pour tout i ∈ {1 . . . , n}, on déduit que σ(i) = Id(i) = i
par suite :
Yn
det A = aii
i=1
t
Si A est triangulaire inférieure alors A est triangulaire supérieure, or :
n
Y
det t A = det A = aii
i=1
Méthode du pivot de Gauss :
Cette méthode consiste à remplacer la matrice par une matrice triangulaire en utilisant seulement
des permutations de lignes ou colonnes, des ajouts à une ligne d’un multiple d’une autre ligne de
manière à faire apparaitre le maximum de zéro.
Le principe est le suivant :
. On choisit aij ̸= 0 en général a11 , on l’appel le pivot.
1
. Si aij ̸= a11 , on permute les lignes 1 et i et les colonnes 1 et j, on obtient donc une matrice
A0 telle que det(A0 ) = (−1)i+j det(A).
. On élimine tous les termes situés sous le pivot en ajoutant à la ligne k la ligne 1 multipliée
par − aak1
11
.
. On refait la même chose pour les sous-matrices privée de la première ligne et la première
colonne.
. On obtient donc une matrice triangulaire T dont le déterminant est simple à calculer et telle
que det(A) = (±1) det(T ).
Exemples :
5 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
D1 = 10 4 3 = 5 × 2 2 2 3 = 10 0 0 1 L2 ←L2 −2L1 = −10 0 1 −2 L2 ↔L3 = −10
15 8 1 3 4 1 0 1 −2 L3 ←L3 −3L1 0 0 1
1 1 11 1... 1 1 ...
1
1 2 22 0... 1 1 ...
1 L2 ←L2 −L1
D2 = 1 2 33 = 0... 0 1 ...
1 L3 ←L3 −L2 = 1
.. .. ..
.. ..
.. .. .. .. ..
..
. . .. . . . . .
. .
1 2 3 ... n 0 0 0 . . . 1 Ln ←Ln −Ln−1
Développement du déterminant selon une rangé :
a11 . . . a1n 1
.. .. .. .. a11 . . . a1n
. . . .= ... . . . ...
an1 . . . ann 0
an1 . . . ann
an+1,1 . . . an+1,n 0
Cette formule réduit le calcul d’un déterminant de rang (n + 1) à celui de (n + 1) déterminants
d’ordre n, en effet :
a11 ... a1,n+1
.. ... .. = (−1)1+1 a11 ∆11 + (−1)1+2 a12 ∆12 + · · · + (−1)1+(n+1) a1,n+1 ∆1,(n+1)
. .
an+1,1 . . . an+1,n+1
Avec ∆ij est le déterminant privée de la ie ligne et la j e colonne.
Le développement du déterminant se fait selon une ligne ou colonne choisie judicieusement pour
simplifier le calcul.
Exemples :
1 2 −1 1
−1 2 1 3
D= = (−1)3+2 × 1 × ∆32 + (−1)3+4 × (−1) × ∆34
0 1 0 −1
2 1 1 1
1 −1 1 1 2 1
= − −1 1 3 + −1 2 1
2 1 1 2 1 1
0 0 4 L1 ←L1 +L2 0 4 0 L1 ←L1 +L2
= −1 1 3 + −1 2 1
2 1 1 2 1 1
−1 1 −1 1
= −4 −4 = 24
2 1 2 1
2
Application du déterminant :
1. La résolution des systèmes linéaires:
a11 x1 + a12 x2 + · · · + a1n xn = b1
a21 x1 + a22 x2 + · · · + a2n xn
= b2
(Σ) : .. ..
. .
a x + a x + · · · + a x
n1 1 n2 2 nn n = bn
En posant :
a11 . . . a1n b1 x1
A = ... . . . ...
..
, B=. et X = ...
an1 . . . ann bn xn
Le système peut être écrit sous sa forme matricielle, comme :
a11 . . . a1n x1 b1
.. . . . . .
(Σ) : AX = B ⇐⇒ . . .. .. = ..
an1 . . . ann xn bn
Ce système est dit de Cramer ssi : det(A) ̸= 0, et si c’est le cas, il admet une unique solution
(x1 , . . . , xn ) = (xk )1≤k≤n , avec :
det Ak
xk =
det A
Avec Ak est la matrice dont la k e colonne est remplacée par B.
2. L’inverse d’une matrice carrée :
Théorème :
t
com(A)A = A t com(A) = det AIn
Preuve : Quelques notations :
Soit A = (aij )1≤i,j≤n , com(A) = (Aij ) et t com(A) = (A′ij ) = (Aji ) et : t com(A)A = (bij ) :
On a : n n
X X
bij = A′ik akj = Aki akj
k=1 k=1
e
Si i = j on developpe det A selon la j colonne, on aura :
n
X
det A = Akj akj = bjj
k=1
Sinon, on developpe det(A1 , . . . , Ai−1 , Aj , Ai+1 , . . . , An ) par rapport à la ie colonne, on obtient :
n
X
det(A1 , . . . , Ai−1 , Aj , Ai+1 , . . . , An ) = Aki akj = bij
k=1
Or det est une forme alternée on aura : det(A1 , . . . , Ai−1 , Aj , Ai+1 , . . . , An ) = 0, c’est-à-dire :
bij = 0 si i ̸= j.
Finalement : (
0 i ̸= j
bij =
det A i = j
Par suite :
t
com(A)A = det AIn
De même on démontre la seconde inégalité et on peut même déduire que :
1 t
A−1 = com(A)
det A