Memoire
Memoire
Département de biologie
Présenté par
Et
KASSOUS Halima
MASTER EN BIOLOGIE
Thème
nous disons «AlhamdoliAllah », c’est grâce à Allah qui nous avons aidé et nous
somme donné le courage, la santé et la patience que nous sommes arrivée là.
Puis nous profitons de l’occasion pour remercier toutes les personnes qui ont
«Abdelhamid ibn Badis de Mostaganem» qui nous ont accueilli pendant notre
stage.
personnes qui nous ont soutenus jusqu’au bout, aussi à nous collèges de la
promotion.
Dédicace
Après cette année je présente mon modeste travail à :
Mon adorable mère Je prie le bon due de la bénir été veiller sur eux en
A tous mes amies et mes collègues, ils vont trouver ici le témoignage
KASSOUS Halima
Dédiasse
Je dédie ce travail à
Mon père
Qui est toujours présente et continue de l’être pour faire mon bonheur. Merci
pour être sacrifiée pour que ces enfants grandissent et prospèrent. Que dieu
la protège et lui donne bonne santé et qu’elle trouve ici la preuve de ma
reconnaissance infinie.
Mes sueurs
Ma belle-famille
-Résumé…………………………………………………………… .. 4
-abstract …. ………………………………………………………… 5
-résumé en arabe………………………………………………… .. 6
-Introduction……………………………………………………………………. 7
I. Historique ……………………………………………………………..10
II. Définition ……………………………………………………………...10
III. Caractéristique microbiologique des levures …………………………..11
1. Habitat ………………………………………………………….11
2. Morphologie et structure ………………………………………12
3. Reproduction ……………………………………………………13
3.1. La reproduction asexuée ……………………………………13
3.2. La reproduction sexuée ……………………………………..14
IV. Taxonomie………………………………………………………………..14
1. Classification des levures…………………………………………15
I. Définition …………………………………………………………………. 19
II. Classification ……………………………………………………………… 19
III. Condition de culture de levure S.cereviciae ………………………………. 20
1- Besoin physico-chimique………………………………………………. 20
2- Besoin nutritionnel………………………………………………………20
IV. Métabolisme de genre S.cereviciae ............................................................... 21
V. Principales application de S.cereviciae ………………………………………… 22
VI. Données sur la fermentation et la production de la biomasse ……………… 23
1. Définition …………………………………………………………….23
2. Modalité de conduite de la fermentation ……………………………..23
A. Fermentation (Fed-batch)……………………………………….23
B. Fermentation en continu ………………………………………..23
VII. Technique d’isolement des levures des aptitudes technologiques …………….24
1. Technique d’isolement des levures : ………………………………………24
A. Milieu de culture liquide……………………………………………24
B. Milieu gélosé pour la culture ……………………………………….24
2. Isolement différentiel de levure …………………………………………….24
A. Technique d’identification des levures : …………………………… 25
a.1.caractères culturaux …………………………………………….. 25
a.2.caractéres morphologiques ……………………………………... 25
a.3. caractères biochimique et physique ……………………………. 26
3. Fermentation des sucres…………………………………………………….. 26
1.1. Définition……………………………………………… 29
3.1. Préparation………………………………………………………. 35
II. Panification ………………………………………………………………. 36
1. Fabrication de pates levées et de pain ……………………………. 36
III. Les arômes ……………………………………………………………….. 37
1. Définition …………………………………………………. 37
2. Les différents types d’arome ……………………………… 37
A. Les arômes naturels…………………………………37
B. les arômes de synthèse ………………………………. 37
C. les arômes de transformation ………………………….38
D. les arômes de fumée ……………………………………38
E. les arômes issus des technologies ………………………38
I. Historique …………………………………………………………….41
II. Le secteur dattier ………………………………………………………41
1. Le secteur dattier dans le monde ………………………………41
2. Production dans l’Algérie ……………………………………...42
III. Description botanique ………………………………………………….44
IV. La datte …………………………………………………………………46
1. Description de datte …………………………………………….46
2. Formation et maturation des dattes ……………………………...47
3. Composition biochimique de la datte ……………………………48
A. Composition biochimique de la partie comestible (pulpe).48
Matériels et méthodes
Résultats et discussions
-Références bibliographiques
-Annexes
Liste des abréviations
1
Liste des tableaux
Tableaux Titre Pages
Tableau n°01 Classification des levures 16
Tableau n°02 La production algérienne de dattes en tonnes. 43
Tableau n°03 Stades d'évolution et appellation de datte 47
Tableau n°04 Provenance des échantillons biologiques utilisés pour 54
l’isolement des levures S.cerevisiae.
2
Liste des Figures
Figures Titre Pages
Figure n°01 Structure cellulaire des levures 11
Figure n°02 Morphologie des cellules de levure et des 12
mycéliums.
Figure n°03 Cycles de reproduction de la levure 13
Figure n°04 Production mondiale des dattes 42
Figure n°05 Répartition de production des dattes dans le 42
monde
Figure n°06 Coupe schématique d’un palmier dattier 45
3
Résumé
Les dattes peuvent être définies comme le fruit du désert. Ce dernier peut être valorisé
pour le développement de l'agriculture du désert en Algérie et dans les pays d'Afrique du Nord
en les transformant. En effet, convertir les dattes par des méthodes biotechnologiques permet
d'obtenir d’autres produits à valeur ajoutée et facile sur le marché, dont le plus important est
peut-être le jus de dattes.
Le jus de datte contient un pourcentage élevé de sucre, ce qui peut être un milieu approprié
pour les levures caractérisées par la fermentation alcoolique de la transformation du sucre en
alcool.
Dans notre travail de recherche, nous avons isolé plusieurs souches de levures à partir de trois
types différentes de dattes algériennes dont la Deglet Nour.
Les résultats sont positifs, et Deglet Nour contient de la levure du genre Saccharomyces
cerevisiae.
Cela peut s'expliquer par la nature des dattes Deglet Al-Noor, qui sont riches en sucres, et sont
considérées comme un milieu de vie adapté à la croissance de levure Saccharomyces cerevisiae.
4
Abstract
Dates Can Be defined as the fruit of the desert. The latter can be valued for the
development of desert agriculture in Algeria and in the countries of North Africa by
transforming them. Indeed, converting dates by biotechnological methods allows to obtain new
products with added value and easy on the market, the most important of which is perhaps date
juice.
Date juice contains a high percentage of sugar, which can be a suitable medium for yeasts
characterized by alcoholic fermentation from the transformation of sugar into alcohol. In our
research, we isolated several yeasts from three different types of Algerian dates, including
Deglet Nour. The results are positive, and Deglet Nour contains the yeast of the genus
Saccharomyces cerevisiae. This can be explained by the nature of Deglet Al-Noor dates, which
are rich in sugars, and are considered a suitable living environment for the yeast Saccharomyces
cerevisiae.
5
ملخص
6
Introduction
C’est Pasteur, en 1857 qui établira que la fermentation alcoolique est due à l’activité
métabolique de Saccharomyces cerevisiae (levure de bière). Il étudiera ensuite les
fermentations acétique, butyrique et lactique, et démontrera que la fermentation est une réaction
chimique et biologique, en cultivant les bactéries et levures mises en cause. C’est par ailleurs
lui qui donnera la première théorie générale des fermentations : « toute fermentation d'une
solution de sucre ou de matière organique résulte de l'activité métabolique d'un micro-
organisme spécifique, et s'accompagne de la formation de produits caractéristiques (alcools,
acides, cétones et gaz carboniques) ». (Guiraud ,1998).
De nos jours la fermentation est utilisée dans de nombreux procédés industriels, et est
présente dans l’alimentation du monde entier.
Certaines études ont montré la possibilité d’utiliser une souche Saccharomyces cerevisiae dans
plusieurs domaines tel que dans la fabrication des produits alimentaires (boisson alcoolisée,
produits laitiers…) aussi dans le domaine pharmaceutique, médicale et cosmétique …
(anonyme)
En raison de ses multiples utilisations et de sa méthode largement répandue, nous avons décidé
de l’étudier de près afin de connaitre ses caractéristiques et nous avons choisi d’être notre étude
sur certains types de dattes algérienne.
7
Chapitre 1
Les levures
Chapitre 1 les levures
I. Historique :
Les levures sont les premiers micro-organismes utilisées par L’homme depuis
des millénaires, en particulier dans la fabrication des boissons alcoolisées et de pain par
fermentation (Bouix et Al, 1991, Pol, 1996).
Elles sont également les premiers micro-organismes à être observés au microscope par A.
Van Leeuwenhoek en 1680 qui les a dessinées. Ce n’est qu’avec les travaux de Pasteur
(1866-1876) que le rôle des levures dans la fermentation alcoolique a été mis en évidence.
A la même époque, la levure fut à l’organe du développement de la biochimie avec
notamment les travaux de Büchner. A l’heure actuelle, les levures constituent un matériel
expérimental de choix en raison de leur double état de micro-organismes et d eucaryotes
(Pol, 1996).
La levure est l’organisme modèle de référence, sur lequel le plus d’expérience ont été
Le terme « levure » vient du latin « levare », faisant référence à la capacité de faire lever
le pain en produisant du CO2 en conditions anaérobiques et de fermenter le sucre
(Kutzman et Al, 2011).
II. Définition :
Les levures sont des eucaryotes unicellulaires, souvent plus grandes que les bactéries,
de forme ovoïde ou sphérique (1 à 5 micromètres de large sur 5 à 30 de long). Certaines
levures croissent sous forme de filaments mais la plupart bourgeonne puis se scinde en
deux cellules filles. La majorité d’entre elles appartient au groupe Eumycètes
Ascomycètes (Hunter, 1977).
10
Chapitre 1 les levures
Les levures sont des eucaryotes chimio -hétérotrophe, c’est- à - dire qu’elles sont
capables de tirer leur énergie à partir des réactions d’oxydo-réduction ou de fermentation de
composés chimique tels que les sucres, faisant partie du groupe des champignons dont on les
distingue par leur caractère unie cellulaire et l’absence de vrai mycélium (Guiraud et Al,
1998 )
1- Habitat :
Les levures sont des espèces ubiquitaires, largement distribuées dans la nature. Elles se
rencontrent sur les végétaux riches en sucre directement assimilables (Bouix et Al, 1991)
11
Chapitre 1 les levures
On trouve également des levures à la surface ou à l’intérieur d’autres êtres vivants, dans les
eaux, dans l’atmosphère et dans le sol (Leveau et Al 1993).
Par ailleurs, le sol constitue un large réservoir assurant leur survie dans des conditions
défavorables (Leclerc, 1975)
2-Morphologie et Structure :
Les levures sont des cellules eucaryotes. Elles présentent une structure plus complexe
que celle des bactéries notamment par la présence d’un noyau, de mitochondrie, d’un appareil
de golgi et de plus d’un chromosome (saccharomyces cerevisiae a 16 chromosomes)
(Labrecque, 2003) Leur morphologie est d'une grande importance taxonomique. Les cellules
sont généralement ovoïdes ou sphériques, parfois cylindriques, allongées, apiculées ou de
formes plus spécifiques : ogivales (Dekkera ,1996),
12
Chapitre 1 les levures
3. Reproduction :
Aux extrémités des grands axes des cellules si elles sont ovoïdes ou allongées,, (et rarement
par scissiparité). 11 peut aussi être multilatéral, ce qui est une caractéristique de
Saccharomyces (Gournier et Al, 1994).
Lors d'un bourgeonnement (mode holoblastique), le noyau migre en périphérie, s'infiltre dans
un point végétatif (bourgeon) et se sépare de la cellule mère en y laissant une cicatrice sous la
forme d'un petit cratère, au niveau duquel les échanges avec le milieu extérieur sont inhibés.
En fait, il semble que la cellule ne puisse réaliser plus de 25 bourgeonnements car, Au-delà,
elle meurt par manque d'échanges avec le milieu. La cellule fille est plus petite (Guinet et Al,
1994).
13
Chapitre 1 les levures
IV. TAXONOMIE :
La classification des levures évolue constamment : entre 1952, 1970 et 1984 (Egervanru,
1992 ).
La dernière classification date de 1990. Elle a été réalisée par BARNEY et al Quelques
exemples de modifications : Saccharomyces cerevisiae regroupe maintenant plusieurs espèces
très anciennes de Saccharomyces 'devenus synonymes. Ainsi, Saccharomyces carlbengensis
est devenu Sutvarum en 1970; il en est de même du couple Kluyveromyccs marxianus /
Kfragilis (Galzy et Al, 1996)
Depuis 1984, S.Cerevisiae, très utile en brasserie, englobe aussi bien les levures de
fermentation haute que les levures de fermentât on basse (Guinet et Al, 1994)
Il est souhaitable à l'avenir d'utiliser la nouvele nomenclature proposée par BARNEY même
si de nombreux industriels gardent par habitude les noms anciens (Galzy et Al, 1996)
Sa position au se du groupe des levures est couramment admise (Rose et al, 1987-Barney et
Al ,1990).
14
Chapitre 1 les levures
Les levures sont regroupées en 2 ou 3 grandes class es selon leur capacité ou non à élaborer
des organes de reproduction sexuée (Larpent ,1991)
La classification de référence est actuellement celle de (Kreger et Al, 1984) qui présente
des changements sensibles par rapport à la précédente classification ;
15
Chapitre 1 les levures
16
Chapitre 1 les levures
3.Lipomycetoideae
Lipomyces
4.Nadsonioideae
Hanseniaspora
Nadsonia
Saccharomycodes
Wickerhamia
5.Spermophthoraceae
Coccidiascus
Metschnikowia
Nematospora
17
Chapitre 2
Caractéristiques et
identification de levure
Saccharomyces cerevisiae
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
I. Définition :
Les levures sont des eucaryotes hétérotrophes immobiles faisant partie du groupe des
champignons qui se distinguent par leurs caractères unicellulaires et l’absence d’un vrai
mycélium (Guiraud, 1998)
Les levures, et en particulier Saccharomyces cerevisiae, sont des microorganismes trés utilisées
comme organismes modèles en biologie cellulaire et en génétique (Goffeau et Al, 1996,
Thuriaux ,2004).
Utilisée par L’homme depuis fort longtemps, S.cerevisiae a été découverte, isolée et
identifier au milieu du XIX éme siécle.
S.cerevisiae fut communément appelée levure de bière ou levure de boulanger, dont le nom
systématique fait référence au saccharose : ((saccharo)) qui signifie sucre, Myces signifie
((champignon)). Cerevisiae fait référence à ((cervoise)) qui veut dire bière , c’est un terme
utilisé pour désigner le petit champignon microscopique qui compose les différentes sortes de
levures qu’ont utilisé pour la fermentation (Larpent et Al, 1985) .
II. Classification :
Reed (1981) et Reppler (1983) ont regroupé les levures en sept catégories selon leurs
utilisations :
19
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
Règne : Fungi
Embranchement : Ascomycètes
Classe : saccharomycètes
Ordre : saccharomycètales
Famille : saccharomycétaceae
Genre : Saccharomyces
Espèce : Saccharomyces cerevisiae
III. Condition de culture de la levure S.cerevisiae :
La croissance d’un microorganisme peut être considérée comme une série d’interaction
entre les cellules et l’environnent (Bouix et al, 1993)
2 / Besoins nutritionnels :
Le milieu de culture doit apportes tous les éléments nécessaire aux systèmes cellulaires et aux
besoins énergétique de la levure.
A - L’eau : la souche S.cerevesiae utilise les glucides simple (hexoses) et des disaccharides
mais elle est incapable d’utilisé les pentoses.
20
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
B - L’azote : toutes les levures sont capables d’utilisé l’azote sous forme d’ions
d’ammonium et l’urée pour constituer des protéines ; acide nucléique et des vitamines (Larpent
, 1992 ) selon (Bourgeois et Al,1996) la levure S.cerevisiae est incapable d’utiliser le nitrate .
Les vitamines : l’apporte de vitamine est indisponible pour assurer une bonne croissance et une
meilleur activité fermentaire de la levure pour S.cerevisiae, les besoins en biotine sont de l’ordre
de 1 mg/L. la quantité nécessaire en vitamines B6 est de 6.25 mg/L (Bouix et Al ,1993)
21
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
-leur utilisation à l’état mort en tant qu’aliment comme source de protéines et de vitamines.
(Staron, 1977).
Aussi dans la production des enzymes (l’invertase, lactase, lipase et les amylases) (Simon et
Al, 1970).
Cette levure est très souvent employée sous forme immobilisée pour la production de biomasse,
d'éthanol et dans la " prise de mousse " du champagne (D’Alteriis et Al, 1998).
Elle aussi également largement utilisée comme source cellulaire pour la production de
molécules d’intérêt (Mercier, 1997 Al, 2002).
22
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
Dans le domaine pharmaceutique et médical, elle est utilisée pour la production des vaccins et
des pro-biotiques (Rose et Al, 1971).
Elle joue également un rôle clé dans l’industrie chimique pour la synthèse de produits de
commodité comme l’acide lactique pour la production des plastiques et dans le domaine des
énergies renouvelables et des biocarburants (bioéthanol) (Parrou et Al, 1997).
A / -Fermentation «fed-batch»: c’est un processus où le fermenteur est alimenté par des ajouts
successifs de milieu ou de substrat ceci permet d’éviter les problèmes d’inhibition liées par
exemple à la toxicité d’un substrat.
La culture en « Fed-Batch » est utilisée dans l’industrie lorsque l’on veut optimiser l’apport
d’un nutriment susceptible d’avoir un effet rédacteur sur la croissance. (Bourat, 1992).
B / -Fermentation en continu : Elle est caractérisée par un apport continu du milieu nutritif et
un soutirage d’une quantité égale du milieu réactionnel, c'est-à-dire le milieu nutritif est
introduit avec un débit D dans le fermenteur de volume V, tandis que le fluide soutiré est évacué
avec le méme débit D. (Noui., 2001).
23
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
1 / Techniques d’isolement des levures : La plupart des aliments contenant des levures
contiennent également des bactéries et parfois des moisissures. L’isolement des levures en vue
de leur identification ou de leur numération peut donc demander l’emploi de milieux sélectifs
dotés de propriétés antibactériennes et si possible antifongiques.
- milieu YG.
- milieu de Sabouraud.
L’isolement peut être rendu sélectif par acidification du milieu (pH 3.5 à 4.5). Cette
acidification est efficace vis-à-vis de nombreuses bactéries mais les moisissures et les
bactéries acidophiles se développent dans ces conditions. Il est donc nécessaire d’utiliser
d’autres agents, en particulier des antibiotiques et antifongiques spécifiques pour les
produits contenant ces germes.
24
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
Objectif (10 puis 40). L’étude microscopique permet de définir la forme, l’arrangement et le
mode de divisions des cellules ainsi que de mesurer leur taille. (Guiraud et AL,1980).
L’observation au microscope de lames colorées au bleu de méthylène nous a permis de définir
les formes : sphériques, ovoïdes, allongées, cylindriques, en forme de citron ou triangulaire.
25
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
Test de filamentation : Les filaments sont parfois mis en évidence par l’examen
microscopique à l’état frais. La recherche systématique de l’aptitude à la filamentation
d’une souche doit cependant s’effectuer après culture sur un milieu spécifique tel que
leYPGA. Les levures sont inoculées par une strie sur les lames recouvertes de milieu
YPGA et placées dans une boite de pétri en verre stérile. La lame recouverte d’une
lamelle puis incubation une semaine à 25°C. Comme il existe d’autres milieux
spécifiques tels que : GMA (Gornmeal agar ou mais agar), PDA (potato dextrose)
(Guiraud et al, 1980).
26
Chapitre 2 caractéristiques et identification de levure Saccharomyces cerevisiae
lectures sont faites tous les deux jours pendant 2 semaines. La fermentation se traduit par
l’observation d’un dégagement gazeux dans la cloche de Durham. (Bouix et Al, 1993).
27
Chapitre 3
Le rôle de lavure S.cerevisiae
dans la fermentation des
produits alimentaire
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
I. Boissons alcoolisées
La fermentation alcoolique sous l'effet des levures transforme le glucose en éthanol et en
dioxyde de carbone. La fabrication de l'alcool est un processus complexe qui fait souvent
intervenir plusieurs microorganismes. La levure Saccharomyces cerevisiae est utilisée
principalement pour fabriquer les 3 boissons les plus consommées : le vin et la bière et la
champagne.
1. LA BIERE
1.1.DEFINITION
La bière est obtenue par fermentation alcoolique d'un moût (jus sucré) fabriqué par
Macération de malt d'orge.
La fermentation est obtenue spontanément (bière belge du type gueuze) par
Saccharomyces cerevisiae, S. carlbergensis. .ou le plus souvent par ensemencement massif du
moût stérile par des souches pures sélectionnées et conservées par repiquage : levures de
fermentation haute ou basse. Elles transforment les sucres en éthanol en 2 étapes : la
fermentation principale (90%) puis la fermentation de garde. L'épuisement des glucides
fermentescibles a lieu dans un ordre précis :
29
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
30
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
31
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
*Activité glucanolytique : les levures hydrolysent les glucanes de la paroi du grain d'orge qui
peuvent gêner la filtration. Le grain d'orge contient cette enzyme mais étant thermolabile, elle
est détruite lors du séchage du malt.
*Résistance à l'éthanol et à une pression osmotique élevée pour la fermentation de moûts à
haute densité.
*Profils aromatiques équilibrés et reproductibles : Cette évaluation est difficile puisque les
substances aromatiques préexistent dans le houblon et puisque la production de composés
aromatiques dépend également de la composition du milieu.
*Bonne stabilité génétique dans le temps.
La souche est la clé de la réussite : connaissant ses besoins, il est possible d'orienter
efficacement son choix et de la conserver en bon état. Par exemple, si on recherche une bière à
l'arôme fin, on utilisera une levure floculant.
En outre, il faut la rajeun irrégulièrement dans le moût car une dégénérescence sans cause
expliquée peut avoir lieu si le moût comporte trop de cellules âgées, asphyxiées ou mortes.
2. LE VIN
2.1. HISTORIQUE
Le vin, tout comme la bière, est né quand l'homme commença à domestiquer les
Récoltes et qu'il les stocka. Dans le cas du raisin, en présence d'une aération bénéfique, les
Fermentations spontanées devaient permettre d'obtenir un produit, certes stimulant et
Revigorant, mais pas toujours très savoureux.
On retrouve des traces de l'existence du vin en Mésopotamie, en Arménie, en Egypte
et en Grèce.
32
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
Longtemps inexpliquée, la fermentation alcoolique du jus de raisin n'a été maîtrisée que
très tard. C'est ainsi qu'au Moyen âge, les vins étaient additionnés de miel, d'épices ou
Piments sans soute pour atténuer certains défauts de fermentation.
Les travaux de Pasteur et de l'Institut Carlsberg ont permis à la fin du XIXème siècle, de
mettre au point des techniques d'isolement de cultures pures de levure, pour pallier aux résultats
aléatoires des fermentations dites spontanées, c'est à dire sans addition de levure sélectionnée.
Ces souches commercialisées portaient le nom de « cépage » (Moriot, Pinot, Fendant, Cabernet-
Sauvignon..), de régions (Bordeaux, Alsace, Beaujolais ... ), de communes (Barsac, Beaune,
Asti... ) voire même de domaines (Clos de Vougeot.. .) viticoles.
Ce n'est que vers 1955-1960 que l'on produit des levures de vinification en aérobiose. Dans
Les années 1960, cette production industrielle a été prise en charge par les producteurs de
Levure de boulangerie. Les produits commercialisés avaient l'aspect d'un gâteau compressé,
Humide, contenant 70 % d'eau qui se conservait mal. D'où la mise sur le marché, dès 1964, de
Préparation de Los. A. De vinification après mise au point des procédés de séchage.
2.2. FABRICATION DU VIN
Quand les raisins arrivent à maturité, ils ont déjà accumulé du sucre sous forme de
Glucose et de fructose ainsi que des acides. Cette maturité est évaluée selon la composition des
grains, mais il faut également considérer le cépage, la région, ….
Notons que la fermentation malolactique, qui consiste en une réduction de l'acidité du moût par
transformation de l'acide malique en acide lactique (moins acide) et CO2, est essentiellement
bactérienne.
Malgré les progrès technologiques et la maîtrise de plus en plus grande de la fermentation par
la sélection de souches et le contrôle des paramètres, la composition du vin est trop complexe
et trop mal connue pour envisager la fermentation en continu. .
2.3. Les différents types de vinification
-en rouge
En « vinification rouge », le raisin entier est récupéré alors qu'en « vinification blanche », les
éléments solides (pépins, rafle) sont retenus par pressurage.
-en blanc
Fermentation du seul jus de raisin, c'est-à-dire sans macération des parties solides de la grappe.
On ne doit pas s'étonner de fabriquer du vin blanc à partir de raisins noirs car la plupart des
pigments sont contenus dans la pellicule qui enveloppe la pulpe incolore. Quant aux vins rosés.
Leur macération est très courte.
33
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
-en rosé
Intermédiaire entre le vin obtenu sans macération et le vin de macération. Ils sont obtenus soit
par vinification en blanc de raisins rouges, soit par macération partielle, dite « par saignée ».
Ces derniers ont le nom de « vins de café, vins d'une nuit ».
34
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
3. LE CHAMPAGNE
3.1. PREPARATION
L'élaboration du Champagne est caractérisée par l'aptitude des souches de
S.cerevisiae à réaliser une seconde fermentation à 10- 12°C pour amener le liquide de 11 ,5°
d'alcool à 12,5-12,8°. Ces souches doivent supporter le remuage qui consiste à faire glisser le
dépôt dans le col de la bouteille. Elles seront donc choisies selon leur capacité d'agglomération.
Le champagne est préparé à partir d'un vin de base auquel on ajoute du sucre de canne ou de
betterave, afin de réaliser sous pression, en cuve ou bouteille (méthode champenoise), un vin
mousseux.
La boisson obtenue a été le siège de 3 fermentations : alcoolique, malolactique et enfin, une
dernière fermentation alcoolique, communément appelée « champagnisation » ou « prise de
mousse ».
Selon la région, il existe 4 méthodes :
• Méthode rurale : naturelle
La première fermentation alcoolique est stoppée par le froid ou par filtration. Le vin est alors
mis en bouteille et la prise de mousse s'opère à partir des sucres résiduels. On procède ensuite
éventuellement à l'élimination du dépôt de levures par remuage et dégorgement. C'est la
35
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
méthode la plus utilisée pour l'élaboration de la clairette de Die mais l'emploi de ce procédé va
decrescendo car il est de maîtrise difficile.
• Méthode champenoise
Née en Champagne, elle est la seule employée pour l'élaboration des vins ayant l'appellation
« Champagne »,'bien qu'elle ne constitue qu'une des caractéristiques de ce produit. Elle est
également utilisée pour l'élaboration de certains mousseux. Le vin de base, additionné de sucre
et de levures, est immédiatement mis en bouteilles où s'effectue la seconde fermentation. Après
un séjour plus ou moins long sur lie, on procède au remuage des bouteilles et au dégorgement
pour éliminer le dépôt de levures ct rendre le vin parfaitement limpide. Le vin est commercialisé
dans la même bouteille qui a servi à la champagnisation. :
• Méthode de transfert
La seconde fermentation a toujours lieu en bouteille mais celle opération terminée, le vin est
transféré dans une cuve sous contre - pression filtré stérilement puis remis en bouteille.
• Méthode cuve close
C'est la technologie la plus ancienne mais la plus avancée. La seconde fermentation est
effectuée dans des cuves résistantes à la pression puis transféré par filtration dans une autre
cuve avant leur mise en bouteilles. On exploite ce procédé pour l'élaboration de nombreux vins
mousseux hors appellation Champagne.
Le principal problème de celle prise de mousse réside dans la difficulté à initier une nouvelle
fermentation sur un milieu riche en alcool (10-11,5) et appauvri en substances nutritives par les
opérations précédentes (fermentations alcoolique et malolactique, traitement des vins... ). Par
ailleurs, le milieu est défavorable :
• pH : 3,2
• température de 10-15°C : ne permet pas d'optimiser les qualités organoleptiques
• SO2 libre (10-20 mg/l) limitant la croissance des levures nécessaires à celle nouvelle
fermentation. (HENCKE, 2000)
II. Panification
Le pain est fabriqué à partir de farine, de levure ou levain, de sel et d'eau. C'est l'activité
chimique des levures qui provoque le dégagement de bulles de gaz carbonique et fait lever la
pâte à pain. Les bactéries lactiques (Streptococcus, Lactobacillus, Bacillus) acidifient le pain.
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Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
Ainsi, la qualité du pain, tel que les propriétés organoleptiques et le dégagement de CO2
pendant le façonnage, dépend de l’activité fermentaire de la levure. Basé sur cette
problématique, plusieurs types de levures et levains sont commercialisées pour faciliter et
optimiser la fabrication du pain. C’est un point important à considérer pour réaliser des
avantages concurrentiels. Dans le domaine des levures et de la fermentation, l’industrie dont le
leader mondial est Les affres. Offre sur le marché une large gamme de levures pour les
boulangers : levure pressée, levure émiettée, levure liquide, levure sèche active, levure sèche
instantanée, levure à humidité intermédiaire surgelée. En revanche, des procédés complexes
doivent être parfaitement maitrisés pour produire ces types de levure. De solides connaissances
sur le comportement des levures, par exemple la compréhension de la résistance des levures
pendant la déshydratation pour la production des levures sèches actives, sont requises.
1. Définition :
Les arômes sont des préparation concentrées de substances aromatique destinée à être
ajoutées à des solution au des denrées alimentaire afin de leur donner renforcer une odeur et /
ou un gout (Moll ,1990 ) ils se traduisant généralement par la présence , au sein d’une matrice
complexe , de nombreux composés volatils de diverses propriété physico – chimique avec
impacts sensoriels différents , ils sont classes selon structures chimique et répartis en 11
familles : alcools , aldéhydes , cétones ,acides , esters , lactones , composés , soufrés , phénols,
hétérocycle aromatique hydrocarbures terpéniques et éther – oxydes ( Omelianki , 1923 )
se composes naturels aromatisants peuvent être des préparation dont la composition est plus au
moins bien déterminée ou des substances chimiquement définies (Mull et Al, 1990) ils ont
obtenus soit à partir de matières végétales ou animales par extraction (procèdes physique), soit
par biotechnologies procèdes ( enzymatiques au microbiologique)
Les arômes de synthèse qui sont produit par voie chimique à partir de différentes sources,
se divisent en 2 groupes :
37
Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
Ces aromes possèdent une constitution identique à celle d’une substance présente dans les
produits naturels, mais ils sont obtenus par synthèse chimique. contrairement aux naturels ,
ces arome ont une grande pureté qui permet de présenter des caractéristique
organoleptiques bien définies , uniques et plus régulières en résistant mieux aux
températures élevées ,de plus , cet état de pureté leur assure un pouvoir aromatisant
remarquables avec un prix très compétitif par rapport aux substance naturelles , raison
pour laquelle ils sont très utilisés et en très faibles quantité ( Mayer ,1990 ) .
B / 2. Arome artificiels :
Certains arômes, obtenus par synthèse chimique, n’ont jamais été identifié dans la nature
(Etievant, 1991)
Ces arômes issus de la réaction de Maillard résultent d’un mélange de sucres et de produit
azotes afin de produire industriellement.
Des noter ((viande)), poulet ……ces derniers sont utilisés par les industries agroalimentaire
dans la préparation des soupes , des sauces (Fiess , 1995)
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Chapitre 3 Le rôle de lavure S.cerevisiae dans la fermentation des produits alimentaire
L’éthanol est un produit chimique industriel important pouvant avoir plusieurs destinées en
industrie chimique, pharmaceutique, cosmétique,,, etc.
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Chapitre 4
la production des dattes
Chapitre 4 la production des dattes
I. Historique
Le palmier dattier est l'un des arbres fruitiers les plus anciennement cultivés. Les
documents les plus anciens en Mésopotamie (Irak actuellement) montrent que sa culture se
pratique depuis 3500 ans avant J.C. A la même époque, les dattiers étaient cultivés en Irak
occidental, à travers l'Arabie et jusqu'en l'Afrique du Nord. Ce n'est qu'au milieu du XIXème
siècle que les plantations furent établies dans les vallées chaudes de Californie et dans
l'Arizona méridional. Au cours des siècles, au Maghreb, le palmier a fait l'objet de différentes
plantations réparties dans des lieux disposant de quantités d’eau relativement importantes. Le
palmier dattier permet une pérennité de la vie dans les régions désertiques. Ses fruits sont un
excellent aliment grâce à leur effet tonique et légèrement laxatif (Munier, 1973).
La production mondiale des dattes s’élève à environ 7,5 millions de tonnes en 2012,
produites par plus d’une trentaine de pays. Cela place la datte au 5éme rang des fruits les plus
produits dans les régions arides et semi-arides, après les agrumes, la mangue, la banane et
l’ananas. On en produit dans plus de 30 pays, les plus importants étant l’Egypte, l’Iran,
l’Arabie saoudite, les Emiraties arabes unies, l’Irak, le Pakistan et l’Algérie (Figure 4).
L’Europe est surtout approvisionnée par l’Afrique du Nord, principalement la Tunisie et
l’Algérie.
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Chapitre 4 la production des dattes
La production des dattes en 2013 dans le monde venaient principalement de l’Asie (64%) et
l’Afrique (35,5%).
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Chapitre 4 la production des dattes
43
Chapitre 4 la production des dattes
• Le troc : peut atteindre, pour certaines variétés 25 m de longueur. Ce stipe est en général
cylindrique uniforme pour certains cultivars, relativement tronconique pour d’autres.
• Les palmes : sont des feuilles composées pennées plus au moins longues et plus ou moins
flexibles en fonction des cultivars et des conditions de culture.
• Le système racinaire : est de type fasciculé souvent très puissant, repartit en 4 zones.
• L’inflorescence : le palmier est une plante dioïque, les sexes sont donc séparés en palmier
femelle donnant les fruits et palmier male dit pollinisateur produisant du pollen.
• Le régime : les fruits sont plus ou moins insérés sur les épillets qui sont groupés pour
former le régime.
• Le fruit : la datte est une baie ayant une seule graine communément appelée noyau. Elle
comporte une enveloppe fine cellulosique, l’épicarpe ou peau, un mésocarpe plus ou moins
charnu et de consistance variable, présente une zone périphérique de couleur plus soutenue et
de texture compacte, et une zone interne de teinte plus claire et de texture fibreuse,
l’endocarpe, réduit à une membrane parcheminée entourant la graine ou noyau (Espoard,
2002).
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Chapitre 4 la production des dattes
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Chapitre 4 la production des dattes
IV. La datte
1. Description de la datte
La datte est le fruit du palmier dattier, généralement de forme allongée, ou arrondie. Elle
est composée d’un noyau ayant une consistance dure, entouré de chair. La partie comestible
de la datte, dite chair ou pulpe, est constituée de :
• Un endocarpe de teinte plus claire et de texture fibreuse, parfois réduit à une membrane
parcheminée entourant le noyau (Espiard, 2002)
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Chapitre 4 la production des dattes
L’évolution des dattes chez le palmier dattier jusqu'à maturité passe par cinq stades
(Fig.3). La maturité de la datte est un processus complexe, elle se caractérise par la
dégradation de la chlorophylle, la synthèse des caroténoïdes et la conversion de l'amidon en
sucres simples [14] qui se manifestent par le changement de la couleur, de la texture, de la
flaveur, du goût et des caractéristiques physico-chimiques. Le Tableau I illustre les
nomenclatures des différents stades d'évolution adaptées dans quelques pays producteurs de
dattes.
Stade I (Loulou) : c’est le stade qui suit la pollinisation et qui dure environ cinq (05)
semaines (AL-HOOTI S et Al , 1997).
Stade II (Khalal) : Le fruit a une couleur verte. Au cours de ce stade un grossissement
rapide du fruit est observé en raison de l'accumulation des hydrates de carbone et de
l'humidité l'acidité est assez élevée. A la fin de ce stade, la couleur commence à
devenir jaune ou rouge, selon les cultivars
Stade III (Bser) la couleur de la datte vire au jaune ou au brun. Il est caractérisé par
rapport au stade khalal par une augmentation rapide de la teneur en sucres totaux, une
diminution de la teneur en eau et de l’acidité (Gourchala , 2015)
Stade IV (Martouba) ce stade dure deux à trois semaines. Il se caractérise par un début
de ramollissement du fruit en raison d'une augmentation des activités enzymatiques
des pectinases et des polygalacturonases et une perte en eau. A cette étape les
protéines et les cendres diminuent respectivement jusqu’ à 2,6 et 2,6%, les tanins se
fixent sous l’épicarpe du fruit.
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Chapitre 4 la production des dattes
Stade V (Tamar) la phase ultime de maturation, au cours de laquelle le fruit perd une
quantité importante d’eau ce qui donne un rapport sucre/eau élevé (Djerbi, 1994). Les
fruits ont des niveaux des sucres beaucoup plus élevés, un goût plus doux, une plus
faible quantité d’eau et de tanins. La couleur du fruit devient de plus en plus foncée,
surtout chez les dattes molles (Assiirey ,2015)
La datte est constituée de deux parties, une qui est comestible, représentée par la pulpe
(mésocarpe) ; et l’autre, non comestible, qui est le noyau, ayant une consistance dure. Ce
dernier représente 10 à 30% du poids de la datte, il est constitué d’un albumen protégé par
une enveloppe cellulosique. La datte se compose essentiellement d’eau, de sucres
réducteurs « glucose et fructose » et de sucres non réducteurs, « saccharose ». Les
constituants non glucidiques représentent les protides, les lipides, la cellulose, les cendres
(sels minéraux), les vitamines et les enzymes.
Eau
La teneur en eau est en fonction des variétés, stade de maturation et du climat (Estanove ,
1990.), l’humidité décroît des stades verts aux stades murs. D’une manière générale, la
48
Chapitre 4 la production des dattes
teneur moyenne en eau des dattes varie de 10 à 40% du poids frais, ceci la classe dans les
aliments à humidité intermédiaire (Acourene et Al, 1997).
Sucres
Les sucres sont les constituants majeurs de la datte. L’analyse des sucres de la datte a
révélé essentiellement la présence de trois types de sucres : le saccharose, le glucose et le
fructose (Favier et Al ;1995).(Ceci n’exclut pas la présence d’autres sucres en faible
proportion, tels que : le galactose, la xylose et le sorbitol (Siboukeur , 1997). La teneur en
sucres totaux est très variable et dépend de la variété et du climat. Elle varie entre 60 et 80
% du poids de la pulpe fraîche (Abou-Zeid et Al, 1991)
La pulpe de la datte ne contient qu’une faible quantité de protéines. Le taux diffère selon
les variétés et surtout selon le stade de maturité, il est en général de l’ordre de 1.75% du
poids de la pulpe. Aussi, il a été montré que le pourcentage de protéines présent dans les
noyaux des dattes est plus important que celui de la pulpe (Djoudi; 2013).
Matières grasses
La pulpe de la datte contient peu de matière grasse. Celle-ci est concentrée dans la peau (2.5-
7.5%MS) et joue un rôle plus physiologique que nutritionnelle. Ce rôle se traduit par la
protection du fruit (Al-Shahib et Al, 2002 ), a indiqué la présence 6 acides gras dans la datte
Deglet-Nour.
Les fibres
La datte est riche en fibres, elle en apporte 8,1 à 12,7 % du poids sec (Albert, 1998) Selon
(Benchabane ,1996), les constituants pariétaux de la datte sont : la pectine, la cellulose,
l’hémicellulose et la lignine. Du fait de leur pouvoir hydrophile, les fibres facilitent le
transitintestinal et exercent un rôle préventif des cancers colorectaux, des appendicites, de la
diverticulose, des varices et des hémorroïdes. Elles ont également un effet
hypocholestérolémiant (Favier et Al, 1995)
Eléments minéraux
L’étude de 58 variétés de dattes cultivées dans la région des Ziban faite par Acourene et al.
(2001)], montre que le taux de cendres est compris entre 1,10 et 3,69 % du poids sec.
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Chapitre 4 la production des dattes
La datte est l’un des fruits les plus riches en éléments minéraux, essentiellement le potassium,
le magnésium, le phosphore et le calcium. Les travaux de (Siboukeur, 1997) ont montré que
la composition minérale de quelques cultivars de dattes molles algériennes.
Vitamines
Polyphénols
Tanins : Ils constituent plus de 3% du poids de la datte ; l’un des principaux effets de ces
derniers intervient lors du processus de maturation par la variation de leur solubilité (texture) :
ils passent de la forme soluble (astringente) à la forme insoluble (insipide), résultant
probablement de leur combinaison avec les protéines (variation du goût).
Les tanins jouent également un rôle dans le brunissement non enzymatique (Cheftel et Al,
1977). C’est pourquoi, des traitements thermiques sont réalisés afin de retarder le phénomène
de brunissement lors du stockage des dattes.
Le jus de datte est légèrement acide, rapporte que les dattes mûres se caractérisent par une
acidité moins importante avec un pH de 5, mais il ne se prononce pas formellement sur le rôle
de l’acidité dans les dattes. Il avance cependant l’idée qu’une forte acidité est associée à une
mauvaise qualité. (Youssef et Al ,1992).
50
Chapitre 4 la production des dattes
Les composés volatils sont responsables de l’arôme spécifique. Ces composés aromatiques
spécifiques aux dattes sont peu connus et n’ont pas fait l’objet de beaucoup de recherches, 38
composés volatils ont été identifiés (Estanove., 1990)
51
Matérielle et méthode
Les levures présentes naturellement dans les dattes. Elles sont responsables de la fermentation
spontanée du jus de datte et participent à l’élaboration de nombreux produits alimentaires.
Notre étude consiste à isoler, purifier, caractériser macroscopiquement et identifier les espèces
de levures trouvées dans le jus des dattes par précise levure saccharomyces cereviciae.
Différents isolats de levures S.cerevisiae ont été obtenus à partir de jus issus d’une variété des
dattes algériennes .Ont prendre trois types différents des dattes.
Tableau 04 : Provenance des échantillons biologiques utilisés pour l’isolement des levures
S.cerevisiae.
III. . Matériels non biologiques : Becher, Erlenmeyer, Les tubes à essai, Flacons, Boites de
Pétrie..
Nous avons choisi dans notre étude le jus des dattes suivants certains critères qui sont :
-La disponibilité ;
54
Matérielle et méthode
* Dans un bêcher ajouter une quantité d’eau distillée est égale à 5 fois le poids de la pulpe
fraîche préparée ;
* Après refroidissement, le mélange obtenu est ensuite filtré ; la première filtration à l’aide
d’un tissu (la gaze), la deuxième filtration sur papier filtre sous vide, ou sur sable ;
Remarque : Nous avons préparé le jus de datte pour les trois types mentionnés ci-dessus de la
même manière.
-Et nous avons laissé le jus des dattes dans les flacons pendant 2 jours à températures
ambiantes.
- Prélever aseptiquement 1ml de la suspension mère à l’aide d’une pipette graduée stérile de
1ml.
-A l’aide d’une 2ème pipette stérile prélever le 1ml de tube 10-1 et ajoutes dans le tubes 10-2
55
Matérielle et méthode
C’est le type de base des ensemencements. En effet, il permet s’il est bien réalisé, d’obtenir
des colonies isolées, donc d’obtenir des cultures pures d’une espèce. Le principe de ce type
d’ensemencement est d’épuiser un dépôt initial en faisant des étalements successifs dans
différentes directions (d’où le nom de la technique : épuisement par la méthode des
quadrants). Deux techniques sont couramment appliquées : 4 ou 5 étalements successifs
-Dépôt initial de la souche près d’un bord d’une boîte de gélose PDA.
-Etalement de ce dépôt en réalisant des stries serrées sur environ 1/3 de la boîte
- Stérilisation de l’instrument d’étalement
- Etalement d’une partie des stries précédentes, après avoir fait tourner la boîte d’environ 50 °
- Répétition des deux étapes précédentes 2 fois.
- Faire un Z final vers le centre de la glose.
- Incube la boite de pétris dans l’étuve pendant 3 jours à 25°c
Nous avons ensemencement la levure S.cerervisiae en milieu YPG par la même méthode.
Cette étude nous permet à définir la forme ; l’arrangement et le mode de division ; ainsi que
leur taille.
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Matérielle et méthode
1. Principe
La coloration au bleu de méthylène (BM) est une coloration très simple qui permet d'observer
les bactéries, les champignons, mais aussi les cellules qui sont en général mieux conservées
qu'avec la coloration de Gram. Elle permet de renseigner sur :
1. Principe
Il permet de fixer le micro-organisme étudié sur une lame afin de les colorer. Sur un frottis,
les bactéries sont donc mortes.
2. Technique
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Matérielle et méthode
Stériliser l’instrument
Sécher et fixer le frottis au-dessus de la flamme du bec Bunsen (ou au-dessus du bec
électrique) en mettant la face sans bactéries du côté de la flamme et SANS TROP LE
CHAUFFER
La technique la plus sûre consiste à passer dans la flamme le frottis 2 à 3 fois une demi-
seconde, face sans bactéries vers la flamme (ou au-dessus du bec électrique)
Etape facultative : fixer le frottis à l’éthanol en le recouvrant durant 5min avec de l’éthanol.
58
Résultats Et Discussions
Notre travail est basé sur l'identification des levures purifiées à partir de dattes
variées est le type de dates pour obtenir des souches prêtes à l'emploi dans divers domaines :
agriculture, médicaments, etc.
L’étude macroscopique effectuée sur les colonies de souches préalablement isolées nous
a permis de faire une présélection basée essentiellement sur leurs caractéristiques
morphologiques telles que l’aspect, la forme et la couleur, et auxquelles nous avons rajouté
l’odeur, un paramètre aussi important dans la pré-identification des levures.
I-2- Etude microscopique :
L’observation au microscope des lames effectuée sur les colonies des souches nous a permis
de définir les formes : sphériques, ovoïdes, allongées, cylindriques et le mode de reproduction
: mono polaire, bipolaires par bourgeonnement.
I-3-Aptitude de la filamentisation :
La recherche systématique de l’aptitude à la filamentisation, est observée à partir d’une
culture sur lame microscopique (objectifs X 40), pour noter la nature de mycélium (pseudo
mycélium ou vrai mycélium), son abondance et sa ramification
60
Résultats Et Discussions
61
Résultats Et Discussions
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Résultats Et Discussions
63
Résultats Et Discussions
Selon les caractères macroscopiques et microscopiques, toutes les levures sont caractérisées par
une forme sphérique.
L’isolement des levures est effectué à partir du jus de raisin fermenté. Une goutte du jus a été
étalée sur les boites de Pétri contenant YPG.
Après 24 heures d’incubation à 25°C, des colonies de levures ont été purifiées puis identifiées.
Après l'incubation, deux couleurs sont absorbées : blanche (concernant la souche 01 et la souche
02et 03), la forme des colonies a été identique (sphériques) pour toutes les souches.
64
Conclusion
Bien que les dattes aient été bien emballées, le jus a été contaminé cela peut s’expliquer
par plusieurs raisons, notamment, « Deglet nour» riche en sucres, ce qui est un environnement
favorable pour la croissance de S.serevisia, aussi en raison d’une mauvaise conservation.
65
Référence Bibliographique
-Anonyme : http://www.blogagroalimentaire.com
-Espiard .E.(2002) : Introduction à la transformation industrielle des Fruits .Ed. Tech et Doc
– Lavoisier 360p.
G
-Galzy. P, Moulin G, et Adrian (1996) : présence et utilisation des levures en alimentation
Humaient p656-662.
-Gaillard J. L., Leclerc H., Simonet M., 1995. Microbiologie générale. (Ed) Doin. Paris, p : 535
-Goffeau. A, Barrell. B.G.Bussey.H et Davis R.W.(1996) .Life With 6000 genes .sciences
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-Guinet .R, Godon .B . (1994) : la panification Française .Ed . Tec et Doc. P : 521
-Kreger N-J (1984) : the yeast a taxonomie study / Sherped .M-G. (1988) : évidence for a
glucosidic in the cellwall of candida albicans. Pp : 359-368
-Larpent. I.P. (1991). Les ferments microbiens dans les industries agro-alimentaires
(produits laitiers et carnés) Ed. APRIA. P : 242
-Larpent J.P ; Gourgoud M, 1985, Elément de microbiologie, Ed, Herman, Paris, p 464.
-Lee .S, Villak. Et Patino .H. (1995). Yeastsstraindevelopment for enhanced production of
desirablealcohol in beer, J Amer Soc Brewchem , 53 (4) : 153-156
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Référence Bibliographique
-Parrou J.L ; Teste M.A ; François M, 1997. Effect of various types of stress on the metabolism
of reserve carbohydrates in Saccharomyces cerevisiae:geneticevidence for a stress-
inducedrecycling of glycogen and trehalose. Microbiology, 143; p 1891 – 1900.
-Rose A.H; Harrison J.S, 1971. The Yeast. Vol. 4, 2éme edition, p 297 - 345.
Annexe 1
1- Domaine d’utilisation :
Le milieu Yeast peptone glucose (YPG)Et recommander pour la purification de levures
en précise S. serevisia.
2- Préparation :
- peptan……………………………..20g.
- extrait de levure……………………10g.
- glucose …………………………….20g.
- Agar…………………………….......20g.
-Eea ………………………………1 litre .
Annexe 2
1- Domaine d’utilisation :
Gélose Glucosée A l’extrait de pomme de terre (PDA) et utilise pour l’isolement la culture
et les dénombrements des levures et moisissures dans les produit alimentaires,
cosmétiqués et pharmaceutiques.
2- Principes :
Les teneurs en glucose et en extrait de pomme de terre favorisent la culture des levures et
des moisissures.
3. Préparation :
-Glucose…………………………..20g
4. Mode d’emploi :
5. lecture :
Dénombrer séparément les levures et les moisissures ; faire un test rapide de confirmation au
microscope sur chaque type de colonies rencontré.