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Dissertation

La dissertation examine la participation des États au sein des organisations internationales, considérées comme des sujets dérivés du droit international. Elle aborde la création et le fonctionnement de ces organisations, ainsi que la coexistence et la concurrence des compétences entre les États et les organisations. En conclusion, l'État reste une entité dominante malgré l'évolution des organisations internationales vers une interconnexion accrue.
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La dissertation examine la participation des États au sein des organisations internationales, considérées comme des sujets dérivés du droit international. Elle aborde la création et le fonctionnement de ces organisations, ainsi que la coexistence et la concurrence des compétences entre les États et les organisations. En conclusion, l'État reste une entité dominante malgré l'évolution des organisations internationales vers une interconnexion accrue.
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Sujet 1

Dissertation
La participation au sein des organisations internationales
Plusieurs sujets de droit coexistent dans l’ordre juridique international et
entretiennent, souvent dans une certaine mesure, des rapports de hiérarchie et
de subordination. Les organisations internationales ou organisations
internationales intergouvernementales sont à juste titre des « sujets dérivés »
c’est-à-dire seconds du droit international 1 et leur fonctionnement régulier
nécessite une certaine participation des entités étatiques au sein de leur mode
d’organisation.
Dans la littérature du droit, l’organisation internationale peut être définie
comme une « association d’États, constituée par traité possédant une
personnalité juridique internationale distincte de celle des États membres »
(travaux de la CDI, 1956)2. Elles sont donc sujets de droit international, au sens
où elles sont titulaires de droits et obligations déterminées et sanctionnés par
lui3 (CIJ, avis consultatif dans l’affaire des dommages subis au service des
nations unies, 1949).
Historiquement, depuis 1945, on assiste à l’institutionnalisation
d’organisations de type nouveau. Avec l’ONU, les organisations internationales
détiennent des compétences étendues. Le phénomène s’amplifie et se
diversifie4. Les organisations d’intégrations s’ajoutent aux organisations de
coordination. Elles supposent le transfert des compétences étatiques à la
nouvelle entité qui détient et exerce des compétences supranationales 5 .
Dans l’analyse du sujet soumis à notre réflexion, il importe de se poser les
questions suivantes : quelle est l’étendue de la participation au sein des
organisations internationales ? Ou que si les États sont auteurs des
organisations internationales, comment participent-ils à leur fonctionnement ?
Ce sujet revêt un double intérêt. D’abord théorique, parce qu’il nous fait
comprendre du point de vue de la doctrine des internationalistes, la complexité
de la coexistence entre les organisations internationales et les autres sujets du
droit international. Ensuite, il a un intérêt pratique, parce qu’il illustre le champ

1
Godefroy (M.), Cours de droit international public, 2024, p.42
2
Catherine (R.), L’essentiel du Droit international public, 10e édit. Gualino 2020., p.76
3
Yann (K.) & Pierre-Marie (D.), Droit international public, 14e édit, Dalloz 2021., p. 219
4
Emmanuel-Adouki (D.E.), Cours de droit des organisations internationales, 2015, pp.1-2
5
Emmanuel-Adouki (D.E.), Cours de droit des organisations internationales, op. cit

1
de participation au sein des organisations internationales qui figure à l’égard
des États comme une sorte de limitation de leurs compétences avec
l’avènement des organisations de type intégratif et celles à vocation
universelle.
Il sied au regard de la problématique et de l’intérêt dégagés, de
structurer notre travail en deux grandes parties, une première d’une part,
traitera des États comme une participation constitutive de l’organisation
internationale (I) et une seconde d’autre part, traitera, d’une participation
concurrente des compétences (II).
I. L’État : une participation constitutive de l’organisation
internationale
D'abord l’Etat participe au processus de création de l’organisation
internationale (A) avant que celle-ci coexiste avec lui (B)
A- La création de l’organisation internationale suppose la
participation des États
Sauf exception (ex. : les institutions spécialisées), les organisations
internationales sont des associations d’Etats souverains 6. Cela montre la
dimension participative homogène des Etats au processus de création des
organisations internationales. Les Etats sont auteurs de la Convention de base,
l’acte constitutif de celle-ci, il est donc un traité multilatéral par conséquent né
de la volonté des Etats. Les organisations internationales ont de cette façon
qu'une compétence de fonctions qu’elles remplissent que dans la mesure où
les Etats mettent en œuvre les différents procédés de façon à permettre aux
organisations internationales à agir pour leurs fins.
Les Etats participent à la vie de l’organisation internationale et
interagissent avec elle pour la concrétisation des objectifs collectifs. Là encore
se pose la question de la qualité de membre. La qualité de membre d'une
organisation internationale est étudiée par la notion de partie à un traité,
spécial par son objet, l'acte constitutif. Celui-ci est donc compris de la même
manière que, par exemple, un contrat de prêt en droit interne, contrat spécial
distingue par l'objet. La qualité de membre est prise par identité avec celle de
partie à un acte juridique, différenciant éléments conventionnel et
institutionnel, selon que le régime de l'acte est celui de tout traité ou celui d'un

6
Rapport global 2006 de l’UNHCR

2
traité special7. En effet, il y a lieu de distinguer entre membres d’origine et
membres adhérents c’est-à-dire qui n’ont pas participé à l’élaboration du texte
constitutif.
Les Etats et institutions observatrices peuvent être évoqués. Ils exercent
une influence non négligeable sur le fonctionnement de l’organisation et à sa
reconstitution.
B- L’État et les droits de l’organisation internationale dans son
fonctionnement
Ici, on évoque l’idée qu'un sujet de droit est toujours titulaire des droits et
débiteurs des obligations, l’organisation internationale a donc des droits.
Cependant ces droits sont souvent et dans la plupart des cas, définis par les
Etats, car ils répondent aux besoins collectifs de ces derniers. Par exemple la
création de la SDN nouvellement ONU en 1945 après la crise humanitaire de
1939-1945 réponds aux nécessités de maintien de la paix et la sécurité
internationales. Ces droits peuvent donc être traduits en termes de
compétences attribuées aux organisations internationales. Les compétences de
fonctions attachées à ces entités institutionnelles internationales.
Les organisations internationales pour la nécessité d’efficacité à leurs
buts, posent des principes ou des règles que doivent appliquer les Etats. C'est
ainsi que l’article 4 de la Charte des Nations unies : les Membres de
l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à
la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou
l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible
avec les buts des Nations Unies. L'article 2 de la même charte revient sur
quasiment les mems obligations : les Membres de l'Organisation, afin d'assurer
à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de
Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux
termes de la présente Charte.
Les organisations internationales par les moyens des Etats ont aussi des
compétences juridictionnelles, l’exemple de l’ONU avec la CIJ. L'Etat participe
de cette façon qu’il une garantie juridictionnelle internationale pour le maintien
de la paix et de la sécurité internationales. D'autres sont communautaire, la
Cour EDH, la CJUE, etc. Ces juridictions permettent au moyen de la
participation des Etats, la mise en œuvre de la justice internationale.
7
Philippe (C.), Le droit interne des organisations internationales, 1963

3
II. Une participation concurrente de compétences
L'idée est que d’une part la bivalence de l’acte constitutif de
l’organisation est le fondement de sa spécificité (A) et enfin les organes
institutionalisés de celle-ci jouent un rôle significatif (B).
A- La bivalence de l’acte constitutif affirme la spécificité de
l’organisation internationale
La Convention de base est toujours bivalente, elle repose d’un point de
vue stricto sensu du droit international comme un traité. Mais d’un point de vue
lato sensu, elle repose sur l’idée du contrat social conçue par J.J. Rousseau. En
effet, l’acte constitutif est ici présenté comme à la fois une Charte et
Constitution. Charte parce qu’il soumet l’organisation internationales à des
obligations juridique l’idée reçue de la personnalité juridique internationale. Et
Constitution parce que la création d’une organisation internationale
s’apparente à la création d’un ordre juridique nouveau fictif. Les organisations
internationales vivent comme des Etats et coexistent avec eux. Elles
détiennent des capacités étendues qui concourent celles des Etats.
L'avènement des nouvelles organisations dites d’intégrations au surplus
de celles de coopérations ou de coordinations. On peut citer en Afrique : la
CEMAC du 16 Mars 1994 traité de Ndjamena dont l’existence nécessite un
transfert élargi des compétences (Acte constitutif, art.3,4). D'autres exemples,
la CEDEAO, l’UEMOA, OHADA, etc. Ce type d’organisation se voit au concours
de l’Etat la capacité et responsabilité contractuelle 8, les organisations
internationales peuvent aussi être partenaires des Etats dans leur relation,
l’exemple le plus récent est l’acte du 19 février 2024, accord entre l’UE et la
République du Rwanda sur les matières premières.
En bref, la participation au sein des organisations internationales s’avère
être très concurrente. On assiste au phénomène de l’institutionnalisation des
organisations internationales et rivalisent par conséquent les Etats. De même
que les organisations de coopérations tendent à être universelles et ont
vocation normative. L'ONU est en mesure de prendre des résolutions (exemple
de la résolution 1820 de 2008 du CSN qui règlemente la violence sexuelle)
8
Article 3 du traité révisé CEMAC stipule que « La Communauté a la Personnalité Juridique. Elle
possède dans chaque Etat membre la capacité juridique la plus large reconnue aux personnes morales
par la législation nationale. Elle est représentée, à l'égard des tiers et en justice par le Président de la
Commission, sans préjudice des dispositions des Conventions et Statuts particuliers. Sa responsabilité
contractuelle est régie par la loi applicable au contrat en cause et mise en œuvre devant les juridictions
nationales compétentes ».

4
applicables pour les mesures de tranquillité de l’ordre public international. En
vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité peut
imposer des sanctions, voire autoriser l'emploi de la force pour maintenir ou
rétablir la paix et la sécurité internationales. Le Conseil autorise également les
opérations de maintien de la paix et les missions politiques spéciales.
B- Le rôle des organes spécialisés des organisations internationales
Fort longtemps, le phénomène d’institutionnalisation des organisations
internationales s’est amplifié. Les institutions spécialisées ou les organes
chargés des organisations internationales exercent une influence tant dans le
droit international que dans le droit interne dans leurs coexistences avec les
Etats. Ces organes soulignent la spécificité des organisations internationales et
conçoivent l’idée que nous avons porté dans notre argumentation. Les
organisations internationales créent un ordre juridique fictif dans ce sens
qu’elles sont dotées d’une personnalité juridique et d’une Constitution, c’est-à-
dire l’habilité à déterminer leur mode de vie et composition, leur relation, etc.
Les organes jouent le rôle de représentant de celles-ci près les Etats,
c’est une sorte de relation diplomatique entre l’Etat et l’organisation
internationale. On s’est demandé l’existence d’un droit interne des
organisations internationales. Ce sont toutefois les règlements internes des
organisations internationales : règlements du personnel, règlements intérieurs
de certains organes, qui ont permis aux auteurs d’apercevoir la notion de droits
internes de ces Organisations9. Cette représentation implique un certain
nombre de privilèges sur le territoire de l’Etat coopérant. Les pouvoirs
règlementaires et administratifs sont reconnus aux organes. C'est par exemple
que ces derniers peuvent s’impliquer au processus des lois nationales. A titre
d’illustration, le 23 mars 2006, le parlement ougandais a approuvé une
nouvelle loi sur les réfugiés destinée à remplacer la loi de 1962 sur le contrôle
des étrangers. La nouvelle loi inscrit les persécutions sexistes au nombre des
motifs légitimes pour revendiquer le statut de réfugié et accorde aux réfugiés
le droit de travailler, ainsi que de circuler librement. L’UNHCR a participé à
toutes les étapes du processus, de la rédaction du texte à sa présentation au
Parlement10.

9
Francois (G.), La qualité de membre d’une organisation internationales, Thèse, 1998
10
David (R.), Droit international public, 5e édit, Dalloz 1982, pp.103-104

5
Conclusion
En conclusion, il sied de retenir au terme de notre réflexion qui a porté sur la
participation au sein des organisations internationales, que le droit des
organisations internationales a connu une évolution significative. Il n’est plus
que présenté aujourd'hui comme un facteur d’interdépendance de coexistence
entre les sujets de droit dans les relations internationales. Cependant, nous ne
nous perdons pas de vue qu’en dépit de la dimension actuelle des
organisations internationales, l’Etat demeure une participation constitutive et
une entité dominante de l’organisation internationale.

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