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Croissance Démographique Et Urbanisation: Politiques de Peuplement Et Aménagement Du Territoire

Le document présente les actes d'un séminaire international sur la croissance démographique et l'urbanisation, en se concentrant sur l'évolution de l'urbanisation au Congo entre 1960 et 1984. Il met en évidence une urbanisation accélérée, avec des taux de croissance élevés dans les principales villes comme Brazzaville et Pointe-Noire, tout en soulignant des inégalités entre les différentes localités. Les facteurs de cette croissance incluent une forte natalité, une baisse de la mortalité, et des migrations rurales vers les centres urbains.

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Croissance Démographique Et Urbanisation: Politiques de Peuplement Et Aménagement Du Territoire

Le document présente les actes d'un séminaire international sur la croissance démographique et l'urbanisation, en se concentrant sur l'évolution de l'urbanisation au Congo entre 1960 et 1984. Il met en évidence une urbanisation accélérée, avec des taux de croissance élevés dans les principales villes comme Brazzaville et Pointe-Noire, tout en soulignant des inégalités entre les différentes localités. Les facteurs de cette croissance incluent une forte natalité, une baisse de la mortalité, et des migrations rurales vers les centres urbains.

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Croissance

démographique
et urbanisation
Politiques de peuplement
et aménagement du territoire

Séminaire international de Rabat (15-17 mai 1990)

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES DÉMOGRAPHES DE LANGUE FRANÇAISE

AIDELF
AIDELF.
AI 1993. Croissance démographique et urbanisation - Actes du colloque de Rabat, mai 1990, Association internationale
des démographes de langue française, ISBN : 2-7332-7012-5, 435 pages.
Lacroissanceurbaine au Congo(1960-1984)
Gabriel TATI
Institutde Formationet de RecherchesDémographiques (EFORD), Yaounde, Cameroun

I.- Caractéristiquesdel'évolutiondel'urbanisation

Bien que faisant partie du continent africain, pour lequel on note encore, dans
l'ensemble, un faible taux de croissance urbaine, le Congo a des caractéristiques d'ur-
banisation quisemblentledistinguerdesautrespaysducontinent (SamirAminetC. Co-
query-Vidrovitch, 1979). C'est ainsique,sur l'état actueletpassédel'urbanisation, nous
pouvons faire les constatations suivantes:
Le pays a connu, depuis 1960, une urbanisation accélérée dont une des caracté-
ristiques est leniveau decroissance relativementélevédesapopulation urbaine,comme
le montre le tableau 1ci-dessous.

TABLEAU 1.-TAUX DECROISSANCE DELAPOPULATION DECHAQUE VILLE*

Pén ode
Ville
1960-1974 1974-1984

Brazzaville 6,4 6,6


Pointe-Noire 5,3 7,4
Loubomo 6,0 5,4
N'kayi 9,5 2,3
Mossendjo 1,9
Ouesso 2,6

Total 6,6 6,8

Source :CNSEE.
* Lamesureaétéfaite enposantl'hypothèse d'une croissanceexponentielle :
P(t)= P(0)EXP(ct) ou c= lnP(t)/P(o)/t
On asupposé aussi,qu'en 1974,lescommunes deOuessoet Mossendjo avaient déjà lestatut urbain.

Durant la période 1960-1974, le taux annuel de croissance urbaine est de 6.6%


et dans la seconde période, 1974-1984,sonniveau estde6.8%, soit une hausse deprès
de 3%.Ces taux de croissance élevés sont imputables à la forte natalité combinée à
une mortalité en baisse depuis 1960et à l'immigration, surtout d'origine rurale.
Toutefois, cette évolution n'a pas connu le même sens pour chacune des villes et
semble de façon évidente présenter des inégalités. Si Brazzaville et Pointe-Noire ont
connu une hausse de leur taux d'accroissement, Loubomoet N'kayi, pour leur part,ont
enregistré une baisse de leur taux. La dernière, par exemple, après avoir connu dans la

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178 CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION

première période 1960-1974 le taux le plus élevé, va connaître une diminution très si-
gnificative decelui-ci.Ici,ilfautdéjànoterqu'outrelesfacteursdémographiquesprécités,
plusieurs causes peuventexpliquer cettebaisse.Cette ville,aprèsavoir suscitébeaucoup
d'espoir surleplan industriel (particulièrement l'agro-industrie) vaconnaître unerégres-
sion surceplan.Zoneprivilégiéed'immigrés zaïrois,venustravaillerdanslesplantations
de canne à sucre, et zone d'influence pour le milieu rural environnant, elle n'a plus
assumécerôleavecl'apparition desdifficultés économiquesdeshuilerieetdessucreries.
Loubomo, capitale congolaise du bois, a également connu une régression de l'activité
économique, avec la chute des prix du bois sur le marché international et avec l'épui-
sement des forêts produisant cebois.
La croissance plus élevée des deux plus grandes villes du pays, Brazzaville et
Pointe-Noire, s'explique par le fait qu'avant etaprès l'indépendance, cesdeux villesont
toujours symbolisé l'unité nationale. Elles sont devenues, au cours dutemps,de façon
plus marquée, les centres des activités commerciales, industrielles, administratives et
politiques.
Cedéveloppement desfonctions socialesetéconomiquesdesvillesafait s'accroître
laproportion delapopulation totaledupaysvivantenmilieu urbain(degré d'urbanisation
ou taux d'urbanisation). Le tableau 2 révèle qu'en 1960 et 1974, 27% et 38% respec-
tivement de la population vivaient dans ce milieu (qui comprenait Brazzaville, Pointe-
Noire, Loubomo et N'kayi), alors qu'en 1984,cette proportion s'élève à 52%.
Auregarddel'évolution decet indice,leCongosesitueau-dessusdelamoyenne
observée ou estimée pour l'Afrique centrale, une région pour laquelle le degré d'urba-
nisation était estimé à 18%en 1960,29% en 1970et 39% en 1984 (ONU, 1981),soit
un des plus élevés d'Afrique (G. Ankerl, 1983).
Ilressortaussi de ce tableau que les deux principales villes du pays sont en très
grande partie responsables du niveau élevé de ce degré d'urbanisation depuis 1960.
Apparaît ainsi le rôle macrocéphaliquejoué par ces deux villes.Les deux dernièresco-
lonnes de ce tableau le montrent de façon évidente.
Cette contribution importante de Brazzaville et Pointe-Noire dans la rapidité de
l'urbanisation reflète la concentration de la population urbaine dans celles-ci (71 % en
1960, 88% en 1974 et 89% en 1984).La considération de leur taille nous révèle que

TABLEAU 2.-CONTRIBUTION DESUNITÉSADMINISTRATIVES AUTAUX D'URBANISATION


GÉNÉRAL(%)

Année Variation/an (%)


Ville
1960 1974 1984 1960-74 1974-84

Brazzaville 16,1 23,0 30,7 2,6 2,9


Pointe-Noire 8,1 10,6 15,4 1,4 3,8
Loubomo 1,6 2,2 2,6 2,3 1,7
N'kayi 1,0 2,2 1.9 5,8 - 1,8
Ouesso 0,6
Mossendjo 0,8
Total 27,1 38,0 52,0 2,4 3,2

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LECONGO(1960-1984) 179

plus de 70% des urbains vivent dans la capitale politique et économique du pays. Le
rôle joué dans la croissance urbaine par la première seule apparaît ici de façon plus
nette. Cette concentration de la population dans la capitale s'est élevée au cours de la
période 1960-74 de 31%,mais elle s'est abaissée de 2,2% de 1974 à 1984. On peut
penserquecettebaisse relativedelaconcentration seraitdue,engrandepartie,au regain
d'attraction de la seconde métropole du Congo : Pointe-Noire. Lieux privilégiés d'oc-
casions d'emplois, desservices vitaux etd'investissements descapitaux étrangers,Braz-
zaville et Pointe-Noire attirent d'importants flux migratoires. On a même constaté que
leur croissance a été deux fois plus rapide que celle de la population totale du Congo.
Cette répartition non symétrique de la population urbaine explique également la
perte devitesse desdeux autresvilles,LoubomoetN'kayi,reléguéesau rang decentres
urbains secondaires.
II.- Lescomposantesdelacroissance urbaine

Nousavonsjusqu'ici établiqu'au Congo leprocessus d'urbanisation setraduitpar


unecroissance urbaine trèsrapide,d'une part, etpar uneconcentration de lapopulation
urbaine dans les deux plus grandes villes, Brazzaville et Pointe-Noire, d'autre part. Les
deux caractéristiques sont essentiellement le résultat du mouvement naturel urbain et
descourantsmigratoiresdanslescentresurbains principaux etparticulièrement dansces
deux villes. Dans celles-ci, les sorties sont, sinon négligeables, faibles parrapportaux
entrées. Dans l'évolution de la croissance urbaine, l'influence de la migration est un
fait connu. Mais la difficulté consiste à déterminer la façon dont elle intervient dans
cette croissance, du fait de son caractère permanent.
La complexité du problème à étudier est évidente. En premier lieu, les données de
base pour quantifier le mouvement naturel et les migrations ne sont pas d'une exactitude
parfaite et convenablement adaptéespourêtre utiliséessansajustement. En second lieu,les
mouvements de la population sont peu connus au Congo, bien que leur manifestation (la
migration, par exemple) soitévidente dans lesaspectsdiversde l'urbanisation.
Au Congo, comme dans tout pays africain, la disparité et le manque de données
rendent très difficile la mesure de chacune de cescomposantes.
Une estimation de la croissance naturelle, dans ce milieu, a été obtenue par dé-
duction, en soustrayant de la croissance démographique celle de la migration nette qui,
elle, est mesurable directement à partir des données provenant de deux recensements.
Avant dedéterminer lacontribution du mouvementnatureletdelamigration dans
la croissance urbaine, il est utile d'abord de dégager une vue globale de l'évolution de
chacune d'elles de 1960 à 1984.
1)Evolution d u mouvement naturelenmilieu urbain

a)Natalitéurbainede 1960 à1984


Lanatalité en 1960, 1974et 1984paraît plusélevéeenmilieu urbain (tableau 3).Si,
jusqu'en 1974,eUesemblait plus faible qu'en milieu rural, en 1984,parcontre, lanatalité
urbaine estrelativementplus élevée qu'en zoneruraleet mêmeque lamoyennenationale.
Cette natalité forte, qui explique enretourla structure par âgejeune de la popu-
lation, serait due à l'amélioration des infrastructures sanitaires, à l'augmentation du

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180 CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION

TABLEAU 3.-TAUX BRUTDE NATALITÉ (P. 1000)SELON L'UNITÉ ADMINISTRATIVE


ETSELON L'ANNÉE*

Année
Unité
1960 1974 1984

Brazzaville 52,5 42,7 43,0


Pointe-Noire 47,6 34,3 44,3
Loubomo 52,2 44,3 46,4
N'kayi 39,9 46,1 27,0
Ouesso 42,5
Mossendjo 39,1
Sous-total urbain 45,3 42,1 44,0
Sous-total rural 50,3 50,0 40,0
Total 47,1 46,6 42,2

* Estimation par laméthode de Brass, d'après lesdonnéesdesenquêtes et recensements.

niveau de vie (revenu)età lapriseen comptedesprogrammes d'hygiène dont lesvilles


(tout au moins les grandes) ontbénéficié depuis l'indépendance. Elle pourrait être aussi
le résultat de l'attitude des individus, qui consiste à attribuer un caractère positif à un
nombreélevéd'enfants, et del'immigration enmilieu urbain,dans lamesureou celle-ci
se caractérise par une entrée massive de gens en âge de procréer.
On remarque également que les variations de natalité à l'intérieur de l'ensemble
urbain sont tout à fait significatives. Les fluctuations d'une ville à une autre sont tout
à fait remarquables.
b)Mortalitéurbainede 1960 à1984
Ilressortdetouteslesestimationsfaites (tableau 4),etmalgréles réservesàobserver,
que la mortalité urbaine (infantile surtout) accuse une tendance très nette à labaisse.
Cette dernière a eu des répercussions sensibles puisque l'espérance de vie à la
(1)
naissance est passée de 50 ans en 1974à 53ans en 1984 .Ce gain s'explique par les
politiquesmisesenplaceenfaveur del'amélioration sanitaire.Citonsnotamment l'action
des centres de santé maternelle et infantile qui accorde une attention particulière à la
survie du couple mère-enfant (le taux de mortalité infantile, qui était de l'ordre de
110 p. 1000 en 1961 en milieu urbain, est tombé à 70 p. 1000 en 1974 et on l'estime
désormais à 60 p. 1000 (Nations Unies, 1988). Toutefois, il faut souligner que toutes
les actions visant à améliorer l'état de santé des populations ont très largement profité
aux centres urbains et particulièrement aux deux plus grandes villes.
En conclusion, le milieu urbain congolais (comme d'ailleurs l'ensemble du pays)
connaît unebaissedelamortalitéentre 1960et 1984.En raison delanature des chiffres
disponibles,ilestplusprudentdedirequ'il estprobablequelamortalité,danscemilieu,

(1)
En 1960,onestimait l'espérance devie,sexesconfondus, à37,5ansauCongo(Groupede Démographie
africaine, 1974),chiffre àconsidérer avecprudence.

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LECONGO(1960-1984) 181

TABLEAU 4.- ESPÉRANCE DEVIE*EN 1984,SELON LESEXE ETL'UNITÉ ADMINISTRATIVE

Ville Hommes Femmes Ensemble

Brazzaville 52 59 55
Pointe-Noire 56 57 56
Loubomo 46 50 48
N'kayi 45 49 47
Ouesso 45 50 47
Mossendjo 47 48 47

Source :DSDS (Ministère du Plan, Brazzaville).


* Estimée par laméthode dePrinceton 83(Manuel X, op.cit.).

a diminué et diminue vraisemblablement encore. Cette baisse de la mortalité (particu-


lièrement la mortalité infantile) combinée à la persistance d'une fécondité élevée, a eu
une incidence sur la structure par sexe et par âge de la population, qui se caractérise
par une forte proportion dejeunes de moins de 15ans (plus de45%).
2)Lesmouvementsmigratoires etleur évolution

L'analysetemporelleet spatiale des flux migratoires vers les principales villesdu


Congo révèle que ceux-ci sont demeurés considérablesjusqu'en 1984 (tableaux 5et6).
Un autre fait à signaler concerne l'immigration d'origine rurale et étrangère. Il
ressort que lapremièredemeureimportantedepuisplusde20ans,apparaît trèsancienne
et conserve la même ampleur, quelle que soit la durée de résidence des migrants (57%
en 1974 et 1984). L'exode rural dépasse de loin la migration intra-urbaine.
Par ailleurs, l'immigration récente des étrangers paraît importante, même dans les
villes de forte émigration comme N'kayi et Loubomo. Dans la première nommée, l'ar-
rivée massiveetrégulièredesZaïrois(quilaconsidèrent commeuneville-relais)pourrait
expliquer cela.
Ces mouvements répondent, pour une grande part, aux incitations profondes que
détermine le déséquilibre permanent de la localisation desactivités économiques et des
équipements. Ce déséquilibre est par ailleurs salutaire, car il fait de l'organisation de
l'espace un processus plus qu'un état (B. Kayser, 1970).
3)Contributiondelamigrationetdel'accroissement naturel à lacroissance urbaine

Les trois composantes théoriques de la croissance urbaine sont la migration nette,


l'accroissement naturel et la population additionnelle ayant perdu son caractère rural.
Détemùner leursparts respectivess'est toujours avéré unexercice difficile pour lespaysà
statistiques déficientes. Mesurer, par exemple, l'apport de la migration dans la croissance
urbaine nécessite des données, pour chaque résidenceactuelle, sur le lieu de naissance ou
celuiderésidenceantérieure.Nousnepossédonspas,pourchacunedesvillesduCongo,
de tels types de données.
Il est possible deprocéder à uneestimation directedelamigration nette.Compte
tenu de l'insuffisance des statistiques, nous nous hmiterons à l'ensemble des villes et
nous estimerons cette migration pour les années 1974 et 1984.

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182 CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION

TABLEAU 5.-RÉPARTITION DESNON-NATIFS PAR DURÉEDERÉSIDENCE, SELON LE SEXE


ETLACOMMUNE DERÉSIDENCE EN 1984

Masculin Féminin 2sexes


Commune de résidence
et duréede résidence (Effectif) (%) (Effectif) (%) (Effectif) (%)
Brazzaville
< 5 ans 53 182 21 50323 20 103 505 41
5-15 ans 38 745 15 37 746 15 76491 30
15 ans et + 39 100 15 36705 14 75 805 30
Total 131027 51 124 774 49 255 801 100
Pointe-Noire
< 5 ans 35 201 25 33043 23 68 244 48
5-15 ans 22 110 16 21098 15 43208 31
15 ans et+ 16534 12 13 869 10 30403 21
Total 75 845 52 68010 48 141 855 100

Loubomo
< 5 ans 8070 27 7 844 27 15 914 54
5-15 ans 3722 13 4 049 14 7 771 27
15 ans et + 2 528 9 2 953 10 5 481 19
Total 14 320 50 14 846 51 29 166 100
N'Kayi
< 5 ans 4 079 23 4404 24 8 483 47
5-15 ans 1826 10 2 578 14 4 404 24
15 ans et + 2 762 15 2331 13 5 093 28
Total 8 667 48 9 313 52 17 980 100
Ouesso
< 5 ans 1954 36 1640 30 3 594 76
5-15 ans 593 11 529 10 1 122 21
15 ans et + 411 8 313 6 724 13
Total 2 958 54 2 482 46 5 440 100
Mossendjo
< 5 ans 1496 32 1512 33 3 008 65
5-15 ans 572 12 527 12 1099 24
15 ans et + 253 5 294 6 547 11
Total 2 321 49 2 333 51 4 654 100
Ensemble communes
<5ans 103 982 23 98 766 22 202 748 45
5-15 ans 65568 14 66527 15 134 095 30
15 anset + 61588 14 56465 12 119 053 26
Total 231 138 52 221 758 48 452 896 100

Source :CNSEE.

Dans ladétermination de lacontribution respectivedescomposantes précitées, nous


allons procéder par étapes. En considérant par exemple l'année 1984, voici ces étapes:
i) mesurer d'abord la migration nette;
ii) mesurer ensuite cette migration nettepour l'ensemble urbain existant en 1974;
iii) dériver une estimation de l'accroissement naturel, en soustrayant la migration
nette (interne puisque l'émigration internationale ne peut pas être déterminée) de la
différence des effectifs de la population urbaine en 1974 et en 1984.

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LECONGO(1960-1984) 183

TABLEAU 6.- RÉPARTITION DESNON-NATIFS DEBRAZZAVILLE ETDE L'ENSEMBLE


DESCOMMUNES PARSEXESELON LADURÉEDERÉSIDENCE (1974)

Masculin Féminin 2 sexes


Durée de résidence
(Effectif) (*>) (Effectif) (*) (Effectif) (%)
Brazzaville
<5 ans 20045 14 21409 15 41454 29
5-15 ans 26 830 18 26245 18 53 075 36
15 ans et + 34046 23 17 187 12 51233 35
Total 80921 55 64 841 45 145762 100
Autres communes
< 5 ans 23983 46 23069 37 47 052 34
5-15 ans 17 690 34 16920 28 34610 34
15 ans et + 10402 20 21660 35 32062 32
Total 52075 100 61649 100 113 724 100

Ensemble communes
< 5 ans 44028 17 44478 17 88506 34
5-15 ans 44 520 17 43 165 17 87685 34
15 ans et + 44448 17 38847 15 83295 32
Total 132996 51 126490 49 259486 100

Source :CNSEE.

La croissance urbaine au cours de cette période se décompose de la manière


suivante :
•7(1984)- 1/(1974) =N - M +R(19S4)- 0(1984) où:
(7(1984)=population urbaine pour les villes retenues en 1984,
£7(1974)=population urbaine en 1974,
/?(1984)=population des localités nouvellement classées urbaines en 1984 (Ouesso et
Mossendjo),
0(1984) =population des localités nou vehement classées rurales en 1984 (aucune),
N=accroissement naturel des centres urbains de 1974 pour la période 1974-1984,
M= migration nette dans les centres urbains de 1974 pour la période 1974-1984.
Les résultats absolus sont récapitulés dans le tableau 7.
D apparaîtnettement quelamigration netteaétélefacteur dominantdans lacroissance
urbaine totale. Dfaut d'ailleurs souligner que l'effet de la migration nette sur la croissance
urbaine aurait été plus élevé si son impact sur la fécondité avait été pris en compte.
Dans cette migration nette à destination des centres urbains, l'exode rural, en 1984
(261 966 ruraux), compte pour 79% et l'immigration internationale pour 2 1 % . Cette
dernière est essentiellement composée de Zaïrois.
Pour 1974,nousn'avons aucunrenseignementsurles sortiesurbaines vers lemilieu
rural. Si l'on néglige ces mouvements et si l'on procède, comme précédemment pour
1984, on observe que la migration nette compte pour 81% (et l'accroissement naturel
pour 19%) dans la croissance urbaine totale (en 1974, Ouesso et Mossendjo n'étaient

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184 CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ETURBANISATION

TABLEAU 7.-COMPOSANTES DELACROISSANCE URBAINEDE 1974À 1984

Composantes Total %

Accroissement total delapopulation urbaine :


U (1984)-U (1974) 491 737 100
Effet combiné del'inclusion (oude l'exclusion)
dans le (ou du) milieu urbain :
R (1984)-D (1984) 26408 5,4

Migration nette :M 331 688 67,4

Accroissement naturel : N 133 641 27,2

pas incluses danslemonde urbain).Lerecensement de 1974confirme que l'exode rural


représente 80% de toute l'immigration (étrangère et interne) en milieu urbain.
Si l'importance relative de la migration nette dans la croissance urbaine semble
diminuer dans letemps,peut-être cela tient-il auxeffets indirects de la migration sur la
natalité (naissances de migrants, augmentation de la population en âge de procréer)?
Nous n'avons pu malheureusement le vérifier.
Très probablement, l'immigration demeurera longtemps encore le premier facteur
de la croissance urbaine.

BIBLIOGRAPHIE

ONSEE, 1988.- Annuaire statistique 1982,Brazzaville, 1988.


TATI G., 1987- «L'activité économique au Congo (d'après le recensement de 1984). Analyse
critique».Mémoiredefind'études démographiques, Yaounde, 1987.
SAMJR AMIN,COQUERY-VIDROVITCH C , 1919.-Histoire économique du Congo 1880-1968,
IFAN Dakar,Editions Antropes,Paris 1979.
ANKERLG - «Urbanization andmigration»,Futuribles,73,Massachusetts Instituteof Technology.
NationsUnies, 1971.- «Méthodesdemesuredelamigrationinterne»,ST/SDA/série A747, NewYork,
1971.
Nations Unies, 1 9 8 1 -«Moded'accroissement delapopulation urbaine etrurale»,1981.

AIDELF.
AI 1993. Croissance démographique et urbanisation - Actes du colloque de Rabat, mai 1990, Association internationale
des démographes de langue française, ISBN : 2-7332-7012-5, 435 pages.

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