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Maladie Divers-1

Le document traite des maladies diverses des poissons, notamment l'hydropisie infectieuse, la furonculose, et la myxobactériose, en décrivant leurs symptômes, étiologies, pathogénicités et traitements. Il souligne l'importance de maintenir de bonnes conditions d'hygiène et de vie pour prévenir ces infections, tout en mentionnant que certaines maladies, comme la lymphocystite, n'ont pas de traitement efficace connu. La prévention et le diagnostic précoce sont essentiels pour gérer ces affections dans les aquariums.

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Maladie Divers-1

Le document traite des maladies diverses des poissons, notamment l'hydropisie infectieuse, la furonculose, et la myxobactériose, en décrivant leurs symptômes, étiologies, pathogénicités et traitements. Il souligne l'importance de maintenir de bonnes conditions d'hygiène et de vie pour prévenir ces infections, tout en mentionnant que certaines maladies, comme la lymphocystite, n'ont pas de traitement efficace connu. La prévention et le diagnostic précoce sont essentiels pour gérer ces affections dans les aquariums.

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MALADIES DIVERS DES POISSONS

Hydropisie infectieuse
présente sous deux formes bien distinctes l'une de l'autre.

L'hydropisie typique, et une autre de forme ulcéreuse.

L'hydropisie typique se manifeste par les symptômes suivants :

Une exophtalmie, yeux enfoncés dans les orbites, une inflammation ainsi qu'un prolapse de l'anus,
branchies pâles, également un érythème de la peau et une destruction des nageoires. La cavité
abdominale contient un liquide purulent, qui gonfle l'abdomen des poissons. Un foie coloré de jaune à
vert constituent également des symptômes très caractéristiques de l'infection.

Les abcès de la forme ulcéreuse montre une coloration typé. L'abcès lui même est rouge et entouré d'un
anneau blanc autour duquel la peau est noire. Certains endroits de la peau dépourvus d'écailles, sont
proéminents.

Technique d'étude : L'aspect visuel du poisson malade est suffisant pour diagnostiquer cette infection

Etiologie : l'identité du germe responsable de l'hydropisie infectieuse fait parti du groupe Aeromonas
SPP phylogénie : Aeromonas Caviae, Hydrophila,Sobria,Veronii. La bactérie meurt si elle est soumise a
une température supérieure de 50 ° pendant 2 heures

Pathogénicité : La maladie est hautement contagieuse. Le plus souvent la maladie n'atteint que des
poissons affaiblis, par une autre maladie ou des mauvaises conditions de l'environnement. L'infection
est redoutable pour les poissons à cause de la destruction de la muqueuse intestinale et de la formation
d'abcès. Les hématies dégénèrent et son détruites, le foie montre des lésions. Les Cyprinidés sont les
poissons les plus exposés. Cette maladie est heureusement assez rare dans nos aquariums.

Traitement : L'hydropisie infectieuse est très difficile à soigner. Il est préférable de retirer de l'aquarium
le poisson malade et de le détruire.

%%%%%Symptômes principaux : kystes blanchâtres ou rosâtres de 0.4 à 2 mm qui s'accumulent en


grappes et donnant l'aspect de minuscules grappes de chou-fleur ou de framboises.
Symptômes secondaires : apathie si le poisson est très infecté. Parfois : hémorragies.

Causes directes : virus lymphocystis.

Causes indirectes possibles : facteurs de stress (blessures, mauvaise hygiène ou acclimatation,


alimentation inadaptée).

Traitements : aucun. Si le poisson est peu atteint au niveau de l'extrémité des nageoires, un vétérinaire
peut éventuellement pratiquer une ablation. Un complément vitaminé et une hygiène rigoureuse
optimiseront les chances de guérison.

Bactéries

La furonculose

(Maladie des trous des poissons d'eau froide)

Il s'agit d'une maladie infectieuse provoquée par la bactérie Aeromonas Salmonicida. Très courante chez
les salmonidés, elle se manifeste aussi chez les carpes, les poissons rouges et d'autres poissons
d'ornement.

Symptômes :

La maladie est caractérisée par l'apparition d'une série de nodules rougeâtres sur la peau et les
branchies. Ces formations s’ouvrent souvent et laissent apparaitre leur contenu purulent. Cela
commence avec des taches rouges sur la peau et à la base des nageoires, qui se développent ensuite
pour former de grands ulcères ouverts, dont le bord est parfois blanc. Elle peut également altérer la
vessie natatoire. Le poisson perd alors son équilibre. Le stress, la pollution de l'eau et une carence en
vitamine prédisposent à l'apparition de la furonculose. Il arrive toutefois également que cette maladie
apparaisse sous la forme d’une infection secondaire, consécutive à une première infection causée par
des Vers de la peau ou d’autres parasites cutanés ou branchiaux ou même suite à des éraflures
mineures sur la peau qui peuvent s'infecter dans une eau de mauvaise qualité.
Traitement :

Utilisation d’antibactérien au nifurpirinol combiné à du sel à raison de 3g/L dés l'observation des taches
rouges.

Si la maladie est plus avancée, utilisation d'antibiotique à base d'oxytétracycline (50mg/L), ou bactrim (1
comprimé pour 16L d'eau en bain de 5H pendant 6 jours en bac hôpital). Les ulcères peuvent devenir
des plaies béantes, et permettent ainsi à l’eau de s’infiltrer dans le poisson. Il vaut alors mieux les
soigner en les recouvrant d’une couche de Pommade à base d'iso-betadine et ajouter du sel (3g/litre) à
l’eau, pour aider le poisson dans sa régulation osmotique.

Enlever les poissons présentant des ulcères graves et les euthanasier, car plus aucun traitement ne
pourra les sauver.

Source : Les maladies de poissons d’aquarium, M.Millefanti

Aqualives

La « pourriture des nageoires »

C'est très souvent un des premiers signes d'une infection bactérienne dans l'aquarium : c'est la sonnette
d'alarme qui signale un dérèglement de l'équilibre écologique du bassin. Ces infections sont dues à des
bactéries du genre Pseudomonas, Aeromonas ou Vibrio. La maladie débute par l'apparition d'une ligne
blanchâtre sur les nageoires, puis celles-ci se creusent et les rayons se cassent. La nageoire est comme
rongée, effilochée. L'infection peut atteindre la base des nageoires puis les muscles et le sang à un stade
avancé. Les chances de survie sont alors faibles.

Il faut tout d'abord chercher la cause de l'apparition de la maladie (stress, mauvaise hygiène,
dérèglement d'un des paramètres de l'aquarium…) et la corriger si possible. Les poissons très atteints
doivent être séparés et traités à part, dans un bac de quarantaine. L'ajout d'antiseptiques dans les
bassins permet de réguler la prolifération de ces germes et de traiter les animaux malades.

La prévention de cette maladie repose essentiellement sur les conditions d'hygiène du bassin. Il faut
savoir que de nombreux poissons, à l'achat, présentent un début d'infection.

La furonculose

C'est une infection bactérienne de la peau des poissons. Elle est principalement due à des bactéries des
genres Pseudomonas et Aeromoas.

Elle se déclare chez des animaux blessés ou élevés dans de mauvaises conditions. On remarque des
rougeurs de la peau (en particulier à la base des nageoires et dans les muscles). L'infection est souvent
accompagnée de pourriture des nageoires, d'exophtalmie (œil sorti de l'orbite) ou parfois d'atteinte des
organes internes comme le foie (souvent fatale). Elle peut également se manifester par des ulcères
(trous dans la peau) qui apparaissent lorsque les furoncles (boutons de pus) éclatent. Ces ulcères sont
parfois sur-infectés par des champignons, ce qui donne un aspect filamenteux blanchâtre à la lésion.

Le traitement consiste encore une fois à corriger les déséquilibres du milieu, à isoler et traiter les
animaux malades.

Eventuellement, on traitera en prévention le bassin principal pour limiter le nombre de germes dans le
bassin.

La myxobactériose

C'est une maladie bactérienne fréquente chez les poissons tropicaux d'eau douce. Elle est due à
Flexibacter columnaris, une bactérie peu dangereuse chez les poissons vivant dans de bonnes
conditions. C'est un mauvais environnement, en particulier une température trop élevée, qui favorise
cette maladie.

Elle se manifeste par une surélévation blanchâtre au niveau des lèvres ou de la tête des poissons.
L'infection peut ensuite s'étendre sur le corps, entraînant la mort des tissus. L'atteinte des organes
internes est également possible. La maladie est très contagieuse car les poissons atteints éliminent
beaucoup de bactéries. Il faut donc isoler au plus vite les animaux atteints et les traiter à l'aide
d'antiseptiques. L'aquarium doit être vidangé et désinfecté afin d'éliminer le germe présent, et de
rééquilibrer les paramètres écologiques.

En cas de récidive, il est important de contrôler régulièrement les différents paramètres de l'eau et de
les rendre optimaux.

La température doit être la plus basse possible, tout en restant supportable pour les poissons présents
dans l'aquarium, afin de limiter la multiplication de la bactérie.

Les mycobactérioses ou pseudo-tuberculoses

Ce sont les affections les plus graves touchant des poissons d'aquarium d'eau douce. Elle sont dues à des
mycobactéries (comme la tuberculose de l'homme ou des bovins, mais les espèces sont différentes). On
parle parfois de tuberculose chez les poissons, mais on préfère parler de pseudo-tuberculose car les
bactéries responsables de la maladie chez les poissons sont peu dangereuses pour l'homme. De plus,
elles ne causent pas des symptômes identiques et aussi graves que la tuberculose à proprement parler.

Ces bactéries sont omniprésentes dans le milieu naturel des poissons et quasiment tous les poissons
capturés en portent. Comme pour la tuberculose humaine toutefois, ces maladies ne se déclarent
généralement que chez les sujets affaiblis ou vivant dans de mauvaises conditions d'entretien. C'est une
maladie d'évolution chronique (lente). Les bactéries sont « enkystées » chez les poissons en bonne santé
et peuvent se « réveiller » à la suite d'un stress. Si ce stress disparaît, le poisson peut à nouveau paraître
sain. Si le stress persiste, la forme aiguë se développe.
Les symptômes sont peu évocateurs : les poissons sont maigres, nagent mal, paraissent faibles…

Les formes aiguës se manifestent par des exophtalmies, des déformations de la colonne vertébrale, des
nécroses de la peau (destruction des tissus)… Tous les organes peuvent être atteints par ces bactéries (il
se forme alors des tâches jaunâtres sur ces organes).

Les mycobactéries sont très résistantes à de nombreux antibiotiques et antiseptiques. C'est pourquoi le
traitement et la prévention consistent uniquement à améliorer les conditions de vie et à séparer et
sacrifier les animaux gravement atteints ou ne guérissant pas.

Attention : même si les mycobactéries des poissons sont moins dangereuses pour l'homme et ne sont
pas responsables de la tuberculose, elles peuvent infecter les aquariophiles (ce sont des zoonoses).
L'infection survient généralement chez les gens manipulant beaucoup les eaux d'aquarium : des petites
blessures sur les mains, les coudes ou les bras peuvent s'infecter. Il se développe alors des lésions
ulcéreuses (creusées dans la peau) ou nodulaires (formant un petit nodule) à l'endroit de la plaie.
L'infection n'est généralement pas très grave et la guérison est souvent spontanée mais longue. Il est
toutefois toujours nécessaire de consulter un dermatologue afin de contrôler l'évolution et
éventuellement de traiter.

Conclusion

Ces affections bactériennes sont les plus fréquentes mais il en existe d'autres. Leur prévention repose
toujours sur des bonnes conditions de vie et une quarantaine des poissons nouvellement acquis. Le
traitement est souvent facile car il suffit de corriger le déséquilibre responsable de l'apparition de la
maladie. L'utilisation d'antiseptiques permet d'accélérer la guérison en limitant la prolifération des
germes, en attendant que les paramètres se stabilisent.

L'utilisation abusive d'antibiotiques dans un aquarium doit être abolie. La flore de l'aquarium s'en trouve
en effet perturbée et certains germes peuvent facilement devenir résistants (ou le sont déjà, comme les
mycobactéries). C'est pourquoi les antibiotiques doivent être utilisés avec parcimonie, après un
diagnostic précis de maladie bactérienne et éventuellement l'isolement de la bactérie en cause.

Virale

Lymphocystite : causée par un Iridovirus. Il affecte en particulier les juvéniles de dorade royale. Les
signes extérieurs sont des nodules blanchâtres dans la peau (1) et les arcs branchiaux (2),
particulièrement voyants sur les nageoires et la queue qui s'érodent. La maladie subit un cours
achronique et une évolution généralement bénigne. Une perte d'appétit et donc de poids peut
s'ensuivre, avec des mortalités limitées aux poissons dont les lésions s'étendent ou atteignent les
branchies. Un examen histologique révèle des groupes de cellules fibroblastes élargies dans le derme
(3). Le diagnostic peut être confirmé par l'isolation du virus dans la ligne BF2 de cellules : l'effet
cytopathique est caractérisé par une hypertrophie des cellules (4). Aucun traitement efficace connu.
Une prévention peut se faire en prenant des mesures d'hygiène, en évitant de manipuler les poissons ou
toute action qui pourrait causer des abrasions.

Rickettsiales

Epithéliocystite : causée par des organismes du genre Chlamydia- Il affecte en particulier les branchies
des juvéniles de dorade royale. Signes : position ouverte et distendue de l'opercule, la respiration est
gravement affaiblie et les mortalités peuvent être importantes. Un examen microscopique et
histologique des branchies peut révéler la présence de kystes miliaires de cellules épithéliales
hypertrophiées (5). Dans les cas graves, une fusion des lamelles secondaires survient et les kystes
apparaissent dans les tissus hyperplastiques (6). Aucun traitement efficace connu. Prévention par des
mesures d'hygiène.

Bactériennes

Vibriose : causée par le Vibrio anguilarum et d'autres Vibrio spp. Cette maladie est une des causes
majeures de mortalité en mariculture, avec une fréquence accrue en été. Le poisson affaibli par une ou
plusieurs conditions stressantes (surpopulation, manipulation, dégradation de la qualité de l'eau) est
alors prédisposé. Il s'ensuit une septicémie aiguë, caractérisée par une rougeur des nageoires, des
régions latérales ventrales et anales (7) ainsi qu'une légère anémie. Au niveau interne, une
splénomégalie et pétéchie viscérale sont typiques (8). Les Vibrios sont des bactéries gram négatif qui
peuvent être isolées du sang et des cultures lors d'une première isolation (agar Marine) ou d'une
substance sélective (agar TCBS) (9) L'identification se fait par des tests biochimiques (ex. système
modifié API 20E) ou sérologiques (10) (agglutination avec des antisera spécifiques. Une thérapie
consistant à inclure les médicaments dans la nourriture peut s'avérer efficace si le traitement est
administré avant qu'une anoréxie se développe. Le traitement adéquat doit être prescrit selon un
antibiogramme (11) et une prescription vétérinaire. Son utilisation doit être en accord strict avec les
restrictions légales et périodes d'évacuation. Des mesures prophylactiques sont possibles : une
vaccination par immersion en utilisant un vaccin inactivé disponible dans le commerce peut protéger
pendant 10 à 12 mois.

Pseudotuberculose : Cette maladie est plus fréquente pendant la saison chaude. Elle se répend
rapidement et cause des mortalités importantes. Dans sa phase aiguë, des conditions septicémiques se
développent avec une hyperémie caractéristique à la base des nageoires et autour de l'anus. Au niveau
interne, une pétéchie hémorrhagique et une grave splénomégalie (12) sont symptomatiques. La forme
chronique montre des nodules blancs typiques dans la rate et les reins (13) qui ressemblent quelque peu
à ceux de la tuberculose. Histologiquement, les nodules apparaissent comme des lésions
granulomateuses avec des surfaces macrophages et necrotiques (14). L'agent responsable est
Pasteurella piscicida, un bâtonnet gram négatif bipolaire (15) qui peut être isolé sur agar Marine ou
sanguin, où il produit des colonies caractéristiques après 48 heures d'incubation à température
ambiante (16). L'identification se fait en procédant à des tests biochimiques (ex. système modifié API
20E) (17) ou sérologiques (agglutination avec un sérum spécifique). Une thérapie consistant à inclure les
médicaments dans la nourriture peut s'avérer efficace si entreprise à temps. Cependant, une résistance
peut se développer et des antibiotiques différents peuvent être nécessaires pour des traitements
successifs.

Streptococcose : maladie septicémique responsable de lourdes pertes économiques dans les cultures de
queues jaunes au Japon et également dans les cultures de turbots en Espagne où cette maladie entraîne
un taux de croissance lent et une mortalité persistante pour les poissons de 100 g à 3 kg pendant la
saison chaude. Les signes extérieurs patents sont une exophtalmie latérale prononcée (18), ascites avec
des viscères couvertes d'une couche d'aspect purulent ainsi qu'une légère anémie. L'agent responsable
est une bactérie gram positive du genre Enterococcus (19), analogue à E. seriolicida, qui peut être isolé
sur agar sanguin où il produit une hémolyse alpha (20). Identification : tests morphologiques, de culture
ou biochimique (système API20 Strep). Une thérapie consistant à inclure les médicaments dans la
nourriture réduit la mortalité, mais ne résoud pas le problème et les traitements doivent être
continuellement répétés avec les problèmes qui s'ensuivent de résistance aux antibiotiques.
Prévention : éviter de donner de l'aliment semi-humide contenant des déchets frais de poisson, qui
peuvent contenir l'infection.

Tuberculose : causée par des bactéries appartenant au genre Mycobactérium (principalement


M.Marinum). Cette maladie chronique demeure asymptomatique pendant une longue période, Le
poisson devient chétif, rabougri et devient invendable. Les mortalités peuvent ne pas être importantes
mais sont persistantes. Les signes de cette maladie sont une exophtalmie occasionnelle, des ulcères de
la peau, des lésions granulomateuses massives dans la rate et les reins (21). A un stade avancé, les
lésions nodulaires apparaissent également dans le foie, le mésentère et le coeur (22). Des
microbactéries peuvent être détectées lors de sections hystologiques ou d'un nodule écrasé avec de la
teinture de Ziehl-Neelsen (23). Elles peuvent également être isolées avec la substance Löwenstein-
Jensen où elles forment des colonies de couleur blanc-jaunâtre en 2-3 semaines d'incubation à
température ambiante (24). Aucun traitement efficace connu. Prévention par des mesures d'hygiène.
Avertissement aux aquaculteurs : la manipulation de poissons infectés est dangereuse : la Microbactérie
aquatique peut pénétrer dans la peau par les égratignures et causer des œdèmes nodulaires ainsi que
des ulcères permanents chez les humains.

" Myxobactériose " : ce terme englobe les principales infections bactériennes externes, notamment la
maladie des branchies et l'infection à Flexibacter Columnaris. Bactérie responsable : Myxobactéries,
considérées comme des envahisseurs opportunistes et secondaires dans des tissus déjà contaminés.
Chez le poisson particulièrement faible et stressé, les infections peuvent devenir systémiques. Dans la
maladie des branchies typique, les branchies sont enflées avec une hypersecrétion des muqueuses (25)
(26). Les mortalités peuvent être importantes chez les juvéniles à cause d'une altération de la
respiration. Histologiquement, une hypertrophie épithéliale, une fusion des lamelles secondaires (27) et
des premières lamelles dans les cas graves. L'infection à Flexibacter Columnaris est caractérisée par une
usure et un pourrissement des nageoires (28), par une perte de pigmentation suivie d'ulcères de la
peau. Dans la Myxobactériose systémique, la splénomégalie est particulièrement accentuée (29), par
une accumulation des bactéries dans le tissu splénique. La Myxobactériose peut être diagnostiquée par
un examen microscopique direct des lésions (éraflures) recouvertes de bleu de méthylène. Des
échantillons positifs contiennent des concentrations importantes de bactéries filamenteuses (30). La
Flexibacter spp. peut être isolée sur de l'agar cytophage préparé avec de l'eau de mer. Une thérapie
appropriée nécessite l'élimination ou la réduction des facteurs causant des lésions primaires.
Traitements désinfectants (ex. Oxytetracycline, 70 mg/kg/j/7 jours) si l'infection systémique est
suspectée. Prévention avec des traitements de routine.

Parasitaires

- Ectoparasites

Oodiniase : Une des maladies les plus dangereuses causée par des ectoparasites, responsable de
mortalités élevées si non diagnostiquée à temps et traitée. L'agent étiologique est l'Amyloodinium
ocellatum, un protophyte à dinoflagelles qui s'accroche aux branchies (31) et à la peau. Le diagnostic se
confirme par observation microscopique directe des branchies et des éraflures de la peau : les stades
parasitaires, ou trophontes, sont caractérisés par des corps ronds, sombres et non motiles (32). Thérapie
: des bains courts (1-2 ppm/l/h/j/10 jours) ou bains prolongés (0.3-0.5 ppm) de sulfate de cuivre.
Prévention par traitements de routine.

Cryptocaryoniase : cette maladie est causée par le Cryptocaryon irritans, un protozoaire cilié qui envahit
les branchies et la peau (33), affaiblissant les fonctions physiologiques de ces organes. Les signes
extérieures sont des points blancs répartis sur toute la surface du corps. Le diagnostic est confirmé par
une observation microscopique des coupures de branchies ou des éraflures de la peau de corps ronds et
pivotants (34). Thérapie : réduire rapidement la salinité de l'eau et la maintenir à 8-10 ppm(pendant 3
heures), exactement les jours 1,4,7 et 10. Alterner les bains courts (200 ppm/30-60mn/jour/2-3 jours,
150 ppm pour les juvéniles), exactement les jours 1,4,7 et 10. Prévention par traitements de routine.

M Trichodiniase : Cette maladie est due aux protozoaires ciliés du genre Trichodina donnant une
dépigmentation blanc-grisâtre de la peau et une irritation des branchies. Le diagnostic se fait par
observation microscopique directe des parasites dans les lésions des branchies et de la peau (35).
Thérapie : bains courts (150 ppm/30-60 min./jour/2-3 jours) ou bains prolongés (25 ppm) de formaline.
Prévention par traitements de routine.

Douves monogènes : les loups et dorades sont souvent touchés par le Diplectanum aequans (36), le
Furnestinia echeneis (37), le mycrocotyle sp. (38) et d'autres vers dactylogyrides et microcotylides qui
provoquent des irritations et des hypersécrétions des muqueuses des branchies (39) et parfois même
des asphyxies dans les invasions graves. Le diagnostic s'obtient par observation microscopique directe
des parasites dans les coupures ou éraflures des branchies. Le Neobenedenia melleni (40) et autres vers
capsalides sont responsables des lésions de la peau et des hyperplasies des couches épithéliales.
Diagnostic par observation directe des parasites sur la cornée ou les éraflures de la peau. Thérapie :
bains courts de formaline (200-250 ppm/30-60mn/jour/plusieurs jours ; 150 ppm pour les juvéniles) ou
bains prolongés de composés organophosphoreux (ex. Trichlorphon 0.3 ppm). Prévention par
traitements de routine.
Caligidose : provoquée par les copépodes du genre Caligus (Crustacé) (41), qui affecte la peau en
formant des lésions et des ulcères au niveau des attaches. Thérapie : composés organophosphoreux (ex.
Trichorphon) dans des bains courts (5 ppm/30-60 mn/jour/plusieurs jours) ou longs (0.3 ppm).
Prévention par traitement de routine.

Isopodiose : provoquée par les isopodes du genre Gnathia (Crustacé). Problème essentiellement
rencontré chez les poissons élevés en cage. Signes : " punaises" ressemblant à des moustiques avec un
abdomen rouge plein de sang ingéré(42), accrochés sur toute la surface du poisson. Thérapie : des bains
courts (5 ppm/30-60 mn/jour/plusieurs jours) ou longs (0.3 ppm). Prévention par traitement de routine.

- Endoparasitaires

Microsporidiose : Le Tetramicra brevifilium est un protozoaire microsporidien envahissant la peau, les


muscles et les viscères du turbot (43). Le diagnostic est confirmé par une observation microscopique des
spores typiques (44) de nodules écrasés entre deux lamelles. Thérapie inconnue.

Myxosporidiose : provoquée par plusieurs espèces de protozoaires Myxosporidiens. Les membres du


genre Myxobolus, Spherospora et Kudoa sont communs. Dans le cas de Kudoase, des kystes blancs sont
trouvés dans les muscles (45) et les viscères. Le diagnostic est confirmé par observation microscopique
des spores typiques (46) d'un tas humide de nodules écrasés entre deux lamelles et colorés avec
Giemsa, ou par des sections histologiques. Thérapie inconnue.

Maladies non-contagieuses

Embolie gazeuse : provoquée par une supersaturation de gaz dans l'eau. Cet état est responsable de
mortalités continues. La forme embolique de la maladie est caractérisée par la présence de gaz dans les
capillarités des branchies (47). La forme exanthémateuse présente un gonflement anormal de la vessie
natatoire (48), exophthalmie, présence de bulles de gaz dans les yeux et les nageoires (49). Prévention
et thérapie : aération vigoureuse de l'eau et dégazage de l'eau (des gaz dissous dans l'eau).

Dégénérescence lipidique du foie : Maladie due à une nutrition trop riche en lipide oxydés
(rancissement) et caractérisée par une accumulation de céroides dans le foie. Les poissons infectés
présentent une anémie avec des ascites et une coloration jaune-marron du foie (50). Le taux de
croissance est bas et on note des mortalités persistantes. Le diagnostic peut être confirmé
histologiquement en colorant les sections du foie avec Sudan III : des dépôts de céroïde sont détectables
par leur couleur orangée (51). Prévention et thérapie : utiliser de l'aliment frais de bonne qualité.

Granulomatose systémique : cet état, signalé dans les élevages de dorade royale en Israël et en Espagne,
est caractérisé, en période d'attaque, par la présence de cristaux de tyrosine dans les reins et les yeux,
suivis de formation de nodules dans les viscères, surtout les reins, la rate et le foie (52).
Histologiquement, les lésions rénales consistent en une dégénérescence et des changements
nécrotiques des tubules, avec une présence de granulomes dans les tissus hématopoiétiques (53).
L'étiologie est inconnue, mais un désordre métabolique lié à des régimes alimentaires déséquilibrés,
périmés ou pauvres en vitamine C est fortement suspecté. Prévention et thérapie : utiliser de l'aliment
frais de bonne qualité.

furonculose correspond à des apparitions répétées de furoncles sur plusieurs mois (voire années). Un
furoncle est une infection bactérienne profonde au niveau d’un follicule pileux. Plusieurs facteurs
augmentent le risque de développer une furonculose.

Un traitement antibiotique adapté et des mesures d’hygiène spécifiques permettent de traiter la


furonculose et de prévenir l’apparition de complications et la contagion de l'entourage. Explications.

Un furoncle est une infection profonde (folliculite) due à une bactérie, le staphylocoque doré
(Staphylococcus aureus ), au niveau d’un follicule pileux (au niveau d’un poil).

Une personne peut présenter un furoncle isolé ou de nombreux furoncles. La répétition d’épisodes de
furoncles sur plusieurs mois constitue une furonculose. Plusieurs facteurs favorisent l’apparition de
furoncles :

La furonculose touche particulièrement les adolescents et les jeunes adultes, elle est rare chez l’enfant
en bonne santé.

Cependant, certaines personnes présentent d'autres pathologies qui accroissent le risque de développer
une furonculose :

Un furoncle est une infection qui évolue en plusieurs étapes :

La furonculose, répétition chronique d’épisodes de furoncles, est la complication la plus fréquente des
furoncles . Elle survient surtout chez les personnes à risque et peut durer plusieurs mois à plusieurs
années.

D’autres complications beaucoup plus rares peuvent survenir :

Le diagnostic de la furonculose repose sur l’apparition répétée de furoncles sur plusieurs mois.Le
médecin peut effectuer un prélèvement de pus sur un furoncle pour identifier la bactérie en cause et
pour déterminer les antibiotiques les plus efficaces contre la bactérie.

Le médecin peut prescrire des examens complémentaires pour rechercher l’existence de facteurs de
risque ayant contribué au développement de la furonculose lorsqu’ils ne sont pas connus (diabète,
déficit immunitaire, carence en fer…).

Avant de confirmer le diagnostic, le médecin écarte d’autres pathologies qui peuvent être confondues
avec la furonculose :

Lors de l’apparition d’un furoncle, des soins locaux peuvent être réalisés par la personne :

En cas de furonculose, la chronicité des furoncles impose une prise en charge médicale et un traitement
adapté :
Différentes mesures d’hygiène permettent de prévenir efficacement l’apparition de furoncles ,
particulièrement chez les personnes à risque :

En cas de furonculose, certaines mesures sont indispensables pour prévenir la contagion d’autres parties
du corps mais aussi de l’entourage : Causes et facteurs de risque de la furonculose

une hygiène insuffisante ; • une transpiration importante (hypersudation) ; •

la surcharge pondérale et l’obésité ; •

le frottement des vêtements serrés ; •

les frottements de la peau dans certaines activités sportives de contact ; •

une peau grasse ; • un foyer infectieux bactérien à staphylocoque au niveau du nez, des oreilles, du
périnée, d’une plaie chronique, de cicatrices d’anciens furoncles ; •

le contact avec une personne atteinte de furoncles ; •

un traitement par des corticoïdes locaux (eczéma, psoriasis). •

le diabète sucré ; •

un déficit immunitaire ; • un terrain atopique ; •

une carence en fer ; •

la granulomatose chronique familiale (maladie génétique). •

Symptômes de la furonculose

Un bouton rouge apparaît, douloureux et dur, sans pus, au niveau d’un follicule pileux. •

Le bouton évolue en pustule de 1 à 3 cm, chaude et douloureuse, blanche et contenant du pus. •

Le furoncle se perce, le pus s’écoule. Le follicule pileux nécrosé (le bourbillon) est éliminé, laissant un
cratère rouge sur la peau. •

Le furoncle guérit en moins de 2 semaines, en laissant une cicatrice creuse, définitive. •

Bon à savoir : les furoncles se développent préférentiellement au niveau des zones de friction et dans les
zones à forte pilosité : visage, dos, épaules, nuque, cuisses, fesses. Un seul furoncle peut apparaître de
manière isolée ou plusieurs furoncles peuvent se développer simultanément dans une même zone.

l’anthrax : agglomérat de furoncles ; •

une septicémie (infection généralisée) en l’absence de traitement ; •


la staphylococcie maligne du visage avec une thrombophlébite du sinus caverneux en cas de furoncle
grave sur le visage avec des complications cérébrales ; •

une migration de l’infection vers les articulations (arthrite), vers le tissu osseux (ostéomyélite) ou vers le
cœur (endocardite). •

Furonculose : diagnostic et traitement

les folliculites superficielles, la sycosis (folliculite localisée au niveau de la barbe) ; •

la maladie de Verneuil ; •

la myiase (maladies parasitaires dues à des larves de mouches tropicales) ; •

l’ acné ; • des kystes épidermiques surinfectés. •

lavage des mains avant et après chaque soin ; •

application d’une compresse chaude plusieurs fois par jour pour favoriser l’élimination du pus jusqu'à
élimination du bourbillon ; •

application d’un antiseptique local plusieurs fois par jour ; •

protection du furoncle avec une compresse stérile et un pansement. •

un traitement antibiotique anti-staphylococcique (Clindamycine et Pristinamycine) par voie orale


pendant 1 à 2 semaines ; •

une douche quotidienne avec un savon antiseptique à base de chlorhexidine et protection des lésions
avec un pansement ; •

le lavage du linge à 90°C ; •

une désinfection des éventuels foyers infectieux staphylococciques (antibiotiques locaux) pendant
plusieurs mois ; •

un drainage des furoncles dans les formes sévères.

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