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RaMsEs PCR-T1-7

Indice de révision :
Module « réglementation et principes de 01
radioprotection » Date d’application :
01/09/2005
Titre : Sources d’exposition pour l’homme
Date : juin 2005
Fichier : \\Sbgpcs47\P_Ramses\Zone Echange\PCR\Cours\PCR-T1-7 Sources
d'exposition.doc

Sources d’Exposition pour l’Homme

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SOMMAIRE

1- SOURCES NATURELLES DE RAYONNEMENTS IONISANTS 4

1.1- Exposition externe 4


1.1.1- Rayonnements cosmiques 4
1.1.2- Rayonnements telluriques 5

1.2- Exposition interne 5


1.2.1- Isotopes cosmogéniques 6
1.2.2- Isotopes d’origine tellurique 6

1.3- Généralités sur le radon 7

1.4- Techniques de mesure du radon 10


• Chambre à ionisation impulsionnelle 10
• Chambre d’ionisation à Téflon (Electret) 11

1.5- Cartographie par départements de l’activité volumique 13

1.6- Les normes 14

2- SOURCES RESULTANT DE L’ACTIVITE HUMAINE 15

2.1- Exposition médicale 15


2.1.1- Radiodiagnostic 15
2.1.2- Radiothérapie 15
2.1.3- Médecine nucléaire 16

2.2- Applications industrielles 16


2.2.1- Radiographie industrielle 16
2.2.2- Jauges 17
2.2.3- Applications reposant sur le principe d’ionisation des gaz 18
2.2.4- Traceurs radioactifs industriels 18
2.2.5- Irradiation 19

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2.3- Production d'électricité 19
2.3.1- Préparation du combustible 19
2.3.2- Fonctionnement des centrales nucléaires 20
2.3.3- Retraitement du combustible 22

3- CONCLUSION 23

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L’homme est constamment exposé aux rayonnements ionisants. Une des composantes de cette
exposition existe depuis l’origine de la vie sur la Terre ; elle est due aux sources naturelles de
rayonnements ionisants. L’autre composante est d’apparition récente et résulte de l’activité
humaine. En moyenne, elles contribuent chacune pour environ 50% de l’équivalent de dose
absorbée.

1- SOURCES NATURELLES DE RAYONNEMENTS IONISANTS

1.1- Exposition externe

1.1.1- Rayonnements cosmiques


On appelle rayonnement cosmique un flux de particules (principalement des protons)
dotées d’une énergie très élevée, de l’ordre du GeV. Il est d’origine solaire ou galactique.
Ces protons de haute énergie entrent en collision avec les noyaux des atomes de
l’atmosphère et créent des fragments eux-mêmes dotés d’une énergie élevée (protons, neutrons,
muons, neutrinos, mésons, ….).
Le débit d’équivalent de dose dû aux rayonnements cosmiques est en moyenne de
0,3mSv/an au niveau de la mer. Mais il varie considérablement en fonction de l’altitude et de la
latitude.

Altitude (km ) Equateur 30° 50°

0 0,35 0,4 0,5


1 0,60 0,7 0,9
2 1,0 1,3 1,7
3 1,7 2,2 3,0
4 2,6 3,6 5,0
5 4,0 5,8 8,0
10 14,0 23,0 45,0
15 30 ,0 50,0 110,0
20 35,0 60,0 140,0
Tableau 1 : Variation du débit d’équivalent de dose absorbée (mSv/an ) en fonction de l’altitude et
de la latitude.

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Région Altitude (m) Latitude mSv/an Population

LA PAZ (Bolivie) 3630 16° S 2,7 320 000


QUITO (Equateur) 2850 0°S 1,6 213 000
BOGOTA (Colombie) 2640 4° N 1,5 325 000
CERRO DE PASCO (Pérou) 4259 10° S 3,3 20 000
LHASSA (Himalaya) 3684 30° N 3,1 20 000

Tableau 2 : Débit d’équivalent de dose des rayonnements cosmiques dans des régions de haute
altitude.

1.1.2- Rayonnements telluriques


Nous sommes exposés aux rayonnements dus aux radioéléments présents dans l’écorce
terrestre. Il existe une cinquantaine de radioéléments naturels dont la plupart font partie des 3
familles naturelles du Thorium, de l’Uranium et de l’Actinium.
C’est le Thorium qui existe en quantité la plus importante (10 ppm en moyenne). On
trouve ensuite l’Uranium (2 à 3 ppm), puis l’Actinium.
Un autre radioélément contribue de façon notable, c’est 40K isotope naturel du Potassium
(0,011%). Sa concentration est de l’ordre de 100 à 1000 Bq/kg de sol.
Le débit de dose absorbée moyen dû à l’ensemble de ces isotopes est d’environ
0,3mSv/an. Il varie cependant largement en fonction de la composition du sol. L’équivalent de
dose reçu en Bretagne ou les Vosges est de 2 à 3 fois supérieur à celui reçu dans le Bassin
Parisien. Dans certaines régions, comme l’état de Kerala sur la côte Nord-Ouest de l’Inde, il
atteint même 30 mSv/an.

1.2- Exposition interne


Nous respirons de l’air radioactif, nous buvons de l’eau radioactive, nous consommons
des aliments radioactifs. Ces isotopes radioactifs naturels se fixent dans notre organisme.
Ils sont d’origine cosmogénique (formés par l’interaction des rayons cosmiques sur les
noyaux de l’atmosphère) ou proviennent des éléments radioactifs contenus dans le sol.

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1.2.1- Isotopes cosmogéniques
14
Le C résulte de l’interaction des neutrons cosmiques sur les noyaux d’azote de
l’atmosphère :
14
N(n , p) 14 C
La formation constante de 14C au cours du temps permet la datation des organismes vivants.
On connaît une vingtaine d’isotopes cosmogéniques dont les plus courants sont le 14C, le
3
H, le 7Be et le 22Na.

1.2.2- Isotopes d’origine tellurique


Toutes les familles naturelles ont dans leur chaîne un isotope du Radon qui est un gaz
rare radioactif (222Rn engendré par le 226
Ra, 220
Rn appelé également thoron, engendré par le
224
Ra). Ces gaz émanent du sol, des eaux et des matériaux de construction.
Les valeurs moyennes des concentrations ont été évaluées à 2 Bq/m3 en plein air et 20
Bq/m3 dans les habitations pour le plus important d’entre eux : le 222
Rn. Ces gaz et leurs
descendants solides irradient les poumons.
L’isotope 40K présent dans le sol, passe en partie dans les plantes que nous consommons
et se fixe dans notre organisme.
Exemple : Radioactivité de différents milieux naturels
Eau de pluie 0,3 à 1 Bq/l
Eau de rivière 0,07 Bq/l (226Ra et descendants) ; 0,07 Bq/l (40K) ; 11 Bq/l (3H)
Eau de mer 14 Bq/l (40K essentiellement)
Eau minérale 1 à 2 Bq/l (226Ra, 222Rn)
Lait 60 Bq/l
Sol sédimentaire 400 Bq/kg
Sol granitique 8000 Bq/kg
Corps humain 12000 Bq (6000 dus au 40K)

Le tableau 3 résume la contribution des diverses composantes de la radioactivité


naturelle. Il faut toutefois se souvenir que ce sont des valeurs moyennes susceptibles de
variations importantes en fonction de l’altitude, de la latitude et de la composition du sous-sol.

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Sources naturelles Exposition (mSv/an) Totaux (mSv/an)

Exposition externe 0,62


Rayonnement cosmique 0,3
Rayonnement tellurique 0,32
Exposition interne 0,94
Isotopes cosmogéniques 0,01
40
K 0,17
222
Rn + descendants 0,55
220
Rn + descendants 0,15
Divers 0,06
Total 1,56

Tableau 3 : Equivalents de dose annuels dus aux sources naturelles dans une région à
caractéristiques moyennes

1.3- Généralités sur le radon

Le radon est un gaz d'origine naturelle, émanant du sol. Il est inodore, incolore, insipide
et radioactif, d'où l'attention qu'il suscite. Il provient de la désintégration de l'uranium et du
thorium, présents en proportions variables dans la plupart des roches (et donc dans la plupart des
matériaux de construction). Généralement, ce gaz se dilue rapidement dans l'atmosphère dès qu'il
atteint la surface du sol. Mais il n'en va pas de même lorsqu'il s'infiltre à travers les pores et les
fissures jusqu'aux caves et pièces d'habitations de nos maisons calfeutrées. Piégé, il peut alors s'y
accumuler et parfois atteindre des concentrations susceptibles d'augmenter le risque de cancer du
poumon.
Le radon se désintègre dans l’atmosphère en donnant successivement et rapidement des atomes
de 218Po, 214Pb, 214Bi et 214Po sous forme de particules microscopiques (le descendant suivant, le
210
Pb de période beaucoup plus longue (22 ans) est en concentration négligeable). Ces quatre
214
descendants peuvent être inhalés. Du fait de sa très courte période (16 ms), le Po ne parvient
pas directement dans les poumons par inhalation, mais les trois autres peuvent s’y fixer et s’y
désintégrer jusqu’au 210Pb.

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Décroissance de la famille de l’238U

218 214
Un atome de Po émet une particule alpha de 6,00 MeV. Le Pb formé conduit par deux
214 214 210
désintégrations β successives, au Bi, puis au Po pour aboutir au Pb par désintégration
alpha d’énergie 7,69 MeV. La somme de ces deux énergies (13,69 MeV) est l’énergie alpha
218 214 214
potentielle (EAP) de l’atome de Po. L’EAP de chaque atome de Pb et Bi n’est que de
7,69 MeV.

Descendants du 222Rn Période (min) Eα (MeV) EAP (MeV.Bq-1)


218
Po 3,05 13,69 3620
214
Pb 26,8 7,69 17800
214
Bi 19,9 7,69 13100
214
Po 2,57.10-6 7,69 2.10-3
Total à l’équilibre par Bq de radon 34520

Energie Alpha Potentielle des descendants du 222Rn

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L’EAP volumique pondérée par le nombre de chaque descendant est donnée par l’expression
suivante :
EAPV = 13,69 N(218Po) + 7,69 N(214Pb) + N(214Bi)
N(218Po), N(214Pb), N(214Bi) désignent respectivement les nombres d’atomes par mètre cube
d’isotopes 218Po, 214Pb et 214Bi.
Le radon présent dans l'air d'une
habitation provient essentiellement de deux
sources : les matériaux de construction et le
sol. La contribution des matériaux de
construction ne dépasse généralement pas
quelques dizaines de Bq/m3. Par contre, le
sol de l'habitation peut être la source de
concentrations de radon de quelques
3
centaines de Bq/m .

La concentration en radon varie d'une maison à l'autre dans une même zone géologique. Elle
varie aussi fortement d'une région à l'autre, en fonction de la nature géologique du sous-sol (le
granit et le schiste en contiennent plus). En outre, certaines conditions exceptionnelles, liées à la
composition du sol sous la maison (facteurs géologiques très locaux ou résultat d'activités
humaines antérieures), peuvent engendrer des concentrations en radon élevées. Enfin, la
concentration en radon varie au cours de la journée (plus élevée le matin), d'une saison à l'autre
(plus élevée en hiver) et aussi en fonction des conditions météorologiques (plus élevée lors des
basses pressions et lors du phénomène d'inversion de température). Plus on s'éloigne de la source
(de la cave), plus la concentration diminue. Enfin, plus la ventilation est forte et efficace, moins
il y a de risques d'avoir de grandes concentrations de radon dans l'habitation.
L'Union Européenne recommande d'agir à partir de concentrations dépassant 400 Bq/m3
pour les maisons existantes et 200 Bq/m3 pour les nouvelles habitations. Quel que soit le
bâtiment (maison, école, lieu de travail), la seule façon de savoir s'il présente une concentration
de radon élevée est de faire mesurer le radon par un organisme spécialisé. Un petit nombre de
mesures permettra de détecter une concentration excessive de radon. En cas de problème, la pose

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de détecteurs dans différents locaux pour des durées variables peut être nécessaire afin de mieux
cerner la situation. Cela exige une volonté particulière de recherche de détecteurs performants.

1.4- Techniques de mesure du radon

Plusieurs méthodes actives et passives sont utilisées pour mesurer les concentrations volumiques
du radon et de ses descendants :
- Piégeage du radon sur charbon actif puis mesure par Scintillation liquide ou par
spectrométrie gamma
- Emanométrie
- Détecteur semi conducteur en regard d’un volume d’air connu
- Détecteurs Solides de Traces Nucléaires (détermination de l’énergie alpha potentielle
volumique)
- Chambre d’ionisation
Dans la suite nous décrivons à titre d’exemple deux de ces méthodes :

• Chambre à ionisation impulsionnelle

Les détecteurs actifs sont des dispositifs capables de mesurer en temps réel l’activité
volumique du radon dans l’environnement. Ces détecteurs fonctionnent le plus souvent avec une
circulation forcée de l’air.

Principe de fonctionnement de la chambre d’ionisation AlphaGUARD

Le système AlphaGUARD est constitué d’une chambre d’ionisation impulsionnelle portative


permettant de mesurer en continu l’activité volumique du radon dans l’air tout en enregistrant

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simultanément les différents paramètres météorologiques tels que la pression, l’humidité et la
température du lieu de mesure en fonction du temps.
La capacité de la chambre est de 0,56 L et fonctionne sous une alimentation de 750 V. En mode
de fonctionnement classique, le gaz étudié pénètre à l’intérieur de la chambre d’ionisation via un
large filtre en fibre de verre.
Chaque désintégration est alors convertie en une impulsion de courant analysée par trois
types de filtres :
- passe-bas : permet de mesurer le courant de référence,
- passe-bande : permet de mesurer la racine carrée de bruit de fond,
- passe-haut : permet de faire une analyse de la forme de l’impulsion et de son maximum,
et de l’éliminer si elle ne correspond pas à une forme d’impulsion due au radon,
mémorisée dans l’appareil.
Les caractéristiques techniques de cet appareil sont :
-3
- protection en cas d’exposition à des activités trop importantes (jusqu’à 2 MBq.m ),
- capacité de stockage de 4 mois de mesures continues,
- erreur de linéarité inférieure à 3 %.
Le dispositif est doté, en outre, d’un système de contrôle interne du bon fonctionnement et de la
qualité des mesures.

• Chambre d’ionisation à Téflon (Electret)

La chambre d’ionisation à électret est un système de détection passif pour la mesure


intégrée de la concentration de radon dans l’air. Ce système se compose d’un disque en Téflon
chargé positivement (l’électret), d’une chambre en plastique conducteur sur laquelle se visse
l’électret et qui joue ainsi le rôle de chambre d’ionisation, d’un lecteur permettant de déterminer
la charge de l’électret utilisé et d’un logiciel d’exploitation qui permet de calculer l’activité
volumique du radon dans l’air en se basant sur la différence de tension avant et après exposition.
La chambre est équipée d’un filtre ne laissant passer que le gaz radon et non les
descendants solides présents dans l’air ambiant. Tant que la chambre reste fermée, l’électret
conserve sa charge initiale mais lorsque qu’elle est ouverte, le radon diffuse à l’intérieur en
passant par le filtre et les particules alpha émises lors de sa désintégration ionisent les molécules
d’air. Les ions positifs se fixent alors sur les parois de la chambre tandis que les charges

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négatives sont attirées vers le disque en Téflon où elles se recombinent avec les charges positives
initialement présentes diminuant ainsi la charge de l’électret. Cette dernière est alors mesurée
après l’exposition à l’aide d’un lecteur spécifique. La « décharge » de l’électret est
proportionnelle au temps d’exposition du détecteur et à la concentration en radon dans la zone
analysée, ce qui permet de déterminer l’activité volumique moyenne en radon gaz de cet endroit.

Principe de la chambre d’ionisation à Electret

Il est à noter que le rayonnement gamma ambiant peut aussi entraîner l’ionisation de l’air
à l’intérieur de la chambre et par conséquent décharger l’électret. Il faut donc retrancher la
contribution de ce rayonnement en le mesurant sur place ou en utilisant une valeur moyenne.
Deux étapes sont nécessaires pour convertir la décharge de l’électret et le temps d’exposition en
concentration volumique en radon. Tout d’abord, le coefficient de calibration (CF) doit être
déterminé à l’aide de l’équation :
V (VI − VF )
CF = = A + B×
pCi 2
( × jour)
L
(VI − VF )
Où le facteur est la moyenne des tensions initiales et finales, aussi appelé « point de
2
tension moyenne ».
A et B sont de constantes inhérentes à l’électret utilisé.
La deuxième étape consiste à utiliser le résultat obtenu en (4-11) pour déterminer l’activité
volumique en radon.
(VI − VF )
A Rn = − Bγ
CF × t

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-1
A : activité volumique en radon exprimée en pCi.L ,
Rn

t : durée d’exposition exprimée en jours,


Bγ : bruit de fond dû au rayonnement gamma.

1.5- Cartographie par départements de l’activité volumique

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Cette carte est issue des campagnes de mesures menées sur le territoire métropolitain. Elle reflète
l’activité volumique moyenne. Le tableau ci-dessous fait état des disparités de cette activité au
sein d’un même département.

1.6- Les normes


Les différentes normes concernant le radon sont les suivantes :
• NF M60-764 Septembre 2004 : Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans
l'environnement - Air - Radon 222 : méthodes de mesure intégrée de l'énergie alpha
potentielle volumique des descendants à vie courte du radon dans l'environnement
atmosphérique

• NF M60-765 Septembre 2004 : Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans


l'environnement - Air - Radon 222 : méthodes de mesure ponctuelle de l'énergie alpha
potentielle volumique des descendants à vie courte du radon dans l'environnement
atmosphérique

• NF M60-766 Septembre 2004 : Énergie nucléaire - Mesure de la radioactivité dans


l'environnement - Air - Le radon 222 : méthodes de mesure intégrée de l'activité
volumique moyenne du radon, dans l'environnement atmosphérique, avec un prélèvement
passif et une analyse en différé
• NF M60-767 Août 2004 : Énergie nucléaire - Mesures de la radioactivité dans
l'environnement-Air - Le radon 222 : Méthodes de mesure en continu de l'activité
volumique du radon dans l'environnement atmosphérique.

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Ces normes peuvent être obtenues depuis le site de l’AFNOR :


http://www.boutique.afnor.fr/

2- SOURCES RESULTANT DE L’ACTIVITE HUMAINE

2.1- Exposition médicale

2.1.1- Radiodiagnostic
L’essor du radiodiagnostic a été un des facteurs essentiels du progrès médical au cours du
20ème siècle. Les équivalents de dose délivrés par les différents types d’examens varient
considérablement en fonction de la profondeur des organes étudiés et de la dimension du
segment de l’organisme concerné.
A côté des appareils classiques sont apparus progressivement des appareils plus
perfectionnés (scanners) qui, associés à des puissants moyens informatiques, permettent de
réaliser des images en coupe de l’organisme.

Examen Dose ( mGy )

Radiographie pulmonaire 0,7


Radiographie du crâne 2
Radiographie de l’abdomen 3
Scanner du crâne 27
Urographie 20
Scanner du corps entier 160
Transit oesogastroduodénal 90
Tableau 4 : Doses délivrées lors des examens les plus courants en radiodiagnostic

2.1.2- Radiothérapie
C’est un des traitements de base des cancers. On utilise généralement des rayonnements
de haute énergie émis par des sources de 60Co (cobaltothérapie) ou par des accélérateurs. Dans
certains traitements, un corps radioactif est placé, soit au contact immédiat des tissus à irradier,
soit implanté sous forme d’aiguilles radioactives (192Ir, 137Cs)

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Les doses classiquement administrées sont élevées (40 à 80 Gy) et espacées dans le temps
pour permettre aux tissus sains de se régénérer.

2.1.3- Médecine nucléaire


C’est l’utilisation des isotopes radioactifs pour l’exploration de l’organisme humain. Elle
consiste à injecter un isotope radioactif qui se fixe dans la partie à explorer et de réaliser une
image à l’aide d’une caméra à scintillation (gammagraphie).
131
Les isotopes utilisés sont I pour l’exploration fonctionnelle de la thyroïde et surtout
99m
Tc dont l’intérêt est sa courte période (T = 6,02 h) ce qui minimise les équivalents de dose
administrés. Il peut être obtenu à partir de 99mMo par un appareil à élution.

Exploration Equivalent de dose (mSv/mCi)

Vessie 0,85
Estomac 0,51
Intestin 2,3
Thyroïde 1,3
Ovaires 0,3
Testicules 0,09
Moelle osseuse 0,17
Corps entier 0,11
Tableau 5 : Equivalents de dose après injection de 99mTc pour différentes explorations

2.2- Applications industrielles

2.2.1- Radiographie industrielle

• Gammagraphie
C’est une technique de radiographie industrielle utilisant une source de rayonnements
gamma. Elle consiste à placer la pièce à radiographier entre la source de rayonnements et un film
photographique contenu dans une cassette souple ou rigide.
Après un temps d’exposition dépendant de la nature et de l’épaisseur du matériau
radiographié, le film est développé et révèle les défauts existant éventuellement à l’intérieur de la
pièce. Les domaines d’utilisation sont nombreux (chaudronnerie, fonderie, industrie du pétrole,
construction navale et aéronautique).

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Radioéléments utilisés :
60
- Co : émetteur gamma d’énergies de 1,17 et 1,33 MeV (15% des appareils)
192
- Ir : émetteur gamma d’énergies comprises entre 200 et 600 keV (80% des appareils)
Types d’appareils :
- Portatifs sont les plus répandus. Ils contiennent des sources de 2 à 5 TBq de 192Ir. Ils ont
été à l’origine de plusieurs accidents (blocage de la source en position d’irradiation, perte
de la source).
- Fixes équipés de source de 60Co de plusieurs centaines de TBq sont réservés au contrôle
de fortes épaisseurs. Ils sont généralement installés dans des casemates de tir.

• Radiographie X
Son principe est le même que pour la gammagraphie, la source de photons étant
remplacée par un générateur X. Les différences de potentiel utilisées vont de 50 à 400 keV.

• Neutrographie
Elle peut être effectuée grâce à un faisceau neutronique issu d’un réacteur ou d’une
252
source de Cf (émetteur de neutrons). Elle est utilisée pour le contrôle des matériaux
hydrogénés.

2.2.2- Jauges
Principe : basé sur la loi de l’atténuation :
I(x) = I0 e-µx

• Jauges de niveau

Elles indiquent la présence ou l’absence de matériau sur le


trajet horizontal du faisceau (source et détecteur placé de
part et d’autre du matériau). Les sources utilisées sont des
émetteurs Bêta ou Gamma selon l’épaisseur et la densité
du matériau à mesurer.
Elles sont utilisées pour le contrôle des réservoirs de liquides, des silos (sable, grains, ciment… )

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• Jauges d’épaisseur

Si le matériau est de densité


constante, l’intensité du signal reçu par
le détecteur sera fonction de
l’épaisseur de celui-ci.

Elles sont utilisées pour la mesure en continu de produits en feuilles : papiers, tissus, caoutchouc,
etc.

2.2.3- Applications reposant sur le principe d’ionisation des gaz

• Elimination de l’électricité statique

L’utilisation de sources de 241Am (émetteur gamma ), sous forme de rubans placés en fin
de machines de production de papiers, plastiques, textiles synthétiques, etc. à quelques
millimètres du matériau, permet en rendant l’air avoisinant conducteur, de supprimer
l’accumulation d’électricité statique.

• Détecteur de fumée

Deux chambres d’ionisation sont disposées en série : l’une servant de témoin, l’autre,
grillagée, en contact avec l’air ambiant. Dans chacune de ces chambres, une petite source de
241
quelques kBq de Am donne naissance à un courant constant. Si des particules de fumée
pénètrent dans la chambre ouverte, elles entraînent une variation du courant qui déclenche un
signal d’alarme. Il y a en France 3 millions et demi de détecteurs de fumée basés sur ce principe.

2.2.4- Traceurs radioactifs industriels


• Principe :
Le marquage de quelques individus d’une population permet l’étude du comportement
global de cette population. Les traceurs radioactifs sont particulièrement performants car ils
marquent l’entité élémentaire qu’est l’atome et permettent une détection facile.
• Utilisation :
- Marquage d’un liquide ou d’un gaz par un émetteur gamma permettant la recherche de
fuites sur des canalisations

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- Marquage d’une pièce de moteur permettant, grâce à la mesure de la radioactivité de
l’huile de graissage, d’évaluer l’usure des constituants.

2.2.5- Irradiation

• Radioconservation des denrées alimentaires


Actuellement en plein essor, la radioconservation des denrées alimentaires utilise le
60
rayonnement gamma du Co ou des électrons accélérés. Elle n’induit, bien entendu, aucune
radioactivité au sein des aliments. Elle a pour effet :
- l’augmentation de la durée de conservation des aliments par le ralentissement de la
maturation, de la germination, par la réduction du nombre de microorganismes
responsables de détériorations,
- l’élimination des insectes nuisibles dans les denrées stockées (céréales, farines, fruits,
poissons séchés).
- l’assainissement bactérien par la destruction de microorganismes pathogènes (volailles,
œufs).
Les doses utilisées sont de l’ordre de 102 à 104 Gy.

• Stérilisation
La radiostérilisation du matériel médico-chirurgical par rayonnement gamma (25 Gy)
peut s’effectuer sur le matériel déjà placé dans son emballage définitif. Cette liste n’est pas
exhaustive, de nombreuses autres applications industrielles existent.

2.3- Production d'électricité


Les centrales nucléaires ne constituent qu'un élément de la production d'électricité. Celle-
ci comporte trois stades :
- préparation des éléments combustibles,
- fonctionnement des centrales,
- retraitement du combustible.

2.3.1- Préparation du combustible


Elle se fait en plusieurs étapes :
- extraction du minerai d'uranium,
- concentration et raffinage,
- transformation afin d'obtenir des sels d'uranium (uranate, nitrate d'uranyle),

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- enrichissement en 235U par diffusion gazeuse après transformation en hexafluorure
d'uranium gazeux,
- fabrication des éléments combustibles.
Toutes ces opérations n'entraînent pas d'exposition pour les personnes du public. Pour les
travailleurs, la phase la plus critique est l'extraction du minerai qui entraîne une exposition
interne par inhalation de poussières et de 222Rn.

2.3.2- Fonctionnement des centrales nucléaires

• Produits de fission
La fission, véritable explosion du noyau, donne naissance à :
- des fragments de fission (généralement 2),
- des neutrons (2 ou 3),
- de l'énergie (200 MeV en moyenne).
Les produits de fission sont pour la plupart radioactifs, émetteurs bêta ou gamma.
Radioisotope Période Masse (g/t)
3
H 12,3 a 7 10-2
85m
Kr 4,4 h 3 10-2
95
Kr 10,6 a 28
88
Kr 2,8 h 5,5 10-2
131m
Xe 12 j 7.10-2
133
Xe 5,3 j 9,3
135
Xe 9,1 h 8,6 10-2
129
I 1,6. 107 a 180
131
I 8,1 j 7
133
I 21 h 1,5
89
Sr 50 j 32
90
Sr* 28 a 550
99
Mo 67 h 42
103
Ru 40 j 25
106
Ru 1,02 a 61
137
Cs 30 a 1 200
140
Cs 13 j 20
141
Ce 33 j 54
144
Ce 285 j 54
Tableau 6 : Principaux produits de fissions dans un réacteur à eau ordinaire de 100 MW pour une
irradiation de 33 000 MWj/t et pour une charge de 90 t.

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• Produits d'activation

L'action des neutrons sur les matériaux de gainage du combustible, les impuretés des
fluides de refroidissement et les divers éléments de structure donne naissance à des produits
d'activation radioactifs de nature et de période diverses. Un réacteur fonctionne en circuit fermé,
mais le fluide du circuit primaire est contaminé par les produits d'activation et les produits de
fission échappés des gaines métalliques contenant l'uranium et dont certaines peuvent devenir
défectueuses. Les purges, vidanges et opérations de maintenance produisent des effluents gazeux
(gaz rares, iodes) et liquides qui sont dispersés dans l'environnement directement ou après
traitement, mais de toute façon de manière strictement contrôlée.

Éléments Période
3
H 12,3 a
24
Na 14,9 h
41
A 110 mn
51
Cr 27,8 j
54
Mn 280 j
56
Mn 2,58 h
59
Fe 45 j
58
Co 71 j
60
Co 5,24 a
65
Ni 2,6 h
65
Zn 245 j
90
Mo 67 h
134
Cs 2,2 a
203
Hg 2,2 a

Tableau 7 : Principaux produits d’activation.

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Rejets atmosphériques Activité (Bq) Rejets liquides Activité (Bq)


131
Gaz nobles I 7 106
133
Xe (5,3 j) 94 % 5 1011 134
Cs et 137Cs 5 107
135
Xe (9,2 h) 5 %
131
I 4 104
3
H (12, 3 ans) 1,5 104 divers produits de
14
C (5730 ans) 2 108 fission et 108
Aérosols de produits d'activation
de fission et 3 104
d'activation

Tableau 8: Ordres de grandeur de rejets atmosphériques et liquides normalisés des réacteurs


PWR européens (Bq/MWE.an).
2.3.3- Retraitement du combustible
Chaque année, une partie du combustible est retirée du cœur du réacteur et retraitée après
une période de décroissance de plusieurs années.
Ce retraitement est destiné à réduire le volume, récupérer des matières réutilisables
(plutonium, uranium 235). Pour ce faire, les gaines sont cisaillées, le combustible dissous dans
l'acide nitrique puis traité par différents solvants. Ces opérations libèrent une certaine quantité
d'effluents gazeux et liquides.

Rejets atmosphériques Activité (Bq) Rejets liquides Activité (Bq)


85
Kr (10,7 a ) 1013 3
H (12,3 ans) 2,8 1011
3
H (12, 3 ans) 4 109 129
I 7 106
14
C (5730 ans) 7 108 activité β
129
I (1,57 109 ans) 2 104
106
Ru (1 an) 7 107 à 7 1011
137
Aérosols β 2 108 Cs (30 ans)

Aérosols α 7 105 activité α 7 107

Tableau 9: Ordres de grandeur de rejets atmosphériques et liquides normalisés d’une usine de


traitement de combustible irradié (Bq/MWE.an).

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3- CONCLUSION
Pour conclure, il semble intéressant de présenter une vue synthétique des principales
sources d'exposition de l'homme avec les équivalents de dose correspondants.
Il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit de valeurs moyennes et que certains groupes
d'individus (travailleurs de l'énergie nucléaire, populations habitant dans certaines régions, etc...)
sont exposés à des équivalents de dose plus importants.

Radioactivité Exposition interne Exposition totale

Radioactivité naturelle 0,94 1,64

Irradiation à des fins 0,015 0,8


médicales

Essais nucléaires 0,02 0,04

Energie d’origine nucléaire 0,015 0,02

total 0,99 2,5

Tableau 10 : Inventaire général des engagements de dose (mSv/an) pour un individu moyen.

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