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Wallis

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My Ismail Mamouni

http ://[Link]

Prépas MP

Préparation aux Concours (CNC-CCP)

Intégration
Préambule .

Ce devoir est consacré à des calculs incontournables que tout élève de MPSI doit avoir vus au
moins une fois dans sa vie. Les deux dernières parties en sont indépendantes, mais utilisent toutes
les deux (quoique très partiellement pour la dernière) les calculs de la première partie.

I. Intégrales de Wallis.
Z π
2
On dénit pour tout entier n ∈ N l'intégrale de Wallis Wn par Wn = cosn (t) dt.
0
1. Calculer les valeurs de W0 , W1 et W2 .
Z π
2
2. Démontrer que Wn = sinn (t) dt.
0
n+1
3. Montrer à l'aide d'une intégration par parties que Wn+2 = Wn .
n+2
π (2n)! 22n (n!)2
4. Montrer par récurrence que W2n = et W2n+1 = .
2 22n (n!)2 (2n + 1)!
5. Déterminer la monotonie de la suite (Wn ), en déduire sa convergence.
Wn
6. Déterminer la limite de quand n tend vers +∞.
Wn+1
22n
 
2n
7. En déduire la formule de Wallis : ∼√ .
n nπ

II. Le retour d'une somme bien connue.

+∞
1 π2
Dans cette deuxième partie, on va redémontrer que .
X
=
k2 6
k=1
Z π
2
Pour cela, on note un = t2 cos2n (t) dt.
0
h πi π
1. Montrer que, ∀t ∈ 0, , t 6 sin(t).
2 2
π2
2. En déduire que 0 6 un 6 (W2n − W2n+2 ).
4
un
3. En déduire que lim = 0.
n→+∞ W2n
Z π
2
4. Montrer que W2n+2 = (2n + 2) t sin(t) cos2n+1 (t) dt.
0

1
W2n+2
5. En déduire que = (2n + 1)un − (2n + 2)un+1 .
n+1
 
un un+1 1
6. En déduire que 2 − = .
W2n W2n+2 (n + 1)2
n
1 π2
7. Démontrer enn que lim .
X
2
=
n→+∞ k 6
k=1

III. La formule de Stirling.


 e n n!
On note dans cette dernière partie vn = √ .
n n
 1
1 x+ 2

1. Étudier les variations de la fonction f dénie sur [1, +∞[ par f (x) = 1 + .
x
2. Montrer que la suite (vn ) est décroissante (exploiter la question précédente après avoir simplié
ln(vn+1 ) − ln(vn ) est une bonne piste) et en déduire sa convergence. On notera désormais l
sa limite.
3. On note gk la fonction ane vériant gk (k)  = ln(k) et
 gk (k + 1) = ln(k + 1). Montrer que,
1 1
∀t ∈ [k, k + 1], 0 6 ln(t) − gk (t) 6 (t − k) − .
k k−1
Z n n−1
ln(k + 1) + ln(k) 1
4. En déduire que 0 6 6 .
X
ln(t) dt −
1 2 2
k=1
 n n √ 1
5. En déduire que ln − ln(n!) + ln( n) 6 − .
e 2

6. Montrer que la suite (vn ) est minorée par e.
7. En déduire que la limite l de la suite (vn ) ne peut pas être nulle.
8. Déterminer la valeur de là l'aide de la formule de Wallis, et conclure que la formule de Stirling
√ n n
est vériée : n! ∼ 2πn .
e
9. Déterminer l'erreur relative commise en approchant 10!, puis 100! par la formule de Stirling
(on a bien sûr le droit d'utiliser le premier Python venu pour calculer les valeurs).

2
I. Intégrales de Wallis.
Z π Z π
2 π 2 π
1. Allons-y : W0 = 1 dt = , W1 = cos(t) dt = [sin(t)]02 = 1. Pour W2 , on se rap-
0 2 0
pelle bien sûr la formule de duplication cos(2t) = 2 cos
π
2 (t) − 1 pour en déduire la linéari-
π
Z Z
cos(2t) + 1 2 1 2
sation cos2 (t) = , puis calculer W2 = cos2 (t) dt = cos(2t) + 1 dt =
2 0 2 0
 π
1 sin(2t) 2 1 π π
+t = × = .
2 2 0 2 2 4
π
2. Il sut de penser à eectuer le changement de variable u = − t (donc du = −dt), qui se
2 π 
contente d'échanger les bornes de l'intégrale et surtout de transormer le cos en cos −u =
Z 0 Z π 2
2
sin(u). On obtient alors immédiatement Wn = n
− sin (u) du = sin (u) du.
n
π
2
0

3. Si on veut faire vite, il faut penser pour l'IPP à poser u(t) = et v 0 (t) = cos(t), donc
cosn+1 (t)
π
u0 (t) = −(n + 1) sin(t) cosn (t) et v(t) = sin(t), pour obtenir Wn+2 = [sin(t) cosn+1 (t)]02 +
Z π Z π Z π
2 2 2
2 n 2 n
(n + 1) sin (t) cos (t) dt = 0 + (n + 1) (1 − cos (t)) cos (t) dt = (n + 1) cosn (t) −
0 0 0
cosn+2 (t) dt = (n + 1)(Wn − Wn+2 ). On en déduit que (n + 2)Wn+2 = (n + 1)Wn , soit
n+1
Wn+2 = Wn .
n+2
4. On va donc faire deux récurrences, une pour chaque formule. Commençons par celle donnée
π 0! π
pour les termes d'indices pairs de la suite : × 0 2 = = W0 , ce qui initialise notre
2 2 (0!) 2
première récurrence. Supposons la formule donnée correcte pour W2n , alors d'après la question
2n + 1 2n + 1 π (2n)! π
précédente et l'hypothèse de récurrence W2n+2 = W2n = × × 2n 2
= ×
2n + 2 2n + 2 2 2 (n!) 2
(2n)!(2n + 1)(2n + 2) π (2n + 2)!
= , ce qui prouve l'éhérédité et achève la récurrence.
22n (n!)2 (2n + 2)2 2 22n+2 ((n + 1)!)2
20 (0!)2
Même principe pour démontrer la formule pour les termes d'indices impairs : =
1!
2n + 2
1 = W1 , et en supposant la formule vraie pour W2n+1 , alors W2n+3 = W2n+1 =
2n + 3
2n
2n + 2 2 (n!) 2 2n 2
2 (n!) (2n + 2) 2 22n+2 ((n + 1)!) 2
= = , ce qui prouve l'hérédité.
2n + 3 (2n + 1)! (2n + 1)!(2n + 2)(2n + 3) (2n + 3)!
π
5. Puisque le cosinus est positif entre 0 et (et évidemment plus petit que 1), on a cosn+1 (t) 6
2

1
cosn (t) sur cet intervalle, donc par intégration Wn+1 6 Wn . La suite est donc décroissante.
Elle est positive donc minorée, donc convergente.
Wn
6. Il sut d'appliquer la décroissance de la suite (Wn ) pour obtenir l'encadrement 6
Wn
Wn Wn Wn n+1
6 , soit 1 6 6 en reprenant le résultat de la question 3. Puisque le
Wn+1 Wn+2 Wn+1 n+2
membre de droite a pour limite 1, une simple application du théorème des gendarmes permet
Wn
d'armer que lim = 1.
n→+∞ Wn+1
7. La question précédente prouve que W2n ∼ W2n+1 , donc en exploitant les formules expli-
n→+∞
π (2n)! 22n (n!)2
cites 2n 2 ∼ . Quitte à réarranger un peu en faisant passer des termes à gauche
2 2 (n!) (2n + 1)!
(2n)! 2 24n × 2
 
et à droite, ∼ , donc en passant tout à la racine carrée (on a le droit,
(n!)2 π × (2n + 1)
22n 22n
 
2n
tout est positif et les puissances xes conservent les équivalents) ∼q ∼√ .
n π(n + 1 ) nπ
2

II. Le retour d'une somme bien connue.

1. On peut essayer de voir cette inégalité comme une inégalité


h de convexité, ou simplement
π πi π
poser f (t) = sin(t) − t. La fonction f est dérivable sur 0, , et f 0 (t) = cos(t) − 1.
2 2 2
2
Cette dérivée s'annule lorsque cos(t) = , ce qui se produit à un moment sur notre intervalle
π
2 h πi
d'étude (puisque 0 < < 1). La fonction f est alors croissante puis décroissante sur 0, ,
π  2
π π π
et comme f (0) = 0 et f = − = 0, f est nécessaire positive, ce qui prouve l'inégalité
2 2 2
souhaitée.
h πi 2 π2
2. En exploitant le résultat de la question précédente, ∀t ∈ 0, , t cos2n (t) 6 sin2 (t) cos2n (t) =
2 4
π2 π2
(1 − cos2 (t)) cos2n (t) = (cos2n (t) − cos2n+2 (t)). Il sut d'intégrer cette majoration entre
4 4
π π2
0 et pour obtenir un 6 (W2n − W2n+2 ). La positivité de un est évidente : on intégre une
2 4
fonction positive.
π2
 
un n+1
3. Si on divise l'encadrement précédent par W2n , on obtient 0 6 6 1− =
W2n 4 n+2
π2
(on a repris la relation de la question I.3 pour simplier à droite). Un petit coup de
4(n + 2)
théorème des gendarmes montre alors le résultat demandé.
4. On eectue sur W2n+2 une IPP en posant u(t) = cos2n+2 (t), donc u0 (t) = −(2n+2) sin(t)π cos2n+1 (t),
π
Z
2
et = 1 qu'on intègre en v(t) = t. On obtient alors W2n+2 =
v 0 (t) [t cos2n+2 (t)]02 + (2n +
Z π 0
2
2)t sin(t) cos2n+1 (t) dt = (2n + 2) t sin(t) cos2n+1 (t) dt.
0
Z π
W2n+2 2
5. On a donc = 2t sin(t) cos2n+1 (t) dt. Eectuons une nouvelle IPP en posant u(t) =
n+1 0
sin(t) cos2n+1 (t), donc u0 (t) = cos2n+2 (t) − (2n + 1) sin2 (t) cos2n (t) = cos2n+2 (t) − (2n + 1)(1 −

2
cos2 (t)) cos2n (t) = (2n + 2) cos2n+2 (t) − (2n + 1) cos2n (t), et v 0 (t) = 2t qu'on va intégrer en
Z π
W2n+2 π 2
v(t) = t pour obtenir
2 2
= [t sin(t) cos2n+1 (t)]0 −
2
t2 ((2n + 2) cos2n+2 (t) − (2n +
n+1 0
1) cos2n (t)) dt = (2n + 1)un − (2n + 2)un+1 en développant simplement la dernière intégrale
(le crochet est nul, comme pour l'IPP précédente).
1 un un+1
6. En divisant la relarion précédente par W2n+2 , on a = (2n + 1) − (2n + 1) .
n+1 W2n+2 W2n+2
2n + 1
Or, on a démontré dans la première partie de l'exercice que W2n+2 = W2n , donc
2n + 2
1 un un+1 1 2un 2un+1
= (2n + 2) − (2n + 2) , puis 2
= − , exactement la
n+1 W2n W2n+2 (n + 1) W2n W2n+2
relation souhaitée.
7. En sommant la relation précédente pour toutes les valeurs de k comprises entre 0 et n−1, on va
n−1 n−1 n  
uk uk+1 1 1 u0 un
observer un télescopage : 2 , soit .
X X X
− = =2 −
W2k W2k+2 (k + 1)2 k2 W0 W2n
k=0 k=0 k=1
n
1
D'après la question 3, on peut donc armer la convergence de la somme innie, et lim
X
=
n→+∞ k2
k=1
Z π  3  π2 3
u0 π 2 t π
. Or, on sait déjà que W0 = , et u0 = t2 dt = = . On en déduit que la
W0 2 0 3 0 24
2π 3 π2
limite recherchée vaut 2 × = .
24π 6

III. La formule de Stirling.


   
1 1
1. Les variations de f sont les mêmes que celles de ln(f ) : x 7→ x + ln 1 + (fonction
2 x
qu'on notera g pour la suite de la question), dont on va donc calculer la dérivée (elle est
− 12
   
1 1
bien dénie et dérivable sur l'intervalle [1, +∞[) : g 0 (x) = ln 1 + + x+ × x1 =
x 2 1+ x
 
1 2x + 1
ln 1 + − . Le signe n'étant pas évident, on va dériver une deuxième fois :
x 2x(x + 1)
1 4x(x + 1) − (4x + 2)(2x + 1) 1 4x2 + 4x + 1 − 2x2 − 2x
g 00 (x) = − − = − +
x(x + 1) 4x2 (x + 1)2 x(x + 1) 2x2 (x + 1)2
2 2
−2x − 2x + 2x + 2x + 1 1
= 2 2
= > 0. La fonction g 0 est donc strictement crois-
2x (x + 1) 2x (x + 1)2
2
sante sur [1, +∞[, et a une limite nulle en +∞ (calcul facile), donc g 0 est négative et g est
donc une fonction décroissante. On en déduit que la fonction f elle-même est décroissante.
n+1 √ √
enn (n + 1) n

vn+1 e (n + 1)!  n n n
2. Commençons par calculer = √ × = √ =
vn n+1 n+1 e n! (n + 1)n+1 n + 1
 n+ 1
n 2 e
e× = , où f est la fonction étudiée dans la question précédente. On sait
n+1 f (n)  
1 1
que f est décroissante, de plus ln 1 + ∼ (équivalent classique du cours) donc
x x→+∞ x
1
g(x) ∼ x × = 1, ce qui prouve que lim g(x) = 1 et donc lim f (x) = e. Comme f
x→+∞ x x→+∞ x→+∞
vn+1
est décroissante, on aura donc toujours f (n) > e, et < 1, ce qui prouve la décroissance
vn

3
de la suite (vn ) (calculer les ln comme le suggérait l'énoncé ne sert en fait à rien). Comme la
suite est bien sûr minorée par 0, elle converge donc nécessairement.
3. La fonction gk est une fonction ane correspondant à la corde passant par les deux points de
la courbe de la fonction ln d'abscisses k et k + 1. La fonction ln étant concave sur [k, k + 1],
sa courbe est donc située au-dessus de celle de gk sur cet intervalle, ce qui justie que 0 6
 − gk (t). L'autre
ln(t)  inégalité ne semblant pas triviale, posons brutalement hk (x) = (t −
1 1 1 1
k) − −ln(t)+gk (t), la fonction hk est dérivable sur [k, k +1] et h0k (t) = − −
k k+1 k k+1
1
+ gk0 (t). Or, gk est une fonction ane correspondant à une droite de pente ln(k + 1) − ln(k),
t
1 1 1 1
donc h0k (t) = − − +ln(k+1)−ln(k). Cette dérivée est croissante (seul le terme − est
k k+1 t t
1
variable), sa valeur minimale est donc hk (k) = ln(k + 1) − ln(k) −
0 . D'après le théorème
k+1
ln(k + 1) − ln(k) 1
des accroissements nis, il existe un réel c ∈ [k, k + 1] tel que = ln0 (c) = ,
k+1−k c
1 1
ce qui prouve que ln(k + 1) − ln(k) = > (non ce n'est pas la seule façon de prouver
c k+1
ça, mais c'est joli), et donc que hk (k) > 0. La fonction hk est donc croissante. Comme
0

hk (k) = − ln(k) + gk (k) = 0, la fonction hk est elle-même toujours positive, ce qui prouve
l'encadrement demandé.
4. On veut manifestement intégrer l'encadrement précédent entre k et k + 1, puis additionner les
encadrements obtenus lorsque k varie entre 1 et n−1. La fonction gk étant ane sur l'intervalle
[k, k + 1], son intégrale sur l'intervalle correspond à l'aire d'un trapèze rectangle dont les
Z k+1
bases ont pour longueur ln(k) et ln(k + 1) et la hauteur est égale à 1, donc gk (t) dt =
k
ln(k) + ln(k + 1)
(si vous ne connaissez pas la formule pour le calcul d'aire d'un trapèze,
2
refaites un calcul un peu plus détaillé). De même, le membre de droite de l'encadrement
1 1
précédent correspond à une fonction ane sur [k, k + 1], avec pour valeurs 0 en k et −
k k+1
Z k+1     n−1
X 1 1 
1 1 1 1 1 1 1
en k+1, donc (t−k) − dt = − . Or, − = −
k k k+1 2 k k+1 2 k k+1 2
k=1
1 1
6 (somme télescopique), ce qui donne l'inégalité de droite de l'encadrement demandé.
2n 2
n−1 n−1 n−1
! !
1X 1 1 1
5. On peut calculer
Y Y
ln(k) + ln(k + 1) = ln k + 1 + ln k = ln(n!) +
2 2 2 2
k=1 Z n k=1 k=1

 
1 n!
ln = ln(n!) − ln( n). De plus, ln(t) dt = [t ln(t) − t]n1 = n ln(n) − n + 1 =
2 n  n n 1
n(ln(n) − ln(e)) − 1 = ln + 1. Il n'y a qu'à tout remplacer et passer le 1 à droite pour
e
transformer la majoration de la question précédente en celle demandée à celle-ci.
 
1 1 1
6. La majoration précédente peut exactement s'écrire ln 6 − , soit ln(vn ) > et donc
vn 2 2

vn > e 2 = e .
1

√ √
7. Une suite convergente minorée par e a une limite supérieure ou égale à e, et donc certai-
nement pas nulle.

4
 2n
 n n √ √
 
2n (2n)! 2n
8. Puisque vn ∼ l 6= 0, on peut écrire n! ∼ l n, donc = ∼ l 2n ×
√ e n (n!)2 e
(en )2 22n 2
= √ . En comparant avec l'équivalent donné par la formule de Wallis, on
l2 (nn )2 × n l n
constate
√ que les termes non constants sont les mêmes (heureusement !), et donc qu'on doit
2 1 √ √  n n
avoir = √ , soit l = 2π , ce qui donne bien l'équivalent souhaité : n ∼ 2πn .
l π e
9. La véritable valeur de 10! est 3 628 800, la formule de Stirling appliquée pour n = 10 donne la
 10
√ 10
valeur approchée 20π ' 3.599×106 , soit une erreur relative d'environ 0.83% (moins
e
d'un pour cent, c'est déjà assez bon). Si on monte jusqu'à n = 100 , on 
a 100! ' 9.33262×10157
√ 100 100

(oui, c'est bien un nombre à 158 chires, c'est gros) et 200π ' 9.32485 × 10157 ,
e
soit une erreur relative d'environ 0.08% (dix fois moins que la précédente, le quotient des
deux suites converge vers 1 mais pas extrêmement vite). Bien entendu, l'écart absolu entre
les deux est absolument énorme, mais vu la taille des nombres eux-même, c'est assez normal.

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